Tour France Num : l’IA, la cybersécurité et la facturation électronique au cœur de l’étape arlésienne
Le Tour France Num est une initiative gouvernementale qui parcourt la France pour accompagner les TPE et PME dans leur transition numérique. Après Bordeaux, Dijon, Ajaccio, Paris ou encore Toulouse, le Tour fera étape à Arles le mardi 3 novembre.
Depuis 2024, le Tour France Num fait étape dans plusieurs villes de France toute au long de l’année pour accompagner les TPE et PME dans leur transition numérique au travers d’ateliers pratiques, de conseils d’experts et de témoignages d’entrepreneurs. Depuis le début de l’année, le Tour a déjà fait 10 étapes à Paris, Dijon, Calais, Blois, ou encore Bordeaux. Le mardi 3 novembre, une nouvelle étape se tiendra dans les Bouches-du-Rhône.
Une étape à Arles
Organisée avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Pays d’Arles, cette nouvelle étape se fera au Palais des Congrès d’Arles où les dirigeants de TPE-PME pourront découvrir des solutions concrètes pour intégrer le numérique à leur activité, à travers une table ronde sur l’intelligence artificielle et des ateliers pratiques consacrés à la cybersécurité, à la facturation électronique et à la présence en ligne.
Au programme
L’événement débutera par la table ronde ‘L’IA : de l’effet de mode au gain de productivité, comment passer à l’action dans les TPE-PME ?’ dont l’objectif est de mieux comprendre les usages possibles de l’intelligence artificielle et d’identifier les opportunités qu’elle représente.
S’ensuivront plusieurs ateliers pratiques pour répondre aux enjeux des entreprises autour de la cybersécurité, la facturation électronique, et la présence en ligne. La rencontre s’achèvera par un temps de rencontre et de réseautage.
Mardi 3 novembre. De 13h30 à 17h. Gratuit (inscription conseillée). Palais des Congrès d’Arles. 22 Avenue de la Première Division France Libre. Arles.
Un guide pour les entreprises autour de l’IA Cette journée du 3 novembre sera aussi l’occasion pour la CCI du Pays d’Arles de lancer dans la matinée son guide pratique, élaboré avec le soutien du Département des Bouches-du-Rhône, à destination des entreprises pour qu’elles intègrent l’intelligence artificielle dans leurs recrutements. « Initialement créé en 2023, ce guide a été enrichi afin de proposer aux dirigeants, responsables RH et recruteurs des méthodes opérationnelles et des ressources directement mobilisables dans leur quotidien professionnel », indique la CCI. Dans un même temps, l’APEC et HelloWork présenteront une table ronde dédiée aux opportunités offertes par l’IA et aux bonnes pratiques à adopter. Le guide est d’ores et déjà accessible gratuitement en ligne.
Présentation du guide et table ronde le mardi 3 novembre de 9h à 11h. CCI du Pays d’Arles. 22 Avenue de la Première Division France Libre. Arles.
C’est la semaine du numérique avec France Travail en Vaucluse
La semaine prochaine, du 21 au 26 septembre, les agences France Travail de Vaucluse se mobilisent pour proposer près de 40 événements de recrutement et découverte des métiers du numérique. Rencontres avec des professionnels, visites d’entreprises, conférences : cette semaine propose aux demandeurs d’emploi d’explorer concrètement les opportunités offertes.
Aujourd’hui, le numérique ne se limite plus aux métiers de l’informatique. Il transforme les façons de travailler et fait évoluer les besoins en compétences dans tous les secteurs d’activité : industrie, services, commerce, banque, administration, santé…, explique France Travail Vaucluse. Intelligence artificielle, cybersécurité, gestion des données, développement ou encore outils numériques : les entreprises recherchent des compétences de plus en plus variées. » Et ce d’autant plus que la moitié des entreprises qui recrutent sur des métiers du numérique ne sont pas des entreprises de la tech.
La Semaine des métiers du numérique est donc l’occasion de mettre un coup de projecteur sur ces opportunités, de faire découvrir les métiers et les compétences recherchées et de faciliter les rencontres entre candidats, professionnels, organismes de formation et recruteurs.
Des événements pour s’informer, découvrir et postuler Tout au long de la semaine, de nombreuses actions seront organisées dans le département :
Des sessions de recrutement, pour postuler directement auprès d’employeurs du secteur.
Des rencontres avec des professionnels, pour mieux comprendre les réalités du terrain.
Des découvertes des métiers, à travers des ateliers immersifs, des démonstrations et des visites d’établissements.
Quelques évènements phares : Mardi 22 septembre de 9h00 à 11h00 Atelier « Utiliser l’IA dans ma recherche d’emploi » Agence France Travail Bollène
Mardi 22 septembre de 15h00 à 16h00 Présentation des formations en lien avec le numérique Agence France Travail Pertuis
Mercredi 23 septembre de 9h00 à 12h00 Êtes-vous fait.e pour les métiers du numériques ? Test de vos habiletés Agence France Travail Orange
Mercredi 23 septembre de 10h à 11h30 Conférence « La transformation numérique et la lutte contre l’exclusion numérique », en partenariat avec La Poste, à destination des entreprises du territoire Agence France Travail Avignon Joly Jean
Mercredi 23 septembre de 09h à 12h00 Escape Game numérique Agence France Travail Carpentras
Vendredi 25 septembre de 10h00 à 11h00 Conférence pour découvrir les métiers du numérique à distance : Lien de la visioconférence
Les gendarmes de Vaucluse font ‘exploser’ leur communauté
La gendarmerie de Vaucluse s’était fixée pour objectif d’atteindre les 84 000 abonnés sur sa page Facebook. C’est dorénavant chose faite depuis cette semaine.
« Pour beaucoup, c’est juste un numéro de département, expliquent les pandores 2.0 locaux sur leur réseaux sociaux. Pour nous, c’est notre territoire, nos communes, nos habitants, nos routes, nos villages… notre quotidien. »
Désormais, plus d’un Vauclusiens sur sept suit l’actualité des gendarmes de Vaucluse dans ce département de 572 056 habitants.
« Quand cette page a été créée, nous voulions simplement montrer une autre image de la gendarmerie. Raconter notre quotidien, vous informer, vous faire sourire parfois, vous sensibiliser souvent », insiste la vitrine numérique des 708 personnels (officiers, sous-officiers, gendarmes, contractuels et civils) et 550 réservistes du département.
Ces derniers sont répartis dans 4 compagnies (Avignon, Carpentras, Orange et Pertuis), l’escadron départemental de sécurité routière et une maison de protection des familles.
Par ailleurs, après l’ouverture d’une brigade mobile à la Tour d’Aigues depuis juin 2024 dans le cadre du programme ‘200 nouvelles brigades de gendarmerie sur l’ensemble du territoire national’, celles de Courthézon et Caromb devraient être opérationnelle à l’horizon 2027.
Crédit : DR/Facebook gendarmerie de Vaucluse
CCI de Vaucluse : un débat sur le numérique et son impact
Ce jeudi 19 mars, l’Académie Vaucluse Provence et la CCI de Vaucluse accueillent le débat ‘Numérique responsable : mobilisons-nous’ dans le cadre de la Semaine du Numérique Responsable organisée par le Grand Avignon.
Cet événement sera animé par Marie-Cécile Drécourt, spécialisée dans la production de podcasts et l’animation d’événements professionnels et rythmé par les témoignages de :
Sébastien Touquet, fondateur de Shakpa, animateur de Fresques (Climat, Numérique, 2020 Glorieuses, Atelier2tonnes, Nos Vies Bas Carbone), et ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4 ;
Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la Région Sud ;
Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil de l’agence Canopée, expert accompagnateur Cèdre et praticien FSSD (Framework for Strategic Sustainable Development) ;
Une semaine pour sensibiliser à des usages du numérique plus responsables
Le Grand Avignon, en partenariat avec l’établissement d’enseignement Académie Vaucluse Provence, organise, du lundi 16 au samedi 21 mars, une semaine de sensibilisation à des usages du numérique plus responsables. Un vaste programme (au propre comme au figuré) avec des collectes, des ateliers, des conférences, des tables rondes…
Véritable révolution industrielle et sociétale, le numérique est aujourd’hui présent partout dans notre vie. Si son développement crée de nouvelles opportunités sa généralisation n’est pas sans impact sur notre environnement. On estime ainsi qu’en 2026, le numérique sera responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une part qui va grandissante avec le développement de l’IA, la multiplication des data center et le renouvellement constant de nos équipements numériques. Ainsi, en France, un smartphone est remplacé tous les 2,5 ans en moyenne. Face à ce constat à l’initiative du Grand Avignon, avec le soutien actif de nombreux partenaires privés et publics, une série d’actions et d’événements de sensibilisation sont organisés pendant la semaine mondiale du « Digital Clean ». Un moyen d’aller plus loin.
Parmi les différents événements proposés (voir encadré) deux manifestations sont à noter :
Lundi 16 mars – 18h30 | Ciné-Conférence « Cohabiter avec l’IA de façon éclairée » au Cinéma Pathé Cap Sud, Avignon Projection du film Her, film d’anticipation de Spike Jonze (2013) sur la relation entre un écrivain public et une IA, suivie d’une conférence de Laurence Vanin, Philosophe de l’Ethique au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN). Gratuit, ouvert à tous, places limitées, inscription obligatoire : Ciné-Conférence Pathé Cap Sud.
Jeudi 19 mars – 18h | Table ronde organisations : « Numérique Responsable : le territoire se mobilise » État des lieux sur le Numérique et son impact, retours d’expérience concrets d’organisations engagées dans une Transition.Avec les interventions de Sébastien Touquet, fondateur Shakpa, animateur de Fresques, ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4, de Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la région Sud Paca, de Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil, agence Canopée, expert Accompagnateur Cèdre et Praticien FSSD et de Rafael Torres, ingénieur & ambassadeur IA du plan national « Osez l’IA », Cogérant et pilote des activités IA au LICA – Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle. Places limitées, inscription obligatoire : Table-Ronde Agroparc.
Les autres événements de la semaine du numérique responsable
Des collectes : – Téléphones portables et chargeurs dans les GSM Box installées sur plusieurs sites : campus CCI, l’Éveilleur, établissement du Grand Avignon (siège, Opéra, conservatoire, pépinière Créativa), Insercall, université d’Avignon. – Matériel informatiques d’entreprises , EVA : village des métiers, 25 rue des joncs des bois, cellule 35 à Avignon. Dépôt volontaire sur RDV 09 70 66 94 38
Des ateliers : – Nettoyage de ses données numériques. Pour les acteurs de l’économie sociale, le lundi 16 mars de 8h45 à 12h15 à Insercall, 10 rue Léon Honoré à Avignon. Pour les entreprises et acteurs publics, le mercredi 18 mars, de 8h45 à 12h15, à l’espace Créativa, 81-85 rue du traité de Rome à Avignon – Atelier éco-geste à destination des adolescents le samedi 21 mars de 15 à 16h00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Inscription equipe@leveilleur-scop.fr ou 06 31 80 80 70
Des conférences / tables rondes : – « Numérique responsable, mobilisons-nous », le jeudi 19 mars, à partir de 18h00 amphithéâtre de la CCI, allée des fenaisons à Avignon. Réservé aux entreprises et acteurs publics – « Dépollution et souveraineté numérique : nettoyer vos données et passez à l’Open Source », le samedi 21 mars de 14 à 19H00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Ouvert à tous
Les partenaires de la semaine du numérique responsable : – Grand Avignon – Avignon Université – Académie Vaucluse Provence – Les nouveaux Sténopés – Bivouac Digital – Esperluette & Podcast – EVA – Provence écotransition – Shakpa – Hey Agroparc ! – Insercall – Pathé – Avignu
119 collégiens cavaillonnais sensibilisés aux usages du numérique
Au cours du mois de février, l’entreprise de télécommunications Orange est intervenue auprès de jeunes du collège Paul Gauthier à Cavaillon à l’occasion du Safer Internet Day, un rendez-vous annuel de sensibilisation aux usages du numérique.
La 23e édition du Safer Internet Day se tient tout au long des mois de février et mars. Début février, des ambassadeurs Orange ont proposé des ateliers à six classes de 6e du collège Paul Gauthier à Cavaillon, soit 119 élèves, dans le but de les aider à développer leur sens critique face aux informations qui peuvent émerger sur internet.
Fake news, deep fakes, mot de passe et hacking ont été abordés durant toute cette journée de sensibilisation. Les jeunes ont pu assisté à des ateliers comme ‘Education au numérique par le sport’, ‘Décrypter l’info à l’heure des réseaux sociaux’, ‘Escape-game « Les magiciens du numérique »,’ ou encore ‘La fresque des écrans’. Les collégiens ont pu en apprendre davantage sur la vérification des faits, la conception d’un mot de passe robuste, ou encore le partage des données personnelles.
Avec cette sensibilisation, Orange réaffirme son engagement pour la protection de la jeunesse contre les dérives du digital, telles que le cyberharcèlement, la haine en ligne et l’hyperconnexion. En 2025, ce sont près de 6 500 personnes qui ont été sensibilisées aux bons usages du numérique par Orange dans la Région Sud, au travers de 282 ateliers. Le but étant de lutter contre l’isolement, l’insomnie et autres problèmes pouvant être engendrés par un temps d’écran qui ne cesse d’augmenter, notamment chez les enfants et les adolescents.
Safer Internet Day L’édition 2026 est dédiée au bien-être numérique des jeunes avec comme slogan ‘Les écrans et toi… comment ça va ?’. Organisée par le programme national ‘Internet Sans Crainte‘, cette initiative vise les jeunes, mais aussi les parents, au travers des établissements scolaires, des associations, ou encore des collectivités.
Nouveau record d’audience pour l’Echo du mardi en 2025
Le site de l’Echo du mardi, www.echodumardi.com, a enregistré un nouveau record d’audience en 2025. Premier journal d’annonces légales de France à avoir fait la bascule complète de sa version papier vers le numérique en janvier 2021, le doyen des médias vauclusiens (nous sommes nés en 1839) totalise 1 561 920 visites en 2025. C’est près de 300 000 clics de plus qu’en 2024. Depuis 2020, notre audience a ainsi été multipliée par près de 5.
+425,56% depuis 2020 Côté visiteurs, 1 179 389 personnes sont venues consulter le site de l’Echo du mardi l’an dernier, soit plus du double de la population totale du département de Vaucluse. Un chiffre en hausse de presque 20% par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, cette augmentation s’élève à +425,56% depuis 2020.
Des chiffres certifiés Contrairement aux chiffres qui peuvent être ‘gonflés’ artificiellement par quelques blogueurs et autres influenceurs autoproclamés, nos audiences sont certifiées par l’ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias). Cette structure a pour mission d’être « le tiers certificateur des médias » et de « contrôler les diffusions dans le souci de la plus totale transparence » explique l’ACPM qui publie régulièrement et gratuitement ses résultats afin que le plus grand nombre de personnes puisse y accéder.
« La certification de la diffusion d’un titre ou de la fréquentation d’un site, est un gage de fiabilité. »
ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias)
« Les données de l’ACPM jouent un rôle majeur dans le secteur des médias particulièrement concurrentiel, poursuit l’organisme de référence de mesure des audiences. La certification de la diffusion d’un titre ou de la fréquentation d’un site, est un gage de fiabilité. » Pour cela, l’Echo du mardi fait appel à Smartprofile, société de collecte des données basée à Sophia-Antipolis qui fait partie des 24 outils de mesure habilités par l’ACPM pour évaluer les audiences en France.
Visite virtuelle 360° : quand la force de la preuve entre dans une nouvelle ère
Et si la preuve devenait immersive ? Nicolas Le Provost, directeur des solutions VR 360 chez Orisha Real Estate, évoque une innovation technologique qui vient de faire une entrée remarquée dans les procédures judiciaires : la visite virtuelle 360° intégrée aux constats. Finie la reconstitution mentale fastidieuse à partir de centaines de photos. Avec cette technologie, le juge, les avocats ou les parties peuvent se projeter directement dans les lieux, avec une fidélité spatiale et temporelle inégalée. Résultat : une preuve renforcée, une contestation affaiblie, et une mission sécurisée pour le commissaire de justice.
« À l’ère du numérique, la profession de commissaire de justice intègre des innovations technologiques qui redéfinissent les standards de la preuve. Parmi elles, la visite virtuelle 360° ne constitue pas une simple amélioration, mais un véritable saut qualitatif dans la manière de documenter et de présenter une réalité matérielle. Elle renforce la perfection de la preuve, sécurise la mission de l’officier public et offre une clarté inégalée à toutes les parties. Cette évolution s’inscrit parfaitement dans le plan de transformation numérique du ministère de la Justice, qui vise à rendre la justice ‘plus accessible, plus rapide, plus efficace et plus transparente’, comme l’a souligné le Garde des Sceaux lors de sa présentation en 2023. »
Une nouvelle dimension pour la preuve : de la fragmentation à l’immersion « La principale rupture par rapport à un dossier photographique, même exhaustif, réside dans le passage d’une vision fragmentée à une compréhension globale et contextuelle. Là où des centaines de photos exigent un effort mental de reconstitution, la visite virtuelle offre une immersion instantanée. Elle permet de saisir immédiatement la disposition des lieux, les volumes et les relations spatiales entre les objets. Cette appréhension spatiale fidèle et complète réduit drastiquement les risques d’interprétation erronée ou de biais de sélection, volontaire ou non, lors de la captation. Le juge ou les parties peuvent « se rendre » virtuellement sur les lieux, des mois ou des années plus tard, avec une fidélité inégalée. »
« Ce principe de capture totale minimise le risque d’oublier un détail qui pourrait s’avérer crucial par la suite. »
« Une caméra 360° capture l’intégralité de l’environnement visible depuis chaque point de captation. Ce principe de capture totale minimise le risque d’oublier un détail qui pourrait s’avérer crucial par la suite, garantissant ainsi une documentation visuelle d’une complétude supérieure. L’exhaustivité au service de l’objectivité et de la sécurité juridique, en quelque sorte. » « L’impact de cette technologie dépasse le cadre strictement probatoire. Comme l’illustre l’initiative pionnière de la Cour d’appel de Lyon, qui a développé la première visite virtuelle d’une juridiction, cette approche révolutionne la façon dont les espaces judiciaires eux-mêmes peuvent être appréhendés et compris.
L’intégrité technique : la force invisible de la preuve 360° Au-delà de l’aspect visuel, la valeur probante de la visite virtuelle repose sur des fondations techniques solides qui garantissent son authenticité et sa traçabilité. « Chaque image 360° est enrichie de données essentielles comme la date, l’heure de capture et les coordonnées GPS. Cet ancrage temporel et géographique précis, appelé métadonnées, confère une authenticité incontestable aux éléments constatés. Ces métadonnées constituent une empreinte numérique unique qui permet de certifier l’intégrité de la preuve dans le temps. Les fichiers sources de la visite peuvent être scellés numériquement et consignés, garantissant qu’ils n’ont subi aucune altération. »
« Cette sécurisation cryptographique répond aux exigences les plus strictes en matière de preuve numérique, un enjeu crucial dans un contexte où la fiabilité des constats de commissaires de justice fait parfois l’objet de questionnements. La technologie ‘blockchain’ peut également être mobilisée pour horodater et certifier l’authenticité des captures, créant une chaîne de confiance inviolable entre le moment de la constatation et sa présentation devant les tribunaux. »
« Face à une contestation, le commissaire de justice ne se contente plus de décrire ; il peut montrer. »
Un outil au service du commissaire de justice et de la sécurité juridique « En renforçant la preuve, la visite virtuelle sécurise par extension la responsabilité du commissaire de justice qui l’établit. Face à une contestation, le commissaire de justice ne se contente plus de décrire ; il peut montrer. La visite virtuelle devient le support visuel irréfutable de ses constatations, lui permettant de « remonter le temps » pour justifier son analyse. Cette capacité de démonstration objective constitue un atout majeur dans un environnement juridique où la contestation de la preuve devient de plus en plus sophistiquée. »
Nicolas Le Provost, directeur des solutions VR 360 chez Orisha Real Estate. Crédit : DR/Orisha Real Estate
« La visite virtuelle 360° permet aussi une meilleure préparation des audiences. »
« L’emploi d’un outil aussi performant atteste de la volonté de précision et de clarté dans l’accomplissement de la mission. Il facilite également la collaboration avec des experts et avec les clients, qui peuvent analyser la situation à distance avec un niveau de détail optimal. Cette dimension collaborative répond aux nouveaux modes de travail hybrides qui se sont imposés dans de nombreux secteurs, y compris juridique. La visite virtuelle 360° permet aussi une meilleure préparation des audiences. Les avocats peuvent étudier les lieux en détail avant l’audience, les magistrats peuvent se familiariser avec l’environnement, et les parties peuvent mieux comprendre les enjeux spatiaux de leur dossier. »
Vers de nouveaux usages : le constat augmenté « La visite virtuelle n’est pas une finalité, mais une plateforme technologique ouverte. Son potentiel réside aussi dans sa capacité à devenir un véritable dossier interactif. Il est possible d’y intégrer des annotations contextuelles, des documents complémentaires, des photographies haute définition de détails spécifiques à leur emplacement précis, ou encore des liens vers des vidéos explicatives. Cette approche du ‘constat augmenté’ transforme la visite virtuelle en un hub d’informations centralisé, intuitif et dynamique. Les parties peuvent naviguer dans l’espace tout en accédant instantanément aux pièces du dossier correspondant à chaque zone géographique. Cette indexation spatiale des éléments probatoires représente une révolution dans l’organisation et la consultation des dossiers complexes. »
« L’intelligence artificielle peut également être mobilisée pour automatiser certaines analyses, comme la détection d’anomalies ou la comparaison d’états successifs d’un même lieu. Ces outils d’aide à la décision, encadrés par l’expertise du commissaire de justice, ouvrent de nouvelles perspectives pour l’analyse probatoire. »
Une adoption progressive mais prometteuse « Si la technologie 360° trouve progressivement sa place dans l’écosystème juridique, son adoption s’accélère grâce à la démocratisation des équipements et à la simplification des processus de capture. Les coûts de production ont considérablement diminué, rendant cette technologie accessible même pour des constats de dimension modeste. »
« Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation de la justice, où le numérique devient un levier d’efficacité et de transparence. La visite virtuelle 360° s’impose progressivement comme un standard de qualité, particulièrement dans les domaines où la visualisation spatiale est critique : immobilier, accidents, dégradations, ou encore état des lieux complexes. »
« Garantir la qualité et la fiabilité de la preuve au service d’une justice plus efficace. »
Vers une preuve plus forte et plus transparente « En conclusion, la visite virtuelle 360°, encadrée par la rigueur et le professionnalisme du commissaire de justice, devient un instrument puissant qui apporte une meilleure compréhension pour le juge, une plus grande sécurité pour les parties et une justification renforcée pour l’officier public. En cela, on peut sans doute considérer qu’elle marque une évolution fondamentale vers une preuve plus précise, plus transparente et, in fine, plus difficilement contestable. Cette innovation technique s’inscrit parfaitement dans la mission de service public de la profession : garantir la qualité et la fiabilité de la preuve au service d’une justice plus efficace.
« L’avenir de la profession de commissaire de justice se dessine ainsi à l’intersection de la tradition juridique et de l’innovation technologique, où l’expertise humaine reste centrale mais s’enrichit d’outils toujours plus performants au service de la vérité judiciaire. L’évolution technologique ne remplace pas l’expertise juridique, elle la sublime. Dans cette équation, la rigueur professionnelle du commissaire de justice demeure la garantie ultime de la qualité probatoire. »
Nicolas Le Provost, directeur des solutions VR 360 chez Orisha Real Estate
Paul-Roger Gontard, ‘Redonner un nouvel élan à Avignon et à ses pays’
Paul-Roger Gontard, élu de gauche, adjoint au maire d‘Avignon en charge des grands projets, vient d’annoncer qu’il sera sur les rangs de deux élections : la Ville d’Avignon et le Grand Avignon. Sa promesse pour la Ville et au-delà ? Travailler sur six défis majeurs et re-bâtir une ville qui prendrait soin de ses habitants.
Les six défis majeurs identifiés par Paul-Roger Gontard ? Une adaptation urgente au climat pour gagner en confort de vie dans l’espace public comme dans les logements ; Lutter contre les fractures sociales et territoriales pour en terminer avec les clusters de pauvreté ; Eradiquer l’insécurité et le narcotrafic –historiquement implanté à Avignon- pourvoyeur de 25M€ annuels de chiffre d’affaires ; Prendre en compte les problèmes de santé mentale – trop de jeunes marginalisés- et les fragilités comme la précarité alimentaire ; Parier sur l’innovation numérique comme nouveau creuset de l’emploi et, enfin, favoriser ‘l’implication citoyenne’ dont l’adjoint au maire constate le dangereux délitement.
En quelques mots ? Paul-Roger Gontard évoque une démarche républicaine profondément humaniste, tournée vers le collectif. Il promeut la vision d’une ville qui prend soin de ses habitants. Mais qu’en sera-t-il de la culture, de l’histoire, des sciences et de la bonne volonté sur le ring impitoyable de la politique où le marketing de soi a plus de poids que les projets qui eux, butent à presque se briser sur les falaises géo-paléontologiques du temps administratif ?
Une ville pixelisée par l’absence de stratégie urbaine Paul-Roger Gontard a choisi de remédier aux fractures territoriale et sociale d’Avignon et de ses pays – du Grand Avignon- «Un territoire avignonnais au sens large, décrit par l’Insee comme le plus ségrégué de France. Une ville clustérisée, pixelisée dans l’absence de stratégie urbaine de la fin des années 1990, où il est urgent de recréer de l’harmonie, ce qui passe par une plus grande solidarité, par arrêter de concentrer les difficultés, de fabriquer du vivre ensemble, pour faire société… »
Le discours de Paul-Roger Gontard ? Rassembleur, pour y accueillir toutes les sensibilités politiques, ‘à l’exclusion de ceux qui excluent’ et un socle de six défis à relever. Son programme ? Il sera construit après que son équipe –actuellement une cinquantaine de personnes- et lui, aient rencontré les habitants à partir de septembre. Mission ? Nouer le dialogue, recueillir et entendre les préoccupations pour, ensuite, bâtir sa feuille de route.
Paul-Roger Gontard Copyright MMH
Dans le détail 1. Le climat «L’adaptation au climat se révèle urgente car d’ici 2050 les températures maximales dépasseront les 40°» -Ndlr on s’en approche déjà- alors Paul-Roger Gontard (PRG) parie sur l’optimisation de la trame bleue –les canaux- encore trop invisible, l’arborisation massive, la revisite et la construction de bâtiments et logements sobres en énergie et confortables à vivre tant dans le froid que la canicule.
2. La fracture sociale «Le taux de pauvreté à Avignon atteint 33% de la population, lorsque celui du Grand Avignon est de 22,5% et le taux de chômage – pratiquement 11%- le plus élevé de France. Autre constat : La pauvreté et la précarité sont concentrées dans les quartiers.» PRG préconise plus de liens entre les quartiers, une urbanisation revue pour une mixité sociale renouvelée.
3. Insécurité et narcotrafic «Le narcotrafic réalise, au bas mot, un chiffre d’affaires annuel estimé entre 20 et 25M€. Près de 10 points de deal ont été identifiés dont les plus productifs –certains produisent 3 500€ par jour- sont repris par la mafia marseillaise. La sécurité est l’affaire de tous, alliés contre le narcotrafic : habitants, associations, élus et Forces de l’ordre. Nous avons une responsabilité collective. D’autres pays s’y sont attaqués avec succès comme le Portugal. Nous pourrions faire de même»
4. Santé et fragilités «La santé mentale –trop de jeunes marginalisés-, la précarité alimentaire –qui touche particulièrement les enfants et les personnes âgées-, le vieillissement : un quart des Avignonnais aura plus de 65 ans en 2050, et les plus de 75 ans auront presque doublé passant de 8 000 à 15 000 Avignonnais ce qui sera pris en compte avec une Ville qui prendra soin de ses habitants.»
5. Le numérique «L’acculturation –assimilation d’une culture étrangère à la sienne- numérique doit être généralisée des plus jeunes aux séniors, des PME (Petites et moyennes entreprises) aux grandes entreprises via une académie populaire, l’enseignement supérieur, les associations, les tiers-lieux et les fablabs –laboratoires de fabrication numérique-. La digitalisation ne devra pas être le lit d’une nouvelle fracture sociale et économique».
6. Le pacte citoyen et Républicain «La fatigue démocratique qui atteint l’ensemble des français touche aussi une part des avignonnais. Cela s’observe avec les taux de participation, les choix de colère, l’inflation des votes blancs et nuls. Beaucoup des concitoyens estiment que le modèle démocratique ne les rend pas audibles, ne leur permet pas d’accéder au partage de la prise de décision. Donc il faut changer cela profondément, car cela remet en cause notre modèle de vivre ensemble, de prise de décision collective. C’est aussi un enjeu international qui peut se résoudre de façon locale. Le bien vivre ensemble se fabrique ici.»
Réinventer les entrées de ville «Les entrées de ville, souvent dévolues aux zones commerciales à figure d’entrepôt, créées entre les années 1960-70 sont touchées de plein fouet par la mutation des modes de consommation alors que le e-commerce est passé de 71 milliards d’€ de chiffre d’affaires à 174 milliards d’€ -en France- et que la vacance commerciale augmente dans la galerie marchande de la zone commerciale Cristole/Castellette, sur l’axe de la route de Marseille. Ces zones, notamment l’entrée Sud d’Avignon -composée du parc des expositions, du Technopole d’Agroparc, du Quartier Durable Méditerranéen Bel Air, de grands équipements sportifs comme le stade nautique et du quartier de Saint Chamand inscrit dans un programme NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain) seront transformées en termes architectural, paysager, d’usages, de mobilités, d’habitat, de développement commercial, et bénéficieront de corridors écologiques.»
Léo, l’impasse d’un projet d’un autre siècle «Le tracé aujourd’hui proposé pour la tranche 2 de la LEO, entre Rognonas et le rond-point de l’Amandier, est une aberration fonctionnelle. Il ne désengorge pas la ville. Au contraire, il injectera brutalement plus de 30 000 véhicules par jour dans un carrefour déjà saturé aux heures de pointe.»
Non à la Léo mais oui à un nouveau pont «Oui pour une LEO –Liaison Est Ouest- repensée au sud de la voie TGV, longeant la Durance et connectée à Bonpas. L’urgence est un nouveau pont sur le Rhône à l’ouest ou au sud, permettant enfin un contournement fluide et équilibré d’Avignon. Aujourd’hui, le pont Daladier, le pont de l’Europe et l’échangeur autoroutier de Remoulins sont les seules issues engorgées pour franchir le fleuve dans l’agglomération.»
Paul-Roger Gontard Paul-Roger Gontard est avignonnais et docteur en droit. Depuis 2020 il est adjoint au maire auprès de Cécile Helle, et en charge du développement territorial, de l’urbanisme et des grands projets. Il est également conseiller communautaire du Grand Avignon. ‘Nos confluences citoyennes’, blog de Paul-Roger Gontard. J’aime Avignon en grand.