Implantée à Cavaillon depuis sa création en 2006, la société B2P fête cet été ses 20 ans. Derrière cet acronyme (B2P) se cache en fait une des pépites françaises dans le domaine du transport et de la logistique. Cette entreprise, qui gère 5 plateformes digitales au service de plus de 33 000 acteurs du monde du transport, est leader sur son marché. Rencontre avec Benoît Aujay, son Directeur général et Audrey Cayetano, directrice de produits.
A l’origine de la création de l’entreprise en 2006, Benoît Aujay entendait défendre le pavillon français que constituait le tissus des transporteurs routiers hexagonaux. « Il s’agissait de trouver les moyens de protéger les entreprises françaises vis-à-vis des acteurs étrangers où le coût du travail y est moindre » explique Benoît Aujay. S’appuyant sur la puissance des outils digitaux, B2P créa une bourse de fret en ligne où des donneurs d’ordre, qui ont du fret à faire transporter, rencontrent des preneurs d’ordre qui disposent de capacités dans leurs camions. L’idée était simple : optimiser les chargements des camions en circulation c’est à la fois des émissions de CO2 en moins et des revenus complémentaires pour les transporteurs. Si ce type de service existait déjà, et répondant au très suranné nom de « Télé Route », il n’était pas présent sur internet. Erreur fatale. « Nous étions 10 fois moins cher qu’eux » explique le Directeur Général. « Au début ce n’était pas simple » se souvient Audrey Cayetano, directrice de produits et présente depuis la création de l’entreprise en 2006. « Il a fallu 4 à 5 ans pour ça mordre » complète Benoît Aujay. « Notre idée était de renverser le monopole de la seule entreprise existante sur le marché » se souvient Audrey, « et si nous ne savions pas au début toujours comment s’y prendre nous étions une équipe soudée, ça été déterminant » poursuit Audrey Cayetano. « Nous avons toujours eu beaucoup d’estime et de bienveillance les uns pour les autres, on a tous grandi ensemble » insiste Benoît Aujay.
« Aujourd’hui en France 90 % des acteurs utilisent nos solutions »
Benoît Aujay, directeur général
Aujourd’hui, ce sont des sociétés de transport routiers ou des commissionnaires de transport, donc les clients de la société qui en sont les actionnaires. On ne saurait rêver meilleure pérennité à l’entreprise. De la gestion des documents de transport à la lettre de voiture dématérialisée en passant par la recherche de fret ou le recrutement de personnels, B2P intervient sur toute une série d’activités et fonctions qui facilitent la vie des professionnels du transport et de la logistique. « Aujourd’hui en France 90 % des acteurs utilisent nos solutions » précise Benoît Aujay. De 15 personnes en 2006, B2P compte aujourd’hui 170 salariés. Elle réalise un CA de 20 M€ par an et la marge dégagée est de l’ordre de 10 %. Une belle réussite.
Mais le meilleur reste sans doute à venir et en particulier avec le développement de l’IA
Si le transport routier est absolument vital pour l’économie il est par ailleurs source importante d’émissions de CO2, à l’origine du réchauffement climatique. L’équation n’est pas simple à résoudre. En optimisant et rationnalisant l’activité des acteurs comme B2P participent à la diminution des incidences négatives du transport routier sur l’environnement. Mais le meilleur reste sans doute à venir et en particulier avec le développement de l’IA. « Comme nous sommes en première ligne sur le digital ça nous oblige plus que tout autre à y aller » affirme avec conviction Benoît Aujay L’entreprise s’est dotée depuis plusieurs années d’un laboratoire d’innovation constitué de 6 personnes. « Ca fait déjà deux ans que nous avons recours à l’IA dans nos process techniques ajoute le Directeur Général, et de compléter : « l’IA est un enjeu pour le futur immédiat». Les prochaines générations de camions qui utiliseront des énergies moins polluantes auront toujours besoin de plateformes digitales comme celles proposées par B2P. Imaginez les outils nécessaires rien que pour la gestion des disponibilités des bornes de recharge électriques du réseau routier.
« Avec ses nouveaux projets nous pourrons toujours garder cette petite flamme nécessaire »
Audrey Cayetano, directrice de produits
« Avec ses nouveaux projets nous pourrons toujours garder cette petite flamme nécessaire » conclue Audrey Cayetano, quant à Benoît Aujay il aime à rappeler que les difficultés rencontrées au début ont permis à l’entreprise de conserver un état d’esprit fait de détermination, d’anticipation et d’agilité. « On va continuer à créer des outils qui vont créer de la valeur » conclut-il.
Depuis le 8 et jusqu’au 19 mars, la navigation sur le Rhône est interrompue entre Lyon et la Méditerranée pour l’entretien annuel des écluses à grand gabarit orchestré par la Compagnie nationale du Rhône (CNR). Une opération spectaculaire qui consiste à vider entièrement les ouvrages et mobilise plus de 300 professionnels. Cette année marque aussi le lancement d’un vaste chantier de modernisation, notamment à Bollène, où deux nouvelles portes monumentales doivent renforcer la fiabilité de l’une des écluses les plus emblématiques du fleuve.
Chaque début de printemps, le Rhône se livre à une scène rarement visible : celle d’écluses gigantesques mises à sec pour être auscultées dans leurs moindres détails. Depuis le 8 mars à 21 heures et jusqu’au 19 mars à 5 heures, la navigation fluviale est totalement interrompue entre Lyon et la Méditerranée. Cette parenthèse technique permet à la Compagnie nationale du Rhône (CNR) d’assurer la maintenance annuelle de ses quatorze écluses à grand gabarit, essentielles au fonctionnement de l’axe logistique Méditerranée-Rhône-Saône.
Des opérations d’envergure sur la voie navigable Durant ces quelques jours, les bassins habituellement traversés par les convois fluviaux se transforment en vastes chantiers. Plongeurs, cordistes, grutiers, mécaniciens et ingénieurs se relaient jour et nuit pour inspecter les installations, nettoyer les structures, réparer les systèmes d’étanchéité et contrôler les équipements mécaniques et électriques. Une opération d’envergure menée dans un temps très contraint afin de remettre la voie navigable en service dans les délais.
Un chantier majeur au cœur du Vaucluse L’édition 2026 de cette maintenance annuelle marque aussi le début d’un programme de modernisation inédit. La CNR engage en effet la construction de deux nouvelles portes aval de 20 mètres de haut sur les écluses de Châteauneuf-du-Rhône -dans la Drôme- et surtout de Bollène. Ces portes métalliques, dont chacune pèsera près de 200 tonnes, viendront doubler les équipements historiques installés dans les années 1950. L’objectif ? Renforcer la sécurité et la continuité de la navigation sur un axe stratégique pour le transport de marchandises.
Un chantier à 90M€ Ce chantier colossal, estimé à 90 millions d’euros, s’inscrit dans le programme de la loi d’aménagement du Rhône adoptée en 2022. Il s’étendra progressivement jusqu’en 2031 et impliquera de nombreuses adaptations comme l’installation de nouveaux équipements mécaniques, l’intégration électrique modernisée, la création d’une salle de commande et insertion architecturale soignée.
Bollène, géant fluvial et patrimoine industriel Pour le Vaucluse, ces travaux concernent un site d’exception. L’écluse de Bollène, adossée à l’usine hydroélectrique André-Blondel, constitue l’un des ensembles industriels les plus remarquables du Rhône. Construite entre 1948 et 1952, elle fut à l’époque un chantier titanesque de la reconstruction d’après-guerre. Son sas de 195 mètres de long et sa chute de 23 mètres en faisaient, lors de son inauguration par le président Vincent Auriol, la plus haute écluse du monde. Elle demeure aujourd’hui la plus haute de France et sa façade monumentale est classée Monument historique. Ces opérations visent à consolider un axe fluvial redevenu stratégique pour l’économie, car les écluses du Rhône assurent plus de 80 000 éclusages chaque année et jouent un rôle clé dans l’acheminement de marchandises entre le port de Marseille-Fos et l’arrière-pays jusqu’à Lyon.
Un fret de 3,65M€ En 2025, 3,65 millions de tonnes de fret ont transité par cette voie d’eau, soit une progression de 8,7% en un an et la troisième hausse consécutive. L’État, la CNR et les acteurs portuaires misent sur ce corridor pour favoriser le report modal du transport routier vers le fluvial, plus sobre en énergie et moins émetteur de carbone.La modernisation d’ouvrages comme celui de Bollène apparaît comme un levier décisif pour soutenir la croissance du trafic et sécuriser durablement l’un des grands axes économiques du sud de la France.
L’essentiel de l’info Arrêt annuel de la navigation pour l’entretien des écluses du Rhône du 8 mars à 21h au 19 mars à 5h concernant les écluses du Rhône entre Lyon et la Méditerranée, dont l’écluse de Bollène. Mireille Hurlin
« Ce projet baptisé ‘Coffos B1’, situé à Port-Saint-Louis-du-Rhône, s’inscrit dans la continuité d’un partenariat de long terme entre les deux entreprises », explique GSE qui, avec ce bâtiment aura réalisé plus de 100 000 m² d’infrastructures logistiques pour le compte de ce client.
Renforcement des capacités des stockages de Mediaco Vrac Implanté sur un site de 6 hectares, à proximité immédiate du Grand Port Maritime de Marseille, ce programme comprend deux nouvelles cellules logistiques. La première, d’une superficie de 7 600m², est directement connectée à l’entrepôt frigorifique existant de 10 000m², tandis que la seconde, d’environ 6 200m², fonctionne de manière indépendante. Cette extension permet à Mediaco Vrac de renforcer ses capacités de stockage et d’adapter son site aux besoins évolutifs du secteur logistique, tout en assurant la continuité de l’exploitation pendant la durée des travaux. »
Certification ‘BREEAM Excellent’ Conçu par l’agence d’architecture stéphanoise XXL Atelier, le bâtiment affiche une hauteur libre de 13,50 mètres, permettant une optimisation du stockage. Il intègre également des dispositifs techniques spécifiques, notamment un système de récupération et de stockage des liquides, autorisant le stockage d’alcools dans l’une des deux cellules et sous température dirigée dans l’autre. Les façades ont été habillées aux couleurs de Mediaco afin de renforcer l’identité du site et assurer la cohérence visuelle avec les bâtiments existants. Le projet a aussi été certifié BREEAM Excellent en intégrant de nombreux critères environnementaux (système de récupération des eaux pluviales pour l’arrosage, éclairage LED à détection de présence, gestion technique centralisée pour optimiser les consommations énergétiques…). Par ailleurs, la toiture sera équipée d’une centrale photovoltaïque dont la production sera autoconsommée sur site. GSE, qui travaille avec Mediaco depuis plus de 7 ans, devrait livrer à son partenaire un nouveau projet sous température dirigée de 12 000 m² à Sandouville en zone portuaire havraise d’ici la fin de l’année.
B2P : une réussite 100 % made in Provence
Avignon, Un bâtiment remis à neuf, des ambitions vertes, une position stratégique : Montéa a officiellement inauguré son nouveau bâtiment logistique Avignon A, situé 297b, avenue du Petit Mas, en zone de Courtine à Avignon. Ce projet iconique traduit autant la montée en puissance des attentes environnementales que celle du rôle économique de la zone.
Montéa, propriétaire depuis 2021, a mené un chantier de réhabilitation intense, livré en juillet 2025 après une reconfiguration extérieure et intérieure complète. Le bâtiment offre aujourd’hui 5 809 m² d’espaces d’activité et 673 m² de bureaux, avec des infrastructures modernes : quais de chargement, luminaires basse consommation, bureaux chauffés/refroidis via une pompe à chaleur performante, des bornes de recharge électrique, des panneaux photovoltaïques sur toiture, et un parc à vélos relié aux pistes cyclables d’Avignon.
Performance logistique et environnementale Cette transformation vise une double performance : logistique et environnementale. Montéa l’assume, affirmant que la rénovation – bien que souvent coûteuse – permet de limiter le carbone, de préserver les sols, dans un contexte de Zéro Artificialisation Nette, et d’offrir une longévité opérationnelle pour les exploitants comme pour le bailleur. Un second bâtiment, dit Bâtiment B, suivra le même modèle : curage à partir d’octobre, livraison prévue en juillet 2026, avec 6 800 m² de hall, un peu moins de bureaux, plutôt orienté pour répondre aux besoins de stockage.
Montéa Bâtiment A, Courtine, Copyright MMH
Stratégie & économie Luc Mérigneux, Directeur France Montéa, précise que la société est une foncière logistique cotée, opérant en Belgique, aux Pays‑Bas, en Allemagne et en France. Montéa a réaffirmé ses objectifs de croissance : son portefeuille européen dépasse désormais les 2 millions de m² d’entrepôts et d’actifs logistiques, suite notamment à l’acquisition en France du portefeuille Reverso (17 sites, 80 000 m² de surfaces logistiques). En 2024, le portefeuille global de Montéa a atteint une valorisation de 2,8 milliards €, soit une hausse de près de 20 % par rapport à 2023. Le taux d’occupation reste quasi parfait sur ses actifs existants en France.
Coût de la réhabilitation du bâtiment A : 4M€ Un investissement assumé dans un site stratégique, qui selon Montéa, garantit la pérennité des flux logistiques dans une France qui valorise de plus en plus la proximité et la livraison du dernier kilomètre.
Courtine : un pôle logistique & économique renforcé La zone d’activités de Courtine n’est pas nouvelle dans le paysage économique d’Avignon, mais elle continue de monter en gamme. Les chiffres clés : environ 170 hectares dédiés aux activités variées (industrielles, logistiques, technologiques, de service), la présence de 350 entreprises employant quelque 5 000 personnes sur le site.
Une situation géographique optimale La zone se distingue par sa situation géographique : très proche de la gare TGV, accessible en 5 minutes, et à 15 minutes des échangeurs autoroutiers de l’A7 et de l’A9. Ses sous‑zones (Courtine 2 Ouest/Est, Courtine 3, Courtine 4, etc.) ont des vocations différenciées : certaines plus industrielles, d’autres plus tertiaires ou destinées au commerce de détail. Par exemple, la ZA Courtine 2 Ouest affiche une vocation mixte à dominante industrielle, 10 ha de surface, avec plusieurs établissements employant plus de 1 000 salariés.
Témoignages : vers un modèle renouvelé « Nous recherchons les sites les plus proches des centres urbains, afin de faire la livraison du dernier kilomètre. Notre deuxième demande est de construire du neuf avec du vieux… » — Luc Mérigneux insiste sur la cohérence de la démarche : réhabilitation, densification, respect environnemental. « La ville de demain se reconstruit sur elle-même… » — pour Paul‑Roger Gontard (Ville d’Avignon), l’opération Montéa en Courtine est une preuve concrète que les grands projets urbains peuvent être à la fois économiquement dynamiques et respectueux des enjeux climatiques. « Courtine dispose d’atouts … la gare, la voie verte, un paysage marqué par le Rhône et la Durance … » — Dominique Taddei, de l’Association du Parc d’activités Avignon‑Courtine, souligne le rôle de catalyseur du site pour les entreprises régionales, et la nécessité de penser les zones d’activités comme de véritables territoires à vivre.
Enjeux & perspectives Demande locative : Montéa étudie déjà plusieurs demandes pour le bâtiment A, mais rien de définitif pour le moment, ce qui ouvre une fenêtre de plus sur le marché croissant de la logisitque. Montée en normes : Bâtiments neufs ou réhabilités sont de plus en plus soumis à des standards RSE (Responsabilité sociétale et environnementale des entreprises), d’efficacité énergétique, et d’empreinte carbone. Montéa, comme d’autres acteurs, parie sur cette exigence croissante pour se différencier. Intégration territoriale : Avignon/Grand Avignon, via ses transports, ses grands projets (comme Avignon Confluence) entend faire de Courtine une interface forte entre la ville, la logistique, l’industrie et le tertiaire.
En bref L’inauguration du bâtiment Avignon A, aujourdhui, est plus qu’un simple événement immobilier : c’est un symbole du virage tenu par les acteurs logistiques et urbains vers la durabilité, la proximité, la reconversion. Montéa, en rénovant plutôt qu’en construisant neuf, investit dans la valeur, dans l’environnement, et dans la résilience des territoires.
Luc Mérigneux Copyright MMH
Ils ont dit Luc Mérigneux, Directeur de la France pour Montéa « Montéa est une foncière logistique cotée, d’origine belge. Nous couvrons quatre pays : La Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la France. Notre métier est de développer et de détenir des entrepôts logistiques, de la petite activité comme ici, des datacenters, des sites industriels sur ces quatre pays.»
« Nous recherchons les sites les plus proches des centres urbains, afin de faire la livraison du dernier kilomètre. Notre deuxième demande est de construire du neuf avec du vieux, parce qu’en rénovant un bâtiment, plutôt qu’en en construisant un neuf, nous consommons moins de carbone, moins de terre, notamment dans le contexte du zéro artificialisation nette (ZAN). »
«Également, un bâtiment rénové devient sobre en énergie. Donc c’est très vertueux d’un point de vue environnemental. Si rénover constitue un coût plus important que de faire construire, le faire sur des sites stratégiques, rend la réalisation pérenne, du point de vue des flux logistiques, et cela fait sens pour tout le monde, que ce soit pour les exploitants ou les bailleurs comme nous.» Bientôt, le second bâtiment sur ce site sera réhabilité. Le bâtiment A a été racheté à la SAS DPL France Rozenbal en 2021, réhabilité fin 2024, et livré en juillet 2025.
«Les travaux de réhabilitation du prochain Bâtiment, B, sur le même site et à la même adresse, commenceront en octobre, avec les travaux de curage, dont le désamiantage, comme pour le bâtiment A. L’objectif sera de livrer un bâtiment à l’identique du bâtiment A, en juillet-août 2026. Le bâtiment B s’étendra sur 6 800 m2, avec un peu moins de bureaux et un peu plus de halls et sera plus optimisé pour le stockage. La réhabilitation du bâtiment A est de 4M€, celle du bâtiment B devrait avoisiner la même somme.»
« Le cœur d’activité de notre société est de détenir des bâtiments et de les louer. Nous étudions des demandes mais rien n’est finalisé pour le moment. Nous avons mandaté des agents spécialisés dans l’immobilier d’entreprise pour trouver ce site et avons tout de suite engagé des discussions avec les services de l’urbanisme du Grand Avignon. La zone d’activité de Courtine recèle sans doute d’autres opportunités, nous allons les examiner. »
Paul-Roger Gontard Copyright MMH
Paul-Roger Gontard, Délégué au développement territorial et urbain, et aux grands projets de la Ville d’Avignon «Nous portons la conviction que la ville de demain se reconstruit sur elle-même. L’opération de Montéa ici, en Courtine, porte la preuve de cette action, dans un 21ème siècle économe en surfaces et performant en énergie. L’entreprise créée de la valeur et de l’emploi sur un territoire qui, aujourd’hui, est prêt à les accueillir.»
«Avignon, depuis l’Antiquité, est naturellement à la croisée des chemins du nord au sud, d’Est en Ouest, dans la mesure où l’on connaît les verticales économiques de notre territoire, que ce soit les industries culturelles créatives ou les naturalités et la logistique. Nous pouvons et devons être un des précurseurs sur cette filière-là, accompagnant une société en mutation. Je souhaite la bienvenue à cette première installation et aux suivantes, au cœur des pays d’Avignon dans leur ensemble car c’est là qu’il faut réfléchir et imaginer demain.»
Dominique Taddéi, Copyright MMH
Dominique Taddei, président de l’Association du Parc d’activités Avignon Courtine «Les chefs d’entreprise créent de la valeur, de l’emploi et de la richesse. Ils savent s’adapter à leur environnement et à la concurrence. Plus de 95% des entreprises en France sont des PME (Petites et moyenne entreprises), et non pas des entreprises du Cac 40. Courtine c’est la gare TGV qui accueille 3 millions de voyageurs par an, 350 entreprises, 5 000 emplois sur le site et 10 000 dans son environnement proche. Nous disposons de la virgule ferroviaire pour gagner le centre-ville ainsi que d’une piste cyclable, de la voie verte, d’un paysage encadré par le Rhône et la Durance, de la proximité du centre historique et d’un magnifique projet nommé Avignon Confluence. L’association de Courtine accueille des réunions, des événements où se retrouvent entre 2 500 et 3 000 professionnels par an pour faire vivre notre propre activité, au profit de contacts permanents avec les entreprises et pour les accompagner. »
Zone d’activités de Courtine Dans une zone comme Courtine, bien placée, déjà structurée, ce projet pourrait faire école : un modèle hybride, au carrefour des exigences économiques actuelles (flux, accessibilité, coût) et des défis futurs (climat, artificialisation, mixité). La suite, avec le bâtiment B, sera observée de près.
Le bâtiment Avignon A Surface totale : 5 809 m² d’espaces d’activité et 673 m² de bureaux. Équipements : Bornes de recharge électriques ; Panneaux photovoltaïques ; Éclairage basse consommation ; Pompes à chaleur performantes ; Parc à vélos connecté aux pistes cyclables. Localisation : zone industrielle de Courtin à Avignon. À cinq minutes de la gare TGV. Accès direct aux autoroutes A7 et à neuf, ainsi qu’à la nationale 100. Calendrier : achat du bâtiment 2021. Travaux de réhabilitation fin 2024. Livraison en juillet 2025. Coût de la réhabilitation 4 millions d’euros. Prochain bâtiment Avignon B : 6 800 m² de bâtiment à réhabiliter avec une livraison prévue en juillet 2026.
Montéa en Europe C’est une société belge côté. Elle est présente en Belgique en France au Pays-Bas et en Allemagne. Elle a acquis plus de 2 millions de mètres carrés d’immobilier logistique. Son portefeuille est de 2,8 milliards d’euros en 2024. C’est une société spécialiste de la logistique du dernier kilomètre et de la réhabilitation.
B2P : une réussite 100 % made in Provence
Quentin Martinet, conducteur routier au sein du site vedènois du groupe haut-savoyard Dupessey & Co vient de remporter la finale régionale du trophée régional des routiers de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Organisé par l’assureur Carcept Prev, le groupe AFTRAL (Apprendre et se former en transport et logistique) et l’OPCO Mobilités, le Trophée des Routiers est le plus important concours professionnel national dédié au transport routier de marchandises et aux conducteurs de poids lourds. « Il valorise un métier essentiel à notre quotidien et met à l’honneur les compétences techniques, la prévention et l’éco-conduite », expliquent les organisateurs qui ont créé ce concours en 2014.
« Gagner, c’est une belle surprise ! »
Quentin Martinet
Lors des épreuves régionales, Quentin Martinet s’est imposé grâce à sa maîtrise et à son engagement tout au long des épreuves. « Je suis content pour moi, pour mon entreprise, explique ce dernier. Je ne visais pas la victoire, j’espérais finir sur le podium… mais gagner, c’est une belle surprise ! » Pour l’emporter, le jeune chauffeur vauclusien s’est distingué dans lors des tests théorique (réglementation, sécurité routière, éco-conduite, prévention santé…) ainsi que des épreuves pratiques (éco-conduite sur route, manœuvres de précision, mises en situation théoriques). Il devance Alexandre Jeres, conducteur basé à Vitrolles au sein du groupe avignonnais Berto Méditerranée et Thierry Hourtolou, de XPO Logistics à Port-de-Bouc.
Rendez-vous au 24h du Mans camion pour la grande finale nationale Avec cette victoire régionale, Quentin Martinet va pouvoir participer à la grande finale nationale qui se déroulera le 20 septembre prochain dans le cadre prestigieux des 24 Heures Camions du Mans. A cette occasion, il se mesurera aux 11 lauréats des autres régionaux sélectionnés parmi près de 300 candidats hexagonaux de cette édition 2025. Objectif : être désigné le meilleur conducteur de France de l’année.
Crédit : Trophée des routiers
B2P : une réussite 100 % made in Provence
Du lundi 16 au vendredi 20 juin, 8 agences vauclusiennes de France Travail se mobilisent pour organiser divers événements autour des métiers du transport et de la logistique.
France Travail Vaucluse participe à la Semaine nationale des métiers du transport et de la logistique. Visites d’entreprises, ateliers de détection de potentiel, simulations de conduite, escape games, ou encore présentations de formations sont prévus au programme. En tout, plus de 40 événements vont rythmer la semaine.
Ce secteur d’activité représentent plus de 100 000 employés en Vaucluse, que ce soit au sein des entrepôts, dans le transport de marchandises, dans le transport de voyageurs, dans les plateformes logistiques ou pour le transport sanitaire. « Notre département, riche de son histoire et de sa vitalité économique, bénéficie d’une position géographique stratégique, affirme Patrick Tesio, expert départemental Transport et Logistique chez France Travail Vaucluse. Cette semaine spéciale est l’occasion de souligner les avancées significatives de notre région en matière de transport et de logistique, tout en mettant en lumière les efforts et l’engagement de ceux qui œuvrent quotidiennement dans ces secteurs.
Quelques événements phares de la semaine
Lundi 16 juin : • Visite du dépôt des Cars Lieutaud à Orange. • Session de détection de potentiel pour les métiers de la logistique à Carpentras. • Recrutement par le Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification (GEIC) AC2R Sud à Avignon.
Mardi 17 juin : • Session de détection de potentiel pour les métiers du transport à Avignon.
Mercredi 18 juin : • Rencontre avec une chargée de recrutement de l’agence d’intérim PROMAN à Pertuis. • Découverte des métiers du transport sanitaire à Avignon.
Jeudi 19 juin : • Visite de l’entreprise STEF à Cavaillon. • Découverte du secteur de la logistique à Bollène. • Découverte du métier de conducteur/conductrice poids lourds à Orange.
Vendredi 20 juin : • Matinée Portes Ouvertes chez Transdev Vaucluse à Avignon. • Recrutement pour des postes en logistique de Leroy Logistique en partenariat avec RAS Interim à Orange.
Pour découvrir tous les événements en Vaucluse et s’y inscrire, cliquez ici.
B2P : une réussite 100 % made in Provence
Ce site de 7 000m² a ouvert ses portes en 2016, à deux pas de l’autoroute A7, du MIN (Marché d’intérêt national) et à portée de nombre d’entreprises d’agroalimentaire, de logistique et de domaines viticoles qui ont besoin de palettes de bois solides pour transporter toutes leurs productions.
La maison-mère Rhonalpal a été créée à Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise en 1991, et s’est agrandie au fil du temps. Et c’est un Lyonnais de 25 ans, Maxime Jay, qui dirige le site vauclusien depuis 2023. Après des études de commerce, il a fait un interim de deux mois au siège de l’entreprise. « Au bout de quelques semaines de présence, j’avais apparemment le bon profil, ils m’ont gardé et confié un poste de direction. J’ai saisi ma chance et je suis arrivé à Cavaillon. »
Rhonalpal travaille exclusivement pour des professionnels, fabrique, fournit, vend, collecte, répare et recycle des palettes. « Nous les reconditionnons au maximum et quand vraiment une palette n’est plus réparable, elle est broyée en copeaux comme couvert végétal ou en pellets, ces granulés pour poêles à bois, rien ne se perd. Nous participons à une forme d’économie circulaire, c’est un marché dans l’air du temps, tendance, écolo. » Pour enlever un stock de palettes vides, Maxime Jay a recours à des camions de taille et de forme différente, porteurs, semi-remorques et ampliroll, ces engins télécommandés avec un bras de levage hydraulique muni d’un crochet qui soulève cargaisons, containers et palettes et les décharge pour les recycler.
« Nous travaillons avec nombre de boîtes de transports mais aussi des industriels, des commercants, des maraîchers, des arboriculteurs. Nous quadrillons le Vaucluse, les zones d’Avignon Nord, Sud et Courtine, mais aussi Sorgues avec Eurenco, Le Pontet, mais nous allons aussi ailleurs en Provence, au MIN de Châteaurenard, dans les ports de Fos-sur-Mer, de la Joliette à Marseille, de Port-Saint-Louis-du-Rhône, à Saint-Martin-de-Crau, Miramas, Salon, Aix-en-Provence, Peyrolles. » Maxime Jay a aussi des vignerons réputés parmi ses clients, comme Château Mont-Redon à Châteauneuf-du-Pape, et des domaines du Luberon à Oppède, Ménerbes ou Bonnieux.
« Je suis arrivé ici il y a un an et demi, on était quatre. Aujourd’hui, on a plus que doublé les effectifs nous sommes entre 10 et 11 (trieurs, réparateurs, chauffeurs) selon les saisons et les besoins. Je m’occupe de tout, personnel, administration, exploitation et gestion méthodique des collectes pour minimiser notre empreinte carbone. Il faut trouver le bon équilibre, donc je fais aussi du sport ! »
La crise n’épargne pas le monde des palettes. Le patron a su élargir le nombre de clients, donc de commandes pour pallier la baisse des prix. Du coup, le chiffre d’affaires du site Rhonalpal de Cavaillon affiche 2,6M€ pour 2024, soit une progression de +200 000€ et +150 000 palettes. Dans un environnement inflationniste et fluctuant, pari réussi pour ce jeune et dynamique directeur de site.
En vue d’offrir les meilleures conditions aux élèves et enseignants de leur commune, la Ville de Cavaillon a entamé durant la période estivale 2024 de nombreux travaux de rénovation dans les établissements scolaires. Le mardi 3 septembre, Gérard Daudet, maire de Cavaillon a présenté la « nouvelle » école Castil Blaze qui a subi d’importants changements et des travaux de rénovation.
Le mardi 3 septembre 2024, les élèves de l’école Castil Blaze, qui se trouve dans la commune de Cavaillon, ont eu le plaisir de découvrir les nouveautés qui ont été intronisées au sein de leur établissement scolaire lors des vacances estivales. Le lieu a en effet subi de nombreux travaux de rénovation et de réagencement du groupe scolaire qui ont été présenté le maire de la ville, Gérard Daudet lors de sa traditionnelle visite aux écoliers pour la rentrée des classes.
Ce projet qui a coûté à la ville la somme de 1.164.000 € permet avant tout de réunir les élèves de l’école maternelle Marie Signoret et ceux de l’école élémentaire Castil Blaze dans un seul et même établissement. Une avancée majeure qui permettra une continuité et une cohérence pédagogique qui démarrera dès le plus jeune âge. Avec les travaux, l’école Castil Blaze a désormais la capacité d’accueillir plus de 300 élèves qui vont de la petite section de maternelle au CM2. 13 classes sont d’ores et déjà à la disposition des enseignants et de l’équipe pédagogique ainsi que deux classes UPE2A (Unités Pédagogiques pour Élèves Allophones Arrivants), une classe ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire), et un RASED (Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté).
Les principales améliorations apportées
Pour la maternelle, les enfants sont à présent accueillis au rez-de-chaussée dans des classes fraîchement rénovées, avec la création de sanitaires adaptés, un dortoir et une salle de motricité. Pour ce qui est de la section élémentaire, les élèves sont accueillis à l’étage où certaines classes ont été entièrement rénovées, ainsi que les sanitaires.
Les travaux de rénovation viennent également apporter des changements bénéfiques au niveau de la circulation et de l’accessibilité. La coursive du rez-de-chaussée est maintenant fermée par des baies vitrées, garantissant une circulation sécurisée pour les élèves de maternelle. L’école est également accessible aux enfants porteurs de handicap grâce à l’installation d’un ascenseur desservant le premier étage.
Des travaux complexes et un défi logistique
Pour effectuer ces travaux indispensables à la bonne marche de l’école, la Ville de Cavaillon a dû faire face à un véritable défi logistique. C’est le déménagement de l’école maternelle Marie Signoret vers l’élémentaire Castil Blaze qui a nécessité le plus de complications mais son orchestration par les agents du Centre Technique Municipal (CTM) qui ont permis une transition en douceur et la mise en place d’un cadre accueillant pour les élèves et les enseignants.
Nouvelle école et nouvelle direction donc avec la nomination de Nathalie Jagoury qui vient accompagnée de 17 enseignants, 3 ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), 10 AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), 3 agents d’entretien et 1 concierge, tous pleinement engagés dans ce nouveau projet pédagogique.
B2P : une réussite 100 % made in Provence
La Chambre de Commerce et d’Industrie de Vaucluse accueille ce vendredi 26 mai plusieurs étudiants du Master 2 logistique, marketing et distribution de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne pour leurs soutenances de mémoire. Ces soutenances publiques auront lieu dans les salons de la CCI à Avignon, en présence de Patrice Vol, consultant et directeur de leur mémoire.
La CCI 84 souhaite mettre à disposition ses locaux pour ces soutenances orales, en cohérence avec les missions de la Chambre, qui dispose d’un campus de formation proposant plusieurs filières d’enseignement supérieur en lien avec les besoins économiques locaux.
La CCI de Vaucluse contribue à la diffusion de la connaissance et favorise des échanges entre les étudiants, les professionnels et le grand public En ouvrant ses portes aux étudiants en Master 2 Logistique, Marketing et Distribution, elle renouvelle son engagement en faveur de la jeunesse et de la formation professionnelle. Ces travaux de recherches sont indispensables pour faire progresser le secteur. Elle encourage ainsi tous ceux qui sont intéressés par ces sujets à assister aux soutenances.
Les sujets Ce vendredi 26 mai aura lieu la première soutenance qui répondra aux questions telles que :
Quelles sont les variables explicatives du comportement d’achat des biens matériels des français de la génération Y et Z et comment les entreprises utilisent ces variables dans leur stratégies marketing et logistique ?
Comment les innovations technologiques et organisationnelles peuvent-elles transformer l’acheminement des marchandises du dernier kilomètre en une logistique optimisée et responsable dans la logistique urbaine actuelle ?
Une seconde sera organisée un peu plus tard, le 15 juin et se penchera sur des thématiques comme la robotisation des livraisons ou l’optimisation des opérations logistiques pour un événement sportif majeur.