8 février 2026 |

Ecrit par le 8 février 2026

Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

La maison Cardère publie : ‘Partage des eaux, L’épopée des bergers alpins à saute-frontière’, qui revient sur le parcours de bergers alpins de langue occitane dont les vies, marquées par la misère et la montée du fascisme dans l’Italie des années 1920-1930, furent façonnées par l’émigration et le voyage.

L’ouvrage, rédigé par Guillaume Lebaudy et illustré par Manuel Witt, rassemble des histoires de vies, de travail et de transhumance. Ces écrits prennent aujourd’hui la dimension d’une épopée, révélant un monde où l’exil et le déplacement étaient des conditions imposées.

Une parole portée par le rythme de la marche
Ces bergers, à la fois ‘gens de moutons’ et transhumants, ont transmis des récits dont le rythme évoque celui de la marche, réglée sur l’allure des troupeaux. L’ouvrage restitue cette cadence dans des récits chorals, marqués par une forte dimension poétique.

Copyright Editions Cardère

Une invitation à dire et transmettre
L’auteur souligne la vitalité de cette parole, qui invite à être dite à voix haute, et si possible en marchant, pour en ressentir le mouvement, comparable à une rivière.

Les infos pratiques
‘Partage des eaux, L’épopée des bergers alpins à saute-frontière, un livre de 184 pages au format 12,5 x 18cm. Paru aux Editions Cardère en Mars 2025, dans la collection Hors-les-drailles. isbn 978-2-37649-042-5. Prix public 15€. Acheter ici.
Calista Contat-Dathey


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Apparemment, c’est un livre de 211 pages en petit format (11 x 18cm) qu’on peut glisser dans n’importe quelle poche. Mais en fait, d’après son auteur Najim Barika, « ce n’est pas un roman, ni un discours. C’est un truc simple, qui t’aide à respirer un peu mieux quand la tête s’emballe, un guide, un repère. Parce que le sourire, c’est pas une émotion, c’est un état d’esprit. C’est ta manière de dire ‘Je reste debout, même quand ça tangue’ ».

Avec sa gueule, son crâne rasé, sa barbe ciselée au millimètre et son sourire contagieux, Najim Barika est tout à la fois, musicien, auteur, photographe, vidéaste, coach, consultant en communication, pilote de drone. Et après avoir publié Coupable d’y croire, il récidive avec Sourire c’est maintenant, non pas une injonction, mais un art de vivre.

Lui qui cumule des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux, souhaite partager sa bonne humeur, son sens de la bienveillance, de la tolérance, de l’humain, son ouverture envers les autres. Cet ambassadeur du sourire écrit dans un style qui n’appartient qu’à lui, bref, positif, rythmé, avec des phrases courtes, incisives, comme un montage cut de radio dans cet opus sous-titré « Petit guide grands déclics. »

Un effet papillon pour butiner de page en page, grappiller un conseil ici, un hashtag là, du genre « #le message qui fait du bien », des QR Codes ailleurs. « Relever » les gens comme on les « révèle » dans cette anagramme. « Il suffit d’une petite étincelle pour rallumer l’espoir », dit-il. En fait, c’est comme si on recouvrait un immense frigo américain à deux portes de post-it de toutes les couleurs pour y trouver, malgré le stress, la déprime, l’angoisse, une bonne raison d’aller de l’avant, de croire en demain, #script anti-encombrement mental.

Comme l’écrit Najim Barika, en 4ᵉ de couverture : « Le vrai pouvoir c’est pas de tout contrôler. C’est d’être là, lucide, vivant… Et encore capable de sourire. » Entre inspiration et respiration, il ajoute : « L’action, c’est l’allumette. Le mouvement, c’est l’oxygène. Et la motivation  c’est la flamme qui suit. » Respirez à pleins poumons. « Le sourire, c’est plus contagieux que le Covid. »


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Alors que son livre Cuisine d’un cancre est sorti au mois de novembre, le chef Glenn Viel ira à la rencontre de ses lecteurs lors de deux séance de dédicace ce jeudi 18 décembre au Clair de la Plume à Grignan et ce vendredi 19 décembre à L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence.

Deux occasions de rencontrer le chef de l’Oustau de Baumanière se présentent cette semaine. Deux séances de dédicace sont organisées : une première au Clair de la Plume à Grignan et une seconde à L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence. Le public pourra donc rencontrer Glenn Viel, échanger autour de son livre, de son actualité, ou encore de Top Chef.

Dans son livre Cuisine d’un cancre, Glenn Viel revient sur son parcours atypique, marqué par un rapport peu conventionnel à l’école, et dévoile comment l’audace, l’imagination et l’envie de bousculer les codes ont façonné son identité culinaire et humaine au travers d’un témoignage sans filtre.

Jeudi 18 décembre. De 11h à 12h. Le Clair de la Plume. 2 Place du Mail. Grignan.
Vendredi 19 décembre. 15h30. L’Oustau de Baumanière. 500 Route de Baumanière. Les Baux-de-Provence.

©Hachette Cuisine

Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Un nouvel ouvrage autour du célèbre peintre, intitulé Vincent Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence, est paru au début du mois de décembre aux éditions Silvana Editoriale.

Suite à une violente crise à Arles durant laquelle il s’est coupé le lobe d’oreille, Vincent Van Goh a rejoint la Maison de santé Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence en mai 1889, où il a séjourné pendant un an.

À cette époque, il ne se doutait pas de l’impact qu’allait avoir ce séjour sur lui et son art. C’est dans cette maison de santé qu’il a réalisé 150 toiles, dont La Nuit Étoilée, Les amandiers en fleurs ou bien Les Iris, qui font aujourd’hui la renommée du peintre. Un séjour au cœur des Alpilles qui est aujourd’hui relaté dans le nouvel ouvrage Vincent Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence.

Ce livre, publié aux éditions Silvana Editoriale, de huit auteurs. La direction artistique a été confiée à Elisa Farran, directrice du Musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence, qui a bénéficié des contributions d’Adrien Bosc, Jean-Marc Boulon, Élisa Farran, Jacqueline Leroy, Jean-Pierre Luminet, Claude Mauron, Virginie Olier et Alexandra Roche-Tramier.

« Ce livre n’est pas seulement un ouvrage de plus sur Van Gogh, affirme la Ville de Saint-Rémy-de-Provence. Il rassemble une mémoire collective et marque la reconnaissance de toute une commune à celui qui a transformé son destin à jamais. »

Livre Vincent Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence. 30€. Éditions Silvana Editoriale.

©Silvana Editoriale

Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Isabelle Le Bourgeois propose une conférence autour de son livre ‘Vivre avec l’irréparé’ récompensé par le Prix Littéraire de la Liberté Intérieure 2024. Une précieuse occasion de découvrir son parcours et sa réflexion sur la manière de vivre avec l’irréparé qui est la trace laissée par l’irréparable dans nos vies. Jeudi 9 octobre. 19h. Cinéma Le Capitole Mycinewest au Pontet.

Au tout début.Isabelle Le Bourgeois est une ancienne femme d’affaires devenue religieuse, psychanalyste et aumônier de prison. Durant 14 ans, elle a accompagné des détenus dans la maison d’arrêt de Fleury Mérogis et formé des aumôniers de prison avant de rejoindre le Contrôle général des lieux de privation de liberté. Elle a publié Derrière les barreaux, des hommes (Desclée de Brouwer, 2002), Dieu sous les verrous (Presses de la Renaissance, 2006) et Espérer encore (Desclée de Brouwer, 2006).

Vivre avec l’irréparé
Prix de la liberté intérieure 2024 et paru chez Albin Michel. « Nous avons tous expérimenté dans nos vies d’hommes et de femmes le surgissement de l’irréparable : la mort, l’accident, l’humiliation, l’échec… autant de situations qui disent le définitif, le non-réparable. Mais comment, face à ces souffrances pérennes, distinguer l’irréparable de l’irréparé, qui, lui, pourrait n’être pas définitif ? L’irréparé dit ce qui n’est pas encore réparé et, par-là, indique que cela pourrait l’être, laissant ouvert un champ de possibles. Telle est l’exploration d’Isabelle Le Bourgeois, qui va jusqu’à se demander s’il n’y aurait pas une part d’irréparé au sein même de Dieu, tel que nous le présente le récit biblique.

Le Dieu des abîmes
« Où es-tu ? » Telle est la première parole adressée par Dieu à l’Homme dans la Bible. Question singulière (Dieu n’est-il pas omniscient ?)…Mais très vite, en donnant la parole à des patients de son cabinet et à des personnes détenues qu’elle vient écouter en prison, elle retourne la même question vers Dieu : où est-il pour le prêtre Loïc qui se rend compte de l’inanité de sa vie, pour Marie-Josèphe la moniale en rupture de ban, pour Humberto le transsexuel, pour Marie-Thérèse la bourgeoise en détresse, pour Titouan le syndicaliste dont la vie s‘est fracassée un jour d’ivresse sur les morts qu’il a provoqués en voiture, pour Damien qui a assassiné sa femme par jalousie… ? Du fond de ces abîmes de remords, colère, désespoir, culpabilité, des âmes brisées appellent un Dieu qui semble absent, avec des accents de vérité qui touchent à l’universel.

‘Au-delà des barreaux, la vie’
Laurence Monroe lui a consacré un documentaire « Au-delà des barreaux, la vie », diffusé sur France 2 ainsi que Jean-Pierre Bertrand et François Labaté, « L’aumônière, quand l’aumônier est une femme », diffusée sur France 5 le 19 mai 2003.

Espérer, encore
Violence, angoisses, souffrance… Pourquoi se battre, puisque le combat semble perdu d’avance. Au nom de quoi, de qui, persister, durer, avancer ? Serions-nous des déçus de l’espérance, de la confiance et des promesses ? Si le mal est une énigme intarissable, Isabelle le Bourgeois affirme pourtant que l’amour l’est tout autant. Peut-être même davantage. Quel mystère que sa présence ! L’espérance n’est pas autre chose que cet amour qui ne baisse pas les bras, qui ne se laisse pas déborder par ce qui n’est pas lui. L’espérance est l’audace de l’amour, reçu et donné. Aumônier à la prison de Fleury-Mérogis, Isabelle le Bourgeois côtoie au jour le jour la désespérance la plus profonde. Enfances meurtries, familles brisées, vie gâchées… Avec un sens rare du portrait, elle rejoint le cœur d’une humanité blessée. Au fil de l’écoute, des rencontres multiples, à travers une parole inattendue, un geste ou un sourire, jaillissent patiemment tissées, toutes les raisons d’espérer encore.

Les infos pratiques
Conférence de Louise Le Bourgeois. Jeudi 9 octobre. 19h. Débat autour de son livre ‘Vivre avec l’irréparé’. Tout Public. 5€. Une initiative de la radio RCF Vaucluse. 118, avenue de Saint-Tronquet. Cinéma Le Capitole Mycinewest. Le Pontet.


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Ils sont chercheurs, spécialistes, experts dans leur domaine, travaillent à Aix-en-Provence, Montpellier, dans les nombreux centres de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation, l’environnement) de France, dans des universités, au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), à l’Office Français de la Biodiversité ou encore à la Société du Canal de Provence du Tholonet, et ils ont mis en commun leurs cellules grises et leurs connaissances.

Dans cet ouvrage de 184 pages, en une dizaine de chapitres, ils posent des questions simples, mais dont les réponses sont plutôt complexes. Va-t-on réellement manquer d’eau ? Quelle quantité d’eau utilisons-nous ? Comment se partager l’eau comme bien commun ? Quelle sobriété en eau ? Quelle place pour les ouvrages de stockage ? 

Quelques idées-forces d’abord pour savoir d’où on part : la planète est recouverte de 72% d’eau qui est principalement stockée sous forme d’eau salée. Mais l’eau douce ne représente que 2,8%, qu’elle soit liquide, solide ou gazeuse. « En France, chaque année, un peu plus de 500 milliards de mètres cubes d’eau tombent du ciel (pluie et neige) et 60% de ce volume rejoint le sol puis s’évapore. Et l’eau est prélevée pour la production d’énergie, l’industrie, les usages domestiques, l’alimentation des canaux de navigation et la production animale et végétale. »

Statistiques que l’on peut retrouver dans le livre.

Mais cette eau peut être polluée par de la matière organique, comme les solvants, pesticides et métaux lourds, et par des bactéries. « C’est le cas des eaux industrielles, domestiques et agricoles », précisent les auteurs de cette étude collective.

Autre information : en 2020, en France hexagonale, on estime que 30,2Mrds m3 d’eau ont été prélevés. La production d’énergie en représente 45% destinés au refroidissement des centrales nucléaires (comme celle que nous avons à Tricastin, au bord du Rhône). Et 90% du volume prélevé pour l’agriculture est dédié à l’irrigation (surtout pour les légumes et les fruits).

Concernant le débit de l’eau, « on attend dans les décennies à venir, avec le changement climatique, des baisses d’étiage mais aussi de crûes extrêmes », avec alternance entre phénomènes de canicule et épisodes d’orages cévenols. Les besoins sont plus grands en été, haute saison du tourisme avec une sur-fréquentation des lieux de baignade, les besoins en eau pour les services d’incendie, l’agriculture, les campings, les espaces, vert. Avec conflits possibles entre les différents usagers. On se souvient de la sècheresse de 2022 en Vaucluse, quand il a fallu envoyer des citernes d’eau potable sur le Plateau de Sault. Et quand la production hydro-électrique a diminué en raison du niveau d’eau du barrage de Serre-Ponçon. 

Et le stockage de l’eau, avec par exemple « la retenue de Caussade », « Sainte-Soline » et les « mégabassines », a donné lieu à nombre heurts entre forces de l’ordre et population locale. La gestion de crise relève de la préfecture en période d’étiage sévère qui publie des arrêtés temporaires de restriction en fonction des nécessités (abreuver le bétail, irriguer les productions agricoles, refroidir le process industriel et les centrales nucléaires). Avec interdiction de laver les voitures, remplir les piscines et arroser pelouses et terrains de golf.

Dans ce livre, il est aussi question des progrès réalisés par les agriculteurs, au fil des ans, ils ont su s’adapter. Avec le goutte à goutte, les haies qui protègent les cultures du vent asséchant, les ombrières, les couverts végétaux comme le paillage entre les rangs de vignes, d’arbres et de cultures, l’apport de variétés résistantes au stress hydrique. Sans oublier « l’agroécologie qui représente une alternative à l’agriculture intensive, productiviste, basée sur l’artificialisation des cultures avec les engrais et intrants de synthèse et d’énergies fossiles. »

C’est dans la concertation et sur un diagnostic partagé que des solutions peuvent être définies pour avoir un accès équitable à l’eau, ce patrimoine naturel, ce bien commun et précieux. Pour gérer les eaux traitées dans les stations d’épuration, le besoin de leur désinfection et le suivi de leur qualité. Est citée également la valorisation des nutriments présents dans les eaux traitées pour en faire profiter les cultures. En conclusion, préconise ce collectif d’experts, « il faut mettre en place des outils de planification pour éviter d’aggraver les pénuries d’eau, créer des inégalités et engendrer des dépenses publiques non négligeables au service d’un petit nombre. »

©Éditions Quæ

Contact : Comment partager l’eau en France ? – Éditions Quæ – 28€


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Le propriétaire de l’établissement Le Phébus & Spa à Joucas, Xavier Mathieu, ira à la rencontre des lecteurs et des passionnés de cuisine ce samedi 9 août à la Librairie Fontaine Luberon à Apt à l’occasion d’une séance de dédicaces pour son livre Ma Cuisine Provençale.

Ma Cuisine Provençale, c’est un ouvrage qui réunit 50 recettes ancrées dans les parfums, les couleurs et les traditions de la région. Les mots et les recettes de Xavier Mathieu, couplés avec les photos de Philippe Vaurès-Santamaria, s’entremêlent pour offrir aux lecteurs une plongée dans la Provence, où la cuisine est habitée par la nature environnante.

« Mon inspiration, je la puise autour de moi, dans cet environnement qui me nourrit, dans tous les sens du terme. Je prends ce qu’il y a de plus beau dans la nature pour le sublimer. »

Xavier Mathieu

Dans ce livre, le chef étoilé révèle pour la première fois ses secrets culinaires. On y trouve des recettes gourmandes et gastronomiques qui rappellent les traditions locales et le terroir comme l’apéritif estival, le pistou, la ratatouille, la daube avignonnaise, ou encore les 13 desserts de Noël.

©Philippe Vaurès-Santamaria

Si quelques exemplaires signés par le chef sont disponible au Phébus, il sera aussi possible de s’en procurer et de rencontrer Xavier Mathieu ce samedi 9 août à la Librairie Fontaine Luberon. De quoi trouver de l’inspiration avant d’aller faire des emplettes au célèbre marché d’Apt et de préparer le déjeuner.

Samedi 9 août. À partir de 10h. Librairie Fontaine Luberon. 16 Rue des Marchands. Apt.


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Ce sont les Éditions de l’Aube, créées par le sociologue Jean Viard à la Tour d’Aigues, qui publient ce livre inédit d’entretien. D’un côté, Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, aujourd’hui directeur de l’Institut Mutualiste pour l’Environnement et la Solidarité et créateur de la collection La société du compromis. De l’autre, Benoît Bazin, PDG du Groupe Saint-Gobain qui existe depuis 1665 (360 ans), emploie 160 000 collaborateurs dans 80 pays, compte 900 usines dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 50Mds€.

Entre un militant et un patron, ce dialogue a été rendu possible grâce à la volonté de ces deux hommes de « se parler, s’écouter, rapprocher les points de vue de chacun, communiquer pour se comprendre, bref, de trouver des Voies de passage’, même si on n’est pas forcément d’accord sur tout mais on se respecte », écrit Laurent Berger dans la préface. Au fil des chapitres, il va interroger Benoît Bazin sur ses racines normandes, sa famille, ses études, ses valeurs, sa carrière et son action au sein de l’entreprise du CAC 40 spécialisée dans le bâtiment et la construction.

Pourquoi ce choix ? « Parce que je l’avais déjà rencontré, répond Laurent Berger. Ce qui m’avait intrigué chez lui, c’était son sens de l’écoute et de la nuance, mais aussi l’humanité qui émanait de sa personnalité. Loin de l’arrogance supposée de ses corelégionnaires. J’ai découvert les facettes d’un homme engagé qui porte des valeurs fortes. Ni grande gueule, ni donneur de leçons. Leader mais pas gourou. Faire le choix de la transition écologique, défendre un capitalisme plus responsable, se préoccuper de chacun et particulièrement des plus fragiles, porter des propositions concrètes sur le logement, le travail, la formation. Donc trouver ‘des voies de passage’, voilà ce qui nous a réunis. D’autant que je considère que l’entreprise est le terrain de jeu idéal du compromis. »

Tour à tour son évoqués dans le livre l’enfance de Benoît Bazin à Caen, ses grands-mères « modernes et libres » qui travaillaient toutes les deux à une époque où les femmes étaient plutôt cantonnées à rester au foyer, ses parents médecins hospitaliers, lui en réanimation, elle en pédiatrie. Ses études, sa découverte puis sa passion pour le du violoncelle et la montagne, son arrivée à Paris en prépa au Lycée Louis le Grand, puis à Polytechnique et Ponts & chaussées. « Je crois beaucoup en la transmission de valeurs, d’expérience », confie-t-il. Entré chez Saint-Gobain en 1999, il grimpe tous les échelons jusqu’à président depuis l’an dernier.

« En 2021, la construction durable est devenue notre ADN. il faut savoir que le bâtiment représente 40% des émissions de CO2 et qu’il consomme 50% des ressources naturelles. Donc l’enjeu pour nous est majeur : rendre cette activité vertueuse, construire vite et bien, faire plus, mieux avec moins. Réemployer les matériaux comme le gypse et le verre, recycler, réduire le gaspillage, améliorer le confort acoustique, thermique, la qualité de l’air. Comme nous le disons dans l’entreprise à l’unisson avec tous les salariés, ‘faire du monde une maison commune plus belle et durable’. 

Tout le personnel est mobilisé sur la rénovation énergétique. Elle permet dans une maison individuelle de faire baisser la facture de 70% et donc de retrouver du pouvoir d’achat. D’ailleurs, nous investissons chaque année 600M€ dans le recherche et le développement – dont 60% en France – avec 4 000 agents dévolus à l’innovation dans le monde entier et nous déposons environ 400 brevets par an. En 360 ans d’existence, Saint-Gobain en a traversé des guerres, des révolutions, des crises, des changements de direction et d’actionnaires, mais nous continuons à avancer. L’entreprise, contrairement aux gouvernements n’est pas contrainte par les échéances électorales », ironise-t-il. Lui qui a assisté à 2 COP à Glasgow et Dubaï, résume : « Il vaut mieux changer les choses de l’intérieur que de les critiquer de l’extérieur. »

Que fera-t-il quand il quittera le groupe Saint-Gobain ? « Transmettre, devenir bénévole, cela donne du sens. Le plus beau métier du monde ? Être maire, il peut changer la vie des gens. » Benoît Bazin pourra aussi s’adonner à la musique, aux suites pour violoncelle de Bäch et à la montagne. « Sur les 82 sommets de plus de 4 000 mètres d’altitude, dans les Alpes, j’ai dû en gravir 16 ou 17 ! ». Il lui en reste encore quelques-uns pour s’adonner à l’ivresse des cimes tout en gardant les pieds sur terre.

©Éditions de l’Aube

Contact : contact@editionsdelaube.fr / 04 90 07 46 60


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Le Parc naturel régional du Luberon vient de publier un livret pédagogique intitulé « L’alimentation méditerranéenne, son histoire et ses bienfaits » dans le but de rendre accessibles les liens entre l’alimentation et la santé.

Le Parc naturel régional du Luberon a été lauréat du Programme national de l’alimentation (PNA) 2022-2023 avec son projet ‘L’alimentation méditerranéenne au cœur des transitions agroécologiques’, plaçant le régime méditerranéen comme fil conducteur de son Projet alimentaire territorial (PAT), revendiquant ses nombreux bienfaits sur la santé humaine et environnementale.

Dans ce cadre, le Parc a réalisé le livret pédagogique « L’alimentation méditerranéenne, son histoire et ses bienfaits : nutrition, santé, environnement, société », en collaboration avec Denis Lairon, directeur de recherche émérite à l’Inserm et expert en nutrition humaine, et avec le soutien du ministère de la Santé et du Département de Vaucluse.

Cet ouvrage de 36 pages a pour objectif de rendre accessibles les liens entre notre alimentation et notre santé. À l’intérieur, on y trouve des chiffres clés du territoire en termes d’agriculture, des conseils pour mieux s’alimenter et bouger davantage, des explications sur les différentes sources de protéines, lipides, fibres et autres, ou encore des données sur les conséquences de notre alimentation sur l’environnement.

Le livret est téléchargeable gratuitement sur le site du Parc du Luberon, ou bien il est possible de faire la demande la version imprimée auprès de la Maison du Parc à l’adresse mail accueil@parcduluberon.fr

https://www.echodumardi.com/tag/livre/   1/1