Michel Gontard à la tête du mouvement Hlm régional
Président de Grand Delta Habitat, première Coopérative Hlm de France basée à Avignon, Michel Gontard vient d’être porté à la tête de l’Association Régionale Hlm Provence-Alpes-Côte d’Azur & Corse. Il est élu pour un mandat d’une durée de 3 ans. « Mon mandat sera celui du collectif, du faire ensemble », explique le nouveau président dont la coopérative Grand Delta Habitat accompagne aujourd’hui 208 communes sur l’ensemble de l’arc méditerranéen. Cette élection intervient dans un contexte où les enjeux liés au logement sont particulièrement forts : hausse continue de la demande, raréfaction du foncier, augmentation des coûts de construction, instabilité réglementaire ou difficultés à produire de nouveaux logements fragilisent durablement le secteur…
Lutter contre les idées reçues sur le logement social Son action entend s’articuler autour de deux priorités. La première consiste à renforcer la reconnaissance du rôle des organismes Hlm auprès des élus et du grand public. « Convaincu que le logement social souffre encore d’idées reçues, Michel Gontard souhaite mieux faire connaître les réalités du secteur, valoriser le travail mené par les organismes Hlm et rappeler leur contribution à la cohésion sociale, à la transition écologique et au développement des territoires », précise le communiqué d’annonce de sa nomination
Une coopération plus étroite avec les pouvoirs publics La seconde priorité est de renforcer les alliances entre tous les acteurs du logement (collectivités, entreprises, partenaires institutionnels, acteurs économiques ou associatifs…). Face à l’ampleur de la crise, il entend ainsi favoriser une coopération plus étroite afin de construire des réponses partagées et de porter une voix commune auprès des pouvoirs publics. Au-delà des financements, il souhaite également défendre les conditions indispensables à une politique du logement ambitieuse : une réglementation plus lisible, une meilleure mobilisation du foncier et un engagement durable de l’ensemble des partenaires publics et privés.
Avec des loyers qui franchissent pour la première fois le seuil des 200M€, un autofinancement en bond de 85% et plus de 415M€ investis en 2025, Grand Delta Habitat confirme sa montée en puissance. Dans un secteur du logement social encore fragilisé, la première coopérative HLM de France revendique un modèle robuste, fondé sur une discipline financière serrée, une stratégie d’acquisitions opportuniste et une relation bancaire érigée en levier de croissance.
En 2025, la coopérative a porté son chiffre d’affaires à 271,5M€, en progression de 12% sur un an, pour 217,6M€ de loyers hors charges. Un seuil symbolique, presque psychologique, pour un bailleur social qui a longtemps avancé par paliers et franchit désormais un cap : La barre des 200M€ de loyers est tombée ; Celle des 100M€ de marge brute aussi.
Maisons individuelles GDH en location Copyright MMH
Une coopérative devenue poids lourd Cette dynamique n’a rien d’anecdotique. Elle consacre la mue d’un acteur régional devenu, en 60 ans, un groupe structurant du logement social dans le quart sud-est. Créée en 1966, la coopérative -première Coop’HLM de France- gère aujourd’hui 42 430 logements, répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes. Elle loge plus de 103 000 personnes, avec 15 agences de proximité et un ancrage particulièrement dense en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où elle est le premier bailleur social du Vaucluse et le deuxième de la région.
L’année du basculement Le millésime 2025 marque un changement d’échelle. Grand Delta Habitat a dégagé 43,6M€ d’autofinancement net HLM, contre 23,6M€ un an plus tôt. Une hausse de 85%, spectaculaire dans un secteur où la moindre marge de manœuvre se conquiert à l’euro près. Rapporté aux produits, cet autofinancement atteint 18,4%, loin au-dessus du seuil d’alerte réglementaire fixé à 3%.
Une combinaison de paramètres La progression repose sur plusieurs ressorts conjoints : hausse des loyers portée par l’IRL (Indice de référence des loyers), recul de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), ralentissement des coûts de construction, baisse du taux du Livret A et montée en régime des opérations d’accession. À cela s’ajoute un pilotage rigoureux des charges, avec un signal particulièrement scruté par les partenaires financiers : malgré 3 055 logements supplémentaires en deux ans, la masse salariale recule par rapport à 2023. Le mot d’ordre ? Produire davantage mais sans gonfler la structure.
Batiment GDH réhabilité Copyright MMH
Casser les plafonds Grand Delta Habitat résume cette séquence en une formule athlétique : casser les plafonds. L’image n’est pas fortuite. En interne, 2025 est présentée comme l’année où la coopérative a ‘franchi le mur’ des 100M€ de marges brutes et ‘cassé le plafond’ des 200M€ de loyers. Une rhétorique de la performance, assumée, qui dit aussi combien la question financière est devenue centrale dans le pilotage du logement social.
Le pari des volumes La croissance de Grand Delta Habitat ne repose pas uniquement sur la construction neuve. Elle tient, de plus en plus, à une stratégie de diversification des modes de production. En 2025, la coopérative a mis en chantier 871 logements, obtenu 986 agréments, engagé 869 réhabilitations et, surtout, acquis 1 561 logements. Sur deux ans, plus de 3 000 logements ont ainsi été rachetés à d’autres bailleurs sociaux, qui eux souhaitaient surtout refaire leur trésorerie.
Le temps de la croissance externe Ce choix est loin d’être marginal. Il reflète une lecture lucide du marché : Dans un environnement où le neuf reste contraint, où les coûts de sortie pèsent encore lourdement sur les bilans et où certains opérateurs arbitrent leur patrimoine, le rachat devient un outil de croissance à part entière. Grand Delta Habitat s’en sert pour maintenir ses volumes, sécuriser ses objectifs et accélérer son changement d’échelle.
Habitat intergénérationnel GDH Copyright MMH
Construction et réhabilitation Au total, 278M€ ont été engagés dans la construction et la réhabilitation, auxquels s’ajoutent 137M€ consacrés aux acquisitions patrimoniales. Soit plus de 415M€ injectés en 2025 dans l’économie des territoires. À l’échelle d’un bailleur social, l’effort est considérable. À l’échelle locale, il fait de la coopérative un investisseur de premier rang.
La banque comme infrastructure invisible C’est tout l’objet du ‘Delt’Apéro Transparence bancaire’, rendez-vous désormais bien installé dans la gouvernance de Grand Delta Habitat, pour faire de la pédagogie financière un outil de crédibilité. Le principe ? Exposer aux banques, sans fard, les résultats, les fragilités, les hypothèses et les arbitrages. Un acte de transparence qui n’est pas un exercice de communication mais un mécanisme de sécurisation ; «Aborder la transparence bancaire, c’est confirmer que la confiance n’est pas un mot mais une action », souligne Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, reprenant : « La confiance réciproque constitue l’élément majeur sans lequel aucun de nos projets ne pourraient aboutir. » Dans le logement social, où le temps long impose des montages complexes et des horizons d’amortissement étendus, la relation bancaire est, finalement, une infrastructure invisible qui conditionne la dette, donc la capacité à bâtir, réhabiliter, acquérir et arbitrer. Grand Delta Habitat en a fait un actif stratégique.
Une signature financière solide Cet équilibre est conforté par un signal rare dans le monde du logement social : La confirmation, en janvier 2026, de la notation S&P Global Ratings à A+ pour le long terme, avec perspective stable, et A1 pour le court terme. Pour un bailleur, cette notation vaut davantage qu’un label. Elle conditionne la qualité de la signature, rassure les financeurs, fluidifie l’accès au crédit et crédibilise les ambitions d’investissement. En clair ? Elle abaisse le coût du capital et élargit les marges de manœuvre.« À quoi s’ajoute la notation de solidité annuelle délivrée par Standard & Poor’s, renouvelée à A+ long terme et A1 court terme, renforcée par une perspective stable», souligne Michel Gontard, qui y voit moins un satisfecit qu’un outil de continuité.
Quelques-uns des futurs projets GDH
Croître, sans se disperser Grand Delta Habitat avance avec pour ambition de se développer, oui, mais sans se diluer. La coopérative promeut un développement de proximité, adossé à des outils de diversification ciblés : Bail Réel Solidaire (BRS), PSLA (Prêt social location-accession), accession sociale via sa filiale Axédia, foncière coopérative, redynamisation de centres-villes avec Sud Attractivité. Une galaxie d’outils pensée non pour diversifier l’image, mais pour sécuriser les modèles.
Le logement locatif en zone tendue Plus de 3 300 logements locatifs sont déjà en développement, principalement dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, là où la pression résidentielle reste la plus forte. Objectif ? Poursuivre la croissance, maintenir le volume, absorber les chocs, sans renoncer à la vocation sociale. En creux ? L’ADN de Grand Delta Habitat : faire d’un bailleur social un opérateur capable d’industrialiser sa croissance sans perdre sa légitimité territoriale. En 2025, la coopérative a démontré qu’elle savait changer d’échelle ; Reste désormais à conserver le rythme. Mireille Hurlin
Quelques-uns des futurs projets GDH
La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social
Réunis au siège de Grand Delta Habitat par son président Michel Gontard, partenaires associatifs, équipes de proximité et administrateurs ont mis à l’honneur la Fondation de la coopérative HLM dirigée par Jean-Jacques Oddo. Unique en France dans son modèle pour une coopérative, elle soutient chaque année des dizaines d’initiatives locales visant à renforcer le lien social, l’insertion et la qualité de vie dans les quartiers.
Au siège de Grand Delta Habitat, à Avignon, le dernier Delt’Apéro a mis en lumière une facette moins visible mais centrale de l’action de la coopérative : sa Fondation. Si la mission première de Grand Delta Habitat demeure la construction et la gestion de logements sociaux, l’organisme revendique une approche plus globale du logement, intégrant pleinement les enjeux sociaux, culturels et territoriaux.
Un bailleur social qui revendique une mission élargie Présidée par Michel Gontard, la coopérative pèse aujourd’hui dans le paysage du logement social : 42 340 logements répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes, accueillant plus de 103 000 habitants. En 2025, 415M€ ont été investis, tandis que 650 collaborateurs, dont une majorité sur le terrain, assurent la gestion et l’accompagnement des locataires. Mais au-delà de son rôle d’aménageur et de bailleur social, l’organisme revendique une responsabilité plus large : contribuer au ‘mieux vivre ensemble’ dans les quartiers.
Copyright GDH Communication
Un modèle coopératif fondé sur la proximité Dans le secteur du logement social français, qui compte près de 4,7 millions de logements HLM pour environ 10 millions de personnes logées, la question du lien social et de la cohésion territoriale est devenue centrale. De nombreux bailleurs développent aujourd’hui des programmes d’accompagnement social pour prévenir les difficultés économiques, favoriser l’insertion ou soutenir les dynamiques locales.
Des dispositifs concrets Grand Delta Habitat s’inscrit dans cette logique de proximité. L’organisme déploie plusieurs dispositifs concrets : accompagnement par des conseillères en économie sociale et familiale, soutien aux ménages confrontés à des difficultés financières, services adaptés aux personnes âgées ou en situation de handicap, logement de personnels essentiels tels que soignants, policiers ou pompiers. Cette approche sociale du logement s’appuie notamment sur un outil singulier : la Fondation Grand Delta Habitat.
Une fondation unique dans le monde des coopératives HLM Créée il y a plus de quinze ans, la Fondation serait, selon la coopérative, la seule fondation autonome portée par une coopérative HLM en France. Dotée d’un budget annuel de 150 000 €, elle dispose de sa propre gouvernance et d’un conseil d’administration composé de neuf administrateurs bénévoles, qui se réunissent quatre fois par an pour examiner les projets.
Achat du container pour Job Appart Copyright GDH Communication
Financer des projets Son principe est clair, comme l’a rappelé son président Jean-Jacques Oddo lors de la soirée : « Nous ne finançons pas de l’exploitation, nous finançons des projets. » L’objectif est de soutenir des initiatives concrètes, directement utiles aux habitants des quartiers.
28 projets soutenus en 2025 En 2025, près de 40 dossiers ont été étudiés, dont 28 projets finalement soutenus, avec l’ambition d’atteindre à terme 35 projets accompagnés chaque année.Les initiatives retenues s’inscrivent dans cinq axes majeurs :amélioration du cadre de vie,accès à la culture et à l’éducation,développement d’activités sportives et conviviales,insertion sociale et professionnelle,transition écologique et développement durable.
Avignon, Cavaillon, Carpentras, Orange et Sorgues Dans les quartiers d’Avignon, Cavaillon, Carpentras, Orange ou encore Sorgues, ces actions prennent des formes variées : jardins solidaires, festivals scientifiques pour les jeunes, ateliers linguistiques, projets sportifs inclusifs ou dispositifs d’aide à l’emploi.
Espace social Villemarie Copyright GDH Communication
Un maillage associatif au cœur des quartiers Parmi les projets soutenus, plusieurs initiatives illustrent la diversité des actions menées sur le territoire. À Avignon, l’association Label Épique a fédéré habitants et partenaires autour du projet « Vivement qu’on sème ! », mêlant alimentation durable, créativité et rencontres de voisinage. Toujours dans la cité des papes, Les Petits Débrouillards ont organisé leur festival scientifique Embarquement immédiat, tandis que le programme Démos Avignon-Provence permet à plus de 200 enfants d’apprendre la musique et de se produire en concert.
Des événements festifs, du sport, des jardins, des jobs À Cavaillon, les Rendez-vous de la Bastide du centre social ont rassemblé plusieurs centaines d’habitants lors d’événements festifs. À Carpentras, l’Espace social Villemarie a aménagé un nouvel espace extérieur pour ses 1 200 adhérents. Le sport constitue également un vecteur important de cohésion : rugby au Racing Club XIII du Comtat, basket inclusif à l’USAP, ou encore apprentissage du vélo pour les femmes avec l’initiative « Toutes en Selles ». D’autres projets ciblent l’insertion sociale et professionnelle, à l’image des jardins solidaires de Job Appart’ à L’Isle-sur-la-Sorgue ou des actions menées par Amidon 84 et Chez Babel pour favoriser le retour à l’emploi.
Une fondation tournée vers le terrain L’un des messages forts de la soirée ? Ancrer davantage la fondation dans la réalité des quartiers. Les administrateurs multiplient désormais les visites sur le terrain aux côtés des équipes de proximité de Grand Delta Habitat. Une démarche qui vise à mieux comprendre les besoins locaux, dialoguer avec les associations et accompagner les initiatives au plus près des habitants. « Ce n’est pas nous qui sommes en lumière, ce sont les associations. Nous sommes là pour vous accompagner », a résumé Jean-Jacques Oddo. Au-delà du financement, la Fondation est un facilitateur d’initiatives locales, contribuant à structurer un écosystème solidaire réunissant habitants, associations et acteurs du territoire. Mireille Hurlin
Grand Delta Habitat, 60 ans au service des territoires
À l’occasion de ses vœux 2026, Grand Delta Habitat, par la voix de son président, Michel Gontard, et à travers lui, le Conseil d’administration, le directeur général Xavier Sordelet, le Comité de pilotage, et les équipes, a célébré un double jalon : l’entrée dans une nouvelle année et les 60 ans de la coopérative HLM. Un anniversaire symbolique pour un acteur majeur du logement social dans le Sud-Est, qui revendique un modèle fondé sur la proximité, la solidarité et l’innovation, dans un contexte durablement tendu pour le secteur.Pour l’occasion, près de 500 personnes, dont de nombreuses personnalités du monde politique et économique et de l’acte de bâtir s’étaient rendues au parc des expositions d’Avignon.
Créée en 1966 sous le nom de Vaucluse Logement, Grand Delta Habitat s’est construite au fil des décennies comme un acteur structurant du logement social, en lien étroit avec les collectivités locales. De la réponse à l’urgence de l’après-guerre à la rénovation urbaine, de la professionnalisation des métiers à l’élargissement territorial, la coopérative a progressivement changé d’échelle sans renier son ADN : loger, accompagner et inscrire l’action dans le temps long.
Soixante ans d’histoire, une continuité assumée Entrer dans sa septième décennie ne marque pas une rupture, mais l’ouverture d’un nouveau cycle. ‘Transformer plutôt que subir’ résume une ligne stratégique revendiquée, dans un secteur confronté à la hausse des coûts, à la raréfaction du foncier et à l’évolution rapide des besoins sociaux, a rappelé Michel Gontard.
Un modèle coopératif éprouvé face aux tensions du logement L’année 2025 a cependant constitué un révélateur. Dans un contexte national de crise du logement, Grand Delta Habitat a maintenu un niveau d’activité soutenu : 530 logements livrés, 1 561 logements rachetés et plus de 415M€ investis. Le parc atteint désormais 42 430 logements répartis sur trois régions et sept départements, logeant plus de 103 000 personnes.
Au-delà de la production de logements La coopérative revendique une approche qui dépasse la seule production de logements. À Cavaillon, le vaste projet de renouvellement urbain : 341 logements réhabilités et 276 démolis, illustre une volonté de recomposer durablement les quartiers. À Avignon et Orange, les réhabilitations ont conjugué sécurisation, amélioration énergétique et accompagnement social, en lien étroit avec les services de l’État.
Proximité et qualité de service comme piliers Avec 650 collaborateurs, 15 agences commerciales et une organisation volontairement décentralisée, Grand Delta Habitat fait de la proximité un levier central de son action. Les 122 chargés de clientèle et 118 agents de proximité assurent une présence quotidienne sur le terrain, renforcée par la modernisation des outils numériques.
La culture du résultat En 2025, la satisfaction des locataires progresse : 73,2% de satisfaction globale et 86,5% chez les nouveaux entrants. Ces résultats ont conduit à un plan d’actions de 3M€ supplémentaires, visant à améliorer concrètement le cadre de vie et la qualité du service rendu.
Solidarité, innovation et adaptation aux usages Fidèle à son modèle coopératif, Grand Delta Habitat articule logement et solidarité. En 2025, la Fondation Grand Delta Habitat a soutenu 28 projets pour 150 000€, tandis que des initiatives locales ont illustré une solidarité de terrain : redistribution de mobilier à Orange avec Delta Collect, déjà initié à Avignon, projets de forêt urbaine à Nîmes, résidences dédiées au bien vieillir ou dispositifs d’aide aux personnes fragilisées.
Seul sur Mars L’innovation constitue l’autre marqueur fort. À L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme Seul sur Mars® -six villas autonomes en énergie- incarne une logique d’expérimentation assumée. Ailleurs, résidences intergénérationnelles, habitats adaptés au vieillissement ou reconversions de friches témoignent d’une capacité à anticiper les évolutions sociétales et climatiques.
Un partenaire de long terme pour les élus Avec 208 communes partenaires, dont huit nouvelles en 2025, Grand Delta Habitat s’affirme comme un acteur de long terme des politiques locales de l’habitat. Dans les territoires sous forte pression immobilière, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, plus de 110 logements ont été livrés, tandis que des opérations sur mesure ont vu le jour à Nice, Aubagne, Vitrolles ou Pernes-les-Fontaines. Cette relation de confiance s’appuie sur une méthode : construire, réhabiliter ou transformer aux côtés des élus, en intégrant logement, services publics et attractivité territoriale.
Une force collective tournée vers l’avenir Le renouvellement, en novembre 2025, de la labellisation Grand Delta Habitat auprès de 45 entreprises partenaires illustre cette culture du collectif, dans un secteur du BTP sous tension. Transparence financière, reconnaissance des savoir-faire et sécurisation des relations économiques sont présentées comme des conditions de la performance durable. A ce propos, l’agence de notation Standard and poors a confirmé la notation de Grand Delta Habitat à A+ stable à long terme et A1 à court terme. ‘Notre notation de GDH repose sur la capacité de l’entreprise à maintenir une solide performance financière’, a conclu l’agence.
Le temps de la maturité À 60 ans, Grand Delta Habitat revendique ainsi une maturité : celle d’une coopérative solidement ancrée, capable de se projeter sans renier ses fondamentaux. « Notre histoire nous inspire, l’avenir nous guide » : plus qu’un slogan anniversaire, une ligne de conduite pour les décennies à venir, a conclu Michel Gontard.
Le Conseil d’administration Michel GONTARD Président ; Marie-Pierre BANDE BUISSON ; Magali BERNARD ; Jean-Luc BONNAL ; Laurent BOUCHER ; Georges BOUTINOT ; Aurélie DENIZE ; Christian DARPY ; Nora DJEZZAR ; Annick DUBOIS ; Jean-François LOVISOLO ; Jean-Claude MOLINA ; Michel MUS ; Henri-Jacques PERRIN; Patrice PERROT ; Sandrine RIGAUD ; Dominique SANTONI ; et Corinne TESTUD-ROBERT.
Le comité de pilotage Xavier SORDELET, directeur général ; Stéphane LEROY, Directeur des relations institutionnelles et directeur d’Axédia ; Jérome VIEUDRIN Directeur des moyens et des systèmes d’information ; Delphine MIQUEL, Directrice juridique et Ressources humaines ; Hugo LAUTERBACH, Directeur commercial et innovation ; Rémi MARTI, Directeur de la proximité ; Nicolas ROCUET, Directeur du développement et patrimoine ; Jacques DENIS, directeur administratif et financier. Mireille Hurlin
Grand Delta Habitat : le label qui soutient un secteur BTP fragilisé
Dans un contexte où le BTP traverse une période tendue, Grand Delta Habitat a distingué 45 entreprises partenaires lors de la 9ᵉ édition de sa labellisation. Un rendez-vous devenu incontournable, qui valorise les savoir-faire locaux et renforce un écosystème économique en quête de stabilité.
Première coopérative d’habitat en France, basée à Avignon, Grand Delta Habitat (GDH) joue un rôle structurant dans les territoires. Avec plus de 42 500 logements et une capacité de production annuelle de 800 à 1 000 unités, l’organisme agit comme moteur économique grâce à ses investissements, ses réhabilitations et ses acquisitions. Dans un marché où la construction neuve ralentit et où les trésoreries sont sous pression, GDH représente pour de nombreuses entreprises un donneur d’ordre essentiel, capable d’offrir visibilité et continuité.
Un label exigeant, devenu un repère Depuis neuf ans, la labellisation distingue les entreprises engagées dans la construction, la réhabilitation, l’entretien ou la maintenance du patrimoine. Les critères sont stricts : qualité des ouvrages, respect des délais, sécurité, efficacité en phase de Garantie de Parfait Achèvement. Au-delà de la reconnaissance, le label offre des avantages concrets : procédures simplifiées lors des appels d’offres, délais de paiement réduits à 15 jours, et outils de communication valorisant le savoir-faire des lauréats. Cette année, 45 entreprises ont été récompensées devant plus de 150 participants, illustrant la diversité des métiers mobilisés pour garantir un cadre de vie de qualité.
De gauche à droite Daniel Léonard, Michel Gontard, Corinne Testud-Robert, Patrice Perrot, Xavier Alapetite, Magali Bernard, Georges Boutinot et Xavier Sordelet Copyright MMH
La vision du président Michel Gontard Lors de la cérémonie, Michel Gontard, président de GDH, a souligné les défis à venir pour le secteur du logement : renouvellement des équipes municipales et intercommunales, réformes législatives (notamment la loi ZAN, Zéro artificialisation nette), et horizon présidentiel 2027 susceptible de redéfinir les politiques de logement. Face à des besoins immenses : 2,8 millions de demandes non satisfaites au niveau national, 200 000 en région Sud-Paca, 20 000 dans le Vaucluse, GDH prévoit de mobiliser à nouveau 350M€ d’investissements en 2026, tout en cherchant activement du foncier, ressource devenue rare.
L’enjeu Pour Michel Gontard, l’enjeu est clair : «Les entreprises sont prêtes, les compétences existent. Ce qui manque, ce sont les moyens fonciers et une volonté politique forte.» Avec la labellisation, Grand Delta Habitat affirme soutenir le tissu entrepreneurial local, garantir la qualité de son patrimoine et contribuer à une politique de logement plus ambitieuse. Dans une période incertaine, le label devient un outil de confiance et de stabilité, essentiel à l’équilibre entre acteurs publics, entreprises et habitants.
GDH en chiffres Actuellement Grand Delta Habitat aura livré 678 logements, et requalifié 1 267 logements en plus des 4 000 issus des 4 quartiers concernés par le NPNRU (Nouveau programme de renouvellement urbain à Saint-Chamand, Grange d’Orel-Reine Jeanne, secteur les Olivades et Monclar). La coopérative HLM loge 101 076 personnes, a attribué 3 583 logements et effectué 151 ventes de son patrimoine. Elle recrute actuellement 54 personnels et a investi 667 000€ dans la formation. Mireille Hurlin
45 entreprises étaient honorées par GDH et plus d’une centaine de personnes présentes dans les salles du Confidentiel à Sorgues Copyright MMH
Châteauneuf-de-Gadagne, entre enjeux écologiques et mixité sociale, 96 logements voient le jour
Sur les terres d’une ancienne cave coopérative et d’un terrain Sncf, un ambitieux programme d’aménagement urbain, Nouveau chai, a vu le jour après cinq années de travaux et 20 ans de projet. Porté par Grand Delta Habitat en étroite collaboration avec la commune de Châteauneuf-de-Gadagne, ce nouveau quartier mêle habitat social, accession à la propriété et contraintes environnementales strictes.Sa réalisation a été récompensée par la mention spéciale « quartier de gare », lors des 14e Trophées de l’Aménagement de l’Unam (Union nationale des aménageurs).La coopérative vauclusienne aura investi plus de 7,7M€ dans les constructions Nouveau Chai 1 et 2, sur cette ancienne friche.
C’est sur un tènement de presque trois hectares, autrefois occupé par une cave coopérative démolie en 2018, que s’est construit l’un des projets urbains les plus structurants de la commune de ces dernières années. Piloté par Grand Delta Habitat, ce programme à tiroirs illustre une volonté forte de répondre aux besoins de la population et à de enjeux économiques, tout en respectant un cadre environnemental sensible.
De gauche à droite : Pierre Molland ancien maire de Châteauneuf-de-Gadagne ; Philippe Bertucci, président régional de l’Unam ; Nicolas Gravit, président national de l’Unam ; Michel Gontard, Président de GDH ; Etienne Klein maire de Châteauneuf-de-Gadagne et Corinne Testud-Robert Vice-Présidente du conseil départemental de Vaucluse. Copyright MMH
Une diversité de logements pour une commune plus inclusive L’opération s’est déclinée en quatre macro lots. Le premier a permis l’aménagement de 15 lots à bâtir, conçus sous le regard attentif d’un architecte afin d’assurer cohérence urbaine et qualité architecturale. Viennent ensuite 15 villas individuelles en locatif social, du T3 au T5, dessinées par l’architecte Léonardon, et, enfin, un troisième volet : le programme ‘Mon appart chez Grand Delta Habitat’, dévolu à l’accession sociale à la propriété en PCLA (Prêt à la Construction à Loyer Abordable). Il a permis la livraison de 39 logements du T2 au T3. L’enjeu ici ? Répondre à la forte demande de petites surfaces, dans une commune majoritairement composée à 85% de maisons individuelles. Enfin, le dernier lot, livré en décembre 2024, a apporté 27 logements supplémentaires, finalisant ainsi un ensemble de 96 habitations accueillant autant de nouveaux ménages. Les trois cabinets d’architecture à être intervenus pour imaginer ce nouveau quartier sont : J. Leonardon pour Nouveau Chai 1 ; Atelier Avignon Architecture pour Nouveau chai 2 et Quailemeonde architecte pour Mon appart’.
Un chantier sous haute vigilance environnementale Si le programme a vu le jour dans un délai raisonnable, il n’a pas été sans contraintes. En effet, le site jouxte un champ captant stratégique pour l’alimentation en eau potable de la commune, mais aussi pour l’activité d’un acteur économique majeur : la Société Européenne d’Embouteillage (rachetée en 2011 par le Groupe Orangina Suntory France, 4 usines en France à Meyzieu, Donnery, Châteauneuf-de-Gadagne et la Courneuve).Des mesures drastiques ont été imposées par l’ARS (l’Agence régionale de santé) avec l’interdiction de creuser au-delà de trois mètres, l’obligation de rétention complète des eaux de pluie et de stationnement grâce à des noues étanches, géotextile obligatoire… Un travail de dentelle environnementale, validé à chaque étape par un hydrogéologue, et visible aujourd’hui à travers des infrastructures comme la placette submersible, qui joue le rôle de bassin de rétention.
Mon appart’, Nouveau Chai 2. Copyright MMH
Un partenariat public-privé au service du territoire Au final, ce projet incarne la réussite d’un partenariat étroit entre la commune et Grand Delta Habitat. À travers cette opération, la commune gagne en diversité d’habitats, répond aux attentes actuelles des jeunes ménages comme des seniors, tout en préservant un environnement fragile.Un exemple concret de transition urbaine raisonnée, à la croisée des chemins entre innovation sociale et responsabilité écologique.
Une vitrine de l’aménagement durable Récompensé par la mention spéciale « quartier de gare » lors des 14e Trophées de l’Aménagement, Le Nouveau Chai est bien plus qu’un nouveau quartier : c’est une vitrine de ce que peut être l’aménagement du futur. Celui qui valorise l’existant, respecte les territoires et pense l’habitat comme un lieu de vie durable, ancré et ouvert. En s’appuyant sur des entreprises locales et un partenariat public-coopératif fort, Grand Delta Habitat démontre qu’il est possible de concilier exigence sociale, performance environnementale et qualité architecturale. « Ce projet coche toutes les cases », résume Nicolas Gravit. « Et surtout, il donne envie d’habiter là. »
Etienne Klein Copyright MMH
Ils ont dit Etienne Klein, maire de Châteauneuf-de-Gadagne « Il y a 20 ans maintenant qu’on travaille sur ce projet, au départ avec l’EPF (Etablissement public foncier). Il a été question de démolition, de dépollution et nettoyage du site. Maintenant, à deux pas de la gare de Châteauneuf-de-Gadagne, là où se dressait autrefois la cave coopérative désaffectée, s’élève désormais Le Nouveau Chai, conjuguant mémoire viticole et modernité, habitat accessible et exigence environnementale. Ce projet a été porté par Grand Delta Habitat avec une grande écoute de la commune. Ce nouveau quartier est aussi à quelques minutes à pied des écoles, des commerces et des services. C’est un quartier pensé pour être pratique, accueillant et intégré harmonieusement dans le tissu de la commune. Il conjugue proximité, durabilité, qualité de vie et respect de l’âme provençale. Il prépare notre village aux décennies futures. »
Michel Gontard Copyright MMH
Michel Gontard, Président de Grand Delta Habitat « Nous avons du relever de nombreux et importants défis : Concevoir des logements en adéquation avec l’identité du village en respectant identité provençale mais aussi l’envie et le confort de la modernité ; l’adéquation des prix avec les revenus des Castelnovins ; un cadre arboré et verdoyant et une parfaite intégration au tissu bâti existant de la commune ; Protéger les habitats du bruit du passage des trains journaliers grâce à des huisseries spécialement conçues ; Obtenir la fibre pour un quartier connecté ; Et enfin construire à proximité de la Société européenne d’embouteillage. La réalisation de ce projet a représenté un travail considérable réalisé grâce aux équipes de Grand Delta Habitat auxquelles je rends particulièrement hommage et que je félicite. »
Un projet complexe, une réalisation de grande qualité La force du projet réside dans sa capacité à proposer une mixité sociale réelle, avec 42 logements sociaux, des appartements en accession aidée grâce au PSLA (Prêt Social Location-Accession), et d’autres en vente libre ou en dispositif Pinel. Une diversité rendue possible par la maîtrise d’ouvrage de notre coopérative qui agit depuis près de 60 ans au service de l’habitat pour tous. Le programme ‘Mon Appart’, avec ses 39 logements baignés de lumière et ses prestations énergétiquement performantes (chauffage par pompe à chaleur, ballons thermodynamiques, panneaux rayonnants…), incarne cette volonté de proposer un habitat durable, sans renier le confort moderne. Le tout à des prix abordables : un T2 à partir de 124 500 €, un T3 à 145 000 €. Avec ses bâtiments R+2, ses jardins privatifs, ses stationnements végétalisés et ses équipements durables, le quartier parvient à mêler cohérence urbaine et qualité paysagère. Nous avons pensé ce quartier dans une logique de densité douce et respectueuse. Près de 72 % des logements sont individuels, et tous répondent aux besoins de la population locale. »
Nicolas Gravit, Président national de l’Unam Copyright MMH
Nicolas Gravit, président national de l’Unam (Union nationale des aménageurs) « En s’appuyant sur des entreprises locales et un partenariat public-coopératif fort, Grand Delta Habitat démontre qu’il est possible de concilier exigence sociale, performance environnementale et qualité architecturale. Ce projet coche toutes les cases, résume Nicolas Gravit. Et surtout, il donne envie d’habiter là. Le Nouveau Chai, c’est la preuve qu’un urbanisme bien pensé peut transformer une friche en quartier d’avenir, une histoire en futur. Vous avez réussi ici quelque chose de remarquable. Une friche industrielle à côté d’un pôle de mobilité, transformée en quartier vivant, intégré et qualitatif. C’est un exemple à dupliquer partout en France. »
A propos de la TVAréduite « Comme Michel Gontard vient de l’évoquer, nous demandons au ministre du logement à ce que la TVA réduite s’applique sur les opérations d’aménagements autour des points de mobilité, autour des gares, et que cette mesure couvre l’ensemble des territoires français, qu’il s’agisse de grandes métropoles ou de territoires plus ruraux, de gares en secteur rural, afin que les habitants viennent habiter autour de ces points de mobilité au lieu de s’éloigner de 10 à 15 kilomètres, en fastidieux et coûteux allers-retours. En s’exonérant de ces trajets, nous pourrions initier une nouvelle façon d’habiter, assez efficace, qui soit durable. Cela est fondamental », a conclu Nicolas Gravit.
Les maisons en duplex du Nouveau Chai Copyright MMH
Dans le détail
‘Mon terrain’ En décembre 2019, 15 terrains entièrement viabilisés ont été livrés à leurs acquéreurs, offrant la possibilité de choisir librement leur constructeur. Les parcelles s’établissent entre 355 et 650m2, proposés de 89 000€ à 159 000€.
‘Mon appart’ Composée de deux bâtiments, la résidence offre 39 logements avec terrasses ou jardins privatifs en rez-de-chaussée. Sur ces logements, 23 ont été commercialisés en accession aidée via le dispositif Prêt Social Location-Accession (PSLA), tandis que les autres étaient en accession libre, sans conditions de ressources, ou à l’investissement locatif dans le cadre de la loi Pinel. Les 12 T2, d’une superficie de 40 à 46 m², étaient proposés entre 124 500€ et 137 000€, et les 22 T3, de 62 à 74 m², entre 145 000€ et 166 000€. Chaque logement a été vendu avec au minimum une place de stationnement. Le chauffage est électrique et l’eau chaude produite par un ballon thermodynamique.
Nouveau Chai 2 Copyright MMH
Le nouveau chai 1 Livrée en octobre 2023, la résidence propose 15 maisons individuelles en duplex, en location, regroupées en 4 îlots, allant du T3 au T5. Chaque maison est dotée d’un garage fermé, d’un jardin privatif avec terrasse, 2 logements ont été spécifiquement adaptés aux personnes à mobilité réduite. Le chauffage et la production d’eau chaude sont assurés individuellement par une pompe à chaleur air-eau bi-bloc.
Le nouveau chai 2 Livrée en décembre 2024, propose 27 logements supplémentaires répartis en deux bâtiments distincts : 18 appartements dans le bâtiment Nord et 9 dans le bâtiment Sud. La résidence dispose de 28 places, dont 18 situées en extérieur, avec un emplacement réservé aux personnes à mobilité réduite. Chaque logement bénéficie d’une pompe à chaleur air/air dans les séjours, panneaux rayonnants dans les chambres, sèche-serviettes dans les salles de bains et chauffe-eau thermodynamique individuel pour la production d’eau chaude.
Pierre Molland, ancien maire de Châteauneuf-de-Gadagne et Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, 20 ans auront été nécessaires pour donner corps au projet de nouveau quartier de la commune Copyright MMH
Grand Delta Habitat : une immersion concrète dans le logement pour tous
Chaque année, Grand Delta Habitat (GDH) embarque ses équipes dans un voyage peu commun à travers son propre patrimoine.Objectif : reconnecter les métiers administratifs à la réalité du terrain. À bord d’un bus, cinquante salariés volontaires vont à la rencontre des bâtiments, des chantiers, des locataires – en bref, de ce que leur travail rend possible.En octobre, une seconde délégation a pris la route. Cette fois-ci, elle rassemblait élus, représentants institutionnels, partenaires financiers, et membres du comité de pilotage. Direction : Carpentras et ses environs. Le parcours nous a menés à travers une série de programmes de réhabilitation et de constructions neuves à Bédarrides, Entraigues-sur-la-Sorgue, Monteux, Pernes-les-Fontaines, Saint-Saturnin-lès-Avignon et Sorgues.
Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, a rappelé l’importance du logement pour tous de qualité sur un territoire où la demande très importante reste à satisfaire Copyright MMH
Une manière directe, incarnée, de juger sur pièce. « C’est important que les gens voient ce que représentent concrètement les décisions administratives qu’ils prennent au quotidien », explique Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat. « Nos collaborateurs saisissent des factures, rédigent des appels d’offres, suivent des dossiers techniques. Ce type de visite leur permet de visualiser le résultat de leur travail, sur le terrain, auprès des locataires. »
Un patrimoine à la croisée des enjeux sociaux, énergétiques et territoriaux Lors de cette visite, plusieurs opérations ont particulièrement retenu l’attention, notamment la lourde réhabilitation des Amandiers à Carpentras, avec ses 12M€ d’investissement. « Le bâti était techniquement obsolète, les conditions de vie insatisfaisantes, et la vacance importante », souligne le directeur généraL. L’enjeu ? Lutter contre les logements vides – passés de 1 400 en 2023 à 700 en 2025 – tout en améliorant la performance énergétique.
Programme le Village à Bédarrides, 35 logements en 2 bâtiments en R+2 pour plus de 1,8M€ HT de réhabilitation soit plus de 50 000€HT par logement Copyright MMH
Un objectif ambitieux Grand Delta Habitat s’est fixé un objectif ambitieux : 50 % de son parc classé A, B ou C au DPE (Diagnostic de performance énergétique). Un levier crucial, à l’heure où les charges pèsent de plus en plus sur le pouvoir d’achat des locataires. Autre exemple marquant : un immeuble de 1955 à Bédarrides, remis à neuf sans être détruit. « Esthétiquement, on dirait un bâtiment neuf », se félicite Xavier Sordelet. « On travaille avec des architectes pour rénover l’enveloppe et revaloriser l’image des résidences. »
Un bailleur qui achète, restructure, reconstruit Dans un contexte où la production de logements neufs ralentit, GDH adopte une stratégie d’acquisition ciblée et pragmatique. « Nous rachetons des ensembles immobiliers proches de notre patrimoine existant, pour assurer une meilleure gestion de proximité », explique le directeur général. En 2024, GDH a acquis 1 500 logements. En 2025, ce chiffre pourrait atteindre 1 800. « Le Livret A est passé de 3 % à 1,7 % en un an. Les bailleurs vendent pour faire du cash. Nous, grâce à une gestion saine, nous avons les moyens d’acheter. » L’objectif : rationaliser les implantations, mutualiser les services, et renforcer l’efficacité sur le terrain. Côté projets, GDH prévoit la surélévation de son bâtiment rue Martin Luther King à Avignon, un chantier d’envergure estimé à 4 millions d’euros. « Cela nous permettra de regrouper tous nos services administratifs au même endroit », précise Sordelet.
Une proximité revendiquée comme une force Avec 650 collaborateurs, dont la moitié sur le terrain et 15 agences réparties sur la région PACA, GDH s’efforce d’être présent à moins de 30 minutes de chaque résidence. Cette stratégie de proximité favorise l’entretien, les échanges avec les locataires, et la réactivité. Mais l’entrée dans de nouvelles communes reste un défi, notamment dans un contexte électoral tendu et un climat législatif instable (loi ZAN, complexité des permis de construire…) « Il faut rassurer, montrer que l’on respecte nos engagements. Même si ce n’est pas la période la plus propice, notre image reste positive.»
Les Amandiers à Carpentras, Plus de 12,6M€ de travaux HT soit 45 000€ HT par logement. Copyright MMH
Des locataires plus âgés, plus fragiles, mais toujours salariés à 70 % Avec 42 000 logements, soit près de 100 000 personnes logées, GDH héberge majoritairement des salariés (70 %). Mais un autre profil se développe : les retraités modestes, parfois précarisés par des parcours professionnels hachés. « Ce sont les oubliés du premier choc pétrolier, ceux qui arrivent aujourd’hui avec des pensions faibles », observe Xavier Sordelet. Le taux de rotation des locataires est aussi en chute libre. Passé de 10 % après le Covid à 7 % en 2025, il témoigne d’une pénurie d’alternatives sur le marché immobilier : moins de constructions neuves, moins de ventes, moins de mobilité résidentielle.
Logement social : un système à bout de souffle Xavier Sordelet le dit sans détour : « Le logement social va mal. Nationalement, régionalement, localement. Il faut que cela redevienne une priorité de l’État. » En 2025, Grand Delta Habitat prévoit la livraison de 500 logements neufs, en plus des 1 800 acquisitions. Mais ces achats, s’ils permettent de mieux gérer le parc, ne créent pas d’offre nouvelle. « La vraie production, ce sont les constructions neuves et les logements vacants remis en service. »
Les logements les plus demandés ? Des T2 et T3, bien isolés, à loyers maîtrisés. Une équation de plus en plus difficile à résoudre. « Lorsqu’on rénove, il peut y avoir une hausse de loyer de 10 %, mais elle est encadrée et partiellement compensée par l’APL (Aide personnalisée au logement)», tempère le directeur. « Surtout, les charges diminuent grâce aux travaux énergétiques.»
Xavier Sordelet entouré du Copil et des administrateurs vérifie le numéro affiché dans le hall d’entrée, dévolu aux locataires pour signaler une information à Grand Delta Habitat. Mission réussie, l’appel téléphonique a bien été réceptionné au siège. Copyright MMH
L’avenir : réhabiliter mieux, reconstruire en ville, penser durable Parmi les grands chantiers de demain : les projets ANRU (Agence nationale pour le renouvellement urbain) dans les quartiers en renouvellement urbain (Orange, Cavaillon, Avignon, Arles), mais aussi la réhabilitation préventive. « Une fois le curatif terminé, il faudra penser au préventif. » À plus long terme, GDH explore de nouvelles pistes : reconstruire la ville sur la ville, surélever les bâtiments, réhabiliter les centres historiques malgré des coûts élevés. « C’est compliqué, mais nécessaire. Il faut consommer l’existant avant de grignoter les espaces naturels. »
Reconnecter l’humain à l’habitat À travers ces visites, Grand Delta Habitat défend une vision claire : le logement n’est pas un produit, c’est un service public de proximité, un levier social, environnemental et territorial. « Ce qu’on dit à nos locataires, c’est finalement : bienvenue chez vous – même si c’est chez nous. » L’ensemble du programme visité ici.
Les Eglantines à Pernes-les-Fontaines, programme de 11 villas, T3 en plain pied et T4 en duplex, Plus de 2,5M€ HT. Copyright MMH
Des Bains Pommer au Palais du Pharo, la saga familiale des carrelages Gontard
Les carrelages Gontard c’est plus de deux siècles d’histoire. De la Révolution au XXIe siècle en passant par les Bains Pommer, dont le succès ne se dément pas depuis sa réouverture cet été, retour sur cette aventure familiale avec Michel Gontard.
« C’est une entreprise énochienne » précise Michel Gontard, féru d’histoire, et patriarche de l’une des plus anciennes familles d’Avignon. « C’est à dire qu’elle a eu plus de 200 ans d’existence, puisqu’elle a été créée en 1791 sous un aïeul déjà carreleur, Xavier Gontard et qu’elle est restée ouverte 222 ans jusqu’en 2013. »
Un féru d’histoire incollable sur le passé d’Avignon Incollable sur le patrimoine, il évoque ‘Le massacre de la Glacière’ au Palais des Papes, dans la nuit du 16 octobre 1791 entre ‘patriotes’ plutôt républicains, artisans, entrepreneurs d’un côté, qui souhaitaient être rattachés au royaume, commercer librement à une époque où Avignon était, après Lyon le deuxième site de soieries de France. Et de l’autre les ‘papistes’, gens de robes, avocats, juges, propriétaires, qui préféraient rester dans le cadre de la papauté.
A gauche Lucien Gontard (l’arrière-grand-père de Michel) et à droite Gabriel, son grand-père. Au milieu, le bon de commande pour des carrelages hydrofuges.
Autre moment historique : la création du ‘Syndicat général des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics de Vaucluse’ le 30 juillet 1823 – sous Charles X – qui avait été lancé par la ‘Confrérie du Corps des Maçons d’Avignon’ dont faisaient partie les entreprises Bérard, Paillet et Gontard, comme l’atteste le fac-simile d’un document. Une autre publication de l’époque ‘Le Mémorial de Vaucluse’, dans son édition du 4 septembre 1851 fait état de l’incendie dont avait été victime le carreleur Etienne Gontard qui habitait Rue Banasterie.
Les bains Pommer aujourd’hui. Crédit : DR/Mairie d’Avignon
10 jours de voyage à cheval Pour revenir aux Bains Pommer dont les plans remontent à 1888, il faut savoir que les carreaux devaient être hydrofuges c’est à dire imperméables, résistants, durables et d’un entretien facile. En cette fin du XIXe siècle, les tomettes étaient déjà fabriquées dans le Haut-Var à Salernes. « Mes aïeux s’y rendaient en charreton tracté par deux chevaux. Ils mettaient 5 jours pour y aller, 5 pour revenir, une vraie aventure. Quant aux carreaux ils provenaient de Sarreguemines. C’était le début de l’hygiénisme » explique Michel Gontard.
« Avec le chemin de fer, tout s’est développé, poursuit-il. On transportait le matériel dans des fourgons à bestiaux entre des rangs de paille. Et après-guerre, c’est par camion, des Berliet, qu’on allait chercher la marchandise. »
Après les chevaux des aïeux, c’est en Berliet que Jean, le père de Michel Gontard, allait chercher sa marchandise en camion.
« Il y avait une quarantaine de baignoires aux Bains Pommer, à raison de 30m2 de carrelage chacune, vous imaginez le chantier, pour les douches, 10m2, en tout, entre le sol, les murs, les chambres de l’appartement privé, le bureau, la cuisine, l’atrium, les couloirs, les étages, cela faisait des centaines de mètres carrés. Nous avons eu aussi des chantiers à Marseille, au Château Borély, au Palais du Pharo quand elle a été Capitale de la Culture, à Salon-de-Provence au Château de l’Empéri, ici au Palais des Papes, sur la Rocade, pour des écoles, des monastères, des mairies comme celle de Fontaine-de-Vaucluse. »
Terre cuite, grès, carré d’Avignon, de Vallauris, carreaux de l’Artois, granito, mosaïques, frises, plinthes émaillées, dessins géométriques, arabesques, dallettes de 11,5cm sur 23cm, cabochons, nez-de-marche, il est inépuisable sur le sujet.
Premier stand des Carrelags Gontard en 1966 à la Foire d’Avignon, qui à cette époque-là, se tenait à Champfleury, avant de démenager au Parc des expositions. Crédit : DR
222 ans d’activité L’entreprise familiale est restée en activité 222 ans, c’est l’une des rares en Vaucluse, avec La Manufacture Brun de Vian-Tiran et ses fibres nobles à l’Isle-sur-la Sorgue à avoir franchi le cap du bicentenaire. Déjà plus de 20 000 visiteurs ont fait le tour des Bains Pommer depuis leur réouverture. Une façon de rendre hommage à tous ces corps de métiers manuels, plombiers, vitriers, maçons et carreleurs de la dynastie Gontard (de Xavier à Michel en passant notamment par Etienne, Gabriel, Lucien, Jean) qui ont œuvré pour ce symbole d’un artisanat d’excellence que sont les Bains Pommer à Avignon. Pour Les carrelages Gontard, alors situé boulevard Jules-Ferry à Champfleury, l’aventure s’est terminée en 2013. « La roue tourne. Mon frère, mon fils et mon neveu ne sont pas restés sur le carreau, ils ont préféré le parquet, ils sont tous avocats ! »conclut-il avec humour.
Andrée Brunetti
Michel Gontard (au centre) avec ses deux fils : Paul-Roger (à gauche) et Jean-Henry (à droite) avant la fermeture du site du boulevard Jules-Ferry survenu en 2013.
Grand Delta Habitat a signé le 40 000e logement à la Résidence Les Glycines au Thor
Grand Delta habitat a livré son 40 000e logement au cœur de la résidence Les glycines au Thor, le symbole d’un accomplissement pour la coopérative née à Avignon il y a 60 ans, et dont la sphère d’intervention s’élargit pour gagner, outre sa propre région de Provence-Alpes-Côte d’Azur les territoires limitrophes tels que l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes.Une cinquantaine de personnes, élus, entreprises du bâtiment, partenaires financiers était venue saluer la promesse tenue de la plus importante coopérative HLM de France.
Les élus ont planté un olivier signe des liens qu’ils tissent ensemble pour construire l’habitat pour tous. De gauche à droite Dominique Santoni, Thierry Suquet, Michel Gontard, Yves Bayon de Noyer et Xavier Sordelet. Copyright MMH.
C’est dans la Résidence Les glycines que la coopérative HLM a signé son 40 000e logement. La résidence, entièrement sécurisée avec portail automatique, a été érigée sur un terrain communal cédé par la Ville, en entrée de bourg.
Deux bâtiments en R+2 La résidence des Glycines est composée de deux bâtiments en R+2, dont un avec ascenseur, comprenant au total 21 logements proposant 2T2, 12T3 et 7T4 dotés, chacun, d’un extérieur avec pour les rez-de-chaussée un jardinet ainsi que des terrasses pour les étages.
Dans le détail Les 12 T3 disposent de 66 à 70m2 allant de 399 à 467€ mensuels et 40€ de charges. Les 7T4 s’étendent sur 77m2 pour des loyers allant de 507 à 524€ et 45€ de charges. Enfin, les 2T2 proposent de 59 à 63m2 pour des loyers compris entre 373 et 396€ auxquels s’ajoutent 35€ de charges. 21 places de stationnement ont été réalisées ainsi que des places en sus pour les visiteurs.
Les chiffres Le coût total de la résidence s’élève à plus de 3,196M€ dont 2,487M€ financés par la Banque des Territoires, 140 000€ par Action logement, 72 000€ par l’Etat, 40 000€ par le Département et 457 166€ en fonds propres. Les prêts ont été garantis par le Département et la Commune à 60%.
Yves Bayon de Noyer, maire du Thor Copyright MMH
Ils ont dit Yves Bayon de Noyer, maire du Thor «En matière de logements sociaux, la commune du Thor revient de très loin car les premiers datent de 1966-67, 1978 et 1986 pour un total de 198, entamait le maire du Thor, Yves Bayon de Noyer. Il faudra attendre 2024, soit 38 ans plus tard, pour réceptionner de nouveaux logements, ce qui nous a permis de sortir de ce constat de carence et de récupérer notre droit de préemption.»
«En tout, 16 lieux de logements sociaux ont été répartis sur la commune de façon à en garantir la mixité sociale. En 2025, nous réceptionnerons 90 logements sur trois lieux et, à venir, 564 autres logements. Nous rencontrons systématiquement les administrés lors de réunions de présentation des nouveaux programmes pour les convaincre de leur bien-fondé et nous engageons, pour chaque projet, dans l’embellissement, la végétalisation et l’amélioration des voies et de l’environnement du quartier afin de le qualifier à la hausse. Aujourd’hui, nous pouvons dire que cette opposition de principe au logement social est bien derrière nous.»
«Nous atteindrons les 15% de logements sociaux en 2026 alors qu’en 2014 nous étions à moins de 4%. Mais pour nous, ce taux de 25% -qui est la Loi-, n’est pas une cible car son atteinte entraînerait un déséquilibre conséquent en matière d’habitat.»
Xavier Sordelet, Directeur-général de Grand delta Habitat Copyright MMH
Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat s’est fait le porte-parole d’Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union nationale des Fédérations d’organismes HLM «Qui n’a pas pu venir, retenue par la crise institutionnelle en cours.» En voici un court extrait : «Le mouvement HLM a un programme simple, c’est celui de loger la France telle qu’elle est : celle des travailleurs aux revenus modestes, celle des mères de famille qui élèvent seules leurs enfants, des retraités aux petites pensions, des salariés de première ligne, comme par exemple celles et ceux du secteur de l’aide à la personne ou de la logistique. Bref, toutes les personnes qui n’ont pas de patrimoine et qui ont besoin de l’engagement de la puissance publique.»
Michel Gontard, Président de Grand Delta Habitat Copyright MMH
Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat «Nous sommes actuellement le partenaire de plus de 200 maires avec lesquels nous tissons des liens de confiance qui se matérialisent, ici, par la mise à disposition de foncier, ce qui permet de loger les générations futures mais aussi les seniors grâce à des appartements transformables en rez-de-chaussée, notamment pour les personnes à mobilité réduite. Nous avons également prévu un garage à vélo en regard des cheminements cyclables prévus par la Ville. La résidentialisation de nos résidences est facteur de tranquillité et de sécurité publiques. Nous travaillons l’isolation de nos bâtiments afin que les charges soient les plus minorées possible pour nos locataires. Ainsi, la résidence des Glycines obtient un DPE (Diagnostic de performance énergétique) B.»
Dominique Santoni, Présidente du Département de Vaucluse Copyright MMH
Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse «Grand Delta Habitat a déjà réhabilité plus de 767 logements sur l’ensemble du parc de l’ex Vallis Habitat, là où le bailleur social en rénovait 130, en moyenne, par an et s’est engagé à en rénover 4 000 sur 5 ans. Dans un même temps, 579 nouveaux logements ont été construits sur l’ensemble du Vaucluse. Grand Delta Habitat fait montre d’une très belle dynamique positive. Je remarque la qualité de la construction, son adaptation aux parcours de vie, aux personnes à mobilité réduite et sa situation proche du centre-ville afin que les habitants puissent tisser des liens avec son environnement, le tout répondant aux besoins des Vauclusiens. Bravo aux équipes de Grand Delta Habitat pour la qualité de leur travail et à la coopérative pour sa capacité de travail, l’engagement et le respect de sa parole et sa compétence : Nous n’avons plus de remontées négatives des élus, sur le territoire. En 2025, nous investirons à nouveau 120M€, en tant que donneur d’ordre.»
Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse Copyright MMH
Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse «Il est nécessaire de construire de façon adaptée à la ville, dans des proportions acceptables et qui répondent aux besoins de loger des jeunes, des salariés et des retraités. Cela n’est possible qu’avec un outil qui connait le territoire et qui ne soit pas qu’un bâtisseur mais aussi un acteur du développement territorial en lien avec les maires, le Conseil départemental et en prise directe avec la réalité du terrain. C’est le cas de Grand Delta Habitat dans sa forme actuelle avec les défis à relever : la démolition de bâtiments datant des années 1970 qui ne sont plus adaptés à la vie actuelle, la réhabilitation, la construction et l’innovation. Le logement est un levier d’émancipation et de développement familiaux et de mixité sociale, ce qui participe à l’épanouissement de notre société.»