2 avril 2026 |

Ecrit par le 2 avril 2026

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Réunis au siège de Grand Delta Habitat par son président Michel Gontard, partenaires associatifs, équipes de proximité et administrateurs ont mis à l’honneur la Fondation de la coopérative HLM dirigée par Jean-Jacques Oddo. Unique en France dans son modèle pour une coopérative, elle soutient chaque année des dizaines d’initiatives locales visant à renforcer le lien social, l’insertion et la qualité de vie dans les quartiers.

Au siège de Grand Delta Habitat, à Avignon, le dernier Delt’Apéro a mis en lumière une facette moins visible mais centrale de l’action de la coopérative : sa Fondation. Si la mission première de Grand Delta Habitat demeure la construction et la gestion de logements sociaux, l’organisme revendique une approche plus globale du logement, intégrant pleinement les enjeux sociaux, culturels et territoriaux.

Un bailleur social qui revendique une mission élargie
Présidée par Michel Gontard, la coopérative pèse aujourd’hui dans le paysage du logement social : 42 340 logements répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes, accueillant plus de 103 000 habitants. En 2025, 415M€ ont été investis, tandis que 650 collaborateurs, dont une majorité sur le terrain, assurent la gestion et l’accompagnement des locataires. Mais au-delà de son rôle d’aménageur et de bailleur social, l’organisme revendique une responsabilité plus large : contribuer au ‘mieux vivre ensemble’ dans les quartiers.

Copyright GDH Communication

Un modèle coopératif fondé sur la proximité
Dans le secteur du logement social français, qui compte près de 4,7 millions de logements HLM pour environ 10 millions de personnes logées, la question du lien social et de la cohésion territoriale est devenue centrale. De nombreux bailleurs développent aujourd’hui des programmes d’accompagnement social pour prévenir les difficultés économiques, favoriser l’insertion ou soutenir les dynamiques locales.

Des dispositifs concrets
Grand Delta Habitat s’inscrit dans cette logique de proximité. L’organisme déploie plusieurs dispositifs concrets : accompagnement par des conseillères en économie sociale et familiale, soutien aux ménages confrontés à des difficultés financières, services adaptés aux personnes âgées ou en situation de handicap, logement de personnels essentiels tels que soignants, policiers ou pompiers. Cette approche sociale du logement s’appuie notamment sur un outil singulier : la Fondation Grand Delta Habitat.

Une fondation unique dans le monde des coopératives HLM
Créée il y a plus de quinze ans, la Fondation serait, selon la coopérative, la seule fondation autonome portée par une coopérative HLM en France. Dotée d’un budget annuel de 150 000 €, elle dispose de sa propre gouvernance et d’un conseil d’administration composé de neuf administrateurs bénévoles, qui se réunissent quatre fois par an pour examiner les projets.

Achat du container pour Job Appart Copyright GDH Communication

Financer des projets
Son principe est clair, comme l’a rappelé son président Jean-Jacques Oddo lors de la soirée : « Nous ne finançons pas de l’exploitation, nous finançons des projets. » L’objectif est de soutenir des initiatives concrètes, directement utiles aux habitants des quartiers.

28 projets soutenus en 2025
En 2025, près de 40 dossiers ont été étudiés, dont 28 projets finalement soutenus, avec l’ambition d’atteindre à terme 35 projets accompagnés chaque année.Les initiatives retenues s’inscrivent dans cinq axes majeurs :amélioration du cadre de vie,accès à la culture et à l’éducation,développement d’activités sportives et conviviales,insertion sociale et professionnelle,transition écologique et développement durable.

Avignon, Cavaillon, Carpentras, Orange et Sorgues
Dans les quartiers d’Avignon, Cavaillon, Carpentras, Orange ou encore Sorgues, ces actions prennent des formes variées : jardins solidaires, festivals scientifiques pour les jeunes, ateliers linguistiques, projets sportifs inclusifs ou dispositifs d’aide à l’emploi.

Espace social Villemarie Copyright GDH Communication

Un maillage associatif au cœur des quartiers
Parmi les projets soutenus, plusieurs initiatives illustrent la diversité des actions menées sur le territoire. À Avignon, l’association Label Épique a fédéré habitants et partenaires autour du projet « Vivement qu’on sème ! », mêlant alimentation durable, créativité et rencontres de voisinage. Toujours dans la cité des papes, Les Petits Débrouillards ont organisé leur festival scientifique Embarquement immédiat, tandis que le programme Démos Avignon-Provence permet à plus de 200 enfants d’apprendre la musique et de se produire en concert.

Des événements festifs, du sport, des jardins, des jobs
À Cavaillon, les Rendez-vous de la Bastide du centre social ont rassemblé plusieurs centaines d’habitants lors d’événements festifs. À Carpentras, l’Espace social Villemarie a aménagé un nouvel espace extérieur pour ses 1 200 adhérents. Le sport constitue également un vecteur important de cohésion : rugby au Racing Club XIII du Comtat, basket inclusif à l’USAP, ou encore apprentissage du vélo pour les femmes avec l’initiative « Toutes en Selles ». D’autres projets ciblent l’insertion sociale et professionnelle, à l’image des jardins solidaires de Job Appart’ à L’Isle-sur-la-Sorgue ou des actions menées par Amidon 84 et Chez Babel pour favoriser le retour à l’emploi.

Une fondation tournée vers le terrain
L’un des messages forts de la soirée ? Ancrer davantage la fondation dans la réalité des quartiers. Les administrateurs multiplient désormais les visites sur le terrain aux côtés des équipes de proximité de Grand Delta Habitat. Une démarche qui vise à mieux comprendre les besoins locaux, dialoguer avec les associations et accompagner les initiatives au plus près des habitants. « Ce n’est pas nous qui sommes en lumière, ce sont les associations. Nous sommes là pour vous accompagner », a résumé Jean-Jacques Oddo. Au-delà du financement, la Fondation est un facilitateur d’initiatives locales, contribuant à structurer un écosystème solidaire réunissant habitants, associations et acteurs du territoire.
Mireille Hurlin


La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

À l’occasion de ses vœux 2026, Grand Delta Habitat, par la voix de son président, Michel Gontard, et à travers lui, le Conseil d’administration, le directeur général Xavier Sordelet, le Comité de pilotage, et les équipes, a célébré un double jalon : l’entrée dans une nouvelle année et les 60 ans de la coopérative HLM. Un anniversaire symbolique pour un acteur majeur du logement social dans le Sud-Est, qui revendique un modèle fondé sur la proximité, la solidarité et l’innovation, dans un contexte durablement tendu pour le secteur. Pour l’occasion, près de 500 personnes, dont de nombreuses personnalités du monde politique et économique et de l’acte de bâtir s’étaient rendues au parc des expositions d’Avignon.

Créée en 1966 sous le nom de Vaucluse Logement, Grand Delta Habitat s’est construite au fil des décennies comme un acteur structurant du logement social, en lien étroit avec les collectivités locales. De la réponse à l’urgence de l’après-guerre à la rénovation urbaine, de la professionnalisation des métiers à l’élargissement territorial, la coopérative a progressivement changé d’échelle sans renier son ADN : loger, accompagner et inscrire l’action dans le temps long.

Soixante ans d’histoire, une continuité assumée
Entrer dans sa septième décennie ne marque pas une rupture, mais l’ouverture d’un nouveau cycle. ‘Transformer plutôt que subir’ résume une ligne stratégique revendiquée, dans un secteur confronté à la hausse des coûts, à la raréfaction du foncier et à l’évolution rapide des besoins sociaux, a rappelé Michel Gontard.

Un modèle coopératif éprouvé face aux tensions du logement
L’année 2025 a cependant constitué un révélateur. Dans un contexte national de crise du logement, Grand Delta Habitat a maintenu un niveau d’activité soutenu : 530 logements livrés, 1 561 logements rachetés et plus de 415M€ investis. Le parc atteint désormais 42 430 logements répartis sur trois régions et sept départements, logeant plus de 103 000 personnes.

Au-delà de la production de logements
La coopérative revendique une approche qui dépasse la seule production de logements. À Cavaillon, le vaste projet de renouvellement urbain : 341 logements réhabilités et 276 démolis, illustre une volonté de recomposer durablement les quartiers. À Avignon et Orange, les réhabilitations ont conjugué sécurisation, amélioration énergétique et accompagnement social, en lien étroit avec les services de l’État.

Proximité et qualité de service comme piliers
Avec 650 collaborateurs, 15 agences commerciales et une organisation volontairement décentralisée, Grand Delta Habitat fait de la proximité un levier central de son action. Les 122 chargés de clientèle et 118 agents de proximité assurent une présence quotidienne sur le terrain, renforcée par la modernisation des outils numériques.

La culture du résultat
En 2025, la satisfaction des locataires progresse : 73,2% de satisfaction globale et 86,5% chez les nouveaux entrants. Ces résultats ont conduit à un plan d’actions de 3M€ supplémentaires, visant à améliorer concrètement le cadre de vie et la qualité du service rendu.

Solidarité, innovation et adaptation aux usages
Fidèle à son modèle coopératif, Grand Delta Habitat articule logement et solidarité. En 2025, la Fondation Grand Delta Habitat a soutenu 28 projets pour 150 000€, tandis que des initiatives locales ont illustré une solidarité de terrain : redistribution de mobilier à Orange avec Delta Collect, déjà initié à Avignon, projets de forêt urbaine à Nîmes, résidences dédiées au bien vieillir ou dispositifs d’aide aux personnes fragilisées.

Seul sur Mars
L’innovation constitue l’autre marqueur fort. À L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme Seul sur Mars® -six villas autonomes en énergie- incarne une logique d’expérimentation assumée. Ailleurs, résidences intergénérationnelles, habitats adaptés au vieillissement ou reconversions de friches témoignent d’une capacité à anticiper les évolutions sociétales et climatiques.

Un partenaire de long terme pour les élus
Avec 208 communes partenaires, dont huit nouvelles en 2025, Grand Delta Habitat s’affirme comme un acteur de long terme des politiques locales de l’habitat. Dans les territoires sous forte pression immobilière, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, plus de 110 logements ont été livrés, tandis que des opérations sur mesure ont vu le jour à Nice, Aubagne, Vitrolles ou Pernes-les-Fontaines. Cette relation de confiance s’appuie sur une méthode : construire, réhabiliter ou transformer aux côtés des élus, en intégrant logement, services publics et attractivité territoriale.

Une force collective tournée vers l’avenir
Le renouvellement, en novembre 2025, de la labellisation Grand Delta Habitat auprès de 45 entreprises partenaires illustre cette culture du collectif, dans un secteur du BTP sous tension. Transparence financière, reconnaissance des savoir-faire et sécurisation des relations économiques sont présentées comme des conditions de la performance durable. A ce propos, l’agence de notation Standard and poors a confirmé la notation de Grand Delta Habitat à A+ stable à long terme et A1 à court terme. ‘Notre notation de GDH repose sur la capacité de l’entreprise à maintenir une solide performance financière’, a conclu l’agence.

Le temps de la maturité
À 60 ans, Grand Delta Habitat revendique ainsi une maturité : celle d’une coopérative solidement ancrée, capable de se projeter sans renier ses fondamentaux. « Notre histoire nous inspire, l’avenir nous guide » : plus qu’un slogan anniversaire, une ligne de conduite pour les décennies à venir, a conclu Michel Gontard.

Le Conseil d’administration
Michel GONTARD Président ; Marie-Pierre BANDE BUISSON ; Magali BERNARD ; Jean-Luc BONNAL ; Laurent BOUCHER ; Georges BOUTINOT ; Aurélie DENIZE ; Christian DARPY ; Nora DJEZZAR ; Annick DUBOIS ; Jean-François LOVISOLO ; Jean-Claude MOLINA ; Michel MUS ; Henri-Jacques PERRIN; Patrice PERROT ; Sandrine RIGAUD ; Dominique SANTONI ; et Corinne TESTUD-ROBERT.

Le comité de pilotage
Xavier SORDELET, directeur général ; Stéphane LEROY, Directeur des relations institutionnelles et directeur d’Axédia ; Jérome VIEUDRIN Directeur des moyens et des systèmes d’information ; Delphine MIQUEL, Directrice juridique et Ressources humaines ; Hugo LAUTERBACH, Directeur commercial et innovation ; Rémi MARTI, Directeur de la proximité ; Nicolas ROCUET, Directeur du développement et patrimoine ; Jacques DENIS, directeur administratif et financier.
Mireille Hurlin


La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Dans un contexte où le BTP traverse une période tendue, Grand Delta Habitat a distingué 45 entreprises partenaires lors de la 9ᵉ édition de sa labellisation. Un rendez-vous devenu incontournable, qui valorise les savoir-faire locaux et renforce un écosystème économique en quête de stabilité.

Première coopérative d’habitat en France, basée à Avignon, Grand Delta Habitat (GDH) joue un rôle structurant dans les territoires. Avec plus de 42 500 logements et une capacité de production annuelle de 800 à 1 000 unités, l’organisme agit comme moteur économique grâce à ses investissements, ses réhabilitations et ses acquisitions. Dans un marché où la construction neuve ralentit et où les trésoreries sont sous pression, GDH représente pour de nombreuses entreprises un donneur d’ordre essentiel, capable d’offrir visibilité et continuité.

Un label exigeant, devenu un repère
Depuis neuf ans, la labellisation distingue les entreprises engagées dans la construction, la réhabilitation, l’entretien ou la maintenance du patrimoine. Les critères sont stricts : qualité des ouvrages, respect des délais, sécurité, efficacité en phase de Garantie de Parfait Achèvement. Au-delà de la reconnaissance, le label offre des avantages concrets : procédures simplifiées lors des appels d’offres, délais de paiement réduits à 15 jours, et outils de communication valorisant le savoir-faire des lauréats. Cette année, 45 entreprises ont été récompensées devant plus de 150 participants, illustrant la diversité des métiers mobilisés pour garantir un cadre de vie de qualité.

De gauche à droite Daniel Léonard, Michel Gontard, Corinne Testud-Robert, Patrice Perrot, Xavier Alapetite, Magali Bernard, Georges Boutinot et Xavier Sordelet Copyright MMH

La vision du président Michel Gontard
Lors de la cérémonie, Michel Gontard, président de GDH, a souligné les défis à venir pour le secteur du logement : renouvellement des équipes municipales et intercommunales, réformes législatives (notamment la loi ZAN, Zéro artificialisation nette), et horizon présidentiel 2027 susceptible de redéfinir les politiques de logement. Face à des besoins immenses : 2,8 millions de demandes non satisfaites au niveau national, 200 000 en région Sud-Paca, 20 000 dans le Vaucluse, GDH prévoit de mobiliser à nouveau 350M€ d’investissements en 2026, tout en cherchant activement du foncier, ressource devenue rare.

L’enjeu
Pour Michel Gontard, l’enjeu est clair : «Les entreprises sont prêtes, les compétences existent. Ce qui manque, ce sont les moyens fonciers et une volonté politique forte.» Avec la labellisation, Grand Delta Habitat affirme soutenir le tissu entrepreneurial local, garantir la qualité de son patrimoine et contribuer à une politique de logement plus ambitieuse. Dans une période incertaine, le label devient un outil de confiance et de stabilité, essentiel à l’équilibre entre acteurs publics, entreprises et habitants.

GDH en chiffres
Actuellement Grand Delta Habitat aura livré 678 logements, et requalifié 1 267 logements en plus des 4 000 issus des 4 quartiers concernés par le NPNRU (Nouveau programme de renouvellement urbain à Saint-Chamand, Grange d’Orel-Reine Jeanne, secteur les Olivades et Monclar). La coopérative HLM loge 101 076 personnes, a attribué 3 583 logements et effectué 151 ventes de son patrimoine. Elle recrute actuellement 54 personnels et a investi 667 000€ dans la formation.
Mireille Hurlin

45 entreprises étaient honorées par GDH et plus d’une centaine de personnes présentes dans les salles du Confidentiel à Sorgues Copyright MMH

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Sur les terres d’une ancienne cave coopérative et d’un terrain Sncf, un ambitieux programme d’aménagement urbain, Nouveau chai, a vu le jour après cinq années de travaux et 20 ans de projet. Porté par Grand Delta Habitat en étroite collaboration avec la commune de Châteauneuf-de-Gadagne, ce nouveau quartier mêle habitat social, accession à la propriété et contraintes environnementales strictes. Sa réalisation a été récompensée par la mention spéciale « quartier de gare », lors des 14e Trophées de l’Aménagement de l’Unam (Union nationale des aménageurs). La coopérative vauclusienne aura investi plus de 7,7M€ dans les constructions Nouveau Chai 1 et 2, sur cette ancienne friche.

C’est sur un tènement de presque trois hectares, autrefois occupé par une cave coopérative démolie en 2018, que s’est construit l’un des projets urbains les plus structurants de la commune de ces dernières années. Piloté par Grand Delta Habitat, ce programme à tiroirs illustre une volonté forte de répondre aux besoins de la population et à de enjeux économiques, tout en respectant un cadre environnemental sensible.

De gauche à droite : Pierre Molland ancien maire de Châteauneuf-de-Gadagne ; Philippe Bertucci, président régional de l’Unam ; Nicolas Gravit, président national de l’Unam ; Michel Gontard, Président de GDH ; Etienne Klein maire de Châteauneuf-de-Gadagne et Corinne Testud-Robert Vice-Présidente du conseil départemental de Vaucluse. Copyright MMH

Une diversité de logements pour une commune plus inclusive
L’opération s’est déclinée en quatre macro lots. Le premier a permis l’aménagement de 15 lots à bâtir, conçus sous le regard attentif d’un architecte afin d’assurer cohérence urbaine et qualité architecturale. Viennent ensuite 15 villas individuelles en locatif social, du T3 au T5, dessinées par l’architecte Léonardon, et, enfin,
un troisième volet : le programme ‘Mon appart chez Grand Delta Habitat’, dévolu à l’accession sociale à la propriété en PCLA (Prêt à la Construction à Loyer Abordable). Il a permis la livraison de 39 logements du T2 au T3. L’enjeu ici ? Répondre à la forte demande de petites surfaces, dans une commune majoritairement composée à 85% de maisons individuelles. Enfin, le dernier lot, livré en décembre 2024, a apporté 27 logements supplémentaires, finalisant ainsi un ensemble de 96 habitations accueillant autant de nouveaux ménages. Les trois cabinets d’architecture à être intervenus pour imaginer ce nouveau quartier sont : J. Leonardon pour Nouveau Chai 1 ; Atelier Avignon Architecture pour Nouveau chai 2 et Quailemeonde architecte pour Mon appart’.

Un chantier sous haute vigilance environnementale
Si le programme a vu le jour dans un délai raisonnable, il n’a pas été sans contraintes. En effet, le site jouxte un champ captant stratégique pour l’alimentation en eau potable de la commune, mais aussi pour l’activité d’un acteur économique majeur : la Société Européenne d’Embouteillage (rachetée en 2011 par le Groupe Orangina Suntory France, 4 usines en France à Meyzieu, Donnery, Châteauneuf-de-Gadagne et la Courneuve). Des mesures drastiques ont été imposées par l’ARS (l’Agence régionale de santé) avec l’interdiction de creuser au-delà de trois mètres, l’obligation de rétention complète des eaux de pluie et de stationnement grâce à des noues étanches, géotextile obligatoire… Un travail de dentelle environnementale, validé à chaque étape par un hydrogéologue, et visible aujourd’hui à travers des infrastructures comme la placette submersible, qui joue le rôle de bassin de rétention.

Mon appart’, Nouveau Chai 2. Copyright MMH

Un partenariat public-privé au service du territoire
Au final, ce projet incarne la réussite d’un partenariat étroit entre la commune et Grand Delta Habitat. À travers cette opération, la commune gagne en diversité d’habitats, répond aux attentes actuelles des jeunes ménages comme des seniors, tout en préservant un environnement fragile. Un exemple concret de transition urbaine raisonnée, à la croisée des chemins entre innovation sociale et responsabilité écologique.

Une vitrine de l’aménagement durable
Récompensé par la mention spéciale « quartier de gare » lors des 14e Trophées de l’Aménagement, Le Nouveau Chai est bien plus qu’un nouveau quartier : c’est une vitrine de ce que peut être l’aménagement du futur. Celui qui valorise l’existant, respecte les territoires et pense l’habitat comme un lieu de vie durable, ancré et ouvert. En s’appuyant sur des entreprises locales et un partenariat public-coopératif fort, Grand Delta Habitat démontre qu’il est possible de concilier exigence sociale, performance environnementale et qualité architecturale. « Ce projet coche toutes les cases », résume Nicolas Gravit. « Et surtout, il donne envie d’habiter là. »

Etienne Klein Copyright MMH

Ils ont dit
Etienne Klein, maire de Châteauneuf-de-Gadagne

« Il y a 20 ans maintenant qu’on travaille sur ce projet, au départ avec l’EPF (Etablissement public foncier). Il a été question de démolition, de dépollution et nettoyage du site. Maintenant, à deux pas de la gare de Châteauneuf-de-Gadagne, là où se dressait autrefois la cave coopérative désaffectée, s’élève désormais Le Nouveau Chai, conjuguant mémoire viticole et modernité, habitat accessible et exigence environnementale. Ce projet a été porté par Grand Delta Habitat avec une grande écoute de la commune. Ce nouveau quartier est aussi à quelques minutes à pied des écoles, des commerces et des services. C’est un quartier pensé pour être pratique, accueillant et intégré harmonieusement dans le tissu de la commune. Il conjugue proximité, durabilité, qualité de vie et respect de l’âme provençale. Il prépare notre village aux décennies futures. »

Michel Gontard Copyright MMH

Michel Gontard, Président de Grand Delta Habitat
« Nous avons du relever de nombreux et importants défis : Concevoir des logements en adéquation avec l’identité du village en respectant identité provençale mais aussi l’envie et le confort de la modernité ; l’adéquation des prix avec les revenus des Castelnovins ; un cadre arboré et verdoyant et une parfaite intégration au tissu bâti existant de la commune ; Protéger les habitats du bruit du passage des trains journaliers grâce à des huisseries spécialement conçues ; Obtenir la fibre pour un quartier connecté ; Et enfin construire à proximité de la Société européenne d’embouteillage. La réalisation de ce projet a représenté un travail considérable réalisé grâce aux équipes de Grand Delta Habitat auxquelles je rends particulièrement hommage et que je félicite. »

Un projet complexe, une réalisation de grande qualité
La force du projet réside dans sa capacité à proposer une mixité sociale réelle, avec 42 logements sociaux, des appartements en accession aidée grâce au PSLA (Prêt Social Location-Accession), et d’autres en vente libre ou en dispositif Pinel. Une diversité rendue possible par la maîtrise d’ouvrage de notre coopérative qui agit depuis près de 60 ans au service de l’habitat pour tous. Le programme ‘Mon Appart’, avec ses 39 logements baignés de lumière et ses prestations énergétiquement performantes (chauffage par pompe à chaleur, ballons thermodynamiques, panneaux rayonnants…), incarne cette volonté de proposer un habitat durable, sans renier le confort moderne. Le tout à des prix abordables : un T2 à partir de 124 500 €, un T3 à 145 000 €. Avec ses bâtiments R+2, ses jardins privatifs, ses stationnements végétalisés et ses équipements durables, le quartier parvient à mêler cohérence urbaine et qualité paysagère. Nous avons pensé ce quartier dans une logique de densité douce et respectueuse. Près de 72 % des logements sont individuels, et tous répondent aux besoins de la population locale. »

Nicolas Gravit, Président national de l’Unam Copyright MMH

Nicolas Gravit, président national de l’Unam (Union nationale des aménageurs)
« En s’appuyant sur des entreprises locales et un partenariat public-coopératif fort, Grand Delta Habitat démontre qu’il est possible de concilier exigence sociale, performance environnementale et qualité architecturale. Ce projet coche toutes les cases, résume Nicolas Gravit. Et surtout, il donne envie d’habiter là. Le Nouveau Chai, c’est la preuve qu’un urbanisme bien pensé peut transformer une friche en quartier d’avenir, une histoire en futur. Vous avez réussi ici quelque chose de remarquable. Une friche industrielle à côté d’un pôle de mobilité, transformée en quartier vivant, intégré et qualitatif. C’est un exemple à dupliquer partout en France. »

A propos de la TVA réduite
« Comme Michel Gontard vient de l’évoquer, nous demandons au ministre du logement à ce que la TVA réduite s’applique sur les opérations d’aménagements autour des points de mobilité, autour des gares, et que cette mesure couvre l’ensemble des territoires français,  qu’il s’agisse de grandes métropoles ou de territoires plus ruraux, de gares en secteur rural, afin que les habitants viennent habiter autour de ces points de mobilité au lieu de s’éloigner de 10 à 15 kilomètres, en fastidieux et coûteux allers-retours. En s’exonérant de ces trajets, nous pourrions initier une nouvelle façon d’habiter, assez efficace, qui soit durable. Cela est fondamental », a conclu Nicolas Gravit.

Les maisons en duplex du Nouveau Chai Copyright MMH

Dans le détail

‘Mon terrain’
En décembre 2019, 15 terrains entièrement viabilisés ont été livrés à leurs acquéreurs, offrant la possibilité de choisir librement leur constructeur. Les parcelles s’établissent entre 355 et 650m2, proposés de 89 000€ à 159 000€.

‘Mon appart’
Composée de deux bâtiments, la résidence offre 39 logements avec terrasses ou jardins privatifs en rez-de-chaussée. Sur ces logements, 23 ont été commercialisés en accession aidée via le dispositif Prêt Social Location-Accession (PSLA), tandis que les autres étaient en accession libre, sans conditions de ressources, ou à l’investissement locatif dans le cadre de la loi Pinel. Les 12 T2, d’une superficie de 40 à 46 m², étaient proposés entre 124 500€ et 137 000€, et les 22 T3, de 62 à 74 m², entre 145 000€ et 166 000€. Chaque logement a été vendu avec au minimum une place de stationnement. Le chauffage est électrique et l’eau chaude produite par un ballon thermodynamique.

Nouveau Chai 2 Copyright MMH

Le nouveau chai 1
Livrée en octobre 2023, la résidence propose 15 maisons individuelles en duplex, en location, regroupées en 4 îlots, allant du T3 au T5. Chaque maison est dotée d’un garage fermé, d’un jardin privatif avec terrasse, 2 logements  ont été spécifiquement adaptés aux personnes à mobilité réduite. Le chauffage et la production d’eau chaude sont assurés individuellement par une pompe à chaleur air-eau bi-bloc.

Le nouveau chai 2
Livrée en décembre 2024, propose 27 logements supplémentaires répartis en deux bâtiments distincts : 18 appartements dans le bâtiment Nord et 9 dans le bâtiment Sud. La résidence dispose de 28 places, dont 18 situées en extérieur, avec un emplacement réservé aux personnes à mobilité réduite. Chaque logement bénéficie d’une pompe à chaleur air/air dans les séjours, panneaux rayonnants dans les chambres, sèche-serviettes dans les salles de bains et chauffe-eau thermodynamique individuel pour la production d’eau chaude.

Pierre Molland, ancien maire de Châteauneuf-de-Gadagne et Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat,
20 ans auront été nécessaires pour donner corps au projet de nouveau quartier de la commune Copyright MMH

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Chaque année, Grand Delta Habitat (GDH) embarque ses équipes dans un voyage peu commun à travers son propre patrimoine. Objectif : reconnecter les métiers administratifs à la réalité du terrain. À bord d’un bus, cinquante salariés volontaires vont à la rencontre des bâtiments, des chantiers, des locataires – en bref, de ce que leur travail rend possible. En octobre, une seconde délégation a pris la route. Cette fois-ci, elle rassemblait élus, représentants institutionnels, partenaires financiers, et membres du comité de pilotage. Direction : Carpentras et ses environs. Le parcours nous a menés à travers une série de programmes de réhabilitation et de constructions neuves à Bédarrides, Entraigues-sur-la-Sorgue, Monteux, Pernes-les-Fontaines, Saint-Saturnin-lès-Avignon et Sorgues.

Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, a rappelé l’importance du logement pour tous de qualité sur un territoire où la demande très importante reste à satisfaire Copyright MMH

Une manière directe, incarnée, de juger sur pièce. « C’est important que les gens voient ce que représentent concrètement les décisions administratives qu’ils prennent au quotidien », explique Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat. « Nos collaborateurs saisissent des factures, rédigent des appels d’offres, suivent des dossiers techniques. Ce type de visite leur permet de visualiser le résultat de leur travail, sur le terrain, auprès des locataires. »

Un patrimoine à la croisée des enjeux sociaux, énergétiques et territoriaux
Lors de cette visite, plusieurs opérations ont particulièrement retenu l’attention, notamment la lourde réhabilitation des Amandiers à Carpentras, avec ses 12M€ d’investissement. « Le bâti était techniquement obsolète, les conditions de vie insatisfaisantes, et la vacance importante », souligne le directeur généraL. L’enjeu ? Lutter contre les logements vides – passés de 1 400 en 2023 à 700 en 2025 – tout en améliorant la performance énergétique.

Programme le Village à Bédarrides, 35 logements en 2 bâtiments en R+2 pour plus de 1,8M€ HT de réhabilitation soit plus de 50 000€HT par logement Copyright MMH

Un objectif ambitieux
Grand Delta Habitat s’est fixé un objectif ambitieux : 50 % de son parc classé A, B ou C au DPE (Diagnostic de performance énergétique). Un levier crucial, à l’heure où les charges pèsent de plus en plus sur le pouvoir d’achat des locataires. Autre exemple marquant : un immeuble de 1955 à Bédarrides, remis à neuf sans être détruit. « Esthétiquement, on dirait un bâtiment neuf », se félicite Xavier Sordelet. « On travaille avec des architectes pour rénover l’enveloppe et revaloriser l’image des résidences. »

Un bailleur qui achète, restructure, reconstruit
Dans un contexte où la production de logements neufs ralentit, GDH adopte une stratégie d’acquisition ciblée et pragmatique. « Nous rachetons des ensembles immobiliers proches de notre patrimoine existant, pour assurer une meilleure gestion de proximité », explique le directeur général. En 2024, GDH a acquis 1 500 logements. En 2025, ce chiffre pourrait atteindre 1 800.
« Le Livret A est passé de 3 % à 1,7 % en un an. Les bailleurs vendent pour faire du cash. Nous, grâce à une gestion saine, nous avons les moyens d’acheter. » L’objectif : rationaliser les implantations, mutualiser les services, et renforcer l’efficacité sur le terrain. Côté projets, GDH prévoit la surélévation de son bâtiment rue Martin Luther King à Avignon, un chantier d’envergure estimé à 4 millions d’euros. « Cela nous permettra de regrouper tous nos services administratifs au même endroit », précise Sordelet.

Une proximité revendiquée comme une force
Avec 650 collaborateurs, dont la moitié sur le terrain et 15 agences réparties sur la région PACA, GDH s’efforce d’être présent à moins de 30 minutes de chaque résidence. Cette stratégie de proximité favorise l’entretien, les échanges avec les locataires, et la réactivité. Mais l’entrée dans de nouvelles communes reste un défi, notamment dans un contexte électoral tendu et un climat législatif instable (loi ZAN, complexité des permis de construire…) « Il faut rassurer, montrer que l’on respecte nos engagements. Même si ce n’est pas la période la plus propice, notre image reste positive.»

Les Amandiers à Carpentras, Plus de 12,6M€ de travaux HT soit 45 000€ HT par logement. Copyright MMH

Des locataires plus âgés, plus fragiles, mais toujours salariés à 70 %
Avec 42 000 logements, soit près de 100 000 personnes logées, GDH héberge majoritairement des salariés (70 %). Mais un autre profil se développe : les retraités modestes, parfois précarisés par des parcours professionnels hachés. « Ce sont les oubliés du premier choc pétrolier, ceux qui arrivent aujourd’hui avec des pensions faibles », observe Xavier Sordelet. Le taux de rotation des locataires est aussi en chute libre. Passé de 10 % après le Covid à 7 % en 2025, il témoigne d’une pénurie d’alternatives sur le marché immobilier : moins de constructions neuves, moins de ventes, moins de mobilité résidentielle.

Logement social : un système à bout de souffle
Xavier Sordelet le dit sans détour : « Le logement social va mal. Nationalement, régionalement, localement. Il faut que cela redevienne une priorité de l’État. » En 2025, Grand Delta Habitat prévoit la livraison de 500 logements neufs, en plus des 1 800 acquisitions. Mais ces achats, s’ils permettent de mieux gérer le parc, ne créent pas d’offre nouvelle. « La vraie production, ce sont les constructions neuves et les logements vacants remis en service. »

Les logements les plus demandés ?
Des T2 et T3, bien isolés, à loyers maîtrisés. Une équation de plus en plus difficile à résoudre. « Lorsqu’on rénove, il peut y avoir une hausse de loyer de 10 %, mais elle est encadrée et partiellement compensée par l’APL (Aide personnalisée au logement)», tempère le directeur. « Surtout, les charges diminuent grâce aux travaux énergétiques.»

Xavier Sordelet entouré du Copil et des administrateurs vérifie le numéro affiché dans le hall d’entrée, dévolu aux locataires pour signaler une information à Grand Delta Habitat. Mission réussie, l’appel téléphonique a bien été réceptionné au siège. Copyright MMH

L’avenir : réhabiliter mieux, reconstruire en ville, penser durable
Parmi les grands chantiers de demain : les projets ANRU (Agence nationale pour le renouvellement urbain) dans les quartiers en renouvellement urbain (Orange, Cavaillon, Avignon, Arles), mais aussi la réhabilitation préventive. « Une fois le curatif terminé, il faudra penser au préventif. » À plus long terme, GDH explore de nouvelles pistes : reconstruire la ville sur la ville, surélever les bâtiments, réhabiliter les centres historiques malgré des coûts élevés. « C’est compliqué, mais nécessaire. Il faut consommer l’existant avant de grignoter les espaces naturels. »

Reconnecter l’humain à l’habitat
À travers ces visites, Grand Delta Habitat défend une vision claire : le logement n’est pas un produit, c’est un service public de proximité, un levier social, environnemental et territorial. « Ce qu’on dit à nos locataires, c’est finalement : bienvenue chez vous – même si c’est chez nous. » L’ensemble du programme visité ici.

Les Eglantines à Pernes-les-Fontaines, programme de 11 villas, T3 en plain pied et T4 en duplex, Plus de 2,5M€ HT. Copyright MMH

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Les carrelages Gontard c’est plus de deux siècles d’histoire. De la Révolution au XXIe siècle en passant par les Bains Pommer, dont le succès ne se dément pas depuis sa réouverture cet été, retour sur cette aventure familiale avec Michel Gontard.

« C’est une entreprise énochienne » précise Michel Gontard, féru d’histoire, et patriarche de l’une des plus anciennes familles d’Avignon. « C’est à dire qu’elle a eu plus de 200 ans d’existence, puisqu’elle a été créée en 1791 sous un aïeul déjà carreleur, Xavier Gontard et qu’elle est restée ouverte 222 ans jusqu’en 2013. »

Un féru d’histoire incollable sur le passé d’Avignon
Incollable sur le patrimoine, il évoque ‘Le massacre de la Glacière’ au Palais des Papes, dans la nuit du 16 octobre 1791 entre ‘patriotes’ plutôt républicains, artisans, entrepreneurs d’un côté, qui souhaitaient être rattachés au royaume, commercer librement à une époque où Avignon était, après Lyon le deuxième site de soieries de France. Et de l’autre les ‘papistes’, gens de robes, avocats, juges, propriétaires, qui préféraient rester dans le cadre de la papauté.

A gauche Lucien Gontard (l’arrière-grand-père de Michel) et à droite Gabriel, son grand-père. Au milieu, le bon de commande pour des carrelages hydrofuges.

Autre moment historique : la création du ‘Syndicat général des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics de Vaucluse’ le 30 juillet 1823 – sous Charles X – qui avait été lancé par la ‘Confrérie du Corps des Maçons d’Avignon’ dont faisaient partie les entreprises Bérard, Paillet et Gontard, comme l’atteste le fac-simile d’un document. Une autre publication de l’époque ‘Le Mémorial de Vaucluse’, dans son édition du 4 septembre 1851 fait état de l’incendie dont avait été victime le carreleur Etienne Gontard qui habitait Rue Banasterie.

Les bains Pommer aujourd’hui. Crédit : DR/Mairie d’Avignon

10 jours de voyage à cheval
Pour revenir aux Bains Pommer dont les plans remontent à 1888, il faut savoir que les carreaux devaient être hydrofuges c’est à dire imperméables, résistants, durables et d’un entretien facile. En cette fin du XIXe siècle, les tomettes étaient déjà fabriquées dans le Haut-Var à Salernes. « Mes aïeux s’y rendaient en charreton tracté par deux chevaux. Ils mettaient 5 jours pour y aller, 5 pour revenir, une vraie aventure. Quant aux carreaux ils provenaient de Sarreguemines. C’était le début de l’hygiénisme » explique Michel Gontard.

« Avec le chemin de fer, tout s’est développé, poursuit-il. On transportait le matériel dans des fourgons à bestiaux entre des rangs de paille. Et après-guerre, c’est par camion, des Berliet, qu’on allait chercher la marchandise. »

Après les chevaux des aïeux, c’est en Berliet que Jean, le père de Michel Gontard, allait chercher sa marchandise en camion.

« Il y avait une quarantaine de baignoires aux Bains Pommer, à raison de 30m2 de carrelage chacune, vous imaginez le chantier, pour les douches, 10m2, en tout, entre le sol, les murs, les chambres de l’appartement privé, le bureau, la cuisine, l’atrium, les couloirs, les étages, cela faisait des centaines de mètres carrés. Nous avons eu aussi des chantiers à Marseille, au Château Borély, au Palais du Pharo quand elle a été Capitale de la Culture, à Salon-de-Provence au Château de l’Empéri, ici au Palais des Papes, sur la Rocade, pour des écoles, des monastères, des mairies comme celle de Fontaine-de-Vaucluse. »

Terre cuite, grès, carré d’Avignon, de Vallauris, carreaux de l’Artois, granito, mosaïques, frises, plinthes émaillées, dessins géométriques, arabesques, dallettes de 11,5cm sur 23cm, cabochons, nez-de-marche, il est inépuisable sur le sujet.

Premier stand des Carrelags Gontard en 1966 à la Foire d’Avignon, qui à cette époque-là, se tenait à Champfleury, avant de démenager au Parc des expositions. Crédit : DR

222 ans d’activité
L’entreprise familiale est restée en activité 222 ans, c’est l’une des rares en Vaucluse, avec La Manufacture Brun de Vian-Tiran et ses fibres nobles à l’Isle-sur-la Sorgue à avoir franchi le cap du bicentenaire. Déjà plus de 20 000 visiteurs ont fait le tour des Bains Pommer depuis leur réouverture. Une façon de rendre hommage à tous ces corps de métiers manuels, plombiers, vitriers, maçons et carreleurs de la dynastie Gontard (de Xavier à Michel en passant notamment par Etienne, Gabriel, Lucien, Jean) qui ont œuvré pour ce symbole d’un artisanat d’excellence que sont les Bains Pommer à Avignon.
Pour Les carrelages Gontard, alors situé boulevard Jules-Ferry à Champfleury, l’aventure s’est terminée en 2013.
« La roue tourne. Mon frère, mon fils et mon neveu ne sont pas restés sur le carreau, ils ont préféré le parquet, ils sont tous avocats ! »conclut-il avec humour.

Andrée Brunetti

Michel Gontard (au centre) avec ses deux fils : Paul-Roger (à gauche) et Jean-Henry (à droite) avant la fermeture du site du boulevard Jules-Ferry survenu en 2013.

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Grand Delta habitat a livré son 40 000e logement au cœur de la résidence Les glycines au Thor, le symbole d’un accomplissement pour la coopérative née à Avignon il y a 60 ans, et dont la sphère d’intervention s’élargit pour gagner, outre sa propre région de Provence-Alpes-Côte d’Azur les territoires limitrophes tels que l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Une cinquantaine de personnes, élus, entreprises du bâtiment, partenaires financiers était venue saluer la promesse tenue de la plus importante coopérative HLM de France.

Les élus ont planté un olivier signe des liens qu’ils tissent ensemble pour construire l’habitat pour tous. De gauche à droite Dominique Santoni, Thierry Suquet, Michel Gontard, Yves Bayon de Noyer et Xavier Sordelet. Copyright MMH.

C’est dans la Résidence Les glycines que la coopérative HLM a signé son 40 000e logement. La résidence, entièrement sécurisée avec portail automatique, a été érigée sur un terrain communal cédé par la Ville, en entrée de bourg.

Deux bâtiments en R+2
La résidence des Glycines est composée de deux bâtiments en R+2, dont un avec ascenseur, comprenant au total 21 logements proposant 2T2, 12T3 et 7T4 dotés, chacun, d’un extérieur avec pour les rez-de-chaussée un jardinet ainsi que des terrasses pour les étages.

Dans le détail
Les 12 T3 disposent de 66 à 70m2 allant de 399 à 467€ mensuels et 40€ de charges. Les 7T4 s’étendent sur 77m2 pour des loyers allant de 507 à 524€ et 45€ de charges. Enfin, les 2T2 proposent de 59 à 63m2 pour des loyers compris entre 373 et 396€ auxquels s’ajoutent 35€ de charges. 21 places de stationnement ont été réalisées ainsi que des places en sus pour les visiteurs.

Les chiffres
Le coût total de la résidence s’élève à plus de 3,196M€ dont 2,487M€ financés par la Banque des Territoires, 140 000€ par Action logement, 72 000€ par l’Etat, 40 000€ par le Département et 457 166€ en fonds propres. Les prêts ont été garantis par le Département et la Commune à 60%.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_1237-1024x768.jpg.
Yves Bayon de Noyer, maire du Thor Copyright MMH

Ils ont dit
Yves Bayon de Noyer, maire du Thor

«En matière de logements sociaux, la commune du Thor revient de très loin car les premiers datent de 1966-67, 1978 et 1986 pour un total de 198, entamait le maire du Thor, Yves Bayon de Noyer. Il faudra attendre 2024, soit 38 ans plus tard, pour réceptionner de nouveaux logements, ce qui nous a permis de sortir de ce constat de carence et de récupérer notre droit de préemption.»

«En tout, 16 lieux de logements sociaux
ont été répartis sur la commune de façon à en garantir la mixité sociale. En 2025, nous réceptionnerons 90 logements sur trois lieux et, à venir, 564 autres logements. Nous rencontrons systématiquement les administrés lors de réunions de présentation des nouveaux programmes pour les convaincre de leur bien-fondé et nous engageons, pour chaque projet, dans l’embellissement, la végétalisation et l’amélioration des voies et de l’environnement du quartier afin de le qualifier à la hausse. Aujourd’hui, nous pouvons dire que cette opposition de principe au logement social est bien derrière nous.»

«Nous atteindrons les 15% de logements sociaux en 2026
alors qu’en 2014 nous étions à moins de 4%. Mais pour nous, ce taux de 25% -qui est la Loi-, n’est pas une cible car son atteinte entraînerait un déséquilibre conséquent en matière d’habitat.»

Xavier Sordelet, Directeur-général de Grand delta Habitat Copyright MMH

Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat
s’est fait le porte-parole d’Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union nationale des Fédérations d’organismes HLM «Qui n’a pas pu venir, retenue par la crise institutionnelle en cours.» En voici un court extrait : «Le mouvement HLM a un programme simple, c’est celui de loger la France telle qu’elle est : celle des travailleurs aux revenus modestes, celle des mères de famille qui élèvent seules leurs enfants, des retraités aux petites pensions, des salariés de première ligne, comme par exemple celles et ceux du secteur de l’aide à la personne ou de la logistique. Bref, toutes les personnes qui n’ont pas de patrimoine et qui ont besoin de l’engagement de la puissance publique.»

Michel Gontard, Président de Grand Delta Habitat Copyright MMH

Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat
«Nous sommes actuellement le partenaire de plus de 200 maires avec lesquels nous tissons des liens de confiance qui se matérialisent, ici, par la mise à disposition de foncier, ce qui permet de loger les générations futures mais aussi les seniors grâce à des appartements transformables en rez-de-chaussée, notamment pour les personnes à mobilité réduite. Nous avons également prévu un garage à vélo en regard des cheminements cyclables prévus par la Ville. La résidentialisation de nos résidences est facteur de tranquillité et de sécurité publiques. Nous travaillons l’isolation de nos bâtiments afin que les charges soient les plus minorées possible pour nos locataires. Ainsi, la résidence des Glycines obtient un DPE (Diagnostic de performance énergétique) B.»

Dominique Santoni, Présidente du Département de Vaucluse Copyright MMH

Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse
«Grand Delta Habitat a déjà réhabilité plus de 767 logements sur l’ensemble du parc de l’ex Vallis Habitat, là où le bailleur social en rénovait 130, en moyenne, par an et s’est engagé à en rénover 4 000  sur 5 ans. Dans un même temps, 579 nouveaux logements ont été construits sur l’ensemble du Vaucluse. Grand Delta Habitat fait montre d’une très belle dynamique positive. Je remarque la qualité de la construction, son adaptation aux parcours de vie, aux personnes à mobilité réduite et sa situation proche du centre-ville afin que les habitants puissent tisser des liens avec son environnement, le tout répondant aux besoins des Vauclusiens. Bravo aux équipes de Grand Delta Habitat pour la qualité de leur travail et à la coopérative pour sa capacité de travail, l’engagement et le respect de sa parole et sa compétence : Nous n’avons plus de remontées négatives des élus, sur le territoire. En 2025, nous investirons à nouveau 120M€, en tant que donneur d’ordre.»

Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse Copyright MMH

Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse
«Il est nécessaire de construire de façon adaptée à la ville, dans des proportions acceptables et qui répondent aux besoins de loger des jeunes, des salariés et des retraités. Cela n’est possible qu’avec un outil qui connait le territoire et qui ne soit pas qu’un bâtisseur mais aussi un acteur du développement territorial en lien avec les maires, le Conseil départemental et en prise directe avec la réalité du terrain. C’est le cas de Grand Delta Habitat dans sa forme actuelle avec les défis à relever : la démolition de bâtiments datant des années 1970 qui ne sont plus adaptés à la vie actuelle, la réhabilitation, la construction et l’innovation. Le logement est un levier d’émancipation et de développement familiaux et de mixité sociale, ce qui participe à l’épanouissement de notre société.»

Les Glycines au Thor Copyright MMH

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Comme chaque année depuis 10 ans, Michel Gontard et Xavier Sordelet, respectivement président et directeur général de Grand Delta Habitat, accompagnés du Comité de direction de la coopérative, d’administrateurs, de partenaires financiers, de représentants syndicaux et d’élus ont visité une partie du patrimoine de l’aménageur-constructeur. Objectif ? Se rendre compte, sur place, de la qualité du travail effectué par les équipes et aussi du confort d’y habiter.

Cette année il s’agissait de constructions, de réhabilitations et de ventes en état futur d’achèvement de logements livrés, situés à Mérindol, Pertuis, Mirabeau et Mallemort. Durant le trajet Xavier Sordelet a détaillé chaque opération de sa genèse, aux difficultés et réussites rencontrées, pour un bilan de secteur commenté sans fard. Une façon aussi, pour les partenaires, de mieux appréhender la réalité du terrain.

Michel Gontard et Robert Tchobdrénovitch, maire de Mirabeau, lors de la visite du Clos des Amandiers

« La 10e édition de cette visite du patrimoine est l’occasion d’accueillir les acteurs majeurs de notre métier, en l’occurrence nos financeurs a entamé, lors du voyage, Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat. C’est le moyen aussi de leur faire voir où et comment s’installent, se gèrent, se vivent les investissements qu’ils font à nos côtés. C’est également pour nous, avec nos administrateurs le temps de prendre acte de la façon dont les décisions sont prises, de quelle manière elles s’illustrent dans le paysage et comment vivent nos locataires. Enfin, ce voyage est aussi le moyen de faire connaissance les uns avec les autres, comme les membres du Codir -Comité de direction- qui ne sont pas toujours appelés à se rendre sur le terrain, pour voir nos réalisations et rendre compte de notre mission qui est d’apporter des solutions logements pour tous, sur des territoires en attente. Si la construction reste déterminante, les réhabilitations et les requalifications patrimoniales revêtent une importance de premier plan. »

Copyright MMH

Le hameau des Garrigues à Mérindol
La visite a commencé par la découverte du Hameau des Garrigues à Mérindol, situé 184, chemin des Frigouliers, à 10 minutes à pied du centre-ville et à moins de 20 mn de villes plus importantes comme Cavaillon et Salon-de-Provence. Ce projet résidentiel neuf en Vefa (Vente en état futur d’achèvement) de la Sarl (Société anonyme à risque limité) Maret et Fernandez est composé de maisons et appartements avec un espace extérieur dévolu à chaque logement soit sous la forme d’une terrasse soit d’un jardin. Dans le détail le Hameau des Garrigues est composé de 1 T5, 1 T4, 1 T2 et 7 T3 de 49m2 à 78m2 pour des loyers allant de 430 à 456€ et des charges de 60 à 91€. Le coût total atteint presque les 1,6M€.

Setti de Barba Copyright MMH

Le Setti de Barba à Pertuis
Il s’agit d’une résidence datant de 1979, située boulevard Jules Ferry à proximité du centre-ville. Elle est composée de 5 bâtiments accueillant 78 logements du T2 au T4. Sa particularité ? Tous les T2 situés en rez-de-chaussée sont attribués à la commune qui les a remis gracieusement –hors charges- aux associations et communautés fléchées vers le bien-être et l’entraide sociale comme, par exemple, les restos du cœur. Le lieu accueille également des locaux à vélos pour favoriser les mobilités douces. Setti de Barba est donc, dans les faits, composée de 39 T4, 30 T3 et 9 T2 de 52 à 82m2 pour des loyers allant de 324 à 387 € et des charges de 30 à 41€. Des travaux de réhabilitation de la résidence sont prévus en 2025 pour une enveloppe de 127 000€. Quant à l’antenne de proximité GDH abritée actuellement dans les lieux, elle devrait bientôt gagner le 20, rue Colbert, en plein centre-ville de Pertuis.

14 jardins familiaux d’environ 100m2 embellissent la vie à Setti de Barba. Ici avec Hamed Sadiki et son motoculteur. Il habite Setti de Barba depuis plus de 30 ans. Il aimerait qu’un endroit soit dévolu au compost afin que le nettoyage des jardins ne requiert pas des allers venues à la décharge car beaucoup de femmes et d’hommes qui cultivent ne sont pas motorisés et sont empêchés de jardiner car ils n’ont pas de moyens motorisés pour traiter les déchets des jardins après la récolte. Ainsi de plus en plus de jardins sont abandonnés. Après les tomates, les poivrons et le maïs, Hamed Sadiki s’apprête à planter de l’ail, des petits pois et des fèves.

Saint-Colomé à Pertuis
La résidence Saint-Colomé se situe 315, chemin de Saint-Colomé, toujours à Pertuis. Il s’agit de 4 bâtiments en R+1, proposant 14 T4 de 81 à 90m2 pour des loyers allant de 451 à 821€ auxquels s’ajoutent 25€ de charges mensuelles. Chaque logement traversant bénéficie d’un extérieur sous forme de terrasse ou de jardin. Chaque logement est accessible depuis une entrée individuelle située en rez-de-chaussée. Le confort thermique se fait par le gaz de ville, et des panneaux photovoltaïques ont été posés sur les toits des garages afin d’éclairer les parties communes. L’accent de cette résidence, conçue par Arcadia architecte, a été mis sur l’environnement paysager avec un espace central reliant les bâtiments par des cheminements piétons. Le coût de la résidence s’élève à presque 3,5M€.

Saint Colomé Copyright MMH

Cœur de Pinède à Pertuis
Cœur de Pinède se situe boulevard du Général de Gaulle à Pertuis, à 1,5km du cœur de village. La résidence est composée de 8 maisons individuelles et de petits collectifs accueillant 29 logements du T3 au T5 acquis en Véfa à Kauffman et Broad par GDH. Dans le détail ? 23 T4, 3 T5 et autant de T3 pour des surfaces allant de 65 à 105m2 et des loyers de 366 à 962€ complétés de charges mensuelles allant de 18 à 24€. La résidence est intégrée dans un ensemble immobilier comprenant 95 maisons. Tous les bâtiments sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Enfin, un arrêt de bus dessert ce nouveau quartier. La réalisation de Cœur de pinède s’est élevée à presque 6M€.

Cœur de Pinède Copyright MMH

Les Amandiers à Mirabeau
Ce programme de 23 logements se situe 200, chemin de la diligence, en entrée de village au cœur de l’éco quartier de Mirabeau juste à côté d’une crèche, d’un city stade, ainsi que d’un Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Cette réalisation, dessinée par la Sarl 28.04 architecture, comprend 8 villas -2T3 et 6T4- en accession sociale –de 75 à 97m2 avec 250m2 de jardin à partir de 194 000€ pour les T3 et 228 000€ pour les T4. Les 15 logements en location, proposent quant à eux des T3 de plain-pied et des T4 en duplex. Le programme a été labellisé Promotelec habitat respectueux de l’environnement et certifié Bâtiments durables Méditerranéens Bronze. La réalisation des Amandiers est de presque 4,3M€.

Les Amandiers Copyright MMH

Les pipistrelles de Provence à Mallemort-de-Provence
Les Pipistrelles de Provence sont installées 31, avenue des Alpines, à Mallemort sous la forme de deux longs bâtiments de 15 logements chacun, en R+2, l’un dévolu à l’accession à la propriété et l’autre à la location, tous bénéficiant d’un extérieur dont une terrasse pour les logements en hauteur.

L’accès aux logements se fait par des coursives.
Il n’y a aucun éléments de séparation entre les logements ni au niveau des terrasses, ni des jardins. Près de 30 logements y sont proposés. C’est sans doute la réalisation la plus atypique de Grand Delta Habitat puisqu’il s’agit d’un habitat participatif initié par la Ville en partenariat avec la coopérative et Maison familiale de Provence.

Les Pipistrelles comprennent 30 logements dont 15 en location
et autant en accession sociale. Les logements sociaux en location proposent 6T2 et autant de T3 ainsi que 3T4 allant de 43 à 105 m2 pour des loyers allant de 215 à 507€ auxquelles s’ajoutent des charges proportionnelles aux m2 habitables allant de 69 à 129€.

Les Pipistrelles de Provence Copyright MMH

La particularité de cette réalisation ?
170m2 d’espaces communs comme des chambres d’amis en partage pour accueillir ponctuellement des proches, un espace buanderie pour l’entretien du linge, un local de stockage d’affaires pour les résidents, un pallier de convivialité propice aux échanges, et, également une cuisine de 80m2 réalisée par les habitants et une association d’insertion professionnelle.

Les matériaux de construction ont été bio-sourcés,
les toitures isolées à la paille de riz et la laine de bois utilisée pour l’isolation intérieure. Ce mode de vie collaboratif est intervenu dans la co-conception et la gestion partagée des espaces communs. La résidence a été distinguée par le trophée Opérations remarquables décerné par la Fédération nationale des coopératives HLM. Le coût total de l’opération s’est élevé à près de 2,270M€.

Les pipistrelles de Provence, Habitat participatif Copyright MMH

Le Hameau de Florent
Le hameau de Florent s’établit 200, allée Marie Mauron à Mallemort, au cœur d’un lotissement, dans un quartier en développement proche du centre-ville. Il s’agit d’une résidence collective en R+1 de 15 logements dont 7 T3, 4T3 et autant de T2 de 35 à 82m2 pour des loyers allant de 255 à 580€ assortis de charges allant de 30 à 51€. Le Hameau Saint-Florent a été réalisé pour un peu plus de 2,155M€.

Le Hameau de Florent Copyright MMH

Le Clos des Lucioles
Le Clos des Lucioles, résidence de 14 logements collectifs répartis en deux bâtiments en R+2, conçue par l’Eurl (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) Capino architecte, est implanté 19, allée Olympe de Gouges à Mallemort. Le Clos a la particularité d’offrir des duplex aux familles. La résidence accueille ainsi 7 T3, 4 T2 et 3 T4 pour des surfaces allant de 41 à 88m2 pour des loyers allant de 258 à 599€ et des charges comprises entre 48 à 85€. Le coût de réalisation du Clos des lucioles est de presque 2,122M€.

Le Clos des Lucioles Copyright MMH

La Fondation Grand Delta Habitat, levier discret du lien social

Lors d’un Delt’apéro, réunion d’information ponctuelle conviant ses partenaires sur un sujet choisi, Grand Delta Habitat a présenté son nouveau livret social et solidaire. Celui-ci aborde les divers programmes de la coopérative tels que l’accès sécurisé à la propriété, l’accompagnement social et l’insertion des jeunes par le logement, la lutte contre l’isolement des séniors et les familles en difficulté. Créé en 1966, Grand Delta Habitat a constitué un patrimoine de 39 375 logements accueillant 94 000 personnes.

«C’est vrai, nous faisons partie du monde économique dans lequel, bien entendu, nous devons réaliser des résultats, d’abord pour les gens que nous accueillons et ensuite parce que nous nous impliquons dans le pacte social et le contrat de solidarité, » a rappelé Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat.

157 ménages devenus propriétaires
Dans le détail, on y trouve le parcours résidentiel sécurisé qui permet, chaque année, à 120 locataires d’accéder à la propriété, grâce à un programme d’accession sociale sécurisé pour prévenir les accidents de la vie. Cette année, 157 ménages sont devenus propriétaires. Actuellement plus de 1 500 logements sont proposés à la vente aux locataires occupants –notamment avec les dispositifs en Prêt social location-accession (PSLA) et du bail réel solidaire (BRS)- grâce à un suivi personnalisé et à la sécurisation des conditions d’achat pour les acquéreurs. La coopérative a aussi pour objectif de développer son portefeuille de lots en gestion de syndic.

Au chapitre de l’aide aux jeunes
la coopérative a conçu un dispositif d’insertion qui se concrétise par des partenariats avec des associations en direction de jeunes fragiles en direction de logements relais et à des baux glissants. Il s’agit, plus précisément, de personnes en rupture de logement, ou victimes de violences, ou souffrant de troubles de la santé mentale, ou demandeurs d’asile, ou de mineurs non-accompagnés. Près de 417 logements leur sont ainsi dévolus.

1 491 familles accompagnées
Ces familles sont accompagnées en cas de vulnérabilité économique et/ou sociale par 15 chargées de développement social via un process de diagnostic, d’utilisation des dispositifs d’aide et de demandes de mutation. 52 ménages vulnérables ont ainsi été pris en charge en 2023.

Faire face aux ruptures de la vie
Qu’il s’agisse d’un départ rapide du foyer ou de précarité, la Ressourcerie Delta Collect’, lieu de récupération et de stockage de mobilier et d’électroménager d’occasion, a permis d’équiper 50 familles et de redistribuer 650 éléments mobiliers en parfait état de fonctionnement. Delta Collect a ainsi réalisé, en 2023, le déménagement de 51 logements -dont les mobiliers et objets ont été laissés sur place puis déménagés et stockés dans un hangar de GDH de 1 290m2.

Les différents outils d’aide de Grand Delta Habitat totalisent 790 000€
Pour faire face à la hausse du prix de l’énergie, Delta énergie soutient 1 813 locataires pour un montant de 280 000€ via également les Chèques énergie.
Soli’aide est un dispositif d’aides à la quittance co-financé par Soli Al et GDH. En 2023, 319 locataires ont ainsi été aidés à hauteur de 257 000€.

Le fonds social & solidaire prend en charge jusqu’à 30% d’un impayé au départ du locataire qui respecte son échéancier. Le Siil, Secours interne aux impayés de loyer traite, lui, des dettes élevées et permet un montage financier global avec d’autres partenaires financiers. Egalement, GDH étudie avec la Caf (Caisse d’allocations familiales), des solutions pour éviter les suspensions d’APL (Aide personnalisée au logement).

Plus de 11 900 locataires GDH ont plus de 65 ans
GDH dédie, chaque année, 300 logements aux seniors. Dans ceux-ci, les baignoires y sont remplacées par des douches, les volets y sont motorisés, et des systèmes de domotiques installés afin de préserver, le plus longtemps possible, l’autonomie des locataires. Ces logements sont placés, de préférence, en rez-de-chaussée et à proximité des commerces, transports, services de santé, et des dispositifs de lien social. Ces habitats sont désormais programmés dans toutes les opérations de réhabilitation et programmes neufs. Un animateur Alter senior a été embauché pour animer deux résidences Alter senior. Il travaille, d’une part, à être en lien avec les seniors et ainsi les aider à lutter contre l’isolement social et favorise, d’autre part, le lien entre les locataires.

Végétalisation, jardins partagés, vergers
La coopérative travaille à un environnement embelli et apaisé des bas d’immeubles avec le développement de forêts comestibles –plantations d’arbres fruitiers- dans des espaces urbains végétalisés et à la création de jardins partagés qui permettent aux habitants de se rencontrer. Près de 300 personnels ont ainsi été déployés sur le terrain pour maintenir le dialogue des locataires avec GDH et les territoires partenaires. Depuis 2022, les équipes de proximité proposent également des visites de courtoisie à domicile pour créer du lien, anticiper les dysfonctionnements techniques et les conflits, les mutations, identifier les publics vulnérables, encourager le maintien à domicile.

Insécurité et incivilités, 523 caméras de surveillance
GDH a augmenté son arsenal lié à la sécurité via des interphones, des accès contrôlés et des caméras de surveillance. La coopérative a signé des conventions avec la Préfecture du Var, les Tribunaux judiciaires de Toulon et Draguignan, la Direction départementale de la sécurité publique du Var et entre bailleurs sociaux. Objectif ? Prévenir les atteintes aux personnes et aux biens, tout en responsabilisant les locataires.

19 associations subventionnées
La Fondation GDH est dotée de 150 000€ pour soutenir ses partenaires associatifs. Près de 13 des 19 projets subventionnés en 2023 concernent les Quartiers prioritaires de la Ville (QPV) pour intervenir sur l’Amélioration de la qualité de la vie ; la Culture et l’éducation ; la Convivialité et le sport et l’Insertion sociale et économique.

Les 14 agences GDH
se situent à Bollène, Orange, Carpentras, Sorgues, Avignon-Saint-Jean, Avignon-les-Sources, Le Pontet, L’Isle-sur-la-Sorgue, Apt, Cavaillon, Nîmes, Salon-de-Provence, Marseille et Nice. Le livret social et solidaire ici.

Rémi Marti, directeur de la proximité et Michel Gontard, président de GDH, Copyright GDH

https://www.echodumardi.com/tag/michel-gontard/   1/1