20 mars 2026 |

Ecrit par le 20 mars 2026

Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Grâce à Geoffrey Casu, commandant à Avignon-Fontcouverte et colistier d’un candidat aux Municipales à Saint-Saturnin-lès-Avignon, la commune a obtenu le label ‘Ma commune qui sauve’, qui témoigne de l’engagement aux côtés des sapeurs-pompiers.

Chez les Casu, on est pompier de père en fils, voire petit-fis. Le grand-père, Bernard est capitaine et infirmier, le fils Geoffrey est commandant à Avignon-Fontcouverte et le petit-fils Gabriel, 9 ans, attend d’en avoir 12 pour intégrer les Jeunes Sapeurs-Pompiers de Vaucluse. Et pour l’instant, il est de toutes les cérémonies mémorielles entre papa et papy, avec sa petite sœur Léonie (6ans) au Rocher des Doms pour le 8 mai, le 11 novembre ou la Libération d’Avignon chaque 25 août.

Geoffrey Casu lui aussi, depuis tout petit, a chevillé au corps, la devise « Sauver ou Périr. » Après avoir fait des études de droit à Lyon il a intégré les Sapeurs-Pompiers volontaires à 19 ans. Après avoir passé un concours d’officiers, il est nommé chef de caserne dans l’Ain. Tout à tour, cursus normal,  lieutenant, capitaine puis commandant, cet officier est aujourd’hui chargé des « dossiers structurants et à enjeux » chez les pompiers de Vaucluse.

Une Charte d’engagement moral en vue des Municipales

Justement, c’est lors du Salon des Maires à Paris, fin novembre dernier, que la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers a réaffirmé sa mission première d’intérêt général. Et à l’approche des scrutins des 15 et 22 mars prochain, en liaison avec la Sécurité Civile, elle a lancé une initiative, une « Charte d’engagement » moral à destination de tous les candidats aux municipales. Objectif : inscrire la sécurité et la résilience au cœur des débats avec les citoyens.

Une opportunité que le Commandant Casu a saisie au bond et comme il est candidat sur l’une des 3 listes en lice pour la mairie de Saint-Saturnin-lès-Avignon (celle de Sylvain Penalva*), elle bénéficie de cette charte. Lors d’une conférence de presse, il a décliné les 5 engagements. D’abord, par convention signée par la mairie, favoriser la disponibilité des SP volontaires pour garantir la continuité du service public en cas d’incendie, d’inondation, de tremblement de terre, d’avalanche, de pollution, d’accident industriel, nucléaire ou sanitaire. Ensuite « mettre en œuvre une culture de la prévention, faire de la pédagogie avec des ateliers auprès de tous, quel que soit l’âge. Montrer les gestes qui sauvent, les bons réflexes comme la PLS (Position latérale de sécurité), le fonctionnement d’un défibrillateur cardiaque, ne pas jeter de mégot par la fenêtre, ne pas allumer un barbecue quand souffle le mistral… Pour que chacun devienne acteur de sa propre sécurité et de celle des autres », précise Geoffrey Casu. « Il va de soi que tous les élus, mais aussi tous les agents de la mairie doivent être formés à la gestion de crise. Et plus de Saint-Saturninois le seront également, mieux ce sera dans l’intérêt général. »

Geoffrey Casu et Sylvain Penalva, candidat aux Municipales à Saint-Saturnin-lès-Avignon. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Il poursuit : « Anticiper, c’est dominer la situation. Donc il faut s’entraîner et planifier. » D’après le GIEC, le dérèglement climatique va s’intensifier avec des épisodes de plus en plus fréquents et de plus en plus violents, nous devons donc nous organiser, nous relever les manches pour limiter les risques donc les dégâts. Par exemple, 90% des feux sont d’origine humaine, pour moitié criminelle, pour moitié provoqués par bêtise pour ne pas dire plus. Nous devons créer une réserve communale de sécurité civile et ce n’est pas un engagement de pacotille, c’est du pragmatisme pur pour sauver des vies. Cette prise de conscience collective est nécessaire pour une prévention des risques, une entraide entre les habitants, une citoyenneté active. Chacun doit se prendre en main. Seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »

©sapeurs-Pompiers de France

Une initiative peu déployée en Vaucluse

Avec ses 5 206 habitants, Saint-Saturnin-les-Avignon est donc la première commune en Vaucluse à bénéficier du label « Ma commune qui sauve », un dispositif concret qui place le citoyen au cœur de la sécurité civile. Depuis, d’autres ont suivi comme Mormoiron et Le Thor. Espérons qu’elles seront imitées par les autres villes et villages du département. Avec le soutien de la Préfecture et du Conseil Départemental. Si Geoffrey Casu s’engage aujourd’hui en plus de son métier, un autre avant lui l’avait fait, le Colonel Jean-Luc Queyla, qui dirigeait le Centre de Secours Principal d’Avignon. Il s’était présenté sur une liste aux Municipales. Et Il était à l’origine d’un petit livre rouge, Manuel de Survie (Édition Albin Michel). Une version grand public du DICRIM (Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs).

*Pour les Municipales de mars prochain, il y a 2 autres listes en plus de ‘Une nouvelle énergie pour Saint-Saturnin’ de Sylvain Penalva : ‘Saint-Saturnin au cœur’ de Chantal Bonnefoux, et ‘Un nouvel élan pour Saint-Saturnin’ de Josiane Coste.


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

L’institut français Speak & Act a récemment dévoilé les classements des meilleures écoles dans leur domaine. L’école avignonnaise Game Academy y figure et obtient le label ‘Best School Experience’.

‘Best School Experience’ (meilleure expérience étudiante), c’est le label qu’a obtenu l’école de jeux vidéo vauclusienne Game Academy pour l’année 2026. Attribuée par l’institut Speak & Act, cette distinction met en avant les écoles et universités où les étudiants sont les plus heureux dans l’objectif d’orienter au mieux les candidats dans la recherche de la meilleure expérience étudiante.

Pour cette édition, plus de 150 000 avis issus de 750 établissements ont été analysés. Ce sont donc les avis des étudiants de la Game Academy eux-mêmes qui ont permis à l’école d’obtenir la deuxième place du classement des meilleures écoles dans la catégorie ‘Audiovisuel / Animation / Jeux Vidéo’ avec une note de 4,05/5.

Plusieurs critères ont été évalués : l’excellence académique, la qualité des locaux, le sentiment d’appartenance, la reconnaissance employeur, la démarche RSE, la force du réseau alumni, la qualité de la vie associative, ainsi que l’insertion professionnelle.

« Cette reconnaissance est avant tout celle de nos étudiants, déclare le fondateur et directeur Kévin Vivier. Elle confirme que l’expérience vécue au quotidien à Game Academy est en adéquation avec nos valeurs: exigence, bienveillance et passion pour la création vidéoludique. »


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Le groupe de bâtiment et travaux public NGE, basé à Saint-Étienne-du-Grès, vient de recevoir le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’ pour l’ensemble de ses entités en France.

L’Afnor Certification a délivré le label ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’ à NGE, une distinction qui met en lumière les organismes privés et publics qui se positionnent en faveur de l’égalité professionnelle.

Ce label se base sur plusieurs critères tels que la gouvernance et la stratégie égalité, les pratiques de recrutement, de carrière et de rémunération, la prévention des discriminations et du sexisme, l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, l’ancrage opérationnel des engagements sur le terrain, ainsi qu’une transformation profonde et ambitieuse.

Une féminisation des équipes depuis 2017

Le groupe NGE, employant 26 000 collaborateurs dans toute la France, se place donc en faveur de la mixité, de l’égalité professionnelle et de la féminisation des métiers du BTP.

Depuis 2017, le Groupe a pris des actions concrètes dans le but de féminiser ses équipes dans un secteur majoritairement masculin. En 2025, NGE comptait donc 12,8% de femmes, contre 8% en 2017. D’ici 2028, l’objectif est d’atteindre 30%.

Pour ce faire, NGE s’entoure d’associations féminines ou engagées en faveur de la mixité et de l’égalité professionnelle telles que Les SouterReines, Elles Bougent, CentraleSupélec au Féminin, AFMD, Force Femmes, etc.

« L’égalité professionnelle est un enjeu stratégique et prioritaire considérant qu’elle fait partie des leviers de performance du Groupe et participe à son attractivité dans un secteur où les métiers sont en tension », a déclaré NGE.


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Labellisé Territoire d’industrie pour 2023-2027, le Vaucluse réaffirme son rôle industriel en Provence-Alpes-Côte d’Azur grâce à un tissu diversifié d’entreprises et à une dynamique entrepreneuriale notable. Avec près de 4 400 établissements industriels, plus de 17 500 salariés dans le secteur et des filières structurantes comme l’agroalimentaire, chimie et transformation des matériaux, le département conjugue héritage et défis d’avenir.

Dans un département qui compte plus de 50 000 établissements tous secteurs confondus, l’industrie représente environ 9% des unités économiques et 16% des salariés présents sur le registre du commerce en Vaucluse au 1er janvier 2024. Cela se traduit par 4 363 établissements industriels employeurs et 17 570 salariés actifs dans l’industrie — une croissance de +774 établissements et +1 166 emplois en deux ans.

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Un territoire industriel dynamique
L’observatoire industriel de l’Aurav souligne également que, dans l’ensemble de la région Sud, le secteur industriel employait en 2024 près de 170 000 salariés pour plus de 10 500 établissements, avec 13% des emplois industriels régionaux localisés en Vaucluse.

Des filières qui pèsent
L’agroalimentaire demeure la première filière du territoire : dans le Territoire d’industrie, ce secteur comprend 284 établissements d’au moins trois salariés, faisant de lui le pilier de l’activité industrielle locale. Le développement de cette filière se retrouve également dans le poids du département au niveau régional : les industries alimentaires représentent environ 25% des emplois industriels vauclusiens et près de 10 % du chiffre d’affaires industriel, avec quelque 240 entreprises et plus de 8 000 salariés permanents dédiés au secteur.

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D’autres segments stratégiques
Outre l’agroalimentaire, d’autres segments jouent un rôle stratégique comme la Chimie et les matériaux : 79 établissements d’au moins trois salariés, concentrant 1 820 emplois et générant un chiffre d’affaires majeur grâce à une forte valeur ajoutée. La Transformation et la valorisation (de la gestion des déchets et des matériaux) : 94 établissements structurés autour de PME locales (Petites et moyennes entreprises). Mines et métallurgie, construction, mode et luxe complètent ce paysage multi-sectoriel.

Une dynamique entrepreneuriale soutenue
Le tissu industriel vauclusien se caractérise par une prédominance très marquée des petites structures : 96% des unités industrielles ont moins de 10 salariés, ce qui souligne l’importance des TPE et PME dans l’écosystème local.

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La création d’entreprise
Cette dynamique se reflète aussi dans la création d’entreprises : selon l’Insee, 701 nouvelles sociétés industrielles ont été créées en 2024 dans le département, et le nombre total d’entreprises nouvelles s’élève à 10 716, toutes activités confondues.

Défis structurels et trajectoires d’avenir
Malgré ces signaux positifs, l’industrie vauclusienne fait face à des défis classiques : l’attractivité des emplois industriels dans un marché du travail tendu, la modernisation des sites et l’adaptation des compétences aux technologies émergentes. L’implantation industrielle reste par ailleurs fortement dépendante des zones d’activités, avec des densités variables et un besoin constant de foncier adapté. L’attractivité globale du territoire repose sur une combinaison d’infrastructures, de formation et d’innovation, autant de leviers à renforcer pour soutenir la réindustrialisation engagée.

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Pour faire court
Les chiffres confirment que le Vaucluse n’est pas qu’un département rural : il est un acteur industriel tangible de la région Sud, avec des milliers d’emplois, un maillage d’entreprises diversifié et une capacité à créer de nouvelles activités. Le label Territoire d’industrie constitue, en cela, un levier stratégique pour faire dialoguer innovations, formations et projets territoriaux. Reste à transformer cette dynamique en gains durables, à la croisée de la transition écologique, de l’attractivité des métiers industriels et d’une gouvernance territoriale renforcée.
Mireille Hurlin

Sources : CCI Vaucluse, Chiffres clés de l’économie, répartition sectorielle et place de l’industrie (2024) ; Aurav Territoires d’industrie Vaucluse (Mars 2025) ; ANCT.
Mireille Hurlin

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À l’occasion de la 8e édition du label ‘Ville Prudente’ de l’association Prévention Routière, 179 nouvelles communes françaises ont obtenu la labellisation, dont deux en Vaucluse.

Le label ‘Ville Prudente’ a été créé par l’association Prévention Routière, qui conduit des actions de sensibilisation et d’information auprès du grand public depuis 1949, dans le but de récompenser les communes, peu importe leur taille, qui s’engagent dans la prévention et la sécurité routière.

Pour cette 8e édition, ce sont 179 communes dont la labellisation a été dévoilée lors du 107e Congrès des maires et présidents d’intercommunalités de France en novembre. Différents niveaux de label ont été attribués, de 1 à 5 cœurs en fonction des actions menées par les communes.

2 communes vauclusiennes labellisées en 2025

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 20 communes ont été labellisées dont deux vauclusiennes : Pertuis et Mérindol. Toutes deux ont obtenu le niveau 2 du label. Les deux communes disposent désormais d’un panneau ‘Ville Prudente’ ou ‘Village Prudent’ à mettre à en entrée de ville. En plus d’obtenir une reconnaissance pour l’engagement de leurs élus en matière de prévention et sécurité routière, les deux communes vauclusiennes vont pouvoir bénéficier de différents outils pour poursuivre et optimiser leurs actions comme des fiches conseils et des bonnes pratiques, un kit de communication pour informer les citoyens de leur engagement, ainsi qu’un outil d’analyses statistiques.

Deux autres communes vauclusiennes ont déjà obtenu le label auparavant. Il s’agit de Bollène, à qui a été attribué le niveau 2 en 2024, mais aussi Avignon, qui, en 2020, a obtenu le niveau 3 grâce à son positionnement en faveur des mobilités douces.

Ouverture des candidatures pour 2026

Pour la prochaine édition du label, les communes pourront candidater dès le mercredi 7 janvier via le formulaire d’inscription en ligne.

Les candidats pourront ensuite renseigner les aménagements réalisés et/ou programmés, les actions de prévention et de sensibilisation au risque routier mises en œuvre, la mise en place d’indicateurs permettant de mesurer le risque routier sur la commune, ou encore la gestion des flottes de véhicules de la commune favorisant la sécurité routière.


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Seulement 10 % des herbes de Provence consommées en France sont vraiment originaires de Provence. Les industriels qui les proposent se défendent en expliquant que l’appellation est générique et que la production locale n’est pas suffisante pour répondre à la demande. De leur côté les producteurs provençaux dénoncent l’imposture et crient au scandale. Et ils ont raison.

Les herbes de Provence ne peuvent être peuvent considérées comme une appellation générique utilisable par tous. Cela pour au moins une bonne raison et qui devrait primer sur toutes les autres : le respect des règles qui conduisent l’usage de notre langue. Les herbes de Provence doivent venir de Provence, comme les huitres de Cancale viennent de Cancale ou les andouilles de Vire viennent de Vire. Si elles ne viennent pas de Provence elles ne peuvent pas en prendre la dénomination. C’est aussi simple que cela. Demandez à un enfant de classe primaire ce qu’il en pense. Il vous apportera la réponse sans aucune hésitation.

Les mots sont justes et précis respectons-en leurs sens et leurs significations

Si on ne respecte pas ces règles de base c’est la porte ouverte à tous les mensonges et les usurpations. Les dérives du langage peuvent ainsi aller très loin. Bien plus loin que nos simples herbes de Provence. S’agissant de certains régimes autoritaires on pourrait alors parler de « démocratie populaire », concernant une justice expéditive on pourrait aussi dire qu’il s’agit de « justice populaire », etc… Les mots sont justes et précis respectons-en leurs sens et leurs significations. La langue c’est notre socle commun, notre contrat social.

Dans un idéal il ne devrait pas être nécessaire d’inventer des labels ou des appellations certifiées. La bonne foi et l’honnêteté devraient suffire. Concernant nos herbes de Provence la pilule est d’autant plus difficile à digérer que les ingrédients de ces contrefaçons scandaleuses n’ont rien à voir avec ceux des vraies herbes de Provence. Pour ces dernières 4 herbes sont savamment dosées : le romarin, la sarriette, l’origan et le thym. Dans certains de ces plagiats on peut trouver jusqu’à 9 ingrédients, dont certains on l’imagine ne coûtent pas grand-chose. La cuisine c’est comme les idées il faut éviter les produits trop transformées et traficotés.


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Les labels ‘Qualité de Vie’ et ‘Villes et Villages Fleuris’ viennent d’être décernés par Renaud Muselier, le président de la Région Sud et François de Canson, président du Comité Régional du Tourisme.

Parmi les 264 communes distinguées pour « la promotion du patrimoine végétal », dans le Vaucluse, le label ‘3 Fleurs’ a été décerné à Auribeau (70 habitants), Monieux (268 habitants) et Camaret-sur-Aigues. De leur côté, Beaumes-de-Venise et Le Pontet gardent leur label ‘2 Fleurs’ auquel accède désormais L’Isle-sur-la-Sorgue. Enfin Cavaillon, Pertuis et Sorgues, eux, ont ‘1 Fleur’.

Mention spéciale pour l’étang salé de Courthézon. Cet espace sensible naturel, où l’on extrayait du sel au Moyen-Âge, n’en contient plus mais en a gardé le nom. Niché au coeur des vignobles de Châteauneuf-du-Pape, ce bassin de rétention des eaux de pluie est une zone de biodiversité qui abrite nombre d’espèces protégées, insectes, oiseaux, reptiles. Un circuit de 2,4km en fait le tour, une boucle pédagogique accessible à tous, préservée, où on peut se promener et pique-niquer en famille tout en observant la nature.

« Bien plus que des fleurs »

Pour Renaud Muselier, « ces labels, ce sont bien plus que des fleurs ! Ils symbolisent une volonté collective d’offrir à nos habitants un cadre de vie harmonieux, durable et accueillant. La Région Sud est un territoire où on respire mieux, où on vit mieux. »

Et François de Canson conclut : « 80% des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur vivent dans un climat et un environnement de qualité. Et ces labels jouent aussi un rôle crucial dans le choix de destinations touristiques des étrangers. Ils constituent donc un atout majeur dans l’attractivité donc la promotion de notre région. » D’ailleurs elle occupe la 3e place en France derrière La Nouvelle Aquitaine et l’Occitanie avec 42,3 millions de nuitées pour 2024, soit +4,2% pour l’hôtellerie et +11% pour le camping.


Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Depuis sa création en juin 2022, le label ‘Ciéuta Mistralenco’ est attribué aux communes engagées dans une démarche de valorisation de la culture provençale et sa langue. Régi par une charte que le Félibrige a élaborée, le label est une reconnaissance bénéfique à la portée de tous.

À Caromb, vendredi 14 mars, la commune est en effervescence, c’est un grand jour. La maire Valérie Michelier signe la charte des Ciéuta Mistralenco. « Il permet d’ancrer cette identité provençale pour les générations futures et récompense aussi les efforts fournis par de nombreux acteurs locaux et par les municipalités précédentes » explique la première magistrate sur la candidature de Caromb. Il faut dire que le dossier de 30 pages pour une demande gratuite et simplifiée a enthousiasmé la commission d’attribution (voir aussi encadré ‘Pour candidater, ‘coume faire’ ?’ en fin d’article). La petite ville remplissait la majorité des conditions. Les panneaux bilingues, la rue Frédéric Mistral, les cafés et stages de provençal, le travail des associations, le concours de Tian de faiòu (plat typique de Caromb), la fête de la figue (spécialité du pays) ont pesé comme arguments. « Nous avons exposé avec du concret tout ce qu’ils attendaient d’une cité mistralienne » complète Valérie Michelier.

« Rappelons que la culture provençale a sa place partout et tout le temps. »

Paulin Reynard, Capoulié du Félibrige

Ce label répond à deux objectifs principaux : accompagner les villes dans leur démarche de visibilité de la culture d’oc, mais aussi montrer qu’elle peut se raccrocher à tout. Comme le résume le Capoulié du Félibrige Paulin Reynard, « ce peut être une grande fête à destination des entreprises et commerçants d’une ville avec de la culture provençale au milieu. Il faut rappeler qu’elle a sa place partout et tout le temps, cela ne s’arrête pas à faire des blagues en provençal ou aux fêtes folkloriques une fois par an ».
 Il soulève entre autres la « responsabilité commune » dans l’enseignement de la langue, un des points clés de la charte ‘Ciéuta Mistralenco’. Le label permet donc de se saisir de ces questions et de faire le lien entre les communes et l’Éducation Nationale.
Du côté de Caromb, si des interventions ont lieu en provençal, l’enseignement bilingue est en projet. « Intégrer la langue provençale dans notre école serait vraiment la cerise sur le gâteau. Et avec cette formation en primaire, la nouvelle génération serait plus engagée dans ce sens » anticipe la maire.

Saynète présentée par des élèves Virginie Bigonnet-Balet, professeure de provençal, lors de l’inauguration de la Ciéuta Mistralenco à Caromb. Crédit : DR

La charte, un objectif idéal
Il est difficile de respecter tous les points de la charte dès le départ. Cependant la commission Ciéuta Mistralenco accompagne les communes dans ce qu’elles ont déjà fait et ce qu’elles peuvent ensuite faire émerger. Paulin Reynard soulève ainsi une crainte fréquente des villes candidates, celle de ne pas réussir à créer le bon lien. « Il s’agit simplement de voir ce qui est déjà là et de trouver comment le relier à la langue et à la culture provençales. »
Le Capoulié du félibrige propose un exemple simple, comme la présentation d’un auteur local dans un document touristique. « Il faut montrer que son œuvre est en provençal. Ainsi, nous ne restons pas sur le caractère ‘homme de lettres’ sans s’interroger sur ce qu’il a fait vraiment. » D’autant que, selon la maire de Caromb Valérie Michelier, « cette culture provençale apporte de l’attractivité sur le territoire ». A ce jour, 81 communes sont labellisées ou en cours de signature, essentiellement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (65 communes) dont près d’une quinzaine en Vaucluse (voir carte et encadré ‘Les communes vauclusiennes labellisées’ en fin d’article).

« La culture provençale apporte de l’attractivité sur le territoire ».

Valérie Michelier, maire de Caromb

Des initiatives en place sans budget
Deux ans et demi après la création officielle du label, le Félibrige a organisé son premier congrès des Ciéuta Mistralenco en février dernier. Une cinquantaine d’élus représentant une quarantaine de villes labellisées sont venus partager leur expériences et leurs projet autour de la culture et de la langue d’oc (autre dénomination de la langue régionale parlée dans tout le midi).
« Les villes jouent le jeu, et même moi Capoulié, je découvre un certain nombre d’actions que j’ignorais » s’étonne Paulin Reynard, ajoutant que « la majorité des initiatives se mettent en place sans moyens financiers ou très limités ». Et cela grâce au tissu associatif, aux institutions déjà présentes, aux ressources propre de la ville, aux équipements déjà amortis etc. De quoi créer une dynamique autour de la ‘provençalité’ dont les communes peuvent s’emparer. « Le soir de l’inauguration de Caromb, certains maires ont dit qu’ils allaient peut-être s’engager », révèle Valérie Michelier. Peu à peu, le projet du Félibrige enfoui pendant des années se développe à la lumière des volontés politiques de plus en plus fortes.

Amy Rouméjon Cros

Renseignements : Secrétariat du Félibrige : contact@felibrige.org ou
Commission Ciéuta mistralenco : cieutamistralenco@felibrige.org

Pour candidater, ‘coume faire’ ?
– L’initiative doit venir de la commune, le félibrige n’attribuant pas directement le label
– Le label étant gratuit et valable dans tous les pays d’oc, il n’y aucun frais de candidature ni d’adhésion au Félibrige.
– Un référent membre du Félibrige, qui ne soit pas élu à la municipalité candidate, aide au montage du dossier.
– La commission Ciéuta Mistralenco, indépendante du Félibrige, étudie la candidature.
– Si les critères d’attribution sont respectés, le bureau de la maintenance concernée par la localité juge le fond du dossier et le valide dans un deuxième temps.
– Enfin, le Capoulié du Félibrige, qui ne siège dans aucune de ces deux commissions, signe officiellement la charte du label avec la mairie.
– En cas d’échec, les commissions accompagnent tout de même les communes candidates pour améliorer leur dossier.
— Le label est attribué à vie mais peut être retiré en cas de non respect de la charte signée, après un contrôle du Conseil des Ciéuta Mistralenco.

Les communes vauclusiennes labellisées
En tout, 81 communes sont labellisées ou en cours de signature, dont 65 en région PACA. La première Ciéuta Mistralenco a été Manosque (04), en septembre 2022. Dans le Vaucluse, Le Thor a ouvert la voie en mai 2023 aux 13 autres communes labellisées. Le département rassemble près d’un quart des labels provençaux (carte ci-dessus et liste ci-dessous) :
– Bédarrides
– Cabrières d’Avignon
– Caromb
– Caumont-sur-Durance
– Châteauneuf-de-Gadagne
– Crestet
– Entraigues-sur-la-Sorgue
– Le Pontet
– Le Thor
– Monteux
– Pernes-les-Fontaines
– Pertuis
– Sérignan-du-Comtat
– Vaison-la-Romaine

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Unique en Vaucluse : Saint-Saturnin-lès-Avignon bénéficie du label ‘Ma commune qui sauve’

Ce mercredi 12 février, le Melon de Cavaillon a été officiellement reconnu IGP (Indication géographique protégée). Une véritable reconnaissance pour les producteurs locaux.

Après des années de quête pour l’obtention du label Indication géographique protégée, le Melon de Cavaillon est enfin reconnu IGP. Un label de qualité de l’Union Européenne qui vient récompenser le savoir-faire des producteurs locaux de ce fruit qui est à présent protégé par une identité d’origine et de qualité.

« Une véritable fierté pour Cavaillon, pour le Vaucluse et pour la Région Sud ! »

Benoît Mathieu, président du Marché d’intérêt national de Cavaillon

Le 3 février dernier, Gérard Daudet, maire de Cavaillon, a annoncé que le dossier de l’IGP Melon de Cavaillon avait été instruit par la Commission Européenne. « Cette bonne nouvelle, dont je suis particulièrement fier, nous la célébrerons tous ensemble, je l’espère, lors de la Fête du Melon 2025 », avait-t-il alors déclaré. Ce mercredi 12 février, c’est officiel, l’IGP Melon de Cavaillon est née.

Depuis plusieurs années, le Syndicat des Maîtres Melonniers de Cavaillon, qui est à l’origine de la marque ‘Melon de Cavaillon’, œuvrait pour obtenir ce label. « L’IGP garantit que chaque Melon de Cavaillon respecte des critères stricts de culture et de production, tout en préservant son héritage et ses traditions locales », explique le Syndicat.

Ainsi, pour être reconnu par le label, le fruit et sa production doivent suivre un cahier des charges strictes avec un taux de sucre à respecter, ainsi qu’un poids, un visuel, et même un certain mode de présentation lors de la vente. L’aire géographique de production et de conditionnement du Melon de Cavaillon s’étend sur une partie des départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse.

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