2 juillet 2026 |

Ecrit par le 2 juillet 2026

Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Ernest Pignon-Ernest. ‘Ombres de Naples’ est à découvrir du 23 mai au 1er novembre.

« Entre 1988 et 2015, Ernest Pignon-Ernest a arpenté les rues de Naples et les murs se sont mis à parler. Ils ne le faisaient pas avant, mais à son passage. Ils ont commencé à bruisser. Les façades ont bougé, mille murmures se sont fait entendre. Les ombres sortent et laissent échapper d’étranges lamentations ou des chuchotements d’extase ». Ainsi s’exprime l’écrivain Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta, dans la postface du livre qui est dédié à l’imposante exposition qui est consacrée au plasticien niçois à partir du 23 mai à Carpentras.

Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard. Comme l’a précisé la 1e adjointe de la ville, Pascale Demuru, « l’artiste a vécu tout près d’ici, à Méthamis dans les années 60, il a aussi grimpé le Ventoux à vélo une dizaine de fois. Ce bâtiment, phare culturel est le parfait écrin pour accueillir les œuvres d’un créateur de renommée internationale. »

Le directeur de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine Jean-Yves Baudouy insiste : « Depuis le XVIIIe, ce lieu fait rayonner la ville dans le monde de la culture et des arts bien au-delà du Vaucluse. D’ailleurs le monde d’Ernest Pignon-Ernest dialogue avec celui de Monseigneur d’Inguimbert qui lui aussi travaillait avec les savants et les poètes. Qu’il s’agisse d’imaginaire, de mort ou de souffrance. »

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un artiste engagé

Mais surtout, n’allez pas dire à Ernest Pignon-Ernest qu’il est le pape du street-art. Ses 200 esquisses, dessins, croquis, photographies, sérigraphies, portraits, collages, témoignent d’une œuvre picturale, poétique, artistique et d’un engagement citoyen. « Cela signifierait que cet art urbain serait né aux États-Unis. Or Banksy, s’est y mis 40 ans après moi. » Et Ernest Pignon-Ernest a été dès 1966 investi dans la lutte contre le nucléaire. René Char, poète et résistant l’avait alerté sur les risques que faisait courir le Plateau d’Albion avec ses missiles enterrés. « J’avais 24 ans et j’avais tracé au pochoir la silhouette tirée d’une photo d’Hiroshima, seule trace d’un corps irradié, et je l’avais collée sur les murs et les rochers le long de la route au-dessus de Saint-Christol, pour stigmatiser ce lieu funeste enkysté au-dessous de la nature, de la lavande et du ciel bleu du Plateau de Sault. »

Ce créateur s’est fait connaître mondialement grâce au dessin sur papier- journal d’Arthur Rimbaud qui essaima de sa ville natale, Charleville-Mézières, à Paris avant de faire le tour du monde, à Soweto, à Santiago, à Ramallah comme à Alger.

Son travail ? Réactiver le potentiel de mémoire des lieux

« Pour Naples, j’ai lu plus de 130 livres, précise Ernest Pignon-Ernest. Je l’ai quadrillée dans tous les sens, à toutes les heures. J’ai scruté la texture de la pierre, sa couleur, ses défauts, comment la lumière la caressait selon le moment du jour ou de la nuit. Comment elle épouse mon travail, comment elle interfère, comment elle met en relief les anfractuosités, les cavités avec les joints qui scellent le mur. Je mets en valeur ce qui ne se voit pas, ce qui est enfoui. Mon travail exacerbe, perturbe le lieu, fait remonter un mystère à la surface, joue entre ombre et lumière. Ces rues de Naples, coincées entre le Vesuve et les terres en ébullition de la Solfatare sous laquelle le poète Virgile déjà situait les Enfers. Elles convoquent aussi Caravage, parle des cultes païens et chrétiens. Une cité sous un soleil de plomb qui porte aussi en elle les ténèbres de la grande peste de 1656. »

Ernest Pignon-Ernest, cet autodidacte qui a quitté l’école à 15 ans, a d’abord gagné sa vie chez un architecte à Nice. Avant de se consacrer à la peinture et de mettre un peu d’argent de côté pour acheter une 2CV et se diriger vers le Vaucluse, où les Papes ont migré, aussi bien dans le Comtat Venaissin qu’à Avignon. « C’était pour moi une espèce de Toscane rêvée, évocatrice des peintres du Quattrocento et de la poésie de Pétrarque. J’ai même eu, pas loin de Venasque, une logeuse qui ramassait du thym sauvage pour Ducros, je n’oublierai jamais cet arôme ».

Pieta et Madone, Caravage et Pasolini, familiarité de Naples avec la mort, si près aussi de Pompei et Herculanum. Ernest Pignon-Ernest, nous invite jusqu’à fin-octobre dans sa déambulation créatrice. Son métissage des arts, de l’histoire, de la culture, du patrimoine, des religions. Il sera également présent à Carpentras pour rencontrer le public et surtout parler de sa passion de son travail les samedi 13 juin et 26 septembre à 15h. Tout en étant également à l’affiche à Martigues à travers une rétrospective au Musée Felix Ziem jusqu’au 1er novembre. Quel bonheur pour ses admirateurs! Et quelle vitalité à 84 ans !

Est organisé également, un karaoké littéraire sur un texte proposé en écho avec l’exposition ‘Ombres de Naples’. Vincent Truel vous accompagnera avec des mélodies et des sons improvisés. En fonction de la météo, le karaoké littéraire se déroulera dans la cour d’honneur ou dans le hall des donatifs.
De 20h15 à 21h puis de 21h30 à 22h15.

Ainsi qu’une présentation de solos des élèves de danse du conservatoire, qui vous guideront dans le parcours au sein des collections jusqu’à l’exposition. 
RDV dans le parcours permanent.
De 21h à 21h30 puis de 22h15 à 22h45


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

« C’est sans doute l’une des œuvres qui fait le plus parler nos visiteurs, des plus petits ou plus grands », affirme la bibliothèque-musée L’Inguimbertine à Carpentras qui mettra à l’honneur l’œuvre La Poissonnerie du peintre flamand Frans Snyders (1579-1657) ce samedi 21 février.

Le temps d’une heure, les visiteurs pourront en apprendre davantage sur le peintre qui est surtout connu pour avoir peint de nombreux étals de commerçants, notamment de poissonniers. C’est le cas dans l’œuvre La Poissonnerie, conservée à Carpentras.

« Cette monumentale scène de genre, en apparence anecdotique, se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît et mêle lamentation sur le déclin du port d’Anvers et leçon de morale », explique la bibliothèque-musée.

Réservation conseillée au 04 90 63 04 92.
Samedi 21 février. 14h15. 3€ (en plus du billet d’entrée). L’Inguimbertine. Hôtel-Dieu. 180 place Aristide Briand. Carpentras


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

En septembre dernier, dans la prestigieuse Maisons des Centraliens à Paris, Serge Andrieu, maire de Carpentras, a reçu, au nom de la ville, le Coq d’Or ‘Mémoire et innovation’ pour la réalisation de l’Inguimbertine à l’hôtel-Dieu. La cérémonie des Coqs d’or a pour vocation de mettre en lumière les élus, communes et intercommunalités qui, par leurs initiatives, se font les porte-drapeaux de la vitalité de leurs territoires.

Cette distinction salue le travail des 600 agents et intervenants qui ont participé à ce projet et l’engagement des élus et institutions concernés. Ouvert en 1761 et destiné à accueillir les malades pauvres, l’institution hospitalière de Dom Malachie d’Inguimbert ferme ses portes en 2002. Après 15 ans de travaux, le public accède à cet espace remarquable de 10 000 m2 où s’étendent une bibliothèque multimédia foisonnante et innovante et de riches espaces muséaux. Les Coq d’or sont une initiative du groupe Delbo presse, en lien avec des décideurs entrepreneurs, des partenaires et des hommes politiques. Leur créneau ? Donner de la visibilité aux initiatives locales ; Mettre en avant des actions concrètes et utiles et porter la voix des territoires et de leurs acteurs engagés.

Le groupe Delbo Presse
Le groupe a pour mission de promouvoir les territoires de France et de donner une voix aux élus locaux. « Les maires sont les gardiens de notre démocratie, les véritables acteurs de terrain, et méritent d’être davantage écoutés et entendus. Face aux défis contemporains – crise climatique, mutations économiques, nouvelles solidarités » énonce le  groupe de presse qui met en lumière l’action locale et les initiatives territoriales. La France se construit sur la force de ses territoires et l’engagement des femmes et des hommes qui les animent. Dans un contexte où opportunités et espoirs n’ont jamais été aussi nécessaires, valoriser l’action locale devient vital. Cette distinction honore l’engagement de Carpentras et reconnaît le dynamisme de notre territoire.»


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La Ville de Carpentras, La CoVe –Communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin- et la Préfecture de Vaucluse ont rendu hommage aux sœurs Augustines qui ont marqué par leur dévouement et leur présence à l’Hôtel Dieu, et en qualité d’hospitalières.

C’est ainsi que 129 noms ont été gravés sur une plaque en acier brossé de 1,70 sur 1mètre pour leur rendre hommage. Les noms ont été relevés sur un registre mortuaire fourni par la congrégation. Ces noms sont ceux de quelques religieuses identifiées -il y en plus mais qui n’ont pu être nommées car l’on ignore le nombre et les noms des sœurs inhumées entre 1764 et 1793- qui reposent dans la crypte, sous la chapelle de l’Hôtel Dieu. Elles ont soigné hommes, femmes et enfants, durant plus de deux siècles.
Source : Inguimbertine.

Des vies au service des autres
Cette plaque commémorative, réalisée en aluminium brossé par l’Atelier Mallet, témoigne de la reconnaissance des personnalités présentes, des habitants et des visiteurs, envers ces femmes qui ont consacré leur vie aux soins des malades. Leur devise : ‘Ubi amatur, non laboratur’ : ‘Pas de peine pour celui qui agit par amour’.

Copyright Inguimbertine Communication

Ils étaient présents
Le dévoilement de la plaque s’est déroulé en présence de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, de Bernard Roudil, sous-préfet, de Sœur Antonia, représentant la congrégation des Sœurs Augustines, de Serge Andrieu, maire de Carpentras, de Jacqueline Bouyac, présidente de la CoVe, ainsi que de plusieurs élus municipaux.

Saluer la mémoire des sœurs Augustines
Dans leurs interventions, les autorités ont salué le rôle essentiel des Sœurs Augustines dans l’histoire sociale, spirituelle et médicale de Carpentras, soulignant la nécessité de faire vivre leur mémoire auprès des générations futures.

En savoir plus sur les Augustines
L’évêque Dom Malachie d’Inguimbert (1683-1757) s’appuyait sur l’installation de 4 religieuses pour assurer le soins aux malades aux côtés de médecins, chirurgiens et pharmaciens pour le bon fonctionnement de l’Hôtel Dieu. En 1764, une dizaine de sœurs Augustines de Caromb s’y installent. Elles sont 23 en 1793 lorsque l’ordre est dissous et que les religieuses fuient la Révolution Française sous peine d’être exécutées. Dix sœurs reviendront en 1818, 32 à la fin du 19e siècle. Elles soigneront les soldats blessés au front lors de la 1re guerre mondiale et 4 d’entres elles mourront de maladies transmises. Deux des sœurs Augustines recevront des médailles pour leur dévouement. Elles ne seront plus que cinq à quitter le couvent de l’Hôtel Dieu fin août 1976.

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Leur charisme ?
Etre actives dans le monde et avoir le souci des plus pauvres, des plus petits dans le soin des malades ; L’accueil des personnes âgées en maison de retraite ainsi que l’éducation humaine et spirituelle des enfants et des jeunes en écoles et en paroisses. Mission dans le diocèse : Rencontres et conférences, Communion aux malades, accueil des personnes qui ont besoin d’être écoutées ; Accueil des prêtres et religieuses de passage.

La communauté
La communauté des sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu de Carpentras a été fondée par Joseph-Dominique d’Inguimbert, avec dès le début, la mission de service et de soin aux malades. Elles sont issues de la communauté de la Sainte-Famille de Caromb et avaient déjà accueilli en 1720 les malades de la peste. Dom Malachie d’Inguimbert les place sous la règle de Saint-Augustin et elles sont en lien avec les religieuses hospitalières d’Arles où résident et œuvrent les sœurs et nièces du prélat.

Dom Joseph-Dominique Malachie d’Inguimbert
Le années de 1730 à 1750 marquent des décennies d’engagement social envers les plus démunis. Pour les accueillir et les soigner, ce grand mouvement de charité évoque la construction de palais. Dom Malachie d’Inguimbert, (26 août 1683-24 septembre 1757) prélat et bibliothécaire, revient à Carpentras, où il est né, après avoir passé 26 ans en Italie. Très jeune, il se soucie de la santé des plus démunis mais veut aller au-delà en leur permettant d’accéder à l’instruction et à la culture. IC’est ainsi qu’il dote Carpentras d’une bibliothèque Musée ouverte au public dès 1745. L’Hôtel Dieu qu’il fait construire sur son propre terrain- Il était en réalité la propriété de chanoines qui lui cédèrent contre un terrain de même dimension situé à Mallemort-du-Comtat-, se déploie sur plus de 10 000m2. La 1re pierre est posée le 18 septembre 1750. L’évêque de Carpentras prévoit de grandes fenêtres pour faire entrer la lumière et l’air frais dans les pièces. La réhabilitation contemporaine de l’Hôtel Dieu en Inguimbertine aura lieu à partir de 2002.

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Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, accueillera dès ce samedi 14 juin l’exposition ‘L’Art de peindre la vie’, consacrée à l’artiste Joseph-Siffred Duplessis, qui a notamment peint les portraits de Benjamin Franklin et Louis XVI. L’exposition sera visible jusqu’au 28 septembre.

Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) est l’un des portraitistes les plus remarquables du XVIIIe siècle. Pour célébrer le tricentenaire de sa naissance, L’Inguimbertine lui consacre l’exposition temporaire ‘L’art de peindre la vie’ qui offrira au public plongée unique dans l’univers artistique du peintre.

L’exposition réunira, parmi les 200 tableaux peints par Joseph-Siffred Duplessis, une soixantaine d’œuvres provenant de collections prestigieuses telles que le Metropolitan Museum of Art de New York, le Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City, le Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, le Château de Versailles et le Musée du Louvre. 

Benjamin Franklin et Louis XIV réunis à Carpentras

De 1776 à 1785, Benjamin Franklin a séjourné en France pour obtenir le soutien du gouvernement de Louis XVI dans la guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique. Une visite qui a porté ses fruits puisque le 20 mars 1778, le roi Louis XVI a remis à Franklin le traité d’alliance franco-américain, scellant l’engagement de la France aux côtés des Américains.

Près de deux siècles et demi plus tard, en 2025, les deux personnalités sont de nouveau symboliquement réunies en France, à Carpentras, au travers des deux portraits peints par Joseph-Siffred Duplessis.

Exposition ‘L’Art de peindre la vie’. Du 14 juin au 28 septembre. L’Inguimbertine. 180 Place Aristide Briand. Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

L’Inguimbertine propose de se faire découvrir, en famille lors d’une visite inédite mêlant exploration de l’exposition permanente et jeu découverte vidéo, ce vendredi 21 février à 10h.

L’Inguimbertine propose la découverte de l’exposition permanente et l’expérimentation de jeux vidéo dans l’espace Image et son de la bibliothèque-multimédia, moment où les deux média se répondront au cours d’une visite ludique en famille qui séduira autant les amateurs de jeu vidéo que les plus circonspects des visiteurs.

Et pour cause
Le jeu vidéo est devenu le loisir préféré des français depuis deux décennies, d’où sa légitime  place au sein de la bibliothèque-musée Inguimbertine. Ils sont 77% des plus de 10 ans y jouer occasionnellement. Ce serait même un loisir majoritairement pratiqué par les adultes à 47% féminin. 

Un médium qui allie littérature, cinéma, musique et graphisme
Reconnu comme un véritable médium culturel, le jeu vidéo fait appel aux savoir-faire de la littérature, du cinéma, de la musique et du graphisme. Rien d’étonnant donc à ce que l’Inguimbertine, –La structure a été l’une des premières bibliothèques de France à proposer un service de prêt à domicile dès 1874-, ait intégré le jeu vidéo dans son projet culturel.

Les infos pratiques
Nombre de places est limité. Réservation obligatoire. Durée : 1h30.  3€ en plus du billet d’entrée. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, les porteurs de la carte Jeunes, les détenteurs du Pass annuel. Réservation au 04 90 63 04 92. En savoir plus ici. L’Inguimbertine à l’Hôtel Dieu, Bibliothèque musée, 180, place Aristide Briand, à Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

L’Hôtel Dieu, 2e plus grand monument de Vaucluse après le Palais des papes, devenu la Bibliothèque-musée l’Inguimbertine a reçu 42 989 visiteurs depuis son ouverture en novembre 2024, tandis que la bibliothèque multimédia, ouverte depuis 2017, recevait 142 000 visiteurs en 2024 contre 130 000 en 2023.

Au commencement de cette incroyable histoire, un homme, Malachie d’Inguimbert qui laissera en héritage, aux carpentrassiens, son fonds de livres et d’objets exceptionnels ‘pour que le savoir devienne accessible à tous’. Et ça n’est pas tout, car l’évêque de Carpentras fera construire, en 1750, l’Hôtel Dieu ‘afin que les plus démunis y soient convenablement reçus et soignés’.

Façade de l’Hôtel Dieu devenu L’Inguimbertine Copyright Ville de Carpentras

En regroupant la collection de cet ancien prince de l’église,
dans le bâtiment qu’il fit lui-même construire, les élus de la Ville, du Département, de la Région et de l’Etat donneront corps, 275 ans plus tard, aux vœux de Dom Malachie d’Inguimbert, un homme profondément visionnaire et humaniste, également confesseur du futur pape Clément XII.

La bibliothèque-musée
–qui figure parmi les 54 plus riches bibliothèques municipales classées de France- regroupe une bibliothèque de lecture publique, des fonds bibliographiques patrimoniaux exceptionnels, des archives et une collection muséale, le tout constituant un lieu atypique, fréquenté par toutes les strates de la société : écoliers, étudiants, chercheurs, familles et amateurs de culture.

L’année 2024 a été marquée
par l’ouverture de la bibliothèque musée dans son nouvel écrin, accueillant 42 989 visiteurs sur ses 236 jours d’activités, soit 4 777 personnes par mois. Egalement, 159 groupes, soit 2 741 personnes ont visité les collections permanentes et temporaires dont 116 en visites guidées. La bibliothèque accueille aujourd’hui près de 7 000 lecteurs actifs et plus de 130 000 usagers avaient franchi le seuil de la bibliothèque multimédia en 2023.

Les publics
A 66,56%, ils proviennent majoritairement de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur dont 57,64% de vauclusiens. Près de 4,58% sont des touristes venant de Belgique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de Suisse et d’Allemagne. Près de 159 groupes, soit 2 741 personnes sont venues admirer les collections permanentes et temporaires.

Les temps forts
Près de 1 737 visiteurs sont venus à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine en septembre 2024 ; 17 589 vauclusiens lors du week-end inaugural –de fin de 10 ans de travaux- en avril 2024 et 890 visiteurs lors de la Nuit européenne des musées, en mai 2024. Le public scolaire n’est pas en reste puisqu’en 2024 de septembre à décembre, 1 264 élèves étaient sensibilisés à l’art et à la culture.

L’Inguimbertine détient
80 000 documents dévolus aux usagers ; 75 000 livres anciens ; plus de 30 000 objets d’intérêts scientifique et historique, 1 200 tableaux et 500 statues. Le bâtiment se déploie sur 10 000 m2.

La proposition
Un service de lecture publique (bibliothèque multimédia) sur 1 800 m² propose près de 80 000 documents, des ressources numériques : livres, presse, cinéma, documentaires, musiques, spectacles, jeux …, des jeux vidéo, un espace informatique, des espaces de travail dans un environnement maintenant le lien avec les œuvres du peintre et du savant par l’exposition de plus de 140 biens relevant de la collection muséale et des fonds patrimoniaux ; un service de consultation des fonds ancien, local et d’étude dans une salle d’étude ; une exposition permanente sur 1 800 m² présentant les chefs-d’œuvre du fonds bibliographique et de la collection muséale : beaux-arts, archéologie, histoire, ethnographie ; une salle d’exposition temporaire de 230 m² qui offre au public des regards divers sur l’art, le patrimoine, le savoir ; des espaces de médiation au gré d’ateliers, conférences, projection, spectacles ; la valorisation des espaces remarquables de l’hôtel-Dieu : l’escalier monumental, le hall des 340 donatifs, la chapelle –où repose Malachie d’Inguimbert-, la pharmacie, la salle du conseil ; une cafétéria, dans l’ancien réfectoire du couvent des sœurs infirmières ; une boutique-librairie permettant de valoriser les collections de l’Inguimbertine.

La fréquentation de l’Inguimbertine Copyright Ville de Carpentras

La bibliothèque multimédia
La bibliothèque multimédia a reçu, en 2024, 142 228 visiteurs. C’est 5,2% d’accroissement de la fréquentation par rapport à 2023. Le nombre d’inscrits est lui aussi en hausse avec 741 nouveaux usagers et 313 nouveaux emprunteurs. Chaque mois, en moyenne, 20 000 documents sont ainsi empruntés. Elle compte, actuellement, 9009 abonnés actifs et 5 782 emprunteurs actifs.

Qui consulte quoi ?
Le secteur jeunesse se hisse sur le haut du podium avec 50,38% de prêts suivi par la fiction adulte avec 34,12% de prêts. La jeunesse est folle de ‘Mortelle Adèle’, tandis que ‘L’homme des 1 000 détours’ séduit les adultes. Pour les ados, il sera question de ‘Jujustu Kaisen’. Dans le secteur multimédia c’est le film ‘Hommes au bord de la crise de nerfs’ qui remporte les suffrages.

Un peu d’histoire
C’est en 2014,
que les travaux de transformation de l’Hôtel Dieu débutent pour laisser place à la bibliothèque musée en 2024 ; L’ouverture de celle-ci a lieu en avril de cette même année où 800 œuvres se révèlent au public sur 1 000m2. Cependant qu’une partie du bâtiment en travaux, la bibliothèque multimédia, ouvre ses portes au public en novembre 2017.
En 1913,
le Musée comtadin présente les collections d’art et traditions populaires de l’Inguimbertine. Aux prémices, la bibliothèque fut ouverte au public en 1745, par Joseph-Dominique dit Dom Malachie d’Inguimbert (1683-1757), prélat et bibliothécaire qui fût évêque de Carpentras et recteur du Comtat Venaissin. Il mit à disposition du public 25 000 livres, tableaux, estampes, antiques, sceaux, monnaies… désormais accessibles à tous.
En 1874,
la bibliothèque populaire, accueillie au sein de l’Inguimbertine, propose le prêt de livres à domicile.

L’Inguimbertine. 180, Place Aristide Briand à Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

C’est bientôt la rentrée scolaire, les lieux et événements culturels vont, eux aussi, faire leur rentrée en se renouvelant et proposant de nouveaux programmes. L’occasion pour la Ville de Carpentras de faire le bilan de sa culture pour la saison 2023-2024.

L’année culturelle de la ville de Carpentras a été marquée par un élément majeur : l’ouverture de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine qui a eu lieu en avril dernier. Seulement pour son ouverture, ce sont 17 589 personnes qui ont poussé les portes de l’Hôtel-Dieu pour découvrir ce trésor qui rassemble l’art, l’histoire, la littérature et le patrimoine. Depuis, de nombreux Carpentrassiens et visiteurs sont venus l’explorer, y découvrir ses œuvres d’art ou encore les bibliothèques de d’Inguimbert et de Barjavel.

L’autre partie de L’Inguimbertine, la bibliothèque multimédia, qui a elle ouvert ses portes en 2017, a quant à elle accueilli 135 196 visiteurs sur toute l’année 2023. Nul doute que bon nombre de personnes ont franchi ses portes également depuis le début de l’année 2024, notamment depuis l’ouverture de la bibliothèque-musée. Aujourd’hui, la bibliothèque multimédia compte 7 000 abonnés actifs, c’est-à-dire 7 000 personnes qui font un emprunt au moins une fois dans l’année.

La Ville de Carpentras est aujourd’hui connue pour son Inguimbertine, mais elle l’est également pour son festival des Noëls insolites, qui a lieu chaque année au mois de décembre. En 2023, 159 800 visiteurs sont venus profiter des nombreuses animations proposées par la Ville pour la 16ᵉ édition de l’événement. Spectacles de rues, handisport, soirée DJ, patin à glace, simulateur de ski, la crèche provençale ou encore l’illumination du grand sapin ont animé la ville du 16 au 31 décembre. La 17ᵉ édition des Noëls insolites devraient promettre de jolies surprises et une belle fréquentation.

Enfin, qui dit culture dit le Cabaret de Carpentras. Ce lieu culturel a réalisé un taux de remplissage de 82% pour ses soirées lors de la saison 2023-2024 et de 88% pour ses temps forts de la saison. Pour cette saison, le Cabaret a notamment reçu les humoristes du Jamel Comedy Club, l’Orchestre national Avignon-Provence, le Cabaret Circus, le trio Trois cafés gourmands, ou encore l’édition printanière du Kolorz Festival. Une belle entrée en matière pour ce lieu qui a ouvert ses portes en mars 2023.

Pour découvrir les premiers événements de la saison 2024-2025 de Carpentras, cliquez ici.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Seulement deux mois après son ouverture et son inauguration, la bibliothèque-musée L’Inguimbertine, située au sein de l’Hôtel-Dieu à Carpentras, s’affiche désormais sur les écrans de télévision, plus particulièrement sur ceux des téléspectateurs de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Durant tout le mois de juin, les téléspectateurs ont pu apercevoir les œuvres de L’Inguimbertine et parcourir ses couloirs grâce à un spot publicitaire diffusé à chaque programme météorologique. En effet, la bibliothèque-musée est partenaire de la météo sur France 3 Provence-Alpes et a donc pu faire découvrir, ou redécouvrir, L’Inguimbertine à des centaines de milliers de personnes à travers leurs écrans.



Les images, réalisées à l’intérieur et à l’extérieur de la bibliothèque-musée, ont été faites à l’aide d’un drone par Jean-François Cardona, technicien médias à la mairie de Carpentras. On peut apercevoir l’entrée de l’Hôtel-Dieu, une partie de la bibliothèque de d’Inguimbert, et certaines œuvres dans les détails, durant une vingtaine de secondes dans cette vidéo divisée en deux, dont une partie est diffusée avant la météo et l’autre après.

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