18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

À Villeneuve-lès-Avignon comme au cœur d’Avignon, Maison Bronzini et Casa Bronzini incarnent une même vision : transformer un restaurant en véritable lieu de vie. Héritage patrimonial, convivialité contemporaine et sens aigu du rendez-vous rythment deux adresses complémentaires qui ont accueilli près de 110 000 couverts en 2025.

À l’origine, il y a un site chargé d’histoire. À Villeneuve-lès-Avignon, le Moulin de la Chartreuse plonge ses racines au XIVᵉ siècle, lorsque les Chartreux, installés sous la protection du pape Innocent VI, y développent la culture de l’olivier et la production d’huile. Un héritage ininterrompu depuis plus de 650 ans, en suspens, seulement le temps de la Révolution française, et reconnu par une inscription au patrimoine historique en 2009.

Philippe Bronzini Copyright Linkdin

Bistrot, jardin, boutique…
Repris en 2008 par Philippe Bronzini, le moulin devient progressivement bien plus qu’un outil de production. Modernisé, récompensé pour la qualité de ses huiles d’olive, il se transforme au fil des années en un ensemble hybride : bistrot, jardin, boutique, salon de thé, pâtisserie maison, showroom et salons privés. « On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu », résume l’équipe, revendiquant une approche où le patrimoine nourrit l’expérience contemporaine. Le moulin propose 350 couverts sur 7 salles et 250 en terrasse.

Deux adresses, deux tempos
À cette Maison, destination en soi, répond depuis octobre 2024 la Casa Bronzini, installée place de l’Horloge à Avignon. Héritière d’une brasserie familiale autrefois tenue par les grands-parents de Philippe Bronzini, l’ancien Mistrau devenu la Casa, décline la même exigence dans un registre plus urbain : café dès le matin, déjeuner animé, apéritif et soirées rythmées. Une brasserie centrale, élégante sans être guindée, pensée pour suivre le pouls de la ville. L’endroit accueille 140 couverts sur trois salles, plus 120 en terrasse.

Maison Bronzini 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon Copyright Maison Bronzini

Une même philosophie et des ambiances différentes
Si les ambiances diffèrent, la philosophie reste identique : régularité, accueil et qualité, avec une capacité d’accueil conséquente : plus de 350 couverts par service à Villeneuve, 140 à Avignon, sans compter les terrasses. Un volume assumé, rendu possible par une organisation structurée et une équipe renforcée lors des périodes de forte activité.

Créer des habitudes plutôt que du ‘one shot’
Au cœur du projet, une programmation événementielle pensée comme un fil rouge. DJ sets, soirées signature, afterworks et temps forts saisonniers scandent l’année sans chercher le spectaculaire à tout prix. « On ne fait pas du bruit, on crée des rendez-vous », résume Pierre Giovannini, responsable communication et événementiel, arrivé en septembre 2025 pour structurer l’image digitale des deux établissements et transformer l’activité quotidienne en véritable expérience.

Casa Bronzini 13, place de l’Horloge à Avignon Copyright Casa Bronzini

Des soirées protéiformes
Alors que la fréquentation de la sphère restauration semble se fragiliser, Bronzini mise sur l’identité, l’ambiance et la fidélisation. Locaux, touristes, groupes ou professionnels : chacun y trouve un usage, du simple café matinal à la soirée thématique. Dernier exemple en date : une soirée casino immersive, à la Maison Bronzini, où les salles se sont métamorphosées le temps d’une nuit, confirmant cette volonté de renouveler sans cesse l’expérience.

Métamorphoses, les dates
2008 : reprise du Moulin de la Chartreuse par Philippe Bronzini ; 2012 : création du Bistrot du Moulin avec la cuisine de saison et l’ouverture du jardin ; 2016 : nouvelle dimension “lieu de vie” avec son bar/salon de thé, sa pâtisserie, sa boutique agrandie : naissance de l’univers Maison Bronzini ; 2017 : lancement de l’oléo-cosmétique, des soins à base d’olivier ; 2018/2019 : trituration externalisée pour des raisons sanitaires et des contraintes patrimoniales, cuverie et mise en bouteille conservées sur place ; 2020 : aménagement d’un showroom et de salons privés dans l’ancien espace du moulin ; Une phrase qui résume l’ADN : “On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu.” Casa Bronzini, Avignon – Place de l’Horloge, est la continuité de cette exigence… dans un autre tempo. Ouverte en octobre 2024, après le rachat de Lou Mistrau « car nous voulions être présent au cœur d’Avignon ». De plus la brasserie appartenait aux grands-parents de Philippe Bronzini entre 1938 et 1951. La Casa Bronzini porte la même signature : accueil, qualité, ambiance, régularité, avec une énergie plus urbaine, plus spontanée, plus rythmée.

Les infos pratiques
Maison Bronzini, 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon. Moulin de la Chartreuse, à la même adresse. Casa Bronzini, 13 Place de l’Horloge, Avignon.
Mireille Hurlin


Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

Sac sur le dos, billet aller simple, 10 000€ d’économies : entre décembre 2024 et mai 2025, Pierre Giovannini responsable de la communication à la Maison Bronzini ainsi qu’à la Casa Bronzini, a choisi la route plutôt que la ligne droite. De Phnom Penh aux temples d’Angkor, puis de la Thaïlande à l’Indonésie, ce voyage en solitaire raconte moins une parenthèse exotique qu’une bascule intérieure, celle d’une génération qui part pour se retrouver et revient avec l’envie de construire.

Il y a des départs qui ressemblent à des fuites, et d’autres à des mises au point. À 24 ans, diplôme en poche, Pierre Giovannini a pris l’avion avec une idée simple : sortir du bruit. « Un billet aller, un sac sur le dos », dit-il. Destination initiale : Phnom Penh, capitale cambodgienne, carrefour de fleuves et de trajectoires, ville-monde à l’échelle de l’Asie du Sud-Est. 

Phnom Penh, ou l’apprentissage du vide
Au début, il y a la solitude, volontaire, presque méthodique. Un mois pour déconnecter, laisser retomber les tensions ordinaires, s’extraire des frictions et des ruptures qui saturent parfois l’espace mental. Dans les récits de voyage en solo, cet instant compte souvent : celui où l’on cesse de remplir le temps pour commencer à l’écouter. Des voyageurs soulignent d’ailleurs que l’itinérance solitaire favorise autonomie, résilience et clarification des priorités, précisément parce qu’elle confronte à la nouveauté sans médiation. 

Angkor, la leçon du temps long
Puis vient Siem Reap et l’éblouissement d’Angkor Wat, édifié au début du XIIᵉ siècle sous Suryavarman II, devenu au fil des siècles un symbole majeur du patrimoine khmer. Là, l’échelle change : on cesse de compter les jours, on commence à mesurer les siècles. Le voyageur, lui, raconte ce choc comme une mise en perspective : voir une civilisation survivre à l’érosion, aux guerres, aux effacements, remet l’intime à sa juste place.

Un livre, un hamac, et l’alignement
Le récit bascule sur une île, dans une scène presque cinématographique : un hamac, un lieu au milieu de nulle part, et un texte qui agit comme un déclencheur, La Vibration de la pensée de William Walker Atkinson, ouvrage popularisé en France sous le sous-titre ‘Je veux et je peux’.  Au-delà du contenu, c’est l’effet qui compte : une sensation d’alignement, l’envie de cesser d’attendre et de choisir sa suite. À partir de là, dit-il, la solitude s’ouvre : rencontres, amitiés, itinérance.

Thaïlande, Malaisie, Indonésie : vivre plutôt que visiter
Le périple se prolonge en Thaïlande, Malaisie, Indonésie. Et s’épaissit : il ne s’agit plus seulement de voir, mais d’habiter, même brièvement. Trois semaines à élever des poules et des vaches en Thaïlande : une expérience à contre-courant des cartes postales, qui ramène à l’essentiel, au rythme du geste et du quotidien.

Revenir pour grandir
Le retour, enfin, n’a rien d’un renoncement. Il ressemble à une décision : rentrer pour continuer, se former en situation, s’élever professionnellement, tout en gardant le désir de repartir. Une part de lui, dit-il, est d’ailleurs restée aimantée là-bas, comme si le voyage avait ouvert une porte qu’on ne referme jamais tout à fait. Au fond, l’histoire tient en une phrase : ce voyage n’a pas été une parenthèse, mais un point d’inflexion, une nouvelle trajectoire de vie. Un apprentissage de soi par le dehors, et du dehors par le temps long, et cette idée, très contemporaine, qu’on revient rarement identique à l’endroit d’où l’on est parti.
Mireille Hurlin


Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

Dans le cadre de ses événements ‘Un soir, un auteur’, l’association villeneuvoise du même nom reçoit, ce lundi 31 mars à la Maison Bronzini, la comédienne Brigitte Fossey.
La rencontre consistera en un entretien-débat animé par la journaliste Nathalia Lilly Brignoli, autour du livre ‘La passion du verbe – Regards de femme’ (Éditions Onésime 2000; 2016). La soirée sera suivie d’une séance de dédicaces et s’achèvera avec un cocktail dinatoire.
« Je pense, qu’en partie, j’ai voulu faire ce métier parce que justement ça représentait une aventure sans cesse recommencée. Ça fait partie de moi, je suis une saltimbanque, je suis une itinérante », explique l’actrice.

Une carrière débutée avec Jeux interdits
A cinq ans, elle fut l’interprète inoubliable de Jeux interdits, de René Clément, pour lequel elle reçut le prix d’interprétation féminine au Festival de Venise. Ce film a marqué pour Brigitte Fossey le début d’une carrière jalonnée de rencontres avec des réalisateurs aussi prestigieux que François Truffaut, Robert Altman (aux côtés de Robert Redford), « Quintett », prix d’interprétation féminine au Festival d’Avellino, mais aussi Claude Pinoteau (La Boum 1 et 2), Bertrand Blier, Robert Enrico, Claude Lelouch… et tant d’autres. Talentueuse et populaire, elle incarne également des personnages forts dans des séries ou des téléfilms qui sont restés gravés dans nos mémoires, comme ‘Les Gens de Mogador’. Elle participe désormais à de nombreux récitals de lectures : Marguerite Duras, Christian Bobin, Amin Maalouf…

A.R.C

‘Un soir, un auteur’ avec Brigitte Fossey à la Maison Bronzini, 72 bis rue de la République, Villeneuve-lès-Avignon. 19h : accueil. 19h45-21h00 : rencontre puis dédicaces. 21h-23h : cocktail dînatoire. Tarifs : de 15 à 40€ par personne. Inscription obligatoire et programme sur www.unsoirunauteur.com


Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

Pour cette – déjà – 3e édition, il sera question d’une journée d’étude à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, d’un concert de Virginie Seghers, d’un spectacle de Yan Allegret  avec le Théâtre des Carmes, de lectures au Totem – Scène conventionnée Art, enfance, jeunesse –  et au Théâtre des Doms, d’un brunch littéraire à la Maison Bronzini et, enfin, d’un bal littéraire.

La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon : un monument ? Un lieu de théâtre ? Le Centre National des écritures du spectacles ?
Soit ! Mais Marianne Clevy, directrice de la structure depuis 2020 commence à réaliser avec enthousiasme que ce lieu devient réellement au fil des ans un Centre culturel de rencontres. Dans tous les cas, c’est sa mission et son vœu le plus cher : faire de la Chartreuse un lieu de rencontres avec expos, tourisme, patrimoine, théâtre et écriture. «J’ai enfin ma partition, je construis une vraie saison avec la régularité d’un centre culturel, avec des marqueurs que l’on peut retrouver chaque année : Fête de l’architecture, Rencontre au jardin, Festival du Polar, Journées de l’Edition théâtrale… Et l’année 2024 s’annonce déjà avec des perspectives de rencontres encore plus réjouissantes… Il se passera toujours quelque chose à la Chartreuse… mais patience.»

Les Journées de l’édition théâtrale pour annoncer l’hiver
«Un moment festival en plein cœur de l’hiver, créer un événement sur l’actualité littéraire du théâtre, moi ça me fait plaisir ! D’emblée Marianne Clévy donne le ton. Ces journées de l’édition théâtrale seront jubilatoires, diverses, faites de partenariat et de rencontres et surtout nécessaires.On connaît la rentrée littéraire. L’actualité théâtrale de l’édition n’avait pas d’événements, aucun focus alors que plus de 12 prix sont pourtant  décernés à la littérature du théâtre, une littérature qui se lit, s’écoute et se voit en spectacles. L’objectif de ces journées est de nous faire découvrir de jeunes auteurs de théâtre français et francophones.»

Les écritures théâtrales sont des écritures hyper-simples
«Jusqu’où peut-on aller sans faire basculer l’identité d’un lieu,  comment ouvrir ce lieu, comment proposer des choses auxquelles je crois qui ne sont pas ‘animatoires’, qui ne me semblent pas être des dévoiements de ma mission et qui participent à populariser la mission que l’on a qui est de dire : les écritures théâtrales sont des écritures hypersimples. Il est plus facile de lire des pièces de théâtre, quelquefois, que certains romans. L’ écriture théâtrale est beaucoup plus en phase avec les jeunes adultes que les romans. »

Des partenariats hors les murs pour cette 3e édition
Pour cette 3e édition, la Chartreuse choisit de s’étaler, de ne pas s’emmurer. «On a des murs qui racontent quelque chose mais qu’on travaille à être poreux . Le partenariat c’est œuvrer ensemble, avec des préoccupations et des enjeux communs. Trois théâtres emblématiques d’Avignon nous rejoignent :  Le Totem  pour une lecture jeune Public (Joet Léo de Julie Ménard), le théâtre des Doms qui reçoit l’auteur camerounais Kouam Tawa (lecture Le fruit d’un arbre) et le Théâtre des Carmes qui programme Jeanne de Yan Allegret avec Julie Moulier.

La Chartreuse fait son bal en toute impertinence
Quand Marianne Clevy nous parle de la journée du dimanche et tout particulièrement du bal-spectacle qui aura lieu l’après-midi dans la belle salle du Tinel, elle est intarissable et la passion l’emporte. Oui, elle a une grande joie de pouvoir proposer cet événement qui se veut ouvert à tous, libre et gratuit .«J’ai voulu marquer le dernier jour de la programmation mais aussi la fin de ce bel automne de rencontres diverses par une journée incroyable. Une envie de faire la fête et surtout de retrouver la Chartreuse dans son impertinence intelligente, ce lieu populaire qui était traversé par les habitants de Villeneuve. Il y a eu en effet dans les années 50, une fameuse boîte de nuit «Le Tronc», rue de l’Amelier,  sous la cave du pape. Nous avons retrouvé dans les archives une affiche d’origine qui en faisait la publicité : un club de jeunes pour les jeunes. Toute l’équipe a réfléchi pour transformer le Tinel en salle de bal, sans gradins et plateau inversé, bref la voir dans toute sa virtuosité. C’est mon invitation aux jeunes : tu t’ennuies ce dimanche ? Viens guincher à la Chartreuse ! »

Avoir chaud ensemble en dansant pour fêter les 50ans de la Chartreuse
«Comme on fête aussi les 50ans de la Chartreuse, on va commencer ce bal avec des musiques des années 70 avec Grupetto, un vrai orchestre dont les musiciens sont issus pour la plupart des équipes passées et présentes de la Chartreuse. Ils introduiront aussi quelques pointes de mémoire en empruntant aux lettres ou écrits de ces années-là. Les DJ Cédric et Benoit de Soundivine animeront la deuxième partie du bal en évoquant à leur manière les musiques que les auteurs qui étaient en résidence à la Chartreuse écoutaient pendant qu’ils écrivaient. Même s’ils ne sont pas forcément présents ce jour-là, ils nourriront ainsi nos «guinchades».
Dimanche 10 décembre. De 15h à 18h. Entrée libre sans réservation. Salle du Tinel. La chartreuse.

La Chartreuse se met à table : plaisirs gourmands et littéraires
Toujours avec l’idée de passer un week-end entier à la Chartreuse, il y aura la possibilité de partager la table d’hôte avec les équipes artistiques le samedi midi. Dans un autre registre la Maison Bronzoni nous propose un brunch littéraire le dimanche midi juste avant le fameux bal. «Ce buffet littéraire a été super agréable à imaginer, à préparer. Croiser plaisir gourmand et plaisir de gourmandises littéraires, penser que quelqu’un qui n’est pas du théâtre puisse venir pour goûter du littéraire de Duras à Alice au Pays des merveilles ! J’aimerais que ça devienne un incontournable de l’hiver, comme commence à l’être le pique-nique littéraire du mois de juin,»  projette Marianne Clévy.
Dimanche 10 décembre de 11h30 à 14h. 39e. Maison Bronzini. Moulin à Huile. Villeneuve-lès-Avignon.04 90 25 45 59 / contact@maisonbronzini.com

Virginie Seghers

Les autres rendez-vous

Fruit d’un arbre de Kouam Tawa
Lecture par Roberto Jean suivie d’une rencontre avec l’auteur. Un homme est enfermé, sans n’avoir plus aucun repère et nous parle. C’est le fils qu’un dictateur destinait à sa succession et qui s’y préparait. Qu’est ce que c’est que d’être le fruit d’un dictateur ? Comment on répare ou pas ?
Mercredi 6 décembre. 19h. Entrée libre sur réservation. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.   04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu

Échos d’atelier, concert de Virginie Seghers
Virginie Seghers, auteur-compositeur-interprète, nous invite à un voyage poétique et musical au cœur d’un atelier extraordinaire, qui n’est qu’une métaphore de la vie. Fille de Pierre Seghers, poète, éditeur et résistant de la première heure, qui fonda en 1939 sa célèbre maison d’édition à Villeneuve-lès-Avignon, elle revient, en chanson, sur les terres de ses racines. Ce spectacle fait écho à la soirée inaugurale de mardi, l’hommage à Pierre Seghers «Editer c’est résister».
Jeudi 7 décembre.20h. 10 et 15€. Tinel de la Chartreuse.04 90 15 24 24 / accueil@chartreuse.org     www.chartreuse.org

Jeanne
Sans raison explicable, une femme, un jour, ne rentre plus chez elle. Délaissant travail, amour, enfants, Jeanne se réfugie dans une chambre d’hôtel anonyme, puis dans la ville elle-même. Auteur, metteur en scène et directeur du Nouveau Gare au Théâtre de Vitry-sur-Seine, Yan Allegret est venu écrire à la Chartreuse une partie de ce texte qui vient d’être créé en Île-de-France, et enregistré sur France Culture. Julie Moulier, actrice bien connue des spectateurs de la Chartreuse en tient le rôle principal.
Samedi 9 décembre.20h. 10 et 15€. Tinel de la Chartreuse. Réservations auprès du Théâtre des Carmes : 04 90 82 20 47. theatre-des-carmes@orange.fr

Ainsi pleurent nos hommes de Dominique Celis
Lecture par Valérie Diome, suivie d’une rencontre avec l’auteur. Dans ce saisissant premier roman, Erika fait le récit d’un amour qui tente de résister à la fatalité tragique héritée du passé.
Samedi 9 décembre.15h. La Chartreuse.

Des Pintades et des Manguiers de Claire Tipy
Lecture et rencontre avec l’autrice
Samedi 9 décembre.18h. La Chartreuse. Sur réservation  04 90 15 24 24 / accueil@chartreuse.org /  www.chartreuse.org Les journées de l’Edition théâtrale du 5 au 10 décembre. Programme complet sur www.chartreuse.org


Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

Le plus ancien Moulin à huile d’olive du Gard Rhôdanien se pare de rouge, vert, or et blanc aux couleurs du Père Noël, des sapins, des guirlandes lumineuses et de flocons de neige les 14, 17 et 18 décembre prochains. Au menu, pour les enfants, promenades en poneys, ateliers de déco de cartes de voeux, de photophores, de couronnes végétales et de suspensions étoilées.

Côté cuisine, confection de « pop cakes » et de « biscuits décorés » avec Mathieu Roger. C’est le nouveau chef-pâtissier du restaurant, arrivé en septembre qui, en plus de macarons aux fruits rouges, des mendiants en pâte d’amande qui recouvre une datte, l’un des 13 desserts provençaux, des millefeuilles, des éclairs au chocolat et au café, de tartes au citron meringuées propose ses bûches de Noël. D’abord une création, « Carlotta » (mousse de noix de pécan, biscuit aux amandes, compotée de Granny Smith), ensuite une « Forêt noire » au chocolat…blanc (avec une mousse stracciatella au mascarpone, crème Chantilly et des griottes confites) et enfin une composition noisettes-agrumes avec crème glacée aux marrons et à la vanille.

Mathieu Roger, le nouveau chef pâtissier découpe une de ses bûches de Noël.

« Je suis dans la tradition, la simplicité, l’extravagance n’est pas mon fort » confie-t-il. Il n’est pas fan du tout d’émissions de TV comme « Le meilleur pâtissier. « Le patron m’a demandé de faire des bûches aux marrons, c’est incontournable, c’est cassique! ». Avec ses 2 collaborateurs en pâtisserie, (Harmony et Antonin), il confectionne aussi des truffes au chocolat, des pâtes de fruits confits, des brioches feuilletées, des caramels mous, des tablettes de chocolat artisanal.

Le moulin à huile de la Chartreuse de Villeneuve est la fierté de la Maison Bronzini : il date de 1358 (époque du Pape Innocent VI) et perpétue un savoir-faire multicentenaire qui lui a valu plusieurs médailles d’or au Salon de l’Agriculture à Paris en 2011, 2013 et 2016.. Forts de ces succès, le patron, Philippe Bronzini a d’ailleurs lancé en 2017 une ligne d’oléo-cosmétique, des soins puisant leur force dans l’olivier.

La Maison Bronzini, en plus de son restaurant, propose un bistro, une terrasse ombragée l’été, un espace-bar cosy et chaleureux, un coin boutique avec objets de décoration intérieure, produits d’épicerie fine, sélection de vins de Châteauneuf-du-Pape. Et vous pourrez, dès l’Epiphanie y découvrir les galettes des rois, à la frangipane comme aux fruits confits… Quant aux pompes à l’huile d’olive « Made in Provence », elles sont là et la magie de Noël opère déjà!


Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

L’association Aloïs & moi propose à la vente de sacs, étoles, snoods, accessoires, entièrement tricotés et crochetés à la main par les bénévoles de l’association au profit des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Les bénéfices de la vente seront entièrement reversés à des organismes s’occupant de cette maladie.

«Nous avons beaucoup de nouveautés à vous proposer, « dans l’air de temps » car au crochet, avec les sacs Grany et bien d’autres accessoires, précise Anne Pujol Olivier, la présidente et fondatrice de l’association Aloïs & moi… Et pour les inconditionnels, un grand choix de nos écharpes et snoods iconiques, ainsi que de nombreux ponchos, mitaines, bonnets, … pour affronter l’hiver ! Le bénéfice intégral des ventes antérieures ont permis le voyage très joyeux de nombreux malades de la maladie d’Alzheimer et de leurs conjoints organisé par Lisa Junglas, responsable de « Alzheimer Ecoute » à Avignon ».

Sac et étole réalisés au crochet

Les infos pratiques
Aloïs & moi sera présent à la Maison Bronzini lors du goûter de ce samedi 26 novembre. Un autre événement se profilera, tout comme l’an dernier, 19 Boulevard Raspail à Avignon le Vendredi 9 Décembre de 11h à 18h. La journée se conclura par le tirage au sort de la tombola -10€ le ticket- qui avait déjà remporté un grand succès, et autour d’un verre. Maison Bronzini 72 Bis, Rue de la République, 30400 Villeneuve-lès-Avignon

Les créations d’Aloïs & moi en faveur des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer

Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

Le mardi 18 octobre, la romancière Agnès Michaux présentera son tout nouveau roman ‘1909’, le troisième tome de ‘La fabrication des chiens’, à la Maison Bronzini à Villeneuve-lès-Avignon dans le cadre de l’événement ‘Un soir, un auteur’.

Agnès Michaux est l’auteure d’une vingtaine de romans. Elle a notamment écrit la trilogie ‘La fabrication des chiens’ dont le dernier volet ‘1909’ vient d’être publié aux éditions Belfond, qu’elle présentera le mardi 18 octobre à la Maison Bronzini à Villeneuve-lès-Avignon dans une interview-débat, suivie d’une séance de dédicaces.

Dans ce dernier volet, on suit les aventures du photographe Louis Daumale qui est père de deux filles et se confronte aux défis du mariage à Paris, où le monde moderne est en train de s’inventer, poursuit sa métamorphose du tournant du XXᵉ siècle. Un monde où Louis, l’homme au chien, l’homme-chien, n’en finit pas de découvrir que ce que l’on fait aux chiens annonce ce qui arrivera aux hommes. Les haines fermentent toujours, tout se ligue contre la paix, même les mots, même les livres – qui excitent le goût humain des catastrophes.

Mardi 18 octobre. 19h. Maison Bronzini. 72Bis Rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon.

V.A.


Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux

Autodidacte Jean-Marc Battini développe une passion pour la peinture pendant le premier confinement. Inspiré par les personnages de son enfance, l’artiste nous entraîne dans son monde pictural entre pop culture et Street Art où il détourne et mixe images cultes et personnages connus armé de ses couleurs, collages, tags… Sensible à l’environnement. l’artiste peint librement, utilisant d’anciennes enseignes publicitaires en panneaux de composite d’aluminium comme support.

Les infos pratiques

Exposition de peinture de Jean-Marc Battini. Ouverture ce jeudi 8 juillet à 19h. Maison Bronzini Provence. Lieu de culture, expos, concerts, bistronomie, boutique et art de vivre. 74, rue de la République à Villeneuve-lès-Avignon. 04 90 25 45 59
M.H.

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