2 novembre 2026 |

Ecrit par le 2 novembre 2026

(Vidéo) En quoi le label Bistrot de pays est si important ?

« La goguette » de Peypin-d’Aigues (Sud Luberon) vient obtenir sa labellisation « bistrot de Pays ». Crée en 1993, à l’initiative du SIVOM du pays de Forcalquier et de la Montagne de Lure, ce réseau de cafés restaurants de villages compte aujourd’hui 125 adresses labellisées partout en France, dont 10 dans le Vaucluse. Ils sont l’affirmation d’une ruralité assumée et d’une authenticité réjouissante. Incontournable.  

Ici pas besoin de faire vieux pour faire vrai. L’authenticité n’est pas dans le décor. Si le bistrot de Céline et Christophe Ripert, installé place de la Fontaine à Peypin-d’Aigues, fêtera prochainement ses 100 ans d’existence, il a su au fil des décennies évoluer et se moderniser. Ce n’est pas un musée pour les touristes en quête d’exotisme rural, c’est un lieu de vie. Un endroit où les habitants aiment se retrouver. « Le bistrot est comme le boulodrome, la médiathèque ou les jardins partagés ils sont essentiels à la vie sociale de la commune » précise Karine Mouret la maire du village. « Dans les bistrots de pays on y retrouve toutes les classes sociales et des personnes de tous les âges » ajoute Bastien Giraud, le directeur de la fédération nationale des bistrots de pays.  

« Les peypinois y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux » précise l’édile de la commune

Céline et Christophe Ripert ont repris la Goguette en janvier dernier. Leur expérience dans le domaine de la restauration leur a permis de constituer rapidement leur dossier pour adhérer au réseau des bistrots de pays. Tout aussi rapidement les habitants du village s’y sont retrouvés. « On a été vite adopté et beaucoup de gens jouent le jeu » affirment de concert Céline et Christophe. C’est important de préciser que le bistrot est le seul commerce de Peypin-d’Aigues qui compte tout de même 664 habitants. « Les peypinois y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux » précise l’édile de la commune. « C’est un moyen de préserver l’âme et l’identité de notre village » ajoute-t-elle.

Céline et Christophe Ripert © DidierBailleux/L’Echo du. Mardi

« Nous ne serons jamais millionnaires mais nous avons la qualité de vie » affirme Christophe

Les bistrots de pays ce sont aussi des lieux qui accueillent les touristes de passage. Marcheurs, cyclistes, automobilistes, ils sont nombreux à venir déjeuner ou diner à la Goguette et pas uniquement à la belle saison. Ces clients sont nécessaires à la viabilité économique de ces établissements.  « Nous ne serons jamais millionnaires mais nous avons la qualité de vie » affirme Christophe. A la Goguette on propose une cuisine d’une bonne tenue faite avec beaucoup de générosité. Tout est fait maison et les produits locaux y sont largement utilisés. La maison propose quelques spécialités comme les Panis ou la crème brûlée à la lavande, mais pas que… Le tout à des prix raisonnables. Deux emplois saisonniers ont été créés, Vanessa au service et Christophe aux fourneaux.

De gauche à droite : Christophe, cuisinier ; Vanessa, serveuse ; Karine Mourer, maire de Peypin-d’Aigues; Christophe et Céline Ripert patrons de la Goguette; Bénédicte Martin, vice-présidente de région Sud ; Patrice Mounier, président de l’UNIH 84 ; Bastien Giraud, directeur de la fédération nationale des bistrots de pays. © Didier Bailleux/L’Echo du Mardi

Mais chez Céline et Christophe on n’y vient pas uniquement pour se restaurer ou étancher sa soif

Mais chez Céline et Christophe on n’y vient pas uniquement pour se restaurer ou étancher sa soif. Régulièrement Céline et Christophe organisent des soirées à thèmes où de nombreux habitants aiment s’y retrouver sur la terrasse à l’ombre des platanes. La musique est souvent l’invitée des soirées à la Goguette. La prochaine est prévue le 31 octobre à l’occasion d’halloween.

Patrice Mounier le président de l’Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration (UNIH) de Vaucluse a tenu à faire le déplacement lors de la remise officielle de ce label le 16 octobre dernier. Il a rappelé que ce réseau était née en Provence et qu’il était particulièrement heureux de constater que le Vaucluse comptait désormais 10 établissements labellisés bistrot de Pays. De son côté, Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir, a rappelé que la fédération nationale des bistrots de pays bénéficiait d’un soutien financier de la collectivité régionale. On aura aussi noté que plusieurs maires des communes voisines ont fait le déplacement. Une façon pour tous ces élus d’affirmer l’attachement qu’ils ont pour ces lieux de convivialité indispensables à la vie sociale des villages.

Pour en savoir plus sur les bistrots de pays
www.bistrotdepays.com

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À Avignon, une filière d’excellence contre le cancer du poumon

Le Centre Hospitalier d’Avignon a mis en lumière sa filière remarquable, labellisée par l’ARS (l’Agence régionale de santé) dans la prise en charge du cancer du poumon. Jusqu’à 600 patients y sont accompagnés chaque année, via une organisation réunissant pneumologues, chirurgiens thoraciques, oncologues et professionnels des soins de support. ‘Filière remarquable dans la prise en charge du cancer du poumon’, délivré par l’ARS Provence-Alpes-Cote d’Azur récompense une organisation d’excellence visant à accélérer les diagnostics et à personnaliser les traitements.

À Avignon, la prise en charge d’une personne atteinte d’un cancer du poumon repose sur une coordination étroite entre les services de pneumologie, de chirurgie thoracique et d’oncologie. Cette organisation permet de réunir rapidement les compétences nécessaires autour du patient et de discuter son dossier de manière collégiale. Chirurgie, chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées ou radiothérapie peuvent ainsi être envisagées en fonction du type de tumeur, de son extension et de l’état général de la personne.

600 patients par an
La majorité des examens nécessaires peut être réalisée au sein de l’établissement. Un atout pour les vauclusiens, ainsi que pour les patients venus des territoires limitrophes, qui peuvent limiter les déplacements et bénéficier d’un parcours plus lisible. Le Centre Hospitalier d’Avignon prend en charge, chaque année, jusqu’à 600 personnes atteintes d’un cancer du poumon souffrant de tumeurs découvertes à un stade précoce, de formes localement avancées, de récidives ou de maladies nécessitant des traitements au long cours.

Reconnaissance de l’ARS
Filière Remarquable dans la Prise en Charge du Cancer du Poumon, labellisée par l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur, s’appuie sur cette capacité à adapter les décisions médicales à chaque patient. Le label distingue une organisation structurée, fondée sur l’expertise, la fluidité du parcours et l’accès à des traitements innovants. La chirurgie constitue l’un des piliers de cette filière. Lorsqu’elle est possible, elle peut offrir une perspective de traitement curatif, notamment lorsque la maladie est diagnostiquée suffisamment tôt. Les techniques mini-invasives peuvent aussi contribuer à réduire la durée de récupération.

Copyright Centre hospitalier d’Avignon

L’innovation au service de décisions plus précises
Les analyses anatomopathologiques et moléculaires permettent désormais d’identifier plus finement les caractéristiques de certaines tumeurs. Ces informations peuvent orienter vers une thérapie ciblée ou une immunothérapie, selon le profil du cancer. L’hôpital d’Avignon participe également à la recherche clinique et donne accès, selon les indications, à des innovations thérapeutiques. Pour les patients, ces essais peuvent représenter une possibilité supplémentaire lorsque les traitements habituels ne suffisent pas ou lorsqu’une stratégie nouvelle est évaluée.

Une maladie souvent diagnostiquée trop tard
En France, le cancer du poumon est l’un des cancers les plus meurtriers. Si le tabac demeure le principal facteur de risque, l’exposition au radon (gaz radioactif naturel, inodore et incolore, souvent présent dans les roches granitiques et volcaniques), à certaines substances professionnelles, la pollution atmosphérique ou des antécédents respiratoires peuvent également intervenir dans l’éclosion de la maladie. La filière intègre également les soins de support, indispensables pour soulager la douleur, préserver la nutrition, accompagner le moral, favoriser l’activité physique adaptée ou aider les proches, parce que le cancer bouleverse la vie quotidienne.

Les chiffres du cancer en France
Les cancers représentent la 1re cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme. Incidence en 2023 (nombre de nouveaux cas de cancers) : 433 136, soit 245 610 hommes et 187 526 femmes. Âge médian au moment du diagnostic : 70 ans chez l’homme et 68 ans chez la femme. Mortalité liée au cancer en 2023 : 157 400 décès, soit 89 600 hommes et 67 800 femmes. Un taux de mortalité en baisse : -2 % chez l’homme et -0,7 % chez la femme entre 2010 et 2018. En France, comme au niveau mondial, l’incidence des cancers diffère selon le sexe. Ainsi, en 2023 : Homme : le cancer de la prostate est de loin le plus fréquent (59 885 nouveaux cas). Viennent ensuite le cancer du poumon (33 428 nouveaux cas) et le cancer colorectal (26 212 nouveaux cas). Femme : le cancer du sein est le plus répandu (61 214 nouveaux cas), puis le cancer colorectal (21 370 nouveaux cas) et le cancer du poumon (19 339 nouveaux cas). Les cancers les plus meurtriers Femme : cancers du sein (12 100 décès), du poumon (10 300 décès) et colorectal (7 900 décès). Homme : cancers du poumon (22 800 décès), colorectal (9 200 décès) et de la prostate (8 100 décès).
Source : Fondation pour la recherche médicale ici.
Mireille Hurlin


GSE, une entreprise où performance et impact social et environnemental vont de pair

Le Groupe GSE, basé à Avignon et spécialisé dans la conception, construction, rénovation et l’aménagement de bâtiment, a obtenu la certification B Corp®, un label à la renommée internationale qui reconnaît les bonnes pratiques des entreprises en termes d’impact social, sociétal et environnemental.

Le Groupe avignonnais fait désormais partie du cercle restreint des entreprises ayant obtenu la certification B Corp®. Ce label international exigeant distingue les sociétés qui intègrent pleinement les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux dans leur stratégie, leur gouvernance et leurs opérations.

« Être B Corp, c’est affirmer que la performance économique ne peut plus être dissociée de l’impact social, environnemental et territorial, déclare Roland Paul, président de GSE. Cette labellisation nous oblige à progresser davantage en permanence. »

Une dynamique de transformation du Groupe

GSE a réalisé un score de 98,2 points, au-delà du seuil minimal requis de 80 points pour être labellisé. Ce score est réévalué tous les trois ans. Ainsi, le Groupe se doit de poursuivre ses efforts pour concilier performance et responsabilité sociale et environnementale pour garder le label.

Cette certification représente donc le positionnement GSE en faveur d’une performance durable et s’inscrit dans sa dynamique de transformation qui lui a déjà permis de devenir Société à Mission en 2023.

« En rejoignant le mouvement B Corp, GSE intègre également un écosystème structuré d’entreprises engagées, en France età l’international, partageant des ambitions communes, explique l’entreprise. Un cadre propice au dialogue, au partage de bonnes pratiques et à l’émergence de coopérations, au service d’un immobilier plus durable et plus responsable. »


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Grâce à Geoffrey Casu, commandant à Avignon-Fontcouverte et colistier d’un candidat aux Municipales à Saint-Saturnin-lès-Avignon, la commune a obtenu le label ‘Ma commune qui sauve’, qui témoigne de l’engagement aux côtés des sapeurs-pompiers.

Chez les Casu, on est pompier de père en fils, voire petit-fis. Le grand-père, Bernard est capitaine et infirmier, le fils Geoffrey est commandant à Avignon-Fontcouverte et le petit-fils Gabriel, 9 ans, attend d’en avoir 12 pour intégrer les Jeunes Sapeurs-Pompiers de Vaucluse. Et pour l’instant, il est de toutes les cérémonies mémorielles entre papa et papy, avec sa petite sœur Léonie (6ans) au Rocher des Doms pour le 8 mai, le 11 novembre ou la Libération d’Avignon chaque 25 août.

Geoffrey Casu lui aussi, depuis tout petit, a chevillé au corps, la devise « Sauver ou Périr. » Après avoir fait des études de droit à Lyon il a intégré les Sapeurs-Pompiers volontaires à 19 ans. Après avoir passé un concours d’officiers, il est nommé chef de caserne dans l’Ain. Tout à tour, cursus normal,  lieutenant, capitaine puis commandant, cet officier est aujourd’hui chargé des « dossiers structurants et à enjeux » chez les pompiers de Vaucluse.

Une Charte d’engagement moral en vue des Municipales

Justement, c’est lors du Salon des Maires à Paris, fin novembre dernier, que la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers a réaffirmé sa mission première d’intérêt général. Et à l’approche des scrutins des 15 et 22 mars prochain, en liaison avec la Sécurité Civile, elle a lancé une initiative, une « Charte d’engagement » moral à destination de tous les candidats aux municipales. Objectif : inscrire la sécurité et la résilience au cœur des débats avec les citoyens.

Une opportunité que le Commandant Casu a saisie au bond et comme il est candidat sur l’une des 3 listes en lice pour la mairie de Saint-Saturnin-lès-Avignon (celle de Sylvain Penalva*), elle bénéficie de cette charte. Lors d’une conférence de presse, il a décliné les 5 engagements. D’abord, par convention signée par la mairie, favoriser la disponibilité des SP volontaires pour garantir la continuité du service public en cas d’incendie, d’inondation, de tremblement de terre, d’avalanche, de pollution, d’accident industriel, nucléaire ou sanitaire. Ensuite « mettre en œuvre une culture de la prévention, faire de la pédagogie avec des ateliers auprès de tous, quel que soit l’âge. Montrer les gestes qui sauvent, les bons réflexes comme la PLS (Position latérale de sécurité), le fonctionnement d’un défibrillateur cardiaque, ne pas jeter de mégot par la fenêtre, ne pas allumer un barbecue quand souffle le mistral… Pour que chacun devienne acteur de sa propre sécurité et de celle des autres », précise Geoffrey Casu. « Il va de soi que tous les élus, mais aussi tous les agents de la mairie doivent être formés à la gestion de crise. Et plus de Saint-Saturninois le seront également, mieux ce sera dans l’intérêt général. »

Geoffrey Casu et Sylvain Penalva, candidat aux Municipales à Saint-Saturnin-lès-Avignon. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Il poursuit : « Anticiper, c’est dominer la situation. Donc il faut s’entraîner et planifier. » D’après le GIEC, le dérèglement climatique va s’intensifier avec des épisodes de plus en plus fréquents et de plus en plus violents, nous devons donc nous organiser, nous relever les manches pour limiter les risques donc les dégâts. Par exemple, 90% des feux sont d’origine humaine, pour moitié criminelle, pour moitié provoqués par bêtise pour ne pas dire plus. Nous devons créer une réserve communale de sécurité civile et ce n’est pas un engagement de pacotille, c’est du pragmatisme pur pour sauver des vies. Cette prise de conscience collective est nécessaire pour une prévention des risques, une entraide entre les habitants, une citoyenneté active. Chacun doit se prendre en main. Seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »

©sapeurs-Pompiers de France

Une initiative peu déployée en Vaucluse

Avec ses 5 206 habitants, Saint-Saturnin-les-Avignon est donc la première commune en Vaucluse à bénéficier du label « Ma commune qui sauve », un dispositif concret qui place le citoyen au cœur de la sécurité civile. Depuis, d’autres ont suivi comme Mormoiron et Le Thor. Espérons qu’elles seront imitées par les autres villes et villages du département. Avec le soutien de la Préfecture et du Conseil Départemental. Si Geoffrey Casu s’engage aujourd’hui en plus de son métier, un autre avant lui l’avait fait, le Colonel Jean-Luc Queyla, qui dirigeait le Centre de Secours Principal d’Avignon. Il s’était présenté sur une liste aux Municipales. Et Il était à l’origine d’un petit livre rouge, Manuel de Survie (Édition Albin Michel). Une version grand public du DICRIM (Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs).

*Pour les Municipales de mars prochain, il y a 2 autres listes en plus de ‘Une nouvelle énergie pour Saint-Saturnin’ de Sylvain Penalva : ‘Saint-Saturnin au cœur’ de Chantal Bonnefoux, et ‘Un nouvel élan pour Saint-Saturnin’ de Josiane Coste.


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

L’institut français Speak & Act a récemment dévoilé les classements des meilleures écoles dans leur domaine. L’école avignonnaise Game Academy y figure et obtient le label ‘Best School Experience’.

‘Best School Experience’ (meilleure expérience étudiante), c’est le label qu’a obtenu l’école de jeux vidéo vauclusienne Game Academy pour l’année 2026. Attribuée par l’institut Speak & Act, cette distinction met en avant les écoles et universités où les étudiants sont les plus heureux dans l’objectif d’orienter au mieux les candidats dans la recherche de la meilleure expérience étudiante.

Pour cette édition, plus de 150 000 avis issus de 750 établissements ont été analysés. Ce sont donc les avis des étudiants de la Game Academy eux-mêmes qui ont permis à l’école d’obtenir la deuxième place du classement des meilleures écoles dans la catégorie ‘Audiovisuel / Animation / Jeux Vidéo’ avec une note de 4,05/5.

Plusieurs critères ont été évalués : l’excellence académique, la qualité des locaux, le sentiment d’appartenance, la reconnaissance employeur, la démarche RSE, la force du réseau alumni, la qualité de la vie associative, ainsi que l’insertion professionnelle.

« Cette reconnaissance est avant tout celle de nos étudiants, déclare le fondateur et directeur Kévin Vivier. Elle confirme que l’expérience vécue au quotidien à Game Academy est en adéquation avec nos valeurs: exigence, bienveillance et passion pour la création vidéoludique. »


NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’

Le groupe de bâtiment et travaux public NGE, basé à Saint-Étienne-du-Grès, vient de recevoir le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’ pour l’ensemble de ses entités en France.

L’Afnor Certification a délivré le label ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’ à NGE, une distinction qui met en lumière les organismes privés et publics qui se positionnent en faveur de l’égalité professionnelle.

Ce label se base sur plusieurs critères tels que la gouvernance et la stratégie égalité, les pratiques de recrutement, de carrière et de rémunération, la prévention des discriminations et du sexisme, l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, l’ancrage opérationnel des engagements sur le terrain, ainsi qu’une transformation profonde et ambitieuse.

Une féminisation des équipes depuis 2017

Le groupe NGE, employant 26 000 collaborateurs dans toute la France, se place donc en faveur de la mixité, de l’égalité professionnelle et de la féminisation des métiers du BTP.

Depuis 2017, le Groupe a pris des actions concrètes dans le but de féminiser ses équipes dans un secteur majoritairement masculin. En 2025, NGE comptait donc 12,8% de femmes, contre 8% en 2017. D’ici 2028, l’objectif est d’atteindre 30%.

Pour ce faire, NGE s’entoure d’associations féminines ou engagées en faveur de la mixité et de l’égalité professionnelle telles que Les SouterReines, Elles Bougent, CentraleSupélec au Féminin, AFMD, Force Femmes, etc.

« L’égalité professionnelle est un enjeu stratégique et prioritaire considérant qu’elle fait partie des leviers de performance du Groupe et participe à son attractivité dans un secteur où les métiers sont en tension », a déclaré NGE.


Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

Labellisé Territoire d’industrie pour 2023-2027, le Vaucluse réaffirme son rôle industriel en Provence-Alpes-Côte d’Azur grâce à un tissu diversifié d’entreprises et à une dynamique entrepreneuriale notable. Avec près de 4 400 établissements industriels, plus de 17 500 salariés dans le secteur et des filières structurantes comme l’agroalimentaire, chimie et transformation des matériaux, le département conjugue héritage et défis d’avenir.

Dans un département qui compte plus de 50 000 établissements tous secteurs confondus, l’industrie représente environ 9% des unités économiques et 16% des salariés présents sur le registre du commerce en Vaucluse au 1er janvier 2024. Cela se traduit par 4 363 établissements industriels employeurs et 17 570 salariés actifs dans l’industrie — une croissance de +774 établissements et +1 166 emplois en deux ans.

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Un territoire industriel dynamique
L’observatoire industriel de l’Aurav souligne également que, dans l’ensemble de la région Sud, le secteur industriel employait en 2024 près de 170 000 salariés pour plus de 10 500 établissements, avec 13% des emplois industriels régionaux localisés en Vaucluse.

Des filières qui pèsent
L’agroalimentaire demeure la première filière du territoire : dans le Territoire d’industrie, ce secteur comprend 284 établissements d’au moins trois salariés, faisant de lui le pilier de l’activité industrielle locale. Le développement de cette filière se retrouve également dans le poids du département au niveau régional : les industries alimentaires représentent environ 25% des emplois industriels vauclusiens et près de 10 % du chiffre d’affaires industriel, avec quelque 240 entreprises et plus de 8 000 salariés permanents dédiés au secteur.

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D’autres segments stratégiques
Outre l’agroalimentaire, d’autres segments jouent un rôle stratégique comme la Chimie et les matériaux : 79 établissements d’au moins trois salariés, concentrant 1 820 emplois et générant un chiffre d’affaires majeur grâce à une forte valeur ajoutée. La Transformation et la valorisation (de la gestion des déchets et des matériaux) : 94 établissements structurés autour de PME locales (Petites et moyennes entreprises). Mines et métallurgie, construction, mode et luxe complètent ce paysage multi-sectoriel.

Une dynamique entrepreneuriale soutenue
Le tissu industriel vauclusien se caractérise par une prédominance très marquée des petites structures : 96% des unités industrielles ont moins de 10 salariés, ce qui souligne l’importance des TPE et PME dans l’écosystème local.

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La création d’entreprise
Cette dynamique se reflète aussi dans la création d’entreprises : selon l’Insee, 701 nouvelles sociétés industrielles ont été créées en 2024 dans le département, et le nombre total d’entreprises nouvelles s’élève à 10 716, toutes activités confondues.

Défis structurels et trajectoires d’avenir
Malgré ces signaux positifs, l’industrie vauclusienne fait face à des défis classiques : l’attractivité des emplois industriels dans un marché du travail tendu, la modernisation des sites et l’adaptation des compétences aux technologies émergentes. L’implantation industrielle reste par ailleurs fortement dépendante des zones d’activités, avec des densités variables et un besoin constant de foncier adapté. L’attractivité globale du territoire repose sur une combinaison d’infrastructures, de formation et d’innovation, autant de leviers à renforcer pour soutenir la réindustrialisation engagée.

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Pour faire court
Les chiffres confirment que le Vaucluse n’est pas qu’un département rural : il est un acteur industriel tangible de la région Sud, avec des milliers d’emplois, un maillage d’entreprises diversifié et une capacité à créer de nouvelles activités. Le label Territoire d’industrie constitue, en cela, un levier stratégique pour faire dialoguer innovations, formations et projets territoriaux. Reste à transformer cette dynamique en gains durables, à la croisée de la transition écologique, de l’attractivité des métiers industriels et d’une gouvernance territoriale renforcée.
Mireille Hurlin

Sources : CCI Vaucluse, Chiffres clés de l’économie, répartition sectorielle et place de l’industrie (2024) ; Aurav Territoires d’industrie Vaucluse (Mars 2025) ; ANCT.
Mireille Hurlin

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Deux communes vauclusiennes obtiennent le label ‘Ville Prudente’

À l’occasion de la 8e édition du label ‘Ville Prudente’ de l’association Prévention Routière, 179 nouvelles communes françaises ont obtenu la labellisation, dont deux en Vaucluse.

Le label ‘Ville Prudente’ a été créé par l’association Prévention Routière, qui conduit des actions de sensibilisation et d’information auprès du grand public depuis 1949, dans le but de récompenser les communes, peu importe leur taille, qui s’engagent dans la prévention et la sécurité routière.

Pour cette 8e édition, ce sont 179 communes dont la labellisation a été dévoilée lors du 107e Congrès des maires et présidents d’intercommunalités de France en novembre. Différents niveaux de label ont été attribués, de 1 à 5 cœurs en fonction des actions menées par les communes.

2 communes vauclusiennes labellisées en 2025

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 20 communes ont été labellisées dont deux vauclusiennes : Pertuis et Mérindol. Toutes deux ont obtenu le niveau 2 du label. Les deux communes disposent désormais d’un panneau ‘Ville Prudente’ ou ‘Village Prudent’ à mettre à en entrée de ville. En plus d’obtenir une reconnaissance pour l’engagement de leurs élus en matière de prévention et sécurité routière, les deux communes vauclusiennes vont pouvoir bénéficier de différents outils pour poursuivre et optimiser leurs actions comme des fiches conseils et des bonnes pratiques, un kit de communication pour informer les citoyens de leur engagement, ainsi qu’un outil d’analyses statistiques.

Deux autres communes vauclusiennes ont déjà obtenu le label auparavant. Il s’agit de Bollène, à qui a été attribué le niveau 2 en 2024, mais aussi Avignon, qui, en 2020, a obtenu le niveau 3 grâce à son positionnement en faveur des mobilités douces.

Ouverture des candidatures pour 2026

Pour la prochaine édition du label, les communes pourront candidater dès le mercredi 7 janvier via le formulaire d’inscription en ligne.

Les candidats pourront ensuite renseigner les aménagements réalisés et/ou programmés, les actions de prévention et de sensibilisation au risque routier mises en œuvre, la mise en place d’indicateurs permettant de mesurer le risque routier sur la commune, ou encore la gestion des flottes de véhicules de la commune favorisant la sécurité routière.


Le scandale des herbes de Provence 

Seulement 10 % des herbes de Provence consommées en France sont vraiment originaires de Provence. Les industriels qui les proposent se défendent en expliquant que l’appellation est générique et que la production locale n’est pas suffisante pour répondre à la demande. De leur côté les producteurs provençaux dénoncent l’imposture et crient au scandale. Et ils ont raison.

Les herbes de Provence ne peuvent être peuvent considérées comme une appellation générique utilisable par tous. Cela pour au moins une bonne raison et qui devrait primer sur toutes les autres : le respect des règles qui conduisent l’usage de notre langue. Les herbes de Provence doivent venir de Provence, comme les huitres de Cancale viennent de Cancale ou les andouilles de Vire viennent de Vire. Si elles ne viennent pas de Provence elles ne peuvent pas en prendre la dénomination. C’est aussi simple que cela. Demandez à un enfant de classe primaire ce qu’il en pense. Il vous apportera la réponse sans aucune hésitation.

Les mots sont justes et précis respectons-en leurs sens et leurs significations

Si on ne respecte pas ces règles de base c’est la porte ouverte à tous les mensonges et les usurpations. Les dérives du langage peuvent ainsi aller très loin. Bien plus loin que nos simples herbes de Provence. S’agissant de certains régimes autoritaires on pourrait alors parler de « démocratie populaire », concernant une justice expéditive on pourrait aussi dire qu’il s’agit de « justice populaire », etc… Les mots sont justes et précis respectons-en leurs sens et leurs significations. La langue c’est notre socle commun, notre contrat social.

Dans un idéal il ne devrait pas être nécessaire d’inventer des labels ou des appellations certifiées. La bonne foi et l’honnêteté devraient suffire. Concernant nos herbes de Provence la pilule est d’autant plus difficile à digérer que les ingrédients de ces contrefaçons scandaleuses n’ont rien à voir avec ceux des vraies herbes de Provence. Pour ces dernières 4 herbes sont savamment dosées : le romarin, la sarriette, l’origan et le thym. Dans certains de ces plagiats on peut trouver jusqu’à 9 ingrédients, dont certains on l’imagine ne coûtent pas grand-chose. La cuisine c’est comme les idées il faut éviter les produits trop transformées et traficotés.

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