20 août 2026 |

Ecrit par le 20 août 2026

Ménerbes, le cinéma sous les étoiles

Du 29 juillet au 1er août, le Provence Arts Festival du Film a fait de Ménerbes un écrin pour le cinéma documentaire. Pour sa deuxième édition, consacrée à la musique, le festival a réuni artistes, réalisateurs et spectateurs autour de neuf documentaires, trois matinées de rencontres et des projections en plein air.

À la nuit tombée, la place de l’Église s’est transformée en salle de projection à ciel ouvert. Mais ici, le générique ne marque pas la fin de l’histoire. Les films étaient suivis de rencontres avec ceux qui les avaient réalisés, montés ou composés. Fondé par la productrice et réalisatrice Lucy Darwin, le festival défend justement cette proximité. « Notre ambition a toujours été de créer un Festival où les films se prolongent au-delà de l’écran », explique-t-elle.

Copyright Provence arts festival du film

La musique comme fil rouge
Cette 2e édition a exploré les liens entre musique et cinéma documentaire. Jane Birkin, John Lennon et Yoko Ono, Elvis Presley, Darius Brubeck ou encore les Rolling Stones figuraient parmi les univers abordés à travers neuf films. Les Rencontres Dora Maar ont prolongé les projections durant trois matinées. Réalisateurs, monteurs, compositeurs et critiques ont échangé avec le public sur la création documentaire et la place de la musique à l’écran. L’un des moments les plus spontanés est venu du compositeur Alexei Aigui, qui a improvisé au violon après une rencontre avec la monteuse Alexandra Strauss.

Copyright Provence arts festival du film

Un festival qui a de l’ambition
Samantha Morton, venue de New York, a suivi les quatre jours de festival aux côtés des artistes et du public. Plusieurs invités ont salué la qualité de la programmation et l’atmosphère du rendez-vous. Dans le décor recherché du Luberon, le festival semble avoir trouvé son écrin : un cinéma exigeant, mais convivial, où les œuvres donnent naissance à de véritables conversations. Si l’édition 2027 est déjà en préparation la prochaine thématique n’a pour autant pas encore été dévoilée.
https://provencearts.com/
Mireille Hurlin


Ménerbes, le cinéma sous les étoiles

Les cofondatrices Lucy Darwin -productrice de Lost in La Mancha, Match Point- et Natasha Bhatia annoncent la création du Dora Maar film festival, qui se tiendra les 29, 30 et 31 août prochains à Ménerbes. Un événement en partenariat avec le Centre Culturel Dora Maar.

Ce nouveau rendez-vous rend hommage à Dora Maar, artiste surréaliste emblématique qui vécut à Ménerbes. La programmation inclut une avant-première française, des projections en plein air, et des rencontres avec les réalisateurs, historiens et professionnels du monde de l’art et du cinéma. Cette première édition du festival, organisée en partenariat avec le Centre Culturel Dora Maar, mettra à l’honneur six documentaires.

Les 6 documentaires mis à l’honneur
Capturing Lee Miller de Teresa Griffiths, retrace la vie extraordinaire de cette photographe et mannequin, célèbre notamment pour son autoportrait dans la baignoire d’Hitler, et contemporaine de Dora Maar.
‘Sabine Weiss, un siècle de photographie de Camille Ménager, réalisé en étroite collaboration avec l’artiste. Le film montre comment Sabine Weiss, décédée en 2021 à l’âge de 97 ans, a travaillé toute sa vie sans jamais se considérer comme une artiste, mais comme une artisane et technicienne. Pourtant, son œuvre rivalise avec celles de ses contemporains Henri Cartier-Bresson et Robert Doisneau.
‘Dora Maar, entre ombre et lumière’ de Marie-Ève de Grave, explore l’œuvre singulière de Dora Maar et sa vie anticonformiste, y compris sa relation avec Pablo Picasso.
 »War paint – Women at war‘ Présenté par la réalisatrice Margy Kinmonth. « Un documentaire qui montre la guerre d’un point de vue féminin. La destruction, les violences sexuelles, les déplacements et génocide, à travers une perspective féminine et des yeux d’artistes. »
Source : Margy Kinmonth et ici.

Copyright Dora Maar Fil Festival Communication

Trois artistes
Dora Maar, Sabine Weiss et Lee Miller furent des pionnières dans le monde de la photographie. Grâce à leur talent et à leur indépendance, elles ont pu bâtir des carrières autonomes, expérimenter les dernières techniques, repousser les limites de leur art, sortir du studio pour capter la vie dans la rue, et créer parmi les premières œuvres photograph <iques surréalistes.

I am Martin Parr de Lee Shulman, photographe et réalisateur résidant dans le Luberon, dresse le portrait saisissant, ironique et parfois tragi-comique du photographe de l’agence Magnum Martin Parr.

‘Ernest Cole : lost & found de Raoul Peck’, révèle les archives redécouvertes d’Ernest Cole, photographe sud-africain ayant documenté l’apartheid avant son exil aux États-Unis. Ce documentaire a remporté le prix du meilleur film documentaire au Festival de Cannes 2024.

Le Domaine d’exception du Fortin, les jardins de la luxueuse maison d’hôtes. Copyright Domaine du Fortin Communication

Rencontres & débats
Des rencontres l’après-midi auront lieu à l’Hôtel de Tingry, tandis que les projections en plein air se dérouleront sous les étoiles au Domaine du Fortin, une bastide provençale. Des cinéastes, historiens d’art, conservateurs et critiques participeront aux discussions tout au long du week-end.

Les prochaines éditions
Les prochaines éditions du festival exploreront, chaque année, une discipline artistique différente : musique, arts plastiques, arts de la scène, mode, littérature, architecture, poésie, danse, design, gastronomie et œnologie.

Lucy Darwim et Natasha Bhatia
«Nous espérons que ce festival deviendra un lieu de rencontre privilégié pour les cinéastes comme pour les passionnés de cinéma,» soulignent Lucy Darwin, programmatrice et co-fondatrice et Natasha Bhatia, cofondatrice de l’événement. Les petits festivals possèdent une magie particulière : des espaces intimes où naissent des échanges sincères et profonds. Chaque film sera représenté par une personne ayant participé à sa création — qu’il s’agisse de réalisateurs, d’un monteur ou d’un historien. Ainsi, nous prolongeons la mission du Centre Culturel Dora Maar : faire venir les artistes dans le Luberon et créer des liens vivants avec le public.» «Ce nouveau festival s’inscrit dans la continuité de la mission centrale du Centre Culturel Dora Maar : créer des liens entre le public, les artistes, et les histoires qu’ils portent,» Gwen Strauss, directrice du Centre Culturel Dora Maar.

En savoir plus sur ‘Dora Maar, entre ombre et lumière’
«Insaisissable, hors-norme et guidée par une quête d’absolu, l’artiste peintre et photographe Dora Maar a laissé derrière elle une œuvre singulière et encore méconnue. Amante de Picasso, épouse de Georges Bataille, cette femme à la destinée exceptionnelle a évolué dans le sillage des plus grands noms de la scène artistique parisienne. Bousculant les conventions et s’affranchissant des normes établies, Dora Maar a redonné force et caractère à l’image de la femme du 20e siècle. Un portrait intime, réalisé avec une grande finesse et salué par la critique.»
Marie-Eve de Grave, réalisatrice.

Les mécènes
Le festival bénéficie du soutien de la Maison Victoire Immobilier de Cabrières-d’Avignon, ainsi qu’un lieu d’exception, le Domaine du Fortin à Ménerbes. Et également la Strada, la Mairie de Ménerbes, le Domaine des Jeannes.

Les infos pratiques
1er Dora Maar Film Festival. Le programme ici. Réservation ici. 30€ la journée. Possibilité de se restaurer sur place. Les résidents de Ménerbes bénéficient d’une remise de 5€ avec le code résident au moment du règlement.

Domaine du Fortin Festival luxuxy guest house

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