10 mars 2026 |

Ecrit par le 10 mars 2026

À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Le 28 décembre, les Musicales du Luberon renouent avec leur concert de Noël à l’occasion du Petit marché de la truffe de Ménerbes. Cette année, l’ensemble vocal ‘Ad Fontes’ propose une relecture sensible et éclairante du ‘Messie‘ de Haendel, mêlant musique, récit et patrimoine, avant un feu d’artifice et un vin chaud offerts au public.

À Ménerbes, la fin d’année possède ses rites. Parmi eux, le concert de Noël des Musicales du Luberon s’est imposé comme un rendez-vous attendu, où la musique dialogue avec la saison et le lieu. Dimanche 28 décembre à 17 heures, l’église du village accueillera un spectacle intitulé Le Messie de Haendel, Genèse d’un chef-d’œuvre, entre exigence musicale et goût du récit.

Explorer la naissance d’un chef-d’œuvre
Plutôt qu’une exécution intégrale et solennelle de l’oratorio, l’ensemble vocal aixois ‘Ad Fontes‘ (en latin, aux sources) choisit d’en explorer la naissance. La trame s’appuie sur ‘La Résurrection de Haendel ‘de Stefan Zweig, texte célèbre dans lequel l’écrivain autrichien raconte comment, au bord de l’épuisement et de l’oubli, Haendel retrouva l’élan créateur en composant en quelques semaines ce qui deviendrait l’un des monuments de la musique occidentale. Créé à Dublin en 1742, le ‘Messie‘ s’est depuis imposé comme un rituel musical universel, particulièrement associé aux fêtes de Noël.

Une forme intimiste au service de l’écoute
Sur scène, onze choristes, un quatuor à cordes et un orgue positif donnent chair à cette œuvre, sous la direction inspirée de Jan Heiting. La comédienne Catherine Sparta assure les lectures, tissant un lien fluide entre le récit de Zweig et la musique, éclairant l’écoute sans jamais l’alourdir. Le dispositif, volontairement resserré, privilégie la clarté des lignes et l’intimité, loin des grandes machines chorales.

Jan Heiting, une figure discrète de l’exigence musicale
Figure discrète de la vie musicale régionale, Jan Heiting incarne cette exigence. Diplômé des conservatoires supérieurs d’Utrecht et de Twente, formé notamment auprès de Timothy Brown à Cambridge, il s’est installé en France en 1997. Il fonde alors Ad Fontes, un ensemble à géométrie variable qui explore, de la Renaissance à nos jours, un répertoire souvent méconnu mais toujours accessible. Parallèlement, le chef néerlandais collabore avec des institutions majeures comme le Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, Musicatreize, Chœur Régional, et transmet aujourd’hui son savoir aux jeunes chefs.

Ad Fontes,’ entre créations et grandes fresques chorales
Depuis ses premiers concerts en 1998, ‘Ad Fontes’ s’est illustré autant dans le répertoire a cappella que dans les grandes fresques chorales. L’ensemble a partagé la scène avec des artistes reconnus et s’est fait remarquer par des créations ambitieuses, dont ‘Le Messie de Haendel / The Making Of », présenté à guichet fermé au Théâtre du Jeu de Paume en 2019, puis ‘Au commencement il n’y avait rien‘, créé en 2022 au Théâtre du Bois de l’Aune.

Une soirée qui se prolonge dans la fête
À Ménerbes, cette soirée musicale se prolongera hors les murs, avec le feu d’artifice et le vin chaud offerts par la municipalité, rappelant que la musique, ici, s’inscrit dans une fête plus large, celle d’un village et de ses traditions hivernales.

Les infos pratiques
Dimanche 28 décembre. Eglise Saint-Luc à Ménerbes. 17h. 35€. Gratuit pour les moins de 16 ans. A l’occasion du Petit marché de la truffe de Ménerbes. Réservations : musicalesluberon.fr Renseignements 06 85 68 65 34. musicalesluberon@wanadoo.fr
Mireille Hurlin


À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Ce dimanche 28 décembre, la commune de Ménerbes et la Maison de la truffe et du vin du Luberon coorganisent la 29e édition du marché de la truffe sur la Place de l’Horloge.

Ce dimanche, le diamant noir sera `l’honneur à Ménerbes où de nombreux trufficulteurs présenteront leurs plants truffiers et truffes fraîches, mais aussi des produits d’épicerie fine à base de truffes comme des fromages, de la charcuterie, des huiles, vinaigres et autres tartinables. L’occasion idéale de faire des trouvailles pour magnifier le repas de la Saint-Sylvestre.

Un concert

À cette occasion, l’association Les Musicales du Luberon proposera son concert de Noël, ‘Le Messie de Haendel – Genèse d’un chef d’œuvre’ dans l’enceinte de l’église Saint-Luc. 11 choristes de l’ensemble vocal Ad Fontes seront accompagnés d’un quatuor à cordes, et d’un orgue positif, ainsi que de la comédienne Catherine Sparta qui assurera les lectures.

17h. Tarif : 35€. Réservation obligatoire en ligne, au 06 85 68 65 34, ou par mail à l’adresse musicalesluberon@wanadoo.fr

Un feu d’artifice

Pour terminer cette 29e édition du marché aux truffes en beauté, un feu d’artifice sera tiré à 18h30. Le public pourra y assister depuis le parvis de l’église ou depuis le jardin de la Maison de la truffe et du vin.

Dimanche 28 décembre. De 9h à 18h. Place de l’Horloge. Ménerbes.


À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Les samedi 6 et dimanche 7 décembre, la Maison Dora Maar à Ménerbes ouvrira exceptionnellement toutes ses pièces pour accueillir la 5ᵉ édition de son marché de Noël. Une trentaine de créateurs, des ateliers pour tous les âges, de la musique live et l’atmosphère unique de ce lieu chargé d’histoire promettent un week-end où l’art et la fête dialoguent en harmonie.

À Ménerbes, perle du Luberon classée parmi les plus beaux villages de France, la Maison Dora Maar s’apprête à redevenir, le temps d’un week-end, un théâtre vivant de création. Cet hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle, longtemps silencieux derrière ses hautes fenêtres, se métamorphosera les 6 et 7 décembre en un marché de Noël foisonnant, où se croiseront savoir-faire, artisanat et effervescence artistique.

La magie d’un marché dans une maison d’artiste
Plus d’une trentaine d’exposants investiront chaque étage de cette maison habituellement réservée aux résidences artistiques. On y croisera la peinture aérienne sur laine feutrée de Plume Marine, les bijoux délicatement façonnés de Koeda, les douceurs salées-sucrées de la cuisine de Mapie, les cosmétiques naturels signés Kashina, les couteaux fabriqués à la main par Hugo Milesi, les créations en céramique de Louise Jumelin de l’atelier 980°, les pièces textiles responsables de La Maison Agile, ou encore les papiers singuliers de Florinda Sandri. Un univers composite, éclectique, où la main et la matière dialoguent avec le charme d’une demeure ancienne.

Copyright Maison 6 Centre culturel Dora Maar Communication

Ateliers créatifs : un esprit de Noël à façonner
Pendant ces deux journées, la galerie La Mob sera transformée en vaste atelier, ouvert aux enfants, à partir de 3 ans, comme aux adultes. Inspirées de l’œuvre de Dora Maar et de la symbolique lumineuse de Noël, ces sessions permettront à chacun de repartir avec sa propre création. Samedi et dimanche : 10h–12h et 14h30–16h30. Entrée libre, atelier : 5 € par personne.

Interludes musicaux
Pour accompagner ce parcours sensoriel, la musique viendra ponctuer les heures : Lara Odin à l’orgue de barbarie le samedi, et Natalia Tsareva au piano le dimanche, deux ambiances distinctes mais complémentaires, à l’image du lieu et de son histoire.

Une maison habitée par l’art… et par une mémoire
Bien avant d’être un centre culturel, cette demeure fut la propriété du général Baron Robert, figure des campagnes napoléoniennes en Espagne. Mais son histoire s’ancre surtout dans celle d’une femme discrète et énigmatique : Dora Maar, photographe et peintre surréaliste, muse et compagne de Pablo Picasso durant la fin des années 1930 et le début des années 1940. Artiste d’une rare intensité, elle fut celle qui immortalisa la genèse de Guernica, et dont l’œuvre, longtemps éclipsée, connaît aujourd’hui un juste renouveau d’intérêt. Après sa séparation avec Picasso, elle fit de Ménerbes son refuge estival, cultivant une solitude habitée par la création.

Copyright Maison – Centre culturel Dora Maar Communication

Une mécène pour faire mémoire du passé et cultiver l’avenir
À sa mort en 1997, une mécène américaine, Nancy Brown Negley, racheta la maison et entreprit de la restaurer pour en faire un lieu de résidence internationale destiné aux artistes, écrivains et chercheurs. Depuis son ouverture en 2007, plus de 300 créateurs venus du monde entier y ont trouvé un espace propice au travail et à la contemplation.

Noël en Provence
En ouvrant largement ses portes pour son marché de Noël, la Maison Dora Maar rappelle qu’elle n’est pas seulement un lieu de mémoire : elle demeure un foyer de création vivante. Ce week-end de décembre, mêlant art, artisanat et convivialité, offrira une occasion rare de déambuler dans l’intimité d’une demeure historique tout en soutenant les créateurs d’aujourd’hui.

Infos pratiques
Marché de Noël du Centre culturel Dora Maar. Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025. Entrée libre. 58, rue du Portail Neuf à Ménerbes.
Mireille Hurlin


À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Du 29 au 31 août 2025, le charmant village de Ménerbes, niché au cœur du Luberon, a vibré au rythme du Festival du Film Dora Maar, dont c’était la toute première édition. Porté par les cofondatrices Lucy Darwin et Natasha Bhatia, en collaboration avec le Centre culturel Dora Maar, cet événement inédit a su capter l’attention des cinéphiles comme des passionnés d’art, en rassemblant près de 500 participants venus découvrir une programmation exigeante et inspirante.

Une programmation audacieuse, pensée avec soin. Imaginé par Lucy Darwin, le programme a su tenir ses promesses malgré une météo capricieuse. Le public a pu découvrir six documentaires d’exception et assister à trois Rencontres captivantes, réunissant cinéastes, historiens, critiques et conservateurs autour de thématiques artistiques, cinématographiques et sociétales. La sélection mettait notamment en lumière des figures féminines souvent éclipsées de l’histoire de l’art, à l’image de la photographe et artiste surréaliste Dora Maar, muse et créatrice à part entière, dont l’esprit habite encore les lieux.

Un accueil enthousiaste et unanime
Dès cette première édition, le festival a su séduire les professionnels du secteur. Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et du Festival de Cannes, a salué « une initiative formidable pour les arts, le film documentaire et la vie culturelle dans le Luberon », tandis que la critique Ava Cahen a souligné « un programme riche et complet, un beau voyage contemporain ». Les réalisatrices Teresa Griffiths, Margy Kinmonth et Virginie Chardin ont, elles aussi, apprécié la chaleur de l’accueil et la qualité des échanges. Leurs films – respectivement sur Lee Miller, les femmes dans la guerre, et Sabine Weiss – ont profondément marqué le public.

Copyright Clément Puig

Des invités de prestige
Le Festival du Film Dora Maar a pu compter sur la présence de personnalités de renom, venues apporter leur soutien et partager leur expérience :
Jim Hart, scénariste de Hook, Dracula, Contact
Caroline Goodall, actrice et scénariste (La Liste de Schindler, The Dressmaker)
Mary McGuckian, réalisatrice (The Girl From Mogadishu, The Price of Desire)
Et surtout Samantha Morton, actrice et réalisatrice (Minority Report, The Whale, The Serpent Queen), qui a eu l’honneur d’ouvrir officiellement le festival, donnant ainsi le coup d’envoi d’un week-end placé sous le signe de la création.

Des Rencontres stimulantes
Au-delà des projections, les Rencontres ont constitué le cœur battant du festival. Chaque jour, dans les salons de l’Hôtel de Tingry ou à la belle étoile, des discussions animées ont réuni des intervenants de haut vol :
Mark Kermode, critique britannique réputé
Véronique Godé, journaliste et critique d’art
Linda Williams, professeure de cinéma à Exeter
Yasufumi Nakamori, conservateur et boursier Dora Maar
Karolina Ziębińska, commissaire de l’exposition Dora Maar et directrice du Musée de Varsovie
Leurs échanges ont offert au public une plongée passionnante dans les enjeux du documentaire, de la mémoire artistique et de la représentation des femmes dans l’histoire visuelle.

Copyright Clément Puig

Un festival à l’atmosphère unique
Ce qui a sans doute le plus marqué les festivaliers, c’est l’ambiance singulière qui a régné tout au long des trois jours : projections en plein air sous les oliviers du Domaine du Fortin, dîners conviviaux où se sont mêlés invités, artistes et bénévoles, et débats passionnés dans une atmosphère de partage et de curiosité.
« Il ne s’agissait pas seulement de regarder des films, mais de se connecter à l’esprit de la créativité. Le festival a magnifiquement mis en lumière des artistes oubliées, » a résumé un spectateur.

Un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée
La réussite de cette première édition ne laisse aucun doute : le Festival du Film Dora Maar s’impose déjà comme un rendez-vous culturel majeur en Provence. Fidèle à l’esprit de Dora Maar – femme libre, artiste audacieuse – chaque édition mettra à l’honneur une discipline artistique différente, toujours en dialogue avec le cinéma.
L’équipe du festival et le Centre culturel Dora Maar adressent leurs chaleureux remerciements à tous leurs partenaires — Maison Victoire Immobilier, Domaine du Fortin, Mairie de Ménerbes, Fondation Louis Roederer, — ainsi qu’aux nombreux bénévoles qui ont permis la réalisation de ce projet ambitieux. Ménerbes n’a pas seulement accueilli un festival ; il a vu naître une tradition. Le Festival du Film Dora Maar est bel et bien lancé, et l’on attend déjà avec impatience sa prochaine édition

Copyright Clément Puig

À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Ce vendredi 12 septembre, l’association Les Musicales du Luberon donnent rendez-vous aux amateurs de musique classique au Domaine de la Citadelle à Ménerbes pour le concert ‘Notturno, raconter, émouvoir’.

Ce vendredi, Eva Zavaro, l’une des plus brillantes violonistes françaises, et le pianiste David Bismuth, délivreront une performance unique pour faire vivre au public une expérience chargée en émotion. Les œuvres de Mozart, Schubert, Brahms et Ravel seront à l’honneur durant cet événement.

Et pour sublimer le tout, les vins du Domaine de la Citadelle seront proposé lors d’un moment convivial après le concert.

Il est encore temps de réserver votre place sur la billetterie en ligne.
Vendredi 12 septembre. 19h. De 20€ à 35€ (gratuit pour les -16ans). Domaine de la Citadelle. 601 Route de Cavaillon. Ménerbes.


À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Les cofondatrices Lucy Darwin -productrice de Lost in La Mancha, Match Point- et Natasha Bhatia annoncent la création du Dora Maar film festival, qui se tiendra les 29, 30 et 31 août prochains à Ménerbes. Un événement en partenariat avec le Centre Culturel Dora Maar.

Ce nouveau rendez-vous rend hommage à Dora Maar, artiste surréaliste emblématique qui vécut à Ménerbes. La programmation inclut une avant-première française, des projections en plein air, et des rencontres avec les réalisateurs, historiens et professionnels du monde de l’art et du cinéma. Cette première édition du festival, organisée en partenariat avec le Centre Culturel Dora Maar, mettra à l’honneur six documentaires.

Les 6 documentaires mis à l’honneur
Capturing Lee Miller de Teresa Griffiths, retrace la vie extraordinaire de cette photographe et mannequin, célèbre notamment pour son autoportrait dans la baignoire d’Hitler, et contemporaine de Dora Maar.
‘Sabine Weiss, un siècle de photographie de Camille Ménager, réalisé en étroite collaboration avec l’artiste. Le film montre comment Sabine Weiss, décédée en 2021 à l’âge de 97 ans, a travaillé toute sa vie sans jamais se considérer comme une artiste, mais comme une artisane et technicienne. Pourtant, son œuvre rivalise avec celles de ses contemporains Henri Cartier-Bresson et Robert Doisneau.
‘Dora Maar, entre ombre et lumière’ de Marie-Ève de Grave, explore l’œuvre singulière de Dora Maar et sa vie anticonformiste, y compris sa relation avec Pablo Picasso.
 »War paint – Women at war‘ Présenté par la réalisatrice Margy Kinmonth. « Un documentaire qui montre la guerre d’un point de vue féminin. La destruction, les violences sexuelles, les déplacements et génocide, à travers une perspective féminine et des yeux d’artistes. »
Source : Margy Kinmonth et ici.

Copyright Dora Maar Fil Festival Communication

Trois artistes
Dora Maar, Sabine Weiss et Lee Miller furent des pionnières dans le monde de la photographie. Grâce à leur talent et à leur indépendance, elles ont pu bâtir des carrières autonomes, expérimenter les dernières techniques, repousser les limites de leur art, sortir du studio pour capter la vie dans la rue, et créer parmi les premières œuvres photograph <iques surréalistes.

I am Martin Parr de Lee Shulman, photographe et réalisateur résidant dans le Luberon, dresse le portrait saisissant, ironique et parfois tragi-comique du photographe de l’agence Magnum Martin Parr.

‘Ernest Cole : lost & found de Raoul Peck’, révèle les archives redécouvertes d’Ernest Cole, photographe sud-africain ayant documenté l’apartheid avant son exil aux États-Unis. Ce documentaire a remporté le prix du meilleur film documentaire au Festival de Cannes 2024.

Le Domaine d’exception du Fortin, les jardins de la luxueuse maison d’hôtes. Copyright Domaine du Fortin Communication

Rencontres & débats
Des rencontres l’après-midi auront lieu à l’Hôtel de Tingry, tandis que les projections en plein air se dérouleront sous les étoiles au Domaine du Fortin, une bastide provençale. Des cinéastes, historiens d’art, conservateurs et critiques participeront aux discussions tout au long du week-end.

Les prochaines éditions
Les prochaines éditions du festival exploreront, chaque année, une discipline artistique différente : musique, arts plastiques, arts de la scène, mode, littérature, architecture, poésie, danse, design, gastronomie et œnologie.

Lucy Darwim et Natasha Bhatia
«Nous espérons que ce festival deviendra un lieu de rencontre privilégié pour les cinéastes comme pour les passionnés de cinéma,» soulignent Lucy Darwin, programmatrice et co-fondatrice et Natasha Bhatia, cofondatrice de l’événement. Les petits festivals possèdent une magie particulière : des espaces intimes où naissent des échanges sincères et profonds. Chaque film sera représenté par une personne ayant participé à sa création — qu’il s’agisse de réalisateurs, d’un monteur ou d’un historien. Ainsi, nous prolongeons la mission du Centre Culturel Dora Maar : faire venir les artistes dans le Luberon et créer des liens vivants avec le public.» «Ce nouveau festival s’inscrit dans la continuité de la mission centrale du Centre Culturel Dora Maar : créer des liens entre le public, les artistes, et les histoires qu’ils portent,» Gwen Strauss, directrice du Centre Culturel Dora Maar.

En savoir plus sur ‘Dora Maar, entre ombre et lumière’
«Insaisissable, hors-norme et guidée par une quête d’absolu, l’artiste peintre et photographe Dora Maar a laissé derrière elle une œuvre singulière et encore méconnue. Amante de Picasso, épouse de Georges Bataille, cette femme à la destinée exceptionnelle a évolué dans le sillage des plus grands noms de la scène artistique parisienne. Bousculant les conventions et s’affranchissant des normes établies, Dora Maar a redonné force et caractère à l’image de la femme du 20e siècle. Un portrait intime, réalisé avec une grande finesse et salué par la critique.»
Marie-Eve de Grave, réalisatrice.

Les mécènes
Le festival bénéficie du soutien de la Maison Victoire Immobilier de Cabrières-d’Avignon, ainsi qu’un lieu d’exception, le Domaine du Fortin à Ménerbes. Et également la Strada, la Mairie de Ménerbes, le Domaine des Jeannes.

Les infos pratiques
1er Dora Maar Film Festival. Le programme ici. Réservation ici. 30€ la journée. Possibilité de se restaurer sur place. Les résidents de Ménerbes bénéficient d’une remise de 5€ avec le code résident au moment du règlement.

Domaine du Fortin Festival luxuxy guest house

À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Le fonds de dotation ‘Pour le Pays d’Apt, un hôpital d’avenir‘ et la Confrérie du Vin et de la Truffe du Luberon organisent une vente aux enchères ce dimanche 20 juillet au profit du centre hospitalier du Pays d’Apt.

Alors que le Pays d’Apt est en train de se battre pour garder le service chirurgie de son centre hospitalier qui est menacé d’être supprimé, le fonds de dotation ‘Pour le Pays d’Apt, un hôpital d’avenir’ et la Confrérie de la Truffe et du Vin du Luberon organisent la 5e édition de la vente aux enchères de vins au profit de l’hôpital dans le but de le moderniser.

Pour cette vente, 300 bouteilles de vin seront proposées. Les bénéfices seront consacrés à l’achat d’un mammographe et au projet de réhabilitation du secteur Grand Âge du centre hospitalier, qui comprend la modernisation, d’une part, de l’Unité de Soins de longue durée (USLD) actuellement localisée dans le bâtiment Combemiane et, d’autre part, de l’EHPAD La Madeleine qui accueille à ce jour 66 résidents. « Participer à la collecte de fonds par une vente aux enchères de vins, c’est à nos yeux contribuer au maintien d’un tissu social, économique, vivant et dynamique en Luberon tout en étant en pleine adéquation avec l’objet de notre confrérie », affirme Alain Audet, président de La Confrérie de la Truffe et du Vin du Luberon.

« La modernisation de ce bâtiment vise à créer un environnement d’accueil et de soins de haute qualité tant pour le patient, sa famille que pour le personnel du centre hospitalier. »

Shelagh Lester-Smith, présidente de ‘Pour le Pays d’Apt, un hôpital d’avenir’

Viticulteurs, cavistes, restaurateurs, et particuliers ont fait don de bouteilles pour soutenir ce projet. La vente se déroulera ce dimanche à la Maison de la Truffe et du Vin du Luberon à Ménerbes, où les lots sont exposés ces vendredi 18 et samedi 19 juillet de 11h à 18h, et sera animée par Maître Caroline Tillie-Chauchard de la maison de ventes Dame Marteau. Cette édition sera parrainée par Christophe Bacquié, chef du restaurant 2 étoiles La Table des Amis au Mas les Eydins à Bonnieux. « J’espère que nous serons nombreux à manifester notre soutien à cet événement destiné cette année au mieux-vieillir de nos aînés », explique-t-il.

Vente le dimanche 20 juillet. 17h. Maison de la Truffe et du Vin du Luberon. 43 Place de l’Horloge. Ménerbes.


À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Nées en Normandie, les Éditions de la Safranède sont désormais installées au cœur de la Provence, à Ménerbes. Ce dimanche 13 juillet, leur fondatrice Marie-Françoise Chevallier Le Page, aussi auteure, sera en séance de dédicace à la librairie Fontaine Luberon à Apt.

Ancien avocat au barreau de Paris, Marie-Françoise Chevallier Le Page a décidé de quitter la Normandie il y a peu pour se retirer en Provence, dans le mas familial à Ménerbes. L’objectif pour elle était de se consacrer à l’écriture, une passion qui la suit et l’entoure depuis longtemps. « Nous sommes nombreux à écrire dans la famille, affirme-t-elle. J’avais 4 ou 5 ans quand j’ai révélé à mon père que je souhaitais écrire un livre. Mais ce n’est qu’à 60 ans que j’ai écrit le premier. »

Ce dimanche 13 juillet, la fondatrice de la maison d’édition ira à la rencontre de ses lecteurs le temps d’une séance de dédicace à Apt et présentera le troisième et dernier tome de la trilogie qui suit le personnage de Taddeuz.

Taddeuz et l’Esprit du Zambèze

Si le personnage de Taddeuz n’a que 13 ans dans le premier tome Taddeuz et le collier aztèque, il est adulte dans ce troisième tome, dévoilé le 1er avril dernier. La saga suit ce jeune garçon qui s’apprête à devenir roi et qui se retrouve plongé dans une nouvelle mission au sein de la Glenowl Academy, une école hors du commun qui enseigne au travers d’aventures grandeur nature.

Aventure, voyage et fantasy s’entremêlent dans les trois tomes. Ce dernier opus se concentre sur un sujet au cœur de l’actualité : le réchauffement climatique et son impact sur les populations, la faune et la flore. « L’Esprit du Zambèze est une ode à la jeunesse et à sa capacité à changer le monde », révèle l’auteure.

De la littérature jeunesse au roman

Marie-Françoise Chevallier Le Page a plusieurs cordes à son arc en termes d’écriture. Si elle présentera de la littérature jeunesse (voire pour jeune adulte) ce dimanche à Apt, elle a commencé sa carrière d’écrivaine avec des contes pour enfant. Les contes de Mamyshâ se déclinent en 15 tomes, illustrés par l’auteure elle-même, qui les a écrits pour ses petits-enfants. « J’avais du mal à trouver l’illustrateur qui correspondait à ce que je voulais donc mon mari m’a encouragée à faire moi-même les illustrations », explique-t-elle.

Le dernier conte, sorti au début de l’année 2025. ©Éditions de la Safranède

Mais ce n’est pas tout. La présidente des Éditions de la Safranède compte aussi deux romans à son actif : La Veuve K. ou la vie de château et sa suite, La part d’ombre ou Qu’aurais-je fait si j’avais su ?, qui mêlent enquête, suspense et vie en société. « Tous mes livres sont inspirés d’anecdotes de ma vie, ou bien de faits divers que j’ai pu lire dans l’actualité », ajoute Marie-Françoise.

Les projets de l’auteure et de la maison d’édition

En s’installant au cœur du Luberon, à Ménerbes, les Éditions de la Safranède ambitionnent de s’ancrer davantage dans le paysage littéraire local.

Après avoir fait le Salon Cav’Arts de Cavaillon en mai dernier, Marie-Françoise Chevallier Le Page, de son côté, ira à la rencontre de ses lecteurs à Apt ce dimanche 13 juillet, mais aussi à Roussillon à l’occasion de l’événement ‘Livre en fête’ le dimanche 28 septembre prochain.

Rencontre ce dimanche 13 juillet. De 10h30 à 18h. Librairie Fontaine Luberon. 16 Rue des Marchands. Apt.


À Ménerbes, Haendel éclaire l’hiver

Le mercredi 7 mai prochain, France 2 diffusera le téléfilm historique Résistantes, tourné en grande partie en Vaucluse avec Line Renaud, Jonathan Zaccaï, Elodie Navarre et Béatrice Facquer.

À l’occasion de la commémoration des 80 ans de la Libération, France Télévisions transporte les téléspectateurs dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à travers différents programmes, dont le film Résistantes, dont la quasi-totalité du tournage a été effectué en Vaucluse, à Pernes-les-Fontaines, Carpentras et Ménerbes.

Ce tournage, qui s’est achevé en octobre dernier, a pu se faire en grande partie grâce à la Commission du Film Luberon Vaucluse, association soutenue par le Département de Vaucluse, qui se charge de mettre en valeur les décors et le patrimoine du département, et qui propose assistance technique, liste de figurants et de compétences avec des centaines de caméramen, preneurs de son, éclairagistes, costumiers, maquilleurs, décorateurs, et bien d’autres. La réalisation du téléfilm a nécessité 60 techniciens et 130 figurants.

Une fiction inspirée de faits réels

Le téléfilm de 90 minutes, réalisé par Renaud Bertrand, nous plonge en 1944, dans une France détruite par l’occupation allemande, où une partie de la population résiste et où des hommes et des femmes vont devenir des héros malgré eux en devenant les membres actifs de la résistance du Vaucluse.

« Ce film veut rendre hommage à ces résistants qui se sont battus pour lutter contre l’occupant, mais surtout aux femmes, trop peu reconnues pour leur engagement et leur courage pendant la Seconde Guerre mondiale. »

David Crozier et David Guichard, auteurs du film

On suit notamment le personnage de Mère Madeleine, interprété par Line Renaud, supérieure d’un institut pour jeune filles sourdes, qui va cacher dans son couvent des enfants juifs et des maquisards, au mépris de la menace allemande.

Diffusion le mercredi 7 mai à 21h10 sur France 2 et France TV.

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