14 mars 2026 |

Ecrit par le 14 mars 2026

Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Les Rencontres du Sud manifestation cinématographique créée en 2011 pour implanter dans le sud de la France un événement contribuant aux rencontres entre les différents professionnels du cinéma se déroulent cette année du mardi 10 au vendredi 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras. Cette 14e édition (2020 et 2021 annulées en raison du covid) va permettre de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes de films seront présentes. L’événement va rassembler les professionnels à Avignon du lundi 16 au vendredi 20 mars. Il sera par ailleurs ouvert au grand public, aux scolaires (le Petit Festival), les enfants dès le mardi 10 mars et le Ciné Pitchoun au Capitole le dimanche 15 mars.

Rencontre avec René Kraus président des Rencontres du Sud, de l’Union des Cinémas du Sud de la France, et directeur général du multiplex Capitole MyCinewest au Pontet.

Quel est le chemin parcouru aujourd’hui par les RdS ?
Au départ avec une petite équipe nous avions aussi pour objectif de redéployer le Capitole centre Avignon devenu aujourd’hui La Scala Provence. Au fil des années les Rencontres du Sud ont pris de l’ampleur et on peut dire aujourd’hui qu’elles sont les plus importantes rencontres cinématographiques de France. Il y a celles du Nord à Arras, celles de Bretagne, les Rencontres de Gérardmer dans les Vosges, celles du Sud Ouest mais les nôtres ont une telle ampleur que c’est un point d’orgue dans l’année pour les exploitants, les distributeurs, et certains producteurs.

C’est une belle évolution…
Nous sommes très fiers de cela. On dit souvent que pour qu’un évènement prenne une certaine ampleur, il faut plus dix ans. Nous avons passé ce cap depuis longtemps et je crois que les personnalités que nous recevons, et nous allons encore le confirmer cette année, montrent bien que ce cap est vraiment passé. Nous avons une ampleur non seulement régionale car nous sommes liés à notre région, mais aussi nationale avec des festivaliers qui viennent de toute la France pour notre manifestation cinématographique programmée juste avant le festival de Cannes. 

Quels étaient les objectifs à la création ?
Ces rencontres professionnelles n’existaient pas dans le Sud de la France. Il fallait les amener ici avec un programme capable de répondre au besoin d’informations des professionnels que nous sommes, mais aussi d’enchanter notre âme de spectateur. Dans le but de découvrir, promouvoir, accompagner les films qui sortiront bientôt sur le territoire national, et d’échanger avec des confrères de tous horizons. 

Cela a pris une nouvelle dimension ?
Elles ont évolué avec le prix des montreurs d’images délivré par un jury de professionnels, le prix du jury lycéen Philippe de Girard à Avignon, l’hommage à un exploitant emblématique sachant qu’on ne récompense que rarement les exploitants dans notre métier, et évidemment une ouverture sur le grand public. Nous avons créé la journée cinéma collèges et lycées scolaires, proposé des films d’animation et le ciné pitchoun pour les petits. 

Quelle est la place du grand public ? 
Nous faisons entre 6000 à 7000 spectateurs. L’essentiel des entrées se fait au Vox et au Capitole MyCinewest à la fois sur les scolaires et les films grand public. Il y a aussi un nouveau concept, un film surprise. Le public doit venir dans une salle sans savoir quel film sera projeté. Personne ne sait quelle équipe de film sera présente. Et cette année nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre de Rencontres du Sud. 

Combien de professionnels seront présents à Avignon ?
Trois cents et onze équipes de films. Le point d’orgue c’est la présence pour Juste une illusion de Éric Toledano et Olivier Nakache avec Camille Cottin qui a été récemment la présidente des César. Ils viennent présenter au Vox le film pour les professionnels, et au Capitole MyCinewest le 18 mars pour le grand public. Éric et Olivier étaient en avril 2009 au Capitole Studios au Pontet pour l’ouverture et l’inauguration du cinéma avec Tellement proche, leur 2e film avec Omar Sy et François-Xavier Demaison. 

Juste une illusion est dans la compétition ?
Non mais le duo Toledo Nakache est très emblématique pour le Capitole MyCinewest, pour notre public et les exploitants. Le film devait sortir le 15 octobre et en fait ils l’ont ramenés au 15 avril 2026. C’est pour cela que nous l’avons eu. Justement Gaumont y croit énormément et veut faire participer les exploitants. Il y a d’autre part La corde au cou, un film très fort de Gus Van Sant qui est dans la compétition. Cela me paraît être un temps fort. 

Autre grand moment, les Victoires ? 
En fait cette cérémonie a été créée par Claude Damianthe et Frédéric Perrin. François Aymé sera le président du jury formé de professionnels : Laura Roupioz directrice du cinéma Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains, Priscilla Schneider directrice du cinéma Quai des Lumières à Frontignan, Philippe Wernert directeur du complexe loisirs Megarex à Haguenau, et Nicolas Charret, directeur des ventes chez UGC Distribution.  Le prix des montreurs d’images sera dévoilé ainsi que le prix des lycéens de Philippe de Girard. Un hommage sera rendu à François Aymé et à Claude Damianthe.

Des figures majeures ?
François Aymé est un très bon exploitant à Pessac en Gironde et un documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). Il a soutenu tout ce mouvement pendant les années difficiles du covid. C’est une personne importante dans le métier. Il est aussi un réalisateur reconnu de documentaires. Il avait fait un documentaire sur Chaplin qui avait été présenté aux Oscars. C’est passé il n’y a pas longtemps sur Arte. On a vu une émission sur France 3 sur sa famille où il y avait cinq frères dont son père qui ont tous fait la guerre d’Algérie.

Et Claude Damianthe ?
Il est décédé en décembre 2025. Un personnage d’exception qui a été président d’honneur des Rencontres du Sud. Il s’est occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). Il a distribué Trois hommes et un couffin, d’autres films qui ont marqué leur époque et le prodigieux La porte du paradis de Michael Cimino qui n’avait pas fait un grand résultat mais que maintenant on considère comme un des plus grands films des 40 dernières années. On a toujours dit que Claude allait nous manquer.

Avez-vous amené des nouveautés cette année ?
Nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre des RdS. On veut rejaillir sur l’ensemble du département. Nous avions déjà fait des avant-premières de films dans le cadre des Rencontres au Rivoli et à la Cigale à Cavaillon, mais cette année Florence et Alice Passlacqua sont totalement intégrées et il y aura plusieurs avant-premières avec le label ‘Rencontres du Sud’. On étend notre développement. L’an prochain cela sera peut-être aussi à Cavaillon.

Cavaillon où un cinéma a fermé…
Cavaillon avait trois cinémas, le Fémina, la Cigale, le Paradiso, tous gérés par Éric Tellenne. Il a dû fermer le Fémina qui comprenait trois salles. Une concurrence s’est faite suite à l’ouverture en 2024 d’un cinéma à l’Isle-sur-la-Sorgue les deux villes n’étant distantes que de dix km. Quand il y a un cinéma qui ouvre à côté forcément il prend des parts de marché. Il faut faire attention quand on développe des cinémas dans des zones où d’autres salles sont assez proches. De plus les chiffres ont été mauvais l’an passé au niveau national. On est tombé en 2025 à 157 millions d’entrées alors qu’on faisait 181 millions en 2024 et 205 millions d’entrées en 2019.

Êtes-vous soutenus pour cette manifestation culturelle ?
Les institutions nous ont soutenus dès le départ, et à fortiori maintenant que notre manifestation culturelle a pris une belle ampleur. Les institutions sont là pour nous aider, notamment la Région, le Département, le Grand Avignon, la mairie d’Avignon mais aussi celle du Pontet. Nous sommes appréciés et soutenus par tous les institutionnels. Nous avions aussi encore l’an passé l’aide de la CCI de Vaucluse.

C’est votre dernière présidence ?
Oui. Je pense que c’est nécessaire de transmettre. Cela fait plus de 15 ans que je m’occupe des Rencontres du Sud avec une équipe extraordinaire : Laurence Lega, notre directrice générale, Jimi Andreani, Jean-Paul Enna, Fanny Dulau, Emmanuel Luc, Christian Dupré qui s’occupe maintenant du Capitole,Laurent Demangeon, et Marie-Pierre Ebert. J’ai vécu de belles choses avec cet évènement que j’ai vu monter en pression, avec des années plus difficiles et des moments emblématiques pour tous les exploitants. Mais il faut savoir transmettre.

Qui va vous succéder ?
Cela devrait être Frédéric Perrin, actuel vice-président et exploitant au Prado à Marseille. Il a l’intelligence, l’aisance, la culture pour faire perdurer cet évènement et le faire évoluer. Mais il faut attendre le vote du conseil d’administration. Souvent on croit qu’on est là ad vitam æternam. Il faut relancer pour que des personnes qui ont une autre vision aillent plus loin et amener d’autres choses.

Si vous deviez retenir un moment qui vous a marqué ? 
Pour ma part j’ai vécu à travers ces Rencontres pas mal de moments extraordinaires. Je retiens ce moment unique quand Viggo Mortensen est venu présenter son film. Il est allé à la Mirande, au Vox, à la CCI. C’est un monsieur qui a une dimension internationale et qui a marqué l’histoire du cinéma mondial. Cette rencontre exceptionnelle nous a donné une aura. Je pense que j’ai fait un travail suffisant avec des points d’ancrage exceptionnels pour cet évènement et pour les exploitants.

Avez-vous une anecdote ?
J’avais dit à Cécile Helle, maire d’Avignon qui nous a beaucoup aidés pour les Rencontres, que si elle arrêtait la mairie, j’arrêtais de présider les Rencontres du Sud. Pour le coup je tiens une sorte de promesse qui est sympathique. Mais aussi je veux m’impliquer d’une manière plus importante au sein de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF). Je suis président du syndicat régional du Cinéma Français. J’aimerais avoir des responsabilités plus importantes au sein de la Fédération Nationale.

Restez-vous optimiste pour le cinéma en France en 2026 ? 
Après une année 2025 en berne (159 millions d’entrées en France contre 180 millions en 2024 et 205 millions en 2019) nous avons eu beaucoup d’inquiétude. Mais là depuis novembre-décembre 2025 avec des blockbuster comme Avatar ou La femme de ménage et des films français de qualité comme L’affaire Bojarsky, Le mage du Kremlin ou Le Marsupilami, on sent vraiment qu’il y a une reprise. Des films porteurs qui amènent plus de public en salle. Le problème vient de l’offre. Quand les films sont là, le public vient.

Les plateformes font mal ?
On oppose toujours les plateformes et le cinéma. Ces dernières travaillent essentiellement sur des séries. Quelquefois elles font des films de qualité comme le Frankenstein de Guillermo del Toro sur Netflix, et là elles nous prennent des entrées c’est une évidence. Mais d’un autre côté leurs cibles c’est vraiment les séries. Notre début d’année est très bon, et avec les perspectives et les projections du Centre National du Cinéma, on espère remonter avec un deuxième semestre très fort à plus 185 millions d’entrées.

Et votre souhait de création de studios de cinéma à Avignon ?
C’est un sujet très fort mais il faudrait que le politique soit d’accord pour développer ce projet là. On peut le faire mais il faut des hectares de terrain et des accords peut-être dans le cadre de plan 2030 du CNC. Le projet est toujours dans l’esprit de nos responsables. J’espère qu’il reviendra sur la table après les élections. En attendant il y des studios à Martigues et à Montpellier. L’avantage à Avignon c’est qu’on est à 2h40 de Paris, qu’il y a beaucoup de tournages dans la région et que les terrains sont là. Cela serait aussi en total complémentarité avec le théâtre. Les décors de théâtre et de cinéma pourraient être stockés dans les différents studios. 

Vous investissez-vous encore dans la production ?
Je devais. J’étais sur la reprise de 20% des films du Kiosque mais pour le moment on est un peu à l’arrêt. Je regrette. Je sais que dans le département nous avons accueilli le film d’Agnès Jaoui, L’objet du délit. Il y a d’autres films en perspective, notamment celui de Vincent Perez qui pourrait m’intéresser. Un film qui pourrait être tourné dans la Cour d’Honneur du palais des papes en septembre prochain…

Quel genre ?
Il y aurait une thématique entre la réalité théâtrale et la réalité tout court. Tout n’est pas encore en place.  Il reprendrait à l’époque où Patrice Chéreau tournait dans le Cour d’Honneur en même temps que son père est en train de mourir. Vincent Perez sera présent aux Rencontres du Sud. C’est un projet qui est vraiment très fort, qui pourrait être complémentaire d’autres sites dans la région.

Propos recueillis par Jean-Dominique Réga


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

En novembre dernier, le groupe de grande distribution Auchan avait annoncé vouloir passer 266 supermarchés sous les enseignes Intermarché et Netto.

« Ils rejoindraient une nouvelle entité juridique autonome dédiée au format supermarché, détenue par Auchan Retail France et exploitée en franchise sous enseigne Intermarché ou Netto, explique le groupe nordiste basé à Villeneveuve-d’Ascq. Cette entité bénéficierait immédiatement du modèle commercial d’Intermarché pleinement adapté à ce format permettant d’améliorer la compétitivité prix. »

En Vaucluse, ce ‘deal’ comprenait les supermarchés d’Apt (1 878m2) et du Pontet (1 800m2 – ATTENTION : pas celui d’Auchan-Nord, qui est un hypermarché, mais celui situé à Réalpanier).

Aujourd’hui, Auchan veut revoir l’accord passé avec les deux marques du Groupement Les Mousquetaires. Effet si la majorité des supermarchés Auchan est toujours concernée par un simple basculement de franchise (164 magasins), le groupe de GMS veut désormais aussi en vendre 91. Parmi eux, figurent les supermarchés d’Apt et de Saint-Laurent-des-Arbres dans le Gard Rhodanien.

Ces magasins seront proposés prioritairement à la cession des adhérents du Groupement Mousquetaires. « Les adhérents devant se positionner courant avril », indique Auchan Retail.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables Provence-Alpes-Côte d’Azur organise plusieurs conférences dans toute la région, dont une au Pontet le lundi 12 janvier, pour évoquer la Loi de Finances 2026.

La loi de finances spéciale présentée au Parlement et adoptée à l’unanimité le 23 décembre a été publiée au Journal Officiel le 26 décembre 2025. L’occasion pour l’Ordre des experts-comptables PACA d’organiser sa tournée des conférences dédiées à l’activité budgétaire de ce début d’année 2026 dans la région.

Les experts-comptables passeront donc par le Vaucluse ce lundi 12 janvier, au cinéma Capitole au Pontet. D’autres conférences seront aussi organisées à Sisteron, Aix-en-Provence, Marseille, Toulon et Cagnes-sur-mer. Le Conseil régional de l’Ordre profitera de cette occasion pour partager ses vœux pour cette nouvelle année.

Durant ces conférences, Maître Jean-Pierre Cossin, conseiller maître à la Cour des Comptes, analysera les impacts de la loi spéciale et présentera les attendus de la loi de finances à venir. Nicolas Férand, président de l’Ordre des experts-comptables, et Guy de Simone, président de la Compagnie régionale des Commissaires aux Comptes d’Aix-Bastia, de leur côté, aborderont les enjeux économiques actuels.

Lundi 12 janvier. 16h. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Suite au décès soudain de Pierre-Frédéric Chabas cet été, c’est sa sœur, Delphine-Marie, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale vauclusienne spécialisée dans la vente et l’aménagement de véhicules utilitaires et poids lourds. Un changement dans la continuité pour cette société centenaire fondée il y a 5 générations.

Le 11 août dernier, Pierre-Frédéric Chabas, qui dirigeait le groupe vauclusien DevanceChabas véhicules décédait brutalement, le lendemain de son 43e anniversaire. Un choc pour le groupe familial vauclusien qui a vu 5 générations de Chabas se succéder à la tête de cette société fondée au début du XXe siècle (voir encadré).
Malgré le deuil, c’est la sœur de Pierre-Frédéric, Delphine-Marie Chabas, en charge du parc immobilier depuis plus de 3 ans, qui se retrouve propulsée en plein cœur de l’été à la direction de ce groupe comptant plus de 180 collaborateurs.

« Je suis née ici, rappelle celle qui a aussi auparavant travaillé une demi-douzaine d’années comme assistante RH, puis au service commercial de l’entreprise familiale. Nous sommes là depuis plus de 120 ans maintenant. Nous sommes là et nous continuons. Chabas sera toujours là. »
Il faut dire que malheureusement le groupe a déjà connu pareil cas de figure lorsque Frédéric-Georges Chabas, le père de Pierre-Frédéric et Delphine-Marie est également décédé soudainement en août 2010. Là aussi, il a fallu reprendre en urgence la direction du groupe, ce qu’a fait Pierre-Frédéric avec le succès qu’on lui connaît.

« Je voulais leur montrer qu’ils pouvaient compter sur moi. »

Delphine-Marie Chabas, présidente du groupe Devance-Chabas véhicules 

« La première chose que j’ai voulu faire, explique la nouvelle dirigeante, c’est aller sur le terrain au contact des équipes avec notre comité de direction composé de Pascal Bongiovanni, notre directeur général, Jean-Philippe Bonacci, notre directeur commercial, et Manuel Rodriguez, notre directeur technique/après-vente. Il s’agissait de rassurer tous nos collaborateurs qui, eux-aussi, étaient sous le choc. Pour leur montrer qu’ils pouvaient compter sur moi. Que ce soit tant du côté exécutif que de l’opérationnel, j’ai rencontré des personnes impliquées et engagées. Tout comme je le suis pour cette entreprise. »

Pierre-Frédéric et Delphine-Marie Chabas. Crédit : DR

Une vraie continuité
« Pierre me tenait au courant de tous les dossiers importants. Il savait me solliciter parce que j’avais un regard extérieur et que nos prismes étaient différents. En tant qu’actionnaire de l’entreprise avec notre maman, nous échangions énormément tous les trois. Il y a donc une vraie continuité de sa pensée et de sa vision. »

Des valeurs communes
Cependant, « je ne suis pas mon frère. Je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais, déclare celle qui a également travaillé une dizaine d’années dans la gestion de résidences de tourisme dans le Luberon. Donc, il ne va pas falloir que les gens attendent de moi d’être un nouveau Lui. »
Une prise de fonction qui s’accompagne donc d’un changement de style.
« Bien évidemment, nous avons des valeurs communes. Nous avons été élevés ensemble. Nous avons fréquenté les mêmes établissements scolaires. Nous avons reçu la même éducation. Evidemment, j’ai travaillé moins longtemps que lui dans l’entreprise mais notre père nous a formé tous les deux avec la même force et la même conviction. »
« Il est désormais indispensable d’avoir une vision à moyen et long terme, histoire de continuer à projeter l’ADN de la famille dans l’avenir de l’entreprise familiale. »
Il faut dire que chez les Chabas, on semble « être tombé dans la marmite quand on était petit ».
« Mon fils a la curiosité de ce métier. A 15 ans, il a voulu travailler dès l’été dernier avec son oncle et m’a demandé une caisse à outils pour Noël ! Il veut découvrir notre univers mais surtout apprendre dès qu’il le peut et c’est là ma plus grande fierté ! ».

« Chez les Chabas, il y a toute une histoire. »

Pascal Bongiovanni, directeur général

« Chez les Chabas, il y a toute une histoire : la gestion des garages, la vie de l’automobile, la notion de service aux clients… Tout cela transpire chez eux, ils en sont imprégnés. C’est dans l’ADN de la famille. Alors forcément, cela déteint un peu sur leurs collaborateurs », confirme Pascal Bongiovanni, directeur général du groupe.
Après quelques mois afin de trouver ses marques en s’appuyant sur ses équipes dans un marché orienté à la baisse au niveau national, Delphine peut commencer à dresser un bilan de la situation.

Dans les ateliers du groupe Devance-Chabas véhicules

« Tous les secteurs de la mobilité sont en baisse : du vélo au camion. Le poids lourd, c’est moins 8%. L’utilitaire, c’est moins 14%. Malgré tout, nous arrivons à maintenir nos parts de marché tout en ‘grattant’ quelques parts de marché supplémentaires. Dans un marché baissier, on ne tire pas donc trop mal notre épingle du jeu. Cependant, cela reste compliqué car actuellement en raison des incertitudes budgétaires au niveau national les clients achètent moins de camions. »

Diversification des activités
Avec 2/3 de clients privés et 1/3 de collectivités, Chabas a su se diversifier avec une activité de carrosserie sur-mesure désormais implantée dans la zone de Courtine à Avignon sous le nom de Devance. Là, l’entreprise vauclusienne produit des carrosseries pour les véhicules des 3 marques que vendent ses concessions (Iveco, Fiat et Piaggo) mais aussi pour d’autres marques désormais.

Aménagements spécifiques pour les artisans bien sûr, mais aussi véhicules caractéristiques pour transporter les bouteilles de gaz, poids-lourd transformé en poulailler, ambulances ou camions de pompier, spécialisation dans les dépanneuses, maintenance des portes-voitures ou bien encore des véhicules Iveco de l’Armée… le groupe compte de nombreuses cordes à son arc.

Désormais installé en Courtine, Devance, l’activité de carrosserie du groupe, propose des aménagements sur-mesure. Crédit : DR/Chabas véhicules

« L’enjeu sera véritablement que nous soyons en mesure de produire des véhicules adaptés aux différents métiers. »

S’adapter aux enjeux de demain ?
Une agilité qui se traduit également dans la volonté de l’entreprise de relever les défis de la mobilité professionnelle de demain. Que cela passe par la formation des collaborateurs, la découverte des nouveaux métiers du secteur ou tout simplement les modes de propulsion à venir.

« L’enjeu sera véritablement que nous soyons en mesure de produire des véhicules adaptés aux différents métiers, complète Pascal Bongiovanni. C’est-à-dire adapté à la distribution urbaine, à la distribution régionale, nationale et internationale où les autonomies ne sont pas les mêmes. Les points de recharge ne sont pas les mêmes non plus, c’est donc la problématique du ravitaillement déterminera le choix de propulsion. »

Alors que le diesel reste le mode le plus efficace et le meilleur marché pour les poids-lourds, les moteurs électriques ne sont pas forcément performants, l’hybride n’est pas adapté, le gaz a été plombé par la guerre en Ukraine et l’hydrogène semble avoir disparu des radars. Bref, bien malin celui qui pourra dire de quoi sera fait le marché dans un proche et moyen terme.

Lucide et consciente que c’est un accident de la vie qui l’a nommée à la tête de Chabas Véhicules–Groupe Devance, Delphine est prête à relever le défi dans ces circonstances-là. « En aucun cas c’est une contrainte, c’est un choix délibéré. Mon fils et mes deux neveux sont une motivation supplémentaire. Je le fais aussi pour eux. »

L.G.

A propos de Chabas Véhicules–Groupe Devance
Chabas Véhicules a été fondé en 1903 par Jules Chabas. L’entreprise est spécialisée dans le domaine des véhicules utilitaires et poids lourds des marques Iveco, Fiat et Piaggo. Le groupe, aujourd’hui baptisé Chabas-Devance, s’est peu à peu diversifié afin d’offrir une gamme complète de services à ses clients : vente et location de véhicules neufs et d’occasion, maintenance et réparation, carrosserie industrielle, pièces détachées, ainsi qu’un accompagnement complet dédié aux professionnels (location longue durée de véhicule, financement…).

Outre son siège social et sa concession situés au Pontet, le groupe vauclusien compte également 3 autres concessions à Cavaillon, Milhaud (à côté de Nîmes) et Saint-Hilaire de Brethmas (à côté d’Alès). Il est aussi présent avec ses points services de Cavaillon, Brignoles, Saint-Martin-de-Crau et Barbentane (notamment spécialisé dans la maintenance des portes-voitures). Enfin, il possède deux sites spécialisés à Cavaillon et un dans la zone de Courtine à Avignon dédié à la carrosserie industrielle.

Le groupe regroupe plus de 180 collaborateurs pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 50M€ dont 60% via la vente de véhicules et 40% de la maintenance et de l’aménagement.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Le réseau OuiGlass, spécialisé dans la réparation et le remplacement de vitrages automobiles, ouvre un nouveau centre au Pontet. Porté par le projet entrepreneurial d’Angélique Courteaux, ce site entend conjuguer expertise technique, proximité et service personnalisé, dans un secteur en pleine évolution.

Le paysage du vitrage automobile pontétien s’enrichit d’un nouvel acteur. Avec l’ouverture d’un centre OuiGlass, le réseau national poursuit son maillage territorial tout en misant sur un modèle à taille humaine. À l’origine de cette implantation, Angélique Courteaux, qui concrétise après six années d’expérience dans le secteur un projet mûrement réfléchi, accompagné par Julien Courteaux.

Femme cheffe d’entreprise
Ancienne assistante administrative au sein d’un grand réseau de vitrage, elle a progressivement élargi ses compétences en se formant aux techniques de réparation et de remplacement de vitrages. Une double expertise, administrative et opérationnelle, qui fonde aujourd’hui l’ADN du centre pontétien. « Nous souhaitions sortir des logiques de très grandes franchises pour retrouver une relation plus directe, plus humaine, avec les clients comme avec le réseau », explique-t-elle, évoquant l’esprit familial revendiqué par OuiGlass.

Copyright OuiGlass le Pontet Facebook

Un garage de plus de 400m2
Installé dans un espace de 414 m², le centre propose l’ensemble des prestations attendues dans un marché fortement sollicité : réparation d’impacts, rénovation d’optiques et remplacement de tous types de vitrages automobiles. L’organisation du site repose sur un binôme complémentaire : un technicien dédié aux interventions et Angélique Courteaux à l’accueil et à la gestion. Une configuration pensée pour garantir un suivi individualisé, alors que les automobilistes sont de plus en plus attentifs à la qualité du service et à la transparence des démarches, notamment vis-à-vis des assurances.

OuiGlass
Créé en 2016, OuiGlass revendique aujourd’hui plus de 100 centres en France et plus de 100 000 interventions réalisées. Une croissance soutenue qui s’appuie sur un modèle de réseau, tout en laissant une place importante à l’autonomie locale. Pour marquer son arrivée, le centre du Pontet accompagne son ouverture d’une offre commerciale ciblée, pratique courante dans un secteur concurrentiel. Avec cette nouvelle implantation, et en s’appuyant sur une approche de proximité et une expertise transversale, le centre OuiGlass entend trouver sa place dans un marché exigeant, où la confiance, la compétence et la relation client demeurent des critères déterminants.

Les infos pratiques
OuiGlass, 30 avenue Charles-de-Gaulle, au Pontet. 04 87 83 04 42
Mireille Hurlin

Copyright OuiGlass Communication

Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Subtil, sincère, aux limites du réel et du fantastique, ce conte romantique pour deux solitudes vous tient par le coeur. Avec, d’un côté une femme médecin dans un service de soins palliatifs qui a un don, accompagner les morts, ceux qui viennent de passer dans l’autre monde, interprétée par la québécoise Magalie Lépine-Blondiau. Et de l’autre, Jonathan Cohen, souvent étiqueté « humoriste » qui, cette fois, joue la carte du tendre et ignore qu’il ne fait plus partie des vivants.

Ce film d’Alice Vial, dont le 3e personnage est la partition du compositeur Olivier Marguerit, débute par un emprunt au saxophoniste mélancolique John Coltrane et s’ouvre sur une chambre d’hôpital avec un malade en stade terminal. L’amour à mort. « Celui-là il a les plaquettes dans les chaussettes. » Mais l’humour et la dérision subliment la réalité avec des phrases comme : « Le cul on s’en fout, pas la tendresse » ou « On va pas laisser mourir les gens en visio, non ? »

Les échanges sont surréels : « Tu as couché avec mon âme alors? », demande Jonathan Cohen. « Tu es encore dans ton corps et Je peux t’aider à mourir », répond Magalie Lépine-Blondeau. De ce kaléidoscope qui slalome entre fantastique et sentiments, nait une alchimie, une réalité décalée, un dédoublement. 

Les deux acteurs et la réalisatrice ont évoqué leur complicité, leurs affinités artistiques, leur travail, leur réflexion en amont du tournage. Ils ont décortiqué les dialogues, approfondi leur jeu, leur personnage. La comédienne a passé du temps dans un service de soins palliatifs, en vrai. « Rares sont les films qui proposent un côté aussi rassurant, un tel amour de la vie, une telle magie », insiste Magalie Lépine- Blondeau. « Comme fantôme, comme mort-vivant, je me suis senti allégé, j’ai vu de la lumière au bout du tunnel avec cette passeuse d’âme. Mourir m’a redonné goût à la vie », ajoute Jonathan Cohen.

Alice Vial, réalisatrice, et les deux têtes d’affiche, Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

« C’est une rencontre rare entre deux solitudes, la médecin et le musicien qui se remettent en question, espèrent ne pas passer à côté de l’essentiel, leur vie. La spiritualité est bien là, l’empathie, le souffle, l’élan aussi », précise Alice Vial.

Au cours de la présentation en avant-première de la sortie le 17 décembre sur grand écran au Capitole du Pontet, le trio a insisté sur ce moment de partage émouvant avec le public, ce lien transgénérationnel entre parents, voire grands-parents, et enfants. Une forme de communion, de temps suspendu à quelques jours de Noël.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

La 12ᵉ édition de l’exposition d’automates de Noël du Château de Fargues s’installera à partir du lundi 1er décembre au Pontet sur le thème ‘Sur les pistes enchantés’.

L’exposition des automates fait son grand retour au Château de Fargues durant tout le mois de décembre. Directions les pistes de ski où skieurs malicieux, patineurs gracieux, bonshommes de neige, acrobates et lutins champions vous attendent. Ce décor féerique mêlera l’esprit de Noël et l’univers des sports d’hiver.

L’ambiance de Noël sera au rendez-vous jusqu’au 2 janvier. Il sera aussi possible d’admirer la crèche provençale réalisée par l’association locale Canto Cigalo.

©Ville du Pontet

Inauguration le 1er décembre à 18h30.
Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 18h. Ouverture les dimanches 7 et 14 décembre de 14h à 18h.
Du lundi 1er décembre au vendredi 2 janvier. Entrée libre et gratuite. Château de Fargues. Avenue Pierre de Coubertin. Le Pontet.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Le groupe Auchan vient d’annoncer que 294 de ses supermarchés passeraient sous enseigne Intermarché (ou Netto, sa marque discount) d’ici la fin 2026. Cette décision, qui concerne des magasins dont la superficie est comprise 400 et 2 500 m², doit cependant encore être soumise à l’approbation de l’Autorité de la concurrence qui doit valider, ou non, la nouvelle stratégie du groupe de grande distribution.

En effet, il ne s’agit pas d’une cession mais d’un partenariat entre les différentes enseignes. Concrètement cela voudra dire que les salariés resteraient des salariés d’Auchan et que les magasins, qui deviendraient des franchisés Intermarché via une entité juridique créée spécifiquement, continueront d’appartenir à Auchan.

Quels magasins sont concernés localement ?
En Vaucluse, les supermarchés d’Apt (1 878m2) et du Pontet (1 800m2) sont concernées par ce prochain changement d’enseigne. A proximité du département, même transfert de bannière pour les magasin de Tarascon, Saint-Laurent des Arbres et Sénas.
Au total, Auchan prévoit ainsi de transférer 35 supermarchés de Provence-Alpes-Côte d’Azur et 20 d’Occitanie. Sur l’ensemble de la France, c’est 453 941 m² de surface de vente Auchan qui passeront sous enseigne Intermarché ou Netto.

Les Hypers vauclusiens gardent leur bannière
Attention toutefois, les 117 hypermarchés (plus de 2 500m2) du groupe restent sous marque Auchan. C’est le cas pour l’hyper d’Avignon-Nord, au Pontet (à ne pas confondre avec le supermarché Auchan concerné ci-dessus et situé à Réalpanier) ainsi que le magasin Mistral 7 à Avignon et celui de Cavaillon.
Au contraire, le site d’Auchan du Pontet , l’un des plus important du groupe, va faire l’objet d’importants investissements puisqu’il fait partie des 45 premiers hypers dont la superficie sera volontairement réduite aux alentours de 8 000m2 dans le courant de l’année prochaine.
Pour Auchan, avec cette baisse moyenne de 25% de ses surfaces de vente et un investissement de 384M€ pour moderniser ses hypers, l’objectif est de pour redresser ses résultats.

à gauche le supermarché Auchan du Pontet/réalpanier et à droite le supermarché Auchan d’Apt ©GoogleMap


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Le cinéma Capitole MyCinewest accueillera la nouvelle édition de l’événement national La Nuit de la Glisse ces vendredi 14 et dimanche 16 novembre. Deux films sur le thème de ‘la recherche du moment parfait’ seront au programme.

Le festival de films consacré aux sports de glisse et aux sports extrêmes La Nuit de la Glisse revient chaque fin d’année dans plusieurs cinémas français. Ce week-end, le cinéma du Pontet accueillera de nouveau cet événement né en 1979. Cette année, deux films allant à « la recherche du moment parfait » et explorant deux époques différentes de ces sports sont au programme.

Deux films au programme

Dans un premier temps, les spectateurs découvriront Chronicles of a Wild Decade et plongeront dans les archives de Thierry Donard, président de La Nuit de la Glisse, qui revisitera les sports d’action dans les années 2010. « Des pentes raides du Mont-Blanc aux vagues monstrueuses de Teahupo’o, en passant par les fjords d’Europe du Nord et les rapides glacés de Norvège, ce film retrace l’engagement total d’une génération d’athlètes qui a redéfini les limites », explique le festival.

Dans un second temps, Free Birds sera projeté et explorera le présent avec des jeunes riders qui repoussent les frontières de leurs disciplines. « Snowboard dans la nuit polaire norvégienne, surf XXL à Nazaré, speedriding de précision dans les Alpes, wingfoil aérien sur les rivières de l’Oregon : chaque séquence est un mélange de liberté, d’esthétique et de maîtrise », détaille l’événement.

Pour réserver votre place, cliquez ici.
Vendredi 14 novembre à 20h30. Dimanche 16 novembre à 16h. 19€. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

https://www.echodumardi.com/tag/le-pontet/   1/1