3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Rendez-vous en 2036 ?

Dix ans déjà que ‘Le Vaucluse en chiffres’ existe. En une décennie, cet atlas de notre département a su devenir la référence statistique de notre territoire. Un ‘mode d’emploi’ du Vaucluse qui n’aurait jamais vu le jour sans nos confrères d’Éco Savoie Mont-Blanc qui ont initié ce concept il y a près de 20 ans.

Intelligence collective

Le Vaucluse en chiffres est issu de cette intelligence collective rappelant qu’une bonne idée, même venant d’ailleurs, reste une très bonne idée. Bien sûr, nous ne nous sommes pas contentés de reproduire ce support. Nous avons su l’adapter aux spécificités de notre département en multipliant les échanges avec les équipes de statisticiens d’éco Savoie. Un enrichissement mutuel qui a autant profité à l’évolution de nos deux hors-série annuels qu’à la dizaine d’autres ‘Département en chiffres’ ayant essaimé en France depuis. En 10 ans, Le Vaucluse en chiffres s’est épaissi. Depuis 2016, il compte 50 pages de plus, une dizaine de rubriques et des centaines de données supplémentaires. Tout cela n’aurait bien évidemment pas été possible sans l’appui indéfectible de nos annonceurs. Des partenaires qui, au-delà de faire la promotion de leur propre notoriété, ont aussi fait le choix de soutenir l’image du Vaucluse grâce à ce formidable outil de marketing territorial. Une volonté de jouer collectif dont nous devrions tant nous inspirer tous.

Une bonne idée venant d’ailleurs, reste une bonne idée.

Laurent Garcia

Casser la voix

Promis, cette année, pas d’éditorial sur les incohérences de notre territoire. Cela fait, là-aussi, 10 ans que nous nous évertuons à énumérer les freins administratifs (3 départements, 2 régions, 2 zones scolaires…) au développement de notre principal bassin de vie. Inutile donc de répéter à nouveau ces évidences connues de tous mais toujours ignorées par nos élus qui semblent plus que jamais vouloir préserver notre machine à créer de la pauvreté. Ayons tout de même le secret espoir que les élections municipales puissent changer la donne en laissant place à une nouvelle génération d’élus. Une nouvelle génération d’élus municipaux à qui l’on souhaite le meilleur, surtout pour notre territoire. Idem, pour nos prochains élus consulaires. Plus que jamais en Vaucluse, il est temps que l’intérêt collectif prenne l’ascendant sur les intérêts personnels. En attendant, l’écho du mardi a su aussi évoluer depuis le lancement de son hors-série annuel. En 10 ans, notre média a profité de son agilité pour devenir le premier journal d’annonces légales de France à arrêter définitivement sa version papier pour basculer entièrement sur le numérique début 2021. Depuis, le plus vieux journal de Vaucluse a battu record d’audience sur record d’audience passant de près de 330 000 visites en 2020 à plus de 1 560 000 en 2025.

L’indépendance à un prix

 être un artisan de l’information n’a pas que des avantages cependant. Certes, cela facilite la célérité dans la prise des décisions, mais cela ne permet pas forcément de disposer des moyens sur lesquels peuvent compter nos grands confrères. L’indépendance a un prix : celui de ne pas savoir de quoi sera fait son avenir sur le long terme. Aujourd’hui, l’écho du mardi est à la croisée des chemins. Il en a l’habitude depuis sa naissance en 1839 à Apt. Notre média s’appelait alors Le Mercure Aptésien avant de changer de nom à travers le temps : Les Affiches Avignonnaises en 1886, Le Bulletin du Palais en 1924, Debout la France en 1944, Les Petites Affiches en 1945… Nous sommes les héritiers de cette riche histoire de la presse vauclusienne. A nous, et aussi peut-être à vous un peu, de tout faire pour vous redonner rendez- vous dans 10 ans.

Laurent Garcia
rédacteur en chef
L’Echo du Mardi


Rendez-vous en 2036 ?

En novembre dernier, nous consacrions, dans l’Écho du Mardi, un article à un restaurant solidaire de Cavaillon qui risquait de mettre la clé sous la porte. La propriétaire des lieux avait décidé de le vendre vide de tout occupant, ce qu’une disposition du bail lui permettait de faire. L’association, qui gérait ce restaurant depuis 5 ans, n’avait alors pas d’autre choix, pour continuer l’aventure, que l’acheter elle-même. Mais elle n’avait pas les fonds nécessaires…

Agnès Piller, la gérante des lieux et cuisinière de son état, nous confiait alors qu’elle cherchait à créer une coopérative qui aurait réuni les fonds nécessaires à l’achat de l’immeuble. Les appartements situées au-dessus de l’établissement étaient aussi à vendre. Il fallait trouver au moins 300 000 €, et cela en quelques semaines. Une gageure dans la période actuelle et de surcroits en fin d’année. L’article racontant cette histoire a beaucoup circulé et il a touché, au propre comme au figuré, de nombreuses personnes. Agnès et son équipe reçurent de nombreux témoignages de soutien. Une mobilisation s’est créé autour de l’avenir de ce restaurant solidaire et bio. Le Bios (c’est son nom ) est pour de nombreuses personnes en difficulté, un moyen unique pour se nourrir avec des produits de qualité et à petit prix, voir à pas de prix du tout…

Le placement du cœur en quelque sorte

Le miracle se produit. Des personnes privées sensibles à la cause, qui venaient de toucher un héritage, décidèrent de faire l’acquisition de l’immeuble pour faire en sorte que l’association en soit toujours le locataire. Le placement du cœur en quelque sorte. Le restaurant est sauvé. Il a même été décidé de concrétiser assez rapidement le projet de relance de la salle de spectacle attenante à celle du restaurant. L’idée d’Agnès est d’apporter aussi dans ce lieu de la nourriture culturelle.

Il serait bien présomptueux de faire le lien direct entre la parution de notre article et la décision des investisseurs, mais cette histoire montre que la presse locale peut jouer un vrai rôle social sur les territoires. Au-delà de sa fonction louable et nécessaire d’informer, elle participe à créer du lien social et à mobiliser les femmes et les hommes qui vivent et animent ces territoires. C’est pour nous une belle récompense et une fierté.

Contact : www.facebook.com/bioscavaillon

https://www.echodumardi.com/tag/lecho-du-mardi/   1/1