17 avril 2026 |

Ecrit par le 17 avril 2026

Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Ceux qui hier avaient enterré la famille du maire d’Orange en sont peut-être pour leurs frais. Certes, la condamnation du fils demeure, il est bel et bien inéligible. En revanche, Jacques Bompard, pourrait lui, selon son avocat, faire campagne pour les Municipales des 15 et 22 mars, car la Cour d’Appel de Nîmes aurait réduit la durée de sa peine d’inéligibilité de 5 ans qui devait arriver à terme très bientôt.

On se souvient que Jacques Bompard avait été condamné en appel, pour « prise illégale d’intérêt » dans une affaire immobilière pour un bien racheté par sa fille et son beau-fils, qui avaient au passage bénéficié d’une plus-value. La peine infligée au maire d’Orange était alors d’un an de prison avec sursis, 30 000€ d’amende et 5 ans d’inéligilité. Mais la date de cette décision de justice de la Cour d’Appel du Gard est importante, c’était le 25 mars 2021. Donc, à quelques jours près, proche des dates du scrutin des deux tours des municipales prochaines, les 15 et 22 mars…

Si le cas est avéré et confirmé par les magistrats de Nîmes, le feuilleton des Bompard à la mairie pourrrait connaitre un nouvel épisode avec le père qui remplacerait le fils en mars 2026, après que le fils a succédé au père en novembre 2021. Ils ne renoncent pas, ils résistent en famille. Et même si certains Orangeois ont sévèrement jugé la condamnation du fils et du père pour des raisons analogues selon eux, « népotisme et appât du gain », d’autres ont souligné leur action à Orange, « Grâce à eux, la ville est redevenue calme, sûre, attractive, les policiers municipaux la quadrillent jour et nuit ». Jacques Bompard, maire pendant 26 ans entre 1995 et 2021, pourrait jouer les prolongations. Quant à Marie-Claire Bompard, sa femme, maire pendant 12 ans de Bollène, elle y est à nouveau candidate Ligue du Sud aux Municipales 2026, après 6 ans d’opposition.

Andrée Brunetti


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Après le père contraint à démissionner en 2021, condamnation du fils ce lundi 26 janvier 2026. « Une peine de 5 ans d’Inéligibilité pour détournement de fonds publics avec application immédiate » c’est le jugement crucial du Tribunal de Marseille qui vient de mettre brutalement un terme au mandat de maire de Yann Bompard.

La Maison Bompard, c’est une affaire de famille depuis 1986. C’est cette année-là que Jacques Bompard avait été élu pour la 1ère fois député d’Orange et conseiller régional Front National. Tour à tour passé par le parti frontiste puis par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, il avait créé son propre parti « La Ligue du Sud » en 2010 et enchaîné mandats locaux et nationaux avant d’être acculé à quitter le pouvoir pour « prise illégale d’intérêt » au bout de 35 ans de vie publique et céder le fauteuil de maire à son fils en novembre 2021.

Même scénario pour Yann Bompard.. Le couperet vient de tomber. Il était suspecté « d’avoir occupé un emploi fictif  » comme salarié de la députée RN de la 4ème circonscription de Vaucluse, Marie-France Lorho. Entre novembre 2021 et février 2023, il aurait touché indûment 43 000€ de salaire brut, soit 75 000€ net aux dépens de l’Assemblée Nationale. La Procureure de la République à Marseille, s’était demandée, lors des audiences en décembre dernier, comment il pouvait à la fois occuper son poste de maire d’Orange, celui de Président de la Communauté de Communes du Pays d’Orange, celui de Conseiller Départemental et enfin, même à mi-temps, de collaborateur de la parlementaire. « Il s’git bel et bien d’enrichissement personnel » avait-elle martelé avant de requérir 2 ans de prison avec sursis, une amende de 40 000€ et 5 ans d’inéligibilité avec exécutiuon provisoire ».

Marie-France Lorho ©www.mariefrancelorho.fr

Lors du procés, il avait évoqué tout le travail qu’il avait accompli pôur la députée. Rédaction de discours, courriers, mails, veille médiatique sur internet et surtout relationnel. et avait conclu « J’ai ma conscience pour moi ».

Fin de partie pour le bastion des Bompard à Orange. A moins de 50 jours des Municipales, les cartes sont rebattues dans La Cité des Princes . Puisqu’on apprend lors du même jugement que la députée RN Marie-France Lorho employeur de Yann Bompard, est condamnée à 18 mois de prison avec sursis, 5 ans d’inélégibilité et 10 000 € d’amende. Elle ne peut donc pas rester candidate aux municipales des 15 et 22 mars à Orange sur la liste RN. En revanche, elle peut conserver jusqu’à son terme son mandat de députée.

©Ville d’Orange

Andrée Brunetti


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Sur France 3 Provence Alpes Méditerranée, la prochaine émission Dimanche en Politique sera consacrée, ce dimanche 25 janvier prochain à 11h10, aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains dans la Région Sud.

À moins de 50 jours du 1er tour du scrutin, la campagne s’accélère. Programmes, composition des listes, polémiques, sondages, meetings se succèdent pour s’intensifier dans les semaines qui viennent.

Thierry Bézer, spécialiste de la vie politique, animera l’émission hebdomadaire de France 3 Provence Alpes Méditerranée. Autour de lui, 4 jounralistes analyseront et commenteront les enjeux et les alliances possibles sur l’échiquier politique local, dans les villes de Marseille, Toulon, Avignon, Orange et Briançon :

  • Coralie Bonnefoy, co-rédactrice-en-chef de Marsactu ;
  • Andrée Brunetti, ancienne rédactrice-en-chef de France Bleu Vaucluse, aujourd’hui à L’Echo du Mardi ;
  • Guilhem Ricavy, Directeur Délégué de Var Matin ;
  • Léo Purguette, Président Directeur Editorial La Marseillaise.

Diffusion ce dimanche 25 janvier à 11h10.


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Gilles Vève et son équipe d’élus municipaux avaient convié le samedi 17 janvier l’ensemble des habitants du village de Saint-Didier à la traditionnelle cérémonie des vœux à la Salle des fêtes. Ce fut l’occasion pour le premier magistrat d’annoncer sa candidature aux élections municipales de mars prochain, pour un quatrième mandat.

Gilles Vève a commencé son intervention à la population sur le contexte géopolitique très compliqué de ce début d’année 2026, avec un affaiblissement de l’Europe et une montée de trois puissances mondiales, les États-Unis, la Chine et la Russie. « Cette cérémonie de vœux permet de partager ensemble un moment d’échange et de convivialité dans notre village qui se caractérise par une bonne qualité de vie. »

Le maire a ensuite remercié l’ensemble des commerçants qui répondent toujours présents aux sollicitations de la mairie et assure une dynamique permanente tout au long de l’année. Les bénévoles associatifs, indispensables à la bonne dynamique de la vie du village, ont également été mis en avant, autour des activités cultuelles, solidaires, cognitives, sportives, culturelles et artistiques comme la Bibliothèque du village qui a fêté ses 75ans en 2025, le Tennis club, le club des Mollets pétillants qui organise chaque année le renommé trail en octobre avec 600 participants en 2025 ou encore le Comité des fêtes qui a mis en place une soirée Téléthon en décembre dernier ayant rapporté pas moins de 5600 €. Sans oublier l’équipe féminine du Club de foot Saint Didier-Espérance pernoise qui est arrivé en 16e de finale de la Coupe de France et a joué contre l’équipe professionnelle du RC Strasbourg, ne s’inclinant que 2 à 0, après un très beau parcours.

Une nouvelle salle d’exposition

« Le village est connu et reconnu pour la qualité et la diversité de ses animations. » En 2025, la nouvelle salle des expositions municipale des Bains-douches acquise par la mairie située en haut du Cours a renforcé cela. Enfin, le maire a tenu à remercier Orietta qui perpétue la tradition de la crèche en Provence.

Des projets pour 2026

« Concernant le PLU, lors de la dernière réunion publique, Mr Poulain, l’urbaniste chargé du projet, et moi-même nous vous indiquions que l’État suite à l’avis de la CDPENAF, avait émis un avis défavorable. Nous consommons trop d’espace et de fait notre PLU n’était pas compatible avec la loi Climat et Résilience et notamment la ZAN, Zéro Artificialisation Nette. Ce dossier doit être repris et j’ai aussi entendu les inquiétudes de certains riverains. On va donc retravailler non seulement pour être en phase avec la ZAN mais pour aussi rassurer les riverains. Il y aura bien entendu d’autres réunions publiques pour échanger sur cette nouvelle version. » 

Gilles Vève a prononcé les vœux à la population en présence de son équipe municipale. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Trois chantiers à venir

Le Parc du Tinel qui comportera des stationnements paysagers, la rénovation de la salle des fêtes et celle des anciens locaux techniques. Tels sont les trois projets à venir, structurants pour la commune. « Nous avons travaillé en 2025 sur ces 3 dossiers avec des cabinets d’études. Ces derniers ont fait l’objet d’un chiffrage (locaux techniques : 690 500€, salle Polyvalente : 1 287 000€, et le Parc public Tinel : 911 170€). Nous avons délibéré lors du dernier Conseil municipal pour les demandes de subventions avec l’objectif d’obtenir un cofinancement à hauteur d’au-moins 50% sans quoi ces projets ne pourront être réalisés. Ces projets structurants pour Saint-Didier s’inscrivent complètement dans la démarche ‘Village d’Avenir’ pour laquelle Saint-Didier a été retenu par l’Etat. Les appels d’offre auprès des entreprises vont maintenant être lancés pour démarrer les travaux. »

Le maire (SE) a conclu son discours en annonçant sa candidature aux prochaines élections municipales en conduisant une liste en partie renouvelée. « Les communes sont robustes, elles sont à la fois le rempart mais aussi le dernier refuge », a conclu Gilles Vève.

La salle des fêtes de Saint-Didier était pleine pour l’occasion. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Jean Aillaud, 1er adjoint à la mairie d’Apt, a annoncé sa candidature aux élections municipales 2026. Pour le moment, il est face à deux autres candidats : Céline Celce et Christophe Carminati.

« Apt pour tous, tous pour Apt », tel est le slogan de campagne aux Municipales de Jean Aillaud, 1er adjoint à la mairie d’Apt, en charge de l’Urbanisme, Travaux, Aménagement, Nouveaux projets, et Patrimoine foncier, mais aussi vice-président de la Région Sud en charge de la commission Agriculture, Ruralité, Élevage et Forêt.

Alors que Véronique Arnaud-Deloy, actuelle maire d’Apt a annoncé ne pas vouloir se représenter, son 1er adjoint, lui, qui était aussi le 1er adjoint de Dominique Santoni, maire de la commune de 2015 à 2021, a annoncé sa candidature, s’appuyant sur « l’expérience, la stabilité et l’efficacité au service des Aptésiens » dont il a pris part ses dix dernières années. Il s’appuie notamment sur les réussites des dernières années pour convaincre les Aptésiens : baisse de la dette de la ville de -3M€ depuis 2015, réhabilitation de la place Jean Jaurès, ou encore la mise en place du service de bus gratuit Mobily en 2021.

« L’heure est venue d’écrire une nouvelle page de l’histoire d’Apt, en s’appuyant sur ce qui a été construit, tout en regardant résolument vers l’avenir », annonce-t-il, soutenu par Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse, et de Cédric Maros, actuel adjoint délégué à la culture.

Deux autres candidats en lice

En face de Jean Aillaud, deux autres candidats se présentent aux Municipales. Premièrement, Céline Celce, conseillère municipale d’opposition, et sa liste ‘Apt Renouveau’ représenteront la gauche. Le renouveau démocratique et citoyen est au cœur de sa campagne.

Deuxièmement, Christophe Carminati, aussi conseiller municipal d’opposition, se présente avec sa liste sans étiquette ‘Apt à devenir’. Il se base sur un constat : la ville a perdu des habitants. Aux côtés de son équipe, il souhaite inverser la tendance.

Le premier tour se tiendra donc le dimanche 15 mars et le second tour le dimanche 22 mars. Une chose est certaine, la maire sortante ne se représentant pas, la ville d’Apt observera du renouveau, quelque soit le candidat élu.


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

C’est sans grand surprise que Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue depuis 2008, a annoncé le 15 janvier qu’il conduira de nouveau une liste aux élections municipales du 15 et 22 mars prochain. Face à lui, et à ce jour, 3 autres candidats se sont déclarés : Christian Montagard (RN), déjà candidat en 2014, Christophe Baudet, le candidat de la gauche et Romain Dufaud, sans étiquette.

Pierre Gonzalvez aura été le dernier a dévoiler officiellement sa candidature à la mairie, bien qu’il n’ait jamais vraiment caché ses intentions de vouloir « poursuivre l’aventure ». C’est dans son local de campagne pas encore inauguré (ce sera pour le 24 janvier), place de la liberté, que l’édile de la cité des antiquaires entouré de 6 membres du conseil municipal de sa majorité actuelle, a annoncé qu’il se présenterait pour un quatrième mandat.

Il faudra attendre la mi-février pour connaître la composition complète de sa liste (33 membres). Pierre Gonzalvez annonce que cette future liste sera renouvelée à 30% par rapport à l’actuelle. Une première grande réunion publique est d’ores et déjà programmée pour le vendredi 13 mars à 18h30, salle des fêtes. Entre temps des réunions de quartier seront organisées à raison d’une par semaine, des occasions de prendre connaissance du détail de son programme pas connu à ce jour.

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses »

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses »

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses » c’est en ces termes que Pierre Gonzalvez motive sa candidature. Après un rapide tour d’horizon des projets et réalisations mis en œuvre sur les précédents mandats, qu’il s’agisse de la circulation et des parkings, de la sécurité, des actions en faveur de l’environnement, de l’offre de santé, ou du désendettement de la ville, Pierre Gonzalvez estime avoir été un des artisans d’un nouvel essor de la ville. Pour lui, les actions conduites dans le domaine du patrimoine et de la culture auront été décisives dans son développement. « 1€ investit dans le patrimoine c’est 7€ de retombées économiques » justifie-t-il. « La valorisation du centre-ville était un préalable nécessaire à la mise en place de tout un écosystème » poursuit-il. Pierre Gonzalvez a également rappelé que si la ville est surtout connue pour ses antiquaires et marchands d’arts, elle tire sa première richesse de son industrie et ses activités dans le domaine de l’agroalimentaire. Ainsi, il ne sera pas surprenant de découvrir que dans son programme l’accent sera mis sur le développement de la nouvelle ZAC des Chasséens… A suivre.


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Pas vraiment de suspense pour les Municipales à Sorgues, les 15 et 22 mars prochain. Deux mois avant le 1er tour, Thierry Lagneau, le maire aux commandes depuis 2010, a annoncé au restaurant L’Espresso, chez Serge Huard, qu’il repartait pour une nouvelle aventure au service de ses concitoyens.

Il est vrai que la politique, Thierry Lagneau est tombé dedans quand il était petit, vers 13-14 ans. Un jour, son papa l’accompagne chez le médecin de la famille, un certain docteur Alain Milon qui lui demande si, être candidat ça l’intéressait. Réponse négative du père, En revanche, le fiston dit oui ! Et il a beaucoup appris, au fil des ans, dans le sillage de celui qui est aujourd’hui encore, à 78 ans, sénateur après avoir été maire de Sorgues pendant 21 ans.

« Cette mandature a commencé bizarrement, explique Thierry Lagneau avec un 1er tour en mars 2020, le confinement et la France à l’arrêt brutalement, à cause du Covid et le second tour en juin. Un départ chaotique qui a freiné les élans de la ville, mais nous avons su répondre présent immédiatement. Grâce à une armée de bénévoles qui ont fabriqué 25 000 masques, concocté 4 000 paniers-repas, participé avec des soignants professionnels aux vaccination, près de la Plaine Sportive. Malgré la crise de l’énergie, la flambée des prix, le désengagement de l’Etat qui a fait porter le poids du déficit public aux collectivités locales, nous, on a tenu le coup et le cap. Plus de 75% de nos engagements ont été tenus, les projets réalisés. Pas moins de 50M€ ont été investis dans ce mandat au service de l’ensemble de la population, dont 32M€ via la communauté d’agglomération des Sorgues du Comtat. Et surtout sans augmentation d’impôts depuis 36 ans. C’est un record et sans doute unique en Vaucluse voire ailleurs, un exemple de gestion rigoureuse. »

Améliorer la vie des habitants

Thierry Lagneau égrène les travaux réalisés ces 6 dernières années : le Pôle Petite Enfance avec une crèche vers la caserne des pompiers, la Passerelle Himalayenne, le Pôle Départemental de Santé créé il y a 1 an et demi au cœur de la commune pour répondre aux déserts médicaux. « Nous avons aussi lancé une ‘Bourse d’études‘ en directions des futurs médecins. Nous leur versons 900€ par mois jusqu’ à la fin de leurs études. Trois ont signé ce contrat, ils vivent à Sorgues, j’espère qu’ils vont un jour y fonder leur famille et qu’ils resteront chez nous pendant toute leur vie professionnelle et personnelle. »

Le maire ajoute : « Nous faisons tout avec mon équipe, pour améliorer la vie des Sorguaises et des Sorguais, pour que leur ville soit moderne et attractive. Nous avons équipé les 37 écoles en numérique, planté 648 arbres alors qu’au début 500 étaient prévus. Pareil pour l’éclairage public : bien avant la crisé énergétique, on a mis sur pied un ‘Plan LED‘ qui nous a fait économiser 800 000€. Sécurité oblige, 177 caméras de video-protection ont été installées dans les rues. Nous sommes aussi une ville solidaire avec le ‘Pass’Ados‘ pour les élèves de 5ème, nous avons réhabilité le foyer-logement des anciens. Nous avons aussi les labels ‘3e Fleur‘ (pour les Villes et Villages Fleuris), nous sommes aussi  reconnus comme ‘Terre engagée pour la Nature‘ et ‘Petite Ville de demain‘ ainsi que ‘Ville à Vélo‘ comme Bollène qui a été ville-étape du Tour de France le 23 juillet dernier. Sorgues a reçu également ‘La Marianne du civisme‘ et elle est la 7e commune de Vaucluse ‘Où il fait bon vivre‘. »

De la stabilité et du renouveau dans un contexte instable

Le maire évoque évidemment le contexte politique instable de la France depuis des mois et des mois. « Face à ce climat anxiogène, nous sur le terrain, nous représentons une forme de stabilité rassurante, de solidité, de fiabilité. On peut compter sur les élus municipaux, ils sont là, fidèlement à la disposition de la population. D’ailleurs, ma liste ‘Sorgues passionnément!’  sera renouvelée à 30% pour le prochain mandat. De nouveaux élus jeunes, dynamiques, compétents, énergiques vont se mêler aux aînés, plus expérimentés pour faire avancer notre ville avec sérieux, ambition et passion. Donc stabilité et renouveau pour les années 2026-2032. »

Un énorme chantier va être lancé dans quelques jours, la réhabilitation du Pont des Arméniers, 157 mètres d’ossature métallique entre le Rhône et l’Ile de l’Oiselay, « Il a été construit en 1926, il y a un siècle, mais il a vieilli, il a été abandonné et il est fermé à la circulation depuis 1975, mais a été classé Monument Historique depuis 2001. Sa rénovation va coûter cher, 8M€. Heureusement nous sommes aidés par la Région, l’Agglomération et le Conseil Départemental de Vaucluse qui l’a validé comme élément de paysage de la Via Rhona. Du coup, nous, la Ville, ne dépenserons que 200 000€ ce qui est peu pour ce site magnifique qui va permettre de développer encore plus le tourisme à Sorgues, et s’ajouter aux autres atouts comme les cabanes sur l’eau, les vignes qui font partie de l’Appellation d’Origine Contrôlée Châteauneuf-du-Pape et les propriétés et châteaux de renom (Saint-Hubert, Gigognan, Brantes, Gentily). »

Autre quartier de Sorgues, les Griffons, symbole de l’urbanisme bétonné et débridé des années 60. Depuis plus de 30 ans, une démolition méthodique des tours HLM a été réalisée par les tractopelles. Mais il reste encore 55 appartements sur les 254 d’origine. « J’espère convaincre les derniers propriétaires réticents pour qu’ils acceptent d’être relogés ailleurs et mieux. Nous le faisons en douceur, à l’amiable, en négociant longuement, sans les brusquer, en expliquant qu’ils seront plus heureux ailleurs. Une page doit se tourner pour un renouveau de Sorgues et un vivre ensemble de qualité. »

Une commune à 20 000 habitants

Car Sorgues, avec ses 20 000 habitants est une commune agricole et viticole à 51%, urbaine à 21% et industrielle à 20%. Avec ce que les riverains appellent « La poudrerie », la SNPE et Eurenco qui fabriquent des explosifs et avec les conflits internationaux, la production « explose ». Egalement Valérian, filiale de Spie-Batignolles, spécialisé en génie civil, très grands travaux (TGV, autoroutes). Elle accueille aussi plus de 300 entreprises sur ses zones comme Le Fournalet, Sainte-Anne et le Village Ero. Sans oublier, le bâtiment de bureaux hyper-contemporain Pixel, œuvre iconique de l’architecte sorguais Rolland Serlin, qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme et qui est implanté sur l’immense Zone Commerciale d’Aushopping Avignon  Nord.

Sorgues, c’est aussi là qu’ont vécu deux artistes majeurs du XXème siècle, Picasso et Braque.  C’est là que des cheminots résistants, le 18 août 1944, ont fait le maximum pour sauver de la déportation les occupants du ‘Train Fantôme’ en provenance de Roquemaure. 

En route vers les Municipales 2026

Dans cette ville où le RN arrive systématiquement en tête des scrutins nationaux (57,37% à la Présidentielle de 2017, 60,81% à celle de 2022 et 64,61% aux Législatives qui ont suivi), en revanche aux dernières municipales, le parti frontiste a atteint un score de 8,88% en 2020, alors que la liste du maire sortant a grimpé à 75,56%. « C’est un paradoxe, mais aux échéances locales, le facteur personnel des candidats domine, la personnalisation fait la différence », explique Thierry Lagneau. 

« Sous la dernière mandature, plus de 8M€ de travaux ont été réalisés dans la commune, modernisation des réseaux souterrains sur la route de Châteauneuf-du-Pape, embellissement de l’entrée sud de la ville avec des trottoirs élargis, de nombreuses alvéoles de stationnement, des pistes cyclables, des équipements de sécurisation pour les piétons, de la végétalisation », ajoute Thierry Lagneau.

« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. »

« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. On a dans ses mains les moyens de changer la vie des habitants, d’apporter des réponses immédiates à leurs préoccupations. J’ai un attachement indéfectible, viscéral à la ville où je suis né. Ma liste n’est pas celle d’un parti mais d’une équipe qui a envie d’éméliorer le quotidien de chacun. C’est notre philosophie à tous, femmes et hommes qui la composons. Depuis que je suis maire, aucun membre ne m’a quitté, zéro démission, c’est la preuve de cet attachement, de cette fidélité. Ensemble, nous voulons accentuer cette dynamique. Je vais bientôt  inaugurer ma permanence 136 Cours de la République, présenter mes co-listiers, détailler le programme, aller à la rencontre des habitants, faire des réunions publiques.

Thierry Lagneau qui est aussi président des pompiers du SDIS 84, vice-président du Conseil Départemental et de la Communauté d’Agglomération des Sorgues du Comtat, et un jeune papa d’Antoine (3ans) et de Rose (9 ans). Et il se représente à 63 ans pour donner du sens à ce qu’il appelle « la vie publique. » Une ambition dédiée à toute la population.


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

Crédité de 5% des intentions de vote au premier tour des élections municipales à Avignon dans le sondage de nos confrères de La Provence dévoilé le 19 décembre dernier, le candidat divers gauche Joël Peyre vient d’annoncer qu’il se retirait de la course à la mairie d’Avignon.

L’actuel conseiller municipal délégué aux finances, qui avait lancé sa campagne en avril dernier, constate « que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années dans l’intérêt des Avignonnaises et des Avignonnais. »

Largement distancé par l’adjoint au maire socialiste David Fournier (18% des intentions de vote), Joël Peyre ne souhaite donc pas multiplier les candidatures à gauche alors que le sondage de la Provence place la RN Anne-Sophie Rigault en tête (22%) juste devant le journaliste Olivier Galzi (société civile-divers droite) avec 21% et que la LFI Mathilde Louvain représente la 2e force de gauche (14%) et le divers droite Stéphan Fiori affiche 10%.

« Nous ne participerons pas à une ‘course à l’échalote’ vide de sens. »

Joël Peyre

« Dans ce contexte où les extrêmes gagnent du terrain et où les discours populistes tentent de manipuler l’opinion, la multiplication des candidatures à gauche – issues ou non de la majorité municipale sortante – risque d’aboutir à une fragmentation préjudiciable qui conduira inévitablement à un gâchis inconcevable, insiste Joël Peyre. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une ‘course à l’échalote’ vide de sens. Face à cette situation, et dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026. »

Après le LR (Les Républicains) Julien Aubert en novembre dernier, c’est donc le deuxième candidat de poids à renoncer à la succession de Cécile Helle, la maire sortant qui avait annoncé il y a bientôt un an son choix de ne pas se représenter après deux mandats à la tête de la Cité des papes. De quoi décanter en partie cette élection des 15 et 22 mars prochainoù près d’une dizaine de candidats ont pu être potentiellement sur la ligne de départ… Notamment à gauche avec Paul-Roger Gontard (4,5% des intentions de vote), autre élu de la majorité actuelle à être officiellement sur les rangs (voir encadré), mais aussi les ‘potentiels’ autres postulants au fauteuil de maire dont la divers gauche Zinèbe Haddaoui (3,5%) et Benoît Belvalette (2%) pour Place publique.

Paul-Roger Gontard tend la main à Joël Peyre
Autre candidat issu de la majorité actuelle, Paul-Roger Gontard prend « acte de la décision de Joël Peyre de retirer sa candidature à l’élection municipale à Avignonnaise ».
Ce dernier rappelle qu’il a « engagé, de façon constante et sincère, des échanges avec Joël Peyre, dans un esprit de dialogue et de responsabilité, avec une priorité claire : éviter la dispersion des forces progressistes et construire une alternative solide pour Avignon. Cette volonté de rassemblement a toujours guidé notre démarche. » Dans ce cadre, Paul-Roger Gontard « maintient une main tendue » et rappelle que « l’heure n’est plus aux divisions, mais à l’engagement, à la clarté et à l’action au service de notre ville ».

« Chacun prendra ses responsabilités. Je prends les miennes, pleinement, quoi qu’il en coûte. »

Joël Peyre

Un retrait que Joël Peyre ne décide cependant pas de gaieté de cœur : « Je prends cette décision sans amertume, mais non sans regrets, face à l’attitude obstinée de certains, face au silence prolongé d’autres, et face à une occasion manquée de faire primer le collectif sur les ambitions individuelles. Chacun prendra ses responsabilités. Je prends les miennes, pleinement, quoi qu’il en coûte. »

Ciblant ses ‘concurrents’ de gauche, voire la maire actuelle pour ne pas avoir pris clairement position sur son éventuel successeur, il poursuit : « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. D’autres, par leur silence tenace, ont refusé de s’engager dans la co-construction d’un projet commun. »

Défendre une gauche progressiste, humaniste et courageuse
« Toutefois, conclut-il, je reste convaincu que l’avenir d’Avignon repose sur l’engagement de chacun et j’appelle tous les citoyens à continuer de défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse, d’une ville accueillante, solidaire et innovante, qui ne cède ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens. »

L.G.

David Fournier : « continuer à rassembler la gauche »
Fort du sondage de la Provence le plaçant en troisième position, mais première force de gauche, le socialiste David Fournier « salue le travail effectué par Joël Peyre au cours des mandats passés côte à côte dans la majorité ».
« Je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui. Je le remercie de son implication, poursuit celui qui a déjà réussi à fédérer Génération Ecologie, Europe Ecologie les Verts, les Animalistes, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale). En ce qui me concerne, je continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche. » « A gauche, on travaille d’abord sur un programme puis après, on s’entend sur la personne qui va le porter » a d’ailleurs rappelé ce matin David Fournier sur les ondes de nos confères d’Ici Vaucluse


Mairie d’Orange : un Bompard peut en cacher un autre

C’est peut-être pas un hasard si Marseille est la ville « de cœur » du Président de la République. Elle a valeur de test politique. L’affrontement électoral qui s’annonce pour les prochaines municipales ressemble furieusement à celui attendu pour la présidentielle de 2027. Les mêmes protagonistes, les mêmes enjeux, les mêmes thèmes…

Aujourd’hui dirigée par une alliance de gauche conduite pas Benoît Payan, le futur électoral de la cité phocéenne est aujourd’hui ouvert à un grand suspens. Comme pour la présidentielle, tout est possible et la pression monte. Tout d’abord le collectif du Printemps marseillais qui réunit toutes les forces de gauche est menacé par une possible candidature solo de LFI. Tout comme au plan national. De leur côté la droite et le centre, aujourd’hui unis, se voient également menacés par le RN qui pourrait jouer les arbitres de cette élection. Tout comme au plan national.

« Pour gagner il faut s’unir », mais personne ne veut concéder à l’autre

Côté stratégie on y retrouve les mêmes recettes. Benoît Payan érige le RN en unique adversaire histoire de simplifier la donne. Moi ou le chaos, ça ne vous rappelle rien ? Cette volonté de marginaliser LFI n’est pas du tout du goût de Sébastien Delogu, son candidat. Ce dernier riposte en jouant, pour l’instant, la carte de l’union. « Si Payan ne propose pas la fusion des listes de gauche il provoque la bascule à l’extrême droite » assure-t-on chez les Insoumis. Des deux côtés on dit au fond la même chose : « pour gagner il faut s’unir », mais personne ne veut concéder à l’autre. Une affaire d’ego ? Encore une similitude.

Laissant sous-entendre qu’un accord avec le RN était possible, c’est aujourd’hui chacun dans son camp

Pour ce qui est de la droite locale, c’est aussi copie conforme avec le sulfureux débat sur l’union des droites. La droite avec ou contre l’extrême droite ? Martine Vassal, Présidente DVD de la Métropole Aix-Marseille-Provence et Franck Allisio, député RN sont sur le ring. Bien que Martine Vassal ait malencontreusement dit « qu’on verrait pour le deuxième tour », laissant sous-entendre qu’un accord avec le RN était possible, c’est aujourd’hui chacun dans son camp. Mais les thèmes sécuritaires sont communs. Ils sont même au cœur des débats, alimenté en cela par l’actualité et en particulier l’assassinat de Mehdi Kessaci, le militant qui luttait contre les narcotrafiquants. Un récent sondage réalisé par l’IFOP pour le compte du quotidien La Provence, donnait le candidat du RN en tête (mais que légèrement). Tout comme les enquêtes d’opinion pour la présidentielle qui donne Jordan Bardella vainqueur au premier tour.

Plus que jamais Marseille doit être regardé avec attention, ce qui risque de s’y produire en mars prochain pourrait bien être une répétition de ce qui pourrait se passer un an plus tard au plan national.

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