18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

Marie-Line Benet a lancé son entreprise de culture de chanvre en 100% bio en 2021, avec le statut de micro-entreprise-BA (bénéfice agricole). Elle a un parcours professionnel riche. Elle a en effet tenu plusieurs affaires dans des secteurs différents avant de se lancer dans l’agriculture. 

« Ma famille a toujours habité sur la commune de Mazan. J’ai acheté deux parcelles en 2023 sur ce même village, en pleine campagne, dans un endroit magnifique, humide, propice à la culture », explique Marie-Line Benet. De 2021 à 2023, elle a loué une terre pour expérimenter son affaire. Cela été concluant. Elle a ensuite pris la décision d’investir sur 1,3 ha de terres, avec la mise en place d’un forage, en cultivant une plante vertueuse, le chanvre. « J’ai ce projet depuis longtemps, avec la passion. Durant mes deux années d’expérimentation, je suis tombé amoureuse cette plante aux multiples vertus. J’ai ensuite eu l’opportunité de trouver un terrain pour être autonome. » Pour compléter sa connaissance sur cette plante, sa culture et sa transformation, elle a suivi des formations de la Chambre d’agriculture du Vaucluse

Trois produits dérivés

« J’ai découvert cette plante suite à la visite chez un chanvrier. Pour parfaire ma formation, j’ai effectué de nombreuses recherches sur internet et rencontré des personnes spécialistes du domaine. » Elle se spécialise dans la fleur femelle du chanvre qui produit des cannabinoïdes de CBD et CBC. « Tout est en bio Ecocert, aussi bien sur la culture que sur la transformation réalisée dans mon laboratoire. Mes produits sont 100 % naturels, sans aucun ajout de produits chimiques. Le produit fini est du macérat de fleurs de chanvre mélangé à de l’huile d’olive, suite à un pressage et un filtrage. La fin de la préparation est le conditionnement dans des fioles. » Les autres produits fabriqués sont des infusions ainsi que des fleurs en vrac. La partie stupéfiante interdite est le THC, aussi présente dans la fleur de chanvre. Les graines commandées par Marie-Line Benet sont répertoriés sur un catalogue européen, qui ne donneront par la suite que des fleurs contenant un taux de THC extrêmement faible, dont la tolérance en France est de moins de 0,3%. « Après ma récolte, je dois analyser ma fleur pour vérifier que le THC ne dépasse pas les 0,3%. Le travail nécessaire pour réaliser ce produit est très long, avec un découpage au ciseau des feuilles, en 100 % manuel. »

Dans sa gamme, Marie-Line Benet a ajouté une quatrième référence qu’elle fait faire chez un prestataire bio à Cavaillon, Bicheiro, à savoir la bière au chanvre.

La première récolte a eu lieu en 2025 en septembre. La transformation se fait ainsi de septembre à mars. Le chanvre étant une plante annuelle, il faut replanter chaque année.

Des vertus diverses

Les vertus de cette plante sont nombreuses. En premier lieu, elle a un effet calmant, en réduisant le stress. Elle permet également de travailler contre les addictions comme le tabac ou le sucre. « Elle canalise tous les excès du cerveau. L’utilisation se fait sous la langue, à raison de cinq gouttes. »

Divers canaux de distribution

Pour commercialiser toute sa gamme, Marie-Line Benet est présente sur les différents marchés nocturnes en été, les marchés de Noël ainsi que les salons du bien-être. Elle commence également à proposer ses produits dans quelques commerces. Elle a également un site de vente en ligne.

Marie-Line Benet est présente sur de nombreux marchés nocturnes en été. DR

Une diversification dans les chênes truffiers

250 truffiers ont été plantés en 2023 sur 1 Ha. L’objectif est d’apporter une diversification au chanvre, afin d’assurer un meilleur équilibre financier de l’entreprise. Après une solide formation, Marie-Line Benet a lancé sa plantation. Son objectif est de récolter dans trois ans. « Je suis adhérente du Syndicat des trufficulteurs. Sur 300 m², j’ai également pour projet de planter des figuiers, des oliviers et du safran pour compléter la diversification de mes produits. »

Les perspectives de l’entreprise sont de continuer son développement, avec la potentialité d’embaucher un salarié si le chiffre d’affaires le permet. Comme diversification, Marie-Line Benet a aussi pour projet de lancer la fabrication artisanale d’un savon au chanvre, en saponification.


Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

Animations festives, stages équestres et découverte du monde animal : les vacances de février s’annoncent riches et conviviales à Mazan. Point d’orgue du programme, un grand carnaval gratuit, ouvert à tous, viendra rythmer l’après-midi du samedi 14 février, entre défis ludiques et esprit de fête. Rendez-vous chez Lucky Horse.

Alors que les vacances scolaires offrent une respiration bienvenue, Lucky Horse propose un programme éclectique, pensé pour rassembler petits et grands autour d’activités accessibles, joyeuses et pédagogiques. Le carnaval, temps fort de la quinzaine de ce mois de février, invite le public à se costumer et à participer à un tournoi ludique composé de trois challenges, à relever en binôme, en famille ou entre amis. Rires, esprit d’équipe et bonne humeur sont annoncés, dans une ambiance volontairement légère et festive.

Copyright Lucky Horse

Des animations équestres pour tous les âges
Les vacances seront ainsi ponctuées de stages et ateliers autour du cheval et du poney. Les plus jeunes pourront s’initier en douceur avec des séances de baby-poney mêlant jeux, musique et premières sensations à cheval. Pour les enfants et les adolescents, des stages thématiques seront proposés chaque jour : voltige, maniabilité, monte à cru ou à selle, calèche, liberté, décoration de poney ou encore préparation aux galops de pleine nature. Une approche progressive qui combine pratique sportive, découverte du vivant et confiance en soi. Les adultes et les cavaliers les plus aguerris pourront s’adonner à des balades à cheval et des randonnées permettant de profiter du cadre naturel environnant, loin du rythme quotidien.

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Le vivant au cœur du projet
Autre volet du programme : la vente d’animaux de ferme à petit prix. Chèvres, moutons, boucs et béliers, de tous âges, sont proposés à des particuliers, fermes familiales, éco-lieux ou projets pédagogiques. Manipulés, sociables et habitués au contact humain, ces animaux sont élevés avec soin et peuvent cohabiter facilement avec d’autres espèces. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de transmission, de respect du vivant et de valorisation de pratiques agricoles à taille humaine.

Copyright Lucky Horse

Les infos pratiques
Carnaval chez Isofaculté
. Animations des vacances de février. Samedi 14 février. De 16h à 18h30. Gratuit avec inscription obligatoire. Stages et activités : Baby-poney : à partir de 25€ ; Stages enfants & ados : à partir de 35€; Balade à cheval : 35€ ; Randonnée : 70€. Lucky Horse. 1775 Chemin d’Aubignan à Mazan. Réservation auprès du 07 62 59 61 78 et secretariat.info@isologie.com
Mireille Hurlin


Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

Au cours du mois de janvier, une journée autour de la nouvelle filière ‘Graines du Ventoux’ portant sur la culture et la transformation de céréales et légumineuses a été organisée à Mazan pour sensibiliser les collégiens à l’importance de l’arbre.

La filière ‘Graines du Ventoux’, portée par le tiers-lieu sorguais La Grange des Roues et AGRIBIO 84 en collaboration avec le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, vise à relocaliser la production alimentaire et à diversifier tant les productions que les revenus des agriculteurs du territoire.

Dans ce cadre, l’association ‘Des enfant et des arbres’, en partenariat avec cette filière, a organisé une journée de plantation d’arbres à la Ferme du Rouret à Mazan où les élèves du collège André Malraux ont planté 350 arbres de 20 essences différentes.

Financée par l’État à travers le Pacte en faveur de la Haie, déployé par le Parc sur le territoire, cette opération a permis de sensibiliser les jeunes à l’importance de l’arbre. Ils étaient encadrés par plusieurs agriculteurs du territoire et ont pu planter 150m de haies et 450m d’arbres alignés.


Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

La plateforme HelloAsso dévoile son palmarès départemental des Cités Vives, ces communes où l’engagement associatif des habitants se distingue par sa vitalité. Dans le Vaucluse, cinq villages et villes tirent leur épingle du jeu, illustrant un vivre-ensemble nourri par le bénévolat, la générosité et la participation citoyenne. Il s’agit de Puyvert, La Tour-d’Aigues, Mazan, Gargas et Saint-Pierre-de-Vassols.

Après les classements consacrés à la qualité de vie, HelloAsso propose un autre prisme d’analyse : celui de l’engagement citoyen local. À travers son palmarès des Cités Vives, la plateforme met en lumière les territoires où la vie associative constitue un véritable moteur social.

Quand l’engagement devient un indicateur du vivre-ensemble
Avec 420 000 associations inscrites et 17 millions de citoyens engagés, HelloAsso dispose d’un observatoire privilégié des dynamiques associatives en France. Pour établir ce classement inédit, ses équipes ont croisé les données du Journal officiel, de la plateforme publique JeVeuxAider.gouv.fr et celles issues de leur propre écosystème, afin de dresser une photographie fine de l’engagement local.

Le Vaucluse à l’honneur
Cinq communes se sont distinguées par le dynamisme et la constance de l’implication de leurs habitants dans la vie associative : Puyvert, La Tour-d’Aigues, Mazan, Gargas et Saint-Pierre-de-Vassols. Ces communes, majoritairement de taille modeste, témoignent de la force du tissu associatif de proximité, souvent fondé sur des initiatives locales, culturelles, sportives, solidaires ou intergénérationnelles.

Une mesure fondée sur des critères concrets
Le palmarès repose sur une analyse croisant plusieurs indicateurs clés :La dynamique de création d’associations ; Les adhésions et la participation aux activités associatives ; La générosité financière, et le bénévolat, autant de critères traduisant un engagement durable.

L’engagement local, socle de la cohésion sociale
«Au-delà du cadre de vie, HelloAsso mesure la force du bon vivre-ensemble», souligne Jean-Christophe Boyer, vice-président de la plateforme. Selon lui, cet engagement, qui concerne un Français sur deux, prend le plus souvent racine à l’échelle d’un quartier, d’un village ou d’une commune, là où les liens sociaux se construisent au quotidien. Ce classement met en lumière des territoires où l’action collective demeure un levier de cohésion et de résilience.
Mireille Hurlin


Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

La magie de Noël s’invite à la ferme de l’association Isofaculté à Mazan. Découvrez ci-dessous les animations de fin d’année du centre d’équihomologie.

Samedi 20 décembre – Fête du Noël des Animaux
Ouvert à tous – Gratuit – De 10h à 12h :

  • Balade en calèche pour visiter la structure
  • Ateliers créatifs et jeux en compagnie des animaux de la ferme
  • Dégustation de crêpes, chocolat chaud gâteaux…
  • Décorations de poneys pour le transformer en sapin
  • Challenges à poney et animations surprises
  • Rencontre & photos avec le Père Noël

N’hésitez pas à apporter des friandises pour gâter les animaux (carottes, pommes, herbes, pain…).

22 & 23 décembre – Stages & Ateliers
Baby poney, liberté, challenges, monte à cru… de quoi ravir petits et grands cavaliers !

29, 30 & 31 décembre – Stages & Ateliers
Baby poney, calèche, parcours, voltige, maniabilité, course, préparation galops…
Il y en a pour tous les âges et tous les niveaux.

L.G.

Isofaculté. Centre d’équihomologie. 1775, chemin d’Aubignan. Mazan
Information ou réservation : 07 62 59 61 78 / 04 13 97 02 33 ou info@isofaculte.fr


Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

Mazan – La Boiserie a accueilli un colloque d’une rare intensité sur l’avenir de l’eau. À l’invitation de Julien Dezecot, directeur de la revue Sans-Transition ! scientifiques, élus, entreprises et citoyens se sont réunis pour comprendre les défis posés par la gestion de l’eau et trouver ensemble les voies d’un usage plus sobre et solidaire. Parmi eux la conférencière et ingénieure hydrologue Charlène Descollonges, Karine Viciana, directrice de la Maison régionale de l’eau et Antoine Nicault, écologue et paléoclimatologue du Grec-Sud, Groupe régional d’expert sur le climat en région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un constat clair : le système de l’eau est en crise. le colloque était suivi d’une conférence ouverte au grand public.

Il n’y a pas un problème de l’eau en France, mais une série de crises systémiques : c’est l’un des constats forts posés lors de cette journée par Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue. La France, comme bien d’autres pays, a hérité de pratiques agricoles, urbaines et industrielles qui ont fragilisé ses milieux aquatiques : drainage des zones humides, disparition des haies et prairies, imperméabilisation des sols, rectification des cours d’eau… Résultat : nos territoires sont devenus vulnérables à la fois à la sécheresse et aux inondations.

Charlène Descollonges et Julien Dezécot Copyright MMH

Et ce n’est pas tout
L’eau souterraine, longtemps considérée comme une « banque d’eau infinie », s’épuise à mesure que le climat se réchauffe. L’alerte est appuyée par le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Météorologie : le grand cycle de l’eau est sérieusement perturbé, et les nappes phréatiques peinent à se recharger.

Qualité de l’eau : une pollution invisible mais persistante
À cette crise de quantité, s’ajoute une crise de qualité. L’eau, même lorsqu’elle coule, n’est pas toujours saine. Polluants agricoles (pesticides, nitrates), résidus médicamenteux, micropolluants, perturbateurs endocriniens… Le cocktail chimique que nous rejetons dans nos rivières et nappes n’est pas encore totalement identifié, mais il inquiète. « On commence à peine à inventorier ce qu’on y trouve, mais les effets sur la santé et la biodiversité sont déjà là », souligne Charlène Descollonges.

Des cartes précises sur l’état de l’eau en Vaucluse

Trois leviers majeurs pour changer la donne
Face à ces constats, des solutions existent, connues, parfois déjà engagées, mais encore trop timides ou dispersées. Trois piliers d’action ont été mis en avant : La sobriété. Pas seulement en période de crise, mais comme stratégie de fond. Cela passe par une réduction des prélèvements dans les nappes et rivières, et un changement de modèle agricole et alimentaire. « Il faut relier l’eau à nos choix de consommation : produire moins de protéines animales, par exemple, c’est aussi consommer moins d’eau », rappelle Charlène Descollonges.

Deuxième pilier : L’adaptation territoriale
Tous les territoires ne peuvent pas adopter les mêmes solutions. Le colloque a mis en avant la nécessité d’une approche locale et sur-mesure, intégrant les réalités géologiques, climatiques et socio-économiques de chaque bassin. L’adaptation passe aussi par la priorisation des usages : « Il faut sanctuariser certaines nappes pour l’eau potable uniquement », propose Charlène Descollonges.

Julien Dezécot, Karine Viciana et Antoine Nicault Copyright MMH

Troisième pilier : La régénération du cycle de l’eau
Concept encore méconnu du grand public, l’hydrologie régénérative consiste à favoriser l’infiltration naturelle de l’eau dans les sols, via des aménagements simples comme la conservation des mares, des zones tampons, des haies… qui permettent de recharger les nappes de façon passive, sans énergie, et de restaurer le rôle éponge des écosystèmes.

Enfin, une gouvernance de l’eau à repenser
Au cœur de cette réflexion, la question démocratique a occupé une place centrale. Le partage équitable de l’eau suppose une gouvernance renouvelée, plus inclusive et anticipatrice. Charlène Descollonges,  appelle à donner une vraie voix aux citoyens dans les décisions : « Ce ne sont pas que des payeurs de facture. Ce sont des acteurs, des habitants, des parties prenantes à part entière. »
Elle propose même une convention citoyenne de l’eau, à l’image de celle pour le climat. Une utopie ? Peut-être. Mais dans un contexte de tension croissante – où les conflits d’usage autour de l’eau se multiplient ; agriculture, industrie, consommation, tourisme… Mieux vaut prévenir que subir.

Copyright MMH

Si on ne change rien…
Les experts sont unanimes : le statu quo mène droit dans le mur. « Si on ne bouge pas, on se prépare à des conflits sociaux majeurs, à des pertes économiques colossales, à des pénuries structurelles », résume Antoine Nicault, du GREC-SUD. Les sécheresses de 2022 et les inondations de 2023 ont déjà laissé des traces. Entre un nord noyé et un sud assoiffé, la France a connu un hiver « coupée en deux ». Ce n’était qu’un avant-goût de ce qui nous attend, selon les intervenants. L’eau est un bien commun précieux, mais elle devient aussi un facteur de risque géopolitique local.

Une opportunité de transformation ?
Malgré la gravité des enjeux, l’ambiance du colloque n’était pas résignée. Au contraire, l’espoir réside dans la mobilisation collective. Des solutions techniques existent. Des initiatives locales inspirantes émergent partout. Reste à leur donner les moyens, le cadre, et l’élan politique nécessaire. « L’eau, c’est le miroir de notre société. La façon dont on l’utilise, dont on la partage, dit tout de notre rapport au vivant, à l’économie, et aux autres », conclut Charlène Descollonges.

Copyright MMH

L’eau n’est plus une ressource illimitée
Ses usages doivent être repensés, régulés, et priorisés. La transition passe par l’adaptation locale, la sobriété, et la participation citoyenne. Les territoires, chacun à leur échelle, ont un rôle à jouer. Une certitude : le futur de l’eau s’écrit dès aujourd’hui et ensemble.

Scientifiques, élus, professionnels de l’eau sont venus écouter et partager les informations sur les enjeux cruciaux de l’eau Copyright MMH

Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

Alors qu’il y a tout juste 1 an débutait à Avignon le procès de l’affaire Gisèle Pélicot, le magazine Chroniques criminelles revient sur cet événement judiciaire hors-norme. L’occasion pour la chaîne de télévision TFX (canal 11) de revenir sur ce procès du siècle au retentissement mondial qui a vu la naissance d’une icône : Gisèle Pélicot.

« Pendant des années, son mari l’a droguée pour la livrer, inconsciente, à des dizaines d’inconnus, explique la production de ce documentaire intitulé Affaire Gisèle Pélicot : ce procès qui a tout changé. Le jour, Dominique Pélicot menait une vie de tranquille retraité. Mais le soir, après s’être assuré que sa femme était lourdement endormie, il se transformait en mari pervers et manipulateur. Gisèle Pélicot ne s’est jamais aperçue de rien… Jusqu’à ce que les enquêteurs lui montrent les enregistrements réalisés par son mari pendant les agressions. »

« Alors, comment toute cette terrible affaire a-t-elle commencé ? Qu’a-t-on découvert pendant ces longues journées d’audience ? Et surtout, le ‘monstre de Mazan’ a-t-il livré tous ses secrets ? », questionnent les auteurs qui, pour l’occasion, sont retournés sur les lieux un an après afin de rencontrer ceux qui ont suivi l’affaire de l’intérieur.

Dans ce document de près de 2 heures, des images inédites et des interviews exclusives dont celle de Riad Doua, notre confrère de Vaucluse matin. De quoi découvrir jour après jour le déroulement des faits et les temps forts de ce procès de 15 semaines qui débouchera sur la condamnation de Dominique Pélicot (20 ans) ainsi que de 51 autres co-accusés (peines allant de 3 à 15 ans de prison). Parmi eux, un seul a fait appel lors d’un nouveau procès qui se tiendra début octobre à la cour d’appel de Nîmes.

L.G.

Chroniques criminelles. Affaire Gisèle Pélicot : ce procès qui a tout changé. Samedi 6 septembre. 21h10 (durée : 1h50). TFX (canal 11). Produit par : Alert Press. Réalisé par : Stéphane Bouchet et Farrah Youbi. Commenté par : Jacques Pradel


Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

Cette nouvelle liaison, créée pour promouvoir le vélo entre Mazan et Carpentras, relie des centres d’intérêts comme les écoles, le travail, les commerces, les loisirs et les lieux de démarches administratives. Elle se situe Chemin d’Embanay, sur un trajet de 5 km, qui accueille quotidiennement 2 250 véhicules.

La Ville de Mazan, La CoVe et le Département de Vaucluse ont pensé à cette voie partagée, dont une partie se déroule en voie verte –5 km et moins de 20 minutes en vélo- pour proposer une alternative à la voiture, aux habitants de Mazan, dans le cadre de leurs activités quotidiennes comme se rendre au travail, dans les établissements scolaires, les commerces, les services publics, le pôle santé, les pôles d’échanges multimodaux…

le jour de l’inauguration, des cyclistes partant en même temps de la place de la mairie à Mazan, et dans l’autre sens du lycée JH Fabre à Carpentras, se sont rejoints sur le chemin d’Embanay à Carpentras, devant le Domaine des Cambades, pour la cérémonie d’inauguration Copyright CoVe Communication

Les chiffres
Le coût des travaux est de presque 1,320M€ -1 319 882M€ pour être précis. La Ville de Carpentras est intervenue à hauteur de plus de 717 000€ ; le Département de Vaucluse pour plus de 267 000€ ; la Ville de Mazan pour presque 243 000€, tous pour les travaux de voirie et la CoVe pour presque 93 000€ au titre de la signalétique au sol et des panneaux. Les subventions sont intervenues pour l’Etat à hauteur de plus de 415 000€ ; la Région Sud pour plus de 216 000€ et la CoVe au titre des fonds de concours versés aux communes pour presque 192 000€.

Les travaux
Les travaux ont débuté en février 2025 pour une mise en service de la voie en juin. Les travaux ont concerné 5 km de voierie partagée et le marquage au sol, 15 intersections, 12 panneaux de balisage informatif itinéraire cyclo et 8 ralentisseurs.

Schéma directeur vélo
Cette liaison cyclable Mazan-Carpentras est le 1er itinéraire mis en service dans le cadre du schéma directeur vélo de la CoVe –Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin- et du Plan climat. Il vise à diminuer la pollution atmosphérique et préserver le cadre de vie, avec trois objectifs : répondre aux besoins de déplacement utilitaire en vélo, créer un environnement sécurisé et développer un moyen de déplacement alternatif aux modes motorisés. Le projet global vise à l’aménagement d’un maillage de 262 km intercommunal et interconnecté, dont 238 km sur le territoire de la CoVe.

Inauguration de la voie partagée par les élus Copyright CoVe avec, entre autres, Corinne Testud Robert conseillère départementale ; Serge Andrieu maire de Carpentras, J
acqueline Bouyac présidente de la CoVe,

Mon ami le chanvre : la culture du chanvre sous toutes ses formes

L’association Isofaculté va pouvoir accompagner 30 femmes supplémentaires en situation de violences conjugales. Une initiative rendue possible grâce à Gisèle Pelicot qui a obtenu de Paris Match le versement d’un don de 20 000€ au profit de l’association mazanaise. De quoi doubler le volume d’activité de ce programme de reconstruction ayant déjà permis de soutenir près de 80 femmes depuis 2022.

Le programme de reconstruction par l’équihomologie (à l’aide de chevaux) des femmes victimes de violences de l’association sportive et d’action sociale Isofacultéa démarré à Mazan en septembre 2022. Depuis, il a déjà permis d’accompagner près de 80 femmes à travers des séances individuelles, en groupe et avec les enfants, ainsi que par des formations et des bilans de compétences.
« Apprendre à dire non, renforcer son estime de soi, mieux gérer son stress et ses émotions, améliorer sa condition physique, se re-sociabiliser, reprendre suffisamment confiance pour passer son permis ou retrouver un emploi… les bénéfices constatés pour les femmes accompagnées sont nombreux et très concrets », témoigne Chloé Sarra, nouvelle directrice d’Isofaculté.

Accompagnement de femmes lors d’un atelier d’équihomologie. Crédit : Isofaculté/DR

Une mobilisation comme une évidence
Violée par une cinquantaine d’inconnus après avoir été droguée par son mari, Gisèle Pelicot va refuser que son procès, dit ‘l’affaire des viols de Mazan’, ne soit jugé à huis-clos. Ouvert au public et à la presse du monde entier, ce procès qui s’est tenu pendant plus de 3 mois fin 2024 au tribunal d’Avignon va devenir un symbole de la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes.
Implantée à Mazan et œuvrant déjà dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, c’est donc tout naturellement qu’Isofaculté s’est mobilisée durant ce procès. En organisant notamment une marche blanche de soutien à Gisèle Pelicot en octobre dernier ou bien encore en proposant  une rencontre-débat autour des violences faites aux femmes en novembre 2024.
Une mobilisation à laquelle n’a pas été insensible, Gisèle Pelicot qui n’a pas hésité à venir rencontrer les participantes du programme d’Isofaculté lors d’une visite surprise après la marche blanche de solidarité.

« Elle a été une vraie source d’inspiration. »

Chloé Sarra, directrice d’Isofaculté

« Elle a été une vraie source d’inspiration pour certaines d’entre elles et leurs démarches respectives se font pleinement échos : ne pas rester cachée, témoigner des violences que l’on a subie pour mieux les dépasser et pour que la honte change de camp. Cela fait partie intégrante de leur processus de reconstruction », confie Chloé Sarra qui insiste pour dire à quel point le geste de Gisèle Pelicot les a touchées.

Un soutien qui ne s’arrête pas là puisque Gisèle Pelicot vient d’obtenir 40 000€ de dédommagement de la part de Paris Match pour une série de sept clichés volés de cette dernière. Suite à un accord amiable moral avec le magazine pour atteinte à la vie privée, cette somme sera donc répartie équitablement au profit de deux associations accompagnant des victimes de violences : Isofaculté et Womensafe & Children, un réseau français d’associations spécialisé dans la prise en charge et l’accompagnement des femmes, des enfants, des adolescents et des victimes de toute forme de violences.

« Tous les membres de l’association sont très reconnaissants à Gisèle Pelicot pour son geste. »

Ludovic Arnaud, président d’Isofaculté

« Tous les membres de l’association sont très reconnaissants à Gisèle Pelicot pour son geste, insiste Ludovic Arnaud, président d’Isofaculté. Nous sommes nous-même pleinement solidaires des valeurs qu’elle défend et du combat qu’elle a tenu à mener au cours des derniers mois au-delà de son épreuve personnelle pour toutes les femmes victimes de violences. »

Cœur en bois hommage à Gisèle Pélicot inauguré à Mazan le 5 octobre 2024 lors de la marche de solidarité. Crédit : Isofaculté/DR

Le nombre de participantes va doubler
Très concrètement le don initié par Gisèle Pelicot permettra d’accueillir 30 femmes supplémentaires dans ce programme de reconstruction par la médiation équine. C’est le double par rapport à l’activité 2024. Isofaculté pourra aussi financer un nouveau service de transport entre le domicile des femmes et le centre d’équihomologie pour celles qui rencontrent un problème de mobilité, ce qui est très fréquent pour des personnes fragilisées dans une zone rurale comme celle de Mazan.

Ce soutien financier s’ajoute à celui de la Fondation de France, mécène du projet depuis son origine qui a de son côté reconduit son engagement jusqu’en juillet 2027. Ces deux soutiens combinés assurent ainsi une pérennité du projet au moins jusqu’à cette date. « Nous restons toutefois toujours à la recherche de nouveaux mécènes car nous avons encore la possibilité d’accueillir et d’aider plus de femmes », précise Chloé Sarra dont l’association intervient aussi dans les domaines du décrochage scolaire ou bien encore du bien-être à l’école.

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