8 février 2026 |

Ecrit par le 8 février 2026

Le Grand Avignon lance sa première Textile Race, pour sensibiliser les élèves aux impacts de la mode

Depuis le 5 janvier et jusqu’au 9 février 2026, près de 2 000 élèves de dix écoles primaires du Grand Avignon participent à la première édition de la Textile Race. Porté par la collectivité et ses partenaires, ce défi éducatif et environnemental entend sensibiliser les plus jeunes aux impacts de l’industrie textile tout en les engageant concrètement dans l’économie circulaire.


Alors que l’industrie textile figure parmi les plus polluantes au monde, responsable à lui seul de près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’ONU (Organisation des Nations Unies), le Grand Avignon inscrit cette première Textile Race dans une politique plus large de réduction des déchets et d’accompagnement des habitants vers des pratiques plus responsables. L’objectif est double : mieux comprendre les conséquences environnementales et sociales de la mode, et agir localement par des gestes concrets de réemploi, de réparation et de recyclage.

Sensibiliser à la réduction des déchets
Le dispositif est organisé en partenariat avec EnJeux Durables, association engagée dans l’économie circulaire et la transformation des comportements citoyens, Le Relais, opérateur historique de la collecte textile solidaire, et Refashion, l’éco-organisme de la filière textile en France.

Un mois d’actions autour des ‘4R’
Pendant quatre semaines, les élèves sont sensibilisés aux impacts environnementaux et sociaux de la mode, tout en participant activement à des défis pédagogiques structurés autour des quatre piliers de l’économie circulaire : réduire, réutiliser, réparer et recycler. Les classes collectent et pèsent des textiles usagés déposés dans des conteneurs installés au sein des écoles. Ces textiles sont ensuite collectés et triés chaque semaine par Le Relais, garantissant une valorisation adaptée selon leur état.

Créativité tout azimut
Au-delà de la collecte, les élèves relèvent des défis complémentaires qui donnent lieu à l’attribution de points supplémentaires. Réalisation de vidéos de sensibilisation, organisation de trocs de vêtements au sein des établissements, réparation ou customisation de pièces usagées font partie des actions proposées afin de prolonger la durée de vie des textiles et de questionner les habitudes de consommation.

Copyright Grand Avignon

Un lancement officiel à Vedène
La Textile Race a été officiellement lancée le jeudi 8 janvier dernier à l’école Alphonse Daudet de Vedène, en présence des équipes éducatives, des élèves, de leurs familles et des partenaires du projet. Ce temps fort marque le coup d’envoi de quatre semaines d’actions dédiées à la lutte contre le gaspillage textile et à la promotion de l’économie circulaire sur le territoire.

Dix écoles engagées sur le territoire
Dix établissements scolaires participent à cette première édition : Simone Veil, Rotondes, Jean-Henri Fabre A et B, Marcel Perrin/ Monclar et Saint-Gabriel à Avignon, Alphonse Daudet et Les Jardins à Vedène, Jules Cassini à Morières-lès-Avignon ainsi que l’école de Velleron. Les scores des écoles sont accessibles en temps réel sur la plateforme nationale textilerace.fr. L’établissement le plus engagé remportera une sortie scolaire éducative. La clôture du défi est prévue jeudi 5 février, suivie de l’annonce de la classe gagnante le lendemain. La cérémonie officielle de remise des prix se tiendra le 9 février à 14h au sein de l’école lauréate.

Que deviennent les textiles collectés
Une fois collectés, les textiles sont triés par Le Relais selon trois grandes filières. Environ 60% des vêtements en bon état sont destinés à la réutilisation et revendus dans des boutiques solidaires. Près d’un tiers est recyclé et transformé en nouvelles matières premières, notamment pour l’isolation ou l’industrie textile. Les textiles ne pouvant être ni réutilisés ni recyclés sont orientés vers la valorisation énergétique sous forme de combustibles solides de récupération.

Ce qu’on prend, ce qu’on laisse
Tous les textiles, linge de maison, chaussures ainsi que la petite et moyenne maroquinerie peuvent être déposés, même usés ou troués, à condition d’être propres et secs. Les textiles souillés, humides, professionnels ou issus du bricolage ne sont pas acceptés afin de garantir un tri optimal.

Comment les citoyens peuvent-ils participer?
La Textile Race associe également les habitants des communes participantes. Les citoyens sont invités à soutenir les écoles en triant leurs armoires, en s’inscrivant sur la plateforme www.textilerace.fr, et en indiquant le nombre de sacs à donner. Les élèves peuvent ensuite récupérer les dons à domicile ou les habitants peuvent déposer directement leurs textiles dans l’école participante la plus proche.
Calista Contat-Dathey


Le Grand Avignon lance sa première Textile Race, pour sensibiliser les élèves aux impacts de la mode

Elle vient d’ouvrir ses portes dans la zone d’Avignon Nord, 500 m² de vente et 100 m² de stocks. « Nous avons des vêtements triés pour tous les âges, du bébé à l’adulte en passant par les enfants. Des fringues, des chaussures, de la maroquinerie, des accessoires, des peluches, bientôt du linge de maison, explique David Fillon, responsable du site. Tout est vérifié, la matière, laine, coton ou polyamide, dans notre atelier de valorisation de Courtine, en face de Sainte-Catherine, par des personnes en réinsertion. »

Les articles vendus proviennent des conteneurs de collecte textile Le Relais, membre d’Emmaüs. Cela fait partie d’une chaîne de valorisation, d’une démarche socio-écologique anti-gaspi pour remettre dans le circuit ce qu’on ne porte plus, mais qui, en bon état, peut faire le bonheur de quelqu’un d’autre à peu de frais. « Notre but n’est sûrement pas le profit, mais que chaque centime soit réinvesti pour lutter contre l’exclusion. Ici, nous avons créé huit emplois, dont deux réinsertions, ce qui redonne de la dignité aux plus démunis », ajoute-t-il.

Ding Fring Avignon est la seule boutique de toute la Région Sud. Depuis sa création en 2006, Le Relais gère 950 points de collecte dans six départements de Provence Alpes-Côte d’Azur, trie et valorise 4 200 tonnes de TLC (Textiles-linge-chaussures), et a donné du travail à 52 salariés dont 14 en insertion. 

Les points de collecte textile du réseau Le Relais. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Initié au départ en 1984 dans le Pas-de-Calais avec la crise, il n’a fait que se développer sur l’ensemble de l’Hexagone avec aujourd’hui 80 boutiques Ding Fring sur le territoire. « Les articles en excellent état sont remis en vente. Pour le reste, 55%,sont exportés vers l’Afrique (Sénégal et Burkina-Faso) et Madagascar. 6% deviennent des chiffons et ce qui est vraiment abîmé est réduit en granules qui servent de combustible aux cimenteries, rien ne perd », conclut David Fillon.

Avec Ding Fring pas besoin de dépenser « un pognon de dingue » pour se faire plaisir. Les prix débutent à 3€ et ne dépassent jamais 29€ pour des vêtements et accessoires de marque, veste, jean, t-shirt ou robe. Cinq fois moins cher que du neuf. En plus, des personnes éloignées de l’emploi retrouvent du travail et l’estime de soi. La preuve que la générosité peut rimer avec solidarité et fraternité.

©Ding Fring Avignon

Contact : Avenue Marcel Pagnol – Sorgues /04 88 60 37 30

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