18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Une France bousculée, c’est un gros livre (645 pages) à picorer. Du confinement en mars 2020 à l’été 2025, le chercheur infatigable Jean Viard, installé dans le Vaucluse où il a fondé les Éditions de l’Aube en 1987, tend le miroir de notre quotidien, des changements qui ont émaillé notre vie. Il est tellement riche et divers que la table des matières occupe à elle seule 11 pages pour aider le lecteur à butiner les chapitres, selon ses centres d’intérêt.

Dès les premières lignes, il est question de la crise sanitaire, de « l’enfermement qui n’a pas le même impact entre ceux qui ont des activités culturelles ou sportives et les autres. La rupture est liée à l’habitat et aux revenus. Les Gilets Jaunes étaient issus des ronds-points et du péri-urbain. En revanche dans les immeubles, les tours, les quartiers les plus pauvres, c’était une autre histoire, dans un pays où on compte 16 millions de maisons avec jardin et 12 millions d’appartements. »

Jean Viard zoome sur les bars, fermés à leur tour. « On a construit des endroits pour que les hommes se rassemblent, échangent, et là ils ne peuvent plus le faire. Déjà on est passé de 500 000 cafés en 1900 à 200 000 à la Libération et 30 000 aujourd’hui. » Autre changement, la chasse. « Ils sont autour de 800 000 à 900 000 les chasseurs, pendant que les végétariens et végans oscillent entre 1 et 1,5 million. Or, on n’a jamais eu autant d’animaux domestiques, 63 millions, au moins un chien ou un chat par famille. Ce lien affectif, sentimental, la caresse qui va de plus en plus vers l’animal, tout cela modifie nos rapports à la chasse, à la vie, à la nature. » Le bien-être animal est de plus en plus prééminent. « La corrida est dans le Sud, Arles, Nîmes, une grande pratique populaire. Mais en Espagne, la Catalogne a voté son interdiction en 2011. »

Quand on pioche sur Noël 2020, il nous rappelle des préconisations souvent ridicules : « Pas plus de 6 à table » voire « Laisser les grands parents dans la cuisine » comme l’avait conseillé un ancien 1er Ministre. Le sociologue ajoute qu’on dénombre « 10 millions de personnes isolées et 10 millions d’autres qui ne peuvent pas vraiment participer à cette fête de la consommation. » En janvier 2021, il évoque les conséquences de cette France à l’arrêt. « Des entrepreneurs feront faillite, des restaurants ne rouvriront pas, on verra des suicides de petits patrons, des désespoirs d’artistes. Mais aussi, à l’inverse, certains créeront un espace de coworking, des start-ups seront susceptibles d’apporter des réponses inédites à des questions techniques ». 

Au fil des mois, notre environnement a évolué, raconte-t-il. Avec un nouveau rapport au numérique, au télétravail entre vie privée et vie professionnelle à la maison. « Les parents s’aperçoivent que c’est compliqué d’avoir les enfants à la maison pour leur faire classe. » Et ils sont 12 millions. « La culture consommée à domicile aussi explose. On se fait livrer livres, pizzas, plats, fringues. » Du coup la logistique se développe à la vitesse Grand V, ce qui provoque une intensification du trafic des poids-lourds et de leur empreinte carbone et menace les hypermarchés. Ces temples de la consommation datent de 1963, le 1er a d’ailleurs été inauguré par Françoise Sagan (si, si!) et à partir de la même époque se sont développés les fameux ronds-points, ZAC et ZUP.

Au fil des pages, on glane des temps forts de notre époque. Le procès des attentats terroristes du vendredi 13 novembre (au Stade de France, au Bataclan) qui ont fait 132 morts et 413 blessés. Le départ d’Angela Merkel qui, en 16 ans, a connu quatre Présidents de la République français (Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron), les 40 ans de l’Abolition de la peine de mort grâce à Robert Badinter ‘panthéonisé’ en octobre dernier. Jean Viard évoque évidemment la 2e femme devenue 1re Ministre après Edith Cresson, en mai 2022, Elisabeth Borne. Il salue aussi l’inscription du Droit à l’IGV dans la Constitution. « Rien ‘est jamais acquis. Les Françaises ont eu le droit de vote en 1946, le droit d’avoir un compte en banque à elle en 1965 et le droit à l’avortement en 1975 » grâce à Giscard et Simone Veil.

Ces dernières années ont vu également l’essor du camping-car. « Après avoir été enfermé à cause du Covid, on a eu besoin d’air, de nature, de soleil, de grands espaces, de liberté et en plus, c’est moins cher qu’une résidence secondaire », écrit Jean Viard. 

Évidemment on ne peut pas lire cet ouvrage-somme en une traite. Il égrène 5 années de chroniques, deux par week-end sur France info. Il résume cet air du temps modifié sous nos yeux, par la pandémie. « On est passé à la civilisation du numérique, celle du double proche, entre notre lien le plus puissant au monde, l’écran qui devient un complément de notre environnement physique, marché, église, petits commerces, stade de foot ».

Il salue aussi les progrès scientifiques. « 4 milliards d’individus ont mené le même combat, on a sauvé 300 millions de vies en confinant, en mettant des masques. Le vaccin a sauvé 30 millions d’humains ». La bataille climatique s’est accélérée. « On a compris l’urgence, on a promu la voiture électrique, le retour au nucléaire, on a multiplié les éoliennes, les capteurs solaires, l’isolation des maisons. »

À la fin, le sociologue évoque la France fracturée, celle des « archipels » décrite par Jérôme Fourquet et il n’est pas du tout d’accord avec lui. « Certes notre société est déboussolée, faute de direction politique claire et par l’omniprésence d’un monde médiatique devenu le tam-tam de tout ce qui ne va pas. Mais il y a 50 ans, il y avait des conflits de classe extrêmement violents. La représentation en France d’une société en crise est largement portée par les réseaux sociaux, les médias, l’actualité en continu. » Et il conclut avec un message positif. « Elle est le pays le plus négatif sur lui-même alors qu’il n’y a pas de raison. On n’est pas découpé en archipels sociaux, on est une société reconstruite autour de la famille, de l’entreprise, du local qui sont des piliers extrêmement solides. »


‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

L’autrice avignonnaise, Manon Sourdon publie son premier ouvrage, ‘Les masques de l’amour’, aux éditions Le Lys Bleu. Un roman intime et engagé, qui explore les mécanismes de l’emprise amoureuse et le long chemin vers la reconstruction de soi.

Ce roman autobiographique s’inscrit dans la lignée des récits contemporains qui donnent à voir ce que les violences psychologiques laissent rarement paraître : des blessures invisibles, durables, et souvent silencieuses.

Mettre des mots sur l’emprise
À travers l’histoire de Clara, avignonnaise de 25 ans, l’autrice décrit avec justesse la manière dont une relation peut, peu à peu, se transformer en enfermement. Elle dissèque avec précision le processus d’installation de l’emprise, qui s’installe par touches successives, presque imperceptibles, qui entrainent une lente perte de repères et une fragilisation de l’estime de soi. 

Derrière les apparences
Sans pathos ni complaisance, le texte montre comment les apparences masquent parfois une réalité bien plus sombre.Sans jamais tomber dans le sensationnel, ‘Les masques de l’amour’ donne à voir les cicatrices psychologiques laissées par ces relations destructrices. Le roman s’attache autant à la chute qu’au relèvement, progressif et fragile, il occupe une place centrale dans l’ouvrage. L’écriture devient alors un outil de survie, de compréhension et de libération, afin de se réapproprier sa propre histoire.

Screenshot

Un témoignage ancré localement, à portée universelle
Née le 5 septembre 1994 à Avignon, où elle vit et travaille aujourd’hui, Manon Sourdon revendique un attachement fort à son territoire. Cet ancrage local nourrit son désir de faire entendre cette histoire au plus près, auprès d’un public directement concerné par ces réalités sociales encore trop souvent tues. Si le récit s’inspire de son vécu, il dépasse le cadre individuel pour toucher à une expérience largement partagée. Les violences psychologiques constituent l’une des formes les plus répandues de violences conjugales, mais aussi l’une des moins visibles et des moins dénoncées. En ce sens, ‘Les masques de l’amour’ se veut à la fois un témoignage et un outil de sensibilisation, rappelant qu’une sortie de l’emprise est possible, même si elle est longue et semée de doutes.

Écrire pour transmettre et réparer
Avec ce premier roman, Manon Sourdon s’inscrit dans une démarche de transmission. Son ambition n’est pas uniquement littéraire. Elle souhaite que ce livre puisse servir de point d’appui à celles qui cherchent à comprendre, à mettre des mots sur leur vécu, ou à amorcer un processus de libération.La sortie de l’ouvrage, prévue fin novembre, pourrait donner lieu à des rencontres et échanges publics. L’autrice se dit disponible pour des interventions et interviews, afin de porter ce sujet au-delà des pages du livre.

Infos pratiques
‘Les masques de l’amour’ est publié aux éditions Le Lys Bleu. Le roman est disponible en ligne ici.
Calista Contat-Dathey


‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

La maison Cardère publie : ‘Partage des eaux, L’épopée des bergers alpins à saute-frontière’, qui revient sur le parcours de bergers alpins de langue occitane dont les vies, marquées par la misère et la montée du fascisme dans l’Italie des années 1920-1930, furent façonnées par l’émigration et le voyage.

L’ouvrage, rédigé par Guillaume Lebaudy et illustré par Manuel Witt, rassemble des histoires de vies, de travail et de transhumance. Ces écrits prennent aujourd’hui la dimension d’une épopée, révélant un monde où l’exil et le déplacement étaient des conditions imposées.

Une parole portée par le rythme de la marche
Ces bergers, à la fois ‘gens de moutons’ et transhumants, ont transmis des récits dont le rythme évoque celui de la marche, réglée sur l’allure des troupeaux. L’ouvrage restitue cette cadence dans des récits chorals, marqués par une forte dimension poétique.

Copyright Editions Cardère

Une invitation à dire et transmettre
L’auteur souligne la vitalité de cette parole, qui invite à être dite à voix haute, et si possible en marchant, pour en ressentir le mouvement, comparable à une rivière.

Les infos pratiques
‘Partage des eaux, L’épopée des bergers alpins à saute-frontière, un livre de 184 pages au format 12,5 x 18cm. Paru aux Editions Cardère en Mars 2025, dans la collection Hors-les-drailles. isbn 978-2-37649-042-5. Prix public 15€. Acheter ici.
Calista Contat-Dathey


‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Apparemment, c’est un livre de 211 pages en petit format (11 x 18cm) qu’on peut glisser dans n’importe quelle poche. Mais en fait, d’après son auteur Najim Barika, « ce n’est pas un roman, ni un discours. C’est un truc simple, qui t’aide à respirer un peu mieux quand la tête s’emballe, un guide, un repère. Parce que le sourire, c’est pas une émotion, c’est un état d’esprit. C’est ta manière de dire ‘Je reste debout, même quand ça tangue’ ».

Avec sa gueule, son crâne rasé, sa barbe ciselée au millimètre et son sourire contagieux, Najim Barika est tout à la fois, musicien, auteur, photographe, vidéaste, coach, consultant en communication, pilote de drone. Et après avoir publié Coupable d’y croire, il récidive avec Sourire c’est maintenant, non pas une injonction, mais un art de vivre.

Lui qui cumule des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux, souhaite partager sa bonne humeur, son sens de la bienveillance, de la tolérance, de l’humain, son ouverture envers les autres. Cet ambassadeur du sourire écrit dans un style qui n’appartient qu’à lui, bref, positif, rythmé, avec des phrases courtes, incisives, comme un montage cut de radio dans cet opus sous-titré « Petit guide grands déclics. »

Un effet papillon pour butiner de page en page, grappiller un conseil ici, un hashtag là, du genre « #le message qui fait du bien », des QR Codes ailleurs. « Relever » les gens comme on les « révèle » dans cette anagramme. « Il suffit d’une petite étincelle pour rallumer l’espoir », dit-il. En fait, c’est comme si on recouvrait un immense frigo américain à deux portes de post-it de toutes les couleurs pour y trouver, malgré le stress, la déprime, l’angoisse, une bonne raison d’aller de l’avant, de croire en demain, #script anti-encombrement mental.

Comme l’écrit Najim Barika, en 4ᵉ de couverture : « Le vrai pouvoir c’est pas de tout contrôler. C’est d’être là, lucide, vivant… Et encore capable de sourire. » Entre inspiration et respiration, il ajoute : « L’action, c’est l’allumette. Le mouvement, c’est l’oxygène. Et la motivation  c’est la flamme qui suit. » Respirez à pleins poumons. « Le sourire, c’est plus contagieux que le Covid. »


‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Alors que son livre Cuisine d’un cancre est sorti au mois de novembre, le chef Glenn Viel ira à la rencontre de ses lecteurs lors de deux séance de dédicace ce jeudi 18 décembre au Clair de la Plume à Grignan et ce vendredi 19 décembre à L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence.

Deux occasions de rencontrer le chef de l’Oustau de Baumanière se présentent cette semaine. Deux séances de dédicace sont organisées : une première au Clair de la Plume à Grignan et une seconde à L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence. Le public pourra donc rencontrer Glenn Viel, échanger autour de son livre, de son actualité, ou encore de Top Chef.

Dans son livre Cuisine d’un cancre, Glenn Viel revient sur son parcours atypique, marqué par un rapport peu conventionnel à l’école, et dévoile comment l’audace, l’imagination et l’envie de bousculer les codes ont façonné son identité culinaire et humaine au travers d’un témoignage sans filtre.

Jeudi 18 décembre. De 11h à 12h. Le Clair de la Plume. 2 Place du Mail. Grignan.
Vendredi 19 décembre. 15h30. L’Oustau de Baumanière. 500 Route de Baumanière. Les Baux-de-Provence.

©Hachette Cuisine

‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Un nouvel ouvrage autour du célèbre peintre, intitulé Vincent Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence, est paru au début du mois de décembre aux éditions Silvana Editoriale.

Suite à une violente crise à Arles durant laquelle il s’est coupé le lobe d’oreille, Vincent Van Goh a rejoint la Maison de santé Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence en mai 1889, où il a séjourné pendant un an.

À cette époque, il ne se doutait pas de l’impact qu’allait avoir ce séjour sur lui et son art. C’est dans cette maison de santé qu’il a réalisé 150 toiles, dont La Nuit Étoilée, Les amandiers en fleurs ou bien Les Iris, qui font aujourd’hui la renommée du peintre. Un séjour au cœur des Alpilles qui est aujourd’hui relaté dans le nouvel ouvrage Vincent Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence.

Ce livre, publié aux éditions Silvana Editoriale, de huit auteurs. La direction artistique a été confiée à Elisa Farran, directrice du Musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence, qui a bénéficié des contributions d’Adrien Bosc, Jean-Marc Boulon, Élisa Farran, Jacqueline Leroy, Jean-Pierre Luminet, Claude Mauron, Virginie Olier et Alexandra Roche-Tramier.

« Ce livre n’est pas seulement un ouvrage de plus sur Van Gogh, affirme la Ville de Saint-Rémy-de-Provence. Il rassemble une mémoire collective et marque la reconnaissance de toute une commune à celui qui a transformé son destin à jamais. »

Livre Vincent Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence. 30€. Éditions Silvana Editoriale.

©Silvana Editoriale

‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Isabelle Le Bourgeois propose une conférence autour de son livre ‘Vivre avec l’irréparé’ récompensé par le Prix Littéraire de la Liberté Intérieure 2024. Une précieuse occasion de découvrir son parcours et sa réflexion sur la manière de vivre avec l’irréparé qui est la trace laissée par l’irréparable dans nos vies. Jeudi 9 octobre. 19h. Cinéma Le Capitole Mycinewest au Pontet.

Au tout début.Isabelle Le Bourgeois est une ancienne femme d’affaires devenue religieuse, psychanalyste et aumônier de prison. Durant 14 ans, elle a accompagné des détenus dans la maison d’arrêt de Fleury Mérogis et formé des aumôniers de prison avant de rejoindre le Contrôle général des lieux de privation de liberté. Elle a publié Derrière les barreaux, des hommes (Desclée de Brouwer, 2002), Dieu sous les verrous (Presses de la Renaissance, 2006) et Espérer encore (Desclée de Brouwer, 2006).

Vivre avec l’irréparé
Prix de la liberté intérieure 2024 et paru chez Albin Michel. « Nous avons tous expérimenté dans nos vies d’hommes et de femmes le surgissement de l’irréparable : la mort, l’accident, l’humiliation, l’échec… autant de situations qui disent le définitif, le non-réparable. Mais comment, face à ces souffrances pérennes, distinguer l’irréparable de l’irréparé, qui, lui, pourrait n’être pas définitif ? L’irréparé dit ce qui n’est pas encore réparé et, par-là, indique que cela pourrait l’être, laissant ouvert un champ de possibles. Telle est l’exploration d’Isabelle Le Bourgeois, qui va jusqu’à se demander s’il n’y aurait pas une part d’irréparé au sein même de Dieu, tel que nous le présente le récit biblique.

Le Dieu des abîmes
« Où es-tu ? » Telle est la première parole adressée par Dieu à l’Homme dans la Bible. Question singulière (Dieu n’est-il pas omniscient ?)…Mais très vite, en donnant la parole à des patients de son cabinet et à des personnes détenues qu’elle vient écouter en prison, elle retourne la même question vers Dieu : où est-il pour le prêtre Loïc qui se rend compte de l’inanité de sa vie, pour Marie-Josèphe la moniale en rupture de ban, pour Humberto le transsexuel, pour Marie-Thérèse la bourgeoise en détresse, pour Titouan le syndicaliste dont la vie s‘est fracassée un jour d’ivresse sur les morts qu’il a provoqués en voiture, pour Damien qui a assassiné sa femme par jalousie… ? Du fond de ces abîmes de remords, colère, désespoir, culpabilité, des âmes brisées appellent un Dieu qui semble absent, avec des accents de vérité qui touchent à l’universel.

‘Au-delà des barreaux, la vie’
Laurence Monroe lui a consacré un documentaire « Au-delà des barreaux, la vie », diffusé sur France 2 ainsi que Jean-Pierre Bertrand et François Labaté, « L’aumônière, quand l’aumônier est une femme », diffusée sur France 5 le 19 mai 2003.

Espérer, encore
Violence, angoisses, souffrance… Pourquoi se battre, puisque le combat semble perdu d’avance. Au nom de quoi, de qui, persister, durer, avancer ? Serions-nous des déçus de l’espérance, de la confiance et des promesses ? Si le mal est une énigme intarissable, Isabelle le Bourgeois affirme pourtant que l’amour l’est tout autant. Peut-être même davantage. Quel mystère que sa présence ! L’espérance n’est pas autre chose que cet amour qui ne baisse pas les bras, qui ne se laisse pas déborder par ce qui n’est pas lui. L’espérance est l’audace de l’amour, reçu et donné. Aumônier à la prison de Fleury-Mérogis, Isabelle le Bourgeois côtoie au jour le jour la désespérance la plus profonde. Enfances meurtries, familles brisées, vie gâchées… Avec un sens rare du portrait, elle rejoint le cœur d’une humanité blessée. Au fil de l’écoute, des rencontres multiples, à travers une parole inattendue, un geste ou un sourire, jaillissent patiemment tissées, toutes les raisons d’espérer encore.

Les infos pratiques
Conférence de Louise Le Bourgeois. Jeudi 9 octobre. 19h. Débat autour de son livre ‘Vivre avec l’irréparé’. Tout Public. 5€. Une initiative de la radio RCF Vaucluse. 118, avenue de Saint-Tronquet. Cinéma Le Capitole Mycinewest. Le Pontet.


‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Ils sont chercheurs, spécialistes, experts dans leur domaine, travaillent à Aix-en-Provence, Montpellier, dans les nombreux centres de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation, l’environnement) de France, dans des universités, au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), à l’Office Français de la Biodiversité ou encore à la Société du Canal de Provence du Tholonet, et ils ont mis en commun leurs cellules grises et leurs connaissances.

Dans cet ouvrage de 184 pages, en une dizaine de chapitres, ils posent des questions simples, mais dont les réponses sont plutôt complexes. Va-t-on réellement manquer d’eau ? Quelle quantité d’eau utilisons-nous ? Comment se partager l’eau comme bien commun ? Quelle sobriété en eau ? Quelle place pour les ouvrages de stockage ? 

Quelques idées-forces d’abord pour savoir d’où on part : la planète est recouverte de 72% d’eau qui est principalement stockée sous forme d’eau salée. Mais l’eau douce ne représente que 2,8%, qu’elle soit liquide, solide ou gazeuse. « En France, chaque année, un peu plus de 500 milliards de mètres cubes d’eau tombent du ciel (pluie et neige) et 60% de ce volume rejoint le sol puis s’évapore. Et l’eau est prélevée pour la production d’énergie, l’industrie, les usages domestiques, l’alimentation des canaux de navigation et la production animale et végétale. »

Statistiques que l’on peut retrouver dans le livre.

Mais cette eau peut être polluée par de la matière organique, comme les solvants, pesticides et métaux lourds, et par des bactéries. « C’est le cas des eaux industrielles, domestiques et agricoles », précisent les auteurs de cette étude collective.

Autre information : en 2020, en France hexagonale, on estime que 30,2Mrds m3 d’eau ont été prélevés. La production d’énergie en représente 45% destinés au refroidissement des centrales nucléaires (comme celle que nous avons à Tricastin, au bord du Rhône). Et 90% du volume prélevé pour l’agriculture est dédié à l’irrigation (surtout pour les légumes et les fruits).

Concernant le débit de l’eau, « on attend dans les décennies à venir, avec le changement climatique, des baisses d’étiage mais aussi de crûes extrêmes », avec alternance entre phénomènes de canicule et épisodes d’orages cévenols. Les besoins sont plus grands en été, haute saison du tourisme avec une sur-fréquentation des lieux de baignade, les besoins en eau pour les services d’incendie, l’agriculture, les campings, les espaces, vert. Avec conflits possibles entre les différents usagers. On se souvient de la sècheresse de 2022 en Vaucluse, quand il a fallu envoyer des citernes d’eau potable sur le Plateau de Sault. Et quand la production hydro-électrique a diminué en raison du niveau d’eau du barrage de Serre-Ponçon. 

Et le stockage de l’eau, avec par exemple « la retenue de Caussade », « Sainte-Soline » et les « mégabassines », a donné lieu à nombre heurts entre forces de l’ordre et population locale. La gestion de crise relève de la préfecture en période d’étiage sévère qui publie des arrêtés temporaires de restriction en fonction des nécessités (abreuver le bétail, irriguer les productions agricoles, refroidir le process industriel et les centrales nucléaires). Avec interdiction de laver les voitures, remplir les piscines et arroser pelouses et terrains de golf.

Dans ce livre, il est aussi question des progrès réalisés par les agriculteurs, au fil des ans, ils ont su s’adapter. Avec le goutte à goutte, les haies qui protègent les cultures du vent asséchant, les ombrières, les couverts végétaux comme le paillage entre les rangs de vignes, d’arbres et de cultures, l’apport de variétés résistantes au stress hydrique. Sans oublier « l’agroécologie qui représente une alternative à l’agriculture intensive, productiviste, basée sur l’artificialisation des cultures avec les engrais et intrants de synthèse et d’énergies fossiles. »

C’est dans la concertation et sur un diagnostic partagé que des solutions peuvent être définies pour avoir un accès équitable à l’eau, ce patrimoine naturel, ce bien commun et précieux. Pour gérer les eaux traitées dans les stations d’épuration, le besoin de leur désinfection et le suivi de leur qualité. Est citée également la valorisation des nutriments présents dans les eaux traitées pour en faire profiter les cultures. En conclusion, préconise ce collectif d’experts, « il faut mettre en place des outils de planification pour éviter d’aggraver les pénuries d’eau, créer des inégalités et engendrer des dépenses publiques non négligeables au service d’un petit nombre. »

©Éditions Quæ

Contact : Comment partager l’eau en France ? – Éditions Quæ – 28€


‘Une France bousculée’, compilation de 5 ans de chroniques du sociologue Jean Viard sur France Info

Le propriétaire de l’établissement Le Phébus & Spa à Joucas, Xavier Mathieu, ira à la rencontre des lecteurs et des passionnés de cuisine ce samedi 9 août à la Librairie Fontaine Luberon à Apt à l’occasion d’une séance de dédicaces pour son livre Ma Cuisine Provençale.

Ma Cuisine Provençale, c’est un ouvrage qui réunit 50 recettes ancrées dans les parfums, les couleurs et les traditions de la région. Les mots et les recettes de Xavier Mathieu, couplés avec les photos de Philippe Vaurès-Santamaria, s’entremêlent pour offrir aux lecteurs une plongée dans la Provence, où la cuisine est habitée par la nature environnante.

« Mon inspiration, je la puise autour de moi, dans cet environnement qui me nourrit, dans tous les sens du terme. Je prends ce qu’il y a de plus beau dans la nature pour le sublimer. »

Xavier Mathieu

Dans ce livre, le chef étoilé révèle pour la première fois ses secrets culinaires. On y trouve des recettes gourmandes et gastronomiques qui rappellent les traditions locales et le terroir comme l’apéritif estival, le pistou, la ratatouille, la daube avignonnaise, ou encore les 13 desserts de Noël.

©Philippe Vaurès-Santamaria

Si quelques exemplaires signés par le chef sont disponible au Phébus, il sera aussi possible de s’en procurer et de rencontrer Xavier Mathieu ce samedi 9 août à la Librairie Fontaine Luberon. De quoi trouver de l’inspiration avant d’aller faire des emplettes au célèbre marché d’Apt et de préparer le déjeuner.

Samedi 9 août. À partir de 10h. Librairie Fontaine Luberon. 16 Rue des Marchands. Apt.

https://www.echodumardi.com/tag/livre/   1/1