18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, vient de remettre le prix Eco maires à Jean-Christophe Daudet, maire de Barbentane, pour le projet de la commune bucco-rhodanienne de renaturation et protection de la Montagnette dont le massif forestier a été touché par un important incendie en 2022.

La commune de Barbentane vient de recevoir le Prix Innovation du concours Trophées Eco Actions 2023 décerné par les Eco maires. La distinction a été remise hier soir, mardi 9 avril, à Jean-Christophe Daudet maire de Barbentane lors d’une cérémonie qui s’est tenue à l’Hôtel de Lassay à l’assemblée nationale à Paris. Créée en 1989 à l’initiative de maires et des élus investis dans le développement durable et la protection de l’environnement, l’association ‘Les Eco maires’ a pour objectif de mettre en avant l’exemplarité des initiatives locales dans ces domaines.

©DR

53% de la forêt barbentanaise partie  en fumée
Succédant notamment à la Communauté urbaine de Dunkerque, la Communauté d’Agglomération du Grand Montauban ou bien encore la commune du Raincy, la commune du Nord des Bouches-du-Rhône a donc été récompensée dans le cadre de la 33e édition de cet événement pour ses actions depuis 2 ans, suite au feu qui a ravagé l’espace naturel de la Montagnette en juillet 2022.
Lors de cet incendie, qui a mobilisé jusqu’à 1 100 sapeurs-pompiers ainsi que de très importants moyens aériens, ce sont 1 600 hectares (dont 683ha à Barbentane, soit 53% de la forêt de la commune), sur les 3 800ha que compte le plus grand des espaces naturels du bassin de vie d’Avignon, qui sont partis en fumés. De quoi rappeler les heures sombres des grands feux de 1962 et surtout de 1982 (1 930 ha détruits) ayant déjà touché ce massif forestier s’étendant sur les communes de Barbentane (1 330 ha), Boulbon (1 115 ha), Tarascon (1 090 ha) et Graveson (465 ha).

Protéger la forêt
Depuis, la municipalité de Barbentane a multiplié les actions de renaturation de la Montagnette tout mettant en place en place un projet visant à la protection du massif face au feu ainsi qu’au développement de l’agriculture traditionnelle en acheminant des systèmes d’irrigation sur le plateau.
« Pour nous, il s’agit d’une formidable récompense car Eco maire a salué deux choses dans notre projet : à la fois le fond et la forme, se félicite à Jean-Christophe Daudet, maire de Barbentane. Sur le fond, il y a notre volonté d’irriguer la Montagnette et les plateaux pour reconquérir des espaces agricoles provençaux avec des oliveraies, des amandiers ou bien encore des pistachiers avec l’objectif que ces plantations servent de coupe-feu pour protéger le massif. »

Le périmètre d’étude du projet de Barbentane s’étend sur 300ha. ©SCP

Un projet de 3M€ pour irriguer la Montagnette
« A ce jour, poursuit le maire, nous avons fait une étude avec la Société du canal de Provence afin d’établir la faisabilité d’irriguer la montagnette. C’est possible, car nous avons notamment la chance d’être la ville où la Durance se jette dans le Rhône. Cela nous permet de faire un forage sur la nappe phréatique au niveau des arènes pour ensuite monter l’eau jusqu’au plateau. »
Un projet estimé à 3M€ qu’il reste notamment à financer via la Région Sud, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône ainsi que l’Europe éventuellement.

Plantation de 7 000 feuillus à la fin de l’année
L’initiative de renaturation prévoit aussi de replanter des feuillus après une expérimentation réussie de 450 spécimens ‘pionniers’ en partenariat avec l’association aixoise ARPCV (Association pour le reboisement et la protection du Cengle Sainte-Victoire) qui a replanté 130 000 arbres avec un taux de réussite de 98% suite à l’incendie de la Sainte-Victoire. Principale bénéfice de ce type de plantation de feuillus : ce sont des arbres qui n’ont pas besoin d’eau.
« C’est le paradoxe de notre démarche, confie le maire de Barbentane. D’un côté nous mettons en place une action pour planter des arbres qui nécessitent de l’eau pour l’agriculture et de l’autre nous testons des plantations qui n’en ont pas besoin. »

« Nous avons la volonté d’être le plus inclusif possible pour transformer ce moment de malheur en quelque chose  d’enthousiasmant. »

Jean-Christophe Daudet, maire de Barbentane

Les premières plantations de feuillus lors de la première opération test menée en partenariat avec l’association aixoise ARPCV (Association pour le reboisement et la protection du Cengle Sainte-Victoire). ©DR

Dans ce cadre, la commune prévoit de planter 7 000 feuillus entre le 15 novembre et le 15 décembre prochains. « Nous lançons d’ailleurs un appel à l’ensemble de la population du bassin de vie d’Avignon pour ceux ou celles qui voudront venir planter des arbres dans la Montagnette, annonce Jean-Christophe Daudet. Tout le monde sera le bienvenu le week-end. En semaine, nous avons commencé à travailler avec des publics plus spécifiques : les missions locales, le RSA, l’intergénérationnel, peut-être l’hôpital d’Avignon et celui de Montfavet, avec les Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail)… Nous avons la volonté d’être le plus inclusif possible pour transformer ce moment de malheur en quelque chose  d’enthousiasmant. »
Le tout accompagné par un Atlas de la biodiversité, un travail pédagogique avec les enfants sur la nature et l’environnement, un parcours de santé, voir un théâtre de verdure.

« Au final, notre objectif c’est que permettions à tous de travailler dans l’intérêt de la Montagnette. »

Une reconnaissance nationale qui devrait faciliter la recherche de financements
« ¨Être lauréat de ce prix, c’est aussi la reconnaissance de l’originalité de tout ce que l’on a mis en place sur la forme comme l’opération ‘On se lève pour la Montagnette’, une fête animée et parrainée par l’animateur franco-belge de télévision Olivier Minne ou bien encore le succès national de notre campagne d’appel aux dons qui nous a permis de récolter près de 99 000€ sur la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank (ndlr : grâce à 246 particuliers et 14 entreprises). Il y a eu aussi notre partenariat avec le Festival d’Avignon et son directeur Tiago Rodrigues qui sont venus jouer une pièce dans la Montagnette. »

« Enfin, espère le maire de Barbentane, ce prix devrait nous faciliter les choses dans la recherche de partenaires institutionnels mais aussi de financements privés auprès d’entreprises et de fondations engagés dans des démarches de décarbonation. Au final, notre objectif c’est que permettions à tous de travailler dans l’intérêt de la Montagnette. »


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

Depuis le mardi 27 février, le parc naturel régional du luberon en coopération avec fauna studium et la ligue pour la protection des oiseaux (LPO PACA) ont mis en place un dispositif de crapauduc temporaire sur la zone du plan à Oppède. Ce dispositif qui permettra à plusieurs espèces d’amphibiens d’assurer leur migration en toute sécurité restera en place de mars à novembre 2024.

Un crapauduc est un système de protection des animaux qui peut prendre différentes formes. Des tunnels, des filets ou même des murs végétaux qui doivent permettre aux espèces en voies de migrations de relier deux zones sans se risquer sur des obstacles mortels.
La ville d’Oppède faisant partie du parc naturel du luberon voit de nombreuses espèces d’amphibiens subir un déclin en raison de la régression régulière des mares. Ce dispositif de crapauduc dans la commune vauclusienne est constitué de plusieurs filets et seaux placés tous les 15 mètres pour faciliter le recueillement des animaux.
Les bénévoles des différentes associations impliqués relâcheront les amphibiens pris dans ce système de l’autre côté de la route en toute sécurité. L’action permettra aussi de mieux étudier les mouvements et les axes de migration de ces espèces.

Pourquoi l’installation de ce crapauduc est-elle nécessaire ?
Le site du plan, à Oppède est un Espace naturel sensible (ENS). Il fait partie des nombreuses ENS du Vaucluse qui abrite 7 espèces d’amphibiens dont certaines sont menacées à l’échelle régionale. On peut notamment citer le crapaud à couteaux, en danger sur le plan national suite aux nombreuses destructions de son biotope causées par l’homme.
La date d’aménagement de ce crapauduc n’est pas anodine. Arrivés à la fin de l’hiver, de nombreux amphibiens effectuent leur migration pour rejoindre des mares plus propices à leur système de reproduction.
Ces déplacements essentiels à leur survie passent inévitablement par des voies routières, entrainants chaque année 50% de mortalité animalière en moyenne sur un tronçon de 500 mètres.
Terre de biodiversité possédant une forte valeur naturaliste, la ville d’Oppède se devait d’agir pour préserver et maintenir sa richesse animale et végétale. Espèce en grand danger d’extinction, la présence accrue des pléobates cultripèdes (crapaud à couteaux) dans le luberon avec 50% des mares de reproduction de l’espèce qui se trouvent sur le site natura 2000 a poussé les associations et les institutions locales à agir.

Quels acteurs impliqués et engagés dans ce projet ?
Le Département du Vaucluse a financé et donné son autorisation quant à la mise en place de ce dispositif. C’est en particulier la direction de l’aménagement routier qui a supervisé l’implantation de ce crapauduc. L’ensemble des actions de manipulation d’espèces protégés dans le cadre de ce système de protection se fera sous contrôle préfectorale.
Le parc naturel du Luberon est bien évidemment impliqué dans l’implantation de cette structure de préservation soutenu par plusieurs associations et l’Agence de l’eau notamment. La ligue de protection des oiseaux régulièrement engagé sur les communes du Luberon de par la présence de plus de 73 espèces de volatiles fait partie des acteurs mêlés à ce plan de sauvegarde animale au même titre que Fauna Studium. L’entreprise créé en 2022, spécialisée en conception de programme de conservation et protocoles en faveur de la faune sauvage, a également agit pour maintenir l’équilibre de cette zone naturelle.  


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

Alors que l’OFB (Office français de la biodiversité) annonçait cet été une évaluation de la population de loups gris (Canis lupus) en légère baisse sur un an (906 loups au sortir de l’hiver 2023, contre 921 l’année précédente), la Coordination rurale dénonce pour sa part un décalage « saisissant » par rapport à la réalité. Le syndicat agricole met plutôt en avant la progression des attaques de 19% sur l’année 2022 et de 16% au cours du premier semestre 2023.

Plan d’actions loup 2024-2029
Depuis, le Gouvernement a dévoilé son plan national d’actions loup 2024-2029 qui prévoit notamment la simplification du protocole de tir afin de protéger les troupeaux. Il a aussi revu à la hausse la population de loups qui s’élèverait désormais à 1 104 individus.
En tout, ce plan, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2024, comprend 42 nouvelles mesures comme l’augmentation du taux de prélèvement (de 19% actuellement à 20% ou 21%), la réforme du comptage, une meilleure indemnisation des éleveurs, la mise en place d’une enveloppe de 2,5M€ sur la période pour financer la protection des troupeaux (avec par exemple la création d’un statut du chien dédié à cette mission)…
Le ministère de l’Agriculture étudie par ailleurs le changement de statut du loup pour le faire passer d’espèce ‘extrêmement protégée’ à espèce ‘protégée’. Un éventuel déclassement auquel s’opposent de nombreuses associations pour la sauvegarde des loups qui permettrait d’en abattre encore davantage.

Une mascarade
Peu convaincue, la Coordination rurale assure que « les mesures de protection sont totalement inefficaces, elles ont des coûts importants pour les éleveurs et elles engendrent des problèmes supplémentaires avec notamment la multiplication des chiens de protection ».
« C’est une véritable mascarade, pire, un véritable mépris des éleveurs qui font état de la présence du loup un peu partout dans les territoires et ne cessent d’alerter sur le nombre d’attaques en recrudescence, s’insurge même Serge Jousselme, président de la Coordination des Hautes-Alpes. L’État ne se donne donc pas les moyens nécessaires de répertorier l’intégralité du nombre de spécimens en France. Cette sous-évaluation est totalement inacceptable. »
En effet, le loup semble gagner du terrain d’année en année. Selon l’Office français de la biodiversité, un tiers des loups de France provient de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. L’espèce est d’ailleurs traditionnellement présente maintenant sur l’ensemble des Alpes, le Massif central, les Pyrénées-Orientales et l’Est de la France. Mais on la retrouve aussi désormais en Nouvelle-Aquitaine, en Normandie et en Bretagne.
En 2009, 12 départements étaient concernés par la prédation. Ils sont désormais passés à 40 en 2019, et 44 en 2021. Le nombre d’attaques de loups sur les troupeaux est passé de 984 en 2010 à 3 730 en 2020. Dans le détail, 3 791 animaux ont péri en 2010 à la suite de ces attaques, contre 11 849 en 2020, soit une augmentation de 213%. Enfin, les dépenses pour dédommager les victimes de loups sont passées de 1,09M€ en 2010 à 3,96M€ en 2020. Une augmentation de 263 %.

Présence du loup en France en 2019.

Combien de loups en Vaucluse ?
Si l’espèce, arrivée d’Italie par les Alpes, est signalée ponctuellement dans le Vaucluse depuis le milieu des années 1990, ce n’est qu’à partir de 2009 qu’une meute est officiellement répertoriée dans le Ventoux et que les premières attaques sont avérées. Depuis, une meute a également été observée sur le plateau d’Albion, une sur le Grand Luberon et une meute sur les Monts de Vaucluse Ouest. Enfin depuis l’été 2022, une cinquième meute aurait été détectée dans le secteur du ‘Petit Luberon’, une zone située à l’Ouest du massif comprise dans un triangle entre Cavaillon, Bonnieux et Lourmarin.
Si cette présence reste à confirmer, un habitant d’Apt a filmé en juillet et août 2022 le passage de plusieurs loups dans son jardin.
L’évaluation de la population dans le département reste cependant difficile à réaliser car l’espèce est très mobile et la taille des espaces vitaux des meutes varie au fil des années, s’étendant sur des dizaines de km2. De plus, si une meute est constituée d’au moins 2 individus (un couple d’animaux dominants), elle peut monter jusqu’à 5 à 7 loups qui quittent ensuite la meute lorsqu’ils veulent, eux-aussi, avoir des louveteaux.En tout, au moins une trentaine de loups seraient installés dans le périmètre du parc naturel
régional du Luberon compris entre la montagne de Lure et les Monts de Vaucluse.

30 attaques en Vaucluse dont 20 indemnisées
Si les attaques de troupeaux ont augmenté de près de 20% en un an, les services de l’Etat assurent qu’elles restent du même ordre en Vaucluse qu’en 2021 et 2022. Néanmoins, selon la Fédération départementale ovine (FDO) de Vaucluse le nombre de ces attaques avait quadruplé entre 2019 et 2021.
En 2023, sur les 30 attaques ayant fait l’objet de constats de la part des services de l’OFB du Vaucluse, 20 ont donné lieu à des indemnisations. Plus près de nous, la dernière attaque remonterait à la nuit du 11 au 12 septembre derniers où 7 chèvres ont été égorgées dans l’enclos d’un élevage situé à Saint-Christol d’Albion.
Toutes les attaques ne peuvent cependant pas être attribuées au loup. Elles peuvent aussi être le fait de chien ou de chien-loup hybride comme cela avait le cas en 2017 à Montfavet où près de 40 ovins avaient été perdus.

Les meutes répertoriées par l’OFB en Provence et dans les Alpes.

Entre 2 et 5kg de viande par jour
Pour rappel, chaque individu peut manger entre 2 et 5kg de viande par jour, généralement répartis entre un gros repas après la chasse et quelques jours de jeûne. Ces besoins sont accrus en hiver, ainsi qu’en période de gestation et de lactation pour les femelles. Par ailleurs, les loups ne mangent pas la totalité des carcasses. Ils ne mangent que les parties ‘nobles’ de leurs proies, ce qui explique pourquoi plusieurs animaux peuvent être tués afin d’atteindre le volume de viande nécessaire à leur ration quotidienne.
Toutefois, l’animal s’adapte aux ressources de son environnement et peut, en période de disette, être aussi capable d’être charognard. Et bien que carnivore, il peut diversifier son alimentation en consommant des baies sauvages voir même des insectes si nécessaire.
Ces proies sont de tailles très diverses, allant de la souris au cerf, en passant par le chevreuil, le lièvre, le lapin, la marmotte, le renard, les oiseaux ou même les reptiles et batraciens.
Bien évidemment, si un seul individu peut s’attaquer à une petite proie, c’est en meute que les loups s’attaqueront à un sanglier ou un cerf qui permettront de nourrir un groupe durant plusieurs jours.

Comment lutter pour la centaine d’éleveurs ovins vauclusiens ?
Depuis le début de l’année, un arrêté préfectoral a classé 65 communes du département comme pouvant bénéficier des aides visant à acquérir des clôtures électrifiées (2 communes de plus qu’en 2022). Dans le même temps, 65 communes sont aussi éligibles aux aides pour le gardiennage (voir carte ci-dessous). C’est 41 de plus que l’an dernier. Seule Bédoin, est classé en ‘Cercle 0’, c’est-à-dire dans les zones où les élevages sont fortement soumis à la prédation et bénéficient de mesures de protections spécifiques (parc de pâturage électrifié et visites journalières, gardiennage et parc de nuit, gardiennage et chien…).
Pas sûr que cela suffise à la centaine d’éleveurs vauclusiens, veillant sur un cheptel d’environ 30 000 ovins, qui demande notamment que l’on accorde l’autorisation de tirer avec des lunettes de visée nocturne afin d’être plus efficace qu’avec un projecteur qui fait fuir les animaux.
Une inquiétude que partagent d’ailleurs les élus locaux, que ce soient l’AMV (Association des maires de Vaucluse), les représentants locaux de l’Association des communes pastorales ou bien encore les parlementaires comme le député de la 5e circonscription de Vaucluse Jean-François Lovisolo qui, en janvier dernier, proposait à l’Assemblée nationale de voter une loi pour la création de zones de protection renforcée contre le loup.

La carte des communes vauclusiennes éligibles au dispositif de protection contre la prédation des troupeaux.

Cohabitation ou coexistence ?
« Le loup est un animal sauvage qui doit évoluer dans un environnement sauvage loin des activités humaines » estime Christian Provent, représentant de la Coordination rurale au Groupe national loup (GNL).
Dans cette logique, son organisation entend faire la distinction entre cohabitation et coexistence et demande à la Commission européenne de clairement refuser la cohabitation élevage/loup quel que soit le territoire où l’élevage est présent.
Mettant en avant le risque de disparition d’un pastoralisme présent dans la région depuis 4 000 ans (« les éleveurs s’épuisent et les jeunes sont découragés de s’installer » constate amer la FDO 84), les risques accrus d’incendies des friches abandonnées par les troupeaux et même la perte de la biodiversité des territoires, les éleveurs veulent davantage de mesures fortes Pour cette année en France, le plafond pour les prélèvements vient d’être relevé à 209 loups (dont 37 pour le Vaucluse) alors que 121 loups ont déjà été tués en 2023 dont les 2 derniers il y a quelques semaines dans la Drôme.
Pour les opposants, l’abatage ne constitue cependant pas une bonne solution car en éliminant les individus dominant le risque est de provoquer une dispersion des autres loups qui vont fonder plusieurs autres meutes alentours.


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

La commune de Saint-Rémy-de-Provence profite des vacances estivales pour réaliser des travaux de réaménagement de la cour de l’école de l’Argelier. Conçu par l’agence de paysage avignonnaise Kanopé et le bureau d’études bucco-rhodanien Cerretti ce projet a été également imaginé en collaboration avec les enfants (notamment les espaces de jeux), les enseignants, les équipes périscolaires ainsi que les techniciens de l’établissement accueillant des élèves du CP au CM2.

L’environnement arboré et végétalisé comportera des îlots de fraicheur ombragés, avec des surfaces enherbées et des coins nature offrant de nouvelles activités.
Cette ‘renaturation’ de l’école représente un investissement de l’ordre de 613 908€ (HT) de travaux et 53 662€ de prestations externes, soit un montant total d’environ 670 000€. Des subventions sont demandées auprès du Feder (Fonds européen de développement régional) rural à hauteur de 60% et de l’Agence de l’eau (10%), le reste étant en autofinancement.
Si le gros du chantier est prévu durant l’été, les plantations seront réalisées à l’automne.

« Ce projet sera décliné dans les autres écoles publiques de la commune, les prochaines années, au rythme d’une cour d’école par an, et toujours avec l’implication des élèves concernés », précise Isabelle Plaud, adjointe au maire chargée de l’éducation et de la jeunesse de la commune de Saint-Rémy.

L.G.


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

La commune de Monteux profite de l’été pour réaliser des travaux de réaménagement de la cour de l’école Béraud. Objectif : re-naturer cet espace dans le cadre d’un projet de réaménagement ayant associé l’équipe enseignante et les élèves de l’établissement.

Arches et murs végétalisés, amphithéâtre avec matériaux naturels, potager, différents types de végétation, arbres fruitiers, espaces verts, sol en copeaux de bois vont donc bientôt prendre permettre de proposer davantage de fraîcheur et d’ombre. Après travaux, 84% du sol de la cour sera perméable contre seulement 1% aujourd’hui.

Ce chantier fait suite à celui de l’école Marcel Pagnol, réalisé durant l’été 2022, ayant permis la végétalisation de la cour d’école de 2259m2. Un chantier de 230 533€ qui a notamment permis de réduire les surfaces imperméables de 96% à 15%.

L.G.


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

L’événement C’mon Ventoux fait son grand retour ce dimanche 25 juin à la station Mont Serein pour une seconde édition sur le thème des Jeux Olympiques et Paralympiques. Comme l’année dernière, sport, nature et ambiance familiale seront au rendez-vous.

L’année prochaine, la France vibrera au rythme des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Et le Vaucluse sera de la partie. Jusqu’en juin 2024, le Département proposera, avec le monde sportif, associatif et les communes, une série d’événements destinés à tous et sur tout le territoire. L’événement C’mon Ventoux est le coup d’envoi de cette opération baptisée « Le Vaucluse se prend aux Jeux. »

Le sport et la nature seront de nouveau au cœur de ce grand événement gratuit et familial. Les quatre Centres de préparation aux Jeux du Vaucluse (BMX à Sarrians, gymnastique à Avignon, haltérophilie et escrime à Monteux) seront de la partie pour faire partager les valeurs positives du sport et de l’olympisme, et bien d’autres activités seront proposées tout au long de la journée.

Le Mont Ventoux interdit aux véhicules motorisés le matin

Pour le plus grand bonheur des sportifs, les derniers kilomètres avant d’arriver au sommet du Mont Ventoux par les faces Nord et Sud seront exceptionnellement et temporairement fermés à la circulation de 8h à 12h. Entre le chalet Liotard à la station du Mont Serein et le Chalet Reynard versant Bedoin, les cyclistes, marcheurs et coureurs pourront profiter seuls de la route sur près de 13 kilomètres.

Un parking de 700 places sera disponible à la station du Mont Serein pour y laisser son véhicule. Malgré l’absence de véhicules motorisées sur ces quelques kilomètres, le Département appelle tout de même les sportifs à faire attention à maîtriser leur vitesse et à respecter les consignes de sécurité lors de leur redescente.

Des activités pour tous

Toute la journée, de nombreuses activités, gratuites ou à petit prix, seront proposées aux petits comme aux grands. L’occasion idéale de faire du sport, de découvrir l’offre de loisirs proposée toute l’année par ‘Cap Ventoux Expérience’, la marque de destination commune aux deux stations du Ventoux, et de profiter de ce site naturel exceptionnel.

Ainsi, les visiteurs pourront expérimenter le minigolf, le tubing (descente avec une bouée), le circuit draisienne, les randonnées pédestres, les balades guidées, la course d’orientation, le planétarium, le devalkart (descente en karting), le parcours d’accrobranche, les promenades à cheval, le Air Park *(formes gonflables), le trampoline, le ski tout-terrain, l’escalade, le VTT, le trial électrique pour enfant, le biathlon, le ‘run and shoot’, le gravel, ou encore l’aviron-rameur.

Divers stands

De nombreux stands seront également installés à la station Mont Serein pour informer, sensibiliser, mais aussi faire découvrir les trésors du Géant de Provence et de ses alentours. Des agriculteurs-artisans locaux feront partager la qualité de leurs produits. Il sera aussi possible de déguster les bières de la Brasserie du Mont Ventoux.

Plusieurs organismes seront présents pour sensibiliser le public à la fragilité du Ventoux et à son environnement comme l’Office national des forêts (ONF), le Parc Régional du Mont-Ventoux, ou encore l’association Naturoptère. Un espace restauration sera également mis en place grâce à la caserne des Sapeurs-Pompiers de Malaucène. Les restaurants de la station du Mont Serein seront également ouverts.

Informations pratiques

De 8h à 12h, l’événement ne sera accessible que par Malaucène (versant Nord) tandis que de 12h à 18h, il sera accessible par les deux versants du Géant de Provence.

Pour l’événement, la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin met en place un système de navettes depuis Carpentras, Caromb et Malaucène.

Horaires des navettes

V.A.


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

Ce dimanche 18 juin, le Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD) organise ‘Un dimanche en Durance’ à Pertuis. C’est la 4ᵉ édition de l’événement mais la toute 1ʳᵉ en Vaucluse.

Pour fêter la Durance et découvrir ou redécouvrir toutes les richesses dont elle recèle, l’événement ‘Un dimanche en Durance’ proposera une centaine d’animations au bord de la rivière emblématique de la Provence. Marché de producteurs, protections des oiseaux, découverte des poissons, balade en canoë, pétanque… Il y en aura pour tous les goûts et tous les âges.

La Durance alimente 3 millions de personnes en eau potable. 70% de la surface de la Région Sud est dépendante de sa ressource en eau, soit 654 communes. La rivière est également un réservoir de biodiversité, elle compte notamment 300 espèces d’oiseaux parmi les 350 recensées. Une richesse que veut mettre en avant le SMAVD avec ce rendez-vous qui a lieu pour la première fois en Vaucluse. « Cette journée est pensée pour sensibiliser, mettre en avant les milieux, les valoriser. N’oublions pas les mieux naturels ! Pour que nous, Provençaux, nous soyons tous protecteurs de notre belle rivière », explique Christian Doddoli, directeur général du Syndicat.

Le programme

Dès 10h, le village des exposants et le marché de producteurs locaux seront en place, prêts à vous accueillir. Trois expositions seront à l’honneur : une exposition Durance par France Nature Environnement PACA, Durance Expo par le SMAVD et une exposition de photographies par Camille Moirenc. Le public pourra également assister à plusieurs ateliers de découvertes de la nature avec la Maison régionale de l’eau, l’association d’éducation à l’environnement Le Loubatas et la Ligue de protection des oiseaux. La librairie itinérante ‘La Chevaline‘ de la Réserve à Bulles proposera quant à elle des ateliers d’illustrations pour les enfants. Un atelier pour apprendre l’art de la vannerie sera également proposé.

Pour les plus sportifs, il sera possible de faire des balades en canoé avec What’s up. Le Club de Canoé Kayak Durance vous initiera au paddle. L’entreprise Bee’s, quant à elle, vous fera découvrir la Durance par la véloroute avec des balades à vélo. Pour les personnes qui préfèrent les animations plus tranquilles, il sera possible de faire des balades en calèche, proposées par le Haras du Tombadou. Un coin sera même réservé à la pétanque et à la sieste.

L’événement sera inauguré à 11h, juste avant un apéritif-concert avec le duo That’s my girls!. À 16h, un goûter sera offert à tous les enfants. À 17h30, il y aura un concert flottant du Piano du lac. Des foodtrucks et guinguette seront installés sur les lieux toute la journée.

Dimanche 18 juin. De 10h à 20h. Entrée libre et gratuite. Les Iscles de Tarteau. Pertuis.

V.A.


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

Après le succès de la Fête des 25 ans l’an passé, l’association Semailles invite le public pour une soirée champêtre et nature ce vendredi 16 juin à partir de 17h.

Association d’insertion par l’activité économique (IAE), en agriculture biologique, Semailles invite le grand public à la campagne pour découvrir ou redécouvrir son espace bio, solidaire, nourricier et pédagogique, qui s’étend sur seize hectares en plein cœur de la ceinture verte.

Créé en 1997, l’objectif de l’association est d’aider les personnes éloignées de l’emploi à retrouver un travail le plus durable possible ou à entrer dans une formation qualifiante. « Nous sommes 15 permanents pour accompagner chaque année environ 70 femmes et hommes salariés en transition professionnelle vers l’emploi durable. » explique Olivier Capgras, directeur.

Atelier Découverte des habitants de la mare © Thomas Bohl

Semailles permet à des femmes et des hommes de peaufiner leur projet d’emploi ou de formation tout en étant dans l’action, grâce aux activités de maraîchage et d’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD). « Vous avez besoin de légumes, ils ont besoin d’un travail. Ensemble cultivons la solidarité », telle est la politique de l’association. Chaque semaine, ce sont 350 avignonnais qui achètent les paniers proposés par l’association.

Au programme de la soirée du vendredi 16 juin : découverte des paniers bio et locaux de l’association ; visite des nouveaux jardins ; contes et ateliers nature pour les enfants ; balade agro écologique et biodiversité ; expo de sculptures de Marc Andrieu ; etc.

Espace naturel oblige, le nombre de places de parking est limité et l’association conseille de venir à vélo.

Vendredi 16 juin de 17h à 23h. Entrée libre et gratuite. 2412 avenue de la Croix rouge, Avignon.


Barbentane reçoit le prix national Eco maires pour son projet de reboisement de la Montagnette

Ce samedi 3 juin, la ville de Sorgues a prévu un programme bien chargé pour ses habitant. Entre plantes, tri, concert, et spectacle humoristique, il y en aura pour tous les goûts.

La Journée verte

Le programme débutera dès 10h avec la seconde édition de la Journée verte, sur le thème ‘Je plante donc je suis !’, jusqu’à 15h. Vous pourrez apprendre à réaliser votre compost, à bouturer, à semer, à fabriquer des bombes à graine, à comprendre et à respecter la nature… grâce à des ateliers proposés par les associations Les Pimprenelles, Semailles, Les Jardins du Colibri, l’Espace Culturel des Loisirs et des Arts de Sorgues, et par l’équipe du Pôle culturel Camille Claudel. La grainothèque, espace qui permettra de déposer et d’échanger librement toute l’année, des graines de fleurs, de fruits et de légumes issues de cultures sans engrais chimique, sera inaugurée pour l’occasion.

Une bourse aux plantes sera organisée, vous pourrez y échanger et troquer des plantes. Il sera possible de donner une seconde vie à des vêtements et objets en bon état grâce à l’association Occas’où, Au cas où. La Compagnie des Bouchons, quant à elle, récupérera vos bouchons en plastique et en liège, afin de soutenir la cause du handicap. Vous découvrirez le projet ‘tiers-lieu nourricier’ de La Grange des Roues et profiterez d’une dégustation de pain fait à partir de farine sorguaise ainsi que d’une vente de pompes à huile.

Les ambassadrices du tri des Sorgues du Comtat interviendront sur les nouvelles consignes de tri. Le film ‘Pense à ta planète, réveille-toi’ des éco-délégués du collège Voltaire sera diffusé. En plus, il sera possible de déguster les gâteaux de l’Accueil Municipal des Jeunes, ou de participer à des ateliers d’équilibre sur boule et sur slackline proposés par l’Association sportive sorguaise éducative et récréative. Cerise sur le gâteau : les transports du réseau Sorg’en Bus seront gratuits toute la journée.

Un concert singulier

À 17, la salle de spectacle du Pôle culturel Camille Claudel accueillera le groupe Yenalaba pour un concert de 2h. Formé en 2018 sous l’impulsion de trois amis, le groupe frappe par l’originalité de son instrumentarium : harpe, violon, violoncelle, oud, saz, bouzouki et percussions persanes… autant de sons qui nouent subtilement les collectages du Languedoc aux traditions multiples de la Méditerranée.

Leurs instruments tissent une musique singulière, sauvage et intime, écrin de leurs textes occitans, poétiques et engagés. Sur scène, leurs compositions vous inviteront à la danse et aux voyages.

Cet événement est gratuit et accessible dès 12 ans, il faut tout de même s’inscrire à l’espace Adultes/Ados de la Médiathèque ou par téléphone au 04 90 39 71 33.

‘Pour le meilleur et pour le pire’

Cette journée riche en émotions et en activités s’achèvera avec le spectacle humoristique ‘Pour le meilleur et pour le pire’ à 21h, dans lequel on retrouvera notamment le célèbre humoriste Booder et la comédienne de la série Plus belle la vie, Rebecca Hampton.

Dans cette pièce de théâtre déjantée, les comédiens jouent le rôle de Jeanne et Serge, des organisateurs de mariage qui forment un duo drôle et détonant.

Le billet est à 30€ tarif plein, à 25€ pour les groupes de plus de 10 personnes, les étudiants, les demandeurs d’emploi et les personnes âgées d’au moins 70 ans, et à 16€ pour les enfants de moins de 12 ans. La billetterie se trouve au Pôle culturel Camille Claudel et dans les points de vente habituels (Fnac, Cultura…).

DR

V.A.

https://www.echodumardi.com/tag/nature/page/2/   1/1