Le sommet du Ventoux accessible des deux côtés dès aujourd’hui
Après le versant Sud en avril, le Département de Vaucluse a procédé a l’ouverture de la route du versant Nord menant au sommet du Géant de Provence ce mercredi 13 mai.
Chaque année au printemps, la route qui mène au sommet du Mont Ventoux rouvre du côté Sud au cours du mois d’avril, puis aussi du côté Nord au mois de mai. Cette année, les usagers peuvent y accéder depuis Bédoin et via Le Chalet Reynard par la RD974 ou depuis Sault par la RD164 depuis le 17 avril dernier.
Ce mercredi 13 mai, la météo étant favorable, ils peuvent aussi y grimper par la RD974 côté Nord, c’est-à-dire par Malaucène. Les automobilistes pourront en profiter jusqu’à la prochaine pause hivernale.
Le sommet du Ventoux accessible des deux côtés dès aujourd’hui
Du 22 au 24 mai 2026, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux célèbre la 20e Fête de la nature à travers une série de rendez-vous immersifs où chauves-souris, castors, chiens de protection, araignées et jeunes explorateurs deviennent les guides d’un territoire vibrant. Balades crépusculaires, rencontres pastorales et initiations naturalistes composent un programme pensé comme une invitation à ralentir, observer et redécouvrir le vivant au plus près.
Sous les reliefs encore frais du Ventoux, la nature bruisse, veille, rampe, vole et se révèle à qui ouvre les yeux au-delà des sentiers battus. À l’occasion de la 6e édition de la Fête de la nature, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux transforme villages, sous-bois et rivières en terrain d’exploration sensible. Ici, pas de grand spectacle tapageur : seulement la promesse d’approcher un monde discret, souvent méconnu, parfois mal aimé.
Les ombres fascinantes de la nuit À Caromb, la tombée du jour devient un théâtre noir et silencieux. Longtemps entourée de croyances obscures, la chauve-souris continue de nourrir fantasmes et peurs irrationnelles. Pourtant, derrière son vol imprévisible se cache l’un des mammifères les plus précieux de nos écosystèmes. Lors de la sortie « Chauve qui peut ! », proposée avec le Naturoptère, les participants sont invités à dépasser les légendes pour découvrir l’animal avec sa morphologie étonnante, sa navigation par ultrasons, sa fragilité, aussi, face aux bouleversements environnementaux. Puis vient le moment où la lumière baisse réellement. Lampe torche en main et détecteur d’ultrasons à l’oreille, chacun s’avance dans l’obscurité avec cette sensation d’entrer dans un territoire qui appartient à un autre monde. Le Ventoux révèle alors son visage nocturne, discret fourmillant de vie. Chauve qui peut ! Caromb, vendredi 22 mai de 20h à 22h.Prévoir son pique-nique.
Chien de protection, le patou et un troupeau de brebis DR
Au cœur du pastoralisme À Venasque, changement d’ambiance mais même immersion. Le rendez-vous ‘Patou, pas touche !’ ouvre les portes du quotidien pastoral avec l’éleveuse de brebis, Catherine Taillefer qui doit faire face au retour des grands prédateurs -le loup, dont le retour sur son territoire historique est soupçonnée depuis 2008 – qui ravive les débats et révèle la présence des chiens de protection. Cette rencontre propose de comprendre le rôle essentiel des patous auprès des troupeaux, mais aussi les gestes simples permettant une cohabitation sereine entre randonneurs, chiens et brebis. Loin des discours abstraits, le pastoralisme se raconte ici à hauteur d’humain, dans la poussière des chemins et la patience du travail quotidien. La démonstration de chiens de conduite vient rappeler combien ce lien entre l’éleveuse et ses animaux relève d’une intelligence collective façonnée par des siècles de montagne. Patou, pas touche ! Venasque, samedi 23 mai de 9h30 à 11h30. Le castor, fantôme des rivières Lorsque le soleil décline sur les berges de l’Ouvèze, une autre présence se devine. Quelques branches rongées, un tronc taillé en pointe, des remous presque imperceptibles : le castor d’Europe n’est jamais très loin. À Entrechaux, l’accompagnateur en montagne Pierre Peyret guide les visiteurs dans cette attente particulière propre aux sorties crépusculaires. Observer le castor impose une qualité devenue rare : la patience. Il faut apprendre à ralentir, à écouter l’eau, à distinguer le mouvement du silence. L’animal, autrefois menacé, symbolise aussi le retour progressif d’une biodiversité dans certains espaces et lorsque les conditions le permettent. Plus qu’une simple balade, cette rencontre devient une initiation à l’attention et l’observation. Rencontre crépusculaire avec le castor. Entrechaux, samedi 23 mai de 18h à 21h.
Copyright NLassauge
Les mal-aimées reprennent leur place À Méthamis, les araignées sortent elles aussi de l’ombre. Avec l’association Fils et soies, la sortie ‘Super-prédateur !’ propose de regarder autrement ces créatures qui provoquent souvent davantage de frissons que de curiosité. Guidés par une arachnologue, les participants découvrent des chasseuses sophistiquées, essentielles à l’équilibre écologique. Quatre paires d’yeux, une architecture corporelle fascinante, des stratégies de prédation redoutables : l’araignée apparaît soudain moins inquiétante que prodigieusement adaptée. L’expérience joue précisément sur cette frontière entre appréhension et fascination. Une manière de rappeler que la connaissance reste souvent le meilleur antidote à la peur. Super prédateur ! Méthamis, dimanche 24 mai de 9h30 à 12h.
Apprendre la nature en jouant Le programme n’oublie pas les plus jeunes. À Vaison-la-Romaine, les enfants deviennent explorateurs le temps d’une course d’orientation au parc Théos. Carte en main et boussole autour du cou, ils apprennent à se repérer, chercher des balises et lire un paysage. Cette initiation simple revet une dimension précieuse : celle du rapport direct au terrain, à l’espace et au mouvement. Car ces Rendez-vous du Parc défendent aussi cela : une écologie vécue, sensible et concrète. Une manière de comprendre le territoire depuis l’expérience elle-même. Objectif ? Se repérer, réfléchir et se déplacer le plus rapidement possible tout en s’amusant avec Cédric Demangeon, accompagnateur en montagne. Pour les enfants à partir de 2 ans. Course d’orientation pour les pitchounes. Vaison-la-Romaine, dimanche 24 mai de 9h à 12h.
Les infos pratiques Rendez-vous du Parc, spécial Fête de la nature. Du 22 au 24 mai 2026. Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Vaucluse : Caromb, Venasque, Entrechaux, Méthamis, Vaison-la-Romaine. Les inscriptions s’effectuent en ligne et le programme complet est disponible ici. 04 90 63 22 74 et contact@parcduventoux.fr. Tous les rendez-vous du parc ici. Programme complet ici. Inscriptions en ligne via Framaform ici. Mireille Hurlin
DR, Course d’orientation
Le sommet du Ventoux accessible des deux côtés dès aujourd’hui
Infatigable, invincible, insubmersible, imbattable, insurpassable, inégalable, inoxydable… Les superlatifs manquent pour qualifier cette championne hors norme. Fine, presque fragile en apparence, mais toute en muscles, depuis près de 5 décennies Jeannie Longo brille sur tous les continents. Et elle est montée sur tous les podiums. Jugez plutôt : 4 fois médaillée olympique, dont une fois en or, 2 en argent, 13 fois médaille d’or en championnats du monde, 62 fois championne de France, 3 fois victorieuse du Tour de France, 182 fois sur route, la « Pogacar » française était mercredi 29 avril à Avignon pour participer à une conférence organisée par le Conseil Départemental, ‘Femmes & Sport : une place au sommet’.
Interrogée sur la fameuse étape du 7 août, La Voulte-sur-Rhône / Mont Ventoux, elle évoque « une vitrine, une promotion du cyclisme féminin. Je l’ai grimpé souvent depuis Bédoin. Tout dépend de la météo, s’il y a ou pas du mistral, si la température est caniculaire ou pas, il faut s’adapter. On passe de la forêt, de la canopée à l’ombre au Chalet-Reynard, au plein soleil, à découvert, où chaque rafale de travers peut déséquilibrer. »
Les sportives françaises
La championne la plus titrée de France parle évidemment de Pauline Ferrand-Prévot, au palmarès impressionnant. Victorieuse du dernier Tour de France féminin, mais aussi championne olympique de cross-country, championne du monde de cyclo-cross, de gravel et de relais mixte VTT. « Elle va sûrement vouloir garder le maillot jaune cette année aussi, commente Jeannie Longo. Il y a d’autres championnes françaises comme Maëva Squiban et Juliette Labous, mais aussi les néerlandaises Demi Vollering & Lorena Wiebes ou la polonaise Katarzyna Niewiadoma. » Elle reconnaît qu’il y a désormais plus de moyens, de grandes équipes chez les femmes, mais ce n’est toujours pas le cas au niveau régional. »
Les femmes en sports ? 4 Français sur 10 sont, paraît-il, incapables de citer un seul nom. Sinon, arrive en tête Marie-José Pérec, suivie de Laure Manaudou, Amélie Mauresmo et Jeannie Longo qui avait été élue Sportif français de l’année en 2011, devant les hommes ! « Il y a de plus en plus de chaînes de TV en continu, de plus en plus d’épreuves de vélo, cross, route, VTT, BMX, trail, de catégories, sprinter, grimpeur, endurance, ça défile à vitesse grand V du coup, les gens n’ont pas le temps de retenir un nom. À mon époque en ski, on connaissait Killy ou les sœurs Goitschel ! »
Le Tour de France Femmes passera par le Mont Ventoux
Le plus difficile dans le tour de France ? « Rester concentrée pendant une dizaine de jours surtout quand on est leader, on est un cible, la femme à abattre ! Je me souviens du tour des USA qui avait duré 17 jours, quelle épreuve, que d’efforts pour le remporter. »
Évidemment, le cas de Tadej Pagacar a été abordé : « C’est le meilleur, il gagne tout, les classiques comme Liège-Bastogne-Liège, Milan-San Remo, les Tours de France, d’Italie, d’Espagne, des Flandres, de Romandie, Paris-Nice, Le Dauphiné… Il est champion du monde sur route, un cannibale, ce slovène. » La révélation de l’année, Paul Seixas ? « Il n’a pas 20 ans, il vient de remporter coup sur coup Le Tour du Pays Basque et La Flêche Walonne. Il faudrait peut-être le préserver? Pas forcément le plonger dès cette année dans le grand bain du Tour de France, » conseille Jeannie Longo.
« Le Géant de Provence s’apprête à accueillir une nouvelle page de son histoire, écrite par des femmes. »
Dominique Santoni
La championne du cyclisme surveillera à coup sûr la montée du Ventoux le 7 août par la caravane du Tour de France féminin. « Longtemps théâtre d’exploits masculins, le Géant de Provence s’apprête à accueillir une nouvelle page de son histoire, écrite par des femmes, sous les yeux du monde entier. Dans 100 jours, les coureuses du Tour de France graviront l’histoire. Et cette histoire s’écrira chez nous, en Vaucluse » conclut Dominique Santoni, la présidente du Conseil Départemental.
Le sommet du Ventoux accessible des deux côtés dès aujourd’hui
À Avignon, l’artiste Louise Cara investit l’église des Célestins avec une exposition habitée, où le mont Ventoux dialogue avec le mont Fuji. Entre encre japonaise, minimalisme et quête intérieure nourrie par les grandes traditions spirituelles, son œuvre explore un territoire rare : celui où l’art devient passage, révélation et élévation.Ses œuvres, souvent de grand format, réalisées sur papier de mûrier à l’encre japonaise, invitent à discerner l’invisible.
Du 8 au 26 mai, dans l’écrin gothique de l’église des Célestins, à Avignon, Louise Cara propose une exposition ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji, rapprochements inédits’ Une exposition singulière qui nous traverse plus que nous ne la visitons, comme une expérience intérieure, presque initiatique, où la peinture devient le langage visible de l’invisible.
40 oeuvres de mystère Une quarantaine d’œuvres y mettent en regard deux montagnes que tout semble opposer : le mont Ventoux et le mont Fuji, et que l’artiste réunit dans un même geste. Toutes deux inscrites au patrimoine mondial, elles deviennent ici les pôles d’un dialogue universel, ‘un rapprochement inédit’ où les cultures d’Orient et d’Occident se rencontrent, se répondent et s’élèvent. Au-delà de leur géographie, Louise Cara voit dans le Ventoux et le Fuji des entités spirituelles. Le premier, enraciné dans la Provence, porte l’empreinte de Pétrarque et d’un humanisme naissant. Le second, volcan sacré du Japon, incarne une tradition où chaque pierre est habitée, où les esprits, les kami, peuplent le monde.
Louise Cara Copyright Louise Cara
Les montagnes miroirs de nous-mêmes «Les montagnes sont des miroirs de nous-mêmes», confie l’artiste dans l’entretien. Elles condensent des cultures, des récits, des croyances. Le Fuji, montagne sacrée, est au Japon un lieu de pèlerinage, une ascèse. Le Ventoux, lui, se révèle dans ses multiples visages : rude à gravir, doux à contempler, comme une réponse aux états intérieurs de celui qui le regarde.
Quand l’humain fait se déplacer les montagnes Dans leur rapprochement, il ne s’agit pas de fusionner les cultures, mais de révéler leur fraternité profonde. « Rien ne les oppose, tout les réunit », écrit l’artiste dans ses textes, évoquant un « mariage sacré » entre ces géants. Ce qui frappe d’abord dans le travail de Louise Cara, c’est son dépouillement. L’encre japonaise, qu’elle explore depuis plus de vingt ans, devient son médium privilégié. Noir profond, sépia, blancs poudrés, gris ardoise : une palette réduite pour dire l’essentiel : ce qui est juste. Mais derrière cette apparente sobriété se joue un processus plus mystérieux. L’artiste ne ‘compose’ pas ses œuvres au sens classique. Elle les laisse advenir.
La visite des kamis Ainsi, lors de la réalisation d’un Mont Fuji, des formes surgissent sans qu’elle les ait préméditées : un ange portant un livre, une figure humaine tout à fait distincte, lisant au cœur de la montagne. Des présences qui apparaissent à son insu, une fois l’œuvre achevée, comme si la peinture révélait ce que l’œil ne voit pas encore. « Je ne suis qu’un canal », dit-elle. Une phrase qui éclaire toute sa démarche.
Sur le coté droit de la montagne, un ange agenouillé, de profil, tend un livre. Louise Cara Copyright MMH
De l’ombre à la lumière L’un des récits les plus saisissants de sa création raconte une expérience troublante. En peignant, des formes sombres, presque inquiétantes, surgissent de de- dedans elle. L’artiste s’interrompt, déstabilisée, empreinte de quelque chose qui ne lui convient pas et qu’elle bloque sur le champ. Puis, dans un geste simple, elle retourne l’œuvre. Et là, apparaît une autre image, parfaitement intégrée à la montagne : celle d’un ange, paisible, agenouillé, tendant un livre sacré. Ce renversement n’est pas seulement plastique. Il est symbolique. Il dit le passage de l’obscurité à la lumière, du chaos à la révélation. Dans une autre œuvre, un homme se dessine spontanément, au cœur de la montagne, tenant un livre, regardant celui qui le contemple se révélant ou non à lui. Je demande à Louise si ces interventions spontanées ont déjà eu lieu. Elle acquiesce tout en confiant qu’elle-meme fait le choix de révéler ou non ces étranges interventions. J’en ai fait l’expérience, lorsqu’elle révèle la présence de l’ange, sidérée, je ne vois que lui. Je remarque qu’à chaque fois, le motif du livre revient : celui de la transmission, de la parole, de la lecture.
Une spiritualité transversale Ce livre, omniprésent, n’est jamais nommé. Ou plutôt, il les contient tous. Louise Cara s’inscrit dans une démarche profondément spirituelle, nourrie par l’étude des trois grands textes monothéistes : la Torah, la Bible et le Coran. Cette triple filiation irrigue son œuvre sans jamais l’enfermer dans une religion particulière. Elle évoque notamment l’épisode fondateur de la Révélation dans l’Islam, lorsque l’ange Gabriel ordonne au prophète : « Lis ». Une injonction répétée, insistante, qui devient dans sa peinture un motif universel : celui de l’accès au sens, à la connaissance, à la lumière. Dans ses œuvres, l’ange n’impose pas, il invite. Le livre n’est pas dogme, mais passage. Cette approche confère à son travail une dimension rare : une spiritualité ouverte, transversale, où les traditions dialoguent plutôt qu’elles ne s’opposent.
L’église comme résonance Egalement, le choix de l’église des Célestins n’est pas anodin. Ce lieu du XIVe siècle, chargé d’histoire et de silence, agit comme une chambre d’écho. La lumière filtrée par la pierre, la verticalité de l’architecture, la mémoire des prières : tout concourt à amplifier la dimension contemplative de l’exposition. Chaque œuvre y devient « icône contemporaine », vibrante et silencieuse, inscrite dans une continuité entre sacré ancien et création actuelle. La scénographie elle-même est pensée comme un parcours d’élévation. Le visiteur chemine, d’une œuvre à l’autre, comme on gravit une montagne.
Au coeur de la montagne, dans de cette oeuvre, un ange assis en tailleur, tient un livre, Louise Cara Copyright MMH
Une œuvre habitée, offerte au regard Ce qui demeure, au-delà de l’esthétique, c’est cette sensation d’une œuvre habitée. Non pas au sens mystique spectaculaire, mais dans une présence discrète, presque intime, qui se révèle à celui qui prend le temps de regarder. Car chez Louise Cara, voir ne suffit pas. Il faut apprendre à percevoir. Entrer dans la peinture comme dans un paysage intérieur. Accepter de ne pas tout comprendre. Laisser surgir les formes, comme elles sont venues à l’artiste elle-même. Et peut-être, au détour d’un regard, apercevoir à son tour cette silhouette, cet ange, ce livre, signes d’un invisible qui affleure.
Un cheminement inspiré Ce qui frappe également chez Louise Cara ? Sa prédisposition pour les lieux sacrés : Ainsi ses œuvres nouvelles sont systématiquement conçues au regard de ces phares divins qui les accueilleront comme le furent les Tracés de lumière en 2024 à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon ; Les manteaux des éveillés en 2022 lors du Festival de Fès de la culture soufie ; Le Chateau de Gordes en 2019, L’ancien archeveché d’Avignon en 2016 ; Le Grenier à sel en 2010 ; La Chapelle des Ursulines en 2012…
Infos pratiques Du mont Ventoux au mont Fuji – Rapprochements inédits. Une exposition de Louise Cara. Du 8 au 26 mai 2026. De 14h à 20h sauf lundis. A l’Église des Célestins, place des Corps Saints, à Avignon. L’exposition comprendra 40 peintures originales, grand et moyen formats ; Les dessins préparatoires ; Les textes poétiques liés au sujet ; L’installation immersive sonore ou visuelle ; Une vidéo de création. Pendant l’exposition : Regards croisés d’experts en art : L’art japonais et le japonisme occidental ; L’inspiration liée au Mont Ventoux en peinture à travers les siècles ; Lectures avec des auteurs ; Danse buto et Sama/Derviche tourneur. Mireille Hurlin
Le sommet du Ventoux accessible des deux côtés dès aujourd’hui
Fermée à la circulation depuis le mois de novembre, la route qui mène au sommet du Mont Ventoux rouvrira ce vendredi 17 avril du côté Sud.
Chaque hiver, le Département de Vaucluse procède à la fermeture de la route qui mène au sommet du Géant de Provence pour des raisons de sécurité à cause des conditions météorologiques. Cet hiver a été particulièrement enneigé pour le Mont Ventoux.
Ainsi, à chaque printemps, la réouverture de cette route se fait en deux temps. D’abord, la route du versant Sud va rouvrir ce vendredi 17 avril dès 9h30, depuis Bédoin et via Le Chalet Reynard par la RD974 ou depuis Sault par la RD164. Puis, la route du versant Nord par Malaucène, quant à elle, ne rouvrira qu’au cours du mois de mai. Une date sera fixée au moment venu en fonction de la météo.
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Ce dimanche 8 février et le vendredi 13 février, le cinéma de L’Isle-sur-la-Sorgue projettera le documentaire Amazigh. Ce dernier suit le L’Islois Hedi Bouazzaoui qui a gravi le Mont Ventoux à la corde à sauter.
Réalisé par le Vauclusien Othman Lazrak, le documentaire Amazigh retrace l’ascension du Mont Ventoux à la corde à sauter par Hedi Bouazzaoui lors de sa participation à la dernière édition du défi sportif et solidaire Ventoux Contre Cancer en septembre dernier. Lui-même atteint par la maladie, il s’est lancé ce défi. Le film d’une heure explore son aventure au travers de témoignages intimes et d’expertises médicales.
Le documentaire sera diffusé pour la première fois à Ciné sur la Sorgue ce dimanche 8 février à 18h30. Avant cela, une table ronde sera organisée à 17h30 avec des spécialistes médicaux pluridisciplinaires autour du sport, de la santé et du cancer. Après la projection, Othman Lazrac et Hedi Bouazzaoui répondront aux questions du public. Enfin, celui qui a gravi le Géant de Provence à la corde à sauter dédicacera son livre D’un même souffle.
Une seconde projection aura lieu dans ce même cinéma le vendredi 13 février à 20h30. Elle sera aussi suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Hedi Bouazzaoui et de la séance de dédicaces.
Si la séance de ce dimanche affiche complet, il est encore possible de réserver sa place pour celle du vendredi 13 encliquant ici.
Ciné sur la Sorgue. 3 Rue de la République. L’Isle-sur-la-Sorgue.
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Le Parc naturel régional (PNR) du Mont-Ventoux lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) auprès des agriculteurs du territoire pour les aider à renforcer la résilience de leurs sols ou la biodiversité sur leurs parcelles.
Dans le cadre du programme RES-MAB, qui réunit sept Réserves de Biosphère méditerranéennes sur les questions de la résilience des territoires face au changement climatique, le PNR du Mont-Ventoux lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) destiné aux agriculteurs du territoire.
Cet AMI permettra aux agriculteurs choisis de bénéficier d’un coup de pouce pour renforcer la résilience de vos sols ou de la biodiversité sur vos parcelles. 80 000€ seront répartis entre les dossiers sélectionnés, avec un plafond de 3 000€ par lauréat. Ces aides permettront aux agriculteurs de faire divers investissements, d’acheter du petit matériel ou encore de faire des analyses de sol. En parallèle, le Parc leur propose aussi deux parcours de formation autour des défis climatiques.
L’AMI s’adresse à tout agriculteur dont l’activité a lieu sur le territoire de la Réserve de Biosphère du Mont-Ventoux et participant à un dispositif d’accompagnement aux changements de pratiques agricoles (parcours agri-explorateurs ‘sols vivants’, parcours agri-explorateurs ‘biodiversité fonctionnelle’, GIEE ‘Lavan’ture’, GIEE ‘Pollinisateurs sauvages’, Top’Irrig84) ayant un lien avec la gestion de l’eau, de l’énergie et/ou de la préservation de la biodiversité. Cela concerne aussi les porteurs de projet agricole dans le dispositif PPP (Plan de Professionnalisation Personnalisé) ayant du foncier sur le territoire et participant également à un dispositif d’accompagnement aux changements de pratiques agricoles.
Pour obtenir une aide, il sera demandé un reste à charge de 20% des dépenses au bénéficiaire. Celui-ci devra signer une convention de mandat avec le Parc du Mont-Ventoux, mais aussi installer les équipements avant mars 2027 (date de fin d’éligibilité des factures : 31 mars 2027). Il est possible de participer pour un investissement collectif mobilisant trois personnes minimum.
Pour plus d’informations sur le dossier de candidature, cliquez ici.
Le sommet du Ventoux accessible des deux côtés dès aujourd’hui
Dans le cadre du programme RES-MAB, qui réunit sept Réserves de Biosphère méditerranéennes sur les questions de la résilience des territoires face au changement climatique, le PNR du Mont-Ventoux, l’AOC Ventoux et le CFPPA organisent des ateliers participatifs et des visites pour les agriculteurs de la Réserve de Biosphère du Mont-Ventoux.
Deux parcours de formation sont proposés : ‘Sols résilients’, qui a débuté au cours de ce mois de novembre, et ‘Biodiversité fonctionnelle’, qui commencera en mars prochain. Il est encore possible de s’inscrire via le formulaire en ligne.
Le parcours ‘Sols résilients’
Le parcours de formation ‘Sols résilients’ inclut des analyses de sols financées par le projet RES-MAB, tout comme le suivi individuel des parcelles par des experts et des investissements agroécologiques pour mettre en œuvre des changements.
Le parcours a commencé le 13 novembre dernier avec un atelier pour comprendre les mécanismes de la vie et de la fertilité des sols. Plusieurs ateliers se succéderont jusqu’en mars 2027 pour comprendre et interpréter une analyse de sol, ou encore déterminer une stratégie de préservation / amélioration en tenant compte des freins et leviers possibles. Karim Riman, agro-écologue et Caroline Sage, formatrice au CFPPA, interviendront au cours de ce parcours.
Trois visites seront organisées au cours du mois de janvier 2026 autour de différentes pratiques durables : agroforesterie, agropastoralisme, couverts, travail du sol, aménagements hydrologiques, etc.
Le parcours ‘Biodiversité fonctionnelle’
En ce qui concerne le parcours ‘Biodiversité fonctionnelle’, qui débutera en mars 2026, le projet RES-MAB financera des investissements agroécologiques (nichoirs, pierriers, haies, mares…), ainsi qu’un suivi individuel sur les parcelles par des experts.
Plusieurs ateliers et visites auront lieu jusqu’en avril 2027 pour en apprendre davantage sur les pratiques agricoles favorables à la biodiversité, sur l’identification des aménagements et des espèces présentes sur les parcelles, mais aussi sur comment élaborer un plan d’action.
Sept nouveaux bénéficiaires de la marque ‘Valeurs Parc naturel régional – Mont-Ventoux’ Le PNR du Mont-Ventoux poursuit son engagement en faveur d’un tourisme et d’une agriculture durables avec l’entrée de quatre producteurs et trois professionnels du tourisme au sein de sa marque ‘Valeurs Parc naturel régional – Mont-Ventoux’ qui compte désormais 27 bénéficiaires.
Les sept nouveaux : Le Moulin à huile du Comtat (Caromb), le Château La Croix des Pins (Mazan), le Domaine de Fondrèche (Mazan), le Rucher Apaïa (Mazan), les Gîtes de Baye (Vaison-la-Romaine), le camping Les Verguettes (Villes-sur-Auzon), et le Domaine du Val de Sault (Sault).
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Du 4 au 22 novembre 2025, la médiathèque André Thès de Vaison-la-Romaine accueille “Voix du Ventoux”, une exposition photographique et sonore inédite signée Vincent Prête et la Compagnie Maâloum. Vingt portraits d’hommes et de femmes engagés y dévoilent les mille visages d’un territoire vivant et inspirant.
Le Mont-Ventoux n’est pas qu’un sommet mythique des cyclistes. C’est une terre vibrante, façonnée par celles et ceux qui y vivent, y créent, y inventent chaque jour l’avenir. C’est cette énergie humaine, discrète et puissante à la fois, que célèbre l’exposition ‘Voix du Ventoux’, proposée par le Parc naturel régional du Mont-Ventoux dans le cadre du programme européen Leader.
Des sons et des images comme témoignages Derrière l’objectif de Vincent Prête, vingt portraits photographiques prennent vie. Les images s’accompagnent de créations sonores signées par la Compagnie Maâloum, mêlant témoignages, ambiances et émotions. Le visiteur est invité à écouter autant qu’à regarder : les voix racontent l’attachement au terroir, les visages traduisent la fierté et la passion de ceux qui font battre le cœur du Ventoux.
Des initiatives locales au service d’un territoire vivant À travers dix-huit projets emblématiques, ‘Voix du Ventoux’ met en lumière la richesse et la diversité des initiatives soutenues par Leader entre 2014 et 2022. Tourisme durable, circuits courts, innovation agricole, préservation des patrimoines naturels et culturels. Chaque action illustre une même ambition : faire du Ventoux un modèle de développement rural harmonieux, où tradition et modernité s’enrichissent mutuellement.
Un programme européen Ce programme européen, porté localement par le Parc naturel régional, soutient depuis 2003 les acteurs publics et privés réunis au sein du Groupe d’Action Locale (GAL) Ventoux. Ensemble, ils ont accompagné 130 projets sur huit ans, mobilisant plus de 4 millions d’euros pour dynamiser l’économie et renforcer le lien social sur l’ensemble du territoire.
Un vernissage sous le signe du partage Le mardi 4 novembre 2025 à 18h, le vernissage se tiendra à la médiathèque municipale André Thès à Vaison-la-Romaine, en présence de Jacqueline Bouyac, présidente du Parc naturel régional du Mont-Ventoux et de la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin, Valérie Michelier, maire de Caromb et présidente du GAL Leader Ventoux, ainsi que Jean-François Périlhou, maire de Vaison-la-Romaine et président de la communauté de communes Vaison Ventoux. L’exposition sera visible jusqu’au 22 novembre, en accès libre.
Un Ventoux à écouter, à voir et à ressentir ‘Voix du Ventoux’ n’est pas qu’une exposition : c’est une immersion sensible dans un territoire qui innove sans renier son âme. Chaque portrait devient un fragment d’histoire collective, une preuve que l’avenir se construit ici, au pied du géant de Provence, par la force des idées et la passion des habitants. Pour prolonger l’expérience, les podcasts de l’exposition sont accessibles en ligne sur SoundCloud – Parc du Ventoux.
Les infos pratiques Voix du Ventoux. 20 portraits photographiques et sonores. Photographies de Vincent Prête. Prises de sons et montages sonores de la Compagnie avignonnaise Maâloum. Conception : Parc naturel du Mont-Ventoux. Juin 2025. Du 3 au 22 novembre. Ferme des arts. Médiathèque. Rue Bernard Noël à Vaison-la-Romaine.