4 septembre 2026 |

Ecrit par le 4 septembre 2026

Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Du 11 au 20 septembre, Partage des Arts revient pour une 4e édition. Mission ? Abolir la distance entre l’œuvre, l’artiste et le public. Près de 23 artistes investiront sept lieux patrimoniaux du cœur de L’Isle-sur-la-Sorgue. Expositions, rencontres, performances, conférences et déjeuner partagé rythmeront ces dix jours entièrement gratuits, où le patrimoine se fait jardin de la création. 

Il y aura des peintures, des photographies, des sculptures, des installations pour faire entrer la création contemporaine dans des lieux chargés d’histoire et, surtout, permettre au visiteur de rencontrer ceux qui la font.

La Tour d’argent, la chapelle des Pénitents Bleus, l’Hôtel de Brancas, Le Grenier public, Campredon…
Du 11 au 20 septembre, la Tour d’Argent, la chapelle des Pénitents Bleus, l’Hôtel de Brancas, le Grenier public ou encore Campredon art & image deviendront les étapes d’un parcours artistique à travers le centre ancien. La manifestation rassemblera 23 artistes régionaux et internationaux, mobilisera une soixantaine de bénévoles et s’appuiera, notamment, sur Campredon art & image, la Fondation Blachère, la Fondation Villa Datris et le Salon d’Automne de Paris, pour que l’art vienne à la rencontre du passant.

Ouverture de la chasse de Béatrice Arthus Bertrand Copyright Louis Blancard

Quand les œuvres prennent possession des lieux
Le spectacle commence d’ailleurs avant l’ouverture. Du 7 au 10 septembre, on pourra voir les artistes installer leurs œuvres. Certaines imposeront d’ailleurs une logistique inhabituelle avec Béatrice Arthus-Bertrand qui assemblera une création composée de 12 000 épingles et une autre de 500 réveils, tandis que le sculpteur camerounais Joseph-Francis Sumégné, auteur de la monumentale ‘Nouvelle Liberté’ à Douala, installera une pièce au Grenier public avec la Fondation Blachère. Julien Allègre, lui, travaillera l’acier, faisant du geste et de la matière une partie intégrante de son univers. 

Quand l’art bouleverse la ville
A bien y regarder, la création contemporaine au cœur du patrimoine modifie profondément la perception d’un monument, ajoutant même à son attractivité. À l’abbaye cistercienne de Silvacane, à La Roque-d’Anthéron, l’exposition ‘Murmures’ d’Alain du Pontavice en offre un exemple spectaculaire : 8 500 visiteurs ont été comptabilisés durant les six premières semaines, contre environ 3 000 sur la même période en 2025, soit une fréquentation presque triplée. Là-bas, une quarantaine d’œuvres occupent plus de 700 m² dans le dortoir, le réfectoire et la salle capitulaire, tandis qu’une création immersive prend place dans l’armarium. La pierre du XIIe siècle et l’art abstrait contemporain cessent de s’opposer : ils se répondent. L’exposition est d’ailleurs prolongée jusqu’au 31 octobre.  

Rencontrer les artistes pour mieux aborder l’art
Parmi les rendez-vous, le 16 septembre, une rencontre réunira Maddam et l’Orchestre national Avignon-Provence à Campredon art & image. Le 19 septembre à midi, le Grand déjeuner partagé poussera encore plus loin cette volonté de proximité : artistes et visiteurs se retrouveront autour d’une même table dans la cour de Campredon. Chacun vient avec un plat, un dessert ou une boisson. Le photographe Marc Paraskeva y poursuivra son projet ‘Hors-lieux’. Et parce que le festival ne conçoit pas l’exclusion, les 12 et 13 septembre, l’opération ‘Portez-moi pour un rêve’ permettra à des personnes à mobilité réduite d’accéder, avec l’aide de pompiers et de bénévoles, à des sites patrimoniaux habituellement difficiles d’accès. 

Patrick di Meglio Copyright A. Wieder

L’Isle-sur-la-Sorgue, ville de l’Art contemporain vivant
À L’Isle-sur-la-Sorgue, cette quatrième édition arrive dans un environnement particulièrement favorable. La ville cultive désormais une identité artistique qui dépasse largement son image historique de capitale de l’antiquité et de la brocante : la Fondation Villa Datris présente jusqu’au 1er novembre ‘Méditerranée, Odyssées contemporaines, réunissant 74 artistes de 20 pays, tandis que Campredon art & image accueille ‘Présence’ jusqu’au 4 octobre.  Pendant 10 jours, l’art contemporain circule dans la ville, investit ses vieilles pierres et, surtout, va chercher son public.

Les Infos pratiques
Festival Partage des Arts, 4e édition, du vendredi 11 au dimanche 20 septembre 2026 à L’Isle-sur-la-Sorgue. 23 artistes, 7 lieux patrimoniaux. Expositions en accès libre ; certains événements gratuits nécessitent une réservation. Programme ici et réservation ici.
Mireille Hurlin


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Une nouvelle édition estivale de la Foire Antiquités & Brocante de L’Isle-sur-la-Sorgue se tiendra du jeudi 13 au dimanche 16 août.

La Foire Antiquités & Brocante, organisée deux fois par an par le Syndicat National du Commerce de l’Antiquité, de l’Occasion et des Galeries d’Art (SNCAO-GA), fait son grand retour ce week-end pour une édition spécial anniversaire. L’événement, qui a vu le jour en 1966, fêtera ses 60 ans au cœur du parc Gautier et sur les Avenues des Quatre Otages et de la Libération.

Si à l’origine ils étaient seulement quatorze exposants a participé à la première édition avec des meubles et des objets d’art exposés, la Foire a depuis pris beaucoup d’ampleur, avec un événement qui s’est étalé et de nombreux brocanteurs et antiquaires qui se sont ajoutés. Désormais, chaque édition accueille une centaine d’exposants venus de France et d’Europe, en plus des 250 boutiques d’antiquités, d’art et décoration de la ville.

Une édition anniversaire

Pour cette édition spéciale, de nombreuses animations sont prévues en plus de la Foire. Tout au long de l’événement, le public pourra voir l’exposition d’archives ‘Traces d’histoire de la Foire Antiquités Brocante’ au Parc Gautier. Aussi, il sera possible de participer au jeu-concours ‘Les Trésors des Antiquaires : le défi des 60 ans’ proposé par Isle sur la Sorgue Tourisme via l’application mobile de l’office de tourisme qui permettra au gagnant de remporter deux nuits insolites à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Des animations musicales seront proposées par Duo Moya ce jeudi 13 août de 15h à 17h et par la fanfare Le Comptoir à Zic ce vendredi 14 août de 14h à 18h. Ce samedi 15 août, place à un défilé de voitures anciennes dans le Parc Gautier et le centre-ville, et à une exposition des véhicules avenue de la Libération de 10h à 17h30. Dans la continuité, ce dimanche 16 août, ce sera au tour des Vespas de faire leur show façon 60s à 15h (exposition de 11h à 17h) pour clôturer l’événement.

Circulation et stationnement

Pour le bon déroulé de l’événement, la circulation sera interdite :

  • sur l’Avenue des Quatre Otages du jeudi 13 au dimanche 16 août de 8h à 21h, le mercredi 12 de 7h à 21h, le dimanche 16 de 21h à 00h et le lundi 17 de 6h à 18h ;
  • sur l’Avenue de la Libération du jeudi 13 au dimanche 16 août de 8h à 21h, le mercredi 12 de 7h à 19h et le dimanche 16 de 21h à 00h ;
  • le Quai Rouget de Lisle du jeudi 13 au samedi 15 août de 6h à 11h, les mercredi 12 et mardi 18 de 6h à 11h.

La circulation sera modifiée sur plusieurs axes comme le Chemin des Névons, l’Avenue de la Libéation ou encore le Cours Anatole France (cf carte ci-dessous).

Le stationnement, quant à lui, est interdit sur l’Avenue des Quatre Otages, l’Avenue de la Libération, au Parc Gautier et sur le parking des 5 Cantons jusqu’au mardi 18 août à 20h, ainsi que sur le parking de la Poste du vendredi 14 août à 18h au dimanche 16 août à 16h.

Du 13 au 16 août. De 9h à 20h. Entrée libre. Parc Gautier. 74 Avenue de la Libération. L’Isle-sur-la-Sorgue.


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Avec 25 863 annonces actives en 2024, dont 23 146 logements entiers, un ratio de 7 meublés de courte durée pour 100 logements et plus de 3 600 offres à Avignon, le Vaucluse vit une nouvelle transition touristique. Si la manne financière est indiscutable, avec 26,7M€ de taxe de séjour perçus par les communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur via Airbnb, dont plus de 570 000€ pour la seule cité papale, la raréfaction de l’habitat permanent alimente aussi une crise sociale inédite. Du Luberon aux portes du Gard rhodanien, radiographie d’un marché en quête d’équilibre.

Pendant des décennies, la location saisonnière de courte durée est demeurée l’apanage quasi exclusif des fronts de mer méditerranéens, des vallées alpines et du cœur des grandes métropoles. Cette époque est désormais révolue. Selon l’étude de l’Institut Terram conduite par Jérôme Fourquet, Sylvain Manternach et Chloé Tegny, 81% des communes françaises (soit 28 289 municipalités) hébergent aujourd’hui au moins une annonce sur la plateforme Airbnb.

Mesures du poids socio-économique des structures Gîtes de France Vaucluse

Une déferlante territoriale : du littoral aux villages perchés
Dans le Vaucluse, cette mutation s’est opérée rapidement. L’étude de référence publiée par l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV), réalisée en partenariat avec la Ville d’Avignon et Avignon Université, dresse un 1er état des lieux qui recence, pour le département 25 863 annonces actives en 2024, plaçant la densité vauclusienne à 7 meublés touristiques pour 100 logements. Plus évocateur encore, dans 43 communes vauclusiennes, ce taux franchit la barre critique des 12%, révélant une hyper-spécialisation économique pouvant mettre en péril l’équilibre social local.

Luberon et Monts de Vaucluse : l’addiction au très haut de gamme
Si le phénomène innerve l’ensemble du territoire, il atteint son paroxysme dans le triangle d’or du Luberon. À Gordes, Ménerbes, Bonnieux, Roussillon ou Lourmarin, la quête d’une  ‘expérience provençale’, par une clientèle internationale aisée -représentant 46% des nuitées régionales-, a parachevé la conversion du parc résidentiel. Déjà caractérisées par une proportion élevée de résidences secondaires, ces communes voient leurs biens immobiliers captés par la rentabilité des plateformes numériques telles qu’Airbnb, Booking, Abritel…

Dans le détail
Les loyers hebdomadaires pratiqués en haute saison surclassent sensiblement les baux d’habitation traditionnels. Ce basculement s’étend désormais vers les Monts de Vaucluse et le secteur du Mont Ventoux, au rythme des pics de fréquentation générés par les vacances scolaires, les ponts du printemps et les grands événements cyclistes ou culturels.

Avignon : le piège de la monoculture événementielle et la dérive du bâti
Forte de plus de 3 600 meublés touristiques, la ville d’Avignon vit au rythme trépidant du Festival qui s’achève ce samedi soir 25 juillet 2026. Durant ce mois, la tension locative atteint son paroxysme : les tarifs s’envolent et l’offre disponible est absorbée en quelques heures. Cette effervescence masque pourtant une fragilité structurelle : une fois la manifestation achevée, l’activité retombe, laissant de nombreux logements inoccupés une partie de l’année. Sur le plan urbain, le constat s’alourdit. Paul-Roger Gontard, alors adjoint au maire d’Avignon, pointait, en février dernier, la multiplication des restructurations au sein du centre ancien : des appartements familiaux découpés en micro-studios spécialement calibrés pour la location éphémère. Ce reconditionnement irréversible exclut durablement les familles du centre-ville, tout en empêchant tout retour vers un habitat traditionnel. Récemment, l’indicateur ‘Touriscore’ attribuait la note ‘E’ à Avignon pour l’impact du sur-tourisme, illustrant la sévérité des arbitrages municipaux à venir, notamment face aux nuisances telles que la prolifération des boîtes à clés sur le domaine public.

Analyse cartographique par commune Gites de France Vaucluse

Départements limitrophes et alerte sur la saison 2025
Dans le Gard rhodanien voisin, le ratio s’établit déjà à 5 locations de courte durée pour 100 logements, avec 8 communes dépassant le seuil des 12%. À l’échelle macro-économique, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure la championne incontestée de la réservation en ligne en France, comptabilisant près de 23 millions de nuitées (Insee Analyses n°131), tirée par les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

Tassement de la fréquentation touristique du Vaucluse
Néanmoins, les données prospectives de l’Insee pour la saison estivale 2025 révèlent qu’alors que la fréquentation touristique régionale progresse globalement de +1,9% (soutenue par l’envolée des Bouches-du-Rhône et des Hautes-Alpes), le Vaucluse est le seul département de la région à ne pas bénéficier de cette dynamique positive. Ce tassement interpelle : le territoire aurait-il atteint un point de saturation où l’excès d’offre touristique dégrade l’attractivité même de la destination ? A moins qu’il ne s’agisse de repli touristique pour cause de canicule mal vécue ? D’un problème d’accès aux points d’eau naturels pour se rafraîchir, ou encore au renoncement face au sur-tourisme ?

A la recherche de la fraicheur, de l’ombre et de points d’eau
Une étude d’OberA, lors d’un sondage national indique que pour 57% des Français, la fraîcheur est désormais un critère important dans le choix d’un hébergement ou d’une activité de vacances. Et si l’on exclut les 22% de personnes qui ne partent pas, ce réflexe concerne près de 3 vacanciers sur 4. Le confort thermique s’impose comme un nouvel enjeu d’attractivité touristique. Face à la chaleur, les Français ont décidé de recomposer leurs vacances : 48% choisissent des activités autour de l’eau ou à l’ombre, 44% évitent les visites en journée et 42% sortent plus tôt ou plus tard. Seuls 15 % affirment que la chaleur n’a jamais modifié leurs vacances.

Une manne fiscale colossale face à la pénurie d’habitat permanent
Face aux critiques, les représentants du secteur mettent en avant une contribution financière directe considérable. En 2022, la plateforme Airbnb a reversé 148M€ de taxe de séjour aux collectivités françaises (soit +60 % sur un an), dont 26,7M€ en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans le département, le classement des recettes perçues illustre cette dépendance fiscale à Avignon : plus de 570 000€ ; L’Isle-sur-la-Sorgue : plus de 150 000€ ; Gordes : plus de 100 000€ ; Apt et Cavaillon : plus de 50 000 € chacune (À titre comparatif, Nîmes percevait 310 000€).

Assèchement du parc locatif
Si ces sommes abondent les budgets des Offices de tourisme et financent les équipements publics localement, elles ne parviennent plus à masquer les externalités négatives : assèchement du parc locatif à destination des étudiants, des salariés permanents et des actifs saisonniers, renchérissement du foncier et mutation forcée des commerces de proximité au détriment des résidents à l’année. Car oui, la location saisonnière modifie la nature des commerces environnants. Elle favorise les commerces liés au tourisme tout en fragilisant les commerces du quotidien lorsque leur développement réduit fortement le nombre d’habitants permanents.

Riposte municipale et loi Le Meur : la reprise en main de la puissance publique
Face à cette équation complexe, les collectivités s’arment. La Ville d’Avignon, sous le mandat de Cécile Helle, a engagé des contrôles ciblés sur les changements d’usage, le respect du numéro d’enregistrement et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public. Ce mouvement local trouve un appui décisif dans le cadre légal renforcé par la loi Le Meur (applicable dès 2025). Le législateur offre désormais aux maires de nouveaux leviers coercitifs, comme l’abaissement du plafond de location des résidences principales à 90 jours par an (contre 120 jours auparavant) ; La possibilité de fixer des quotas de meublés touristiques et de réserver des périmètres stricts à l’habitat permanent ; La généralisation de l’enregistrement et durcissement des exigences environnementales (DPE, Diagnostic de performance énergétique) excluant les passoires thermiques de la location.

L’ambition d’une vision à long terme
L’objectif affiché par les agences d’urbanisme (Aurav, Fnau) n’est pas de diaboliser l’économie touristique, indispensable à la vitalité de la Provence, mais de passer d’une dérégulation subie à un développement maîtrisé. Dans cet exercice d’équilibriste, le Vaucluse dessine les contours du tourisme de demain : un modèle où l’accueil des visiteurs ne se fait pas au détriment des habitants.
Mireille Hurlin

Copyright Magnific

Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Le mardi 19 mai, l’entreprise Brun de Vian-Tiran, située à L’Isle-sur-la-Sorgue, a invité les éleveurs de Mérinos d’Arles Antique à découvrir la manufacture et a remis à certains d’entre eux les Prix de la finesse.

Alors que le cortège d’éleveurs de Mérinos d’Arles Antique, race ovine élevée pour les agneaux et la laine, suit Jean-Louis Brun, dirigeant de Brun de Vian-Tiran représentant la huitième génération de cette entreprise familiale née en 1808, la fraicheur de la manufacture contraste avec la chaleur extérieure.

À l’intérieur, pas un bruit. Toutes les petites mains qui contribuent au savoir-faire authentique de cette entreprise et à son rayonnement ont terminé leur travail du jour, laissant place à l’imagination des éleveurs qui écoutent attentivement leur guide qui explique l’histoire de la manufacture, mais aussi le travail des fibres nobles.

L’Isle-sur-la-Sorgue, autrefois une terre de textile

À l’époque où Charles Tiran et son gendre Laurent Vian installent la Manufacture de Vian-Tiran à L’Isle-sur-la-Sorgue, la ville compte une soixantaine d’entreprises textiles grâce à un environnement qui y est favorable, permettant à chacune de travailler la laine, appelée en réalité « le poil » dans le milieu, avec l’argile locale et l’eau de la Sorgue.

Aujourd’hui, Brun de Vian-Tiran, qui porte ce nom depuis le mariage de la petite fille Vian avec Emile Brun en 1886, est la seule manufacture textile encore en activité à L’Isle-sur-la-Sorgue et est aussi la plus ancienne manufacture lainière de France. Une entreprise familiale qui perdure depuis huit générations.

Une entreprise alliant tradition et modernité

Au fil de la visite, les éleveurs s’émerveillent devant les machines utilisées au sein de la manufacture qui racontent une histoire, un savoir-faire. Les machines anciennes côtoient les plus modernes et demandent une connaissance particulière en mécanique. « Même celles qui ont 40, 50 ans ou plus sont encore parfaitement fonctionnelles », ajoute Jean-Louis Brun.

« Les métiers à tisser ont la même mécanique que celle utilisée dans l’aéronautique. »

Jean-Louis Brun

Cette visite, elle a surtout pour but de montrer aux éleveurs de Mérinos d’Arles Antique tout le parcours qu’effectue la laine une fois la tonte passée. De son arrivée à la manufacture jusqu’à sa forme finale, en plaid, en couverture, en étoffe ou autre.

Des machines, des hommes et des femmes

Au total, les laines traversent quinze étapes de transformation : assemblage, ensimage, cardage, filature, bobinage, teinture, ourdissage, tissage, épincetage, foulonnage, lavage, chardonnage, rame, apprêts secs, confection.

« Notre mission est de transmettre aux futures générations ce que nous avons reçu, préserver nos savoir-faire et inscrire dans son temps une manufacture unique. »

Jean-Louis Brun

Pour chaque étape, ce sont les mains d’une quarantaine d’hommes et de femmes qui interviennent et qui travaillent la laine. Et même au niveau des salariés, le savoir-faire se transmet parfois de génération en génération. « Ça nous arrive fréquemment qu’un enfant de salarié, qui est régulièrement venu voir son père ou sa mère à la manufacture quand il était petit, finisse par nous rejoindre une fois adulte », affirme le dirigeant de l’entreprise. Tous les salariés sont d’ailleurs formés en interne.

Les laines de France mises en lumière

En invitant les éleveurs de Mérinos d’Arles Antique avec qui elle travaille, l’entreprise n’a pas souhaité mettre uniquement en avant le savoir-faire de sa manufacture, mais aussi la passion des éleveurs pour leurs bêtes, cette dernière constituant le point de départ. « Si un éleveur fait des efforts pour bien croiser les brebis et les béliers qui ont les laines les plus douces, après des analyses, pour obtenir des bébés qui auront aussi une laine douce et pour stabiliser cette douceur, on peut, nous, faire des produits plus doux, plus qualitatifs, pour ensuite vendre les produits plus chers et mieux rémunérer la laine », explique Jean-Louis Brun.

Aujourd’hui, Brun de Vian-Tiran veut participer à la valorisation des laines de France en mettant en lumière ce travail effectué en amont par les éleveurs, puis en travaillant la laine le mieux possible sans altérer sa douceur par la suite pour en faire un produit luxueux.

En quête de douceur

Il y a 36 ans, Pierre Brun, le père de Jean-Louis, s’est associé à Claude Gutapfel, négociant en laine local et grand connaisseur des bergers et de leurs bêtes sur le territoire. Ensemble, ils se sont mis en quête de retrouver le Mérinos d’Arles d’origine, pour les qualités exceptionnelles de douceur et de frisure de sa laine. C’est en Camargue qu’ils l’ont trouvé. Aujourd’hui, ce sont plus de 25 000 bêtes qui produisent exclusivement pour la manufacture Brun de Vian-Tiran la laine la plus fine d’Europe, la laine Mérinos d’Arles Antique.

Ce pourquoi ont été créés les Prix de la finesse, qui sont remis tous les deux ans aux éleveurs de cette race, récompensant la finesse de la laine, qui se mesure en microns, c’est à dire en millièmes de millimètre de diamètre, et est directement liée à la douceur des laines ainsi qu’à leur pouvoir de chaleur et de régulation de l’humidité.

Les lauréats des Prix de la finesse

Ce sont donc plusieurs éleveurs, dont le Vauclusien Aloïs Doche, situé à Velleron, qui ont été récompensés lors de cette cérémonie de remise de prix, qui a suivie la visite de la manufacture et s’est tenue à la Filaventure, qui regroupe le musée et la boutique de l’entreprise :

  • 1er prix : Mellado/Audemard, Jean-Luc Tavan et Benoît Fils, et Aloïs Doche avec une finesse s’élevant à 19 microns
  • 2e prix : Benoît Villard/Michel Tavan avec une finesse s’élevant à 19,2 microns
  • 3e prix : Delplanque et Jean et Luc Bourgeois avec une finesse s’élevant à 19,3 microns

« La finesse de la laine fonctionne un peu comme le vin, il y a des millésimes avec des années où la laine n’est pas spécialement fine et d’autres où elle l’est particulièrement », explique Jean-Louis Brun. Pour atteindre ce niveau de finesse, ce sont surtout les facteurs écologiques qui jouent, notamment la pluviométrie et la richesse de l’herbe. « On aime la nervosité de la laine de France, elle a quelque chose de caractériel que la clientèle recherche et que nous on souhaite mettre en lumière avec ces Prix de la finesse », conclut le dirigeant cette Entreprise du Patrimoine Vivant, qui a reçu le Prix de la plus belle entreprise familiale du monde en 2023.


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Dans ‘La Tournée’, paru aux Éditions L’Iconoclaste, Maxime Rossi prête sa voix d’infirmier et de pompier volontaire à un portrait aigu de la France rurale : quotidien des tournées, solitude des âgées, dilemmes de la fin de vie et préoccupations pour la jeunesse. Entretien exclusif : l’auteur dit avoir écrit un roman, qui, pour le lecteur, génère un concentré d’informations sur ce qui menace notre humanité.

« C’est un roman, j’insiste là‑dessus », répète Maxime Rossi, qui puise ses mémoires comme l’on cherche des casses dans un vieux meuble d’imprimeur avec sa kyrielle d’étroits tiroirs… Dans ceux-ci j’ai le souvenir de telle personne… dans un autre, le souvenir de quelqu’un que j’ai rencontré à un autre moment. » De ces fragments naissent des personnages composites : « j’abouche un petit bout de l’un, un petit bout de l’autre… pour qu’ils aient une dimension universelle. » Le procédé permet à l’auteur de transformer le vécu professionnel en figures romanesques, universelles, sans effacer la véracité des situations.

Soigner, au quotidien : gestes et présences
Maxime Rossi raconte la tournée comme un inventaire de gestes minuscules et essentiels : panser, prescrire, mais aussi « sortir les poubelles, nourrir le chien, aller chercher des poireaux au jardin, faire la lecture ». Ces actes dessinent un métier « très honnête, très simple, très humble » et révèlent la fonction sociale de l’infirmier : « il devient souvent le seul visiteur de la journée, presque un membre de la famille. » Pour lui, écrire est d’ailleurs la suite naturelle du travail : « j’aime écrire parce que j’écris souvent après avoir bossé et parce que les gens m’ont raconté des histoires. » L’ouvrage ‘La tournée’ interpelle : « Ce sont des situations sur ce qu’il y a de plus profond, qui se passe dans notre société et qui est de l’ordre de cette perte d’humanité ». Il met en regard désert médical, abandon des aînés et souffrances psychiques : alcoolisme, troubles psychiatriques, solitude. 

Maxime Rossi Copyright Dorian Prost

« Nos ainés sont traités comme des marginaux« 
« J’ai une théorie sur nos aînés, confie Maxime Rossi, c’est que les personnes âgées aujourd’hui à la campagne, sont des marginaux, c’est-à-dire qu’ils sont totalement laissés pour compte du progrès. Ils sont totalement inopérants, on leur répète à longueur du temps que dans une société capitaliste, de la performance, ils ne servent à rien, ils coûtent du fric à tout le monde, et en fait, ils n’intéressent personne. Donc, ils n’auront pas les mêmes chances que les autres, dans ce monde de la santé. J’ai, par exemple dans mon activité, un couple de patients. Tous les jours je vais les voir, et je les trouve devant la télé. Sur lcelle-ci, il y a marqué : ‘problème de connexion’, et tous les jours, je leur remets la télé parce que simplement, la zapette n’est pas adaptée, et ça n’intéresse personne. Ils n’intéressent personne. Donc moi je vais m’intéresser à eux, ils veulent regarder la télé, je vais les aider à le faire, à tel point qu’ils me disent, tiens, c’est le réparateur de télé qui arrive. »

La question de la fin de vie, sans simplification
Egalement, un père désireux d’être aidé à mourir hante la journée‑narration. Sur l’euthanasie, Maxime Rossi assume la complexité : il « comprend le droit de mourir » mais « ne se sent pas capable de faire ce geste ». Il reconnaît que ce dilemme est courant chez les soignants : « c’est un conflit intérieur que beaucoup de soignants vivent aujourd’hui ». Plutôt que d’imposer une réponse, le roman installe le lecteur dans l’angle moral d’une décision irréductible.
« je suis fondamentalement pour l’aide à mourir, pour que les gens puissent choisir.Maintenant, je ne veux pas qu’on choisisse à leur place, et ensuite, il y a un truc qui me paraît bizarre :comment peut-on peut assigner une telle mission à l’hôpital, alors qu’il est totalement exsangue, depuis le Covid .C’est un monde qui est totalement ravagé. »

Inquiétudes pour la jeunesse : Ritaline, écrans et usure précoce
Dans un deuxième livre à paraître, dont il dessine les prémices, Maxime Rossi confie sa préoccupation pour la génération montante : « J’ai des enfants, ils ont 14, 16 et 18 ans… on est en train de produire une génération qu’on est en train de bousiller. » Il pointe des phénomènes concrets : usage massif de psychotropes comme la Ritaline, les effets sanitaires et physiques liés aux écrans comme la vue abîmée, la baisse d’audition liée aux écouteurs intra‑auriculaires, et une médicalisation accrue des jeunes, notamment d’antidépresseurs car le Covid, les confinements, leur ont fait beaucoup de mal. Un deuxième livre centré sur « la colère des jeunes ».

Littérature et soin, quand les deux professions se nourrissent l’une et l’autre
Ancien libraire, Maxime Rossi dit trouver dans la littérature une matière que le soin n’offre pas : « on les raconte -ces rencontres- de façons détournées… on parle d’eux – les habitants des petits bourgs ruraux- quand même. » Réciproquement, l’expérience du soin alimente son écriture : « il y a une façon de raconter les autres… je me nourris de beaucoup de gens que je connais très bien. » Le résultat est une langue sobre, ciselée, qui rend justice aux vies traversées.

Pourquoi ce livre nous concerne tous
Le livre ‘La Tournée’ ne se contente pas d’émouvoir ; il pose des diagnostics sur l’état du lien social. Maxime Rossi confie sans effet de manche : « on soigne pour s’oublier un peu… pour panser en soi une blessure incurable. » Le roman tient à la fois de la chronique intime et du manifeste discret : il invite au regard et à l’action, sans didactisme. L’auteur conclut : « j’ai rencontré Miguel Benasayag, qui était un psychanalyste et un philosophe, chroniqueur sur France Culture. Il avait vécu sous la dictature des généraux en Argentine, avait été emprisonné et soumis à la torture. Il a écrit un livre magnifique ‘La fragilité’ aux éditions de La Découverte, et, comment, on pouvait l’utiliser comme un moyen d’entrer en communication avec la fragilité de l’autre pour mieux l’accompagner, pour mieux l’accueillir. C’est François Cheng qui dit que souvent : Pour prendre conscience du bonheur, il faut avoir connu de grandes souffrances. Je pense que nos souffrances et notre propre vulnérabilité, sont un moyen d’accueillir la vulnérabilité de l’autre, d’en prendre soin, de la respecter. »

Les infos pratiques
‘La Tournée’ de Maxime Rossi. Roman. Aux éditions L’Iconoclaste. L’auteur sera présent lors du Festival littéraire Lire sur la Sorgues à L’Isle‑sur‑la‑Sorgue. Le Festival littéraire aura lieu du 13 au 16 mai. Tout le programme ici. Maxime Rossi rencontrera son public Jeudi 14 mai à 17h à l’4rtgallery. L’Isle-sur-la-Sorgue.
Mireille Hurlin


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Le Festival de la Sorgue revient pour une édition printanière ces samedi 2 et dimanche 3 mai. Au programme : balade à vélo, concerts, et bien d’autres animations autour de la rivière.

Depuis 2024, le Festival de la Sorgue se décline en deux éditions annuelles, une au printemps et une à l’automne. Pour cette nouvelle édition printanière, les comités des fêtes de Châteauneuf-de-Gadagne, Le Thor, Fontaine-de-Vaucluse, les Villes de L’Isle-sur-la-Sorgue et Saumane-de-Vaucluse, Isle sur la Sorgue Tourisme et leurs partenaires ont concocté un programme riche.

En famille ou entre amis, cet événement se veut un moment de partage mais aussi de sensibilisation au bon respect de cette rivière emblématique du Vaucluse, qui traversent de nombreuses communes du département. Les animations dans les diverses communes s’enchaîneront, comme un cheminement au bord de la Sorgue.

Le programme

Samedi 2 mai :

Le week-end débutera à L’Isle-sur-la-Sorgue, un village animé s’installera au partage des eaux où le public pourra profiter de jeux en bois, d’un mini golf, d’un jeu de piste, d’un simulateur de pêche, et d’ateliers organisés par le Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues et par la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse. Il y aura aussi plusieurs activités sur inscription comme la balade à vélo, un petit footing de 3km, une initiation au yoga ou au taï-chi. Un apéritif sera offert par la Ville et l’École de Musique Municipale se chargera de l’animation musicale.

Dans l’après-midi, rendez-vous à Châteauneuf-de-Gadagne, où la Place du Félibrige accueillera un jeu de piste et des animations autour du lavoir et du canal. Un goûter sera offert par le comité des fêtes de la commune.

C’est au Thor que se terminera la journée avec un apéritif musical, suivi du spectacle ‘Les plus grands Classiques du Cinéma’ sur les Places du 8 mai et du 11 novembre.

Dimanche 3 mai :

La seconde journée du Festival commencera sur le Parvis de l’hôtel de ville de Fontaine-de-Vaucluse où le petit-déjeuner attendra le public. Au programme ensuite : dégustation à l’aveugle de l’eau de la Sorgue, randonnée lecture de paysage, escape game dans le village, et visite commentée du Musée bibliothèque François Pétrarque.

Le midi, direction Saumane-de-Vaucluse, qui clôturera l’événement avec un concert à l’ambiance de garden party, des animations de sensibilisation autour de la Sorgue, et de nombreux ateliers réservés aux enfants.

Pour accéder au programme et s’inscrire aux différentes animations, cliquer ici.
Samedi 2 et dimanche 3 mai. L’Isle-sur-la-Sorgue. Châteauneuf-de-Gadagne. Le Thor. Fontaine-de-Vaucluse. Saumane-de-Vaucluse.


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Ce dimanche 19 avril, le Club Rotary de L’Isle-sur-la-Sorgue organise la 5e édition de son Marché aux plantes au Parc Gautier.

Les plantes vont envahir le Parc Gautier de L’Isle-sur-la-Sorgue ce dimanche à l’occasion du Marché aux plantes. Ce sont autour de 60 professionnels, pépiniéristes, horticulteurs, artisans et créateurs de saveurs, qui seront présents lors de cet événement organisé par le Club Rotary pour la 5e fois.

De nombreuses variétés de plantes, des cactées aux espèces potagères, en passant par les plantes aquatiques et aromatiques, seront à la vente. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de demander des conseils sur les différentes plantations aux exposants. Une tombola sera organisée au profit de l’Institut Médico-Educatif départemental.

Un événement autour de l’eau

Pour la première fois depuis sa création, le Marché aux plantes accueillera aussi le Rendez-vous de l’Eau. Des conférences-spectacles à la fois pédagogiques, ludiques et interactives seront données au cours de la journée dans le but de sensibiliser petits et grands sur l’importance de cette ressource, notamment pour les jardins, plantations et plus globalement la nature.

Dimanche 19 avril. De 10h à 18h. Parc Gautier. 74 Rue de la Libération. L’Isle-sur-la-Sorgue.


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Initialement prévue le samedi 25 avril, la diffusion du prochain épisode de l’émission Échappées Belles, intitulé « Week-end à Avignon », a été reportée au samedi 2 mai à 20h50. C’est ainsi que l’émission télévisuelle ‘Echappées Belles’ consacrera un ‘Week-end à Avignon’ sur France 5. Derrière cette escapade télévisée, une mécanique bien rodée : celle d’une promotion territoriale pensée, scénarisée et orchestrée pour séduire près d’un million de téléspectateurs. Diffusée en prime time, l’émission attire habituellement entre 700 000 et 900 000 téléspectateurs, soit jusqu’à 4% de part d’audience. Un levier considérable pour un territoire comme Avignon qui joue ici une carte essentielle : Transformer une simple destination en récit désirable.


À l’origine du projet, une initiative coordonnée entre Avignon Tourisme, Vaucluse Provence Attractivité et le Grand Avignon. Leur objectif ? Inscrire durablement le territoire dans l’imaginaire collectif, au-delà des clichés patrimoniaux. Selon Atout France, la visibilité télévisuelle reste l’un des outils les plus puissants pour déclencher l’intention de voyage, notamment sur des formats incarnés mêlant découverte, expérience et rencontres.

Filmer un territoire, écrire une histoire
Tourné en octobre dernier, l’épisode mobilise deux équipes distinctes : une rédaction dédiée aux sujets et une équipe plateau. Cette organisation a permis de croiser narration journalistique et incarnation à l’écran, marque de fabrique du programme. Chaque lieu, chaque rencontre a participé à un récit global de la promotion d’un territoire vivant, pluriel, équilibré entre héritage patrimonial et modernité revendiquée. Du Rhône, saisi depuis la Société nautique d’Avignon aux côtés de la jeune rameuse Una Clear, jusqu’aux cuisines de l’école hôtelière, la caméra a tissé, comme fil conducteur, l’expérience vécue.

Copyright Avignon Tourisme

Patrimoine, gastronomie, paysages : une partition maîtrisée
Le palais de papes reste le phare terrestre et céleste incontournable de toute narration avignonnaise. Mais l’émission s’en affranchit partiellement en élargissant le cadre à l’Isle-sur-la-Sorgue, au Luberon et aux Alpilles, au gré de respirations paysagères qui dessinent une destination à échelle humaine. La gastronomie y occupe une place stratégique comme avec Les balades culinaires proposées par Avignon Gourmet Tours. Mission ? Découvrir le territoire au gré de ses saveurs. Un levier déterminant selon l’Organisation mondiale du tourisme qui précise que plus de 80% des voyageurs considèrent la gastronomie comme un critère déterminant.

L’humain au cœur du récit
Beaucoup de place a été donnée à l’authenticité des témoignages, des figures choisies parmi les artisans, les étudiants, et les sportifs : chacun devenant ambassadeur du territoire. L’émission offre des histoires ancrées dans les lieux. Une orientation que confirment plusieurs études de Booking.com, soulignant l’attrait croissant pour les expériences locales et les rencontres.

Une vitrine qui dépasse l’écran
Les images vivront durablement, circulant, se partageant, nourrissant les réseaux sociaux et les plateformes de replay. L’effet d’entraînement pourra se prolonger bien après le prime time. Pour Avignon, déjà forte de ses deux festival In et Off et d’un important patrimoine classé, l’exposition nationale renforce une stratégie plus large : consolider son attractivité hors saison et diversifier ses publics. La précédente émission, diffusée en 2019, (voir ci-dessous) avait déjà contribué à repositionner la destination Avignon et ses environs, dans une approche plus contemporaine, jeune et dynamique. Celle de 2026, propose de raconter un territoire toujours en mouvement.

Infos pratiques
Échappées Belles. Week-end à Avignon. Initialement prévue le samedi 25 avril, la diffusion du prochain épisode de l’émission Échappées Belles, intitulé « Week-end à Avignon », a été reportée au samedi 2 mai à 20h50, sur France 5.

Mireille Hurlin

Cette émission Echappées Belles date de 2019 Copyright Bo travail pour France 5


Partage des arts donne une nouvelle dimension à L’Isle-sur-la-Sorgue

Dans le cadre des Rencontres Santé-Travail organisées par le réseau Présanse (Prévention, Santé, Services, Entreprise), le GMSI 84, service de prévention et de santé au travail, a organisé une visite de l’entreprise Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue, le 24 mars dernier.

À l’occasion de la 7e édition des Rencontres Santé-Travail, qui sont cette année placées sous le signe de la proximité, plusieurs visites d’entreprises étaient organisées dans la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur du 23 au 27 mars. L’objectif était de mettre en lumière les missions proposées par les Services de Prévention et Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), qui ont accompagné 35 000 entreprises en régions PACA et Corse en 2024.

Ainsi, le GMSI 84, qui accompagne 3 500 entreprises, et assure le suivi de santé d’environ 38 000 salariés, sur un secteur qui s’étend de Vaison-la-Romaine à Robion, a organisé une visite de l’usine de Florette située à L’Isle-sur-la-Sorgue. L’occasion pour le service de santé au travail de mettre en avant son accompagnement et ses solutions pour améliorer les conditions de travail des salariés de Florette.

L’usine de L’Isle-sur-la-Sorgue, un site historique de Florette

Une quinzaine de participants ont donc pu découvrir l’entreprise Florette, leader des fruits et légumes frais prêts à l’emploi, qui est implantée à L’Isle-sur-la-Sorgue depuis 1990. « Ce site de 9000 m2 est le 2e site historique de Florette, avec 11 000 tonnes de produits préparés chaque année », explique Nicolas Kammoun, directeur de l’usine Florette de L’Isle-sur-la-Sorgue.

« Sécurité, Qualité, Coût, Délais, Mobilisation, et Environnement sont les maîtres mots du plan de progrès de l’entreprise. »

Nicolas Kammoun

Après une présentation de l’entreprise, chefs d’entreprises et salariés du territoire qui ont participé à cette rencontre, ont enfilé des chaussures de sécurité, des casques et des gilets pour visiter la partie dédiée à la préparation des commandes et à l’expédition. Une visite assurée par Nicolas Kammoun et par Pascal Le Gallo, qui lui, est responsable expéditions/consommables.

Nicolas Kammoun et par Pascal Le Gallo (à droite) ont présenté le travail des salariés de l’usine dans la partie préparation des commandes/expédition.©Simon Marquet

Une entreprise accompagnée par le GMSI 84

Au cours de la visite de l’usine, les participants ont pu témoigner de ce qui a été mis en place pour améliorer les conditions de travail des salariés de Florette, à commencer par le principe de ‘marche en avant’ qui débute à la réception, puis qui va vers le parage, l’emballage et enfin la préparation et l’expédition, le tout, en faisant en sorte que les salariés puissent se croiser sans se retrouver face à face, pour éviter les accidents. « Plusieurs campagnes de mesures de bruit ont été effectuées, ainsi que des ateliers de sensibilisations sur les conséquences de l’exposition du bruit et l’importance du port des EPI (équipements de protection individuelle) », ajoute Anne-Marie Bouhnik, médecin de travail de Florette.

« Aider et accompagner sont les deux verbes qui caractérisent les missions des SPSTI. »

Joëlle Thérin

Le GMSI 84, quant à lui, est intervenu auprès de Florette dans le cadre de la mise en place de filmeuses automatiques de palettes, à bras tournant. Des outils qui permettent un gain de temps, mais aussi une réduction de la pénibilité pour les salariés. « Faire de la prévention et de la santé n’est pas incompatible avec la performance », affirme Joëlle Thérin, présidente du GMSI 84.

Florette dispose, sur son site de L’Isle-sur-la-Sorgue, de trois filmeuse automatiques à bras tournant. ©Simon Marquet

Le GMSI 84, véritable accompagnant des entreprises

Le réseau Présance PACA-Corse compte 16 services de Santé au travail, dont le GMSI 84. Chaque SPSTI agissant sur un territoire défini, il n’y a aucune concurrence entre eux. Tous ont un seul objectif commun : la prévention. « La prévention est aujourd’hui un axe majeur du GMSI 84 et plus largement des services de santé au travail, ce n’est plus seulement la médecine du travail », développe Christelle Brouchier, directrice générale du GMSI 84.

Le GMSI 84, tout comme les autres SPSTI, se veut un vrai accompagnant des entreprises. Il propose une offre de qualité relationnelle en entreprise, ainsi qu’une offre spécifique pour travailleurs indépendants et entreprises. Le service mène des actions collectives comme des aménagements de poste, ou de la prévention de risques psycho-sociaux, mais aussi des actions individuelles. Le GMSI 84, ce sont 43 collaborateurs, à savoir des médecins du travail, des chargées de mission MEE-PDP, et des conseillers de prévention, qui œuvrent pour la santé au travail.

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