7 septembre 2026 |

Ecrit par le 7 septembre 2026

Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Avec 18 rendez-vous musicaux depuis février, une programmation placée sous le signe du ‘nouveau monde’ et une ultime soirée consacrée aux Schumann, les Musicales du Luberon referment une saison 2026 dense. Le Festival, Les musicales du Luberon, très couru avec près de quarante ans d’existence, poursuit son ambition : faire se rencontrer les grands répertoires, les artistes d’aujourd’hui et les villages du Luberon.

Le 27 juillet, aux Carrières des Taillades, Julie Depardieu, Delphine Haidan et Jean-Frédéric Neuburger ont offert au public une conclusion magique à cette saison. Dans ‘Une soirée chez les Schumann’, la comédienne a prêté sa voix à l’histoire, aussi intime que romanesque, de Robert et Clara Schumann. Entre les mélodies du couple et le piano lumineux de Jean-Frédéric Neuburger, la soirée a livré un récit tissé de musique et porté par l’émotion.

‘Je veux vivre d’amour’ Copyright Les Musicales du Luberon

Un semestre foisonnant
Depuis février, les Musicales du Luberon ont multiplié les rencontres et les esthétiques, réunissant notamment Rebecca Chaillot, Lucile Boulanger, Justin Taylor, Jean-François Zygel, Béatrice Berrut, Marina Viotti, Théo Ould, Gérard Caussé ou encore le Trio Karénine. Une distribution éclectique, à l’image du fil rouge choisi pour 2026 : ‘Un nouveau monde, entre rêve, exil et renaissance’. La saison n’a pourtant pas toujours suivi une trajectoire aussi sereine. Le concert du 11 juillet, consacré à Débora Waldman et porté notamment par la violoniste Eva Zavaro, a été interrompu par un violent orage alors que les artistes s’apprêtaient à faire entendre le Concerto pour violon de Brahms.

Bach, Brahms, Schubert ou Piazzolla
Au fil des rendez-vous, Bach, Brahms, Schubert ou Piazzolla ont côtoyé des univers plus contemporains et des musiques venues d’ailleurs. Le partenariat engagé avec la Fondation Blachère et Maison Victoire a notamment permis de mettre en lumière des compositeurs africains et d’élargir encore le regard porté sur le patrimoine musical.

Un festival qui ne s’arrête pas à l’été
Fondé en 1989 par Patrick Canac, le festival a accueilli, depuis ses débuts, plus de 2 000 artistes et 150 000 spectateurs. Son originalité tient aussi à sa présence régulière dans les villages du territoire, de Ménerbes à Bonnieux, en passant par Apt, Les Taillades ou Lacoste. La musique continuera donc de circuler après les chaleurs de juillet. Dès le 11 septembre, le pianiste Geoffroy Couteau ouvrira la saison d’automne au Théâtre de la Fondation Blachère, à Bonnieux, avec un programme consacré à Schubert, Liszt et Brahms. Le 10 octobre, le baryton Jérôme Boutillier proposera ‘Voyage d’hiver de Schubert’. Des conférences et causeries compléteront également cette programmation jusqu’à la fin de l’année.

Une aventure collective
Derrière les artistes, le public et les applaudissements, c’est tout un écosystème dévolu à la culture qui s’emploie à rendre ces rencontres possibles. Mécènes, partenaires et bénévoles Bénévoles s’impliquent chacun à leur façon, dans la vie des villages. Le festival peut également compter sur le soutien renouvelé de la Région Sud, du Département de Vaucluse, du ministère de la Culture, de la Communauté de communes du Pays d’Apt et de la ville d’Apt, ainsi que sur celui de nombreux partenaires privés.
Toutes les infos et l’agenda ici.
Mireille Hurlin

Musiques en bleu Bruno Fontaine Copyright Les Musicales du Luberon

Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Du 29 juillet au 1er août, le Provence Arts Festival du Film a fait de Ménerbes un écrin pour le cinéma documentaire. Pour sa deuxième édition, consacrée à la musique, le festival a réuni artistes, réalisateurs et spectateurs autour de neuf documentaires, trois matinées de rencontres et des projections en plein air.

À la nuit tombée, la place de l’Église s’est transformée en salle de projection à ciel ouvert. Mais ici, le générique ne marque pas la fin de l’histoire. Les films étaient suivis de rencontres avec ceux qui les avaient réalisés, montés ou composés. Fondé par la productrice et réalisatrice Lucy Darwin, le festival défend justement cette proximité. « Notre ambition a toujours été de créer un Festival où les films se prolongent au-delà de l’écran », explique-t-elle.

Copyright Provence arts festival du film

La musique comme fil rouge
Cette 2e édition a exploré les liens entre musique et cinéma documentaire. Jane Birkin, John Lennon et Yoko Ono, Elvis Presley, Darius Brubeck ou encore les Rolling Stones figuraient parmi les univers abordés à travers neuf films. Les Rencontres Dora Maar ont prolongé les projections durant trois matinées. Réalisateurs, monteurs, compositeurs et critiques ont échangé avec le public sur la création documentaire et la place de la musique à l’écran. L’un des moments les plus spontanés est venu du compositeur Alexei Aigui, qui a improvisé au violon après une rencontre avec la monteuse Alexandra Strauss.

Copyright Provence arts festival du film

Un festival qui a de l’ambition
Samantha Morton, venue de New York, a suivi les quatre jours de festival aux côtés des artistes et du public. Plusieurs invités ont salué la qualité de la programmation et l’atmosphère du rendez-vous. Dans le décor recherché du Luberon, le festival semble avoir trouvé son écrin : un cinéma exigeant, mais convivial, où les œuvres donnent naissance à de véritables conversations. Si l’édition 2027 est déjà en préparation la prochaine thématique n’a pour autant pas encore été dévoilée.
https://provencearts.com/
Mireille Hurlin


Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Avec 25 863 annonces actives en 2024, dont 23 146 logements entiers, un ratio de 7 meublés de courte durée pour 100 logements et plus de 3 600 offres à Avignon, le Vaucluse vit une nouvelle transition touristique. Si la manne financière est indiscutable, avec 26,7M€ de taxe de séjour perçus par les communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur via Airbnb, dont plus de 570 000€ pour la seule cité papale, la raréfaction de l’habitat permanent alimente aussi une crise sociale inédite. Du Luberon aux portes du Gard rhodanien, radiographie d’un marché en quête d’équilibre.

Pendant des décennies, la location saisonnière de courte durée est demeurée l’apanage quasi exclusif des fronts de mer méditerranéens, des vallées alpines et du cœur des grandes métropoles. Cette époque est désormais révolue. Selon l’étude de l’Institut Terram conduite par Jérôme Fourquet, Sylvain Manternach et Chloé Tegny, 81% des communes françaises (soit 28 289 municipalités) hébergent aujourd’hui au moins une annonce sur la plateforme Airbnb.

Mesures du poids socio-économique des structures Gîtes de France Vaucluse

Une déferlante territoriale : du littoral aux villages perchés
Dans le Vaucluse, cette mutation s’est opérée rapidement. L’étude de référence publiée par l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV), réalisée en partenariat avec la Ville d’Avignon et Avignon Université, dresse un 1er état des lieux qui recence, pour le département 25 863 annonces actives en 2024, plaçant la densité vauclusienne à 7 meublés touristiques pour 100 logements. Plus évocateur encore, dans 43 communes vauclusiennes, ce taux franchit la barre critique des 12%, révélant une hyper-spécialisation économique pouvant mettre en péril l’équilibre social local.

Luberon et Monts de Vaucluse : l’addiction au très haut de gamme
Si le phénomène innerve l’ensemble du territoire, il atteint son paroxysme dans le triangle d’or du Luberon. À Gordes, Ménerbes, Bonnieux, Roussillon ou Lourmarin, la quête d’une  ‘expérience provençale’, par une clientèle internationale aisée -représentant 46% des nuitées régionales-, a parachevé la conversion du parc résidentiel. Déjà caractérisées par une proportion élevée de résidences secondaires, ces communes voient leurs biens immobiliers captés par la rentabilité des plateformes numériques telles qu’Airbnb, Booking, Abritel…

Dans le détail
Les loyers hebdomadaires pratiqués en haute saison surclassent sensiblement les baux d’habitation traditionnels. Ce basculement s’étend désormais vers les Monts de Vaucluse et le secteur du Mont Ventoux, au rythme des pics de fréquentation générés par les vacances scolaires, les ponts du printemps et les grands événements cyclistes ou culturels.

Avignon : le piège de la monoculture événementielle et la dérive du bâti
Forte de plus de 3 600 meublés touristiques, la ville d’Avignon vit au rythme trépidant du Festival qui s’achève ce samedi soir 25 juillet 2026. Durant ce mois, la tension locative atteint son paroxysme : les tarifs s’envolent et l’offre disponible est absorbée en quelques heures. Cette effervescence masque pourtant une fragilité structurelle : une fois la manifestation achevée, l’activité retombe, laissant de nombreux logements inoccupés une partie de l’année. Sur le plan urbain, le constat s’alourdit. Paul-Roger Gontard, alors adjoint au maire d’Avignon, pointait, en février dernier, la multiplication des restructurations au sein du centre ancien : des appartements familiaux découpés en micro-studios spécialement calibrés pour la location éphémère. Ce reconditionnement irréversible exclut durablement les familles du centre-ville, tout en empêchant tout retour vers un habitat traditionnel. Récemment, l’indicateur ‘Touriscore’ attribuait la note ‘E’ à Avignon pour l’impact du sur-tourisme, illustrant la sévérité des arbitrages municipaux à venir, notamment face aux nuisances telles que la prolifération des boîtes à clés sur le domaine public.

Analyse cartographique par commune Gites de France Vaucluse

Départements limitrophes et alerte sur la saison 2025
Dans le Gard rhodanien voisin, le ratio s’établit déjà à 5 locations de courte durée pour 100 logements, avec 8 communes dépassant le seuil des 12%. À l’échelle macro-économique, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure la championne incontestée de la réservation en ligne en France, comptabilisant près de 23 millions de nuitées (Insee Analyses n°131), tirée par les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

Tassement de la fréquentation touristique du Vaucluse
Néanmoins, les données prospectives de l’Insee pour la saison estivale 2025 révèlent qu’alors que la fréquentation touristique régionale progresse globalement de +1,9% (soutenue par l’envolée des Bouches-du-Rhône et des Hautes-Alpes), le Vaucluse est le seul département de la région à ne pas bénéficier de cette dynamique positive. Ce tassement interpelle : le territoire aurait-il atteint un point de saturation où l’excès d’offre touristique dégrade l’attractivité même de la destination ? A moins qu’il ne s’agisse de repli touristique pour cause de canicule mal vécue ? D’un problème d’accès aux points d’eau naturels pour se rafraîchir, ou encore au renoncement face au sur-tourisme ?

A la recherche de la fraicheur, de l’ombre et de points d’eau
Une étude d’OberA, lors d’un sondage national indique que pour 57% des Français, la fraîcheur est désormais un critère important dans le choix d’un hébergement ou d’une activité de vacances. Et si l’on exclut les 22% de personnes qui ne partent pas, ce réflexe concerne près de 3 vacanciers sur 4. Le confort thermique s’impose comme un nouvel enjeu d’attractivité touristique. Face à la chaleur, les Français ont décidé de recomposer leurs vacances : 48% choisissent des activités autour de l’eau ou à l’ombre, 44% évitent les visites en journée et 42% sortent plus tôt ou plus tard. Seuls 15 % affirment que la chaleur n’a jamais modifié leurs vacances.

Une manne fiscale colossale face à la pénurie d’habitat permanent
Face aux critiques, les représentants du secteur mettent en avant une contribution financière directe considérable. En 2022, la plateforme Airbnb a reversé 148M€ de taxe de séjour aux collectivités françaises (soit +60 % sur un an), dont 26,7M€ en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans le département, le classement des recettes perçues illustre cette dépendance fiscale à Avignon : plus de 570 000€ ; L’Isle-sur-la-Sorgue : plus de 150 000€ ; Gordes : plus de 100 000€ ; Apt et Cavaillon : plus de 50 000 € chacune (À titre comparatif, Nîmes percevait 310 000€).

Assèchement du parc locatif
Si ces sommes abondent les budgets des Offices de tourisme et financent les équipements publics localement, elles ne parviennent plus à masquer les externalités négatives : assèchement du parc locatif à destination des étudiants, des salariés permanents et des actifs saisonniers, renchérissement du foncier et mutation forcée des commerces de proximité au détriment des résidents à l’année. Car oui, la location saisonnière modifie la nature des commerces environnants. Elle favorise les commerces liés au tourisme tout en fragilisant les commerces du quotidien lorsque leur développement réduit fortement le nombre d’habitants permanents.

Riposte municipale et loi Le Meur : la reprise en main de la puissance publique
Face à cette équation complexe, les collectivités s’arment. La Ville d’Avignon, sous le mandat de Cécile Helle, a engagé des contrôles ciblés sur les changements d’usage, le respect du numéro d’enregistrement et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public. Ce mouvement local trouve un appui décisif dans le cadre légal renforcé par la loi Le Meur (applicable dès 2025). Le législateur offre désormais aux maires de nouveaux leviers coercitifs, comme l’abaissement du plafond de location des résidences principales à 90 jours par an (contre 120 jours auparavant) ; La possibilité de fixer des quotas de meublés touristiques et de réserver des périmètres stricts à l’habitat permanent ; La généralisation de l’enregistrement et durcissement des exigences environnementales (DPE, Diagnostic de performance énergétique) excluant les passoires thermiques de la location.

L’ambition d’une vision à long terme
L’objectif affiché par les agences d’urbanisme (Aurav, Fnau) n’est pas de diaboliser l’économie touristique, indispensable à la vitalité de la Provence, mais de passer d’une dérégulation subie à un développement maîtrisé. Dans cet exercice d’équilibriste, le Vaucluse dessine les contours du tourisme de demain : un modèle où l’accueil des visiteurs ne se fait pas au détriment des habitants.
Mireille Hurlin

Copyright Magnific

Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Du 29 juillet au 1er août, le Provence Arts Festival du Film (PAFF) investit Ménerbes pour sa 2e édition avec une programmation consacrée à la musique. Neuf documentaires internationaux, des projections en salle et en plein air, des rencontres quotidiennes avec des réalisateurs de renom et un film d’ouverture signé Agnès Varda composent l’affiche de ce rendez-vous où se melent cinéma, patrimoine et création artistique. Tout le programme ici.

En l’espace de deux éditions seulement, le Provence Arts Festival du Film s’est imposé en une nouvelle escale culturelle de l’été à Ménerbes. Créé en 2025 sous le nom de Dora Maar Film Festival, l’événement continue d’explorer les grandes disciplines artistiques à travers le documentaire. Après la photographie lors de sa 1re édition, c’est la musique qui devient cette année le fil conducteur de cette programmation internationale. 

Quand le documentaire donne le tempo
La musique offre au documentaire un espace où se croisent création, mémoire et transmission. C’est exactement ce que souhaite mettre en lumière Lucy Darwin, fondatrice et directrice artistique du festival, installée à Ménerbes depuis 2020 après avoir exercé une carrière internationale dans le documentaire artistique et la programmation cinématographique. Membre du comité d’acquisition photographie de la Tate Gallery, la productrice et réalisatrice plusieurs fois primée, ambitionne de faire de ce rendez-vous un laboratoire d’idées autant qu’un festival de cinéma. 

 

Jane Birkin et Agnès Varda Copyright Sylvie Scala

Une affiche prestigieuse, entre légendes et découvertes
Le coup d’envoi sera donné avec Jane B. par Agnès V., le portrait aussi libre qu’inclassable de Jane Birkin réalisé par Agnès Varda. Rosalie Varda viendra accompagner cette ouverture symbolique qui célèbre deux immenses figures de la création française. 

John Lennon & Yoko Ono, Marianne Faithfull
La programmation réunit ensuite quelques références majeures du documentaire musical. Les festivaliers pourront notamment découvrir ou redécouvrir ‘Searching for Sugar Man’, Oscar du meilleur documentaire en 2013, ‘One to One: John & Yoko’, consacré aux années new-yorkaises de John Lennon et Yoko Ono, ou encore ‘Broken English’, portrait sensible de Marianne Faithfull

Elvis Presley, les Rolling Stone,
Le festival accueillera également ‘EPiC: Elvis Presley in Concert’, spectaculaire restauration orchestrée par Baz Luhrmann à partir d’archives inédites de Warner Bros., présentée à l’initiative de Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et délégué général du Festival de Cannes. Une séance nocturne exceptionnelle de ‘Gimme Shelter’, documentaire mythique sur les Rolling Stones et le concert d’Altamont, sera présentée en présence de la monteuse Susan Steinberg. 

Copyright Magnolia pictures

Des réalisateurs au plus près du public
Plusieurs cinéastes et invités internationaux feront le déplacement à Ménerbes pour échanger directement avec les spectateurs. Kevin Macdonald, Robert Cibis, Jane Pollard, Iain Forsyth, Michiel ten Kleij, Philippe Béziat ou encore le producteur George Chignell accompagneront leurs œuvres, proposant au public un accès privilégié aux coulisses de la création documentaire. 

Les rencontres Dora Maar
Chaque matin, les Rencontres Dora Maar prolongeront les projections autour de débats consacrés à la représentation des artistes, à l’évolution du documentaire musical ou encore aux liens entre réalisation, montage et composition musicale. Animées par les critiques Mark Kermode et Sophie Rosemont, ces conversations réuniront cinéastes, monteurs, compositeurs et spécialistes du septième art. 

Le décor comme écran naturel
Le cadre participe pleinement de l’expérience. Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Ménerbes, perché sur son éperon rocheux au cœur du Parc naturel régional du Luberon, offre un écrin exceptionnel à cette manifestation culturelle. Les projections se répartiront entre la salle des fêtes et la place de l’Église, transformée chaque soir en cinéma à ciel ouvert, tandis que les rencontres se dérouleront à l’hôtel de Tingry. 

Le documentaire consacré en 2026
Le festival souhaite consacrer chacune de ses futures éditions à une discipline artistique différente telles que la littérature, l’architecture, la danse, le design ou encore arts de la table faisant du documentaire un trait d’union entre toutes les formes de création.

Les infos pratiques
Provence Arts Festival du Film. De mercredi. De mercredi 29 juillet au samedi 1er août 2026. A Ménerbes. Au programme : 9 documentaires, projections en salle et en plein air, rencontres avec les réalisateurs et invités internationaux. Les billets sont en vente dès maintenant. Séances du festival (incluant film, introduction et discussion) : 18€. Tarif réduit : 15€ (étudiants, moins de 25 ans, demandeurs d’emploi, habitants de Ménerbes). Les Rencontres Dora Maar : gratuit avec un billet de séance du festival (inscription obligatoire, sous réserve de disponibilité). Double programme du vendredi pour les projections du soir : 31€ / 25€.

Mireille Hurlin

DR

Un été enchanté pour les musicales du Luberon

C’est au Domaine de la Citadelle, vignoble certifié bio de 40 hectares au coeur du Luberon à Ménerbes, que s’est déroulée l’assemblée générale du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. Autour des nouveaux co-présidents Véronique Constantin et Olivier Coupaye et de la directrice Brigitte Borel, les participants, tous chefs d’entreprises qui tendent la main aux nouveaux entrepreneurs ont, une fois de plus, insisté sur leur ADN : gratuité, réciprocité, engagement et bienveillance. 

Ils les conseillent pour définir leur projet, leur vision, leur stratégie, savoir le présenter après avoir étudié le marché et le plan de financement. Qu’il s’agisse de création ou de reprise de société et de développement, avec à la clé, la pérennisation d’au moins cinq emplois en 3 ans.

Ils sont 90 membres dans ce Réseau, notamment Laurence Castelain, Fabrice Brunel, ,Stéphane Granier, Jantien Rault, ou encore Etienne de Chézelles, et ils paient de leur poche des cotisations qui varient en fonction de leur chiffre d’affaires, de 1 000€ à 2 950€ par an, c’est dire leur engagement, sans parler des heures de bénévolat (1921h) pour les réunions, rencontres et échanges. Parmi les thèmes abordés en 2025, l’intelligence artificielle, la posture du dirigeant, la gestion du stress ou d’une forte croissance, l’optimisation fiscale, les outils digitaux, la sécurisation d’un recrutement.

Depuis que le Réseau Entreprendre Rhône-Durance existe, en 2003, 206 lauréats ont été soutenus, 80% d’entre eux ont renvoyé l’ascenseur en rendant ce qu’ils avaient reçu, c’est à dire en devenant à leur tour membres actifs. En tout, l’an dernier, un montant de 539 500€ de prêts d’honneur a été octroyé par les banques à 39 jeunes patrons pour les accompagner dans la création de leur entreprise et de 158 emplois.

Les nouveaux lauréats

Lors de l’AG à Ménerbes, de nouveaux lauréats de ces prêts ont été présentés. Quelques Vauclusiens : Alexis Verdierre de Vaison-la-Romaine, spécialisé dans la rénovation et la maçonnerie de mas provençaux avec son entreprise Centelles & Verdierre Construction (20 000€), Timothée Gamonet d’Avignon pour Gambade, un vélo pratique et transformable (45 000€), Simon Lillamand, également basé au coeur de la pépinière Créativa d’Agroparc pour sa colonne de douche anti-gaspi Opty-O, qui a aussi été récompensée au Concours Lépine (60 000€), Laétitia et Laurent Desbordes de Sarrians, gérants d’AMC, agence de menuiserie haut de gamme (40 000€), Amandine Revelin et Sébastien Montaud pour LHP (Lavanderaie Haute Provence) à Vaison, qui commercialise savons, huiles essentielles et cosmétiques à base de lavande (60 000€).

Nombre de lauréats sont installés dans les Bouches-du-Rhône. À Châteaurenard, Alexandre Ricaud, qui a repris France Primeurs pour la distribution de fruits et légumes (100 000€), Jordan Risso pour Padel & Compagnie à Sénas, la mise à disposition de terrains de padel semi-couverts (49 500€), Brice Plessiez et Maxime Pinoit pour Distridog à Graveson, qui a conçu du matériel pour animaux, alimentation, toilettage, soins, à Graveson (90 000€). Et enfin, un entrepreneur installé à Laudun-l’Ardoise dans le Gard, Fabien Duffes avec Unicomm, des solutions informatiques et de cybersécurité (75 000€).

Pour les années qui viennent, la directrice évoque la nécessite « d’attirer de nouveaux membres, de fidéliser et bien sûr de toujours s’engager et s’investir au service de l’emploi, de l’humain et du territoire. » Comme l’avait dit Edgar Gropiron, l’ancien champion olympique de bosses, aujourd’hui président du Comité des Jeux Olympique d’hiver France 2030 quand il était venu au Novotel Avignon-Nord à l’automne : « Gagner, c’est bien, réussir c’est mieux. » Lui qui avait préconisé pour un patron de savoir s’entourer, déléguer, donner du sens à l’action et préférer la réussite durable aux victoires éphémères et bien sûr, rester humble.

Contact : rhone-durance@reseau-entreprendre.org


Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Luberon Life, l’association des communautés internationales du Luberon, organise un événement ‘Escapades’ ce dimanche 31 mai à Ménerbes. Les profits seront reversés aux Restos du Cœur.

L’association communautaire Luberon Life, née en 2020 à la suite d’un groupe WhatsApp de solidarité pendant le confinement et regroupant aujourd’hui 950 membres de 35 nationalités différentes, organise plusieurs événements dans l’année, qu’ils soient culturels, sportifs ou caritatifs.

L’événement Escapades, qui se tiendra ce dimanche à Ménerbes, est un des rendez-vous immanquables de l’association. La journée se divisera en deux temps forts. Premièrement, une marche solidaire de 7km dans les paysages du Parc Naturel Régional du Luberon se fera en petits groupes avec des accompagnateurs de 10h à 14h. Sur le parcours, cinq points de ravitaillement tenus par les domaines viticoles partenaires proposeront des dégustations de vins, de quoi se restaurer et s’hydrater. Des fiches parcours bilingues (français/anglais) seront distibuées aux participants.

Deuxièmement, il y aura le festival tout l’après-midi jusqu’à 21h à l’Espace Gavron avec un grand buffet de fromages et desserts, des grillades, une vente et dégustation de vins des domaines partenaires, de la musique live avec DJ Nico et de nombreuses animations.

Randonnée & festival : 40€ / Festival uniquement : 15€ / Réservation en ligne en cliquant ici.
Dimanche 31 mai. Espace Gavron. 1388 Route du Stade. Ménerbes.


Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Le 28 décembre, les Musicales du Luberon renouent avec leur concert de Noël à l’occasion du Petit marché de la truffe de Ménerbes. Cette année, l’ensemble vocal ‘Ad Fontes’ propose une relecture sensible et éclairante du ‘Messie‘ de Haendel, mêlant musique, récit et patrimoine, avant un feu d’artifice et un vin chaud offerts au public.

À Ménerbes, la fin d’année possède ses rites. Parmi eux, le concert de Noël des Musicales du Luberon s’est imposé comme un rendez-vous attendu, où la musique dialogue avec la saison et le lieu. Dimanche 28 décembre à 17 heures, l’église du village accueillera un spectacle intitulé Le Messie de Haendel, Genèse d’un chef-d’œuvre, entre exigence musicale et goût du récit.

Explorer la naissance d’un chef-d’œuvre
Plutôt qu’une exécution intégrale et solennelle de l’oratorio, l’ensemble vocal aixois ‘Ad Fontes‘ (en latin, aux sources) choisit d’en explorer la naissance. La trame s’appuie sur ‘La Résurrection de Haendel ‘de Stefan Zweig, texte célèbre dans lequel l’écrivain autrichien raconte comment, au bord de l’épuisement et de l’oubli, Haendel retrouva l’élan créateur en composant en quelques semaines ce qui deviendrait l’un des monuments de la musique occidentale. Créé à Dublin en 1742, le ‘Messie‘ s’est depuis imposé comme un rituel musical universel, particulièrement associé aux fêtes de Noël.

Une forme intimiste au service de l’écoute
Sur scène, onze choristes, un quatuor à cordes et un orgue positif donnent chair à cette œuvre, sous la direction inspirée de Jan Heiting. La comédienne Catherine Sparta assure les lectures, tissant un lien fluide entre le récit de Zweig et la musique, éclairant l’écoute sans jamais l’alourdir. Le dispositif, volontairement resserré, privilégie la clarté des lignes et l’intimité, loin des grandes machines chorales.

Jan Heiting, une figure discrète de l’exigence musicale
Figure discrète de la vie musicale régionale, Jan Heiting incarne cette exigence. Diplômé des conservatoires supérieurs d’Utrecht et de Twente, formé notamment auprès de Timothy Brown à Cambridge, il s’est installé en France en 1997. Il fonde alors Ad Fontes, un ensemble à géométrie variable qui explore, de la Renaissance à nos jours, un répertoire souvent méconnu mais toujours accessible. Parallèlement, le chef néerlandais collabore avec des institutions majeures comme le Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, Musicatreize, Chœur Régional, et transmet aujourd’hui son savoir aux jeunes chefs.

Ad Fontes,’ entre créations et grandes fresques chorales
Depuis ses premiers concerts en 1998, ‘Ad Fontes’ s’est illustré autant dans le répertoire a cappella que dans les grandes fresques chorales. L’ensemble a partagé la scène avec des artistes reconnus et s’est fait remarquer par des créations ambitieuses, dont ‘Le Messie de Haendel / The Making Of », présenté à guichet fermé au Théâtre du Jeu de Paume en 2019, puis ‘Au commencement il n’y avait rien‘, créé en 2022 au Théâtre du Bois de l’Aune.

Une soirée qui se prolonge dans la fête
À Ménerbes, cette soirée musicale se prolongera hors les murs, avec le feu d’artifice et le vin chaud offerts par la municipalité, rappelant que la musique, ici, s’inscrit dans une fête plus large, celle d’un village et de ses traditions hivernales.

Les infos pratiques
Dimanche 28 décembre. Eglise Saint-Luc à Ménerbes. 17h. 35€. Gratuit pour les moins de 16 ans. A l’occasion du Petit marché de la truffe de Ménerbes. Réservations : musicalesluberon.fr Renseignements 06 85 68 65 34. musicalesluberon@wanadoo.fr
Mireille Hurlin


Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Ce dimanche 28 décembre, la commune de Ménerbes et la Maison de la truffe et du vin du Luberon coorganisent la 29e édition du marché de la truffe sur la Place de l’Horloge.

Ce dimanche, le diamant noir sera `l’honneur à Ménerbes où de nombreux trufficulteurs présenteront leurs plants truffiers et truffes fraîches, mais aussi des produits d’épicerie fine à base de truffes comme des fromages, de la charcuterie, des huiles, vinaigres et autres tartinables. L’occasion idéale de faire des trouvailles pour magnifier le repas de la Saint-Sylvestre.

Un concert

À cette occasion, l’association Les Musicales du Luberon proposera son concert de Noël, ‘Le Messie de Haendel – Genèse d’un chef d’œuvre’ dans l’enceinte de l’église Saint-Luc. 11 choristes de l’ensemble vocal Ad Fontes seront accompagnés d’un quatuor à cordes, et d’un orgue positif, ainsi que de la comédienne Catherine Sparta qui assurera les lectures.

17h. Tarif : 35€. Réservation obligatoire en ligne, au 06 85 68 65 34, ou par mail à l’adresse musicalesluberon@wanadoo.fr

Un feu d’artifice

Pour terminer cette 29e édition du marché aux truffes en beauté, un feu d’artifice sera tiré à 18h30. Le public pourra y assister depuis le parvis de l’église ou depuis le jardin de la Maison de la truffe et du vin.

Dimanche 28 décembre. De 9h à 18h. Place de l’Horloge. Ménerbes.


Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Les samedi 6 et dimanche 7 décembre, la Maison Dora Maar à Ménerbes ouvrira exceptionnellement toutes ses pièces pour accueillir la 5ᵉ édition de son marché de Noël. Une trentaine de créateurs, des ateliers pour tous les âges, de la musique live et l’atmosphère unique de ce lieu chargé d’histoire promettent un week-end où l’art et la fête dialoguent en harmonie.

À Ménerbes, perle du Luberon classée parmi les plus beaux villages de France, la Maison Dora Maar s’apprête à redevenir, le temps d’un week-end, un théâtre vivant de création. Cet hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle, longtemps silencieux derrière ses hautes fenêtres, se métamorphosera les 6 et 7 décembre en un marché de Noël foisonnant, où se croiseront savoir-faire, artisanat et effervescence artistique.

La magie d’un marché dans une maison d’artiste
Plus d’une trentaine d’exposants investiront chaque étage de cette maison habituellement réservée aux résidences artistiques. On y croisera la peinture aérienne sur laine feutrée de Plume Marine, les bijoux délicatement façonnés de Koeda, les douceurs salées-sucrées de la cuisine de Mapie, les cosmétiques naturels signés Kashina, les couteaux fabriqués à la main par Hugo Milesi, les créations en céramique de Louise Jumelin de l’atelier 980°, les pièces textiles responsables de La Maison Agile, ou encore les papiers singuliers de Florinda Sandri. Un univers composite, éclectique, où la main et la matière dialoguent avec le charme d’une demeure ancienne.

Copyright Maison 6 Centre culturel Dora Maar Communication

Ateliers créatifs : un esprit de Noël à façonner
Pendant ces deux journées, la galerie La Mob sera transformée en vaste atelier, ouvert aux enfants, à partir de 3 ans, comme aux adultes. Inspirées de l’œuvre de Dora Maar et de la symbolique lumineuse de Noël, ces sessions permettront à chacun de repartir avec sa propre création. Samedi et dimanche : 10h–12h et 14h30–16h30. Entrée libre, atelier : 5 € par personne.

Interludes musicaux
Pour accompagner ce parcours sensoriel, la musique viendra ponctuer les heures : Lara Odin à l’orgue de barbarie le samedi, et Natalia Tsareva au piano le dimanche, deux ambiances distinctes mais complémentaires, à l’image du lieu et de son histoire.

Une maison habitée par l’art… et par une mémoire
Bien avant d’être un centre culturel, cette demeure fut la propriété du général Baron Robert, figure des campagnes napoléoniennes en Espagne. Mais son histoire s’ancre surtout dans celle d’une femme discrète et énigmatique : Dora Maar, photographe et peintre surréaliste, muse et compagne de Pablo Picasso durant la fin des années 1930 et le début des années 1940. Artiste d’une rare intensité, elle fut celle qui immortalisa la genèse de Guernica, et dont l’œuvre, longtemps éclipsée, connaît aujourd’hui un juste renouveau d’intérêt. Après sa séparation avec Picasso, elle fit de Ménerbes son refuge estival, cultivant une solitude habitée par la création.

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Une mécène pour faire mémoire du passé et cultiver l’avenir
À sa mort en 1997, une mécène américaine, Nancy Brown Negley, racheta la maison et entreprit de la restaurer pour en faire un lieu de résidence internationale destiné aux artistes, écrivains et chercheurs. Depuis son ouverture en 2007, plus de 300 créateurs venus du monde entier y ont trouvé un espace propice au travail et à la contemplation.

Noël en Provence
En ouvrant largement ses portes pour son marché de Noël, la Maison Dora Maar rappelle qu’elle n’est pas seulement un lieu de mémoire : elle demeure un foyer de création vivante. Ce week-end de décembre, mêlant art, artisanat et convivialité, offrira une occasion rare de déambuler dans l’intimité d’une demeure historique tout en soutenant les créateurs d’aujourd’hui.

Infos pratiques
Marché de Noël du Centre culturel Dora Maar. Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025. Entrée libre. 58, rue du Portail Neuf à Ménerbes.
Mireille Hurlin

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