31 août 2025 |

Ecrit par le 31 août 2025

Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Si aujourd’hui personne ne sait qui sera le futur maire d’Avignon, une certitude cependant, les problématiques de mobilité seront au cœur de la campagne des municipales. Tramway, LEO, plan faubourg, étoile ferroviaire, liaison A7-A9, gratuité des transports, piétonnisation, circulation douce… Autant de sujets phares qui commencent déjà à accaparer l’actualité des différents prétendants, déclarés ou non. Parmi eux, Julien Aubert qui, même s’il n’est pas encore officiellement candidat au fauteuil de maire de la cité des papes, entend faire entendre sa voix au nom d’Avignon Passion, l’association dont il est président. Pour cela, l’ancien député de Vaucluse s’appuie sur une enquête menée par ce ‘laboratoire d’idée’ prônant une alternance à Avignon en 2026.

« Ce qui se dessine dans cette étude, c’est en fait l’histoire d’une ville qui est coincée entre un bras de rivière et un bras de fleuve, résume Julien Aubert. Et dont le maire décide à un moment donné de revoir le plan de circulation, piégeant toute la partie de la population qui se trouve vers l’ouest et qui veut aller vers l’est. Des gens qui se retrouvent aujourd’hui principalement bloqués sur la rocade. »
Dans le viseur de Julien Aubert : le plan faubourg. Sa consultation réalisée auprès de 504 participants (voir encadré en fin d’article) fait ainsi apparaître que 76% des personnes interrogées déclarent que leur itinéraire habituel a été allongé et que se sont les secteurs Sud de la ville qui sont les plus impactés (87%). Certains déclarent perdre de 15mn à 30mn lors de leur trajet (40%) et même au-delà de la demi-heure pour 26%. Et pour près des trois quarts (73,5%) l’accès à leur quartier est jugé ‘difficile’ ou très ‘très difficile’.
« Au final, on se retrouve avec une rocade totalement engorgée où tout le monde proteste, les 25 000 riverains qui n’en peuvent plus de subir des niveaux de pollution exceptionnels, ceux qui sont impactés dans la ceinture verte et ceux qui viennent de l’extérieur. »

Le plan Faubourg a accentué le dépérissement du centre-ville
Pour Julien Aubert, les difficultés à circuler entre l’Ouest et l’Est d’Avignon a aussi une autre conséquence pour la cité des papes : le dépérissement de son centre-ville.
« Comme on a coupé les sources d’approvisionnement extérieures naturelles, les habitant de la grande banlieue d’Avignon ou de la première et deuxième ceinture se sont mis à tourner le dos à l’intra-muros pour aller, en toute mobilité, vers les zones du Pontet ou vers l’intérieur du Vaucluse. »
Et bien qu’elles vivent à proximité immédiate du cœur de ville, près de 80% des personnes interrogées limitent leur déplacement à destination du centre-ville. Et plus on s’éloigne du centre-ville, plus cette tendance est forte.

Le trajet n’est pas qu’un simple déplacement
Cette enquête fait aussi apparaître qu’un trajet ne se limite pas à aller d’un point ‘A’ à un point ‘B’. Un déplacement peut ainsi cumuler les usages, c’est-à-dire qu’il peut avoir une fonction logistique (faire des courses pour 42% des répondants de l’enquête), familiale (récupérer les enfants à l’école pour 21%) ou même culturelle, sportive ou de loisirs (20%).
« Ce qui est intéressant avec cette étude, c’est qu’elle bat en brèche certaines idées reçues. Ainsi, on s’aperçoit que la plupart des répondants utilisent tous les modes de locomotion. Ils utilisent la voiture et aussi le vélo. Ils n’ont donc rien contre le vélo qu’ils utilisent pour d’autres usages », (75% des interrogés utilisent ‘souvent’ leur voiture personnelle contre 31% la marche, 20% le vélo, et 10% les transports en commun).
Ainsi sur les déplacements de courtes distances, les participants disent utiliser le vélo ou la marche à pied comme moyen de déplacement à 81%. Les secteurs du centre-ville et de la première couronne avignonnaise étant les plus actifs en ce domaine. Ces deux modes doux sont donc prisés à la fois pour les personnes qui travaillent à proximité de leur logement et pour des déplacements liés aux loisirs, mais toujours dans un périmètre très restreint.

« Les Avignonnais passent en moyenne 67h dans les bouchons. »

« Selon nos besoins et nos contraintes, en fonction de notre vie familiale et professionnelle, des jours et des horaires, nous pouvons être piéton, cycliste, automobiliste ou usager des transports en commun. Par contre, comme il n’existe quasiment pas d’alternative en raison de l’absence d’une offre de transport adaptée à la réalité des besoins des habitants de notre territoire : inadéquation des infrastructures, organisation et offre trop limitée, ruptures de charge, mauvaise organisation etc (65% d’insatisfaits). Nous sommes donc très souvent condamnés à prendre notre voiture, notamment pour travailler, ce qui évidemment nous conduit à nous retrouver piégés dans les bouchons qui ont augmenté de 6% sur Avignon depuis 2019. L’usage de la voiture est donc une nécessité, quitte à perdre du temps, mais qui apporte de la souplesse et de la facilité. »
Ici, les Avignonnais passent en moyenne 67h dans les bouchons. Pas étonnant dans ces conditions que 96% des participants de l’étude d’Avignon Passion soient ‘insatisfaits’ ou ‘très insatisfaits’ concernant la fluidité du réseau routier.

« On doit d’abord faciliter la vie des gens. Ici, on l’a rendue beaucoup plus compliquée. »

« C’est la principale critique que j’adresse aux architectes du schéma de déplacement actuel : ils l’ont conçu avec un prisme idéologique anti-voiture. Une vision qui prévoit tous les paramètres, sauf un, les besoins humains. Et les besoins humains sont souvent dictés par le bon sens ou les nécessités. Au final, on aura beau faire la plus belle piste cyclable du monde, quand il pleut en janvier, vous ne prenez pas votre vélo. Et vous le prendrez encore moins si vous devez aller faire des courses pour la semaine avec vos enfants. Donc effectivement, cela montre toute la complexité des flux, parce qu’en réalité il y a une grande multiplicité des usages de la mobilité. Des usages qui sont très difficile à quantifier. La grande leçon à retenir c’est quand on élabore un plan de mobilité, on doit répondre aux besoins de la population. On doit d’abord faciliter la vie des gens. Ici, on l’a rendue beaucoup plus compliquée. »

« Mais si la première faute a été de mener une politique de mobilité basée sur l’idéologie, indépendamment du besoin des gens et de leur nécessité, la seconde a été de la penser par le nombril. C’est-à-dire comme si le plan Faubourg, c’était uniquement le sujet des gens des Faubourgs et peut-être un peu du reste des Avignonnais. Sans réaliser qu’Avignon joue le rôle de plaque tournante d’un espace géographique très compliqué. Un territoire adossé naturellement à des cours d’eau et débordant sur d’autres départements qui ont besoin d’avoir un accès à la ville centre. Une ville compartimentée, héritière d’une histoire extrêmement riche avec ses remparts mais aussi ses emprises ferroviaires, qui la corsette et l’empêchent de respirer.

« La priorité, c’est de faire la LEO telle qu’elle est. »

Côté solution, Julien Aubert est sans équivoque : « La priorité, c’est de faire la LEO (Liaison Est-Ouest) telle qu’elle est. Oui, le tracé est ancien ! Oui, il passe malheureusement par des espaces naturels ! Oui, il a été très long à débloquer ! Mais il faut être lucide, les gens qui expliquent qu’on va peut-être changer le tracé, en réalité ils enterrent le projet car nous n’avons pas le temps matériel de refaire l’étude avant la fin de validité de la DUP (Déclaration d’utilité publique). Le débat est donc clair, soit on fait la LEO telle qu’elle existe, avec toutes ses qualités et tous ses défauts, soit il n’y aura pas de LEO. Il est donc évident de faire de ce dossier une priorité afin de délester Avignon et ses habitants des excès de trafic et de permettre aux usagers extérieurs de la contourner le plus facilement possible. »
« La LEO est vitale pour l’avenir de notre territoire, insiste-t-il. Attractivité économique, emploi, santé des habitants, pollution atmosphérique…. Trop de temps perdu et trop de retard accumulé, Avignon et son agglomération doivent impérativement réagir sans quoi notre ville déclinera encore et toujours. »
Selon Avignon Passion : 80% des personnes interrogées sont favorables au projet de la LEO, le secteur de la rocade l’étant encore davantage (93%). Dans la continuité, ils sont 83% à considérer ‘très prioritaires’ de fluidifier le réseau routier, tout particulièrement dans les secteurs de la 1ère couronne avignonnaise, de la rocade Charles de Gaulle, du tour des remparts et de la route de Marseille.

« Refluidifier le transit en ville sans dégrader la qualité de vie des gens. »

« L’autre nécessité, c’est de revoir le plan Faubourg. Plus de 84% des personnes interrogées dans notre enquête souhaitent la modification voire la suppression du plan faubourg. Il y a peut-être des endroits où cela a amélioré la vie et tout n’est pas à jeter, mais il faut totalement le remettre à plat avec une vraie concertation des principaux intéressés et sans idéologie. J’habite dans le secteur et on a changé quand même 8 fois le sens de circulation pour arriver jusqu’à chez moi ! Il faut donc repenser tout cela avec une seule et unique boussole : refluidifier le transit en ville sans dégrader la qualité de vie des gens. »

Julien Aubert regrette que le tramway ne rejoigne pas les principaux pôles de la ville : Agroparc, l’hôpital et même le centre-ville comme cela était initialement prévu. Crédit : DR/Grand Avignon

Optimiser les réseaux de transport en commun
Troisième priorité pour Julien Aubert : optimiser les réseaux de transport en commun, le tramway notamment.
« Plutôt que de faire un téléphérique, il paraîtrait plus logique de desservir les pôles principaux d’Avignon comme la zone d’Agroparc ou l’hôpital. »
C’est ce que demandent d’ailleurs 55% des répondants, devant l’université à Saint-Lazare (37%), le parking de l’île Piot à (32%), mais aussi la gare TGV, la zone commerciale du Pontet et Réalpanier.
« Le tramway était un choix stratégique mais c’est aussi un traumatisme pour les commerces durant le chantier. Une forme de ‘vitrification’. On l’a bien vu avec l’avenue Saint-Ruf qui a payé cher l’installation du tramway. Par contre, une fois qu’on a eu les inconvénients, il faut qu’on ait les avantages en desservant enfin les zones principales de notre ville. Si on avait été logique, le tramway serait aussi allé dans le cœur de ville, jusqu’à la place de l’horloge. Si on veut favoriser les déplacements, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées il faut que ce tramway soit le plus efficient possible. »

Une réflexion à mener à l’échelle du bassin de vie
En termes de mobilité Julien Aubert a aussi pleinement conscience que la réponse la plus efficace doit être apporté à l’échelle du bassin de vie.
« A minima, il faudrait déjà que le Grand Avignon soit en phase avec Avignon pour commencer », regrette-t-il en constatant que « la ville-centre ne s’entend avec une partie des autres collectivités alentours. Si en plus vous avez la zone gardoise qui joue aussi parfois sa partition contre la partie vauclusienne… ce n’est pas comme cela que l’on bâtit un projet de territoire. Cela se construit par de la confiance. Nous avons donc besoin d’un dialogue de confiance entre la ville-centre, qui doit comprendre qu’elle ne peut pas être Gargantua et dévorer ses voisins, et de l’autre côté, des voisins qui doivent aussi concevoir que cette ville-centre assume un certain nombre de fonctions d’intérêt général avec les coûts importants qui vont avec. Qu’elle a une fonction ‘moteur’ qui doit être reconnue et qu’elle a aussi un rôle naturel pour guider l’avenir du bassin de vie. »

« Se demander si notre découpage actuel des collectivités départementales et même régionales est adapté à l’époque moderne. »

« Après, il y a sans doute une réflexion plus globale à mener, davantage au niveau national qu’au niveau local, qui consiste à se demander si notre découpage actuel des collectivités départementales et même régionales est adapté à l’époque moderne. »
Prenant l’exemple de la LEO avec la récente demande des maires gardois du Grand Avignon de prioriser la tranche 3 (celle franchissant le Rhône) à la tranche 2 (celle franchissant la Durance) : « il ne faut pas reproduire les erreurs de Cécile Helle qui consiste à regarder par le petit bout de la lorgnette. C’est un projet global en trois parties. Et pour qu’il fonctionne, il les faut toutes. Il s’agit donc de remettre les choses dans l’ordre même si, effectivement, il est temps de trouver les financements pour la tranche 3. Là aussi, il serait bon que la région Occitanie se rappelle que le Gard fait bien partie de l’Occitanie. »

« Avignon : c’est une ville qui porte le passé, mais qui doit aussi porter l’avenir. »

Quant au canton de Villeneuve-lès-Avignon, s’il n’est pas loin de penser qu’il s’agit aujourd’hui d’un délaissée d’Occitanie, à l’image de plusieurs présidents du Grand Avignon comme Joël Guin début juin dans nos colonnes, Patrick Vacaris il y a quelques années, ou tout récemment la présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni, dans les colonnes de nos confrères de La Marseillaise, Julien Aubert serait lui aussi favorable à son rattachement au Vaucluse : « S’ils sont maltraités en région Occitanie et qu’ils sont culturellement tournés vers nous, je ne verrai que des avantages à ce qu’ils soient dans notre région et dans notre département. Car il ne faut pas oublier qu’Avignon c’est la porte d’entrée de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et même celle d’Occitanie. La ville ne doit pas être une sorte de caillou qui en bloque les flux. Avignon c’est une ville que toute la France connaît, mais c’est aussi Atlas qui porte le monde sur ses épaules avec un patrimoine unique qui génère des frais et des contraintes architecturales incessantes pour une ville qui n’en a pas les moyens. C’est une ville qui porte le passé, mais qui doit aussi porter l’avenir. C’est pour cela que si nous voulons une métropole attractive et dynamique au plan économique dans un territoire parmi les plus pauvres de France, il nous faut une agglomération élargie.. »

« Cependant pour défendre cette vision, porter cette voix singulière, il faut être au fait de la géographie et de la réalité des problématiques si particulières de ce territoire afin d’être en mesure de l’expliquer au niveau national et des services de l’Etat, assure-t-il. Aujourd’hui, le sujet des mobilités et des déplacements sur Avignon ne concerne plus uniquement les Avignonnais ou les Vauclusiens. C’est un sujet national d’aménagement du territoire. »

Laurent Garcia

L’enquête ‘Circulation-Mobilités’ d’Avignon Passion
Plus de 500 personnes ont répondu à cette enquête ‘Circulation-Mobiliés’, se félicite Julien Aubert : « C’est un nombre suffisamment significatif pour établir un diagnostic fiable. Quand on fait un sondage, on est à peu près cette jauge-là par rapport à notre population ».
Le président d’Avignon Passion estime également que provenance des personnes ayant répondus est assez bien répartie dans toute Avignon ainsi qu’à l’extérieur de la cité des papes.
(Centre-ville : 10%, 1re ceinture d’Avignon : 43%, 2e ceinture : 12% et Hors Avignon : 35%). Dans le même temps, 24% des participants travaillent en centre-ville dont 49% n’habitent pas Avignon et 13% des participants travaillent sur le secteur Montfavet (Agroparc, Cantarel, Mistral 7) dont 41% n’habitent pas Avignon.
« C’est vraiment un retour d’utilisateurs, insiste-t-il. Nous avons à la fois des gens qui vivent à Avignon et qui travaillent à l’extérieur, des gens qui vivent à l’extérieur et qui travaillent dans Avignon, et puis évidemment ceux qui font les circuits intérieurs. »
Crédit photo : Guillaume Samama-Photographe


Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Possible candidat aux prochaines élections municipales d’Avignon 2026, Julien Aubert, l’ancien député LR de Vaucluse, organise ce soir une réunion publique sur le thème ‘La circulation dans Avignon : qu’en pensez-vous ?’

A cette occasion, celui qui a créé le mouvement ‘Osons la France’ et qui a tenu son université de rentrée dans la cité des papes en septembre dernier, propose aux habitants de venir témoigner sur leur expérience en termes de mobilité sur l’agglomération. Rappelant que selon le baromètre 2024 réalisé par le système GPS TomTom, Avignon serait la 12e ville la plus embouteillée de France, Julien Aubert invite également ces derniers à faire part de leurs propositions pour améliorer la circulation à l’avenir.

L.G.

Mercredi 22 janvier 2025. 19h. Novotel Gare centre. 20 boulevard Saint-Roch. Avignon. contact@avignonpassion.fr


Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Ce premier débat, le samedi 28 septembre au Rouge-Gorge, à Avignon, faisait partie d’une thématique intitulée « Les territoires oubliés de la République » organisée par Julien Aubert, ex-député de Vaucluse qui a créé le mouvement « Osons la France ». Etaient présents, le sénateur LR du Rhône Etienne Blanc, le général Emmanuel de Richoufftz, le policier Rudy Manna porte-parole du Syndicat Alliance et une chroniqueuse, Zohra Bitan. Ces fameux territoires font référence à un livre prémonitoire publié dès 2002 par l’historien Georges Bensoussan (« Les territoires perdus de la République » aux éditions des Mille et une nuits), bien avant l’assassinat de Samuel Paty ou la polémique sur l’abaya.

C’est Sébastien Meurant, vice-président d’Osons la France, qui animait ce débat et qui, en prologue, a fait une distinction entre territoires ‘perdus ou oubliés’. «  La France est une et indivisible, mais on voit bien ce qui se passe en Corse où le président parle d’autonomie, en Nouvelle-Calédéonie, à feu et à sang, en métropole où l’égalité des droits n’est pas la même, faute de vrais services publics pour tous. » Il a ensuite évoqué le député de Vaucluse trois fois fiché S et le nombre de crimes et d’attentats commis par des personnes qui d’ont jamais été expulsées de France alors qu’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) leur a été signifiée. « La France ne doit pas devenir étrangère à elle-même » a-t-il conclu.

“La France ne doit pas devenir étrangère à elle-même

Sébastien Meurant

La militante Zohra Bitan, fille d’immigrés algériens a martelé « La France a été une vraie chance pour moi. Mais au fil des décennies j’ai assisté à la fabrique du communautarisme dans les cités, dans les quartiers. Il existe des Français de souche et d’ailleurs, on n’a pas tous été intégrés, mais souvent méprisés, ségrégués ».

Marseillais, le policier Rudy Manna, qu’on voit souvent sur les chaînes d’information continue, a évoqué « Marseille en grand » et le déplacement « Place nette XXL » du Président de la République avec une demi-douzaine de ministres en mars dernier après que les règlements de compte ont fait une cinquantaine de morts dans la Cité phocéenne en 2023. « Les réseaux de trafiquants de drogue ont été déstabilisés quelques jours, puis ils se sont réorganisés. Les consommateurs ne vont plus dans les cités, vers les points de deal. Des cachettes de stups ont été implantées dans le centre-ville. Et on constate une hausse des livraisons en scooter ». D’ailleurs le journal « La Provence  » avait publié à la une « Il est parti, nous on est toujours là » avec une photo de dealers de retour sur le terrain après le départ du président, ce qui avait valu une suspension d’une semaine au rédacteur-en-chef du quotidien.

« Je suis fier d’être policier. La police n’est ni de droite, ni de gauche, tout le monde doit se battre pour la sécurité, pour vivre paisiblement, pour pouvoir sortir en famille le soir avec ses enfants au restaurant ou au cinéma. Mais l’autorité de l’Etat recule, on a dénombré 15 000 policiers blessés l’an dernier, sans parler des dépressions, des burn-out, des mises en disponibilité et des suicides. Leur taux en France se situe en 2ème position, juste derrière les paysans. On a des difficultés à recruter, mais surtout à interpeller les voyous. La procédure est tellement complexe que certains avocats s’engouffrent dans la moindre erreur pour les faire libérer le lendemain ». Il parle aussi de Gérald Darmanin, l’ancien ministre de l’intérieur. « Il a été pragmatique, mais il n’est pas arrivé à sortir de ce carcan du ‘en même temps’. Les peines de prison doivent être plus fortes, les sanctions plus fermes, il faut un véritable choc d’autorité ».

“La France a été une vraie chance pour moi.

Zohra Bitan

C’est au tour du sénateur LR du Rhône Etienne Blanc de parler du rapport qu’il a rédigé sur les narco-trafiquants. « Ce trafic représente des sommes exceptionnelles, un chiffre d’affaires de 6,5Mds€, plus que les produits de luxe. 1€ d’héroine en provenance de Colombie se revend 100€, c’est dire si le bénéfice est gigantesque. Les trafiquants se sont professionnalisés, ils ont monté leur entreprise avec leur personnel (acheteur, transformateur, chimiste, livreur, revendeur), ceux qui, parfois à 12-13 ans, donnent l’alerte quand la police arrive. Ils ont leur banque, leur service de blanchiment, leur crypto-monnaie qui deviennent de véritables lessiveuses à cash. Malheureusement, la France ne les a pas répérés, elle n’a pas anticipé, elle n’a rien vu venir, mais eux, ils ont pignon sur rue. »

“Le trafic de stupéfiant représente des sommes exceptionnelles, un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros, plus que les produits de luxe.

Etienne Blanc, sénateur LR du Rhône

Le sénateur ajoute « Avec le co-rédacteur du Sénat, Bruno Retailleau qui est aujourd’hui Ministre de l’Intérieur, au cours de notre Commission d’Enquête, on avait convoqué les Ministres de la Justice et de l’Interieur. En réponse à nos questions, leur ‘Plan Stups’ était indigent. Le phénomène nous dépasse, il a pris une ampleur folle. Il n’est pas concentré dans les grandes métropoles, il est partout, à la campagne, en Auvergne, au Creusot, dans les Pyrénées, dans les petits ports de la façade atlantique, en Bretagne. Les Italiens, eux ont réussi à faire tomber la maffia, grâce aux ‘repentis’. Mais nous n’en sommes pas là. Avec tout cet argent qui circule, c’est facile pour les narco-trafiquants de corrompre un docker sur le quai et faire discrètement déplacer un container bourré de drogue pour qu’il ne soit pas scanné par les douaniers ».

Ensuite, c’est un militaire, le général Emmanuel de Richoufftz, ancien aide de camp de Pierre Mauroy d’intervenir et de témoigner. Surnommé « Le Général des Banlieues », ce Saint-Cyrien, a participé à l’opération Kolwezi au Congo en 1978, il a été projeté à Sarajevo, a travaillé pour l’OTAN avec la Force d’Action Rapide en Bosnie-Herzégovine. Après une carrière militaire bien remplie, il lance le programme : « 105 permis pour 2005 » destiné aux jeunes défavorisés des quartiers pour qu’ils puissent passer leur permis de conduire. Et il rend visite aux entrepreneurs du « 93′, la Seine-Saint-Denis en uniforme pour les inciter à former ces jeunes et à leur proposer un emploi, ce qui leur permettra de s’intégrer. « J’ai aussi fait faire un stage d’une semaine à l’Ecole de l’Air à Salon-de-Provence, ils ont appris la rigueur, ils sont montés pour la première fois de leur vie dans un avion, ils ont même chanté La Marseillaise. ‘C’est la première fois de ma vie que je me suis senti Français’ a reconnu l’un d’eux ».

C’est la première fois de ma vie que je me suis senti Français’

Un jeune de la Seine-Saint-Denis

Cet homme qui avait signé en 2021 la fameuse « Lettre ouverte des généraux, pour un retour de l’honneur de nos gouvernants » a conclu que « La France a perdu la guerre de la drogue, elle doit gagner celle des cités en expérimentant la présence de l’armée dans certains quartiers complètement gangrénés. Il faut détruire les enclaves indépendantistes, saisir les millions d’armes qui y circulent. Les imprécations, ça suffit, il faut agir. Quand on voit des jeunes à peine majeurs rouler en Ferrarri ou en Q8 Audi, poster sur internet des photos de séjours idylliques à Ibiza, en Californie ou au Qatar, créer enfin une « Procédure d’injonction pour ressources inexpliquées », les interpeller et les neutraliser durablement ».

Andrée Brunetti


Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

C’est une première, les universités d’été du mouvement politique de Julien Aubert, “Oser la France“ auront lieu le samedi 28 septembre à Avignon. Y participeront notamment le régional de l’étape l’avignonnais Karim Zeribi, ancien député européen et récemment cofondateur du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) mais également le voisin occitan Robert Ménard, maire de Béziers.

“Oser la France“ abandonne donc la Fruitière numérique de Lourmarin pour le Rouge Gorge, le cabaret-théâtre voisin du Palais des Pape repris au printemps 2022 par Harold David co-président du Festival Off d’Avignon et Mickaël Perras, avec comme thématique pour cette nouvelle édition : “les territoires oubliés de la République“.

Le mouvement souverainiste de l’ancien député de la cinquième circonscription de Vaucluse, consacrera cette journée à débattre autour de nombreuses personnalités sur les territoires perdus de la République et sur les phénomènes de division et d’archipellisation chère à l’essayiste et analyste politique Jérome Fourquet.

Une partie des différents intervenants aux tables rondes des universités d’été © Oser la France

Quatre tables rondes avec de nombreux chroniqueurs habitués des plateaux de Cnews, BFM, LCI ou RMC développeront les sujets :

– Les territoires victimes des forces séparatistes :
la France des quartiers animée par Sebastien Meurant avec le General Emmanuel De Richoufftz, Zohra Bitan, Etienne Blanc, Stephane Finance.

– Les territoires victimes des force séparatistes :
la France des ghettos communautaires animée par Olivier Arsac avec Michel Aubouin, Karim Zeribi, François Pupponi, Céline Pina, Jean-Louis Borloo.

– Les territoires abandonnés :
la France rurale animée par Nicolas Leblanc avec Céline Imart, Laurent Duplomb , Robert Menard, Matthieu Bloch.

– Les territoires autonomisés :
Corse, Nouvelle Calédonie, Polynésie, Mayotte animée par Florence Kuntz avec Mansour Kamardine, Jean-Felix Acquaviva, Benjamin Morel, Jean-François Carenco.

Avignon : “Habemus“ Julien Aubert ?
C’est une semaine avant les universités d’été d’Oser la France, le samedi 21 septembre, que Julien Aubert organisera à 9h30 en face l’hôtel de ville au bar le Forum, une réunion publique et engagera une réflexion sur l’avenir d’Avignon qu’il diagnostique en déclin. Le magistrat de la cour des compte a la volonté de mettre en place une équipe transpartisane pour réfléchir à l’avenir du chef lieu de Vaucluse et surement un peu au sien dans la cité des papes, même si ce dernier se défend de toute ambition municipale et envisage ce moment d’échanges comme étant le temps des idées avant celui des femmes et des hommes.

Informations : www.oserlafrance.fr

DP


Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Après la dissolution surprise de l’Assemblée, se dirige-t-on vers un grand chelem RN/Reconquête aux élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochains en Vaucluse ? Pas si sûr, car si la 5e circonscription est prenable, rien n’est jouée dans celle d’Avignon.

Débâcle, déconfiture, déroute, débandade, désastre, désaveu, déculottée, défaite, les synonymes ne manquent pas pour définir la Bérézina du parti présidentiel aux Européennes.
La fusée Bardella bénéficie ainsi de 30 élus RN à Bruxelles pendant que la candidate macronienne Valérie Hayet en a 13, tout comme le candidat PS Raphaël Glucksmann, LFI avec Manon Aubry 9, le LR François-Xavier Bellamy 6, Marion Maréchal avec Reconquête 5, tout comme l’écologiste Marie Toussaint. En plus, le seul député macroniste de Vaucluse Jean-François Lovisolo, ancien secrétaire de la Fédération PS du département, annonce qu’il passe son tour pour se recentrer sur les prochaines municipales à La Tour d’Aigues.

Après l’annonce des résultats des élections européennes , le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale. Cette dissolution, prévue par l’article 12 de la Constitution, met fin de manière anticipée au mandat des députés de l’Assemblée. Les élections législatives, qui devaient avoir lieu en 2027, auront ainsi lieu le 30 juin et 7 juillet. Comme le détaille cette infographie, basée sur les données de Légifrance, c’est la 6e fois qu’un président prend la décision de dissoudre l’Assemblée nationale sous la Ve République. ©Valentine Fourreau-Statista

Coup de poker ou coup de folie ?
Emmanuel Macron qui répète à l’envi « C’est moi ou le chaos », qui a encore déclaré le 16 mai dans un entretien exclusif à l’Express : « On garde notre cap, notre stratégie est la bonne », le ‘Mozart de la finance’ qui affiche 3100Mds€ de dette pour un déficit public de 5,5% du PIB subit donc une déconvenue magistrale.
Et dans un geste désespéré, il renverse la table, décide ‘tout à trac’ de dissoudre. Pari dangereux? Coup de poker ? Quitte ou double ? Saut dans l’inconnu ? Suicide collectif ? Coup de génie politique ? L’avenir le dira.
Depuis des décennies en Vaucluse, l’ancrage du Rassemblement National de Marine Le Pen, après celui du Front national de Jean-Marie Le Pen, se consolide à chaque scrutin, il creuse son sillon, conforte son socle. En plus, il bénéficie d’une publicité plein feux avec un président qui installe le match depuis qu’il est élu, faisant de lui son principal opposant en surjouant la dramatisation. Cette fois, le piège qu’il a tendu aux lepénistes se referme sur lui.

Le RN creuse inexorablement son sillon
Hervé de Lépinau, député RN salue se félicite de cette « motion de censure en grandeur réelle des électeurs ». Et il ne mâche pas ses mots, « Le président Macron n’aime ni la France, ni les Français. Il gouverne à coups de 49-3 à l’assemblée et méprise les parlementaires, il joue les va-t-en guerre en Ukraine, sa politique est un échec sur toute la ligne. Il fracture la société, met ses concitoyens en difficulté, que ce soient les agriculteurs qui croulent sous les normes et ne vivent pas décemment de leur travail, que ce soient les ménages qui vont encore subir une hausse de 11% du gaz dès le 1er juillet en plus de l’inflation galopante depuis des mois. » Evidemment, Hervé de Lépinau va se représenter aux législatives à Carpentras, après une campagne-éclair, les 30 juin et 7 juillet prochains « Une nouvelle génération, plus jeune, va régénérer le Palais Bourbon, mener une autre politique pour améliorer la vie des Français » conclut-il.

Du côté de Reconquête, Yann Bompard, le maire d’Orange qui était sur la liste de Marion Maréchal, salue cette percée sur la droite de l’échiquier. « Avec mon père (ancien maire, conseiller régional et député d’Orange et ma mère (ancienne maire et conseillère départementale de Bollène), nous appelons à l’union des droites depuis des décennies, tant mieux si Marion tend la main au RN, ensemble on sera plus fort ».

« Une campagne-éclair de 3 semaines, c’est bien trop court ! »

Julien Aubert

Julien Aubert qui n’avait pas pu briguer un 3e mandat LR en 2022, éliminé dès le 1er tour, ne cache pas sa colère, lui qui était dans la même promotion qu’Emmanuel Macron à l’ENA : « Avec cette dissolution, Il confie les clés du camion au RN pour qu’il échoue, c’est dangereux. Une campagne-éclair de 3 semaines, c’est bien trop court, il se moque des Français. En 2017, en même temps, il avait tué en même temps la gauche et la droite. Là, il crée une confusion extrême et joue les pompiers pyromanes ».

De son côté, Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse rappelle qu’elle n’entend pas céder aux chants des sirènes : « Je suis issue d’une famille gaulliste. Du RPR jusqu’aux Républicains, j’ai toujours appartenu à cette même famille : une droite indépendante et singulière. Certains aujourd’hui sont tentés de suivre le RN, je ne les suivrai pas. Certains, hier, ont rejoint Emmanuel Macron, je ne les ai pas ralliés et ne les rallierai pas. Et, pour les élections législatives à venir, je réaffirme haut et fort que Les Républicains doivent partir sous leurs propres couleurs et rester indépendants, tant du Rassemblement national que de la Majorité présidentielle. Et si, demain, Les Républicains devaient disparaître, je serai une élue vauclusienne divers droite, tout aussi indépendante et ferme sur ses convictions. »

Le PPE (Parti populaire européen), dans lequel siègent notamment les élus LR français, conserve la majorité lors de ces élections européennes. Un scrutin marqué par une importante poussée de l’extrême droite : le groupe Conservateurs et réformistes, ainsi que le groupe Identité et démocratie. Pour sa part, la majorité présidentielle française siège au sein du groupe centriste Renew. © Valentine Fourreau-Statista

Une gauche unie comme seule alternative ?
A gauche, le sénateur PS Lucien Stanzione minimise le succès du RN puisque l’abstention est de 45,88%, donc grosso modo, selon lui, un vauclusien sur deux n’a pas voté. Et il affirme que la gauche unie est la seule alternative possible contre la montée de l’extrême droite, « Il nous faut un Front Populaire fort pour la contrer ».

« Un président ne devrait pas jouer à la roulette russe quand le canon tonne aux portes de l’Europe » a ironisé un observateur du landerneau politique. Le RN avait déjà raflé 4 circonscriptions sur 5 en Vaucluse en 2022 avec Joris Hébrard (remplacé depuis par sa suppléante Catherine Jaouen), Bénédicte Auzanot, Marie-France Lorho, et Hervé de Lépinau. Là, avec la main que leur tend Marion Maréchal de Reconquête pour une union des droites, au soir du 7 juillet ils pourraient ensemble faire le grand chelem si la gauche ne se ressaisit pas. « Arrêtons les conneries, jouons collectifs » a vertement conseillé le LFI François Ruffin aux socialistes, communistes et écologistes.

Un appel entendu par Cécile Helle, maire d’Avignon qui souhaite « reconquérir une circonscription qui n’aurait jamais dû échapper au camp des républicains en 2022 ».
« Les élections européennes qui se sont déroulées hier ont placé à Avignon, comme quasiment partout en France, le RN en tête des suffrages, s’inquiète-t-elle. Toutefois, j’ai la satisfaction de constater qu’une nouvelle fois, Avignon la Républicaine est la plus résistante des villes de la région face aux populismes puisque le résultat de la liste du RN est inférieur de 5 points aux résultats nationaux. »

Composition du nouveau Parlement européen. © Valentine Fourreau-Statista

Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Les 877 adhérents des Républicains et électeurs inscrits ont été amené ce dimanche 26 et ce lundi 27 novembre aux urnes, par un scrutin électronique, pour leurs élections internes et le renouvellement de leurs instances locales pour les 2 ans et demi à venir. C’est sans surprise l’unique candidat Jean-François Perilhou, maire de Vaison-la-Romaine, président de la communauté de commune Vaison-Ventoux et conseiller régional de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’azur qui a été élu à la présidence de la fédération de Vaucluse. Il succèdera donc à l’ancien député de la 5ème circonscription de Vaucluse, Julien Aubert et pilotera la fédération de Vaucluse avec Fabrice Libérato le tout nouveau secrétaire départemental nommé par les instances nationales ce 26 septembre.

Les délégués et membres des 5 circonscriptions du département ainsi que les délégués de la fédération vauclusienne au Conseil National des Républicains ont également été tous élus.

La participation a oscillé entre 51,45 % dans la 1ère circonscription à 77,18 dans la 4ème circonscription de Vaucluse. Il est a noté également que 18 sièges n’ont pu être pourvu par manque de candidats dont aucun pour les délégués des nouveaux adhérents dans la 5ème circonscription.



Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Les adhérents des Républicains vont être amené ce dimanche 26 et ce lundi 27 novembre aux urnes, par un scrutin électronique, pour le premier tour de leurs élections internes et le renouvellement de leurs instances locales. Le cas échéant, un second tour sera organisé les 29 et 30 novembre 2023. Jean-François Perilhou, maire de Vaison-la-Romaine, président de la communauté de commune Vaison-Ventoux et conseiller régional de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’azur est l’unique candidat à la présidence de la fédération de Vaucluse.

Les adhérents des Républicains de Vaucluse seront amenés à renouveler :
– Président(e) de Fédération ;
– Délégué(e) de Circonscription ;
– Membres du Comité de Circonscription ;
– Membres représentant les nouveaux adhérents au Comité de Circonscription;
– Délégué(e)s de la Fédération au Conseil National.

Voici la listes des candidats en Vaucluse :

Election à la présidence de la fédération
– Jean- François Perilhou

Election des membres délégués de circonscription

1ere circonscription
– Gilbert Auzac
– Philippe Bruey
– Johan Courtois
– Alain Ducret
– Michel Frecon
– Serge Perramond
– Michel Rabemahefa
– Bernard Rouy
– Estelle Vieux

2ème circonscription
– Magali Bassanelli
– Dominique Brogi
– Roland Carlier
– Dominique Colombo
– Mathilde Dauphin
– Robert Delaye
– Eric Derrive
– Thibault Doizelet
– Bernard Guerrazzi
– Gérard Justinesy
– Jean-Paul Rivet
– Pascal Teranne
– Nicolas Valiente
– Olivier Vollaire

3ème Circonscription
– Françoise Baillou
– Philippe Baillou
– Laurent Cermolacce
– Melvin Chabran
– Alain Chazot
– Isabelle Chazot
– Jeremy Fernandes
– Jean-Baptiste Forment
– François Hernandez
– Isabelle Kiffer
– Monique Laporte
– Patrick Lorion
– Gaetan Lucbernet
– Michael Marino
– Christophe Obein
– Guillaume Pascal
– Audrey Reynaud
– Chantal Richard Parayre

4ème circonscription
– Nadine Albely Jullian
– Claire Brunet
– Marie-france Estival
– Sylvie Faresse
– Cyril Ferretti
– Evelyne Flohic
– Raymond Marlot
– David Marseille
– Daniel Pirollet
– Jean-Claude Rouvière

5ème circonscription
– Patrice Aubert
– Julien Aubert
– Daniel Herbert
– Bernard Hulin
– Marc Jaume
– Bernard Le Dily
– Frédérik Reynaud

Représentant des nouveaux adhérents aux comité de circonscription

1ere circonscription
– Frédéric Camilleri
– Stephan Fiori
– Karine Fiori
– Majid Fouri
– Karim Lemière
– Luka Millet
– Michael riclafe

2ème circonscription
– Pierre-Charles Balland
– Xavier Benedetti
– Nathalie Faravel Geneston
– Katia Gerard Pujante
– Marlène Guerin Sylvestre
– Gaelle Lambert
– Kelly Ricard
– Virginie Roman Peyre
– Aurore Stella
– Tea Toppin

3ème Circonscription
– Christophe Bannery
– Sebastien Gimenez
– Alberic Marino
– Ana-Julia Vega Aguilar

4ème circonscription
– Marie Barbieri
– Thierry Detrain
– Delphine Goyon
– Eric Leturgie
– Xavier Marin
– Laurent Saurel
– Sebatien Surdel

5ème circonscription
pas de candidat

Délégués de la fédération de Vaucluse au Conseil national de Républicains
– Gilbert Auzac
– Gérard Battistini
– Dominique Brogi
– Frédéric Camilleri
– Amandine Cassard
– Johan Courtois
– Daniel Herbert
– Bernard Hulin
– Marc Jaume
– Isabelle Kiffer
– Gaetan Lucbernet
– David Marseille
– Audrey Reynaud
– Laurent Saurel
– Pascal Teranne
– Christophe Tonnaire
– Tea Toppin
– Bruno Valle



Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Fabrice Liberato vient d’être nommé secrétaire départemental de la fédération Les Républicains de Vaucluse par Eric Ciotti au bureau politique national. Dans le même temps, Julien Aubert, président de la fédération départementale, a annoncé ne pas renouveler son mandat aux élections internes qui auront lieu les 26 et 27 novembre prochains.

Désormais secrétaire départemental de la fédération LR 84 depuis le mardi 26 septembre, Fabrice Liberato, qui est le président du Syndicat mixte du Scot Cavaillon-Isle-sur-la-Sorgue-Coustellet mais aussi adjoint au maire de Cavaillon délégué à l’urbanisme, est chargé de l’exécution des décisions des instances nationales dans le département. Il organise notamment les scrutins du Mouvement en Vaucluse. Aussi, il présente chaque année un rapport d’activité au Comité départemental.

De son côté, l’actuel président de la fédération départementale vient d’annoncer sur sa page facebook qu’il ne renouvellerait pas son mandat. « Je me suis posé les seules questions qui vaillent : celle de l’envie, celle de la légitimité et celle du projet, a déclaré Julien Aubert. L’une de ces trois questions m’a semblé conduire à une réponse résolument défavorable à ma candidature. » Le président de LR 84 a également exprimé son envie de se concentrer sur d’autres projets. « J’ai des projets personnels et politiques dans les mois et années à venir pour lesquels j’aurai besoin de toute mon énergie, à commencer par l’animation de mon mouvement, Oser la France. »

Ainsi, la personne qui succédera a Julien Aubert aura pour missions d’assurer la représentation des adhérents du département de Vaucluse auprès des instances du Mouvement, de convoquer le Comité départemental, déterminer son ordre du jour conjointement avec le secrétaire départemental, présider ses réunions, organiser la vie interne du Comité départemental et en appliquer les directives, mais aussi veiller à l’unité du Mouvement dans le département et à la libre expression de chaque adhérent. Le nouveau président de la fédération départementale sera également membre de droit du Conseil National.

V.A.


Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Après Cécile Helle, maire socialiste d’Avignon, qui a appelé à faire barrage à l’extrême droite, plusieurs parlementaires vauclusiens sont également montés au créneau à l’occasion du second tour de la présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen afin de faire part de leur consignes de vote.

Ainsi, dans un communiqué le sénateur Jean-Baptiste Blanc (LR-Les républicains) explique qu’il « entend l’’exaspération des électeurs qui n’en peuvent plus qu’on leurs disent ce qu’ils ont à faire ».
Pour autant, l’élu, aussi conseiller départemental de Vaucluse, rappelle que même s’il s’est opposé « aux projets de lois du gouvernement d’Emmanuel Macron » il reste « porté par ses valeurs et ses convictions ». Au final, Jean-Baptiste Blanc, qui assure « qu’il ne cessera jamais de combattre l’extrémisme », précise qu’il « ne votera jamais pour le Rassemblement national » sans pour autant préciser s’il allait voter pour le Président de la République sortant.
« Mon vote ne sera pas un blanc-seing pour Emmanuel Macron, ni un quitus et encore moins un ralliement, Conclut-il. Dès le 24 avril, je retrouverai ma liberté, mes idées et ma seule priorité : le Vaucluse. »

Alain Milon, l’autre sénateur LR vauclusien, n’hésite pas à afficher plus clairement sa position en suivant la consigne de vote de Valérie Pécresse et en appelant à voter pour le Président de la République.
Pour sa part, Julien Aubert, député LR de la 5e circonscription de Vaucluse, annonce clairement qu’il ne votera pas Emmanuel Macron. Il ne devrait toutefois pas apporter son suffrage à la présidente du RN puisqu’il réfléchit plutôt à voter blanc. Tout comme Jean-Claude Bouchet, député LR de la 2e circonscription.

Souad Zitouni, députée de la 1re circonscription, a reçu la ministre chargée de la Ville, Nadia Hai avec laquelle elle s’est rendue dans les quartiers avignonnais de Saint-Chamand et de la Reine Jeanne pour échanger avec les habitants.

A l’inverse, bien que déçu par le score de sa candidate Anne Hidalgo, Lucien Stanzione, sénateur PS du Vaucluse, est sur la même longueur d’onde que la maire d’Avignon et appelle aussi à voter pour Emmanuel Macron.
Par ailleurs, les deux députés LREM (La République en marche) vauclusiens appellent forcément à voter pour leur candidat. Adrien Morenas, député de la 3e circonscription, annonce déjà qu’il sera présent au meeting d’Emmanuel Macron au Pharo à Marseille samedi prochain.
De son côté, Souad Zitouni, députée de la 1re circonscription, a sorti le grand jeu en recevant la ministre chargée de la Ville, Nadia Hai avec laquelle elle s’est rendue dans les quartiers avignonnais de Saint-Chamand et de la Reine Jeanne pour échanger avec les habitants.
« Ce fût un moment chaleureux, où nous avons pu entendre les difficultés encore rencontrées par les habitants des quartiers ; mais aussi un moment de pédagogie où nous avons pu expliquer le rôle et l’ambition de l’État en matière de rénovation urbaine » explique l’élue qui appelle également « à la mobilisation générale pour Emmanuel Macron face à l’imposture de l’extrême droite, au repli et l’exclusion, contraires aux valeurs républicaines. »

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