2 novembre 2026 |

Ecrit par le 2 novembre 2026

Oser la France : le mouvement de Julien Aubert tiendra finalement ses universités au Palais des Papes

Ce samedi 17 octobre, le mouvement Oser la France organise ses universités de rentrée. L’événement, qui devait initialement se tenir au Rouge Gorge à Avignon, aura finalement lieu au Palais des Papes.

Alors que le Rouge Gorge devait accueillir les universités de rentrée d’Oser la France comme depuis 2024, la salle de spectacle a finalement décidé de se rétracter sous la pression d’associations hostiles à la participation de certaines personnalités aux universités du mouvement de Julien Aubert.

« Face à cette tentative de censure, Oser la France ne cède pas, avait déclaré le mouvement. Nos universités auront bien lieu le samedi 17 octobre à Avignon. Parce que la liberté de débattre ne se négocie pas, nos universités de rentrée deviennent les universités de la résistance ! » C’est donc dans l’urgence que les équipes d’Oser la France ont dû trouver un nouveau lieu pour cet événement qui se déroulera finalement au Palais des Papes, comme l’a confié le président du mouvement à nos confrères du Figaro.

Au programme

Après un discours introductif délivré par l’ancien premier ministre François Fillon, trois tables rondes viendront rythmer la journée :

  • ‘Comment concilier pouvoir d’achat, économies et modèle social ? Crise économique, liberté d’entreprendre, poids des normes… Doit on changer de modèle ou réformer le modèle ?’ à 9h45,
  • ‘Quelle démographie pour la France ? Immigration, papy krach et politique de natalité’ à 11h15,
  • ‘Quelle attitude face à la guerre ? Trump, Poutine, et les conséquences pour la France’ à 14h30.

La journée se terminera par un grand débat sur le thème ‘Comment terminer la parenthèse macroniste ? Union des droites, union des souverainistes, stratégies politiques’ à 16h, suivi d’un discours conclusif de Julien Aubert.


Avignon : la démocratie prise à la gorge

Sous la pression d’associations hostiles à la participation de certaines personnalités aux universités de rentrée d’Oser la France, le Rouge-Gorge a pris la décision de ne plus accueillir l’événement du mouvement de Julien Aubert. Alors que le préfet de Vaucluse assure qu’il n’y a aucun risque à l’ordre public, ce dernier annonce que les universités de rentrée de son mouvement se dérouleront bien dans un lieu tenu secret.

« Le théâtre qui accueillait nos universités de rentrée le 17 octobre prochain, a décidé d’annuler unilatéralement notre réservation, rompant ainsi le contrat qui nous liait, s’indigne Julien Aubert, président d’Oser la France et vice-président du parti Les Républicains. Cette décision intervient après une campagne de pression orchestrée contre lui par des collectifs d’extrême gauche déterminés à empêcher notre rassemblement. Ils ne se sont pas attaqués à nous, à nos invités mais au théâtre en le rendant responsable et solidaire de nos choix politiques. Confronté à une vague d’intimidation et de boycott, celui-ci a été contraint de rompre le contrat. »

Des invités clivants
Depuis plusieurs jours, une vingtaine de collectifs, d’associations de syndicats vauclusiens s’était mobilisé pour dénoncer la présence dans ce lieu culturel de certains participants à ces universités de rentrée. Tout particulièrement, Sarah Knafo, l’eurodéputée du parti d’extrême-droite Reconquête d’Eric Zemmour ou encore François Fillon, l’ancien premier ministre LR. Parmi les opposants à ces venues on retrouve notamment selon nos confrères d’Ici Vaucluse : No Pasaran 84, le Pôle LGBT Vaucluse, Noustes 84…

« Oser la France cherche à saper les valeurs fondamentales de notre République. »

Les opposants à la tenue des Universités d’Oser la France

« Derrière le masque d’un programme politique, ‘Oser la France’ cherche à saper les valeurs fondamentales de notre République avec un programme de ‘préférence culturelle’ clairement discriminatoire et islamophobe, expliquent les opposants à la tenue de l’événement dans une pétition réclamant l’annulation des universités à Avignon. En proposant d’ajouter un traitement différencié de l’islam par rapport aux autres religions à la loi de 1905, ils souhaitent détruire la laïcité française. Une telle action menacerait l’harmonie sociale et mettrait en péril l’égalité et la solidarité qui cimentent notre communauté. Le Rouge Gorge dissimule cette rencontre pour ne pas ternir son image et se réfugie derrière des arguments administratifs, refusant une prise de position ferme contre cette organisation discriminatoire. Nous devons donc agir maintenant pour empêcher ces événements de se dérouler à Avignon. En annulant leur venue, nous faisons un pas actif non seulement contre la propagation de discours de haine, mais affirmons notre engagement envers une société inclusive et respectueuse des différences. »

« La location de nos espaces ne vaut pas adhésion aux idées. »

La direction du Rouge Gorge

« Le Rouge Gorge est un lieu indépendant qui accueille tout au long de l’année des spectacles, des artistes, des entreprises, des associations et des événements privés, dans le cadre de sa programmation, de coopérations ou de prestations de location et de privatisation, rappelle la direction du lieu culturel avignonnais afin de justifier sa décision. La réservation concernée avait été conclue dès 2025 pour accueillir une édition de l’Université d’été de cette organisation, réservée à ses membres et sympathisants. Elle relevait d’une prestation de service privée, et non d’une programmation portée par le Rouge Gorge. Nous n’en avons déterminé ni les thèmes ni le contenu, et nous n’avons choisi ni invité ses intervenants. 

Oser la France au Rouge Gorge depuis 2024
C’est en septembre 2024 que Julien Aubert a organisé les premières universités de rentrée d’Oser la France à Avignon après les avoir tenues jusqu’alors à la Fruitière numérique de Lourmarin. Pour l’occasion, les invités ‘vedettes’ de cet événement inédit dans la cité des papes étaient Robert Menard, maire de Béziers, Karim Zeribi, co-fondateur du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) ou bien encore l’ancien ministre Jean-Louis Borloo. La manifestation se tenant déjà au Rouge Gorge.
Même endroit l’année suivante pour l’édition 2025 où l’invité d’honneur était Bruno Retailleau. Alors ministre de l’Intérieur, l’actuel président Les Républicain, n’avait finalement pas pu être présent, retenu à Paris, en raison de la démission soudaine du gouvernement Bayron dont il était membre.

La location de nos espaces ne vaut pas adhésion aux idées, aux prises de position ou aux engagements des organisateurs et de leurs intervenants. La diversité des événements accueillis depuis quatre ans, notamment à l’initiative de formations politiques telles que Place Publique ou le Parti socialiste et d’associations culturelles ou militantes, témoigne de cette pratique. Nous maintenons pleinement cette distinction. Notre responsabilité est également de préserver l’indépendance de notre établissement, son fonctionnement et le travail que nous menons avec les artistes, les publics et les partenaires du territoire. La dimension prise par cet événement dépasse désormais le cadre de la prestation initialement convenue, susceptible qui plus est, de venir troubler l’ordre public. Nous en avons pris acte et nous l’avons entendu. Or, en responsabilité nous souhaitons conserver la maîtrise de notre activité, de nos engagements et de l’identité de notre lieu. C’est aussi au regard de cette exigence que nous avons décidé de ne pas donner suite à cette prestation de location. »

« Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable. »

La préfecture de Vaucluse

Un potentiel trouble à l’ordre public que ne semble cependant pas partager Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse. « Cet événement devait réunir plusieurs personnalités politiques de gauche comme de droite, explique la préfecture de Vaucluse. Il est annulé sous la pression conjuguée d’associations et de syndicats dénonçant la présence parmi elles de François Fillon ou encore de Sarah Knafo. L’organisateur mentionne à l’appui de sa décision des risques de troubles à l’ordre public. La préfecture conteste tout risque avéré pour l’ordre public, et toute incapacité des forces de police à faire face aux éventuelles manifestations. Le préfet de Vaucluse regrette qu’un climat de pression conduise à l’annulation d’un événement politique et fasse peser le risque d’une restriction de fait du débat public. Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable, et constitue une vraie menace pour la démocratie. La confrontation des idées doit relever du débat, non de l’intimidation ou de la censure des idées divergentes. Attaché au pluralisme, à la liberté d’expression et au respect des principes démocratiques, le préfet de Vaucluse appelle à faire vivre, par le dialogue et la contradiction, une vie publique ouverte à la diversité des opinions. »

Crédit : DR/Oser la France

Des universités de rentrée à celles de la résistance
Au final, les universités de rentrée d’Oser la France devrait bien se tenir dans la cité des papes.
« Face à cette tentative de censure, Oser la France ne cède pas. Nos universités auront bien lieu le samedi 17 octobre à Avignon, dans un nouveau lieu tenu secret pour le protéger des intimidations », assure Julien Aubert.
« Quand l’intimidation, les menaces à peines voilées et les pressions visent à faire taire le débat, les personnes et les idées ou les œuvres, cela porte un nom : le fascisme, dénonce l’ancien député de Vaucluse, également un temps candidat à la maire d’Avignon. Parce que la liberté de débattre ne se négocie pas, nos universités de rentrée deviennent les universités de la résistance ! »


Municipales à Avignon : Julien Aubert ne sera finalement pas candidat

Sur la ligne de départ des prochaines élections municipales depuis près d’un an et demi avec son association Avignon Passion, Julien Aubert ne sera finalement pas candidat à la prochaine élection municipale de la cité des papes. Une décision qu’il justifie par sa volonté de laisser une étroite chance à la droite lors de ce scrutin alors qu’il se considérait le mieux placé pour l’emporter.

« J’ai été le premier à lancer une initiative véritablement transpartisane avec ce laboratoire d’idées qu’est Avignon Passion (voir encadré ci-dessous), rappelle l’ancien député de la 5e circonscription de Vaucluse. Puis en janvier 2025, j’avais expliqué que ma candidature serait une hypothèse mais qu’elle ne devrait pas constituer un frein à une possible alternance. Sachant que quand nous avons lancé Avignon Passion, c’était par crainte qu’il n’y ait aucune liste à droite. Les choses ont depuis évolué puisque cette crainte n’existe plus. Au contraire, on risque même désormais le trop plein avec plusieurs candidats à droite ou au centre droit (ndlr : Stéphan Fiori et Olivier Galzi).

« Cette élection, avec une seule liste, c’est difficile, mais à plusieurs, c’est perdu. »

Julien Aubert

« Cette situation était inévitable, regrette-t-il, mais elle a été voulue par mes deux concurrents qui ont misé sur mon sens des responsabilités pour que je me retire afin qu’ils aient une chance d’exister. Pourtant, je pense que si la ville avait vraiment été cœur de leur projet, ils auraient au moins essayé de saisir la main que je leur ai tendue suite au sondage de septembre dernier nous plaçant en deuxième position en termes de cote d’avenir. »

Crédit : DR/Julien Aubert

« Je ne serai pas candidat pour conduire une liste Avignon Passion en 2026. »

« En 2014, j’ai vécu de près la guerre Bernard Chaussegros-Frédéric Rogier qui a traumatisé la droite, donné la ville à la gauche et fait exploser le Rassemblement national. Cette élection, avec une seule liste, c’est difficile, mais à plusieurs, c’est perdu. Je ne compte donc pas laisser mon ambition devenir une hypothèque pour la ville parce que je n’ai pas de blessures narcissiques à soigner. Et surtout, je n’ai pas envie de rejouer ou d’obtenir l’Oscar de la droite la plus bête du monde. Je n’ai donc pas envie de revivre le scénario de 2014. Dans le contexte actuel, ma candidature ne ferait que renforcer la guerre à droite. Il faut donc être responsable et donc je vais être responsable pour trois puisque. Je vais donc le prouver. Je ne serai pas candidat pour conduire une liste Avignon Passion en 2026. J’espère que ce retrait permettra l’union pour battre la gauche sortante. »

Prédictions : pour Julien Aubert la pièce est déjà écrite
« Ils n’ont pas de projet, ils n’ont pas de liste, parfois, ils n’ont pas d’idée, mais ils sont candidats. Nous, nous voulions faire l’inverse. Je ne pense donc pas que mes compétiteurs puissent gagner, annonce Julien Aubert. Je ne crois pas qu’un maire de la société civile ou un maire macroniste puisse être élu à Avignon. Les grands stratèges qui nous ont amenés dans cette situation devront alors la gérer. Ce qui se passera, c’est lorsque se dessinera la perspective d’une élimination de la droite au second tour, les mêmes qui, de bonne foi, ont pu pousser des candidats Fiori ou Galzi, nous dirons qu’il faut absolument que nous trouvions un terrain d’entente et d’union. Mais ce sera trop tard, parce que c’était au moment du diagnostic et de la mise en place de la stratégie qu’il fallait saisir la main tendue. Au final, en fragmentant la droite, les macronistes offriront la victoire soit à la gauche, soit au Rassemblement national. Et nul doute qu’au second tour, ils préfèreront la première, pour sauver la République comme d’habitude. La pièce est déjà écrite. Circuler, il n’y a rien à voir !

« Avignon mérite le meilleur. »

Et la suite ?
« Ce n’est pas parce que je ne suis pas candidat que je ne me préoccupe pas de l’avenir d’Avignon. Avignon mérite le meilleur, donc si on me demande mon avis, comme je suis un homme libre, je dirais ce que je pense. Je n’ai pas de rancœur. Mon seul regret c’est que l’on a donné aucune chance à l’union. Dans le même temps, je remarque que même Mme Jaouen et Mme Rigault qui, c’est de notoriété publique, ne prennent pas leurs vacances ensembles, ont été capable de trouver un accord. Le RN y est arrivé pas nous. »
Une annonce qui constitue l’occasion quand même te tacler ses anciens concurrent : « Stéphan Fiori qui, à l’instar du slogan de la Fondation Entreprendre, veut entreprendre pour Avignon. Mais avant d’entreprendre, il faut d’abord prendre Avignon et donc gagner les élections », doute-t-il sérieusement.
« De l’autre côté, vous avez Olivier Galzi, candidat du chef du parti macroniste régional : Renaud Muselier. »

Pas d’appel à voter
Enfin, le jeune papa aussi président de son mouvement Oser la France et vice-président des LR n’entend pas donner de consigne de vote : « Par principe, je suis contre les appels à voter. Je n’ai jamais écouté les consignes de vote. Je trouve que les gens veulent se donner une importance qu’ils n’ont pas. Par contre, je peux dire ce que je vote, mais ce n’est pas un appel à voter. Après, vous faites ce que vous voulez. Vous avez le droit d’être d’accord ou de ne pas être d’accord.  A titre personnel, je n’ai jamais voté macroniste ni Rassemblement national. Cependant, je suis un type de droite mais cela, vous l’avez compris. »

L.G.

Quid d’Avignon Passion ?
« L’objectif d’Avignon Passion, en tant qu’observatoire d’idées, c’était de bâtir un diagnostic, insiste Julien Aubert. Cette bataille, elle a été gagnée. La preuve, ceux qui ont moins travaillé que nous n’ont pas hésité à reprendre notre diagnostic. Nous avons donc rempli notre objectif d’intérêt général. La légitimité, c’est nous qui l’avions parce que nous avons travaillé pendant un an et demi. Le sondage a montré que c’est nous qui pouvions incarner cette alternative. La meilleure équipe, elle était derrière moi. »
Et quand on interroge l’ex-potentiel candidat sur le devenir de ce travail collaboratif, il est catégorique : « Ce que nous avons fait est en accès libre. Les gens peuvent le réutiliser. Par ailleurs, si certains de notre équipe veulent s’engager sur des listes existantes, c’est la vie démocratique. Il n’y a pas de contrat caché. Ils porteront avec eux le témoignage et le diagnostic que nous avons construit. »
« Un travail tout particulier a été fait notamment sur les problématiques de mobilité, confirme Nicolas Donnadille. En termes de connaissances et de projets, nous sommes allés particulièrement loin. Peut-être plus loin que ce qu’il faut pour une campagne municipale. Mais aujourd’hui notre diagnostic, c’est de l’opérationnel. »
« Nos propositions se retrouvent déjà dans leur réunion publique, constate Carla Dussaux, ancienne attachée parlementaire du député LREM Jean-François Césarini et vice-présidente d’Avignon Passion. Les informations, ils savent donc où les trouver et les prendre. On n’a pas besoin d’aller leur donner. Par contre, nous allons inviter les électeurs à bien regarder les listes. Car une municipale c’est une ‘tête de gondole’ mais c’est aussi toute une équipe. Quand on se revendique de n’appartenir à aucun parti ou de n’avoir aucune étiquette, on verra véritablement ce qu’il en est quand on verra qui sera derrière sur les listes. »
« Nous sommes tous issus d’horizons divers, de partis politiques divers, explique Guillaume Jean. Pour gagner et redresser cette ville, nous pensons qu’il faut un profil politique en tête de liste avec derrière des gens issus de la société civile qui s’engagent sur le terrain. Avec Olivier Galzi et Stéphan Fiori, qui ne sont pas des politiques, c’est tout l’inverse. »
« Nous avons la conviction qu’il faut changer quelque chose sur Avignon », conclut pour finir Michel, l’un des soutiens déçus par le renoncement de Julien Aubert.


Le sondage Ifop sur les municipales d’Avignon ou l’art de l’hypothèse

Le sondage commandé par Les Républicains et Oser la France, le micro parti de Julien Aubert, est publié sur le site de l’Ifop depuis ce mardi 29 septembre.

La présentation du sondage par Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, et Nicola Gaddoni, chargé d’études pôle actualités et politique, donne le cadre de la demande de leur client :

“L’Ifop a interrogé les Avignonnais sur le climat électoral en vue des élections municipales de 2026.

Dans l’hypothèse où le socle commun serait divisé, la liste qui arriverait en tête au premier tour serait celle du Rassemblement national menée par Anne-Sophie Rigault (26 %), suivie par la liste divers gauche de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard, soutenue par Cécile Helle, maire actuelle (17 %). La liste de centre-droit « Avignon Passion », conduite par Julien Aubert, soutenue par LR, arriverait à égalité avec la liste LFI-écologiste de Mathilde Louvain (13 %).

Dans l’hypothèse d’une union de la droite et du centre, la liste du Rassemblement national conduite par Anne-Sophie Rigault resterait en tête au premier tour, cette fois avec 29 % des intentions de vote. En deuxième position, à égalité (19 %), figureraient la liste d’union du centre-droit menée par Julien Aubert et la liste divers gauche de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard. Ensuite, arriverait la liste LFI-écologiste de Mathilde Louvain (16 %) suivie par la liste PS-PCF conduite par David Fournier (15 %).“

Ce sondage s’appuie sur deux hypothèses dont une interroge les soutiens de David Fournier : que Cécile Helle apporte officiellement son soutien à l’hypothétique liste commune Joël Peyre et Paul-Roger Gontard et que les écologistes seraient alliés avec La France Insoumise.

La deuxième, que Julien Aubert fédère derrière sa personne les 8 % de la société civile portée par Olivier Galzi et les 7% (Renaissance, modem, Horizon) de Julien Paudoie. Or à ce jour, la main tendue par l’ex député de Carpentras aux deux protagonistes reste dans le vide.

En 2019, un sondage de l’Ifop commandé par Les Républicains et aux interprétations incertaines avait poussé Jean-marc Roubaud à abandonner sa course aux municipales d’Avignon.


Julien Aubert invite Bruno Retailleau aux universités d’été « Oser la France »

Alors qu’Avignon et le Vaucluse totalisent 15 fusillades et 8 morts depuis le début de l’année, le dernier locataire de la place Beauvau, sera ce samedi 13 septembre dans la Cité des Papes à 9h30 au Rouge-Gorge pour introduire les débats aux côtés de l’ancien député LR de Vaucluse, Julien Aubert.

C’est la 2e édition de ce mouvement gaulliste et souverainiste qu’il a créé en 2017. L’an dernier, il avait été question de « La France des quartiers » (souvent oubliés de la République). Et l’un des intervenants, le sénateur LR du Rhône Étienne Blanc, avait été applaudi quand il avait évoqué la création prochaine d’une « Procédure d’injonction pour ressources inexpliquées » pour les narco-trafiquants qui roulent en Audi Q7 grâce à l’argent de la drogue et donc ne peuvent justifier de revenus légaux. « Il faut les interpeller, les neutraliser durablement et les frapper au portefeuille, avait-il martelé. Cette économie souterraine et mortifère draine plus de 6Mds€ par an en France. »

‘Comment sauver notre modèle social et nos finances publiques ?’ sera le thème choisi par Julien Aubert pour la 1re table ronde samedi matin. Avec notamment, François Ecalle, ancien membre de la Cour des Comptes et Denis Olivennes, haut-fonctionnaire, essayiste, ancien PDG de la FNAC, du Nouvel Obs et d’Europe 1.

2e table ronde : ‘Comment l’éducation nationale et la formation peuvent-elles redresser la France ?’ avec Joachim Le Floch-Imad, enseignant, qui a écrit Main basse sur l’Éducation Nationale. En début d’après-midi, autre débat : ‘Le coût des normes et la judiciarisation croissante de l’action publique et leur impact sur notre économie ?’ en présence de Christophe Eoche-Duval, avocat spécialisé en droit public, auteur de L’inflation normative. À 16h15, dernier débat : ‘La France peut-elle redevenir une nation industrielle ?’ en présence notamment d’Yves Perrier, président du Conseil d’Administration du Groupe Edmond de Rothschild, et d’Eric Revel, journaliste, ancien directeur de LCI.

Au terme de cette journée, Julien Aubert, qui aura prêté une oreille attentive aux différents débatteurs, fera un discours conclusif de cette université d’Oser la France. Et, sans doute dans les semaines qui viennent, prendra-t-il la parole pour dire s’il se présente ou pas à la succession de Cécile Helle à la mairie d’Avignon, lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

Contact : oserlafrance.fr


Mobilité : Julien Aubert veut qu’Avignon reste la porte d’entrée de la Région Sud

Si aujourd’hui personne ne sait qui sera le futur maire d’Avignon, une certitude cependant, les problématiques de mobilité seront au cœur de la campagne des municipales. Tramway, LEO, plan faubourg, étoile ferroviaire, liaison A7-A9, gratuité des transports, piétonnisation, circulation douce… Autant de sujets phares qui commencent déjà à accaparer l’actualité des différents prétendants, déclarés ou non. Parmi eux, Julien Aubert qui, même s’il n’est pas encore officiellement candidat au fauteuil de maire de la cité des papes, entend faire entendre sa voix au nom d’Avignon Passion, l’association dont il est président. Pour cela, l’ancien député de Vaucluse s’appuie sur une enquête menée par ce ‘laboratoire d’idée’ prônant une alternance à Avignon en 2026.

« Ce qui se dessine dans cette étude, c’est en fait l’histoire d’une ville qui est coincée entre un bras de rivière et un bras de fleuve, résume Julien Aubert. Et dont le maire décide à un moment donné de revoir le plan de circulation, piégeant toute la partie de la population qui se trouve vers l’ouest et qui veut aller vers l’est. Des gens qui se retrouvent aujourd’hui principalement bloqués sur la rocade. »
Dans le viseur de Julien Aubert : le plan faubourg. Sa consultation réalisée auprès de 504 participants (voir encadré en fin d’article) fait ainsi apparaître que 76% des personnes interrogées déclarent que leur itinéraire habituel a été allongé et que se sont les secteurs Sud de la ville qui sont les plus impactés (87%). Certains déclarent perdre de 15mn à 30mn lors de leur trajet (40%) et même au-delà de la demi-heure pour 26%. Et pour près des trois quarts (73,5%) l’accès à leur quartier est jugé ‘difficile’ ou très ‘très difficile’.
« Au final, on se retrouve avec une rocade totalement engorgée où tout le monde proteste, les 25 000 riverains qui n’en peuvent plus de subir des niveaux de pollution exceptionnels, ceux qui sont impactés dans la ceinture verte et ceux qui viennent de l’extérieur. »

Le plan Faubourg a accentué le dépérissement du centre-ville
Pour Julien Aubert, les difficultés à circuler entre l’Ouest et l’Est d’Avignon a aussi une autre conséquence pour la cité des papes : le dépérissement de son centre-ville.
« Comme on a coupé les sources d’approvisionnement extérieures naturelles, les habitant de la grande banlieue d’Avignon ou de la première et deuxième ceinture se sont mis à tourner le dos à l’intra-muros pour aller, en toute mobilité, vers les zones du Pontet ou vers l’intérieur du Vaucluse. »
Et bien qu’elles vivent à proximité immédiate du cœur de ville, près de 80% des personnes interrogées limitent leur déplacement à destination du centre-ville. Et plus on s’éloigne du centre-ville, plus cette tendance est forte.

Le trajet n’est pas qu’un simple déplacement
Cette enquête fait aussi apparaître qu’un trajet ne se limite pas à aller d’un point ‘A’ à un point ‘B’. Un déplacement peut ainsi cumuler les usages, c’est-à-dire qu’il peut avoir une fonction logistique (faire des courses pour 42% des répondants de l’enquête), familiale (récupérer les enfants à l’école pour 21%) ou même culturelle, sportive ou de loisirs (20%).
« Ce qui est intéressant avec cette étude, c’est qu’elle bat en brèche certaines idées reçues. Ainsi, on s’aperçoit que la plupart des répondants utilisent tous les modes de locomotion. Ils utilisent la voiture et aussi le vélo. Ils n’ont donc rien contre le vélo qu’ils utilisent pour d’autres usages », (75% des interrogés utilisent ‘souvent’ leur voiture personnelle contre 31% la marche, 20% le vélo, et 10% les transports en commun).
Ainsi sur les déplacements de courtes distances, les participants disent utiliser le vélo ou la marche à pied comme moyen de déplacement à 81%. Les secteurs du centre-ville et de la première couronne avignonnaise étant les plus actifs en ce domaine. Ces deux modes doux sont donc prisés à la fois pour les personnes qui travaillent à proximité de leur logement et pour des déplacements liés aux loisirs, mais toujours dans un périmètre très restreint.

« Les Avignonnais passent en moyenne 67h dans les bouchons. »

« Selon nos besoins et nos contraintes, en fonction de notre vie familiale et professionnelle, des jours et des horaires, nous pouvons être piéton, cycliste, automobiliste ou usager des transports en commun. Par contre, comme il n’existe quasiment pas d’alternative en raison de l’absence d’une offre de transport adaptée à la réalité des besoins des habitants de notre territoire : inadéquation des infrastructures, organisation et offre trop limitée, ruptures de charge, mauvaise organisation etc (65% d’insatisfaits). Nous sommes donc très souvent condamnés à prendre notre voiture, notamment pour travailler, ce qui évidemment nous conduit à nous retrouver piégés dans les bouchons qui ont augmenté de 6% sur Avignon depuis 2019. L’usage de la voiture est donc une nécessité, quitte à perdre du temps, mais qui apporte de la souplesse et de la facilité. »
Ici, les Avignonnais passent en moyenne 67h dans les bouchons. Pas étonnant dans ces conditions que 96% des participants de l’étude d’Avignon Passion soient ‘insatisfaits’ ou ‘très insatisfaits’ concernant la fluidité du réseau routier.

« On doit d’abord faciliter la vie des gens. Ici, on l’a rendue beaucoup plus compliquée. »

« C’est la principale critique que j’adresse aux architectes du schéma de déplacement actuel : ils l’ont conçu avec un prisme idéologique anti-voiture. Une vision qui prévoit tous les paramètres, sauf un, les besoins humains. Et les besoins humains sont souvent dictés par le bon sens ou les nécessités. Au final, on aura beau faire la plus belle piste cyclable du monde, quand il pleut en janvier, vous ne prenez pas votre vélo. Et vous le prendrez encore moins si vous devez aller faire des courses pour la semaine avec vos enfants. Donc effectivement, cela montre toute la complexité des flux, parce qu’en réalité il y a une grande multiplicité des usages de la mobilité. Des usages qui sont très difficile à quantifier. La grande leçon à retenir c’est quand on élabore un plan de mobilité, on doit répondre aux besoins de la population. On doit d’abord faciliter la vie des gens. Ici, on l’a rendue beaucoup plus compliquée. »

« Mais si la première faute a été de mener une politique de mobilité basée sur l’idéologie, indépendamment du besoin des gens et de leur nécessité, la seconde a été de la penser par le nombril. C’est-à-dire comme si le plan Faubourg, c’était uniquement le sujet des gens des Faubourgs et peut-être un peu du reste des Avignonnais. Sans réaliser qu’Avignon joue le rôle de plaque tournante d’un espace géographique très compliqué. Un territoire adossé naturellement à des cours d’eau et débordant sur d’autres départements qui ont besoin d’avoir un accès à la ville centre. Une ville compartimentée, héritière d’une histoire extrêmement riche avec ses remparts mais aussi ses emprises ferroviaires, qui la corsette et l’empêchent de respirer.

« La priorité, c’est de faire la LEO telle qu’elle est. »

Côté solution, Julien Aubert est sans équivoque : « La priorité, c’est de faire la LEO (Liaison Est-Ouest) telle qu’elle est. Oui, le tracé est ancien ! Oui, il passe malheureusement par des espaces naturels ! Oui, il a été très long à débloquer ! Mais il faut être lucide, les gens qui expliquent qu’on va peut-être changer le tracé, en réalité ils enterrent le projet car nous n’avons pas le temps matériel de refaire l’étude avant la fin de validité de la DUP (Déclaration d’utilité publique). Le débat est donc clair, soit on fait la LEO telle qu’elle existe, avec toutes ses qualités et tous ses défauts, soit il n’y aura pas de LEO. Il est donc évident de faire de ce dossier une priorité afin de délester Avignon et ses habitants des excès de trafic et de permettre aux usagers extérieurs de la contourner le plus facilement possible. »
« La LEO est vitale pour l’avenir de notre territoire, insiste-t-il. Attractivité économique, emploi, santé des habitants, pollution atmosphérique…. Trop de temps perdu et trop de retard accumulé, Avignon et son agglomération doivent impérativement réagir sans quoi notre ville déclinera encore et toujours. »
Selon Avignon Passion : 80% des personnes interrogées sont favorables au projet de la LEO, le secteur de la rocade l’étant encore davantage (93%). Dans la continuité, ils sont 83% à considérer ‘très prioritaires’ de fluidifier le réseau routier, tout particulièrement dans les secteurs de la 1ère couronne avignonnaise, de la rocade Charles de Gaulle, du tour des remparts et de la route de Marseille.

« Refluidifier le transit en ville sans dégrader la qualité de vie des gens. »

« L’autre nécessité, c’est de revoir le plan Faubourg. Plus de 84% des personnes interrogées dans notre enquête souhaitent la modification voire la suppression du plan faubourg. Il y a peut-être des endroits où cela a amélioré la vie et tout n’est pas à jeter, mais il faut totalement le remettre à plat avec une vraie concertation des principaux intéressés et sans idéologie. J’habite dans le secteur et on a changé quand même 8 fois le sens de circulation pour arriver jusqu’à chez moi ! Il faut donc repenser tout cela avec une seule et unique boussole : refluidifier le transit en ville sans dégrader la qualité de vie des gens. »

Julien Aubert regrette que le tramway ne rejoigne pas les principaux pôles de la ville : Agroparc, l’hôpital et même le centre-ville comme cela était initialement prévu. Crédit : DR/Grand Avignon

Optimiser les réseaux de transport en commun
Troisième priorité pour Julien Aubert : optimiser les réseaux de transport en commun, le tramway notamment.
« Plutôt que de faire un téléphérique, il paraîtrait plus logique de desservir les pôles principaux d’Avignon comme la zone d’Agroparc ou l’hôpital. »
C’est ce que demandent d’ailleurs 55% des répondants, devant l’université à Saint-Lazare (37%), le parking de l’île Piot à (32%), mais aussi la gare TGV, la zone commerciale du Pontet et Réalpanier.
« Le tramway était un choix stratégique mais c’est aussi un traumatisme pour les commerces durant le chantier. Une forme de ‘vitrification’. On l’a bien vu avec l’avenue Saint-Ruf qui a payé cher l’installation du tramway. Par contre, une fois qu’on a eu les inconvénients, il faut qu’on ait les avantages en desservant enfin les zones principales de notre ville. Si on avait été logique, le tramway serait aussi allé dans le cœur de ville, jusqu’à la place de l’horloge. Si on veut favoriser les déplacements, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées il faut que ce tramway soit le plus efficient possible. »

Une réflexion à mener à l’échelle du bassin de vie
En termes de mobilité Julien Aubert a aussi pleinement conscience que la réponse la plus efficace doit être apporté à l’échelle du bassin de vie.
« A minima, il faudrait déjà que le Grand Avignon soit en phase avec Avignon pour commencer », regrette-t-il en constatant que « la ville-centre ne s’entend avec une partie des autres collectivités alentours. Si en plus vous avez la zone gardoise qui joue aussi parfois sa partition contre la partie vauclusienne… ce n’est pas comme cela que l’on bâtit un projet de territoire. Cela se construit par de la confiance. Nous avons donc besoin d’un dialogue de confiance entre la ville-centre, qui doit comprendre qu’elle ne peut pas être Gargantua et dévorer ses voisins, et de l’autre côté, des voisins qui doivent aussi concevoir que cette ville-centre assume un certain nombre de fonctions d’intérêt général avec les coûts importants qui vont avec. Qu’elle a une fonction ‘moteur’ qui doit être reconnue et qu’elle a aussi un rôle naturel pour guider l’avenir du bassin de vie. »

« Se demander si notre découpage actuel des collectivités départementales et même régionales est adapté à l’époque moderne. »

« Après, il y a sans doute une réflexion plus globale à mener, davantage au niveau national qu’au niveau local, qui consiste à se demander si notre découpage actuel des collectivités départementales et même régionales est adapté à l’époque moderne. »
Prenant l’exemple de la LEO avec la récente demande des maires gardois du Grand Avignon de prioriser la tranche 3 (celle franchissant le Rhône) à la tranche 2 (celle franchissant la Durance) : « il ne faut pas reproduire les erreurs de Cécile Helle qui consiste à regarder par le petit bout de la lorgnette. C’est un projet global en trois parties. Et pour qu’il fonctionne, il les faut toutes. Il s’agit donc de remettre les choses dans l’ordre même si, effectivement, il est temps de trouver les financements pour la tranche 3. Là aussi, il serait bon que la région Occitanie se rappelle que le Gard fait bien partie de l’Occitanie. »

« Avignon : c’est une ville qui porte le passé, mais qui doit aussi porter l’avenir. »

Quant au canton de Villeneuve-lès-Avignon, s’il n’est pas loin de penser qu’il s’agit aujourd’hui d’un délaissée d’Occitanie, à l’image de plusieurs présidents du Grand Avignon comme Joël Guin début juin dans nos colonnes, Patrick Vacaris il y a quelques années, ou tout récemment la présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni, dans les colonnes de nos confrères de La Marseillaise, Julien Aubert serait lui aussi favorable à son rattachement au Vaucluse : « S’ils sont maltraités en région Occitanie et qu’ils sont culturellement tournés vers nous, je ne verrai que des avantages à ce qu’ils soient dans notre région et dans notre département. Car il ne faut pas oublier qu’Avignon c’est la porte d’entrée de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et même celle d’Occitanie. La ville ne doit pas être une sorte de caillou qui en bloque les flux. Avignon c’est une ville que toute la France connaît, mais c’est aussi Atlas qui porte le monde sur ses épaules avec un patrimoine unique qui génère des frais et des contraintes architecturales incessantes pour une ville qui n’en a pas les moyens. C’est une ville qui porte le passé, mais qui doit aussi porter l’avenir. C’est pour cela que si nous voulons une métropole attractive et dynamique au plan économique dans un territoire parmi les plus pauvres de France, il nous faut une agglomération élargie.. »

« Cependant pour défendre cette vision, porter cette voix singulière, il faut être au fait de la géographie et de la réalité des problématiques si particulières de ce territoire afin d’être en mesure de l’expliquer au niveau national et des services de l’Etat, assure-t-il. Aujourd’hui, le sujet des mobilités et des déplacements sur Avignon ne concerne plus uniquement les Avignonnais ou les Vauclusiens. C’est un sujet national d’aménagement du territoire. »

Laurent Garcia

L’enquête ‘Circulation-Mobilités’ d’Avignon Passion
Plus de 500 personnes ont répondu à cette enquête ‘Circulation-Mobiliés’, se félicite Julien Aubert : « C’est un nombre suffisamment significatif pour établir un diagnostic fiable. Quand on fait un sondage, on est à peu près cette jauge-là par rapport à notre population ».
Le président d’Avignon Passion estime également que provenance des personnes ayant répondus est assez bien répartie dans toute Avignon ainsi qu’à l’extérieur de la cité des papes.
(Centre-ville : 10%, 1re ceinture d’Avignon : 43%, 2e ceinture : 12% et Hors Avignon : 35%). Dans le même temps, 24% des participants travaillent en centre-ville dont 49% n’habitent pas Avignon et 13% des participants travaillent sur le secteur Montfavet (Agroparc, Cantarel, Mistral 7) dont 41% n’habitent pas Avignon.
« C’est vraiment un retour d’utilisateurs, insiste-t-il. Nous avons à la fois des gens qui vivent à Avignon et qui travaillent à l’extérieur, des gens qui vivent à l’extérieur et qui travaillent dans Avignon, et puis évidemment ceux qui font les circuits intérieurs. »
Crédit photo : Guillaume Samama-Photographe


Réunion publique : Et si on parlait circulation sur Avignon avec Julien Aubert ?

Possible candidat aux prochaines élections municipales d’Avignon 2026, Julien Aubert, l’ancien député LR de Vaucluse, organise ce soir une réunion publique sur le thème ‘La circulation dans Avignon : qu’en pensez-vous ?’

A cette occasion, celui qui a créé le mouvement ‘Osons la France’ et qui a tenu son université de rentrée dans la cité des papes en septembre dernier, propose aux habitants de venir témoigner sur leur expérience en termes de mobilité sur l’agglomération. Rappelant que selon le baromètre 2024 réalisé par le système GPS TomTom, Avignon serait la 12e ville la plus embouteillée de France, Julien Aubert invite également ces derniers à faire part de leurs propositions pour améliorer la circulation à l’avenir.

L.G.

Mercredi 22 janvier 2025. 19h. Novotel Gare centre. 20 boulevard Saint-Roch. Avignon. contact@avignonpassion.fr


« La France des quartiers », un des thèmes de l’université de rentrée du mouvement de Julien Aubert

Ce premier débat, le samedi 28 septembre au Rouge-Gorge, à Avignon, faisait partie d’une thématique intitulée « Les territoires oubliés de la République » organisée par Julien Aubert, ex-député de Vaucluse qui a créé le mouvement « Osons la France ». Etaient présents, le sénateur LR du Rhône Etienne Blanc, le général Emmanuel de Richoufftz, le policier Rudy Manna porte-parole du Syndicat Alliance et une chroniqueuse, Zohra Bitan. Ces fameux territoires font référence à un livre prémonitoire publié dès 2002 par l’historien Georges Bensoussan (« Les territoires perdus de la République » aux éditions des Mille et une nuits), bien avant l’assassinat de Samuel Paty ou la polémique sur l’abaya.

C’est Sébastien Meurant, vice-président d’Osons la France, qui animait ce débat et qui, en prologue, a fait une distinction entre territoires ‘perdus ou oubliés’. «  La France est une et indivisible, mais on voit bien ce qui se passe en Corse où le président parle d’autonomie, en Nouvelle-Calédéonie, à feu et à sang, en métropole où l’égalité des droits n’est pas la même, faute de vrais services publics pour tous. » Il a ensuite évoqué le député de Vaucluse trois fois fiché S et le nombre de crimes et d’attentats commis par des personnes qui d’ont jamais été expulsées de France alors qu’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) leur a été signifiée. « La France ne doit pas devenir étrangère à elle-même » a-t-il conclu.

“La France ne doit pas devenir étrangère à elle-même“

Sébastien Meurant

La militante Zohra Bitan, fille d’immigrés algériens a martelé « La France a été une vraie chance pour moi. Mais au fil des décennies j’ai assisté à la fabrique du communautarisme dans les cités, dans les quartiers. Il existe des Français de souche et d’ailleurs, on n’a pas tous été intégrés, mais souvent méprisés, ségrégués ».

Marseillais, le policier Rudy Manna, qu’on voit souvent sur les chaînes d’information continue, a évoqué « Marseille en grand » et le déplacement « Place nette XXL » du Président de la République avec une demi-douzaine de ministres en mars dernier après que les règlements de compte ont fait une cinquantaine de morts dans la Cité phocéenne en 2023. « Les réseaux de trafiquants de drogue ont été déstabilisés quelques jours, puis ils se sont réorganisés. Les consommateurs ne vont plus dans les cités, vers les points de deal. Des cachettes de stups ont été implantées dans le centre-ville. Et on constate une hausse des livraisons en scooter ». D’ailleurs le journal « La Provence  » avait publié à la une « Il est parti, nous on est toujours là » avec une photo de dealers de retour sur le terrain après le départ du président, ce qui avait valu une suspension d’une semaine au rédacteur-en-chef du quotidien.

« Je suis fier d’être policier. La police n’est ni de droite, ni de gauche, tout le monde doit se battre pour la sécurité, pour vivre paisiblement, pour pouvoir sortir en famille le soir avec ses enfants au restaurant ou au cinéma. Mais l’autorité de l’Etat recule, on a dénombré 15 000 policiers blessés l’an dernier, sans parler des dépressions, des burn-out, des mises en disponibilité et des suicides. Leur taux en France se situe en 2ème position, juste derrière les paysans. On a des difficultés à recruter, mais surtout à interpeller les voyous. La procédure est tellement complexe que certains avocats s’engouffrent dans la moindre erreur pour les faire libérer le lendemain ». Il parle aussi de Gérald Darmanin, l’ancien ministre de l’intérieur. « Il a été pragmatique, mais il n’est pas arrivé à sortir de ce carcan du ‘en même temps’. Les peines de prison doivent être plus fortes, les sanctions plus fermes, il faut un véritable choc d’autorité ».

“La France a été une vraie chance pour moi.“

Zohra Bitan

C’est au tour du sénateur LR du Rhône Etienne Blanc de parler du rapport qu’il a rédigé sur les narco-trafiquants. « Ce trafic représente des sommes exceptionnelles, un chiffre d’affaires de 6,5Mds€, plus que les produits de luxe. 1€ d’héroine en provenance de Colombie se revend 100€, c’est dire si le bénéfice est gigantesque. Les trafiquants se sont professionnalisés, ils ont monté leur entreprise avec leur personnel (acheteur, transformateur, chimiste, livreur, revendeur), ceux qui, parfois à 12-13 ans, donnent l’alerte quand la police arrive. Ils ont leur banque, leur service de blanchiment, leur crypto-monnaie qui deviennent de véritables lessiveuses à cash. Malheureusement, la France ne les a pas répérés, elle n’a pas anticipé, elle n’a rien vu venir, mais eux, ils ont pignon sur rue. »

“Le trafic de stupéfiant représente des sommes exceptionnelles, un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros, plus que les produits de luxe.“

Etienne Blanc, sénateur LR du Rhône

Le sénateur ajoute « Avec le co-rédacteur du Sénat, Bruno Retailleau qui est aujourd’hui Ministre de l’Intérieur, au cours de notre Commission d’Enquête, on avait convoqué les Ministres de la Justice et de l’Interieur. En réponse à nos questions, leur ‘Plan Stups’ était indigent. Le phénomène nous dépasse, il a pris une ampleur folle. Il n’est pas concentré dans les grandes métropoles, il est partout, à la campagne, en Auvergne, au Creusot, dans les Pyrénées, dans les petits ports de la façade atlantique, en Bretagne. Les Italiens, eux ont réussi à faire tomber la maffia, grâce aux ‘repentis’. Mais nous n’en sommes pas là. Avec tout cet argent qui circule, c’est facile pour les narco-trafiquants de corrompre un docker sur le quai et faire discrètement déplacer un container bourré de drogue pour qu’il ne soit pas scanné par les douaniers ».

Ensuite, c’est un militaire, le général Emmanuel de Richoufftz, ancien aide de camp de Pierre Mauroy d’intervenir et de témoigner. Surnommé « Le Général des Banlieues », ce Saint-Cyrien, a participé à l’opération Kolwezi au Congo en 1978, il a été projeté à Sarajevo, a travaillé pour l’OTAN avec la Force d’Action Rapide en Bosnie-Herzégovine. Après une carrière militaire bien remplie, il lance le programme : « 105 permis pour 2005 » destiné aux jeunes défavorisés des quartiers pour qu’ils puissent passer leur permis de conduire. Et il rend visite aux entrepreneurs du « 93′, la Seine-Saint-Denis en uniforme pour les inciter à former ces jeunes et à leur proposer un emploi, ce qui leur permettra de s’intégrer. « J’ai aussi fait faire un stage d’une semaine à l’Ecole de l’Air à Salon-de-Provence, ils ont appris la rigueur, ils sont montés pour la première fois de leur vie dans un avion, ils ont même chanté La Marseillaise. ‘C’est la première fois de ma vie que je me suis senti Français’ a reconnu l’un d’eux ».

“C’est la première fois de ma vie que je me suis senti Français’“

Un jeune de la Seine-Saint-Denis

Cet homme qui avait signé en 2021 la fameuse « Lettre ouverte des généraux, pour un retour de l’honneur de nos gouvernants » a conclu que « La France a perdu la guerre de la drogue, elle doit gagner celle des cités en expérimentant la présence de l’armée dans certains quartiers complètement gangrénés. Il faut détruire les enclaves indépendantistes, saisir les millions d’armes qui y circulent. Les imprécations, ça suffit, il faut agir. Quand on voit des jeunes à peine majeurs rouler en Ferrarri ou en Q8 Audi, poster sur internet des photos de séjours idylliques à Ibiza, en Californie ou au Qatar, créer enfin une « Procédure d’injonction pour ressources inexpliquées », les interpeller et les neutraliser durablement ».

Andrée Brunetti


Julien Aubert : “Oser la France“ ose Avignon

C’est une première, les universités d’été du mouvement politique de Julien Aubert, “Oser la France“ auront lieu le samedi 28 septembre à Avignon. Y participeront notamment le régional de l’étape l’avignonnais Karim Zeribi, ancien député européen et récemment cofondateur du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) mais également le voisin occitan Robert Ménard, maire de Béziers.

“Oser la France“ abandonne donc la Fruitière numérique de Lourmarin pour le Rouge Gorge, le cabaret-théâtre voisin du Palais des Pape repris au printemps 2022 par Harold David co-président du Festival Off d’Avignon et Mickaël Perras, avec comme thématique pour cette nouvelle édition : “les territoires oubliés de la République“.

Le mouvement souverainiste de l’ancien député de la cinquième circonscription de Vaucluse, consacrera cette journée à débattre autour de nombreuses personnalités sur les territoires perdus de la République et sur les phénomènes de division et d’archipellisation chère à l’essayiste et analyste politique Jérome Fourquet.

Une partie des différents intervenants aux tables rondes des universités d’été © Oser la France

Quatre tables rondes avec de nombreux chroniqueurs habitués des plateaux de Cnews, BFM, LCI ou RMC développeront les sujets :

– Les territoires victimes des forces séparatistes :
la France des quartiers animée par Sebastien Meurant avec le General Emmanuel De Richoufftz, Zohra Bitan, Etienne Blanc, Stephane Finance.

– Les territoires victimes des force séparatistes :
la France des ghettos communautaires animée par Olivier Arsac avec Michel Aubouin, Karim Zeribi, François Pupponi, Céline Pina, Jean-Louis Borloo.

– Les territoires abandonnés :
la France rurale animée par Nicolas Leblanc avec Céline Imart, Laurent Duplomb , Robert Menard, Matthieu Bloch.

– Les territoires autonomisés :
Corse, Nouvelle Calédonie, Polynésie, Mayotte animée par Florence Kuntz avec Mansour Kamardine, Jean-Felix Acquaviva, Benjamin Morel, Jean-François Carenco.

Avignon : “Habemus“ Julien Aubert ?
C’est une semaine avant les universités d’été d’Oser la France, le samedi 21 septembre, que Julien Aubert organisera à 9h30 en face l’hôtel de ville au bar le Forum, une réunion publique et engagera une réflexion sur l’avenir d’Avignon qu’il diagnostique en déclin. Le magistrat de la cour des compte a la volonté de mettre en place une équipe transpartisane pour réfléchir à l’avenir du chef lieu de Vaucluse et surement un peu au sien dans la cité des papes, même si ce dernier se défend de toute ambition municipale et envisage ce moment d’échanges comme étant le temps des idées avant celui des femmes et des hommes.

Informations : www.oserlafrance.fr

DP

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