23 février 2026 |

Ecrit par le 23 février 2026

Nîmes invente le triathlon monumental

Le 31 mai prochain, Nîmes accueillera, pour la première fois, un triathlon d’un genre inédit, reliant le Pont du Gard aux arènes nîmoises. Pensé comme une épreuve sportive autant que patrimoniale, le Triathlon Monumental Nimes – Pont du gard entend conjuguer performance, exigence logistique et mise en valeur d’un territoire d’exception. Près de 1 500 athlètes sont attendus pour s’essayer à trois parcours : la natation, le vélo et la course à pied.

À l’origine du projet, une idée simple mais ambitieuse : créer un triathlon qui ne soit pas interchangeable. «Il ne s’agissait pas de faire un triathlon de plus, mais le triathlon qui manquait à la région», résume Frédéric Moline, organisateur de l’événement et lui-même triathlète. En Occitanie, aucune épreuve internationale de cette ampleur n’existait jusqu’alors. Encore moins un parcours intégralement scénographié autour de monuments bimillénaires.

Quand le patrimoine devient terrain de jeu
Le point de départ donne le ton : une nage dans le Gardon, au pied du Pont du Gard, monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Les athlètes traverseront les arches de l’aqueduc avant de rejoindre Nîmes, où vélo et course à pied les mèneront au cœur d’un centre-ville transformé, le temps d’un dimanche, en arène sportive à ciel ouvert. Pour l’occasion la vile de Nimes prêtera plus de 4 000 barrières pour sécuriser les parcours en centre ville.

Deux formats, une même exigence
L’épreuve se décline en deux distances : un format dit ‘M’ pour la distance olympique, et un format ‘L’, équivalent à un half Ironman. Dans les deux cas, la difficulté ne tient pas seulement à l’effort physique ; jusqu’à 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied, mais aussi à la technicité des parcours, mêlant routes de l’arrière-pays nîmois, reliefs du pays d’Uzès et traversées urbaines.

Les parcours cyclistes
Les parcours cyclistes empruntent notamment des routes déjà foulées par le Tour de France, tandis que la course à pied serpente autour des grands marqueurs de la ville tels que la Maison Carrée, les Jardins de la Fontaine, le Temple de Diane, la Tour Magne, avant une arrivée sur le parvis des Arènes de Nîmes.

Un événement sportif… et territorial
Au-delà de la compétition, l’événement est pensé comme un rendez-vous économique et touristique. Les triathlètes, majoritairement européens pour cette première édition, arrivent plusieurs jours à l’avance pour reconnaître les parcours, mobilisant hébergements, restauration et services locaux. Environ 300 bénévoles seront mobilisés pour assurer l’accueil et la logistique.

De l’ambition et apporter de la visibilité à sa ville
Autre marqueur de cette ambition : la retransmission télévisée. L’épreuve fera l’objet d’un programme diffusé sur La Chaîne L’Équipe, offrant une visibilité nationale à l’événement et, par ricochet, au territoire nîmois.

Une organisation au long cours
Derrière cette première édition, plus de deux ans de maturation et près d’un an de travail opérationnel. Le budget, compris entre 300 000 et 350 000€, repose sur un équilibre entre investissements privés, partenariats, collectivités et droits d’inscription des athlètes. «À la fin, ce qui comptera, c’est que chaque triathlète reparte avec le sentiment d’avoir vécu une expérience unique», conclut Frédéric Moline.

Les infos pratiques
Triathlon Monumental Nîmes – Pont du Gard. Dimanche 31 mai 2026 avec un départ à 8h. Rendez-vous au Pont du Gard, pour le départ natation et en centre-ville de Nîmes pour l’arrivée aux Arènes. Formats sportifs : M (distance olympique) et L (format half Ironman). Tarifs d’inscription : Format M : à partir de 92€ et Format L : à partir de 220€. Participants attendus : 1 500 athlètes et 300 bénévoles pour encadrer la course. Inscriptions : via la billetterie en ligne ici.
Mireille Hurlin


Nîmes invente le triathlon monumental

Le groupe Edeis, qui a la gestion des monuments romains de Nîmes depuis 2021, annonce être reconduit comme gestionnaire pour les huit prochaines années.

Le groupe Edeis est en charge depuis trois ans des monuments romains de la ville de Nîmes, à savoir : les Arènes, la Maison Carrée et la Tour Magne. La mission du groupe à l’époque était de « magnifier le passé pour mieux construire l’avenir. »

Suite à une procédure d’appel d’offre initiée en 2023 et à une délibération du conseil municipal au début de ce mois de juillet, Edeis a été reconduit par la Ville de Nîmes comme gestionnaire de ces monuments pour encore huit ans. Désormais, le gestionnaire sera aussi aux commandes de la Maison Saurel qui va faire l’objet d’un projet de rénovation en cohérence avec le projet d’exploitation touristique et culturel de la ville.

« Cette reconduction est une marque de confiance pour notre projet et pour tous nos collaborateurs engagés au quotidien pour les Nîmoises et les Nîmois, a déclaré Jean-Luc Schnoebelen, président d’Edeis. Notre ambition est renforcée : valoriser le riche patrimoine historique de la ville, faire revivre à tous la romanité et offrir aux habitants et aux visiteurs de nouvelles expériences inoubliables tout au long de l’année. »

Quel avenir pour les monuments romains ?

Si le groupe présentera sa feuille de route pour les prochaines années à la rentrée, Edeis a déjà révélé quelques-uns de ses axes de travail concernant les monuments nîmois :

  • Diversifier les offres de visites aux Arènes et à la Tour Magne, en proposant des supports de médiation adaptés à tous les publics et particulièrement les familles.
  • Augmenter les horaires de visites des monuments afin que le plus grand nombre puisse en bénéficier tout au long de l’année.
  • Faire évoluer la muséographie actuelle de la Maison Carrée afin de mieux valoriser son caractère historique et architectural, en cohérence avec le travail remarquable réalisé par la Ville de Nîmes à l’initiative de son maire Jean-Paul Fournier, qui a permis l’inscription de la Maison Carrée au
    patrimoine mondial de l’Unesco.
  • Proposer en août un nouveau spectacle exceptionnel mêlant histoire locale et arts scéniques qui, à travers des projections multimédias et des performances artistiques, offriront une expérience émotionnelle et mémorable, célébrant l’histoire et la beauté de Nîmes.
  • Transformer la Maison Saurel afin d’offrir une expérience complète alliant restauration et immersion dans l’histoire de l’eau à l’époque romaine.

Nîmes invente le triathlon monumental

Le monument antique rejoint le club très fermé des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

L’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) vient d’inscrire la Maison carrée au patrimoine mondiale de l’humanité. Il s’agit du 51e site français à rejoindre cette liste prestigieuse.

Le monument romain, construit au Ier, siècle figure aussi désormais aux côtés des autres sites régionaux classés par l’Unesco : le théâtre antique et l’arc de triomphe d’Orange ainsi que les monuments romains et romans d’Arles depuis 1981, le Pont du Gard depuis 1985, le Centre historique d’Avignon (incluant le Palais des Papes, le pont St Bénezet, les remparts, la basilique Notre-Dame des Doms et le musée du Petit Palais) depuis 1995, l’Abbatiale de Saint-Gilles du Gard (au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France) depuis 1998, la Grotte Chauvet en Ardèche depuis 2014 et la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille depuis 2016. Un club des 7 (désormais 8 ?) qui s’est notamment regroupé en 2019 afin de créer une offre touristique commune et mutualiser les outils et les moyens de promotion.

De son côté, la Ville de Nîmes a délégué depuis 2021 la gestion de la Maison carrée à la société Edeis qui a revu depuis la muséographie du site antique.


Nîmes invente le triathlon monumental

La Ville de Nîmes et son délégataire la société Edeis, chargée de la gestion des monuments antiques depuis l’an dernier, propose, depuis le 1er juillet, une nouvelle muséographie pour découvrir la Maison Carrée. Le nouveau parcours de visite s’articule autour de nombreuses thématiques pour comprendre le rôle et la fonction de ce temple romain destiné au culte impérial. Un lieu aujourd’hui candidat au patrimoine mondial de l’Unesco.

En charge de la gestion du théâtre antique d’Orange, la société Edeis s’occupe également depuis 1 an maintenant de la gestion de la Maison carrée à Nîmes pour le compte de la commune. Dans ce cadre, une nouvelle muséographie a été mise en service depuis le 1er juillet dernier dans ce monument antique datant du 1er siècle et constituant sans doute le temple romain le mieux conservé au monde.

Un nouveau parcours de visite
Le nouveau parcours débute par une contextualisation de Nîmes dans la Gaule narbonnaise, lorsque Auguste y impose petit à petit le pouvoir de Rome, après ses victoires militaires. L’exposition aborde le thème du culte impérial qui permet à Auguste d’assoir son pouvoir mais également de rencontrer l’adhésion des populations locales.
La deuxième thématique abordée est l’architecture du monument dans ses grandes lignes (monument hexastyle, pseudo-périptère, style corinthien romain), en insistant sur les monuments de références situés à Rome qui ont concouru à son édification : le temple de Mars Ultor (Mars Vengeur), le temple d’Apollo in Circo et enfin l’Ara Pacis, dont le décor est très similaire à celui sur la frise de la Maison Carrée.

©Ville de Nîmes

Une grande maquette permet ensuite de resituer la Maison Carrée sur le forum antique, et de découvrir la Maison Carrée dans sa globalité architecturale et ses détails, grâce à un dispositif multimédia de localisation.
On n’oublie pas l’importance de la salle cultuelle, la cella, et de la pierre de Lens, une pierre calcaire très dure extraite à une vingtaine de kilomètres, dont un échantillon est présenté afin d’illustrer de prouver sa robustesse au fil des siècles et son grain d’une grande finesse, aussi bien sur les colonnes que les sculptures.

Eglise, préfecture, mosquée et même tombeau ?
Est ensuite abordée la découverte de la dédicace et sa transcription par Jean-François Séguier, un savant nîmois qui en a trouvé la clé et permis de comprendre que la Maison Carrée était un temple dynastique voué au culte impérial.
Un autre moment important de la visite : le visionnage de ‘Regards croisés’ où trois éminents spécialistes donnent leur vision, leur interprétation de la Maison Carrée, tout en sachant qu’ils l’ont eu comme sujet de travail…
Le parcours continu ensuite avec la découverte des travaux de restauration et de fouilles qui ont su éclairer les scientifiques et réunir les conditions pour offrir à la Maison Carrée un nouvel éclat, dans le respect de sa valeur et des techniques les plus adaptées.
A découvrir également, la présentation de différentes utilisations parfois surprenantes de la Maison Carrée, car si elle est si bien conservée aujourd’hui, on le doit à son occupation quasi-continue au fil des siècles (église plusieurs fois, certainement une mosquée, écurie, projet de tombeau, préfecture…
Enfin la visite s’achève par un moulage de chapiteau issu de la restauration Séguier (XVIIIe siècle), trésor d’un travail artisanal qui voulait déjà à l’époque rendre toute sa splendeur d’antan.

©Ville de Nîmes

+10% de visiteurs
Encore considéré aujourd’hui comme un modèle d’inspiration pour les architectes et les artistes, la Maison Carrée attire toujours autant les foules. Ainsi, près de 1 800 visiteurs se sont pressés, lors du week-end inaugural des 2 et 3 juillet pour découvrir cet édifice qui, à l’époque romaine, était situé au sud du forum, un vaste espace public qui constituait le cœur de la cité.
Ce week-end du 14 juillet ils étaient encore 1 255, contre 858 en 2019, à venir se presser dans ce monument unique. De quoi, avec 9 954 visiteurs contre 8882 en 2019, afficher une fréquentation en hausse de plus de 10% depuis le début du mois.

Pour en savoir plus : https://www.arenes-nimes.com/maison-carree
A noter que le parcours est traduit en 3 langues (français, anglais et espagnol)

©Ville de Nîmes

Informations pratiques
Maison Carrée – Nîmes – Monument historique géré par Edeis
Ouvert 7 jours sur 7 – de 9h30 à 20h en juillet-août
Billet combiné pour visiter la Maison Carrée, les Arènes de Nîmes et la Tour Magne
www.arenes-nimes.com
info@arenes-nimes.com
Tél : 04 66 21 82 56
Tarifs :
Arènes : plein tarif 10€ / tarif réduit 8€
Maison Carrée : plein tarif 6€ / tarif réduit 5€
Tour Magne : plein tarif 3,50€ / tarif réduit 3€
Pass 3 monuments : plein tarif 13€ / tarif réduit 11€

Découvrez la candidature de la Maison Carrée au patrimoine mondial de l’Unesco

https://www.echodumardi.com/tag/maison-carree/   1/1