Standards Live, premier album du Maxime Sanchez Trio pour le label Scala Music
Ce tout premier disque en tant que leader a attendu l’épanouissement d’une relation viscérale avec les deux musiciens qui accompagnent Maxime : Florent Nisse à la contrebasse et Guilhem Flouzat à la batterie. Les trois compères ont choisi de jouer des standards en toute simplicité. Il y a dans leur jazz la diaspora africaine, les juifs d’Europe de l’Est et des chanteurs d’origine sicilienne.
Maxime Sanchez, un pianiste aussi intense que discret
Terminé troisième au célèbre Thelonious Monk Competition, place le pianiste Maxime Sanchez dans la cour des grands musiciens européens. Il codirige par ailleurs le quartet Flash Pig et on a pu le voir aux côtés du flûtiste « Magic » Malik. Virtuose, il sait s’effacer dans son répertoire tout en trouvant dans ces chansons anciennes un lieu d’exploration du présent et de découverte de soi.
Maxime Sanchez : piano Florent Nisse : basse Guilhem Flouzat : batterie
Dimanche 15 décembre. 16h. 10 à 25€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
À l’occasion du centenaire de la création de Rhapsody in Blue de Gershwin en 2024, Paul Lay explore les multiples facettes de cette œuvre novatrice. En combinant l’orchestre et son trio de jazz, Paul propose de rejouer, à sa manière, la version de 1942, en y ajoutant trois œuvres de Gershwin arrangées et orchestrées pour cette instrumentation spécifique : Summertime, Nice work if you can get it et It ain’t necessarily so.
En 1942, Georges Gershwin était novateur
Lorsqu’il crée sa Rhapsody in Blue, George Gershwin est le premier compositeur à combiner le jazz et la musique classique dans une œuvre concertante inédite. En s’appropriant les sonorités et les rythmes des jazz bands des années 1920 qu’il intègre à son écriture, il brise les barrières entre musique de jazz et musique symphonique. La première a lieu le 12 février 1924 à l’Aeolian Hall de New York, sous la direction de Paul Whiteman ; George Gershwin tient la partie de piano soliste.
Fusion des cultures
Cette première version de l’oeuvre est révélatrice de l’ambition du compositeur : transposer l’esprit du jazz dans son écriture pour en faire de la « grande musique », tel que Maurice Ravel, ami et grand admirateur de Gershwin, le fera lui-même dans plusieurs de ses compositions. Pour autant, l’œuvre de Gershwin est typiquement américaine, dans sa sonorité unique, et sa volonté de fusionner les traditions culturelles les plus éloignées.
Direction musicale : Fiona Monbet Piano : Paul Lay Contrebasse : Clémens Van Der Feen Batterie : Donald Kontomanou Orchestre national Avignon-Provence
Au programme
George Gershwin, Nice work if you can get it George Gershwin, It ain’t necessarily so George Gershwin, Lullaby for Strings George Gershwin, Rhapsody in blue George Gershwin, Summertime Improvisation à partir des œuvres de Gershwin entre Fiona Monbet, Paul Lay et Donald Kontomanou
Vendredi 13 décembre. 20h. 10€ à 30€ (réservation en ligne). La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90 / lascala-provence.fr
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
Un seul en scène de et par Kelly Rivière, au cœur d’une famille et d’un pays
C’est l’histoire de Kelly Rivière qui n’a pas connu son grand-père irlandais et qui, grâce à la magie du théâtre, retrace cette quête en incarnant tour à tour les personnages qu’elle évoque : sa mère, son père, son frère, sa grand-mère, ses amants, ses grandes-tantes, des policiers anglais, un chanteur dans un pub… Au total plus de 25 personnages ! Kelly Ruisseau nous raconte l’enquête qu’elle a menée pour tenter de retrouver son grand-père, Peter O’Farrel, né dans les années 30 en Irlande du Sud, parti s’installer en Angleterre dans les années 50 et qui disparaît dans les années 70.
Intime et universelle
Cette histoire intime rejoint l’histoire d’un pays, l’Irlande, des relations entre l’Irlande et le Royaume-Uni, des tensions entre catholiques et protestants. Elle évoque l’exil, les secrets, la pauvreté… l’absence. Et cela devient enivrant et captivant !
Dimanche 1ᵉʳ décembre. 16h. 12 à 25€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
Isabella Rossellini, mannequin, actrice, metteuse en scène, fille du grand cinéaste Roberto Rossellini et de l’actrice Ingrid Bergman
On connaît tous Isabella Rossellini, mannequin, actrice, metteuse en scène, fille du grand cinéaste Roberto Rossellini et de l’actrice Ingrid Bergman. Ce que l’on sait moins peut-être c’est qu’elle a toujours été passionnée par les animaux et a récemment obtenu un master d’éthologie au Hunter College de New York. En parallèle de ses études, elle a réalisé Green Porno, Seduce Me et Mamas, une série de courts métrages primés mettant en scène de manière humoristique des études scientifiques sur les comportements animaliers. Récemment, elle a présenté en tournée sa nouvelle représentation théâtrale Link Link Circus qui traite des capacités comportementales et cognitives des animaux.
‘Le sourire de Darwin’, une grande leçon d’humanité
« J’ai écrit ce spectacle pendant le confinement pour réconcilier les deux amours de ma vie : le jeu d’actrice et le comportement des animaux », précise Isabella Rossellini avec le sourire approprié pour parler de son projet mis en scène par Muriel Mayette-Holtz. Elle veut, avec beaucoup d’empathie et sous forme d’une sorte de conférence, réconcilier deux mondes apparemment opposés : les chercheurs et les artistes. « Jusqu’à présent, ces deux mondes étaient séparés et, grâce à ce travail, j’ai enfin réuni le cœur et la tête, le théâtre et la science. » Il fallait pour cela le talent d’une artiste au grand cœur !
Samedi 16 novembre. 20h. 15 à 38€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
La chanteuse Noëmi Waysfeld revient à La Scala ce jeudi 7 novembre avec un projet inouï : rendre hommage à Barbara.
L’œuvre de Barbara signe la rencontre entre Noëmi Waysfeld et l’Orchestre national Avignon-Provence, une création artistique forte comme une évidence. « Quelle communion plus grande pour une chanteuse d’être entourée par tant de musiciens, tant de timbres, et que dans un même souffle, le chant peut jaillir », précise Noëmi Waysfeld.
Une belle histoire d’amour entre Barbara, Noëmi Waysfeld et l’Orchestre National Avignon Provence
Dis quand reviendras-tu ?, La dame brune, Ma plus belle histoire d’amour, Göttingen… Nous avons tous des chansons de Barbara dans le cœur et dans la tête. Avec la profondeur et la sincérité qu’on lui connaît, Noëmi Waysfeld rend un hommage pénétrant à Barbara, dans cette version délicatement orchestrée par Fabien Cali.
Une création artistique immortalisée par un enregistrement discographique chez Sony Classical
Ce disque est le fruit d’une première belle collaboration entre Noëmi Waysfeld, Débora Waldman, l’Orchestre National Avignon-Provence (Onap) et Fabien Cali. Il a été enregistré à La Scala Provence en novembre 2023. Cette sortie s’inscrit dans une démarche de l’Onap de multiplier les collaborations pluridisciplinaires ainsi que la recherche de nouvelles aventures artistiques. L’enregistrement sortira le 8 novembre 2024, au lendemain de ce concert exceptionnel. Le projet se décline sur scène en version orchestrale et en trio avec Leila Soldevila et Guillaume de Chassy.
Participation exceptionnelle de Maxime Le Forestier
Noëmi Waysfeld interprétera La dame brune avec Maxime Le Forestier pour le plus grand bonheur du public.
Direction musicale : Débora Waldman Chant : Noëmi Waysfeld Arrangements : Fabien Cali Avec la participation exceptionnelle de Maxime Leforestier Orchestre national Avignon-Provence
Jeudi 7 novembre 2024. 10 à 30€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
Aujourd’hui Sam Karmann a 70 ans. Le temps du bilan et de la transmission. Mais l’on ne peut transmettre que ce que l’on connaît, alors Sam s’est penché avec infiniment de délicatesse sur l’histoire de sa maman, pour comprendre la sienne. Bien sûr, il est question de secrets de famille, d’amours perdues, de sombres épreuves et de la lumière qui ne libère qu’à condition d’avoir dissipé chaque ombre de son propre territoire.
Copyright Thomas O’Brien
Il était une fois un petit garçon qui, de sa naissance à sa vie d’artiste collectionnait les prénoms et les noms. Non de sa propre volonté l’y ait amené, mais parce que son entourage en usait ainsi. Pour découvrir ce qui se cache derrière tant d’identités, l’artiste qu’il est devenu s’est penché sur l’incroyable destin de sa maternelle famille…
Il découvrira avec étonnement les épopées familiales, des prises de positions et des décisions qui mèneront sa maman dans la gueule du loup et comment elle s’en dégagea, héroïne qu’elle fût. Et aussi avec quelle étrangeté les faits se reproduisent de génération en génération aux mêmes âges. Au bout du chemin ? Un secret de famille perçu par tous sauf par la personne concernée même si rôdent les égrégores de l’inconscience collective.
Le spectacle est arrivé à son terme La salle, comme d’habitude, est bien remplie. Sam Karmann est ovationné par le public qui se tient debout face à lui. Il essuie le plus discrètement possible les larmes qui commencent à poindre au coin de ses paupières. ‘Il faut laisser la place aux autres’ s’excuse l’artiste. N’empêche il pleure.
Copyright Thomas O’Brien
Je repars effarée sous un soleil de plomb. Effarée du courage, du travail de recherche, de l’intimité des dialogues qui ont poussé fils et mère à la transparence dans la plus totale confiance. Bien sûr Freud ou Lacan ont-ils veillé au grain, chacun selon sa propre approche de la psychanalyse. L’histoire de Sam Karmann est universelle et l’on sait désormais que seuls les tabous mis à terre ressuscitent les femmes, les hommes et les enfants. Sam Karmann continue de faire le même cadeau que sa mère reçue de ses parents, et lui de sa mère : la parole d’un enfant que l’on croie. Et cela est magique.
Grâce à eux Texte Denis Lachaud et Sam Karmann. Avec Sam Karmann. Collaboration artistique Anne Poirier-Busson. Création lumière Pierre Mille. Création sonore Steven Ghouti. Musique Pierre Adenot et Costume Julia Allègre.
Les infos pratiques Tant pis c’est moi’. 12h25. De et avec Sam Karmann. La Scala Provence. Jusqu’au 21 juillet 2024. Reprise du spectacle à la Scala Paris du 21 septembre au 29 juin 2025.
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
Pour le dernier concert de la saison ‘Musique baroque en Avignon’, c’est à un concert exceptionnel que nous sommes conviés ce vendredi 31 mai : l’intégrale des six Concertos Brandebourgeois de Bach avec la participation de l’Orchestre national Avignon Provence que dirigera depuis son clavecin le grand musicien Kenneth Weiss.
Ce concert est exceptionnel car cette intégrale n’a plus été donnée sur Avignon depuis quelque 50 ans où elle l’avait été avec le magnifique Orchestre de Chambre de Stuttgart sous la direction du flamboyant Karl Munchinger, sous l’égide de la Société Avignonnaise des Concerts de Simone Girard… Il fallait bien la belle salle 600 de la Scala pour l’accueillir.
Le grand claveciniste Kenneth Weiss à l’interprétation et à la direction d’orchestre
Pour ce monument du répertoire de Bach – six concertos avec flûte et violon à l’honneur – cet américain, installé en France où il est actuellement professeur au Conservatoire National Supérieur de musique et de danse de Paris, interprétera au clavecin et dirigera l’Orchestre National Avignon-Provence. « Les six concertos sont d’une virtuosité étonnante et semblent faire une synthèse de l’art musical de leur temps. Ils forment à eux six une sorte de petite encyclopédie qui démontre les possibilités offertes au genre du concerto, dans son acceptation globale et universelle. »
Vendredi 31 mai. 20h. 15 à 30€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
Créée en 2017 au Festival d’Avignon à la Chapelle des pénitents blancs, Tristesse et joie dans la vie des Girafes, écrit pat Tiago Rodrigues, n’a rien d’enfantin
Un titre en effet enfantin – spectacle à partir de 10ans – pour une pièce qui ne l’est pas. Il y est question de crise économique, de deuils, de solitudes, de renoncements. C’est en confrontant un regard enfantin (ingénu, plein de d’espoir) avec la réalité des rouages économiques d’aujourd’hui que Tiago Rodrigues surligne les cruautés et les aberrations d’un Portugal et d’une Europe en déroute. La pièce aborde un sujet peu traité au théâtre : la violence de la crise financière telle qu’elle est vécue par les enfants.
La pièce de Tiago Rodrigues, mise en scène par Thomas Quillardet, emprunte les codes du conte
La pièce est un parcours initiatique. Girafe est une petite fille de 9 ans. Un peu sur le modèle de Candide, elle va de rencontre en rencontre, en traversant une Lisbonne dévastée par la crise économique. Elle est accompagnée par son ours en peluche suicidaire : Judy Garland. La pièce avance de manière logique tout en laissant aux spectateurs des surprises. C’est cette dramaturgie que mettra en avant la mise en scène. Le dispositif scénique est simple : il met en avant les quatre acteurs, un quatuor comme un petit orchestre avec plusieurs instruments pour bruiter, mettre en musique. Des accessoires surgiront de ce quatuor pour ponctuer l’avancée dans la narration.
Vendredi 19 avril. 20h. 12 à 35€.La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
Maxime Sanchez Trio à la Scala Provence
Séance de rattrapage pour ceux qui auraient raté la performance de Julie Duval dans « L’Odeur de la guerre » En effet le spectacle a déjà été joué durant le Off 2021 à 21h à la Scala Provence, puis pendant le Off 2022 toujours à la Scala mais avec un horaire plus adapté, 14h. Aujourd’hui en programmation hivernale, c’est la salle 200 qui est proposée à Julie Duval par Frédéric et Mélanie Biessy qui ont tenu à accompagner et produire ce projet qui a commencé à germer en 2020.
Un seul en scène bouleversant Nous suivons une famille du Sud de la France et particulièrement Jeanne, en pleine crise d’adolescence. Premières amitiés, premières règles, premier drame et par la suite décrochage scolaire. Ce qui la sauve ? Léonardo di Caprio dans le Titanic mais surtout la boxe thaïlandaise. Quand on n’a pas les mots, quand les adultes ne vous écoutent pas, quand on veut s’évader, il ne reste que l’action, faire parler son corps….et le départ vers la capitale. Jeanne ? c’est l’autrice et comédienne Julie Duval, seule en scène. Elle est littéralement extraordinaire. Elle incarne une dizaine de personnages de son enfance et de sa nouvelle vie de jeune femme. Le souffle court, elle punche les mots et les situations dans un tourbillon d’émotions et de sueur.
Ayant vu l’Odeur de la guerre pendant le Off 2022 ( critique ci-dessus) j’ai souhaité rencontrer Julie Duval avant son passage à la Scala mardi. Ce fut un entretien téléphonique, un pur moment de sérénité pour poser des mots sur cette lente reconstruction.
Genèse d’un spectacle «En 2020, j’ai commencé à écrire « L’Odeur de la Guerre» dans une mise en scène de Juliette Bayi. Je choisis de participer au concours des Fléchettes, organisé par le Théâtre parisien La Flèche. Je gagne ! A ce stade, la pièce est une succession de tableaux : 1 tableau, 1 personnage avec costumes, perruques, beaucoup de décors. C’était ludique, joyeux, insouciant. Je crois qu’inconsciemment c’était pour mettre de la distance avec cette histoire si intime. Il n’empêche, la pièce plaît et le théâtre de la Flèche la programme pour 10 dates. Forte de ce succès public, j’ envisage de venir – pour la toute première fois- au Festival Off. Nous sommes en 2021, la Scala Provence ouvre juste pour le Off. Sur les conseils d’amis, je me lance, crée une cagnotte participative pour louer un créneau de la salle Scala Provence et obtiens de jouer dans la petite salle à 21h. Pendant le festival il faut faire vite. J’ai donc enlevé les costumes, les tableaux et j’ai décidé de m’adresser aux spectateurs directement. Ma parole était violente, vindicative, en gros, je pétais le quatrième Mur ! Certains spectateurs ont adoré, d’autres détesté. Surtout je n’ai pas convaincu les vieilles personnes et les hommes (rires). Dans tous les cas j’en perdais beaucoup…»
Une rencontre décisive «Le directeur de la Scala Frédéric Biessy voit la pièce, en famille, tous âges confondus et elle lui plaît….avec quelques réserves. Il se propose de rentrer en production mais en me suggérant de rencontrer la comédienne et dramaturge Elodie Menant afin d’offrir un regard extérieur et supplémentaire sur mon travail. J’avais encore peur qu’on me confisque mon histoire, mes personnages ou mon titre qui peuvent rebuter.»
Un titre qui rebute ? «Si j’ai accepté des changements, par contre je n’ai jamais voulu toucher au titre. Cette histoire est née à partir du titre justement quand je disais à un ami que l’odeur du camphre et de sueur que l’on trouve dans une salle de boxe me manquait. C’est un spectacle qui fait un titre et pas un titre qui fait un spectacle. »
De, avec, par Julie Duval et personne d’autres ! «Arrivée à ce moment de ma vie, j’ai eu un déclic. Personne d’autre que moi ne pouvait raconter cette histoire. Elle est trop proche de moi. Même si la dizaine de personnes en présence sont pensés, ils sont réels. Dès qu’on a essayé de m’aider pour améliorer la dramaturgie, c’était compliqué car j’avais des idées arrêtées sur des choses et les personnages. Je ne pouvais pas aller vers une maman ou un papa que je ne (re)connaissais pas. J’ai grandi dans une famille où il y a eu beaucoup d’amour mais aussi beaucoup de non dits, de silences. Cette histoire c’est ma réalité. Après un long processus pour prendre une décision, c’était une évidence, une urgence et une responsabilité de faire moi-même ce seul en scène. La boxe m’a beaucoup aidée mais j’étais seule aux commandes donc si ça ne marchait pas, c’était ma responsabilité.»
Un seul en scène résilient «Finalement si j’ai choisi un «seul en scène», c’est que j’avais un appétit et une envie d’être vue et entendue. En fait, j’ai pris la place que j’aurais du prendre depuis de longues années. Le seul en scène m’a permis d’arrêter de m’excuser et enfin de me responsabiliser et de dire les mots.»
Un travail collectif pour une histoire unique et intime «Outre la mise en scène et la dramaturgie de Juliette Bayi et Elodie Menant, toute l’équipe a été au service de cette histoire et non pas l’inverse. La lumière organique conçue par Nolwenn Annic me suit, la musique de Rodolphe Dubreuil me suit. Tout respire en même temps que moi. Rodolphe Dubreuil a conçu la musique au plateau, en partant de moi et avec des allers retours de propositions. Grâce à lui, le spectacle a pris une véritable dimension d’envol et a rendu possible un nouveau souffle, un après-combat.»
Un engagement féministe «Avec Juliette Bayi, nous avons créé l’association Jemmequi donne la parole aux femmes. J’ai donné des cours de boxe à la Maison des Femmes, au Palais de la femme. Il y a une très forte demande des femmes d’être entraînées entre elles et par une femme. Maintenant je me dirige plus vers des cours de théâtre avec toujours le rapport au corps très présent. Avec des questions comme : ça veut dire quoi s’aimer ? Prendre soin de soi ? Et pour moi, actuellement, ça ne passe plus forcément par des cours de boxe.»
Mardi 21 novembre 2023. 19h30. 15 à 25€. La Scala Provence. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90. lascala-provence.fr