18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Pour les membres du réseau LSE, la coopération inter-entreprises est une vraie ressource

Le réseau d’entreprises LSE (Luberon Sorgues et Entreprendre) réunit en assemblée générale ordinaire, le 2 avril dernier, a plus que jamais confirmé ses missions d’échanges, de coopérations et de mutualisations. Dans un contexte économique difficile, cette solidarité inter-entreprises prends actuellement une nouvelle dimension. A l’origine du succès de ce réseau, cette vocation de partages et d’entraides, réunit aujourd’hui 200 entreprises. Une vraie succes-story

Ensemble, ensemble et ensemble, c’est par cette anaphore que Laura Dos Santos, la présidente de LSE, a souhaité résumer l’Assemblée Générale Ordinaire de l’association qui se tenait le 2 avril dernier à la salle du moulin Saint-Pierre aux Taillades. L’ambiance y était détendue et conviviale comme à son habitude, contrastant singulièrement avec le moral actuel de beaucoup de chefs d’entreprises. Deux heures durant on y a présenté le bilan de l’année écoulée et les projets pour 2026. 160 personnes, membres de l’association ont participé à cette AGO. Un vrai succès, surtout une veille de week-end pascal. La présence et l’intervention de plusieurs acteurs politiques et économiques du territoire ont été remarqué : Christine Gord et Michaël Hébrard de la Banque de France Vaucluse, Sabine Roussely secrétaire générale de la préfecture de Vaucluse, Eric Pierrat sous-préfet de Apt, Sonia Hacquet, maire des Taillades et Yves Bayon de Noyer, Vice-Président de la Communauté de Communes Pays de Sorgues, Monts de Vaucluse. Bénédicte Martin, vice-présidente de la région Sud, était excusée.

La coopération économique et l’ancrage local y sont considérés comme des facteurs de développements pour les entreprises

Cette AGO a d’abord voté l’élargissement de son conseil d’administration qui passe ainsi de 18 à 21 membres accompagnant ainsi la progression du nombre d’adhérents à ce réseau. Il a accueilli ces derniers mois 30 nouveaux membres. Au sein de LSE il n’y a pas de sectorisation, de classements entre les petites et les grandes entreprises, tout le monde a la même considération et les mêmes droits. Laura Dos Santos a rappelé à tous que l’optimisation des ressources du territoire et la mise en œuvre de transversalités étaient l’ADN du réseau et qu’il fallait considérer la coopération économique et l’ancrage local comme des gages de développement. Elle a également rappelé que l’association avait également pour vocation d’être un pont entre les entreprises, les collectivités et les élus.

Bref, tout ce qui peut constituer un enjeu pour les entreprises peut être traité en commun

Au cours de cette AGO la parole a été donné aux responsables des 9 groupes de travail qui ont présenté les actions mises en œuvre en 2025 et leurs programmes pour 2026. Parmi les dizaines de projets et réalisations ont notera qu’il s’agit en fait de toutes les problématiques qui sont aujourd’hui posées aux chefs d’entreprises. Qu’il s’agisse de questions liées aux RH, à la formation professionnelle, à la cybersécurité, aux développements de l’IA, ou encore des sujets comme la gestion de ressources comme l’eau, les énergies, les déchets, le développement de nouveaux outils de communication… Bref, tout ce qui peut constituer un enjeu pour les entreprises peut être traité en commun, à minima pour échanger des expériences, à maxima pour agir ensemble.

De gauche à droite :
Laura Dos Santos présidente LSE 
Sabine Roussely secrétaire générale de la préfecture de Vaucluse
Éric Pierrat Sous-préfet Apt 
Yves Bayon de Noyer Vice président CCPSMV 
Sonia Haquet Maire des Taillades membre LMV
Jean Pierre Masse Banque de France
Michael Hebrard Banque de France

Outre les nombreux ateliers, tables rondes, conférences et rencontres diverses, LSE prévoit, sur 2026, plusieurs gros événements. En premier lieu la poursuite du Pacte Industrie, un programme qui permet d’accompagner les entreprises dans leur transition énergétique. 12 entreprises sont aujourd’hui concernées. Le 27 mai une grande conférence sur la gestion de l’eau sera proposée. Le 4 juin se sera les 10 ans de « Parlons cash » des conférences événements permettant des échanges et des partages d’expériences. Cette année, on pourra découvrir l’univers d’une coopérative ouvrière fondée par des anciens d’Unilever, celui d’une abbaye où des moines fabriquent et commercialisent des produits alimentaires, celui du milieu carcéral avec le travail des prisonniers. Le 21 septembre sera la journée de collecte des déchets électroniques. L’an dernier plus d’une tonne de matériel a pu être recyclé.

Pour en savoir plus sur LSE : luberonetsorguesentreprendre.fr


Pour les membres du réseau LSE, la coopération inter-entreprises est une vraie ressource

Connu jusqu’alors pour la fabrication d’argiles thérapeutiques, le site industriel de Mayoly, installé à l’Isle-sur-la-Sorgue, s’enrichit d’une nouvelle ligne de conditionnement de produits de micro nutrition. Elle a été inauguré le 23 septembre dernier par Alexandre Nique, Directeur Général France de Mayoly, Laura Dos Santos, directrice du site et Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue. Une nouvelle étape dans le développement de l’implantation vauclusienne de ce laboratoire français et indépendant.

L’ouverture d’une nouvelle ligne de conditionnement de compléments alimentaires n’est pas en soi un événement susceptible de passionner les foules, en tout cas moins que l’inauguration officielle de l’hôtel de Luxe de Patrick Bruel, qui se déroulait dans la même ville (l’Isle-sur-la-Sorgues), le même jour (le 23 septembre). Mais il faut savoir y regarder de plus prêt et comprendre que la mobilisation mise en œuvre pour cette occasion par l’entreprise pouvait avoir un sens. En effet, jusqu’alors le site de l’Isle-sur-la-Sorgue du laboratoire Mayoly était consacré exclusivement à la production d’argiles thérapeutiques. Cette mono production peut comporter certains risques notamment si la demande sur de types de produits venait à baisser. Ce qui a été le cas pendant la crise du Covid. Il fallait donc s’atteler à diversifier les activités pour consolider ses positions. Tel était l’objectif que s’était fixé sa directrice Laura Dos Santos. Ainsi est née l’idée d’installer à l’Isle-sur-la-Sorgue une nouvelle unité de conditionnement de produits proposés sous la marque Kersiens.

Chaine de production Keriens 3

L’entreprise a fait le choix de rénover un ancien bâtiment, nous épargnant par la même occasion la construction d’un énième et hideux hangar industriel

Menée tambour battant, la mise en œuvre de cette ligne de production n’a nécessité que 10 mois de travaux. Un délai tellement rapide qu’il n’a pas permis à l’entreprise de pouvoir candidater à des éventuelles aides publiques… Autre fait marquant Mayoly qui se veut exemplaire dans sa démarche RSE a fait le choix de rénover un ancien bâtiment (anciennes filatures de l’Isle-sur-la-Sorgue), nous épargnant par la même occasion la construction d’un énième et hideux hangar industriel qui font légion aujourd’hui. Au terme de la montée en charge de la production de cette nouvelle ligne, c’est à dire début 2026, 10 emplois auront été créés.

l’equipe Mayoly de l’Isle sur la Sorgue.

Son positionnement premium lui vaut son référencement dans le réseau des pharmacies

Ce projet d’un montant d’un million d’euros s’inscrit dans un plan d’investissement du groupe qui en prévoir quinze. Et c’est le site de l’Isle-sur-la-Sorgue qui ouvre le bal, comme l’a confirmé Alexandre Nique, le nouveau Directeur Général France de Mayoly. Ce laboratoire français et indépendant est née il y a 115 ans, il s’est fait connaître pour le SMECTA (traitement des diarrhées). Suite à plusieurs acquisitions le groupe s’est diversifié sur les marchés de la micro nutrition, des probiotiques et des collagènes. Il propose aujourd’hui une soixantaine de références dans les domaines de la santé, de la forme et de la beauté. Son positionnement premium lui vaut son référencement dans le réseau des pharmacies. Le groupe compte 6 unités de production dont 5 en France et une présence dans une centaine de pays dans le monde.

Les compléments alimentaires, un marché en pleine expansion

Le marché des compléments alimentaires est en progression constante. En 2024, 61% des français ont consommés des compléments alimentaires et 77 % d’entre eux plusieurs fois dans l’année. Ce chiffre était de 46 % en 2018 (Source SYNADIET, syndicat des producteurs de compléments alimentaires). En 2023, le CA de de la filière s’est établi à 2,7 milliards d’euros en progression de 3 % par rapport à 2022. Le dynamisme de ce marché s’explique à la fois par le soucis des français pour leur santé et les indices de satisfaction tirés de la consommation des compléments alimentaires. La nécessité de renforcer ses défenses immunitaires restant un des premiers motifs de leur consommation avec le stress et les troubles du sommeil.

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