17 avril 2026 |

Ecrit par le 17 avril 2026

Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Créée en 1993, cette communauté a eu successivement pour présidents Alain Milon, Alain Rochebonne, Jacques puis Yann Bompard. C’est désormais au tour du 1er magistrat de la ville de Courthézon, réélu avec plus de 82% des suffrages aux dernières municipales, le DVD Nicolas Paget de d’occuper la présidence de la CCPOP (Communauté de Communes du Pays d’Orange en Provence) ex-CCPRO, une union de 5 communes (Orange 29 707 habitants – Courthézon 6 426 habitants – Jonquières 5 210 habitants – Caderousse 2 493 habitants – Châteauneuf-du-Pape 2 050 habitants), soit en tout une population de 45 401 citoyens.

Dès l’ouverture de la séance d’installation, ce mardi Espace Daudet, c’est la doyenne Marie-Thérèse Galmard qui a procédé à l’appel des 38 conseillers communautaires. Plébiscité avec 38 voix sur 38, le nouveau président s’est dit « Honoré et obligé par cette élection. J’ai la conviction que rien de durable ne se fait seul. Cette communauté, c’est un outil technique de proximité. Je privilégierai le dialogue, l’échange, l’écoute. C’est un lieu de solutions, d’innovations. Avec des axes forts, le territoire, l’environnement, la valorisation des déchets et l’eau. Mais aussi l’aménagement de l’espace, l’habitat, la mobilité, la revitalisation du coeur de ville, son attractivité, son art de vivre, son patrimoine. Nous sommes au carrefour de l’Europe, avec les autoroutes A7 & A9, le tourisme est un levier fondamental au milieu de nos vignobles de Châteauneuf-du-Pape. Nous avons les ressources, l’envie, l’énergie pour relever les défis et, sur ce territoire, je serai totalement engagé à vos côtés ».

Certains élus se sont étonnés de ne pas voir le maire de la ville-centre, Orange à la tête de l’agglomération. Mais depuis son élection, Jean-Dominique Artaud a souhaité se concentrer à 100% sur sa ville, être maire à plein temps et n’a donc pas brigué la présidence. Dans l’opposition, Xavier Marquot a demandé la parole au nom de la liste « Nous maintiendrons » emmenée par Jacques Bompard et dénoncé « Un hold up démocratique. C’est une injustice pour nos électeurs. Nous souhaitons donc que l’opposition soit représentée par le 5e siège de vice-président, ce qui serait plus équilibré pour la gouvernance démocratique de cette assemblée ». Même réaction de la DVC Carole Normani « Je partage cet avis, une 5e vice- présidence, respecterait davantage l’électorat orangeois ».

Se sont alors succédés les votes pour les vice-présidences du Pays d’Orange en Provence. La 1re a été enlevée par Jean-Dominique Artaud, qui sera donc le bras droit du maire de Courthézon. Puis c’est le maire de Jonquières, Sébastien Ornivelle, successeur de Louis Biscarrat qui assistait discrètement aux votes, qui a été élu 2e vice-président. 3ème, le maire de Caderousse, Christophe Reynier-Duval, 4e, Claude Avril, réélu en mars pour un 3ème mandat à Châteauneuf-du-Pape.

Trois conseillers se sont présentés pour briguer la 5e vice-présidence. Xavier Marquot pour la Ligue du Sud, Carole Normani (DVC) et Marcelle Arsac, qui fait partie de la majorité. C’est elle qui a recueilli le plus de suffrage, 29, elle est la seule femme du Bureau de la Communauté de Communes.

Après avoir lu la Charte de l’Elu Local « Qui exerce son mandat avec impartialité, probité, dignité, intégrité en respectant les principes de liberté, égalité, fraternité et de laïcité », le nouveau président Nicolas Paget a procédé au vote sur le montant des indemnités des élus. 2 274,60€ mensuels pour le président, 1 016€ pour les 5 vice-présidents. Il s’est engagé à aller sur le terrain, à la rencontre de chaque membre du Conseil Communautaire, pour échanger y compris avec les opposants. « Il s’agit d’avoir une vision commune du territoire, équilibrée, du plus petit au plus grand, en travaillant tous ensemble dans l’intérêt général du Pays d’Orange en Provence ».

Andrée Brunetti


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

L’extension des listes paritaires aux élections municipales pour les communes de moins de 1 000 habitants n’a pas totalement donné les effets escomptés. Si au niveau national, le nombre de femmes élues conseillères municipales est mécaniquement passé de 37,6 % en 2020 à 47,7 % en 2026, le nombre de femmes élues maires quant à lui n’est qu’en très légère progression (+1,5 %). En Provence, dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse le nombre de femmes élues maires de leur commune est même en recul. Il est passé de 103 mairesses à 89 sur un total de 468 communes.

L’obligation ne fait pas tout. La réforme électorale du printemps 2025, imposant la parité entre femmes et hommes dans les listes aux élections municipales n’a pas vraiment abouti à une augmentation du nombre de mairesses. Si au niveau national ce chiffre est en très légère progression, on peut constater qu’en 2026, sur les 10 plus grandes villes françaises, seules deux femmes sont maire (Johanna Rolland à Nantes et Catherine Trautmann à Strasbourg), contre trois en 2020, dont Paris.

Une baisse qui s’inscrit à contre-courant de la petite dynamique nationale

Les chiffres communiqués par le Ministère de l’Égalité femmes – hommes montrent que dans les 3 départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse le nombre de mairesses est en recul de 13,5 %, passant de 103 en 2020, à 89 en 2026. Si on regarde en détail, les Bouches-du-Rhône par contre voient leurs nombres de mairesses progresser, passant de 17 à 20, en 2026 (sur 119 communes). A contrario, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de femmes maires est passé de 50 à 42 (sur 198 communes) et pour le Vaucluse le chiffre passe de 35 à 29 (sur 151 communes). Une baisse qui s’inscrit à contre-courant de la petite dynamique nationale.

Claude Bouliou, Présidente de l’association des femmes élues dans les Alpes-de-Haute-Provence, déplore cette situation où « les femmes se heurtent encore à un plafond verre pour le rôle de maire ». D’autres observateurs estiment que ce manque de candidates résulte du maintien d’une position dominante des hommes et du recul pris par les femmes face à un univers jugé trop dur, voire violent. De son côté, le Ministère de l’Égalité femmes – hommes estime que l’augmentation du nombre de femmes dans les conseils municipaux pourrait donner l’envie à certaines de conduire des listes. Comme un déclic.

www.elueslocales.fr


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Ayant tenu parole, Cécile Helle, maire d’Avignon, n’a pas brigué un 3e mandat comme elle s’y était engagée en février 2025. C’est donc en spectatrice attentive qu’elle a assisté à cette élection municipale remportée dans la cité des papes par le DVD Olivier Galzi.

Bien qu’elle n’ait officiellement pas désigné de successeur, la maire sortante n’est toutefois pas restée inactive durant la campagne. Elle a ainsi soutenu son adjoint socialiste David Fournier lors de ses derniers meeting. Après les retraits des membres de la majorité municipale Joël Peyre et Paul-Roger Gontard, c’est ce dernier qui devait porter l’héritage municipal des deux précédents mandats. Peine perdue, puisque c’est finalement l’ancien présentateur vedette qui prend les clefs de l’hôtel de ville.

Le 1er maire du XXIe siècle
Dans l’esprit des valeurs républicaines et démocratiques qui a toujours animé sa conduite, Cécile Helle vient de recevoir Olivier Galzi afin d’évoquer ce changement de mandature ainsi que les grands dossiers de la ville.

Pour sa part, sauf surprise, Olivier Galzi devrait être élu maire par la nouvelle majorité lors du premier conseil municipal qui se déroulera ce samedi 28 mars à partir de 11h dans la salle des fêtes de la mairie. Cela sera la première fois qu’un homme sera maire de la cité des papes au XXIe siècle. En effet, depuis 1995, date à laquelle Marie-Josée Roig (alors RPR et décédée en août 2024) avait ravi la ville au socialiste Guy Ravier, ce sont toujours des femmes qui ont été dans le fauteuil de maire durant ce millénaire.

Outre la désignation du maire, cette séance permettre également de fixer le nombre d’adjoints ainsi que de les élire. Les autres délibérations de ce conseil d’installation concerneront les délégations d’attribution du conseil municipal au maire ainsi que la fixation des indemnités de fonction des élus.


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Avec une participation de 57,35%, en progression par rapport à 2020 (42%) quand le second tour avait eu lieu en juin à cause du confinement consécutif au Covid, le Vaucluse a sensiblement fait bouger les lignes du paysage politique ce 22 mars.

À commencer par Avignon où après 3 mandats de la chiraquienne Marie-Josée Roig et 2 mandats de la socialiste Cécile Helle, c’est Olivier Galzi qui a ravi la mairie avec 40,62%. L’Avignonnais, qui a entamé sa campagne fin-août lors du Ban des Vendanges et qui a été qualifié de « parachuté », réfute ce terme, comme celui de « divers droite » que lui a accolé la préfecture, mais qui a accepté le soutien de l’UDI et d’Horizons. « Cette victoire m’honore et m’oblige. Elle a été portée avec sincérité, conviction et liberté, déclarait-il hier soir après la proclamation des résultats. Je n’ai aucun état-major derrière moi, alors que mes adversaires, eux, sont installés depuis longtemps ici, avec leurs réseaux. Avignon a décidé de prendre son destin en main, elle a envie de changement, loin des alliances politiciennes et partisanes. » Jeudi soir, il avait réuni plusieurs centaines de militants sur le parvis de la Mairie dénonçant « la fusion de la honte » entre le PS et LFI. « J’accuse David Fournier d’avoir trahi l’histoire et les valeurs d’Avignon en acceptant de s’allier avec un parti qui justifie la violence en politique et à une candidate soutenue par un député condamné pour violence en réunion, celui qui a créé la Jeune Garde. »

Le nouveau maire a rappelé que tous les quartiers d’Avignon, même les plus populaires de l’extra-muros ont voté pour lui. « De Montfavet à La Barthelasse , ils ont senti que nous allons répondre à leurs attentes et je promets d’être le maire de tous les Avignonnais, même ceux qui n’ont pas voté pour moi, j’ai envie de les réconcilier. Je souhaite ajouter un nouveau chapitre à la belle et riche histoire d’Avignon ». D’ailleurs, dans sa permanence de la Rue du Vieux Sextier, les sympathisants étaient sur un petit nuage. « On a gagné », « avec lui on ira loin, il a su nous fédérer, nous amener à la victoire », et « ensemble, nous allons redonner un sens à la ville, nous voulons qu’elle brille », ont commenté ses supporters.

Olivier Galzi devance l’alliance PS-LFI et le RN

Face à lui, l’union de la gauche a totalisé 38,01% des suffrages. Accusé d’être soumis aux insoumis, David Fournier (PS) s’est allié à la LFI Mathilde Louvain entre les deux tours et a refusé de participer à trois débats pour défendre ses arguments. À l’occasion de ces revirements, à Avignon comme ailleurs en France, Manuel Valls, ancien Premier Ministre socialiste n’a pas mâché ses mots : « Cette gauche PS qui prête allégeance à un parti dont le leader s’adonne aux outrances, aux saillies provocatrices, au racisme, à la violence politique pour un plat de lentilles, c’est à vomir. »

Abasourdi par le résultat de ce second tour, David Fournier s’est déclaré déçu. « Je pensais à une autre issue. Les votes des quartiers populaires ont été insuffisants, la droite a siphonné les voix du RN. Mais on va avoir 10 élus au Conseil Municipal et avec Mathilde Louvain, nous allons nous battre pour plus de justice sociale à Avignon. » De son côté, Mathilde Louvain a dénoncé « le vrai visage du nouveau maire, présenté comme apolitique, sans étiquette mais qui, au fil de la campagne, a dérivé de plus en plus vers la droite. »

Quant à Anne-Sophie Rigault, 3e de cette triangulaire avec 21,37% des voix, (qui a gagné plus de 1000 voix depuis 2020 quand elle était un duel face à Cécile Helle) elle a expliqué sa défaite. « Le vote utile s’est porté sur Olivier Galzi, mais demain les Avignonnais vont ouvrir les yeux. La gauche, elle, a perdu la face et surtout la confiance des vrais gens de gauche. Elle voit bien que LFI a fait énormément de mal dans cette ville depuis deux ans, depuis les législatives. » Faisant allusion au député LFI qui n’a été vu ni à Avignon ni à l’Assemblée Nationale depuis la mort du jeune Quentin à Lyon.

Le RN à Orange et Carpentras

Autre temps fort de ce second tour où seulement 21 villes étaient concernées en Vaucluse, Orange. Fief des Bompard père et fils depuis 1995, les clés de la mairie ont été remises au RN Jean-Dominique Artaud, un ancien adjoint, qui a devancé Jacques Bompard avec 35,76% des suffrages contre 32,47%. « Notre politique de porte à porte, de proximité avec les Orangeois a payé. L’ancien maire a vieilli, peut-être a-t-il péché par un excès de confiance. Nous allons continuer à rester à l’écoute des habitants, améliorer la sécurité notamment », a conclu Jean-Dominique Artaud.

Victoire également du RN dans la 2e ville du département, Carpentras. Là où avait débuté la carrière de Marion Maréchal, benjamine de l’Assemblée Nationale en 2012, quand son suppléant était l’avocat Hervé de Lépinau. Et c’est lui, qui fait partie des quatre députés frontistes du département, qui enlève la mairie, face à deux gauches irréconciliables avec un score de 50,78%. Il a bénéficié des voix de l’ex zemmouriste Bertrand de la Chesnais et de celles de l’extrême droite Christian Richaud-Simoni. « En fait la dynamique était là, l’alignement des planètes aussi, l’alliance du trio était donc naturelle face à la guerre fratricide de la gauche. Après 18 ans de gauche, le balancier penche de notre côté, nous allons faire un audit pour voir ce qui se cache dans les placards et agir au quotidien au service de tous les Carpentrassiens. »

De l’autre côté de l’échiquier politique, l’ancien maire, condamné pour violence conjugale, le divers gauche Francis Adolphe, qui s’est maintenu au second tour, a totalisé 24,70% quand un autre DVG, le maire sortant Serge Andrieu, le suit de 22 voix avec un taux de 24,52%. Les deux frères ennemis comptent bien siéger dans l’opposition au Conseil Municipal comme à la CoVe.

Des maires qui repartent pour un tour

À Cavaillon, le DVD Gérard Daudet a eu chaud. Il garde la mairie pour une poignée de voix, 47 exactement et 45,73% des suffrages. « Ouf, je suis soulagée », insiste Bénédicte Martin, conseillère régionale. Il y a eu une vraie mobilisation des forces modérées pour rester dans la république. » Une victoire sur le fil. Du coup Bénédicte Auzanot, la députée RN arrivée derrière (45,22%) compte déposer un recours, vu le mince écart de voix et conclut : « Un vent d’espoir s’est soulevé mais n’a pas abouti. » De son côté le DVG Patrick Blanès qui s’est maintenu a récolté moins de 10% des voix.

Un autre maire qui a eu des sueurs froides, hier soir, Pierre Gonzalvez à L’Isle-sur-la-Sorgue. Il a du attendre les derniers dépouillements pour constater sa victoire (44,80%) avec 212, voix d’avance sur le DIV Romain Dufaud (42,55%) et le RN Christian Montagard (12,65%). Il peut donc enchaîner sur un 4e mandat.  Victoire serrée également à Apt,  dans une quadrangulaire, pour le DVD Jean Aillaud (29,29%), pas maire sortant mais ancien 1er adjoint de Dominique Santoni avec seulement 16 voix d’écart avec le RN Patrick Bonnet (28,92%), 3e le DVG Christophe Carminati (26,64%) et dernière Céline Celce DVG (15,16%).

Au Thor, malgré là aussi une quadrangulaire, reconduction du maire DVD Yves Bayon de Noyer (élu depuis 2014) avec 42,82% des suffrages devant le RN Alain Poujol (26,29%) à, Jérémy Bernard, DIV (17,82%) à et la DVG Isabelle Imperatori (13,07%).

Le reste du Vaucluse partagé

À Aubignan, le maire sortant DVG Siegfried Bielle battu malgré ses 44,37% par la conseillère départementale RN Marie Thomas de Mallevillle (55,63%). Le parti frontiste qui a aussi été élu à Bédarrides avec Guillaume Taddio (58,35%) face à l’ancien maire Joël Sérafini DVD (41,65%).

À Monteux, où Christian Gros ne briguait pas de 7e mandat mais était présent sur la liste de Carine Blanc qui s’est retirée entre les deux tours, c’est également un RN qui a été élu, Patrice de Camaret (56,72%) devant le Divers Centre Christophe Mourgeon (34,19%) et le DVG Michel Mus (9,09%). À Jonquières, où Louis Biscarrat ne se représentait pas non plus, victoire du DVD Sébastien Orivelle (43,69%) devant la DVD Claudine Maffre (41,38%) et Émile Cavasino le frontiste crédité de 15,03% des suffrages. Et à Piolenc, où le doyen des maires de Vaucluse, Louis Driey ne se représentait pas non plus, c’est l’un des trois DVD en lice, Sébastien Payan qui l’a emporté (53,45%) devant Olivier Prouteau (26,13%) etBrigitte Machard (20, 42%).

Dans le Sud-Est du Vaucluse, défaite du DVD Roger Pellenc, le créateur du groupe éponyme leader de machinisme agricole, battu par le Divers Centre Aurélien Auclair, 57,17% contre 26,64%, 3e le DVG Eric Banon (16,19%). Autre échec à Sarrians pour la maire sortante Anne-Marie Bardet DVD (33,06%) qui laisse sa place au DVD Alexandre Kormanyos élu avec un score de 66,94%.

À Mazan, arrivée à la mairie du DVC Stéphane Claudon (49,74%) devant le DVD Louis Bonnet (41,30%). Saint-Saturnin-les-Avignon a vu gagner la DIV Chantal Bonnefoux (52,46%) face à un autre DVD, Sylvain Penalva (47,54%). À Lauris, le nouveau maire DIV s’appelle Eric Fontanarava (53,91%) qui a battu la DVD Dominique Colombo (46,07%). À Mornas, c’est une femme qui a été élue, Katy Ricard (39,19%). À Violès Christophe Menu avec 439 voix, soit 4 de plus queJérome Gaucher (435). À Lourmarin, arrivée à la mairie d’Olivier Vollaire (55,87) qui a devancé Jean-Pierre Pettavino (44,13%). Enfin, Alain Gabert, l’ancien maire de Monieux, a choisi Sault pour se présenter et il a été élu avec 410 voix contre Christian Roucher 406 votes… Là aussi le score le plus étriqué du département avec 4 voix, comme à Violès.

À suivre, les élections pour les intercommunalités et les sénatoriales

3e tour, les élections au sein des communautés de communes, puis, en Vaucluse, les sénatoriales en septembre. Et avec le peu de communes estampillées LR (Cavaillon, Sorgues, Apt, Vaison, Valréas, etc), la perte d’Avignon et de Carpentras par la gauche et la percée du RN (Le Pontet, Morières, Camaret au 1er tour, Aubignan, Carpentras, Monteux, Orange, Bédarrides au second), les sénateurs sortants (deux LR et un PS) vont vraiment devoir mettre les bouchées doubles pour séduire les grands électeurs afin de retrouver leur fauteuil de velours rouge au Palais du Luxembourg. Mais les cartes risquent, à coup sûr, d’être rebattues de fond en comble.


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Retrouvez ci-dessous la carte de l’ensemble de listes encore en lice lors des du 2e tour des élections municipales en Vaucluse. Un scrutin qui concerne encore 21 communes dans le département.
A savoir les villes d’Apt, Aubignan, Avignon, Bédarrides, Carpentras, Cavaillon, Jonquères, Lauris, L’Isle-sur-la-Sorgue, Loumarin, Mazan, Monteux, Mornas, Orange, Pertruis, Piolenc, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sarrians, Sault, Le Thor et Violès (Voir aussi détail des listes dans le PDF joint ainsi que notre lien en fin d’article),



Découvrez, ci-dessous les candidats dans votre commune


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Les Vauclusiens se sont rendus aux urnes ce dimanche 15 mars à l’occasion du premier tour des élections municipales. Le département a enregistré un taux de participation de 58,46%.

De Claude Avril à Châteauneuf-du-Pape à Richard Kitaeff à Gordes, en passant par Claudine Aragones aux Beaumettes, Max à Raspail à Blauvac, Roger Rossin à Cairanne, Patrick Merle à Ménerbes, André Aiello à Saint-Hippolyte-le-Graveyron, Patricia Olivero à Suzette ou Philippe Armengol à Velleron, ils sont 67 à avoir été élus haut la main dès le 1er tour. Avec la nouvelle loi et l’interdiction de panacher les listes, les citoyens n’avaient pas forcément le choix.

Là où il n’y avait que 2 candidats en lice, c’est à dire dans une cinquantaine de communes, une quarantaine a été pourvue en maire. Rebelote donc pour les maires qui tiennent bon la barre. Comme Thierry Lagneau à Sorguzes (77,25%), Jean-François Perilhou (Le patron de LR en Vaucluse) à Vaison (79, 56%),  Claude Morel à Caumont (65,74%), Julien Merle à Sérignan (59, 12%), Robert Tchobdrenovith à Mirabeau (59,69%), le Président des Maires Ruraux de Vaucluse.

L’ancrage du Rassemblement National

2ème constat : le RN s’enracine avec des maires réélus sans conteste. Au Pontet, Joris Hébrard enchaîne sur un 3e mandat malgré une triangulaire avec 60,79% des suffrages. « C’est la continuité, dit-il, je vais faire un peu de pédagogie auprès des nouveaux élus puisqu’une partie des sortants se sont présentés contre moi et ont été battus. Je vais continuer à améliorer la vie des Pontétiens et j’espère que maintenant, on aura enfin une vice-présidence au Grand Avignon. » À Camaret-sur-Aigues, réélection de Philippe de Beauregard qui frôle les 73%, à Morières, pareil pour Grégoire Souque aussi réélu avec un score de 66,66%.

A Orange, Jacques Bompard (Ligue du Sud) est en tête (32,87%). « Je suis serein malgré une campagne diffamatoire sur les réseaux sociaux. Nous sommes les seuls à pouvoir gagner dimanche prochain. » Trois adversaires peuvent se maintenir au second tour, le RN Jean-Dominique Artaud (28,15%), la DVC Carole Normani (17,89%) et le DVG Antoine Boudet (11,52%). A Carpentras, c’est le député RN Hervé de Lépineau, ancien suppléant de Marion Maréchal qui se retrouve leader du 1er Tour (26,71%), derrière lui, le maire sortant DVG Serge Andrieu (25,17%), au coude à coude avec son prédécesseur, le DVG Francis Adolphe qui recueille lui 24,29%. Quant au DVD Christian Richaud-Simoni qui a obtenu 9,51% des suffrages, ils ne peut pas rester en lice, mais ses voix pourraient être utiles à Hervé de Lépineau, comme les 14,33% du RN Bertrand de la Chesnais au second tour. « Il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette qui nous sépare », commente l’avocat, qui souhaite simplement « faire barrage à la gauche. » À Cavaillon, c’est la députée RN Bénédicte Auzanot qui vire en tête (43,91%), devant le maire DVD Gérard Daudet (38,16%), Elle est ravie de son score et lui va aller chercher les voix chez les abstentionnistes. « Ils sont 9 000, ils peuvent inverser la situation. » Quant au DVG Patrick Blanès (17,93%), il compte se maintenir au second tour. Autre ville où le RN caracole devant, Monteux, où Christian Gros, le maire de gauche sortant qui ne briguait pas de 7e mandat figure sur la liste emmenée par Carine Blanc. Elle n’a recueilli que 16,21% des voix et se retrouve à la 3e place, loin derrière le RN Patrice de Camaret (47,42%) et les DVC Christophe Mourgeon (21,62%) et Michel Mus (14,76%).

Anthony Zilio continue à Bollène

Victoire éclatante à Bollène où le maire sortant DVG Anthony Zilio a gagné dès le 1er tour avec 52,89% des suffrages malgré 4 listes contre lui. L’EXD Franck Marest (22,47%), l’ancienne maire Ligue du Sud Marie-Caude Bompard (15,58%), l’EXG Daniel Barrière (6,38%) et la DVD Sophie Lorenzo (2,68%).

Une quadrangulaire à Apt au second tour ?

À Apt, Dominique Santoni, la Présidente du Conseil Départemental avait été élue maire avec 47,32% en 2020. Hier, la liste sur laquelle elle figure, emmenée Jean Aillaud (29,02%), a fini 1re, avec derrière elle celle du RN Patrick Bonnet (25,02%). Mais seulement 21 voix les séparent. Deux autres listes DVG peuvent participer à une quadrangulaire dimanche, Christophe Carminati (24,51%) et Céline Celce (21,45%).

Les Municipales à Avignon

A Avignon, chef-lieu du département, la France entière scrute ce scrutin, là où la maire socialiste Cécile Helle ne se représente pas après 2 mandats. Et c’est l’Avignonnais « sans étiquette », mais soutenu par l’UDI et Horizon et classé DVD par le Ministère de l’Intérieur Olivier Galzi qui est arrivé en tête au 1er tour avec 27,04% des suffrages. « Nous portons la dynamique dans cette ville. Il lui faut un changement, il faut qu’elle se redresse et nous, nous sommes responsables de ce changement nécessaire. » En 2e position, la conseillère régionale RN Anne-Sophie Rigault (25,52%) : « Je suis confiante, le RN poursuit sa percée. Il est certain que les électeurs de gauche n’ont absolument aucune envie de voir une fusion avec la liste LFI qui se situe totalement en dehors de l’arc républicain. » Avec moins de 20% des voix et en 3e place, le PS David Fournier a recueilli 5 431 voix (contre 7 383 pour Olivier Galzi et 6 969 pour le RN). Et il ne devance que de 234 voix la LFI Mathilde Louvain (19,03%), c’est dire sir le second tour s’annonce incertain. D’autant, que pendant la campagne, il n’a jamais précisé s’il s’allierait ou pas avec l’extrême gauche. Hier, il insistait : « En France, on assiste à une poussée du RN, Avignon ne doit pas tomber entre ses mains. On va aller chercher les abstentionnistes partout, les plus précaires ont besoin d’une gauche forte à Avignon. » Même demande d’union de la gauche du côté de Mathilde Louvain. Deux autre candidats, le DVD Stephan Firori (7,39%) et  l’EXG Stéphane Geslin (1,14%) ne peuvent pas se représenter, mais leurs voix seront à coup sûr très recherchées dimanche.

Avignon, comme Marseille, attire tous les regards. Avec une maire sortante socialiste, un RN en embuscade, une droite bien placée. Du coup la presse ne cesse de citer un sondage selon lequel 78% des Français ne soutiennent en aucune façon une alliance PS-LFI. « Aucune compromission avec LFI », a déclaré récemment François Hollande .Ce matin il a réitéré à Brest en flinguant « toute possibilité de rapprochement. » À Marseille Benoît Payan, lui, ne veut pas entendre parler de « tambouille, chacun doit faire face à sa conscience », martèle-t-il.

De son côté le 1er Secrétaire du PS en Vaucluse, le sénateur socialiste Lucien Stanzione a expliqué sa position pour qu’Avignon reste à gauche : « Soit on laisse la porte ouverte à l’extrême droite, soit on lui fait  barrage. Olivier Galzi est un néophyte qui débarque en politique. Moi je suis un pragmatique. Loin des injonctions nationales, place au réalisme local. Nous, ici, nous savons ce qui est bon pour Avignon. Nous avons un conseil fédéral ce soir pour discuter et échanger entre les équipes de David Fournier et de Mathilde Louvain. »

Demain à 18h, après d’interminables discussions, échanges, négociations, voire arguments de marchands de tapis, la Préfecture Vaucluse enregistrera les listes finales en lice pour le second tour de ces Municipales 2026. Maintien, fusion, retrait? On verra alors ceux qui préfèrent sauver leur place ou leur âme.


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Aubignan
Marie Thomas de Maleville (RN) : 39,09%
Siegfried Bielle (DVG) : 33,54%
Frédéric Frizet (DVC) : 27,37%

Bédarrides
Guillaume Taddio (RN) : 38,17%
Joël Sérafini (DVD) : 35,92%
Jean-Claude Ruscelli (DVD) : 25,91%

Cavaillon
Bénédicte Auzanot (RN) : 43,91%
Gérard Daudet (DVD) : 38,16%
Patrick Blanes (DVG) : 17,93%

Jonquières
Sébastien Orivelle (DVD) : 38,86%
Claudine Maffre (DVD) : 38,30%
Emile Cavasino (RN) : 22,84%

Lauris
Eric Fontanavara (DIV) : 43,12%
Dominique Colombo (DVD) :37,45%
André Rousset (DIV) : 19,43%

Lourmarin
Olivier Vollaire : 48,34%
Jean-Pierre Pettavino : 37,56%
Rémy Piombino : 14,10%

Mazan
Stéphane Claudon (DVC) : 41,58%
Loui Bonnet (DVD) : 41,38%
Jean-françois Clapaud DVG) : 17,05%

Monteux
Patrice de Camaret (RN) : 47,42%
Christophe Mourgeon (DVC) : 21,62%
Carine Blanc (DVC) : 16,21%
Michel Mus (DVG) : 14,76%

Mornas
Katy Ricard : 37,56%
Gilles Favalier : 33,73%
Julien Dittmar : 28,72%

Pertuis
Aurélien Auclair (DVC) : 43,43%
Roger Pellenc (DVD) : 29,17%
Eric Banon (DVG) : 18,63%
Manuel Pouet (DVG) : 8,77%

Piolenc
Sébastien Payan (DIV) : 34,71%
Olivier Prouteau (DVD) : 27,04%
Brigitte Machard (DVD) : 23,07%
Georges Boutinot (DVC) : 10,33%
Diégo Florès (DVG) : 4,86%

Saint-Saturnin-lès-Avignon
Chantal Bonnefoux (DIV) : 45,60%
Sylvain Penalva (DVD) : 40,63%
Josiane Coste (DIV) : 13,77%

Sarrians
Alexandre Kormanyos (DVD) : 49,68%
Anne-Marie Bardet (DVD) : 32,52%
Alain Carretier (LR) : 17,80%

Sault
Alain Gabert : 41,95%
Christian Rouchet : 33,91%
Magali Malavard: 24,14%

Le Thor
Yves Bayon De Noyer (DVD) : 37,37%
Alain Poujol (RN) : 23,76%
Jérémy Bernard (DIV) : 21,27%
Isabelle Imperatori (DVG) : 17,59%

Violès
Jérôme Gaucher : 44,39%
Christophe Menu : 40,61%
Pascal Combe : 14,99%


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Loriol-du-Comtat

Daniel Freund (57,18%) – Alain Alivon (22,59%) – Philippe Esposito (20,23%)

Mormoiron

Bernard Le Dily (72,46%) – Patrick Chavada (17,73%) – Fabienne Jouve (9,81%)

Pernes-les-Fontaines

Didier Carle (DVD – 59,55%) – Gérard Gilles (RN – 23%) – Mario Moretti (DVG – 17,45%)

Robion

Patrick Sintes (DVD – 64,70%) – Daniel Cling (DVG – 19,03%) – Eric Guillaumin (DVC – 16,27%)

Roussillon

Gisèle Bonnelly (62,03%) – André Bonhomme (23,83%) – Michèle Malivel (14,14%)

Valréas

Patrick Adrien (DVD – 58,56%) – Manon Julian (UG – 22,55%) – Jean-Marie Roussin (18,88%)


Nicolas Paget, maire de Courthézon, élu à l’unanimité président du Pays d’Orange en Provence

Les bureaux de vote ont accueilli les Vauclusiens ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales de 2026. Au total, le département comptabilise 427 000 électeurs (source : Insee, Répertoire électoral unique, données au 11 février 2026).

Au terme de la journée, la préfecture a annoncé un taux de participation de 58,46%, contre 45,69% en 2020 et 68,04% en 2014.

Le nombre d’électeurs dans chaque département de la Région Sud. ©Insee, Répertoire électoral unique, données au 11 février 2026

https://www.echodumardi.com/tag/municipales-2026/   1/1