2 juillet 2026 |

Ecrit par le 2 juillet 2026

Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Ce samedi 27 juin, l’École supérieure d’ébénisterie d’Avignon (ESEA), qui est en réalité située au Thor, organisera une journée portes ouvertes. L’occasion pour les élèves de la promotion 2025/2026 d’exposer leurs créations.

Depuis plus de 40 ans, l’ESEA forme chaque année une cinquantaine de stagiaires de 18 à 65 ans aux métiers du bois. Ce samedi, l’école invite le public à venir découvrir les créations sur lesquelles les stagiaires de la promotion 2025/2026 ont travaillé toute l’année, mais aussi les formations qu’elle propose.

La journée sera rythmée par plusieurs temps forts avec des démonstrations techniques par les élèves à 10h et 15h30, ou encore une conférence sur la sculpture mobilière par le formateur Serge Thérond à 14h. Cette année, un ancien élève sera l’invité d’honneur : Mathieu Doll, désormais ébéniste à Gigondas et lauréat du Prix régional des Métiers d’Art 2026. Le meuble qui lui a permis de remporter cette distinction sera également exposé lors de cette journée portes ouvertes.

Samedi 27 juin. De 9h à 17h. 1742 Route d’Orange. Le Thor.


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

C’est à l’Auditorium Jean-Moulin du Thor, mis à disposition par la Présidente de l’exécutif vauclusien Dominique Santoni, que s’est déroulée la cérémonie annuelle de la Société des Membres de la Légion d’Honneur samedi après-midi. Une salle créée en 1984 par l’ancien Président du Conseil Général, Jean Garcin en pleine nature. Là où depuis de sont succédés Montserrat Caballe, Barbara Hendricks, Fanny Ardant, Louis Chédid, André Dussolier, Charélie Couture, Pierre Perret, Catherine Lara, Michèle Torr et Agnès Jaoui, réalisatrice de L’objet du délit. Bernard Pivot y était même venu pour une « Dictée » !

Dans cette salle de 592 places fort heureusement climatisée, le Président de la SMLH 84 Jean-Pierre Messin a rappelé que le Prix des Apprentis avait été créé en 2007. « Depuis, près de 700 jeunes ont été récompensés, avec 3 grades, prix d’Honneur (200€), du Mérite (300€) et d’Excellence (500€), plus  médaille et diplôme, sans oublier le coup de pouce de leur ‘parrain’ de la SMLH, de ses conseils et de son carnet d’adresses. » Et cette année, en plus, un ordinateur a été remis aux 25 lauréats grâce à la Fondation Crédit Agricole présidée par Franck Alexandre

Ces jeunes ont d’abord été sélectionnés par leur professeur ou maître de stage des centres de formation de tous les métiers. Florentin Mouret à Avignon pour le BTP, le Conservatoire du Grand Avignon pour les musiciens, l’Académie Vaucluse-Provence de la CCI pour la restauration et l’hôtellerie, le Centre de la Bastide-des-Jourdans pour les filières de la forêt, du paysage et du bûcheronnage, le Campus Provence-Ventoux au Lycée Louis Giraud de Carpentras pour l’agriculture et l’horticulture, le Campus Vincent de Paul d’Avignon pour la gestion, le commerce et la vente, l’IFRIA pour les filières alimentaires à Agroparc, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour la mécanique, l’électricité, la plomberie, les métiers de bouche, les boulangers ou bouchers, le GRETA-CFA pour le secteur large de la santé, l’informatique, la chimie, la robotique et la comptabilité et enfin le Lycée viticole d’Orange

Mais c’est d’abord au maire du Thor qu’est revenu le mot d’accueil. Yves Bayon de Noyer, réélu avec 57,37% des suffrages en mars dernier, a fait ses études à la Fac de Droit d’Aix-en-Provence avant de devenir journaliste au Provençal, au service des sports dirigé par Jean-Louis Levreau qui devint ensuite bras droit de Bernard Tapie à la tête de l’OM. Yves Bayon de Noyer, c’est avant tout un entrepreneur, qui a créé en 1986 à Châteauneuf-de-Gadagne, Agis, une société spécialisée dans les plats cuisinés de qualité. Avec notamment une longue collaboration aux côtés du regretté chef étoilé Bernard Loiseau. Mais le succès l’a amené à s’agrandir et à s’installer en 2000 en Courtine où l’usine a été inaugurée notamment par Elisabeth Guigou, alors Garde des Sceaux. Aujourd’hui, Agis emploie 700 salariés. Mais Yves Bayon de Noyer a aussi à son actif la fondation de l’IFRIA, dont certains apprentis sont distingués aujourd’hui, également le  Pôle de Compétitivité Fruits et Légumes à l’époque où Marie-Josée Roig était maire d’Avignon, maintenant, il est maire à temps complet.

Les Prix Inter-Générationnels

Avant le Grand Prix des Apprentis, ont été remis les Prix Inter-Générationnels (créés il y a 2 ans) à destination des séniors bénévoles qui donnent de leur temps et de leur savoir aux plus jeunes. Comme Alain Parent et Cédric Lefebvre pour l’association ‘L’outil en main‘ qui les initient aux métiers manuels tous les mercredis, Olivier Gautherot du club de basket USAP Avignon-Le Pontet, qui soutient les enfants hospitalisés, Sylvie Marchal présidente de Zou Vaï, une entreprise à but d’emploi créée dans le cadre du dispositif zéro chômeur de longue durée, ou Philippe Herzog, qui accompagne les jeunes artisans. Et parmi les jeunes distingués, Ylona de Andrade qui est à la fois sapeure-pompier 1re classe et porte-drapeau lors des cérémonies du souvenir, 8 mai, 14 juillet, Libération ou 11 novembre. Mais aussi le jeune Victor Seigner-Bacquet, passionné d’histoire qui a réalisé, grâce à des archives et l’interview de René Lambert, un ancien résistant du Maquis Vasio, un film qui sera projeté dans l’ensemble des établissements scolaires du Rectorat d’Aix-Marseille pour initier tous les jeunes au devoir de mémoire de ceux qui se sont battus, parfois au péril de leur vie, pour que nous vivions libres.

Les lauréats des Prix Inter-Générationnels. ©Alain Quesada

Les Prix des Apprentis

Place ensuite à la remise des prix aux Apprentis, méritants et motivés qui, malgré les aléas de la vie, ont fait preuve de courage, de détermination, ont avancé, sans baisser les bras. Sans les citer tous (ils étaient 25), Louise Colvine du CFA Florentin Mouret, a passé son bac ingénierie, puis la crise sanitaire l’a amenée à partir pour l’Australie. Et soudain s’est révélé son goût pour le métier de la menuiserie qu’exerçait son grand-père. Lou-Ann Houchine, élève en management à l’Ecole hôtelière des Fenaisons est en alternance à l’Oustalet, établissement étoilé de Gigondas. À la rentrée, elle intègrera le 5 étoiles Plaza à Paris où vous imaginez bien que le prix du loyer n’est pas le même qu’en Vaucluse. Autre lauréate, une élève du Conservatoire de musique, dans la classe du professeur de cor Eric Sombret. Elle souhaite devenir musicienne professionnelle et, pendant une pause, elle a interprété une page de musique contemporaine du compositeur Gaston Barboteu qui avait créé l’ensemble de cuivres ‘Ars Nova’. 

Autre primée, Léa Pecher, qui pilote un bolide de 650cm2 de cylindrée et souhaite créer son propre garage de mécanique moto. Elle a l’audace de foncer dans un monde plutôt masculin. Elève du Lycée viticole du Château Mongin, Quentin Bayeux, 19 ans, lui a l’intention de reprendre les terres de ses grands -parents. En formation à l’IFRIA, Marcelo Franco est né en Bolivie, est allé ensuite travailler en Irlande pour gagner sa vie, et à 29 ans, il est aujourd’hui engagé dans la filière de bio-qualité chez Liebig. De son côté Anne-Licia Asencio fait des études en entreprise hippique pour ouvrir un jour son propre centre équestre.

Médailles et ordinateurs ont été offerts aux 25 apprentis lauréats du Prix de la SMLH 2026. ©Alain Quesada

Le Prix Excellence

Enfin est venu le moment de la remise du Prix Excellence à un jeune homme de 21 ans en formation de monteur en installations thermiques, Naël Saïd, papa d’une petite fille de 2 ans, qu’il élève seul, qu’il amène à la crèche avant d’aller au boulot. Heureusement, depuis peu, ses parents qui habitaient Mayotte sont venus le rejoindre à Avignon. Et son souhait, c’est de repartir sur l’île de ses ancêtres, à 8 000 km et 13h d’avion de la métropole pour y monter son entreprise. Nul doute qu’avec ce prix et le coup de pouce de Thierry Suquet qui était Préfet de Mayotte avant d’arriver dans la Cité des Papes, il réalisera son rêve bientôt. C’est d’ailleurs ce que lui a souhaité sa maman présente au Thor qui a dit à quel point elle était fière de son jeune fiston.

Naël Saïd a reçu le Prix Excellence. ©Alain Quesada

« Vous avez été choisis parce que vous avez su démontrer vos qualités dans un parcours de vie souvent cabossé et chaotique. »

Franck Alexandre

Après une nouvelle pause musicale avec le violoniste de 17 ans Sacha Méry, auréolé d’un Prix d’Honneur qui a interprété L’hiver des 4 Saisons de Vivaldi, Franck Alexandre, le président de la Caisse Régionale Alpes Provence du Crédit Agricole, a remis 25 ordinateurs aux lauréats et s’est adressé à tous ces jeunes qui font la fierté des adultes. « Vous avez été choisis parce que vous avez su démontrer vos qualités dans un parcours de vie souvent cabossé et chaotique. Vous avez montré votre courage, votre résilience, votre capacité à vous reconstruire, à aller de l’avant malgré l’adversité, quel exemple pour nous tous ! C’est grâce à vos professeurs qui ont détecté vos talents et votre pugnacité que nous avons pu vous rencontrer. Saluons le travail qu’ils font au quotidien. Nous croyons en vous et en votre capacité de trouver votre voie et être utiles à la société. »

L’apprentissage mis en lumière

Après avoir rendu hommage à tous les partenaires qui aident, accompagnent et financent ces Grand Prix de la SMLH 84 (BTP, CCI Vaucluse, Medef, Chambre d’Agriculture, Conseil départemental de Vaucluse, Fondation du Crédit Agricole, Préfecture, sociétaires de la Légion d’Honneur qui cotisent), Valérie Coissieux a signé une convention de partenariat. Elle a donné un coup de chapeau à Paul Gilles, un de ses prédécesseurs, boulanger devenu président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat qui était à l’origine de ces Prix de la SMLH avec le colonel Michel Grange. Chaque année ce sont 1400 apprentis qui sont formés par 75 professeurs et qui trouvent immédiatement un emploi dans la vie active. Ces métiers longtemps méprisés par ceux qui entraient à l’université pour y faire des études longues, on s’est enfin rendu enfin compte de leur incontournable utilité dans la vie de tous les jours. Que ce soient les plombiers, peintres, carrossiers, cuisiniers, coiffeurs, maçons, pâtissiers, ébénistes, mécaniciens, charpentiers, bijoutiers ou fleuristes. 

L’Association de danse ‘Up’N dance‘ de Monteux, multi-championne du monde de hip-hop a fait une démonstration sur la scène, avec en filigrane la voix du pasteur Martin Luther King, quand il avait prononcé son fameux discours « I have a dream » en 1963. Après avoir reçu le Prix Nobel de la Paix pour sa lutte non-violente contre le racisme, il avait été assassiné en 1968, à l’âge de 39 ans.

Au bout de deux heures, la cérémonie a été conclue par les deux invités d’honneur. L’Amiral Alain Coldefy, ancien ‘pacha’ du porte-avions Clémenceau et longtemps président de la SMLH puis le Préfet de Vaucluse. Il est vrai que depuis des années, entre les épisodes « Gilets » jaunes », « Crise du Covid », et l’épisode embrasement des banlieues, les préfets successifs n’avaient pas pu participer à cette remise de prix. Thierry Suquet comme Alain Coldefy ont rendu hommage à « tous ces jeunes qui sont l’honneur de la République, qui incarnent un avenir humain, responsable, engagé, citoyen, altruiste, généreux, à l’écoute des autres, malgré un monde agressif, égoïste, belliqueux où la force prime de plus en plus le droit. » En 2027, le Grand Prix de la SMLH aura 20 ans.


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

La Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur a examiné les comptes et la gestion de la commune du Thor, pour les exercices 2019 et suivants. Elle vient de dévoiler son rapport dont nous vous proposons la synthèse.

« La commune du Thor a mis en œuvre un programme d’investissements ambitieux entre 2019 et 2024, représentant 19M€ de dépenses, précise la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur dans la synthèse de son rapport sur la gestion de la Ville.Les opérations d’investissement les plus significatives ont concerné l’aménagement du centre-ville et du quartier de la gare (5M€), les travaux de voirie (2,3M€) et la construction d’un boulodrome (2,6M€). »

Détérioration de la capacité d’autofinancement brute
« La capacité d’autofinancement brute de la commune s’est détériorée, passant de 1,4M€ en 2019 à 0,8M€ en 2023, et limitant sa marge de manœuvre pour financer les investissements. Si une amélioration de l’épargne est constatée en 2024, une nouvelle dégradation était attendue dans le budget 2025. Les charges de gestion ont augmenté de 32% entre 2019 et 2024, passant de 6,8M€ à près de 9M€. Cette hausse a concerné toutes les composantes des charges : dépenses de personnel, charges à caractère général et contributions versées aux établissements publics et aux associations locales. »

Une trésorerie encore confortable
« Pour y faire face, les produits de gestion ont progressé de 28%, atteignant 10,6M€ en 2024. Cette augmentation résulte principalement de la revalorisation des bases d’imposition et de la hausse du taux de taxe foncière sur les propriétés bâties en 2024. Cette hausse s’est trouvée cependant partiellement annihilée par la diminution de la dotation globale de fonctionnement. La trésorerie de la commune demeure encore confortable et les délais de paiements des fournisseurs sont satisfaisants. »

L’école de musique et le nouveau boulodrome pèsent sur les finances
« L’encours de la dette a progressé (7,9M€ fin 2024) et le niveau d’endettement est désormais supérieur à la moyenne des communes de taille comparable, poursuit la Chambre régionale. Il convient par conséquent de limiter le recours à l’emprunt afin de préserver les marges de manœuvre financières de la commune. Deux opérations récentes, dont le rayonnement dépasse les limites territoriales de la commune pèsent sur le budget communal : la reprise en régie de l’école de musique et de danse, précédemment gérée par un syndicat mixte, et la construction du nouveau boulodrome. »

Un tissu associatif dynamique
« Par ailleurs, la commune soutient un tissu associatif dynamique, mais les subventions qui leur sont octroyées en nature ne font l’objet d’aucune valorisation. La participation de la collectivité par voie de subvention, aux travaux touchant le canal Saint-Julien, qui relève d’une association syndicale autorisée, soulève des questions juridiques, comptables et financières en raison des incertitudes sur la nature réelle des travaux. En matière de gestion des ressources humaines, la commune doit fiabiliser le suivi des effectifs, mettre en place un contrôle automatisé du temps de travail et sécuriser la gestion des véhicules municipaux. »

L.G.

Les recommandations de la Chambre régionale
– Recommandation n° 1. : Constituer les provisions nécessaires à la couverture des risques connus par la commune.
– Recommandation n° 2. : Mettre fin à la convention avec la communauté de communes « Pays des Sorgues Monts de Vaucluse » pour la fourniture des repas à la crèche de l’Arlequine.
– Recommandation n° 3. : Valoriser les aides en nature et conclure des conventions avec les associations bénéficiant d’un soutien évalué à plus de 23 000€.
– Recommandation n° 4. : Soumettre le plan pluriannuel d’investissements à l’assemblée délibérante.
– Recommandation n° 5. : Soumettre les prestations de communication aux règles de mise en concurrence prévues par le code de la commande publique.
– Recommandation n° 6. : Mettre fin sans délai à la mise à disposition gratuite des agents de la commune au centre communal d’action sociale.
– Recommandation n° 7. : Mettre en place un système de contrôle automatisé du temps de travail pour se conformer aux dispositions du décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002 et du décret n° 2020-592 du 15 mai 2020.
– Recommandation n° 8. : Adopter une délibération sur les astreintes qui liste les emplois y ouvrant droit.
 


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Le Festival de la Sorgue revient pour une édition printanière ces samedi 2 et dimanche 3 mai. Au programme : balade à vélo, concerts, et bien d’autres animations autour de la rivière.

Depuis 2024, le Festival de la Sorgue se décline en deux éditions annuelles, une au printemps et une à l’automne. Pour cette nouvelle édition printanière, les comités des fêtes de Châteauneuf-de-Gadagne, Le Thor, Fontaine-de-Vaucluse, les Villes de L’Isle-sur-la-Sorgue et Saumane-de-Vaucluse, Isle sur la Sorgue Tourisme et leurs partenaires ont concocté un programme riche.

En famille ou entre amis, cet événement se veut un moment de partage mais aussi de sensibilisation au bon respect de cette rivière emblématique du Vaucluse, qui traversent de nombreuses communes du département. Les animations dans les diverses communes s’enchaîneront, comme un cheminement au bord de la Sorgue.

Le programme

Samedi 2 mai :

Le week-end débutera à L’Isle-sur-la-Sorgue, un village animé s’installera au partage des eaux où le public pourra profiter de jeux en bois, d’un mini golf, d’un jeu de piste, d’un simulateur de pêche, et d’ateliers organisés par le Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues et par la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse. Il y aura aussi plusieurs activités sur inscription comme la balade à vélo, un petit footing de 3km, une initiation au yoga ou au taï-chi. Un apéritif sera offert par la Ville et l’École de Musique Municipale se chargera de l’animation musicale.

Dans l’après-midi, rendez-vous à Châteauneuf-de-Gadagne, où la Place du Félibrige accueillera un jeu de piste et des animations autour du lavoir et du canal. Un goûter sera offert par le comité des fêtes de la commune.

C’est au Thor que se terminera la journée avec un apéritif musical, suivi du spectacle ‘Les plus grands Classiques du Cinéma’ sur les Places du 8 mai et du 11 novembre.

Dimanche 3 mai :

La seconde journée du Festival commencera sur le Parvis de l’hôtel de ville de Fontaine-de-Vaucluse où le petit-déjeuner attendra le public. Au programme ensuite : dégustation à l’aveugle de l’eau de la Sorgue, randonnée lecture de paysage, escape game dans le village, et visite commentée du Musée bibliothèque François Pétrarque.

Le midi, direction Saumane-de-Vaucluse, qui clôturera l’événement avec un concert à l’ambiance de garden party, des animations de sensibilisation autour de la Sorgue, et de nombreux ateliers réservés aux enfants.

Pour accéder au programme et s’inscrire aux différentes animations, cliquer ici.
Samedi 2 et dimanche 3 mai. L’Isle-sur-la-Sorgue. Châteauneuf-de-Gadagne. Le Thor. Fontaine-de-Vaucluse. Saumane-de-Vaucluse.


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Qualifié comme un des piliers du blues en France, Manu Lanvin fera étape au Sonograf, le dimanche 5 avril, pour un concert qui s’annonce, pour la salle associative du Thor, comme un événement majeur de ce printemps. En marge de ce rendez-vous l’Echo du Mardi a pu échanger avec celui qui n’a mâche pas ses mots (il a de qui tenir). Morceaux choisis.

L’Echo du Mardi :
Vous faîtes beaucoup de concerts partout en France et en Europe, qu’est-ce que représente pour vous la scène ?

Manu Lanvin :
La scène c’est ma passion première. J’ai toujours fait de la musique pour la musique live. Je ne rentre pas dans cette catégorie d’artistes qui font du « produit musical ». On fait une musique vivante. Le blues et le rock sont des musiques qui se jouent en live. Après, on fait des pauses en studio, c’est juste pour faire une photo de là où on en est dans nos expériences, nos émotions. Nos créations sont faites pour être défendues en live. Vous savez j’ai commencé à jouer quand j’étais ado et très vite j’ai eu la conviction que s’il y avait une place à prendre ce serait sur scène.

“Dans toutes les religions et à toutes les époques c’est la musique qui a toujours déplu.“

EdM :
Comment définissez-vous le plaisir à être sur scène ?

ML :
La scène c’est le seul moment où vous vous libérez de votre égo. Le seul moment où vous êtes dans le moment présent, où vous êtes au service des autres. C’est un moment de bonheur énorme. C’est en définitive une magnifique thérapie. On est là pour échanger des émotions positives. Aucune autre activité permet cela. A part le sport, sauf dans le foot surtout quand je vois comment ils se foutent sur la gueule à la fin des matchs. Avec la musique ce n’est pas le cas. On ne fait qu’un avec le public. Ce sont des moments de communion magnifiques et qui de plus se font dans la joie.

On pourrait finalement presque comparé cela à ce que les gens vont chercher quand ils vont dans un lieu de culte. Mais je ne suis pas du tout dans la religion. Dans toutes les religions et à toutes époques ce qui m’a toujours déplu c’est la musique. Nous étions pour eux les ennemis jurés. Normal on leur piquait des fidèles. Avec une guitare et des mots d’amour on la attiré tous les jeunes. Ils auraient préférés les garder sous contrôle dans leurs lieux de culte. Dans mes albums je parle souvent de ce sujet.

Je respecte la spiritualité de chacun mais je vois qu’au fond de moi je fais du bien. Et ça me fait du bien que de faire du bien aux autres.

©Visuel Tour

EdM :
A chaque génération il y a une musique porte-parole, dans les années 60 c’était le rock-n-roll, maintenant c’est le rap, quelle place a aujourd’hui le blues, et quels messages a-t-il à faire entendre ?

ML :
C’est un réflexion que j’ai toujours eu : est-ce que je ne suis pas démodé ? Je joue une musique qui n’est pas celle de ma génération. Mais elle est dans notre patrimoine de ce qu’ont laissé des gens comme les Stones ou Jimi Hendrix. Ca reste des modèles à suivre. C’est une musique qui traversera le temps. Elle est peut-être moins en vogue en ce moment quoique… Lorsque vous voyez aux US ce que représente l’économie d’un artiste comme Joe Bonamassa c’est énorme. C’est un business incroyable, c’est hors norme. Je pourrai aussi parler de John Mayer ou Garry Clark Junior. La Grande-Bretagne, le pays qui a donné la plus part des guitar heros, le blues est toujours bien vivant avec beaucoup de jeunes talents qui émergent.

Le rap s’est aujourd’hui beaucoup appauvri, c’est même devenu caricatural.“

Ce qui m’amuse c’est que le rock au début était une musique plutôt en marge, aujourd’hui la musique urbaine est en plein dans le système. Elle en profite alors qu’elle l’a totalement critiqué au début. Ils sont tous dedans aujourd’hui. Moi, j’aime bien me retrouver finalement dans les courants marginaux. Si on additionne tous les billets vendus par des artistes de blues ou de rock je peux vous assurer que c’est énorme. J’aime bien cette idée de continuer à prendre le maquis en faisant de la musique. Car c’est pour moi un moteur de créativité. Le rap s’est aujourd’hui beaucoup appauvri, c’est même devenu caricatural. J’aime le hip-hop, c’est la musique de ma génération. J’ai adoré Run DMC ou Das EFX ils étaient novateur de quelque chose. Aujourd’hui beaucoup de jeunes veulent faire du rap pour être dans la lumière, aller dans des défilés de mode de chez Chanel ou Vuitton. Ils se sont perdus.

Manu Lanvin By Klaus Guchelaar

EdM :
Quel est le profil de ceux qui viennent vous écouter en concert ?

ML :
Plutôt des personnes qui ont la quarantaine ou la cinquantaine. Mais ce qui est génial c’est qu’il y a de plus en plus de jeunes, souvent amenés par leurs parents. Et certains mordent à l’hameçon.

Avec l’IA on est dans le fast-food de la musique.“

EdM :
Comment réagissez-vous au développement de l’IA et en particulier dans le domaine de la musique ?

ML :
Ce sont des outils magnifiques. Je les utilise. Dans le studio où je travaille, on y fait des essais c’est intéressant. On voit où cela peut nous emmener. Dans un processus de création ça permet de faire un ping-pong avec l’ordinateur. Il suggère mais on doit décider. Mais quand on est un créatif on n’a pas envie de confier sa création à un ordinateur. Ca ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est de vibrer c’est de créer nos propres histoires, d’écrire nos chansons à nous. C’est aussi de garder nos défauts de langage. L’album que j’ai écrit pour mon père (« Ici-bas ») nous avons conservé tout ce qui fait son phrasé et sont style. L’IA n’aurait jamais pu écrire un album pour mon père. Les mots choisis n’auraient jamais pu fonctionné avec l’IA.

Moi, j’aime créer. Après s’il y a des mecs qui trouvent des combines pour faire travailler l’IA et gagner de l’argent c’est leur histoire et je ne les condamne pas. Ce qui m’intéresse c’est de créer des choses qui sont à moi. Je n’ai pas envie d’être un faussaire. Avec l’IA on est dans le fast-food de la musique. Quand vous écrivez une chanson vous l’avez l’impression d’être John Lennon, le temps d’une soirée, c’est un bonheur énorme. Je ne supprimerai jamais le bonheur de créer.

©Eric MARTIN

EdM :
Qu’est-ce qu’on entendra lors de votre concert au Sonograf le 5 avril ?

ML :
Ce sera un mélange des titres de mon dernier album (« Man On a mission » octobre 2025) et de morceaux plus anciens. Dans mes concert je fais toujours ce type de mélange. Nous serons 4 musiciens sur scène.

Manu Lanvin au Sonograf le dimanche 5 avril à 18h30
D901 Le Thor,
Prix des places de 19 à 25 €
Pour en savoir plus :
www.lesonograf.fr/concerts/manulanvin
https://www.manulanvin.com

Réservations en ligne : ICI


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Fidélité, passion, ouverture et partage avant tout

« 25 années de passion, de fidélité, de rencontres durant lesquelles l’Andalousie a vibré sur notre territoire,  grâce à l’engagement d’artistes, de partenaires, de bénévoles et d’un public toujours plus nombreux. » Ainsi s’exprime Béatrice Valéro, présidente de l’association Andalouse Alhambra, association née en 1996 sous l’impulsion de Luis de la Carrasca , auteur-compositeur, musicien et chanteur andalou. « Plus qu’un projet artistique, cette association fut pour Luis un retour aux sources,  un acte de transmission et de fidélité à ses racines. Reconnue officiellement par le gouvernement autonome Andalou, comme Communauté Andalouse sise hors des frontières de l’Andalousie, l’association maintient et renforce les liens sociaux et culturels avec l’Andalousie, au-delà des frontières, dans un esprit de partage et d’ouverture. » 

Un festival accessible et rayonnant

Les partenaires historiques sont toujours présents : le Centre social de la Fenêtre, le théâtre du Chien qui fume, du Balcon, Golovine, auxquels se joignent l’auditorium du Thor, l’Espace pluriel. Pour cause d’élections municipales, la Semaine espagnole initiée par la Ville d’Avignon n’a pas lieu cette année mais Caumont-sur-Durance, Le Thor, Carpentras, Orange et même Aix-en-Provence accueilleront pour un soir des spectacles. La programmation reste exigeante, renouvelée et abordable par tous les publics et pour des prix modiques quand ce n’est pas gratuit. Stages, gastronomie, exposition, films, conférence-débat font également de ce festival un événement majeur et incontournable.

Artistes d’exception et créations originales

Pour ce 25e anniversaire nous découvrirons la danse puissante de Sara Sanchez, accompagnée du guitariste Victor Franco Guttierrez du chanteur Emiloio Cortes et du percussionniste Juan Luis Fernandez  au théâtre Golovine ce mardi. Place aux femmes avec le quatuor féminin Fl4menca qui perpétuera au théâtre du Balcon la plus pure tradition du flamenco avec cependant des compositions originales et colorées. L’auditorium du Thor accueillera comme tous les ans Luis de Carrasca qui a voulu cette année placer cette soirée sous le signe de la transmission en accueillant pas moins de 14 artistes.Cette fresque intergénérationnelle promet une belle nuit qui fera résonner la culture andalouse bien au-delà de la scène. Les enfants et les habitants des quartiers auront également la surprise  d’accueillir Chely LaTorito, parée de ses habits de lumière. Le trio arabo-andalou Oléo invite dans la chapelle Saint-Symphorien de Caumont l’oudiste Alaa Zouiten. Il faudra se déplacer à Aix-en-Provence pour découvrir Ana Crisman, seule au monde à jouer le flamenco à la harpe.

Découvrir la poésie du Mejdoub à Carpentras

Lors de cette soirée, les paroles millénaires de Sidi Abderrahmane El-Mejdoub (poète soufi populaire du XVIe siècle) rencontreront la noblesse et la lumière de la musique andalouse. La narration sera faite en dialecte marocain, traduite de temps en temps. Pour porter cette voix, il y aura le son envoûtant de l’Oud et de la Darbouka ainsi que la Chorale Andalouse. Jauge réduite. 

Les soirées à venir

Mardi 24 mars . Sara Sanchez. 20h. 9 À 17€. Théâtre Golovine. 1 bis rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 01 27.

Vendredi 27 mars. FL4MENCA. 20h. 5 à 25€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / www.theatredubalcon.org

Samedi 28 mars 2026. 20h30. 10 à 23€. Noche de Arte Flamenco de Luis de la Carrasca. Auditorium Jean Moulin. 971 chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / billetterie.vaucluse.fr

Jusqu’au 3 avril. Programme complet sur www.lefestivalandalou.com / 04 90 86 60 57.


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Le Théâtre du Petit Monde revisite en toute originalité le chef-d’œuvre du compositeur franco-allemand.

L’opéra-bouffe d’Offenbach créé en 1864 se moquait des mœurs bourgeoises de la cour de Napoléon III en les parodiant déjà et en les replaçant dans la Grèce antique, avec Hélène, fille de Zeus, épouse du roi de Sparte, et amante de Pâris, fils du roi de Troie. La série télévisée des années 90, Hélène et les garçons, a connu elle un succès foudroyant en relatant les frasques sentimentales d’un groupe d’étudiants et d’étudiantes.

Une adaptation de Martin Loizillon dans une mise en scène de Nicolas Rigas pour un remake jubilatoire

Tout en restant fidèle à la ligne musicale de cet opéra-bouffe créé en 1864, cette version endiablée se passe 3000 ans plus tard, en plein tournage de la 127e saison de La Belle Hélène et les garçons. Cette mouture réjouissante et pétillante qui magnifie l’esprit satirique et le génie d’Offenbach, a le même pouvoir qu’Hélène : elle séduira le plus grand nombre. 

Mise en scène : Nicolas Rigas
Adaptation : Martin Loizillon
Production : Théâtre du Petit Monde

Dimanche 8 mars. 16h. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Le mercredi 21 janvier 2026, la CPME 84 organise la visite de France Détection Services, une PME du Thor spécialisée dans l’outillage et le matériel pour les réseaux enterrés. Un temps d’échanges destiné aux dirigeants de TPE-PME (Très petites entreprises-Petites et moyennes entreprises), au cœur des enjeux industriels et économiques du territoire.

Acteur incontournable de la représentation patronale locale, la CPME 84 (Confédération des petites et moyennes entreprises du Vaucluse) poursuit son action en faveur de la valorisation du tissu économique vauclusien. En invitant ses adhérents à franchir les portes d’une entreprise du territoire, l’organisation entend favoriser la connaissance mutuelle, le partage d’expériences et la mise en réseau des entrepreneurs.

France Détection Services, un savoir-faire technique au service des infrastructures
Le rendez-vous est fixé au mercredi 21 janvier 2026, de 9h30 à 11h30, au sein de France Détection Services, implantée à Le Thor. Spécialisée dans l’outillage et le matériel pour les réseaux enterrés, l’entreprise évolue sur le segment des enjeux de sécurité, d’aménagement du territoire et de performance des infrastructures.

Un temps d’échanges entre dirigeants
À travers cette rencontre, les participants pourront découvrir les coulisses d’une activité industrielle essentielle car, en effet, la détection et la protection des réseaux souterrains constituent en effet un enjeu majeur, tant pour la sécurité des intervenants que pour la continuité des services publics et privés.

Infos pratiques
Visite d’entreprise le mercredi 21 janvier 2026. 9h30 à 11h30. Chez France Détection Services. 299 avenue de la Cigalière au Thor. Inscription obligatoire. Limitée aux 80 premières demandes reçues par retour de mail sur contact@cpme84.org à raison d’une personne par structure. Un parking gratuit est disponible sur site et le covoiturage est encouragé.
Calista Contat-Dathey


Au Thor, l’ESEA ouvre ses portes au public

Un duel inédit et cruel

Dans sa dernière pièce, Samuel Benchetrit convoque une famille dysfonctionnelle qui se rassemble très rarement tant les deux frères ne s’apprécient pas. Depuis toujours, Jérôme (François-Xavier Demaison), avocat reconnu et heureux en ménage, est le souffre-douleur de Max (Patrick Timsit), son aîné un rien miteux, un pousse-mégot qui n’a jamais supporté de perdre sa place de fils unique. Lors de cet apéro organisé par leurs parents (Claire Nadeau et Jackie Berroyer), apéro qui va changer la vie de tous les présents, Jérôme doit demander un service, « un truc vital » à Max, lequel accepte du bout des lèvres à l’unique condition qu’il lui « prête » sa jolie épouse, Alice (Kate Moran), pendant un an… 

Un humour noir sans concession écrit et mis en scène par Samuel Benchetrit

Réunis pour la première fois, Timsit et Demaison, bien servis par l’humour noir de Samuel Benchetrit, forment un duo irrésistible et effrayant de frères ennemis réglant leurs comptes, dans une pièce à la distribution cinq étoiles qui explore avec tendresse et franchise la complexité des liens familiaux.  

Jeudi 15 janvier. 20h30. 17 à 42€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr

https://www.echodumardi.com/tag/le-thor/   1/1