8 novembre 2026 |

Ecrit par le 8 novembre 2026

Canari, capitale du chant lyrique du 1er au 4 septembre en Haute-Corse

Pour sa 23e édition, le concours de chant lyrique de Canari dans le Cap Corse va accueillir 30 candidats et candidates venant de 17 pays. 

Sélectionnés parmi 82 dossiers de candidatures, les candidats et candidates doivent avoir moins de 34 ans et peuvent se présenter dans 3 catégories : Opéra, Opéra-comique, Opérette à voix. Ils auront à interpréter 6 airs dont 2 en français : 2 proposés par le candidat, les 4 autres choisis par le jury. Les airs seront chantés sans partitions, les éliminatoires, la demi-finale et la finale ont lieu en public. Le jury de six membres sous la présidence de Renée Auphan décernera 18000€ de prix dont un prix du public, le prix du mécène Imiza et le prix Jacques Scaglia.

Un concours créé en 2003 sous l’impulsion du passionné et visionnaire Jacques Scaglia

Jacques Scaglia, né à Casablanca en 1934 puis Corse d’adoption, était promis à une grande carrière internationale de soliste baryton : à 17 ans il apprend les bases de la technique vocale fondée sur le souffle, la respiration, le phrasé avec Henri Teissere, chef de chant de l’Opéra de Marseille, puis c’est la Scala de Milan où il reçoit pendant près de quatre ans l’enseignement du Maestro Aureliano Pertile et de Maestro Riboldi, héritiers de la grande tradition du bel canto. De retour en France, installé à Canari avec sa femme et ses 5 enfants, il renonce pourtant à sa carrière pour assurer la vie matérielle de sa famille. Cependant, quelques années plus tard, des rencontres décisives comme Élisabeth Méric, pianiste aujourd’hui au Capitole de Toulouse ou Claudie Martinet, chef de chant à l’époque à l’Opéra de Paris, le persuadent de se consacrer à l’enseignement et à la transmission lui à qui l’on reconnaît d’avoir la précision de l’oreille, le souffle juste mais surtout une bienveillance, et une manière unique d’enseigner. Pour lui, chanter « c’est respirer avec l’âme. » Le village avait son clocher célèbre, il aura également son phare car Jacques Scaglia est une repère et un modèle pour beaucoup de jeunes chanteurs lyriques ou issus du chant traditionnel qui viennent à lui, dans ce petit village du Cap Corse. En 2003, il crée le Festival International de Chant lyrique de Canari, un juste retour aux sources s’il en est car la Corse fut longtemps une terre passionnée d’opéra, pour ne citer que les trois grands ténors Vezzani, Micheletti ou Luccioni, sans oublier Tino Rossi ou Bruno Clair qui ont popularisé la voix corse. 

Un concours qui perdure après le décès de son créateur

Décédé le 25 septembre 2025, quelques jours après la clôture de la 22e édition, Jacques Scaglia est toujours présent et nous donne rendez-vous pour une 23e édition qui s’annonce foisonnante. La relève est assurée par sa fille Rita mais aussi par des dizaines de bénévoles du village qui oeuvrent pendant plusieurs semaines pour accueillir dans les meilleures conditions artistes, musiciens, jury et bien sûr public. Gîtes et hébergements solidaires, repas mais aussi transferts à l’aéroport (Canari est à plus d’une heure de l’aéroport de Bastia), accueil des participants, du jury, tout ceci nécessite une organisation en amont, un défi que relève avec bonheur les habitants de Canari.

Un festival qui se mérite

Passé Nonza, puis l’ancienne usine d’amiante, la route continue à serpenter, offrant pendant une dizaine de kilomètres un paysage à « couper le souffle. » On arrive au village de Canari le bien nommé.Trilles harmonieuses et gazouillis n’ont qu’à bien se tenir ! On y vient pour son clocher du XVIIe siècle, cœur battant du village, dominant à 360 mètres d’altitude le Golfe de Saint Florent soit ! Mais le couvent Saint François du XVIe, où a lieu le Concours lyrique n’a rien à lui envier.

Un événement populaire qui redonne sa juste place au lyrique

Au delà des 4 jours d’épreuves pour les candidats et candidates, c’est aussi un moment particulier pour le village, pour le public. C’est un concours certes, mais tous ces talents prometteurs se côtoient avec bienveillance, se connaissent pour la plupart car la vie d’un artiste lyrique passe par la participation obligée aux différents concours nationaux et internationaux pour se faire connaître, décrocher des contrats… En cette fin estivale, le village s’anime encore. Il n’est pas rare d’entendre les voix s’élever dans les ruelles des hameaux, répétitions et vocalises obligent. On peut rencontrer tous ces jeunes aussi au café le temps d’une pause, rarement à la plage car comme me l’a confié une soprano, il ne faut pas prendre le risque de s’enrhumer.Nulle par ailleurs on ne peut vivre cette expérience de fusion avec la musique, la nature, le patrimoine et l’humain. Ceux qui sont éliminés dès la demi finale restent pour participer au prix du public qui a lieu le dernier jour et il n’est pas rare qu’ils prennent ainsi une revanche populaire. Car ils sont tous talentueux, la sélection a été quelquefois difficile mais aucun n’a démérité. Nous retrouverons quelquefois les plus jeunes participer sur le continent au Concours des jeunes Espoirs de Raymond Duffaut à l’Opéra du Grand Avignon. En 2025 par exemple la jeune soprano Amandine Sanchez a eu le prix spécial du Jury de Canari et a remporté quelques semaines plus tard à Avignon le prix du public.

Du côté du public, on se détend ou au contraire on se prend très au sérieux : comparer, commenter s’interroger même si on ne connaît pas les bases du lyrique font parti de l’exercice. Pourquoi un artiste nous touche ? Pourquoi lui ou elle plutôt qu’un autre, pourquoi a-t-il été éliminé ? Quels sont nos critères : le phrasé, la performance dans les aigus, l’émotion provoquée, le répertoire choisi, le timbre, la présence ? On se prend au jeu, on écoute, on soutient, on pronostique, on se forme au fil des éditions et c’est toujours le plaisir qui prime.

À la sortie de l été, Canari devient ainsi terre de partage et témoin d’une expérience humaine et artistique.

Le concert hommage à Jacques Scaglia

En choisissant d’ouvrir la soirée du premier jour du concours par un concert en soirée en hommage à son fondateur, les organisateurs ont voulu permettre une vraie rencontre autour d’un programme exceptionnel. En effet, Jacques Scaglia est décédé quelques jours après la 22e édition, en septembre 2025 sans avoir pu y être présent d’ailleurs, déjà très affaibli. 

Ce mardi 1er septembre, le ténor Jean-François Borras, Maurel Endong, Cristina Giannelli, la soprano colorature Julia Knecht, la soprano ukrainienne Inna Kalugina, Katleho Mokhoabane seront réunis pour ce concert exceptionnel. Ce sont des artistes qui ont compté pour lui ou d’anciens lauréats du concours lyrique. Ils interpréteront du Mozart, Bizet, Verdi, Puccini, Dvořák, Massenet, Rossin… Ils seront accompagnés au piano par Olivier Cangelosi, avec la participation du groupe A Ricuccata. Au cours de la soirée, des surprises, des témoignages pour que cette soirée souvenir soit aussi une belle soirée tournée vers le partage et l’avenir.

Le programme complet

Mardi 1 septembre
15h : session éliminatoire, premier air . Entrée libre.
21h : Concert hommage à Jacques Scaglia
Mercredi 2 septembre
15h : session éliminatoire . Entrée libre.
Résultats des éliminatoires .
Jeudi 3 septembre
15h : demi-finale.entrée 10€. Exécution de deux morceaux, dont un choisi par le jury
Vendredi 4 septembre
15h : Finale entrée.  30€. Les finalistes interprètent deux airs choisis par le jury
Délibération du Jury : durant les délibérations du jury, les candidats non finalistes qui le souhaitent se produiront en interprétant un air de leur choix afin que soit décerné le Prix du Public.
Remise des Prix
Proclamation des Résultats et remise des prix.
Suivi d’un buffet dans le cloître.

Du 1er au 4 septembre. Couvent Saint François. Canari. Haute-Corse. Billeterie : concours-canari.com / concourscanari@gmail.com


Concert lyrique au Conservatoire du Grand Avignon

L’Opéra programme les nouveaux talents de la scène lyrique, deux jeunes chanteuses, Juliette Mey et Héloïse Poulet, ont toutes deux été  lauréates du Concours Jeunes Espoirs Raymond Duffaut.

Juliette Mey mezzo-soprano

Après avoir débuté sa formation lyrique à la Maîtrise du Conservatoire de Toulouse, Juliette Mey a poursuivi son cursus musical à Montpellier et intègre le CNSMD de Paris en 2021. Elle s’illustre récemment dans une version jeune public de La Cenerentola au Théâtre des Champs-Élysées et à l’Opéra de Rouen. Elle fait ses débuts à l’Opéra national de Paris lors des représentations du ballet Mayerling au Palais Garnier. Elle participe à la 11ème Académie du Jardin des Voix des Arts florissants et à l’Académie du Festival d’Aix-enProvence 2022. Elle est lauréate du Concours Reine Elisabeth 2023 et lauréate primée du Concours international Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut en 2021.

Héloïse Poulet soprano

Après des études de clarinette Héloïse Poulet débute le chant lyrique dans la classe de Daniel Ottevaere et poursuit son cursus à l’École normale de musique de Paris Alfred Cortot. Elle obtient en2023 en parallèle de ses études en musicologie, son « Artist Diploma » à l’unanimité, avec les félicitations du jury. Elle remporte le Prix Génération Opéra et le Grand Prix Jeune Talent lors de la 5ème édition du Concours International Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut. En 2022, elle chante les rôles de Pamina et Papagena dans le spectacle Une flûte enchantée à Bruxelles. Elle est Susanna (Le Nozze di Figaro) à Wissant, Le Page (Rigoletto) à l’Opéra de Rouen Normandie.

Dimanche 16 mars. 16h. 10 à 22€. Conservatoire du Grand Avignon. Auditorium Mozart. 3 rue du Général Leclerc.Avignon. 04 32 73 04 80


Chorégies 2025 : Verdi, Mozart, Preljocaj, Fantasia, Johnny symphonique et un oratorio du Beatle Paul McCartney

D’abord, en ouverture de la conférence de presse, a été présenté le bilan de l’édition 2024 par le Président Richard Gally, conseiller régional et maire de Mougins. « Après avoir injecté 2,6M€ pour effacer la dette, la Région Sud a modifié les statuts des Chorégies, qui sont passées de SPL (Société Publique Locale) à EPCC (Établissement Public de Coopération Culturelle). Il faut se souvenir qu’en 2019 (pour les 150 ans des Chorégies, 1ᵉʳ Festival d’Art lyrique du monde né en 1869), malgré les subventions de 750 000€ par le Conseil Régional, de 300 000€ par le Conseil Départemental de Vaucluse et de 150 000€ par la Ville d’Orange, le déficit n’était pas totalement comblé. D’où la nécessité, depuis cette date, de réduire la voilure avec des productions opératiques moins coûteuses », précise le président Gally.

« Cette année, il y a eu les Jeux Olympiques et Paralympiques qui nous ont obligés à raccourcir l’édition qui s’est terminée dès le 21 juillet. Mais, malgré tout — sans doute grâce à Roberto Alagna et Kathia Buniashvili notamment — nous avons eu 6 000 spectateurs de plus que l’en passé, 36 000, dont 26 000 qui ont payé leur place. Du coup, 80% de notre déficit a disparu, un miracle ! Cette saison, qui était transitoire dans sa forme, a finalement été positive. Nous allons donc devenir un EPCC, ce qui permettra à l’État d’entrer dans le Conseil d’Administration ainsi que des donateurs privés. Et en 2025, le budget va passer de 3,2M€ à 4,8M€, une croissance non négligeable qui nous permettra d’afficher 13 spectacles au lieu de 10. Et je rappelle que nous proposons plus de 2000 billets à moins de 35€ pour un programme de grande qualité », conclut Richard Gally.

C’est au tour du directeur des Chorégies d’entrer en scène. « Le public est notre principal coproducteur. C’est pour lui que nous travaillons, que nous recherchons les meilleurs chanteurs, musiciens, orchestres, metteurs en scène pour le satisfaire tout en restant dans l’enveloppe de notre budget. En 2024, les résultats ont dépassé nos espérances », précise Jean-Louis Grinda. « Nous sommes seulement une équipe de sept personnes à l’année pour faire tourner les Chorégies, contenir les dépenses, équilibrer le budget et si possible donner du bonheur aux spectateurs. »

Et il égrène la saison 2025 qui débutera par ‘Pop the Opera’ le 13 juin, auquel participeront près de 900 jeunes vauclusiens et cette année au chant s’ajoutera de la danse. ‘Musiques en Fête’ en direct sur France TV sera proposé autour du 21 juin « C’est le 1ᵉʳ programme culturel du service public qui fasse un audimat aussi élevé en prime time », commente-t-il.

Pop the Opera. ©Les Chorégies

On entre alors dans le programme Chorégies stricto sensu : « ‘Mika Philharmonique’ a été un succés planétaire cet été avec toutes les reprises de podcasts, nous recommençons le 24 juin 2025 avec cette fois, ‘Johnny Symphonique’, écrit et dirigé par Yvan Cassar (pianiste, compositeur et arrangeur) avec le répertoire de Johnny Hallyday, sa voix, mais aussi des dizaines de choristes et un orchestre d’une centaine de musiciens. Le 28 juin, place au ‘Requiem’ de Mozart dirigé par le jeune chef italien Diego Ceretta. »

Johnny Symphonique. ©Les Chorégies

En juillet, le 5, ‘La symphonie fantastique’ de Berlioz avec Michele Spotti à la baguette. Le lendemain, ‘Le Trouvère’ de Verdi et la diva Anna Netrebko dans Leonora, son mari Yusif Eyvanov sera Manrico et Marie-Nicole Lemieux, Azucena. Place au duo Renaud Capuçon-Guillaume Bellom le 9 juillet, pour des sonates violon-piano de Beethoven, Brahms et Strauss. Le 12, de la danse avec ‘Le lac des cygnes’ de Tchaïkovski chorégraphié par Angelin Prelcocaj qui viendra en voisin d’Aix-en-Provence et de son ‘Pavillon Noir’.

Le Lac des Cygnes. ©Les Chorégies

Jean-Louis Grinda évoque alors la coproduction entre les Chorégies d’Orange et le Festival d’Aix-en-Provence qui se traduira en 2025 par un concert avec l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée et des chanteurs lyriques de demain, le 17 juillet. Le 22, ‘Fantasia’ de Disney avec les partitions célébrissimes de Beethoven, Debussy, Elgar, Ponchielli, Saint-Saëns et Dukas.

Enfin, last but not least, une œuvre classique de l’un des Beatles, Paul McCartney ‘Liverpool Oratorio’, créé en 1991. Une œuvre en huit actes avec grand orchestre, choristes, mais aussi soprano, mezzo, ténor et baryton-basse. « Un rêve de Paul McCartney, qui après ‘Yesterday’, ‘Eleanor Rugby’, a voulu donner la pleine mesure de son envie d’écrire une partition comme le ferait un compositeur classique », explique Jean-Louis Grinda. « Il y aura un monde fou au pied du Mur d’Auguste pour l’interpréter, c’est comme le ‘Requiem’ de Verdi. C’est la raison pour laquelle cet oratorio est rarement joué dans le monde, mais nous, nous aurons la chance de l’avoir à Orange. »

Avis aux amateurs, la billetterie est ouverte à partir du 27 novembre pour ‘Les Amis des Chorégies’ et à partir du 9 décembre pour les autres.

Contact : 04 90 34 24 24


(Vidéo) Le cinéma Capitole célèbre les 30 ans de carrière d’Andrea Bocelli

À l’occasion du 30ᵉ anniversaire de la carrière du ténor italien Andrea Bocelli, un film de son concert donné dans sa ville natale, au Teatro del Silenzio à Lajatico (en Toscane), sera diffusé au cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, ce dimanche 17 novembre et le jeudi 21 novembre.

Con te partirò, Vivo per lei, Besame Mucho, Por ti volaré, ou encore Ave Maria. De nombreux titres ont marqué la carrière de l’un des plus célèbres ténors du monde, Andrea Bocelli. En 30 ans de carrière, le chanteur a été récompensé à de multiples reprises, du Grammy Awards à son étoile sur le Walk of Fame à Hollywood, en passant par le Golden Globe, le Classic Brit Award, ou encore le World Music Award.

Pour fêter cet anniversaire spécial, un documentaire autour d’un de ses concerts donnés sur sa terre natale sera diffusé au cinéma Capitole MyCinewest. Ce film de 2h30 mettra en lumière le vaste répertoire d’Andrea Bocelli, avec l’apparition de nombreuses célébrités mondiales telles qu’Ed Sheeran, Shania Twain, Jon Batiste, Sofia Carson, Lauren Daigle, ou encore Eros Ramazzotti.

Billetterie en ligne ou sur place.
Dimanche 17 novembre à 17h. Jeudi 21 novembre à 20h. Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

https://www.youtube.com/watch?v=oDvpk3n2alM

Apt : coup d’envoi du festival d’automne des Musicales du Luberon

À quelques jours de la fin de l’été, les Musicales du Luberon lancent leur festival d’automne. Au programme : trois concerts et une conférence qui auront lieu dans différents lieux de la ville d’Apt entre le vendredi 13 septembre et le samedi 5 octobre.

Née en 1989, l’association Les Musicales du Luberon fait rayonner la musique classique et lyrique au travers de concerts et activités organisés dans divers lieux en Vaucluse tout au long de l’année. Depuis 35 ans, l’association a accueilli plus d’une centaine d’artistes et 160 000 spectateurs, et a organisé plus de 700 concerts.

Dès ce vendredi 13 septembre, le festival d’été, qui a rencontré beaucoup de succès, laisse place à celui d’automne. Un trio multirécompensé, une conférence sur Mozart, l’Orchestre national Avignon-Provence, ou encore la ‘Marianne’ de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 vont apprivoiser les scènes aptésiennes.

Le programme

• Le vendredi 13 septembre, le Trio Sõra, composé de la pianiste Pauline Chenais, de la violoniste Fanny Fheodoroff et de la violoncelliste Angèle Legasa, qui a remporté 14 prix, ouvrira ce festival d’automne avec ‘Nous aimons Brahms’. Le concert, qui devait avoir lieu à la Micro-Folie, se tiendra finalement dans la salle des fêtes d’Apt, pour des raisons météorologiques.
13 septembre. 19h30. 30€ (billetterie en ligne). Salle des fêtes. Place Gabriel Péri. Apt.

• Le vendredi 20 septembre, le musicologue-conférencier vauclusien Renato Sorgato animera la conférence ‘Wolfgang Amadeus Mozart, l’homme et l’artiste au-delà du mythe et de la légende’. À l’issue de ce rendez-vous, l’auteur présentera et dédicacera son ouvrage, qui porte le même titre.
20 septembre. 18h30. Entrée libre. Micro-Folie. Rue Cély. Apt.

• Le vendredi 27 septembre, l’Orchestre national Avignon-Provence, sous la direction de Débora Waldman, viendra se produire à Apt. L’ensemble fera redécouvrir au public les compositions de Mozart et de Grieg.
27 septembre. 19h30. 30€ (billetterie en ligne). Salles des fêtes. Place Gabriel Péri. Apt.

• Le samedi 5 octobre, la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, qui a brillé aux yeux des Français comme à l’international pour son interprétation de La Marseillaise lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, incarnera, dans un récital imaginé par elle, les « rebelles à l’opéra » selon Mozart, Gounod ou Bizet.
5 octobre. 17h. 25€ (billetterie en ligne). Chapelle du Conservatoire de musique. 208-240 Avenue Philippe de Girard. Apt.


Axelle Saint-Cirel, chanteuse de la cérémonie d’ouverture des JO, sera à Apt en octobre

La chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, qui a été sous les feux des projecteurs et qui a brillé aux yeux des Français comme à l’international pour son interprétation de La Marseillaise lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, donnera un concert à Apt en octobre prochain.

Lauréate du Concours du lied et de la mélodie de Gordes, Les Musicales du Luberon avaient déjà décerné, à ce titre, un prix à Axelle Saint-Cirel. La mezzo-soprano est désormais une habituée du Pays d’Apt puisqu’elle était déjà venue au début du mois de juillet interpréter une « Carmen intime’, dans la mise en scène de Frédéric Roels, au Château de Mille.

C’était seulement quelques semaines avant qu’elle ne devienne aux yeux du monde la « Marianne » de ces Jeux Olympiques de Paris 2024 avec une interprétation inoubliable de La Marseillaise sur le toit du Grand Palais de Paris, sous une pluie battante.

À l’occasion du festival d’automne des Musicales en Luberon, Axelle Saint-Cirel reviendra à Apt le 5 octobre prochain pour incarner, dans un récital imaginé par elle, les « rebelles à l’opéra » selon Mozart, Gounod ou Bizet. Le public du conservatoire d’Apt aura la chance de la rencontrer et d’en apprendre plus sur elle et sur son parcours en tant que chanteuse lyrique.

Réservation au 06 85 68 65 34.
Samedi 5 octobre. 17h30. 25€. La Chapelle Baroque. Conservatoire d’Apt. 208-240 Avenue Philippe de Girard. Apt.


Triomphe de ‘Tosca’ pour clore en beauté l’édition 2024 des Chorégies d’Orange

Roméo et Juliette à la ville comme à la scène, le ténor Roberto Alagna et la soprano Aleksandra Kurzak ont conquis les 8 000 spectateurs du Théâtre Antique qui ont applaudi à tout rompre cet opéra du compositeur Giacomo Puccini dont on célèbre cette année le centenaire de la mort.

En version concertante, c’est-à-dire sans costumes, ni mise en scène, ni artifice, ni accessoire, cette unique représentation aurait pu déstabiliser un public habitué à certains fastes dans les costumes ou les décors et parfois à la créativité à tout crin de metteurs en scène en mal de reconnaissance, qui veulent à tout prix dépoussiérer la moindre partition qui leur tombe sous la main. « Ici, tout est à inventer », explique Roberto Alagna. « Nous devons donner à voir par notre seule voix », ajoute son épouse Aleksandra Kurzak. « En plus avec ce décor naturel, ce mur d’Orange, ce plateau, c’est magique ! », commente le duo à l’unisson.

Roberto Alagna, le chouchou des Chorégies est chez lui sur cette immense scène, au pied de la statue d’Auguste, qu’il a si souvent arpentée, au prix d’une entorse à la cheville une fois, et il a continué comme si de rien n’était. Il est vrai que c’est la 18ᵉ fois que ses fans (dont je suis, je le confesse) viennent l’applaudir. Cette histoire d’amour a débuté en 1993 dans La Traviata. Il est revenu, presque chaque été, en famille, pour  Rigoletto en 1995, un concert en 97, le Requiem de Verdi en 2001, Roméo et Juliette en 2002, Carmen en 2004, La Bohème en 2005, Aida l’année d’après. Puis dans l’ordre, Le Trouvère, Faust, Cavalleria Rusticana et Pagliacci en 2009, Tosca déjà en 2010, Turandot, Otello, encore Le Trouvère en 2015. Il avait aussi fêté ses 30 ans de carrière à Orange en 2016 tellement il est attaché à ce lieu, son acoustique et ses ondes positives, il avait participé à une ‘Nuit magique’ en 2020 en plein Covid et enfin, on l’avait revu en 2022 pour Samson et Dalila de Saint-Saëns.

Le public s’est arraché les 8313 places du Théâtre antique d’Orange pour Tosca.

Ce lundi soir, le mistral a fait des siennes, avec des rafales tourbillonnantes au cœur de l’hémicycle. Mais il n’a pas entamé la puissance de la voix du duo Tosca – Mario, qui est passée au-dessus de l’Orchestre Philharmonique de Nice dirigé par une Clelia Cafiero bondissante. Comme La Tebaldi, Régine Crespin ou Maria Callas avant elle, Alezksandra Karzak a su, dans un sanglot où se mêlaient passion et douleur, interpréter le fameux « Vissi d’arte. » Pendant que Roberto Alagna s’est imposé, sans surprise, dans « E lucevan le stelle. » 

Au terme de deux heures et quart, la représentation de Tosca (dont le livret a été écrit à partir d’une pièce de Victorien Sardou, le grand-père de Michel Sardou), a été marquée par d’innombrables « Bravo ! » à tout rompre, une standing ovation a duré plusieurs minutes pour remercier chanteurs, choristes et musiciens de ce moment suspendu, de cette version qui pourrait faire date dans les annales des Chorégies. Qui vivra verra. En tout cas, l’an prochain, Orange devrait renouer avec la programmation de deux opéras, puisqu’il s’agit du plus ancien festival d’art lyrique du monde, créé en 1869. On connaît l’un des deux, ce sera Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti.


Un concert lyrique dans la salle des Préludes à l’Opéra Grand Avignon ce samedi

La mezzo-soprano Fiona Mc Gown et la pianiste Célia Oneto Bensaid nous proposent un programme lyrique ce samedi 17 février où chaque pièce évoque un animal, ses habitudes et ses caractéristiques.

Le répertoire de la musique de chambre passionne Fiona McGown. Elle est régulièrement invitée en duo avec la pianiste Célia Oneto Bensaid, artiste en résidence à l’Opéra Grand Avignon depuis 2022. Ensemble, elles ont remporté le Grand Prix du 10e Concours international de mélodie et lied de Gordes.

Pour découvrir également des compositrices oubliées

Un concert poétique et imagé où petits et grands pourront découvrir la musique de nombreuses compositrices jusque-là oubliées. Il a été créé en partenariat avec l’association « Elles Women Composer » à l’Abbaye de Royaumont en juillet 2021, à l’occasion du festival Un Temps pour Elles.

Au programme de ce fabuleux bestiaire des compositrices
Jane Vieu
Hirondelles
Clémence de Grandval
À l’hirondelle, Les Papillons
Mel Bonis
Papillons
Marthe Figus
Ah – Petit serpent
Augusta Holmes
Les trois serpentes, La Chatte blanche
Mel Bonis
Le Moustique
Armande de Polignac
Le Héron blanc
Rebecca Clarke
Tiger
Marie Jaëll
Essaims de mouche
Marcelle de Manziarli
L’Oiseau blessé
Tiziana de Carolis
Le Corbeau et le renard
Cécile Chaminade
L’Ondine
Clémence de Grandval
Le Galop

Le concert sera suivi d’une rencontre conviviale avec les interprètes.

Samedi 17 février. 17h. Tarif unique 12€. Salle des Préludes. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Chorégies 2023 : Encore plus d’étoiles dans les yeux et de stars sur la scène du Théâtre Antique d’Orange en juillet prochain

2022 a été superbe : plus de 30 000 spectateurs pour « Le 5ème Concerto pour piano » de Beethoven dirigé par Myung-Whun Chung, pour « L’Elixir d’amour » de Donizetti, « la Messe Solennnelle » du même Ludwig le 14 juillet, avec en amont, « La Marseillaise » reprise par les milliers de spectateurs et des centaines de choristes debout dans les gradins de pierre le jour de la Fête Nationale, puis « Giselle », le ballet romantique-type d’Adolphe Adam chorégraphié par Kader Belarbi, l’inoubliable « Nuit italienne » avec les magnifiques musiciens et chanteurs de la Scala de Milan et les ouvertures les plus fameuses de Verdi avec Riccardo Chailly à la baguette, sans oublier « La symphonie du Nouveau Monde » de Dvorak et « La Gioconda » de Ponchielli. Voilà pour les souvenirs gravés à jamais dans notre mémoire!

Mais 2023 sera à coup sûr sublime ! Avec dès l’ouverture, le 2 juillet, une icône, une véritable rock-star du piano, Khatia Buniatishvili qui a donné son 1er concert à l’âge de 6 ans. Elle a remporté le Grand Prix Horowitz à Kiev en 2033 puis le Prix du Public au Concours Arthur Rubinstein en 2008. Depuis, elle parcourt la planète pour une carrière internationale et elle viendra pour la 1ère fois aux Chorégies interpréter l’émouvant Concerto pour piano n° 23 de Mozart.

Khatia Buniatishvili. © DR/Chorégies

Le 8 juillet, l’opéra le plus joué au monde « Carmen » de Bizet avec dans le rôle-tire Marie-Nicole Lemieux (la contralto que l’on avait applaudie dans « Samson et Dalila » aux côtés de Roberto Alagna il y a 2 ans au Théâtre Antique). Jean-Louis Grinda, le directeur des Chorégies, qui l’a mise en scène au Capitole de Toulouse l’an dernier, la trouve tout simplement « Exceptionnelle, explosive de sensualité dans ce rôle. Les Chorégies étaient son rêve, elle va le réaliser avec le ténor Jean-François Borras qui interprètera Don José ».

Marie-Nicole Lemieux. © DR/Chorégies

Autre star du piano le 11 juillet, le prodige russe Evgeny Kissin qui était déjà venu en 2001 à Orange et avait essuyé un terrible orage…L’été prochain, il jouera des partitions pour piano de Bäch, Mozart et Debussy en 1ère partie puis Rachmninov en seconde.

Le pianiste russe Evgeny Kissin.© DR/Chorégies

Comme les Chorégies sont éclectiques et souhaitent chaque année élargir leur audience, elles proposent aussi de la danse le 16 juillet avec le Ballet de la Scale de Milan dont le programme n’est pas encore défini. Du jazz, le 18 avec Eastwood fils, Kyle qui rendra hommage à son papa en interprétant avec son quintet des versions revisitées des bandes originales de films avec saxophone, trompette, contrebasse, guitare basse et batterie.

Kyle Eastwood.© DR/Chorégies

Le 24 juillet, pour la cloture de l’édition 2023 des Chorégies, un duo de feu, un couple à la ville comme à la scène : la plus grande soprano actuelle Anna Netrebko et son époux le ténor Yusif Eyvazov. Ce sera là aussi une 1ère pour Orange. Jean-Louis Grinda ne cache pas son plaisir : « C’est la plus belle voix de la planète, elle a une couleur unique, un timbre splendide, une technique de folie, elle chante ‘Aïda’ et ‘Turandot’ sans forcer, vous vous rendez compte! Nous avons beaucoup de chance de les avoir tous les deux, ce sont des artistes avant tout, passionnés par leur art, ils adorent chanter sur scène, ils sont transcendés par le public, , enivrés comme Robert Alagna quand il vient à Orange, ils donnent tout, c’est absolument magique ». Au programme Verdi, mais il n’est pas encore défini !

Anna Netrebko et son époux le ténor Yusif Eyvazov.© DR/Chorégies

Enfin les Chorégies souhaitent accueillir des jeunes, c’est la raison pour laquelle, le directeur avec le conseil d’administration soutient des musiciens émergents, ce sera le cas le 13 juillet au Théâtre des Princes. « Allez les voir, les découvrir, ils sont formidables. En ce moment avec la crise tout court et la pandémie, les engagement sont rares, donnez-leur un coup de main ».

Jean-Louis Grinda.

Aux côtés de Jean-Louis Grinda, lors de la conférence de presse étaient présents les partenaires habituels des Chorégies, la ville d’Orange, le département, la région représentée par Michel Bissière. Il est vrai qu’elles ont failli disparaître en 2018 ,alors que c’est le plus vieux festival du monde (elles datent de 1869) et que Renaud Muselier les a carrément sauvées. Elles s’autofinancent à hauteur de 70%, le reste ce sont des subventions. Pour 2023, la durée des Chorégies sera raccourcie (4 semaines au lieu de 6 ou 7), mais l’équipe qui la tient à bout de bras à longueur d’année est réduite, seulement 7 personnes pour un théâtre antique de 8 313 places sur les gradins de pierre. Des efforts sont faits aussi pour accueillir encore mieux le public, des bus de la Région Sud entre Orange et Avignon et Carpentras pour que les aînés n’aient pas à prendre leur voiture, des navettes avec les parkings autour d’Orange, -10% sur les tarifs pour ceux qui réservent avant le 31 janvier, un « Tarif familles » avec pour un couple, 2 places gratuites pour 2 enfants de moins de 18 ans.

Alors, dépêchez-vous…mais vous ne pouvez pas aller plus vite que la musique puisque les réservations se feront à partir du 19 décembre.

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