8 février 2026 |

Ecrit par le 8 février 2026

‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Jean-Pascal Hesse, on le connaît dans le Vaucluse comme directeur de la communication de la Maison Pierre Cardin, qui pendant des décennies a accompagné le couturier qui a créé en 2000 le Festival de Lacoste dans le Luberon.

Mais à l’origine, sa famille s’était installée en Algérie en 1832 et avait dû la quitter, le cœur lourd comme des millions de Pieds-Noirs, après les Accords d’Evian en 1962 pour s’implanter à Salon-de-Provence. Titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine à l’Université de Provence et d’une licence d’administration publique à l’IEP (Sciences-Po) à Aix-en-Provence, il publie en 1991 une monographie sur un village situé non loin d’Alger, Courbet, cher à sa grand-mère maternelle.

Féru d’histoire, de culture, et de patrimoine, enfant du pays, il est élu à Salon sous la mandature d’André Vallet qui avait succédé en 1989 à Jean Francou, maire pendant 33 ans. Et quand sa vie professionnelle l’amène à Paris, il s’engage auprès de Jacques Chirac et occupe encore aujourd’hui des fonctions de conseiller culturel à la mairie du 8e arrondissement. 

Le livre Salon de Provence, Mémoires d’une ville

Et Jean-Pascal Hesse vient de publier chez Odyssée, un livre-hommage grand format (24x34cm) de 264 pages, richement documenté, illustré. Avec gravures, peintures, iconographie, des dizaines de photos sur le paysage, oliviers, cyprès, vignes, collines, moutons, l’histoire, le patrimoine, l’architecture, la culture de Salon-de-Provence, sa sociologie, son agriculture, l’essor de son industrie.

Il y fait la part belle aux origines de la « Villa Salone », entre la Trévaresse, la Plaine de la Crau et le Rhône, aux premiers habitants Ligures, issus des Grecs et des Phéniciens, les signes du futur « Salon de Crau » qui remontent à 423 avant J-C ou encore « Le Mont-Sallyen » qui abritait un entrepôt de sel, sans oublier le commerce de « bestiaux, de laine, de peaux, de briques et de poteries. »

Des personnages illustres ont concouru à son rayonnement. Comme Michel de Nostredame (Nostradamus), né à Saint-Rémy en  1503, qui a fait ses études à l’Université d’Avignon et s’installera en 1547 à Salon où il écrira Les Prophéties et Les Centuries. Mais aussi Adam de Craponne (1526-76), ingénieur-hydraulicien qui a eu l’idée de génie de dériver la Durance pour creuser un canal de 60km entre la Roque d’Anthéron et l’Etang de Berre. Cette irrigation sauvera la ville et toute la région de la sècheresse et marquera le début de l’essor de l’agriculture. Célèbre également Pierre-André de Suffren, dit « Le bailli de Suffren de Saint-Tropez » qui a notamment séjourné à La Tour d’Aigues et à Lourmarin.

L’arrivée du train sur l’axe Toulon-Marseille-Aix, Avignon-Lyon, une gare PLM à Salon de Crau en 1873 boostera le commerce, notamment des fruits et légumes, de l’huile d’olive et du savon, des filatures de soie et du travail du cuir.

Château de l’Empéri, Abbaye de Sainte-Croix, Collégiale Saint-Laurent, Tour de l’Horloge, Fontaine moussue en forme de champignon au coeur du centre ancien figurent parmi les monuments les plus iconiques de la cité… Salon-de-Provence où Marcel Pagnol a tourné La fille du puisatier en 1940 avec Josette Day et Fernandel, qui est depuis 1938 le siége de l’Ecole de l’Air et de l’Espace et de ses « poussins », futurs as de l’aviation façon Top Gun. Et depuis 1964, le centre d’entraînement de la prestigieuse Patrouille de France, unité d’élite des pilotes de chasse qui, chaque 14 juillet, défilent avec leurs 8 Alfa-Jet au-dessus des Champs-Elysées laissant leur empreinte bleu-blanc-rouge dans le ciel.

Comme le conclut Jean-Pascal Hesse : « Les Salonais ne veulent pas simplement se tourner vers leur passé pour s’y réfugier. Ils veulent être artisans d’une prospérité et d’une fierté retrouvées. »


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Le photographe Camille Moirenc vient d’éditer ‘Sacrée montagne’. L’ouvrage de 156 pages propose une odyssée en 5 actes et 87 photographies afin de rendre hommage à la Sainte-Victoire. Une montagne que le photographe natif d’Aix-en-Provence connaît presque aussi bien que le peintre Cézanne à qui l’on doit justement, 87 tableaux de son paysage préféré (44 huiles et 43 aquarelles).

« J’ai toujours vu la montagne, écrit Camille Moirenc. Et ce, depuis que j’ai ouvert les yeux. Ici, elle fait partie du décor quotidien, tellement qu’il est facile, pour certains, de l’oublier. Ou alors, pour le plus grand nombre, de la saluer. Quand on la regarde dans le paysage, quel contraste… On se demande comment ce massif à la vieille peau de calcaire, toute ridée et blanche, a bien voulu se poser là, dans la plaine. La sacrée montagne, discrète et à la fois bienveillante, a aussi choisi d’offrir sa face de triangle à la cité aixoise… une divine proportion qui en a intrigué plus d’un et qui a tant inspiré Paul Cézanne. »

« Elle ne change jamais et elle n’est jamais la même. »

Camille Moirenc

Plus de 35 ans a photographié la Provence
Celui qui en Vaucluse a notamment photographié Crillon-le-Brave, Blachère illumination à Apt, Matthieu Lustrerie à Gargas, la CNR (de Bollène à Vallabrègues le long du Rhône) ou bien encore le Domaine de Manville aux Baux-de-Provence propose un voyage en 5 temps : horizons, matières, lumières, ombres et envols.
« Depuis quelques années maintenant, je lui porte une attention toute nouvelle, confie le photographe sur sa relation avec la Sainte-Victoire. Je la scrute, l’explore, l’étudie, la ressens… Elle ne change jamais et elle n’est jamais la même. Selon ses humeurs, ses lumières, elle se révèle différemment aux regards. Balades de jour, de nuit, par tous temps et toutes saisons… aidé ou bousculé par les éléments… amusé, dans tous les cas, par des rencontres inédites avec des passionnés de la montagne sacrée… j’ai continué d’enrichir mon intime dialogue avec la Sainte-Victoire, en même temps que j’approfondissais mon approche artistique. »

Crédit : Camille Moirenc

Un ouvrage de très grande qualité labellisé ‘Cézanne 2025’
A noter que cet ouvrage est aussi labellisé ‘Cézanne 2025’ dans le cadre des événements proposés autour de la grande exposition au musée Granet, du 28 juin au 12 octobre, marquant le grand retour du peintre impressionniste dans sa cité natale d’Aix.
Par ailleurs, ce livre fabriqué par Caractère imprimeur fait l’objet d’une très grande qualité de confection : couverture rembordée (embossage, marquage en creux, papier de création Neve Imitlin) et papier offset blanc 170g/m2 Amber graphic certifié PEFC 100% pour les pages intérieures.
« J’ai fait le choix d’éditer un ouvrage d’une grande qualité aussi bien au niveau de sa présentation -format, papier, impression, graphisme- que son contenu, des années de travail, de patience, d’enthousiasme et d’inspiration », insiste l’artiste qui dédicacera son livre ce samedi 28 juin, de 10h à 13h, à la librairie Le Blason située 2 rue Jacques de la Roque 11 à Aix en Provence.

Sacrée Montagne. 156 pages. 87 photographies. 5 chapitres. Format 325 x 250 mm. 68€. Imprimeur : Caractère Imprimerie à Marseille. www.camille-moirenc.com. Contact : camille@camille-moirenc.com

Camille Moirenc en 4 temps
Au-delà de ses très nombreux livres et nombreuses expositions, Camille Moirenc met en avant certains projets qu’ils lui tiennent particulièrement à cœur :
438, Notre Littoral, exposition à Marseille en 2018, 80 000 personnes découvrent durant les 3 mois d’été, les 438 km du littoral des Bouches-du-Rhône sur le parvis du Mucem.
• En 2019, Rhône un livre chez Actes Sud et exposition photo dans la cadre des rencontres photo d’Arles.
Visages du Rhône : exposition photo sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris, en 2021, Lyon en 2022, Vienne en 2023 et Sion en 2024. 80 photographies qui permettent de descendre le fleuve Rhône de sa source à l’embouchure.
• Depuis plus de 10 ans, La Gallery, son espace de 140m2 situé 15 rue Van Loo à Aix, lui permet également de partager son travail. C’est là qu’il présente une nouvelle exposition ‘Sacrée Montagne’ depuis ce mois de juin 2025.
Crédit : Camille Moirenc


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Eric Dumas, de la libraire Lettres vives, recevra Brigitte Benkemoun, ancienne journaliste et rédactrice en chef à la télévision –France 2, Canal + et radio –France Inter et Europe 1-qui a également participé à la création de Zurban, un magazine culturel dévolu aux lecteurs d’Ile-de-France paru entre 2000 et 2006.

Brigitte se consacre désormais à l’écriture avec un nouvel ouvage sur la villa Benkemoun à Arles, construite en 1970 par l’architecte Emile Sala pour ses parents Simone et Pierre, labellisée patrimoine du XXe siècle en 2015 et restaurée en 2017.

Brigitte Benkemoun est l’auteure de La petite fille sur la photo : ‘La guerre d’Algérie à hauteur d’enfant’, 2012, aux éditions Fayard. ‘Albert le Magnifique’, septembre 2016, aux éditions Stock. ‘Je suis le carnet de Dora Maar’, mai 2019, aux éditions Stock, traduit en anglais et en espagnol. Sa vie pour Picasso : Marie-Thérèse Walter, mai 2022, aux éditions Stock.

Les infos pratiques
Lettre vives, La rencontre de juin. Rencontre avec l’auteure Brigitte Benkemoun pour la villa éponyme à Arles. Vendredi 6 juin 2025 à 18h30. 60, rue des Halles à Tarascon. 04 90 91 00 10


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Gereso édition sort ‘Santé mentale au travail : tous concernés’. Souffrance au travail : et si on arrêtait de détourner le regard ? Car si le travail est au cœur de nos vies, il est aussi à l’origine de souffrances profondes pour de nombreux salariés. Burn-out, stress chronique, harcèlement… témoignent d’un mal-être alarmant qui ne peut plus être ignoré. Yannick Lemarié, analyste du travail, en décrypte les causes et conséquences et propose des solutions immédiatement applicables.

Malgré des décennies de recherches en sciences humaines et des lois censées encadrer la prévention des RPS (risques psychosociaux), les salariés se trouvent encore trop souvent démunis face à des conditions de travail parfois délétères.

Travail, quel constat ?
Confronté à ce constat, l’auteur, Yannick Lemarié, propose une démarche claire et engageante pour veiller, alerter et agir efficacement. Il explore les mécanismes à l’œuvre dans la dégradation de l’équilibre mental des salariés, les obligations légales des employeurs en matière de prévention et présente des stratégies concrètes à destination des représentants du personnel.

Les points forts du livre
Un état des lieux sans détour du mal-être au travail, appuyé sur des faits, des constats et des situations concrètes. Une lecture claire des mécanismes psychologiques et organisationnels qui fragilisent la santé mentale des salariés. Une analyse des obligations légales en matière de prévention des risques psychosociaux, indispensable pour les employeurs et représentants du personnel.

Des stratégies concrètes
Des stratégies concrètes pour agir à tous les niveaux : repérer les signaux faibles, alerter, accompagner, transformer les pratiques. Une démarche accessible et structurée, pensée pour les RH (Ressources humaines), les managers, les élus du personnel, mais aussi pour chaque salarié concerné. Un appel à la responsabilité collective, pour construire des environnements de travail plus sains, durables et humains. Un guide pour comprendre, prévenir et agir.  

L’auteur
Yannick Lemarié est analyste du travail, expert et formateur en santé, sécurité et conditions de travail auprès de Comités Sociaux Économiques et Environnementaux. Il est auteur et co-auteur de plusieurs expertises sur les risques psycho-sociaux. Il démontre qu’il est possible de les prévenir.

Gereso édition
Gerso édition publie des ouvrages rédigés par des experts, conçus pour apporter une information fiable, exhaustive et directement utilisable au quotidien. Depuis 30 ans la maison d’édition propose une actualité et une expertise terrain pour rendre l’information immédiatement exploitable.
MMH


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Notre confrère Vaucluse Matin-Dauphiné libéré vient de publier une nouvelle édition de l’ouvrage intitulé ‘Avignon au temps des papes’. Proposé dans la collection ‘Les patrimoines’, ce livre a été écrit par Hervé Aliquot, aujourd’hui décédé, et remis à jour et complété par Paul Payan, maître de conférences à l’Université d’Avignon.

Avenio, la ville du vent. Juchée sur l’oppidum naturel de la « roque » des Doms, elle existe depuis le Néolithique. Ici, les hommes ont trouvé refuge entre les berges du fleuve puissant et les marais qui l’environnent. Sur les pentes sud du rocher se trouvait la cité des Cavares, transformée au Ier siècle par les Romains en une ville importante avec ses temples, ses thermes et un arc de triomphe. Le forum se déploie depuis l’actuelle place de l’Horloge jusqu’à la rue Petite-Fusterie, où arrive l’eau du fleuve. Des voûtes, qui vont servir de magasins, sont construites. Au-dessus, une centaine de colonnes à chapiteaux corinthiens borde le forum antique.

Tout va disparaître au Ve siècle, lorsque les monuments sont détruits pour servir de remparts contre les invasions déferlant alors dans la vallée du Rhône. Son organisation en évêché permet à Avignon de rester dans l’histoire malgré les cavalcades sarrasines.
Les tribulations des comtes de Provence permirent à la cité de grandir grâce à une agriculture forte et à un commerce prospère. Au XIIe siècle, les premiers remparts défendent la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, la Maison commune et surtout le fameux pont Saint-Bénezet.

La croisade contre les Albigeois et le grand siège de 1226 mené par le roi de France n’altèreront que peu de temps une prospérité sans égale. Durant une grande partie du XIIIe siècle, la ville profite d’une quasi-indépendance. Le Comtat Venaissin qui jouxte Avignon, longtemps dans les mains du comte de Toulouse, est alors remis dans les mains de Grégoire X en 1274. Sa garde en est confiée à Guillaume de Villaret, grand prieur de Saint-Gilles, et aux Hospitaliers qui feront la gestion du territoire. Avignon devient, en 1290, vassale du seul comte de Provence, roi de Naples, Charles d’Anjou.

L.G.

Avignon au temps des papes. 8,50€. 52 pages. 15×21 cm. En vente en kiosque ou sur le site de la boutique du Dauphiné où sont proposés les 130 ouvrages de la collection ‘Les patrimoines’.

L’auteur
Hervé Aliquot, docteur en archéologie médiévale. Écrivain et conférencier, il a notamment réalisé une série d’études sur les palais cardinalices et les palais du pape Clément VI. Sa dernière découverte : la livrée du cardinal Anglic Grimoard et ses inscriptions. Il est décédé en 2017. Paul Payan, maître de conférences à l’Université d’Avignon, a actualisé et complété l’ouvrage.


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

L’association Expressions Littéraires Universelles et la Librairie Elan Sud organisent une rencontre autour du peintre Vincent Van Gogh à Orange mercredi 9 avril à 19h.

Par le regard de l’artiste peintre Michel Racois, il sera question d’hypothèses concernant la vie de Van Gogh s’il avait continué à peindre après juillet 1890, date de sa disparition. S’il n’avait pas succombé à sa blessure, que serait-il devenu et comment aurait évolué sa peinture ?

Michel Racois a publié une biographie imaginaire du peintre aux éditions L’Art Dit. Aidé par les lettres de Van Gogh, ses œuvres et l’engagement de ses proches dans l’exposition de son art, Michel Racois suggère une alternative à la vie du célèbre artiste. Par cette uchronie, le public fera connaissance avec un autre Van Gogh.
La rencontre sera suivie de la dégustation des plats apportés par les participants et de la dégustation de vin sélectionné par Léna, caviste de L’Art dit Vin à Orange.

Cette soirée est proposée dans cadre des ‘Rendez du mercredi’ se déroulant une fois par mois. Les livres des auteurs invités sont par ailleurs disponibles dans la librairie. Retrouvez le calendrier des animations d’ELU sur www.lantredeslivres.com

A.R.C

“Et si… Vincent Van Gogh” avec Michel Racois. Mercredi 9 avril à 19h. Librairie Elan Sud. 233, rue de Rome. Orange. Places limitées. Entrée gratuite sur réservation au 06 03 07 05 62. Prochaine rencontre le 14 mai sur la nutrition avec Alice Vanhoye.www.lantredeslivres.com


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Dans le cadre de ses événements ‘Un soir, un auteur’, l’association villeneuvoise du même nom reçoit, ce lundi 31 mars à la Maison Bronzini, la comédienne Brigitte Fossey.
La rencontre consistera en un entretien-débat animé par la journaliste Nathalia Lilly Brignoli, autour du livre ‘La passion du verbe – Regards de femme’ (Éditions Onésime 2000; 2016). La soirée sera suivie d’une séance de dédicaces et s’achèvera avec un cocktail dinatoire.
« Je pense, qu’en partie, j’ai voulu faire ce métier parce que justement ça représentait une aventure sans cesse recommencée. Ça fait partie de moi, je suis une saltimbanque, je suis une itinérante », explique l’actrice.

Une carrière débutée avec Jeux interdits
A cinq ans, elle fut l’interprète inoubliable de Jeux interdits, de René Clément, pour lequel elle reçut le prix d’interprétation féminine au Festival de Venise. Ce film a marqué pour Brigitte Fossey le début d’une carrière jalonnée de rencontres avec des réalisateurs aussi prestigieux que François Truffaut, Robert Altman (aux côtés de Robert Redford), « Quintett », prix d’interprétation féminine au Festival d’Avellino, mais aussi Claude Pinoteau (La Boum 1 et 2), Bertrand Blier, Robert Enrico, Claude Lelouch… et tant d’autres. Talentueuse et populaire, elle incarne également des personnages forts dans des séries ou des téléfilms qui sont restés gravés dans nos mémoires, comme ‘Les Gens de Mogador’. Elle participe désormais à de nombreux récitals de lectures : Marguerite Duras, Christian Bobin, Amin Maalouf…

A.R.C

‘Un soir, un auteur’ avec Brigitte Fossey à la Maison Bronzini, 72 bis rue de la République, Villeneuve-lès-Avignon. 19h : accueil. 19h45-21h00 : rencontre puis dédicaces. 21h-23h : cocktail dînatoire. Tarifs : de 15 à 40€ par personne. Inscription obligatoire et programme sur www.unsoirunauteur.com


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

Après un premier ouvrage historique consacré à l’histoire des Banatais de La Roque-sur-Pernes*, Pierre Gonzalvez reprend la plume pour son premier roman. Un récit dans l’Algérie, puis la France des années 1950-60, qui se nourrit du passé familial de ces français déracinés par les drames de l’histoire tout en évitant les écueils de la rancœur et de l’amertume. Et malgré les tempêtes, c’est finalement la vie et l’amour que l’on retrouve au bout du chemin.

Pierre Gonzalvez s’était déjà lancé dans l’aventure de l’écriture avec un premier récit historique sur l’implantation des Banatais à La Roque-sur-Pernes. Cette fois-ci, après ce travail d’études, le maire de l’Isle-sur-la-Sorgue publie son premier roman : La rivière Hemingway. L’histoire de Paul Dessigne qui, entre 1959 et 1964, vit avec sa famille les épisodes dramatiques de la guerre d’Algérie. L’adolescent doit quitter son village de Marengo et cette terre qu’il aime tant pour reconstruire une vie en métropole, dans un pays qu’il ne connaît pas. Après de longs mois d’errance à Bordeaux, il quitte les siens pour travailler à Paris en espérant y retrouver son grand amour rencontré à la faculté d’Alger. Désabusé, il s’installe en Provence pour apprendre avec passion le métier du vin. Et là, tous les éléments de sa vie vont s’assembler enfin quand la paisible terre de Vaucluse révèlera ce fil conducteur invisible qui l’a mené jusque-là.

« Ce livre résonne comme quelque chose de vrai. »

Avec La rivière Hemingway, le maire de l’Isle-sur-la-Sorgue signe son premier roman. Crédit : DR

« C’est un roman, pas un récit familial, explique l’auteur. Pour autant, si ce livre traite de la question de l’Algérie, certains souvenirs familiaux s’expriment au fil de ce récit. Mais c’est juste ma mémoire, depuis ma plus tendre enfance jusqu’à récemment, qui a reconstitué des éléments qui ont été rapportés par une famille qui parle peu de ce sujet. »
Avec pudeur, Pierre Gonzalvez maintient le flou sur la part autobiographique de son livre. Difficile pourtant de ne pas faire le lien entre l’histoire de son père et celle de Paul, son personnage principal. Le déracinement d’un jeune homme de 17 ans et son ré-enracinement dans une Provence dont il tombera amoureux autant qu’elle l’adoptera.
L’auteur évite l’écueil de l’amertume, des rancœurs ou bien encore d’évoquer cette période sous le seul prisme des combats des Français d’Afrique du Nord. Non, ici ce sont les yeux de l’enfant puis de l’adolescent et enfin du jeune adulte qui racontent une belle histoire, davantage personnelle que communautaire.

« J’ai transmis ce que je pouvais transmettre. »

« Pour les gens qui l’ont lu, notamment les rapatriés, ce livre résonne comme quelque chose de vrai, constate Pierre Gonzalvez. Ils ont aussi ressenti qu’il n’y a pas d’idéologie, que ce n’est pas politisé. Mais cela n’est pas idéalisé non plus, même si cela rappelle la parfaite entente des communautés. Alors, il y a effectivement des événements qui ont été des balises dans mon histoire. Mais à partir de là j’ai créé une fiction, sur une base réelle qui s’éloigne de plus en plus de la réalité familiale à partir de l’arrivée en métropole. »

Mon père ce héros
Entre fiction et réalité, l’ouvrage a aussi une charge émotionnelle via ce personnage de Paul, fruit du mélange de l’auteur et de son père et des rapports père-fils.
« Avec ce livre, je voulais aussi exprimer que mon père, c’était mon héros. Parce qu’il est arrivé ici sans rien. Et malgré cela, il nous a tout donné. Il a tout rebâti pour reconstruire une vie. »
Cette superposition familiale dans l’histoire traverse également les générations puisque ce récit a été aussi l’occasion pour les trois filles de Pierre Gonzalvez de découvrir, elles aussi, des choses sur leur père.
« Mes filles, mon père, ma mère, mon grand-père, que je n’ai jamais connu, j’ai transmis ce que je pouvais transmettre. »

La rivière Hemingway est en libraire depuis le 11 mars dernier. Crédit: DR

Hemingway en filigrane
Enfin, difficile de parler de La rivière Hemingway sans évoquer l’écrivain américain. Apparaissant presque anonymement au début du roman, l’auteur des livres ‘Le vieil homme et la mer’, de ‘Pour qui sonne le glas’ ou bien encore ‘Paris est une fête’ pour ne citer qu’eux figure en filigrane tout au long du récit. Ainsi, lors d’une visite chez son grand-oncle en Espagne, Paul croise brièvement Ernest Hemingway dans un bar. Cet échange créera chez le jeune homme l’envie de découvrir son œuvre, devenant une boussole pour traverser les tempêtes à venir.

« Le personnage d’Hemingway m’a toujours intéressé et intrigué, confesse Pierre Gonzalvez. Ses écrits m’ont plu, mais ce qui a fait sens chez moi sens, c’est qu’Hemingway est un personnage qui est acteur de ses romans. En fait, dans tous ses romans il y a une part d’autobiographie. Il aimait aller dans la nature, il aimait la chasse et la pêche. Il découvrira la boxe également. »
Autant de points communs avec Paul, le héros du livre, mais aussi son auteur, Pierre Gonzalvez : « Hemingway chassait à l’arc. Moi aussi je chasse le sanglier à l’approche à l’arc. Ce n’est pas du mimétisme. J’ai juste découvert cela au fil du temps. » Tout comme la boxe ou la pêche à la mouche.
Même l’histoire d’amour du roman fait un détour par Saint-Germain-des-Prés que fréquentait la figure emblématique de la littérature américaine.
« Je voulais une histoire qui établissait que l’amour pouvait dépasser une problématique de classe sociale. Que l’amour peut être universel malgré le fait d’avoir été séparé par la force des choses. C’est peut-être utopique… »

Un autre roman en préparation
Fruit d’une gestation de 5 ans, suivie de plus d’un an et demi d’écriture, Pierre Gonzalvez sort ‘rincé’ de cette aventure littéraire.
« J’écrivais entre 5h et 6h30 du matin, presque tous les jours. Durant cette période, j’ai été habité par une sorte de double vie mais avec ce livre je suis dans un monde qui est le mien. »
De quoi inciter, le maire de l’Isle-sur-la-Sorgue à envisager la préparation d’un second roman.
« C’est trop tôt pour en parler, mais j’ai déjà l’histoire, confesse-t-il. Je l’attaquerai bientôt. » Sans rien dévoiler de cette nouvelle intrigue, Pierre Gonzalvez devrait signer une sorte de road-trip initiatique où le chemin devrait avoir autant de sens que le terme du voyage. A suivre…

La rivière Hemingway de Pierre Gonzalvez. En kiosque depuis le 11 mars 2025. Format : 14x20cm. 192 pages. Prix : 16€. Editions Lazare et Capucine.

Le premier ouvrage de Pierre Gonzalvez édité en 2003. Crédit : DR

* L’étonnant destin des Français du Banat – L’expérience réussie de la Roque-sur-Pernes de Pierre Gonzalvez raconte l’histoire des habitants du Banat. Cette région frontalière à cheval entre la Hongrie, la Roumanie et la Serbie où les habitants ont fui face à l’avancée de l’Armée rouge au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Parmi eux, certains vont s’installer dans un petit village des Monts-de-Vaucluse pour le repeupler et le reconstruire : la Roque-sur-Pernes.


‘Salon de Provence, Mémoires d’une ville’, livre somme de Jean-Pascal Hesse en hommage à sa ville natale

L’association Cobiac (Collectif de bibliothécaire et intervenants en action culturelle) organise une vente-braderie de livres CD et DVD dans le halle du pôle culturel de la Médiathèque municipale Jean Tortel de Sorgues. L’opération se déroulera vendredi 7 mars et samedi 8 mars de 10h – 17h. L’occasion de profiter d’une large sélection de documents d’occasion à des tarifs accessibles (livres : de 1€ à 10€, revues : 0,50€, CD et DVD : 1€).

Acteur engagé pour la lecture et les bibliothèques dans le monde, Cobiac met en œuvre des actions concrètes pour favoriser l’accès à la lecture et développer les bibliothèques dans de nombreux pays. Pour soutenir ces projets, le COBIAC organise ce type de vente solidaire, dont les bénéfices financent ces initiatives.

L.G.

Ouvert à tous. Renseignements complémentaires : 04 90 39 71 33 ou http://mediatheque.sorgues.fr

https://www.echodumardi.com/tag/livre/page/2/   1/1