Logement locatif : bientôt une nouvelle résidence intergénérationnelle à Montfavet
Les promoteurs du Grand Avignon UP, à Caumont-sur-Durance, et Nodo, aux Angles, viennent de lancer les travaux de la résidence intergénérationnelle ‘Le Jardin d’Hestia’. Elle sera située à Montfavet dans la rue André-Jean Boudoy.
La future résidence se composera de 93 appartements de typologies allant du T1 au T5 pour des superficies comprises entre 30 et 95m². Cette opération, qui sera livrée à Erilia en juillet 2028, associe ainsi 70 logements locatifs intermédiaires et 23 logements locatifs sociaux destinés à répondre aux besoins croissants en logements des jeunes actifs, des ménages et des séniors autonomes du territoire. Ces appartements sont répartis en quatre îlots disposés autour d’un jardin arboré et paysagé central.
Les 93 logements locatifs sont répartis en quatre îlots disposés autour d’un jardin arboré et paysagé central. Crédit : DR/UP-Nodo
« Proposer un lieu où les générations se rencontrent. »
« Chaque logement offre aux futurs occupants un cadre résidentiel privilégiant confort, intimité et qualité d’usage, expliquent Up et Nodo. L’objectif de cette composition intergénérationnelle est avant tout de créer un environnement convivial et vivant, où les générations se côtoient naturellement au quotidien : un bonjour dans le hall, un café partagé dans la salle commune, un échange de services, une activité commune ou simplement le plaisir de ne pas vivre isolé. Avec ‘Le Jardin d’Hestia’, nous proposons un lieu où les générations se rencontrent, s’entraident et construisent ensemble une vie de quartier conviviale. C’est également une illustration de notre volonté d’accompagner les besoins en logements des territoires tout en garantissant une qualité d’usage durable aux futurs occupants. »
Répondre à la demande croissante de logements locatifs Pour UP et Nodo, qui se qualifient de promoteur immobilier ‘made in Grand Avignon’, « Cette livraison s’inscrit dans notre politique de développement de l’offre de logements locatifs portée le territoire vauclusien, en partenariat avec les investisseurs institutionnels et les entreprises sociales de l’habitat. Elle contribue à répondre à la demande croissante de logements locatifs sur le bassin de vie du sud Vaucluse. »
L’avignonnais Fondasol intègre le bureau d’études Omnis Structures Conseils
Fondasol vient d’annoncer l’intégration du bureau d’études savoyard Omnis Structures Conseils (OSC). Avec cette opération, le groupe avignonnais dont le siège se situe à Montfavet, poursuit son développement en renforçant « sa capacité à accompagner ses clients sur l’ensemble du cycle de vie des projets de construction, en associant expertise géotechnique, géosciences et ingénierie structurelle. »
Fondée en 1989, Omnis Structures Conseils basé à Grésy-sur-Aix bénéficie d’une expertise reconnue dans l’ingénierie de conception et de réalisation des structures de génie civil et métalliques, la maîtrise d’œuvre et l’accompagnement technique des projets de construction. Présente sur l’ensemble du territoire français ainsi qu’à l’international, notamment en Afrique et en Suisse, l’entreprise accompagne depuis plus de trois décennies des maîtres d’ouvrage publics et privés et des entreprises dans la réalisation de leurs opérations.
« L’intégration d’OSC au sein de Fondasol et aux côtés de sa filiale Prodetis permet de réunir des compétences complémentaires autour d’un objectif commun : proposer une offre globale d’ingénierie couvrant l’ensemble des problématiques liées au sol, aux structures et à la construction », explique le groupe vauclusien fondé en 1958 par Charles Saint-Rémy Pellissier.
« Réunir ces savoir-faire, c’est épargner à nos clients les zones d’ombre entre les expertises. »
Olivier Sorin, président du groupe Fondasol
« Nos clients construisent dans un monde où les contraintes techniques, économiques et environnementales se resserrent, complète Olivier Sorin, président du groupe Fondasol et entrepreneur de l’année en 2023. Le groupe a déjà réuni, avec Prodetis et nos ingénieurs du département Conception Grands projets, des expertises complémentaires en ingénierie de la construction. En nous rejoignant, Omnis Structures Conseils vient renforcer cet ensemble par une maîtrise reconnue des structures. Réunir ces savoir-faire, c’est épargner à nos clients les zones d’ombre entre les expertises, là où naissent souvent les surcoûts et les retards, et leur offrir un interlocuteur unique, de la première reconnaissance de terrain jusqu’à la vie de l’ouvrage. »
Cette alliance renforce la capacité du groupe à intervenir dès les premières phases d’un projet, depuis son orientation stratégique et sa faisabilité technique jusqu’à la conception, l’exécution des travaux, la réception des ouvrages et leur suivi dans la durée.
En associant l’expertise géotechnique de Fondasol à la maîtrise des structures développée par OSC, le groupe consolide ainsi son positionnement comme partenaire global de l’ingénierie de la construction. Cette approche intégrée permet aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, industriels, aménageurs et acteurs de la construction de bénéficier d’une approche complète, d’une meilleure coordination des expertises, d’une maîtrise renforcée des risques techniques, d’une optimisation des coûts et des délais, d’une réduction des interfaces entre intervenants ainsi que d’une démarche de construction plus durable et plus performante.
75% du capital Depuis 2017 salariés et dirigeants ont repris la majorité du capital de l’entreprise. Aujourd’hui, cette part s’élève à 75% suite à un renforcement de la participation des salariés dans le capital du groupe réalisée en 2021.
« Le groupe est désormais en mesure d’accompagner ses clients avec un niveau d’expertise renforcé dans tous les secteurs d’activité : bâtiments, infrastructures de transport, énergie, aménagement du territoire, industrie, ouvrages d’art, ouvrages maritimes, ouvrages hydrauliques et de traitement de l’eau, aussi bien en neuf qu’en réhabilitation, précise le communiqué de presse du groupe. Au-delà du renforcement des expertises, cette intégration constitue avant tout une aventure humaine. Elle permettra aux équipes d’Omnis Structures Conseils et du Groupe Fondasol de partager leurs savoir-faire, de développer de nouvelles compétences et de construire ensemble des parcours professionnels toujours plus riches. L’ambition commune est de conjuguer la proximité, l’agilité et l’esprit entrepreneurial qui font la force d’OSC avec les capacités de développement, d’innovation et les expertises multidisciplinaires du Groupe Fondasol. »
Fondasol : un acteur référence depuis bientôt 70 ans Depuis près de 70 ans, Fondasol s’est imposé comme un acteur de référence dans les domaines de l’investigation géotechnique, des géosciences et de l’ingénierie des sols et du sous-sol. Engagé dans une dynamique d’innovation continue, le groupe développe des solutions visant à améliorer la maîtrise des risques, optimiser les projets de construction et réduire leur impact environnemental pour toujours mieux accompagner ses clients.
Cette stratégie s’appuie notamment sur des outils numériques innovants tels que Lianaka, plateforme d’aide à la décision permettant d’anticiper les risques liés au sol et à l’environnement lancée en 2023, ou encore Solscore, solution d’analyse et de valorisation des données géotechniques destinée à fiabiliser les études et optimiser les investigations initiée en 2021.
Dans une même logique de performance et de réduction de l’empreinte carbone, Fondasol a également développé en 2024 une machine d’investigation Clea (Connectée, légère, électrique et autonome), permettant de réaliser des reconnaissances de terrain avec zéro emission directe de gaz à effet de serre.
L.G.
A la recherche des futurs talents de Fondasol ? Le groupe avignonnais renouvelle sa tournée à la rencontre des talents. Comme chaque année à cette période, les équipes de Fondasol partent à la rencontre des étudiants partout en France pour partager leurs métiers, leurs expertises et les opportunités disponibles au sein du groupe. Après Lille ce lundi voici les prochaines étapes dont celle du 16 novembre à l’université d’Avignon. – Jeudi 8 octobre – AgoraJob UniLaSalle, à Paris – Vendredi 9 octobre – Builders Caen, à Caen – Jeudi 15 octobre – INSA Lyon, à Lyon – Jeudi 22 octobre – ENSEGID Bordeaux, à Bordeaux – Jeudi 22 octobre – BLOC ESTP (BDE), à Paris – Mardi 10 novembre – Polytech Grenoble JPP, à Grenoble – Mardi 12 novembre – GEOLOGIA, à Nancy – Vendredi 13 novembre – ISA BTP, à Anglet – Lundi 16 novembre – Avignon Université, à Avignon – Vendredi 20 novembre – GEOLIN, à Lille
Stages de fin d’études, alternances, premiers emplois… ces forums sont aussi l’occasion de découvrir les opportunités qui peuvent constituer le point de départ d’un parcours au sein de Fondasol. Info recrutement sur : https://www.groupefondasol.com/fr/talents/offres-d-emploi/
Crédit : DR/Fondasol
Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée
Suite au succès de la première édition des Vendredis Food Trucks de Montfavet, qui ont eu lieu tout le mois de juillet, la Ville d’Avignon a décidé de rajouter six soirées à la rentrée.
Dès ce vendredi 4 septembre, les Vendredis Food Trucks de Montfavet, qui ont vu le jour en juillet et qui ont remporté un franc succès, vont faire leur retour. Ce sont en tout six soirées qui sont planifiées les vendredis 4, 11, 18 et 25 septembre, puis les 2 et 9 octobre.
Comme au mois de juillet, une dizaine de food trucks seront présents chaque vendredi, permettant une vraie diversité gastronomique. Il y en aura pour tous les goûts. De plus, une animation musicale sera proposée lors de chaque rendez-vous de 19h à 23h. L’objectif est de mobiliser les habitants du quartier de Montfavet autour d’un rendez-vous qui permettra de prolonger les soirées d’été.
Vendredis 4, 11, 18 et 25 septembre et 2 et 9 octobre. De 18h à 23h. Place de l’Église de Montfavet. Avignon.
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
Ces vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 août, l’association Montfavet Festivités donne rendez-vous au public pour la 40e édition de la Fête des Foins.
Événement incontournable de la ville d’Avignon, et plus particulièrement du quartier de Montfavet, la Fête des Foins revient pour une 40e édition ce week-end au parc de la Cantonne. Le patrimoine agricole et la culture provençale seront mis à l’honneur pendant ces trois jours de célébration.
Le programme
Vendredi 21 août : L’événement débutera à 18h avec une visite de la Ferme Traditionnelle, l’inauguration de l’événement dans le parc et un défilé en présence des élus et des organisateurs. À 19h, place à l’abrivado de la manade Colombet, suivie de la bodéga, assurée par DJ Pauleau de 21h à 1h.
Samedi 22 août : La journée commencera à 9h avec diverses animations : Concours de belote au Café des Négociants, balade à vélo culturelle avec la découverte des curiosités de Montfavet (inscription le vendredi au stand n°2), sortie marche nordique avec le Club Sportif Avignon Montfavet Athlétisme (stand n°12), ainsi qu’une balade autour du Ventoux de 170 km avec le Moto Club d’Avignon (inscriptions au stand n°1). La journée se poursuivra avec une nouvelle abrivado, un concours de boules, ou encore le grand défilé de la Fête des Foins. Toute la journée, les associations proposeront diverses animations, un marché artisanal sera à découvrir.
Dimanche 23 août : Cette dernière journée débutera avec la peña de Saint-Étienne-du-Grès à 9h. À 10h, le traditionnel lancer de bottes de foin prndra place dans le parc de la Cantonne. Abrivado, spectacle équestre, apéro mousse et concours de boule rythmeront le reste de la journée jusqu’à la clôture de l’événement à 18h.
Pour accéder au programme en détail, cliquer ici. 21, 22 et 23 août. Parc de la Cantonne. 112 Cours des Frères Folcoaud. Avignon.
Avignon : les food trucks se donnent rendez-vous tous les vendredis de juillet à Montfavet
La Ville d’Avignon organise la première édition des Vendredis Food Trucks de Montfavet tout le mois de juillet.
Les vendredis 10, 17, 24 et 31 juillet, la Ville d’Avignon donnent rendez-vous aux habitants et visiteurs sur la Place de l’église de Montfavet pour les Vendredis Food Trucks, un nouvel événement pour bien débuter chaque week-end du mois de juillet.
Une dizaine de food trucks seront présents chaque vendredi, permettant une vraie diversité gastronomique. Il y en aura pour tous les goûts. De plus, une animation musicale sera proposée lors de chaque rendez-vous de 19h à 23h.
Vendredis 10, 17, 24 et 31 juillet. De 18h à 23h. Place de l’Église de Montfavet. Avignon.
Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante
« Je suis venu à Avignon pour me rafraîchir, on m’a dit qu’il y neigeait ! ». C’est ainsi que le médecin-neuropsychiatre s’est adressé à une salle comble, surchauffée par la canicule, où 800 admirateurs ou plutôt admiratrices, puisque seulement une cinquantaine d’hommes étaient présents, ont écouté celui qui inlassablement parle du concept de « résilience. »
« En fait, ce mot vient de l’horticulture, a-t-il expliqué. Après un incendie, la plante repousse, la vie reprend. » Lui qui vit dans le Var depuis depuis plus de 50 ans, l’a expérimenté. « En 1974, le Cap Sicié était en feu, une montagne rouge, flamboyante sous les flammes, un ciel noir des panaches de fumée et une Méditerranée grise de cendres, pendant 3 jours et 3 nuits. Un spectacle tragiquement beau. Des squelettes de chênes, de pins, de cystes, de gibier. Et quelques années plus tard, la vie avait repris mais pas comme avant. Avec le feu et la sècheresse, tout s’était ratatiné, les plantes étaient l’ombre d’elles-mêmes, rabougries, puis la nature a repris le dessus, des plantes ont refleuri, des pétales ont réapparu. »
Il continue : « C’est cela la résilience, la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme. Mais seul on n’y arrive pas, il faut un élan pour avancer, un soutien. Retrouver un sens pour se remettre à vivre, mais autrement. Et mon métier c’est justement d’aider les gens à trouver ce chemin. »
Invité par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Vaucluse, l’auteur d’une quarantaine de livres qu’on s’arrache à chaque publication, évoque alors la 1ère Guerre Mondiale. « Il y a eu 9 millions de morts dont 1,5 million en France, encore plus en Allemagne, dans les tranchées. Des mutilés physiques et psychiques On a connu 3 génocides au XXe siècle, arménien, juif et rwandais et la notion de résilience s’est imposée. René Spitz, (1887-1974), psychiatre d’origine hongroise a étudié le développement de l’enfant de 0 à 2 ans, en relation avec la mère et observé les carences des nourrissons qui en sont séparés sur leur développement psycho-affectif. »
Boris Cyrulnik dont les parents ont été enlevés lors d’une rafle et sont morts en déportation, a survécu en se cachant dans les toilettes de la synagogue de Bordeaux où il était né, 7 ans plus tôt. Une expérience traumatisante qui l’a amené à devenir psychiatre et à vulgariser ce fameux concept de résilience.
Il évoque alors la façon dont chacun réagit face aux accidents de la vie. Les uns relèvent la tête, les autres sont fracassés par la mort de leur petit chat. « Les enfants qui sont entourés reprennent leur développement, ceux qui sont privés d’affection, non. » Et de citer les travaux d’un autre médecin, John Bowlby (1907-1990) qui s’est intéressé à l’origine des troubles comportementaux des enfants londoniens avant, pendant et après le Seconde Guerre Mondiale qui a fait 65 millions de victimes. Il découvre que les troubles infantiles proviennent surtout de la rupture prolongée de la relation mère-enfant. Une méthode systémique sur « La théorie de l’attachement » qui, avec Anna Freud, révolutionne la psychanalyse des enfants. « La carence affective altère le développement de l’enfant. Mais la présence d’une grand-mère, la voix d’un oncle ou l’affection d’un voisin le sécurise », poursuit Boris Cyrulnik.
Il évoque les orphelinats, ou plus exactement les mouroirs où on entassait les enfants de Roumanie sous les Ceaucescu, les ados qui ont survécu au séisme en Haïti qui en 2010 avait fait 280 000morts, 300 000blessés et plus d’un million de sans-abri. « Ils étaient livrés à eux-mêmes. violents. Il faut un raisonnement global, un processus à la fois politique, culturel, éducatif pour prendre en charge tous ces drames individuels. »
Le neuro-pychiatre en arrive au XXIe siècle et évoque les femmes, Le fameux 2ème Sexe selon Simone de Beauvoir. « Aujourd’hui, elles sont plus diplômées que les hommes, elles vivent souvent seules. 60% des PMA (procréation médicalement assistée) sont engagées sans la présence d’un homme. Elles veulent tout mener tambour battant seules, carrière et vie privée, maison, courses et elles sont de plus en plus anxieuses, victimes de burn-out, de dépression et suicidaires, regrette-t-il. Pour éviter cette situation, il faut qu’elles soient entourées, comme dans un village africain où tout le monde aide tout le monde sans être le papa ou la maman. D’ailleurs Claude Lévi-Strauss disait qu’il existe 5 000 formes de famille traditionnelle, on a le choix ! »
Il a regretté le rythme effréné de notre civilisation. « Tout va trop vite, l’insécurité devient la règle. Il faut revenir à un rythme lent. L’affectivité sculpte le cerveau, les émotions le rendent plus fort. Accordons plus de temps à la poésie, à la musique, au beau. L’historien Georges Duby prônait l’amour courtois, ce serait un remède aux pulsions des violeurs, à la violence sexuelle qui fait tant de ravages aujourd’hui. »
Après deux heures de conférence plus un heure d’échanges avec un public conquis, Boris Cyrulnik a été raccompagné chez lui en Twingo du Conseil Départemental. Il a retrouvé sa femme et sa maison à La Seyne-sur-Mer vers 21h. Belle résistance, belle résilience pour un homme qui fêtera ses 89 ans le 26 juillet prochain. Chapeau, Monsieur Cyrulnik !
Grand Avignon : les horaires des déchetteries changent pendant la canicule
En raison de la vigilance orange canicule annoncée par Météo France depuis ce lundi 22 juin, les sept déchetteries du Grand Avignon modifient leurs horaires d’ouverture.
Depuis ce lundi 22 juin, les déchetteries du Grand Avignon, à savoir celles de Caumont-sur-Durance, Courtine, Entraigues-sur-la-Sorgue, Montfavet, Vedène, Velleron et Sauveterre, passent aux horaires de canicule.
Les sites de Caumont, Vedène, Velleron et Sauveterre sont donc ouverts les matinées de 7h à 12h30. Ceux de Courtine, Entraigues, et Montfavet, eux, ouvrent de 7h à 14h. Ces nouveaux horaires seront en œuvre jusqu’à la fin de la vigilance canicule, qui devrait durer toute la semaine.
Les horaires des déchetteries du Grand Avignon hors canicule :
Olivier Galzi à la rencontre des producteurs locaux
À l’occasion des Marchés du soir des producteurs, organisés par la Chambre d’agriculture de Vaucluse, le nouveau maire d’Avignon Olivier Galzi est allé à la rencontre des agriculteurs locaux, membres du réseau Bienvenue à la ferme Vaucluse, sur les marchés du soir de Montfavet et Avignon au cours du mois de mai.
Accompagné de Sophie Vache, la présidente de la Chambre, mais aussi d’élus comme Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir, et Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse en charge de l’Agriculture, Olivier Galzi a pu être témoin du succès de ces marchés, mais aussi échanger avec les producteurs.
Les marchés du soir des producteurs de Vaucluse ont lieu : – à Avignon les lundis de 17h à 19h (Allées de l’Oulle) – à Châteauneuf-de-Gadagne les mardis de 17h à 19h (Plateau de Campbeau) – à Pernes-les-Fontaines les mercredis de 18h à 20h (Place Frédéric Mistral) – à Cavaillon les jeudis de 16h à 18h30 (Rue Alphonse Jauffret) – à Montfavet les vendredis de 16h30 à 19h (Place de l’Église)
Depuis 75 ans, Maurin, un déboucheur polyvalent tout-terrain
En 1968 à la télé, Les Shadoks « pompaient, pompaient, pompaient. » C’était à l’époque de l’ORTF. Depuis 75 ans, l’entreprise de Montfavet Maurin, elle, pompe et débouche canalisations, fosses septiques et cuves. Cette société familiale créée par Josette et Louis Maurin le jour de la Saint-Valentin, le 14 février 1950, n’a fait qu’évoluer et se développer, non seulement dans le Vaucluse mais bien au-delà, dans les Bouches-du-Rhône, le Gard, voire la Drôme.
Au fil des décennies, c’est Magali Maurin, fille des fondateurs qui s’est retrouvée à la tête de la société en 1982, avec son mari Didier Limongi. Et son frère Marc Maurin, 72 ans, bien que parti à la retraite, continue à venir au bureau tous les matins, pour ouvrir le courrier et saluer le personnel, histoire de toujours prendre des nouvelles des 75 employés qui font quasiment partie de la famille. Comme celui qui est entré après son service militaire et qui est resté jusqu’à la fin de sa vie professionnelle. Quant à la 3e génération, elle est représentée par Karine et Lou, les deux cousines germaines qui travaillent elles aussi à Montfavet.
Maurin, c’est une gamme toujours plus large d’activités liées à l’hygiène, la chasse aux nuisances olfactives, au curage de canalisations, leur vidange. De graisses de garages et de restaurants, de lingettes, papier toilette, tampons qui engorgent les tuyaux, sans parler des tracteurs et engins agricoles à débourber, des racines d’arbres qui perforent certaines canalisations, les obstruent et qu’il faut « éparpiller, façon puzzle » à grands jets. Aussi bien chez les particuliers que dans les hôpitaux, les entrepôts, les écoles, lycées, usines, hôtels, locaux professionnels.
Une entreprise aux nombreux métiers
Mais il y aussi ce que Didier Limongi appelle les « 4D » : dé-sinsectisation de cafards, de punaises, comme de frelons, dé-pollution, dé-pigeonnage et dé-sinfection. « On a créé une société ‘H2Eaux Solutions‘ dédiée à la détection de fuites par caméra infrarouge, vidéo endoscope à fibre optique, écoute électro-acoustique, mesure de pression, gaz traceur et réhabilitation des réseaux. »
Les métiers sont nombreux chez Maurin, égouttier, opérateur en assainissement, chauffeur, administratif, commercial. La flotte d’engins – une cinquantaine de véhicules environ – est diverse également. Avec des tailles différentes, du pick-up de 3,5 tonnes aux camions de 12t, 16t, 19t jusqu’au poids-lourd de 26t pour gros pompages avec citerne et aspiration sous vide. « Dès 1969 a été acquis un combiné hydro-cureur à haute pression. Là aussi, on peut passer de 50 à 450 bars selon le diamètre des canalisations. »
En 75 ans, la législation a évolué. « Nous avons des critères stricts à respecter pour décrocher chaque année l’agrément de la préfecture. Et nous avons une liste précise des installations à vidanger (dans les communes et communautés de communes) et les centres de traitement et stations d’épuration où déverser ce que nous avons pompé. Sans oublier les sites de valorisation comme le SITTEU de Sorgues qui crée du compost ou l’Unité de Méthanisation de Courtine à Avignon. C’est pareil pour transporter les matières qui contiennent des hydrocarbures et des huiles, nous devons recevoir l’ADR (Accord européen relatif au transport des marchandises dangereuses pour la route) pour ce qui est inflammable, explosives ou toxique et nos chauffeurs suivent une formation spéciale. En plus du siège, ici à Montfavet, nous avons une agence à Bagnols/Cèze et des points de vente à Cavaillon et Villeneuve-les-Avignon. » En projet également, un procédé pour réutiliser les eaux usées, les traiter grâce à un camion spécial avec 2 citernes qui isolera les boues sans utiliser ni eau ni matière chimique.
Une entreprise familiale
Aux côtés de Didier Limongi depuis 43 ans, sa femme, Magali Maurin, fille des fondateurs. Elle est présidente mais elle préfère qu’on l’appelle modestement « la patronne. » Discrète, elle insiste : « Nous sommes avant tout une entreprise familiale et l’harmonie doit régner. Nous sommes heureux ensemble, au bureau comme en privé. Et le travail est notre moteur à tous, en veillant à ne surtout pas froisser quiconque. Et mon rôle c’est de perpétuer ce que mes parents nous ont légué à mon frère Marc et à moi et à consolider l’entreprise sur le plan moral et financier. Et quand notre famille, nos salariés et leurs enfants voient nos camions rouges dans les rues, qu’ils en soient fiers. Même si certains ricanent sur ce métier de déboucheur, on en a tous besoin un jour et l’argent n’a pas d’odeur. »
Chez les Maurin, on est également engagé auprès d’associations caritatives comme la SPA et la luttre contre le cancer. Et l’entreprise qui embauche les salariés à + 20% du SMIC pour débuter, les forme tout au long de leur carrière, leur permet d’évoluer et leur verse primes de panier, de salaire et d’intéressement, plus 13ème mois, jusqu’à gagner 4000€ mensuels. Le chiffre d’affaires 2025 est stable, autour de 8,2M€. Et l’adresse porte le nom des aïeux : 5, Impasse Josette et Louis Maurin – 84 140 Montfavet. « C’est Marie-Josée Roig, l’ancienne maire d’Avignon, qui était très proche des entrepreneurs, commerçants et artisans, qui nous avait proposé de le faire, il y a 22 ans », confie en toute discrétion Magali Maurin Limongi. Bel hommage, vraie reconnaissance ! D’ailleurs, aux Trophées des Entrepreneurs Positifs, en octobre dernier, Didier et Lou ont reçu le Prix de la Persévérance pour leur anniversaire, 75 ans de compétence de la société Maurin, au service de tous.