30 octobre 2026 |

Ecrit par le 30 octobre 2026

Le Luberon retenu parmi les 30 ‘Destinations France à vélo’

Le Luberon fait partie des 30 destinations* retenues dans le cadre de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) ‘Destination France à vélo’ dévoilé lors des dernières Rencontres du réseau vélo et marche.

Le territoire vauclusien a été choisi parmi 88 candidatures déposées, via l’association Vélo Loisir Provence. Basée à Robion, cette dernière contribue depuis 1996, en partenariat avec les collectivités, le Parc naturel régional du Luberon, les offices de tourisme et les professionnels, à structurer l’offre cyclable et faire du Luberon une destination de référence pour le tourisme à vélo.
À travers cet AMI, l’État souhaite mettre en lumière des destinations françaises disposant d’une offre vélo structurée et présentant un potentiel de développement important, afin d’accompagner leur rayonnement en France et à l’international.

« Une reconnaissance du travail réalisé collectivement par les acteurs du territoire. »

Sylvie Palpant directrice de Vélo Loisir Provence

Une dynamique de 30 ans récompensée
« Cette sélection est une reconnaissance du travail réalisé collectivement par les acteurs du territoire », explique Sylvie Palpant directrice de Vélo Loisir Provence. Elle vient conforter une dynamique engagée depuis 30 ans et nous donne aujourd’hui l’opportunité d’aller encore plus loin dans la structuration et la promotion du Luberon comme destination vélo. »

Pour Vélo Loisir Provence qui soufflera ses 30 bougies en décembre prochain à l’occasion d’une rétrospective de ses actions, la sélection du Luberon à vélo vient ainsi reconnaître la qualité et la diversité de l’offre développée sur le territoire : itinéraires cyclables, services dédiés, professionnels engagés, hébergements et équipements adaptés aux cyclotouristes, mais également richesse patrimoniale et paysagère.

« Le tourisme à vélo ne se résume pas aux itinéraires. »

Franck Delahaye, co-président de Vélo Loisir Provence et directeur de Destination Luberon

« Le tourisme à vélo ne se résume pas aux itinéraires, confirme Franck Delahaye, co-président de Vélo Loisir Provence et directeur de Destination Luberon. C’est une expérience globale qui associe mobilité, hébergement, restauration, découverte du patrimoine, services et accueil. La force du Luberon est justement de pouvoir s’appuyer sur un réseau d’acteurs engagés pour construire cette expérience collectivement. »

Le début d’une nouvelle étape ?
Pendant deux ans, l’accompagnement prévu par l’AMI permettra de renforcer la visibilité du Luberon à vélo en France et à l’international, notamment grâce aux actions d’Atout France via des kits de communication ainsi que la mise en réseau des destinations lauréates et des entreprises du tourisme.
Ce soutien sera ainsi valorisé au niveau national mais aussi au niveau européen par le biais de la DGE (Direction générale des entreprises), ainsi que d’une offre de service gratuite proposée par des partenaires du projet.

Le Luberon à vélo en chiffres
– 1000km d’itinéraires cyclables inscrits aux schémas départementaux et régionaux
– 240km pour la boucle Autour du Luberon aménagée progressivement depuis 1996
– 113 professionnels dont 95 labellisés en réseau au sein d’Accueil Vélo, marque nationale créée en 2012
– 47 hébergements engagés dans cette démarche qualité
– 18 loueurs et réparateurs de vélos Accueil Vélo
– 1 espace VTT labellisé par la Fédération Française de Cyclisme
– 63 itinéraires VTT balisés sur plus de 1500km
– 2 grandes itinérances VTT labellisées : Grande Traversée de Vaucluse, Grande Traversée l’Alpes-Provence)

Pour Vélo Loisirs Provence, la nouvelle étape consiste désormais à changer d’échelle, « sans perdre ce qui fait sa force : un développement construit collectivement et au plus près du territoire ».
Pour cela, trois objectifs principaux sont mis en avant : Faire du vélo un levier d’attractivité pour découvrir le Luberon autrement, au-delà de la saison estivale, tout en préservant le territoire et ses habitants, poursuivre le travail collectif entre collectivités, professionnels, organismes de tourisme et acteurs du vélo ainsi, qu’enfin, faire du vélo une composante durable du territoire en articulant au mieux tourisme à vélo, mobilité et pratiques du quotidien.

« Avoir une vision d’ensemble et assurer une coordination dans la durée. »

Frédéric Sacco, co-président de Vélo Loisir Provence et vice-président du Pays d’Apt Luberon

« Vélo Loisir Provence permet d’avoir une vision d’ensemble et d’assurer une coordination dans la durée, grâce à un partenariat public-privé qui fait le lien entre mobilité du quotidien en milieu rural et développement touristique », rappelle Frédéric Sacco, co-président de Vélo Loisir Provence et vice-président délégué au développement durable et au vélo de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

Crédit : DR/ Vélo loisir Provence

L’enjeu est de taille puisqu’à l’échelle nationale tourisme à vélo assure des retombées économiques directes annuelles estimées à 5 milliards d’euros par an. Une filière en croissance de +46% ces 10 dernières années et qui génèrerait près de 34 000 emplois, dont la moitié dans l’hébergement et la restauration.

Des chiffres encore plus importants dans le Vaucluse où le secteur connaît une forte dynamique depuis plusieurs années. En obtenant cette reconnaissance ‘Destination France à Vélo’, les savoir-faire vauclusiens en la matière démontre que ce territoire s’impose comme une destination de vélo référence. Pour preuve, Vélo Loisir Provence accompagne depuis 2014 un autre territoire dans la structuration de son offre vélo : celui du Parc naturel régional du Verdon et ses partenaires.

Laurent Garcia

Découvrir le Luberon à son rythme depuis 30 ans
L’histoire du Luberon à vélo commence au milieu des années 1990 avec la volonté de faire du vélo un moyen privilégié de découverte du territoire en particulier hors de la saison haute estivale. Dans cet optique, l’itinéraire autour du Luberon s’est construit progressivement à partir de 1995 avec une boucle de 240km. Un circuit qui permet aujourd’hui de découvrir le parc naturel régional du Luberon à travers des routes à faible fréquentation, des villages et des paysages emblématiques.

Au fil du temps, la démarche de l’association s’est donc considérablement élargie : itinéraires balisés, véloroutes, voies vertes, VTT, vélo de type gravel, réseau de professionnels, démarche Accueil Vélo, outils d’information, solutions d’itinérance…
De quoi progressivement contribuer à faire du Luberon une destination où le vélo dépasse la seule pratique sportive. Et de permettre dorénavant à ce territoire de disposer d’une diversité d’itinéraires favorisant sa découverte de ses villages, ses paysages, son patrimoine, ses marchés locaux ou bien encore ses savoir-faire selon son niveau, son envie et sa pratique.

« Trente ans d’existence, c’est l’âge de la maturité pour notre réseau, se félicite André Berger co-président & co-fondateur de Vélo Loisir Provence. En trois décennies, nous avons vu les pratiques évoluer et nous avons fait face à de nombreux défis. Ce trentième anniversaire marque le début d’un nouveau chapitre : nous nous appuyons sur 30 ans d’expérience partagée avec nos acteurs locaux pour continuer à faire du Luberon un pionnier des mobilités actives. »
Crédit : DR/ Vélo loisir Provence

* CA Arche agglo, CC Thiers Dore et montagne, Haut-Chablais interco, Hautes Terres communauté, SPL Maurienne Galibier tourisme, CC des lac et montagnes du Haut-Doubs, syndicat mixte du Parc régionale du Morvan, Auray Carnac Quiberon tourisme, Loches sud Touraine, syndicat mixtes Pays des châteaux, CA d’Épinal, Eurométropole de Strasbourg, OT intercommunautaire du Sundgau, SPL Destination cœur de Flandre, SPL Tourisme en pays de Saint-Omer, syndicat mixte Baie de Somme 3 Vallées, Paris je t’aime, OT Cognac, OT Tourmalet Pic du Midi, SPL agence d’attractivité Toulouse métropole, SPL Perpignan Méditerranée, syndicat mixte Pays Haut Languedoc vignoble, syndicat mixte du Parc naturel régional des Grands Causses, CA de la région nazairienne et de l’estuaire, CU Angers Loire métropole, Le Voyage à Nantes, Sud Estuaire et littoral, CA Provence Alpes-agglomération, Destination Mont-Ventoux Provence, Vélo loisir Provence (Luberon et Verdon).


En Vaucluse, le vélo n’est plus une balade : c’est une économie

Avec 1,9 million de passages enregistrés en 2025 sur ses véloroutes, plus de 1 500 km de parcours balisés et près de 350 professionnels labellisés ‘Accueil Vélo’, le Vaucluse a fait du deux-roues l’un de ses atouts touristiques majeurs. Derrière les ascensions du Ventoux et les balades dans le Luberon, toute une économie locale s’organise désormais autour de la petite reine.

Près d’1,9 million de passages cyclistes ont été comptabilisés en 2025 sur les véloroutes du Vaucluse. Une fréquentation qui confirme l’attrait d’un département où le vélo permet de relier des paysages, des villages et des sites touristiques sans passer par la voiture. Le territoire dispose de trois grands itinéraires structurants. La ViaRhôna, sur environ 72 km dans le département, longe le Rhône ; La Via Venaissia emprunte une ancienne voie ferrée entre Orange et Robion, au milieu des vignobles et des vergers et plus au sud, la Véloroute du Calavon traverse le Luberon et constitue l’un des itinéraires préférés du cyclotourisme vauclusien. À ce réseau s’ajoutent plus de 1 500 km de parcours balisés sur route et 1 100 km de circuits VTT (vélos tous terrains, ce qui séduit autant le cycliste sportif que la famille venue prendre le temps de découvrir le territoire.

Le Ventoux, locomotive à deux roues
Et puis il y a le Ventoux dont le sommet culmine à 1 912 mètres et continue d’attirer, chaque année, entre 125 000 et 150 000 cyclistes. Lorsque le Tour de France ou, désormais, le Tour de France Femmes passe par le département, l’effet médiatique amplifie encore cette attraction. Et cela sert les intérêts du Vaucluse qui transforme l’exploit sportif en séjour touristique. Un cycliste qui gravit le Ventoux ne repart pas forcément aussitôt puisqu’il lui faut se loger, manger, réparer une roue, louer un vélo, transporter les bagages ou prolonger l’escapade. Le vélo devient, ainsi, un moteur pour l’hébergement, la restauration et les commerces de proximité.

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Le label Accueil vélo
Le département compte aujourd’hui environ 350 prestataires engagés dans cette démarche. Ils sont hébergeurs, restaurateurs, loueurs, réparateurs ou encore des structures Offices de tourisme qui adaptent leurs services à une clientèle en recherche de local sécurisé pour les bicyclettes, d’informations sur les itinéraires, d’équipements adaptés ou d’accès à la recharge de batteries dévolues aux vélos à assistance électrique (VAE).

Le vélo électrique change la donne
L’essor du vélo à assistance électrique a, d’ailleurs, profondément élargi son public. Si le Ventoux reste un défi pour les grimpeurs, les voies vertes et les véloroutes permettent à des visiteurs moins sportifs de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée. A ce propos, le Vaucluse dispose de 160 bornes de recharge pour vélos électriques et d’un équipement qui accompagne cette évolution, ce qui permet de repousser les distances et donc d’élargir le périmètre de consommation touristique. Le vélo est l’outil parfait pour une escapade à plusieurs étapes : marché provençal le matin, déjeuner dans un village, visite d’un domaine viticole, halte culturelle puis nuit dans une chambre d’hôtes.

Une tendance nationale qui profite au Vaucluse
Selon le bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France publié par le Réseau vélo et marche, les compteurs installés sur les itinéraires cyclables ont enregistré une progression de 5 % en 2025. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %. Après l’explosion de la pratique observée au début des années 2020, la croissance s’est certes ralentie. Mais elle demeure orientée à la hausse, notamment sur les itinéraires touristiques. La météo a également joué un rôle : après une année 2024 particulièrement pluvieuse, le printemps 2025 a connu une nette reprise de la fréquentation. Si le vélo a bien trouvé sa place en Vaucluse,  il reste à transformer cette fréquentation en retombées économiques durables, tout en poursuivant les aménagements sécurisés. Car les 1,9 million de passages enregistrés sur les véloroutes, génèrent des nuitées, des repas, des locations, des réparations et des achats. Le Vaucluse dispose déjà du décor, il lui reste à continuer de faire du vélo une véritable destination.

Les principaux chiffres du tourisme en Vaucluse
Le tourisme en Vaucluse représente un pilier économique majeur, générant environ 1,6 milliard d’euros de retombées financières par an et soutient directement plus de 12 000 emplois salariés, principalement dans l’hôtellerie et la restauration.

Chiffres clés de la fréquentation
Volume : Environ 4,8 à 5 millions de touristes accueillis chaque année. Nuitées : Le département enregistre 21,3 millions de nuitées touristiques globales. Origine : La clientèle reste majoritairement française (62 %), mais le territoire capte une forte part internationale (9,1 millions de nuitées étrangères menées par les Allemands, les Belges et les Américains).

Répartition géographique des nuitées
29 % se déroulent dans le Grand Avignon et le Luberon ; 27 % pour le secteur du Mont Ventoux ; 15 % pour la Vallée du Rhône.

Les principaux leviers d’attractivité
L’économie touristique locale s’appuie fortement sur le patrimoine historique et le tourisme vert. Le Palais des Papes à Avignon reste le site le plus visité avec près de 700 000 entrées annuelles. Le Vaucluse mise également sur l’œnotourisme et les mobilités douces, comptabilisant 2 000 km de véloroutes et sentiers de randonnée balisés.
Sources : Département de Vaucluse ; Vaucluse Provence Attractivité.
Mireille Hurlin


Luthier, le métier d’une deuxième vie

Installé à Lauris, dans le Luberon, Jacques Debionne est un luthier amateur autodidacte qui a fait de sa passion pour cette activité un nouveau métier. Aujourd’hui, la réputation de ses guitares de jazz manouche a largement dépassé le cadre de la Provence.

Si la quasi-totalité des instruments de musique est aujourd’hui fabriquée par des industriels, les luthiers indépendants n’ont pour autant pas disparus. En France, on en compte environ 1 200. Ce chiffre est relativement stable. Ils fabriquent et réparent des instruments pour des musiciens passionnés et exigeants. Jacques Debionne, installé à Lauris depuis quelques années, fait partie de ces artisans au savoir-faire peu commun. Artisan luthier, c’est à la fois savoir travailler le bois mais aussi savoir bien le faire sonner. « Avoir une bonne oreille c’est important, mais la fabrication d’un instrument à cordes s’est d’abord beaucoup de géométrie, il y a de nombreux paramètres à respecter », explique Jacques. 

En 2012, il fabrique sa première guitare, la sienne

Sa passion pour la guitare il l’a découverte alors qu’il avait 13 ans. « Je ne suis pas d’une famille de musiciens, mais la première fois que j’ai vu une guitare je suis tombé amoureux », dit-il. Il a voulu alors entrer à l’école nationale de Lutherie à Mirecourt (Vosges) – la référence – malheureusement la vie en a décidé autrement. Finalement, Jacques s’est orienté vers un autre métier qui lui a apporté sans doute davantage de sécurité et de confort. Pour autant il n’a pas mis de côté cette passion. Il y a une quinzaine d’années alors qu’il cherchait un bout de nacre pour un manche de guitare il découvre qu’on peut  facilement trouver tous les matériaux pour en fabriquer une intégralement. Merci internet. On peut aussi y voir des tutoriels qui expliquent avec moult détails les différentes étapes de leur fabrication. « Je crois que je les ai presque tous vus et c’est comme cela que l’idée de me lancer m’est venue…», explique Jacques. Ainsi en 2012, il fabrique  sa première guitare, la sienne. « Il s’est trouvé qu’elle sonnait plutôt bien et cela m’a encouragé à en faire d’autres, essentiellement pour les copains », précise-t-il. A l’époque Jacques travaillait à Paris et  il passait beaucoup de ses soirées dans des boites de jazz. C’est là qu’il rencontre Samy Daussat, un guitariste reconnu dans le milieu. « Si je te fabrique une guitare tu jouerais avec ? », lui lance-t-il. Le guitariste accepta et il adoptera une guitare fabriquée par Jacques pendant plusieurs années. Elle sera même son compagnon de scène dans des salles prestigieuses en France et à l’international. Une consécration. 

« Mon métier c’est faire plaisir avant tout »  

« Pour le premier concert où Samy a utilisé ma guitare j’étais mort de trouille, j’avais peur que la guitare ne tienne pas le coup, mais finalement ça c’est bien passé, confie Jacques. Samy a été ma meilleure publicité. »  Aujourd’hui un peu partout dans la région et ailleurs en France, nombre de guitaristes de jazz utilisent ses guitares.  

Jacques s’est véritablement lancé dans cette activité une fois la retraite atteinte. Mais avant de se lancer dans la fabrication, il a fallu beaucoup investir dans l’outillage et mettre au point au processus de fabrication, même si chaque pièce est réalisé à l’unité.  

A la question pourquoi fait-on appel à un luthier pour s’acheter une guitare Jacques vous répondra que seule la fabrication artisanale peut apporter du sur-mesure. 

C’est essentiel de comprendre la nature et les besoins de chaque musicien, car ils sont à chaque fois différents. S’étant spécialisé dans les guitares de jazz manouche (bien qu’ayant aussi fabriqué des violons) Jacques en connais aujourd’hui toutes les techniques et est capable de répondre aux besoins de chacun. 

L’atelier de Jacques Debionne voit aussi passer des instruments endommagés. Seuls les artisans font aujourd’hui des réparations. « J’adore aussi faire revivre des anciens instruments. Récemment un client m’a amené une guitare en très mauvais état elle n’avait pas beaucoup de valeur mais sentimentalement elle comptait beaucoup pour son propriétaire, j’ai redonné vie à cet instrument. Mon métier c’est faire plaisir avant tout », conclut-il. 

Jacques Debionne a en projet d’organiser dans la région une nuit du jazz manouche

Si tout se passe bien (ce qui est rarement le cas, confie-t-il) il faut une centaine d’heure pour fabriquer une guitare. La pièce la plus importante c’est la table d’harmonie (la face avant de la guitare) « C’est 80% du son de la guitare. » Cette pièce est généralement faite en cèdre ou en épicéa. Par contre les autres pièces doivent obligatoirement être faites d’un autre bois comme le noyer, l’érable ou des bois exotiques.  Notre luthier privilégie des essences d’arbres qui proviennent de la région. Jacques Debionne, un fan absolu de Django Reinhardt, a en projet d’organiser dans la région une nuit du jazz manouche en mettant en avant les talents régionaux et quelques pointures nationales et internationales. Il cherche actuellement un lieu pour cet événement. A suivre…


Luberon : Mathilde Danis Joaillière par passion

Installée à Apt, en cœur de ville, Mathilde Danis est une artisane joaillière qui ne vend que ce qu’elle fabrique. Chacune de ses créations est une pièce unique. Elle les imagine, les dessine et les réalise dans son atelier. Elle propose, aujourd’hui, 5 collections de bijoux qui évoluent au fil des années.

Quand on rentre dans la jolie boutique de Mathilde on remarque tout de suite que le coin atelier est là, installé au cœur du magasin. Les clients peuvent la voir confectionner ses bijoux. C’est un moyen pour elle de partager son savoir-faire et d’engager des échanges avec ses client(e)s. C’est pour elle essentiel. Elle propose d’ailleurs des ateliers découvertes qui permettent de réaliser soi-même son propre bijoux. Dans le cas de bijoux réalisés sur-mesure elle consacre toujours du temps avec ses client(e)s pour en cerner les goûts et les attentes. « Les échanges c’est la moitié du chemin parcouru dans la création d’un bijoux » explique-t-elle.

Mathilde Danis a aujourd’hui plus de 10 ans d’expérience dans l’univers de la création de bijoux

Diplômée de l’école Tané, qui forme aux métiers de la bijouterie, de la joaillerie et de l’orfèvrerie, Mathilde Danis a aujourd’hui plus de 10 ans d’expérience dans l’univers de la création de bijoux. Installée à Apt depuis presque 8 ans, son entreprise, Sinad Création, est enregistrée auprès de la Chambre des Métiers depuis 2015. Elle est également membre du réseau la Route des arts et Gourmandises qui associent quelques-uns des meilleurs artisans de Vaucluse.

« Les gens qui ont une culture de l’artisanat viennent chez moi »

Mathilde Danis

Mathilde Panis à son atelier ©Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Par goût personnel, Mathilde Danis, travaille plus volontiers l’argent. C’est son métal précieux de prédilection. Ses créations sont volontiers tirées de formes géométriques et épurées. Les reliefs sont également utilisés pour donner des dimensions nouvelles et des effets différents à ses bijoux. Les client(e)s qui viennent chez Sinad Création cherchent avant tout l’originalité. « Ils sont sensibles à la pièce unique, faite à façon » explique Mathilde. « Les gens, qui ont une culture de l’artisanat, viennent chez moi…» ajoute-t-elle.

« Seuls les artisans réparent aujourd’hui les bijoux »

Mathilde Danis

Mathilde Danis ne se contente pas de créer des bijoux elle les répare, les transforme et les entretient. « Seuls les artisans réparent aujourd’hui les bijoux » explique-t-elle. C’est une part importante de son activité et elle offre souvent des opportunités de créations inédites. Ainsi récemment une cliente lui a demandé de réunir en une seule pièce plusieurs bijoux de famille pour sa petite fille. Parfois ce sont des commandes plus qu’originales comme celle de ce client qui lui a demandé de sertir d’or la dent de son chien disparu pour en faire un pendentif. Souvent on lui demande de remettre au goût du jour des bijoux anciens, un moyen, sans doute, de ne pas oublier son passé et celui de ces aïeuls.

quelques créations de Mathilde Danis ©Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Sinad Création.
76, rue Eugéne Brunel 84400 Apt.
06 61 65 13 84
infos@sinad-bijoux.fr
www.sinad-bijoux.fr

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Meublés touristiques : le Vaucluse face au vertige de la saturation

Avec 25 863 annonces actives en 2024, dont 23 146 logements entiers, un ratio de 7 meublés de courte durée pour 100 logements et plus de 3 600 offres à Avignon, le Vaucluse vit une nouvelle transition touristique. Si la manne financière est indiscutable, avec 26,7M€ de taxe de séjour perçus par les communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur via Airbnb, dont plus de 570 000€ pour la seule cité papale, la raréfaction de l’habitat permanent alimente aussi une crise sociale inédite. Du Luberon aux portes du Gard rhodanien, radiographie d’un marché en quête d’équilibre.

Pendant des décennies, la location saisonnière de courte durée est demeurée l’apanage quasi exclusif des fronts de mer méditerranéens, des vallées alpines et du cœur des grandes métropoles. Cette époque est désormais révolue. Selon l’étude de l’Institut Terram conduite par Jérôme Fourquet, Sylvain Manternach et Chloé Tegny, 81% des communes françaises (soit 28 289 municipalités) hébergent aujourd’hui au moins une annonce sur la plateforme Airbnb.

Mesures du poids socio-économique des structures Gîtes de France Vaucluse

Une déferlante territoriale : du littoral aux villages perchés
Dans le Vaucluse, cette mutation s’est opérée rapidement. L’étude de référence publiée par l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV), réalisée en partenariat avec la Ville d’Avignon et Avignon Université, dresse un 1er état des lieux qui recence, pour le département 25 863 annonces actives en 2024, plaçant la densité vauclusienne à 7 meublés touristiques pour 100 logements. Plus évocateur encore, dans 43 communes vauclusiennes, ce taux franchit la barre critique des 12%, révélant une hyper-spécialisation économique pouvant mettre en péril l’équilibre social local.

Luberon et Monts de Vaucluse : l’addiction au très haut de gamme
Si le phénomène innerve l’ensemble du territoire, il atteint son paroxysme dans le triangle d’or du Luberon. À Gordes, Ménerbes, Bonnieux, Roussillon ou Lourmarin, la quête d’une  ‘expérience provençale’, par une clientèle internationale aisée -représentant 46% des nuitées régionales-, a parachevé la conversion du parc résidentiel. Déjà caractérisées par une proportion élevée de résidences secondaires, ces communes voient leurs biens immobiliers captés par la rentabilité des plateformes numériques telles qu’Airbnb, Booking, Abritel…

Dans le détail
Les loyers hebdomadaires pratiqués en haute saison surclassent sensiblement les baux d’habitation traditionnels. Ce basculement s’étend désormais vers les Monts de Vaucluse et le secteur du Mont Ventoux, au rythme des pics de fréquentation générés par les vacances scolaires, les ponts du printemps et les grands événements cyclistes ou culturels.

Avignon : le piège de la monoculture événementielle et la dérive du bâti
Forte de plus de 3 600 meublés touristiques, la ville d’Avignon vit au rythme trépidant du Festival qui s’achève ce samedi soir 25 juillet 2026. Durant ce mois, la tension locative atteint son paroxysme : les tarifs s’envolent et l’offre disponible est absorbée en quelques heures. Cette effervescence masque pourtant une fragilité structurelle : une fois la manifestation achevée, l’activité retombe, laissant de nombreux logements inoccupés une partie de l’année. Sur le plan urbain, le constat s’alourdit. Paul-Roger Gontard, alors adjoint au maire d’Avignon, pointait, en février dernier, la multiplication des restructurations au sein du centre ancien : des appartements familiaux découpés en micro-studios spécialement calibrés pour la location éphémère. Ce reconditionnement irréversible exclut durablement les familles du centre-ville, tout en empêchant tout retour vers un habitat traditionnel. Récemment, l’indicateur ‘Touriscore’ attribuait la note ‘E’ à Avignon pour l’impact du sur-tourisme, illustrant la sévérité des arbitrages municipaux à venir, notamment face aux nuisances telles que la prolifération des boîtes à clés sur le domaine public.

Analyse cartographique par commune Gites de France Vaucluse

Départements limitrophes et alerte sur la saison 2025
Dans le Gard rhodanien voisin, le ratio s’établit déjà à 5 locations de courte durée pour 100 logements, avec 8 communes dépassant le seuil des 12%. À l’échelle macro-économique, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure la championne incontestée de la réservation en ligne en France, comptabilisant près de 23 millions de nuitées (Insee Analyses n°131), tirée par les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

Tassement de la fréquentation touristique du Vaucluse
Néanmoins, les données prospectives de l’Insee pour la saison estivale 2025 révèlent qu’alors que la fréquentation touristique régionale progresse globalement de +1,9% (soutenue par l’envolée des Bouches-du-Rhône et des Hautes-Alpes), le Vaucluse est le seul département de la région à ne pas bénéficier de cette dynamique positive. Ce tassement interpelle : le territoire aurait-il atteint un point de saturation où l’excès d’offre touristique dégrade l’attractivité même de la destination ? A moins qu’il ne s’agisse de repli touristique pour cause de canicule mal vécue ? D’un problème d’accès aux points d’eau naturels pour se rafraîchir, ou encore au renoncement face au sur-tourisme ?

A la recherche de la fraicheur, de l’ombre et de points d’eau
Une étude d’OberA, lors d’un sondage national indique que pour 57% des Français, la fraîcheur est désormais un critère important dans le choix d’un hébergement ou d’une activité de vacances. Et si l’on exclut les 22% de personnes qui ne partent pas, ce réflexe concerne près de 3 vacanciers sur 4. Le confort thermique s’impose comme un nouvel enjeu d’attractivité touristique. Face à la chaleur, les Français ont décidé de recomposer leurs vacances : 48% choisissent des activités autour de l’eau ou à l’ombre, 44% évitent les visites en journée et 42% sortent plus tôt ou plus tard. Seuls 15 % affirment que la chaleur n’a jamais modifié leurs vacances.

Une manne fiscale colossale face à la pénurie d’habitat permanent
Face aux critiques, les représentants du secteur mettent en avant une contribution financière directe considérable. En 2022, la plateforme Airbnb a reversé 148M€ de taxe de séjour aux collectivités françaises (soit +60 % sur un an), dont 26,7M€ en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans le département, le classement des recettes perçues illustre cette dépendance fiscale à Avignon : plus de 570 000€ ; L’Isle-sur-la-Sorgue : plus de 150 000€ ; Gordes : plus de 100 000€ ; Apt et Cavaillon : plus de 50 000 € chacune (À titre comparatif, Nîmes percevait 310 000€).

Assèchement du parc locatif
Si ces sommes abondent les budgets des Offices de tourisme et financent les équipements publics localement, elles ne parviennent plus à masquer les externalités négatives : assèchement du parc locatif à destination des étudiants, des salariés permanents et des actifs saisonniers, renchérissement du foncier et mutation forcée des commerces de proximité au détriment des résidents à l’année. Car oui, la location saisonnière modifie la nature des commerces environnants. Elle favorise les commerces liés au tourisme tout en fragilisant les commerces du quotidien lorsque leur développement réduit fortement le nombre d’habitants permanents.

Riposte municipale et loi Le Meur : la reprise en main de la puissance publique
Face à cette équation complexe, les collectivités s’arment. La Ville d’Avignon, sous le mandat de Cécile Helle, a engagé des contrôles ciblés sur les changements d’usage, le respect du numéro d’enregistrement et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public. Ce mouvement local trouve un appui décisif dans le cadre légal renforcé par la loi Le Meur (applicable dès 2025). Le législateur offre désormais aux maires de nouveaux leviers coercitifs, comme l’abaissement du plafond de location des résidences principales à 90 jours par an (contre 120 jours auparavant) ; La possibilité de fixer des quotas de meublés touristiques et de réserver des périmètres stricts à l’habitat permanent ; La généralisation de l’enregistrement et durcissement des exigences environnementales (DPE, Diagnostic de performance énergétique) excluant les passoires thermiques de la location.

L’ambition d’une vision à long terme
L’objectif affiché par les agences d’urbanisme (Aurav, Fnau) n’est pas de diaboliser l’économie touristique, indispensable à la vitalité de la Provence, mais de passer d’une dérégulation subie à un développement maîtrisé. Dans cet exercice d’équilibriste, le Vaucluse dessine les contours du tourisme de demain : un modèle où l’accueil des visiteurs ne se fait pas au détriment des habitants.
Mireille Hurlin

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Luberon : Mathieu Lustrerie met en lumière les légendaires Porsche 917

Jusqu’au 10 aout, la lustrerie Mathieu de Gargas présente au public quinze Porsche de compétition qui ont marqué l’histoire du sport automobile, dont dix 917, un modèle iconique. Il s’agit du plus important rassemblement de 917 jamais réalisé en Europe. Une occasion unique de voir de près cette voiture de course ultime, vainqueur des 24 heures du Mans en 1970 et 1971.

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Construite pour gagner les 24 heures du Mans, la course d’endurance la plus prestigieuse au Monde, la Porsche 917 est la voiture de compétition de tous les superlatifs. Monstre de puissance, légèreté extrême, aérodynamique exceptionnelle, la 917 n’a cependant pas été facile a dompté à ses débuts. Lors de sa deuxième victoire au Mans en 1971, avec 5 335,31 km parcourus elle a battu le record de distance sur 24 heures. Ce record a tenu jusqu’en 2010.

La Porsche 917, a acquis aujourd’hui aux yeux de nombreux spécialistes le statut d’œuvre d’art

Après la domination des Jaguar à la fin des années 50, celle des Ferrari au début des années 60 et celle des Ford GT 40 au milieu des années 60, la Porsche 917 aura marqué les courses d’endurance du début des années 70. Considérée aujourd’hui comme une vraie icône automobile, la 917 a aussi été une vedette de cinéma avec le film « Le Mans », en grande partie tourné pendant l’épreuve mancelle de 1970. Le modèle piloté par l’acteur Steve McQueen, aux couleurs bleu et orange du pétrolier Gulf, appartient dorénavant à l’imaginaire collectif, bien au-delà de l’univers du sport automobile. Les Porsche 917 qui ont fait rêver des générations de fans de sport auto ont acquis aux yeux de nombreux spécialistes le statut d’œuvre d’art. Elles sont aujourd’hui exposées autour de 10 modèles dans un écrin exceptionnel à la Lustrerie Mathieu à Gargas.

Montée par Arthur Mathieu, le petit-fils du fondateur de la Lustrerie éponyme, cette exposition unique en son genre a nécessité plusieurs mois de travail. Il a fallu convaincre les propriétaires de ces autos exceptionnelles n’a pas été la chose la plus simple. Arthur Mathieu, 22 ans, a eu l’idée de passer par ceux qui entretenaient ces trésors : leurs mécanos. Partout dans le monde il a été les rencontrer afin qu’ils convainquent à leur tour les propriétaires de lui confier leurs autos. Avant d’être exposées à Gargas, quelques-unes d’entre elles ont été exposées les 3 et 4 juillet dernier au Mans Classic Legend. Lors de cette manifestation, Arthur Mathieu a pu prendre le volant de la 917- 008, la première 917 K construite, lors d’une séance de roulage nocturne. Une expérience qu’il qualifie d’unique et pleine d’émotions.

Il y a deux types de propriétaires de 917, les passionnés et les spéculateurs, si ces derniers n’ont donné aucune suite à sa demande plusieurs passionnés lui ont répondu favorablement

« Sur les 30 personnes contactées 10 ont répondu oui » explique Arthur Mathieu. Certaines personnes comme Richard Mille, célèbre horloger, très impliqué dans l’univers des autos anciennes de compétition lui a ouvert de nombreuses portes. Pour Arthur Mathieu  Il y a deux types de propriétaires de 917, les passionnés et les spéculateurs, si ces derniers n’ont donné aucune suite à sa demande plusieurs passionnés lui ont répondu favorablement. « Ma démarche audacieuse et passionnée a su rencontrer la leur, et qu’un jeune comme moi souhaite continuer à faire vivre la légende ça leur a plu » explique-t-il. Associer l’art à l’automobile est une démarche de famille chez les Mathieu. En 2023 ils avaient organisé une exposition consacrée à la Porsche 911 qui avaient attirés 60 000 personnes.

Arthur Mathieu, l’organisateur de l’événement aux cotés de la Porsche 917 LH Psychédélique

Exposition ouverte du 10 juillet au 10 août 2026 entre 16h00 et 21h00
Ticket d’entrée sur site uniquement à 10 €
Mathieu Lustrerie, 432 Route de Croagnes, 84400 Gargas, France

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Quand les Rolling Stones, Marianne Faithfull, Elvis Presley se pressent au Provence Arts Festival de Ménerbes

Du 29 juillet au 1er août, le Provence Arts Festival du Film (PAFF) investit Ménerbes pour sa 2e édition avec une programmation consacrée à la musique. Neuf documentaires internationaux, des projections en salle et en plein air, des rencontres quotidiennes avec des réalisateurs de renom et un film d’ouverture signé Agnès Varda composent l’affiche de ce rendez-vous où se melent cinéma, patrimoine et création artistique. Tout le programme ici.

En l’espace de deux éditions seulement, le Provence Arts Festival du Film s’est imposé en une nouvelle escale culturelle de l’été à Ménerbes. Créé en 2025 sous le nom de Dora Maar Film Festival, l’événement continue d’explorer les grandes disciplines artistiques à travers le documentaire. Après la photographie lors de sa 1re édition, c’est la musique qui devient cette année le fil conducteur de cette programmation internationale. 

Quand le documentaire donne le tempo
La musique offre au documentaire un espace où se croisent création, mémoire et transmission. C’est exactement ce que souhaite mettre en lumière Lucy Darwin, fondatrice et directrice artistique du festival, installée à Ménerbes depuis 2020 après avoir exercé une carrière internationale dans le documentaire artistique et la programmation cinématographique. Membre du comité d’acquisition photographie de la Tate Gallery, la productrice et réalisatrice plusieurs fois primée, ambitionne de faire de ce rendez-vous un laboratoire d’idées autant qu’un festival de cinéma. 

 

Jane Birkin et Agnès Varda Copyright Sylvie Scala

Une affiche prestigieuse, entre légendes et découvertes
Le coup d’envoi sera donné avec Jane B. par Agnès V., le portrait aussi libre qu’inclassable de Jane Birkin réalisé par Agnès Varda. Rosalie Varda viendra accompagner cette ouverture symbolique qui célèbre deux immenses figures de la création française. 

John Lennon & Yoko Ono, Marianne Faithfull
La programmation réunit ensuite quelques références majeures du documentaire musical. Les festivaliers pourront notamment découvrir ou redécouvrir ‘Searching for Sugar Man’, Oscar du meilleur documentaire en 2013, ‘One to One: John & Yoko’, consacré aux années new-yorkaises de John Lennon et Yoko Ono, ou encore ‘Broken English’, portrait sensible de Marianne Faithfull. 

Elvis Presley, les Rolling Stone,
Le festival accueillera également ‘EPiC: Elvis Presley in Concert’, spectaculaire restauration orchestrée par Baz Luhrmann à partir d’archives inédites de Warner Bros., présentée à l’initiative de Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et délégué général du Festival de Cannes. Une séance nocturne exceptionnelle de ‘Gimme Shelter’, documentaire mythique sur les Rolling Stones et le concert d’Altamont, sera présentée en présence de la monteuse Susan Steinberg. 

Copyright Magnolia pictures

Des réalisateurs au plus près du public
Plusieurs cinéastes et invités internationaux feront le déplacement à Ménerbes pour échanger directement avec les spectateurs. Kevin Macdonald, Robert Cibis, Jane Pollard, Iain Forsyth, Michiel ten Kleij, Philippe Béziat ou encore le producteur George Chignell accompagneront leurs œuvres, proposant au public un accès privilégié aux coulisses de la création documentaire. 

Les rencontres Dora Maar
Chaque matin, les Rencontres Dora Maar prolongeront les projections autour de débats consacrés à la représentation des artistes, à l’évolution du documentaire musical ou encore aux liens entre réalisation, montage et composition musicale. Animées par les critiques Mark Kermode et Sophie Rosemont, ces conversations réuniront cinéastes, monteurs, compositeurs et spécialistes du septième art. 

Le décor comme écran naturel
Le cadre participe pleinement de l’expérience. Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Ménerbes, perché sur son éperon rocheux au cœur du Parc naturel régional du Luberon, offre un écrin exceptionnel à cette manifestation culturelle. Les projections se répartiront entre la salle des fêtes et la place de l’Église, transformée chaque soir en cinéma à ciel ouvert, tandis que les rencontres se dérouleront à l’hôtel de Tingry. 

Le documentaire consacré en 2026
Le festival souhaite consacrer chacune de ses futures éditions à une discipline artistique différente telles que la littérature, l’architecture, la danse, le design ou encore arts de la table faisant du documentaire un trait d’union entre toutes les formes de création.

Les infos pratiques
Provence Arts Festival du Film. De mercredi. De mercredi 29 juillet au samedi 1er août 2026. A Ménerbes. Au programme : 9 documentaires, projections en salle et en plein air, rencontres avec les réalisateurs et invités internationaux. Les billets sont en vente dès maintenant. Séances du festival (incluant film, introduction et discussion) : 18€. Tarif réduit : 15€ (étudiants, moins de 25 ans, demandeurs d’emploi, habitants de Ménerbes). Les Rencontres Dora Maar : gratuit avec un billet de séance du festival (inscription obligatoire, sous réserve de disponibilité). Double programme du vendredi pour les projections du soir : 31€ / 25€.

Mireille Hurlin

DR

250 jeunes sillonnent les espaces naturels de la Région Sud cet été pour faire de la prévention

Comme chaque année, de nombreux jeunes âgés de 18 à 25 ans intègrent la Garde régionale forestière pour surveiller les départs de feu et faire de la prévention auprès des publics.

Créée en 2018 par la Région Sud, la Garde régionale forestière a pris ses fonctions dès le 1er juin au cœur des espaces naturels du territoire afin de sensibiliser les habitants et visiteurs aux bons comportements à adopter pour protéger les massifs et forêts. En Vaucluse, ce sont une cinquantaine d’écogardes qui veillent au grain sur les territoires du Ventoux, du Luberon, mais aussi du Pays des Sorgues Monts de Vaucluse.

Pour faire la meilleure prévention, les gardes ont bénéficié d’une semaine de formation dans le but d’approfondir leurs connaissances des forêts et de ses acteurs, de la règlementation et des moyens de lutte contre les incendies, mais aussi pour savoir davantage au niveau de la communication, la cartographie ou encore du secourisme.

« Chaque été, la Garde Régionale Forestière contribue à la prévention du risque incendie dans nos espaces naturels. »

La Région Sud

Créée dans le cadre du plan régional ‘Guerre du Feu’, la Garde régionale forestière a trois principales missions : sensibiliser les habitants et les visiteurs aux risques d’incendie et aux bons comportements à adopter en forêt, renforcer les actions de prévention, d’information et de surveillance durant la période estivale, et appuyer les dispositifs existants de surveillance des massifs forestiers.


Le Luberon célèbre l’été avec les Sunsets Vignerons

La 8ᵉ édition des Sunsets Vignerons a débuté ce 30 juin. Jusqu’au 8 septembre, ce sont 11 dates qui sont prévues dans 29 caves et domaines du territoire.

L’office de tourisme Destination Luberon, en collaboration avec les offices de tourisme Pays d’Apt Luberon, Sud Luberon Tourisme, Pertuis et Isle sur la Sorgue Tourisme avec le soutien du Syndicat des vins de l’AOC Luberon, organise la 8e édition des Sunsets Vignerons jusqu’au 8 septembre prochain. Ce sont 11 soirées entre vignes, terroir et coucher de soleil, qui sont organisées dans divers domaines et caves du Luberon tout l’été.

Après un lancement avec une première soirée ce 30 juin, 10 autres rendez-vous attendent le public prochainement : les 7, 14, 21 et 28 juillet, les 4, 11, 18 et 25 août, et les 1er et 8 septembre. L’occasion de découvrir les différentes appellations du territoire tout en passant un moment convivial.

Des rendez-vous en trois temps

Si chaque soirée est unique, elles s’articulent toutes de la même manière autour de trois temps forts. Les participants commencent par une promenade dans les vignes, guidée par un vigneron qui évoque son travail, le cycle de la vigne, ls cépages cultivés, les méthodes de viticulture et les particularités de son terroir. Ils peuvent ensuite découvrir le chai et le caveau et en apprendre davantage sur la vinification.

Enfin, place à la dégustation. Trois vins issus de différents cépages, rouges, blancs ou rosés, sont proposés et accompagnés de mets préparés par des traiteurs locaux. Les appellations Luberon, Ventoux et Côtes-du-Rhône Villages Gadagne seront à l’honneur jusqu’au 8 septembre.

Les domaines participants

Ce sont 29 domaines qui ont décidé d’ouvrir leurs portes au public cet été :

• Château de Clapier à Mirabeau (le 28 juillet)
• Château de Mille à Apt (le 21 juillet)
• Château de Sannes à Sannes (les 14 juillet, 4 août et 8 septembre)
• Château Grand Callamand à Pertuis (le 4 août)
• Château La Canorgue à Bonnieux (le 28 juillet)
• Château La Sable à Cucuron (le 30 juin)
• Château La Verrerie à Puget (les 30 juin, 14, 21 et 28 juillet, 4, 11, 18 et 25 août, et 1er et 8 septembre)
• Château Saint-Pierre de Mejans à Puyvert (le 11 août)
• Château Turcan à Ansouis (le 18 août)
• Château Val Joanis à Pertuis (les 30 juin, 7 juillet et 1er septembre)
• Domaine de la Citadelle à Ménerbes (le 25 août)
• Domaine du Coffre à Pertuis (les 21 et 28 juillet)
• Domaine La Garelle à Oppède (les 28 juillet et 18 août)
• Domaine Le Novi à La Tour d’Aigues (le 21 juillet)
• La Royère à Oppède (les 7 juillet et 25 août)
• Mas des Infermières à Oppède (les 30 juin et 1er septembre)
• Mas Edem à Goult (le 21 juillet)
• MasLauris à Lauris (les 30 juin, 7 juillet et 4 août)
• Château Saint Pons à Villars (les 14, 21 et 28 juillet, et 4, 11 et 18 août)
• Domaine de la Bastidonne à Cabrières d’Avignon (les 21 et 28 juillet, et le 11 août)
• Domaine de la Verrière à Goult (le 7 juillet)
• Domaine de Tara à Roussillon (4 août)
• Domaine Trélus à Saumane-de-Vaucluse (les 7 et 28 juillet)
• Les Davids à Viens (le 21 juillet)
• Cave de Bonnieux (le 11 août)
• Cave de Lumières (le 28 juillet)
• Domaine des Cancélades à Ménerbes (le 14 juillet)
• Domaine des Garriguettes à Châteauneuf-de-Gadagne (le 14 juillet)
• Le Clos des Saumanes à Châteauneuf-de-Gadagne (les 30 juin, 28 juillet et 25 août)

Jusqu’au 8 septembre. Entre 27 et 47€ / 15€ pour les moins de 10 ans (réservation en ligne).

https://www.echodumardi.com/tag/luberon/   1/1