7 août 2026 |

Ecrit par le 7 août 2026

Baux-de-Provence, Carrières des lumières, Océan, Plongée grand format dans les profondeurs du vivant

700 000 visiteurs par an, près de 7 000 m² de projections monumentales, des parois de 14 mètres de haut et désormais près de 100 espèces marines à découvrir : les Carrières des Lumières, aux Baux-de-Provence, enrichissent leur programmation avec « Océan, immersion dans le monde sous-marin », une création inédite qui alternera avec les expositions consacrées à Pablo Picasso et Frida Kahlo. Une invitation à explorer l’un des derniers territoires sauvages de la planète, entre émerveillement et sensibilisation.

Il suffit de franchir les immenses galeries creusées dans le calcaire des Alpilles pour comprendre pourquoi ce lieu fascine depuis des décennies. Anciennes carrières de pierre blanche, immortalisées par Jean Cocteau dans Le Testament d’Orphée, elles accueillent aujourd’hui l’un des plus grands dispositifs immersifs d’Europe. Plus d’une centaine de vidéoprojecteurs métamorphosent les 7 000 m² de parois, piliers et sols en un décor vivant où l’image épouse littéralement la roche. Chaque année, plus de 700 000 visiteurs viennent y vivre cette expérience sensorielle hors norme.

Greg Lecoeur fondateur de We are méditerranée et photographe naturaliste et Etienne Devic, directeur des Carrières des lumières Copyright Mireille Hurlin

Quand la pierre devient océan
Après avoir transporté le public dans l’univers de l’espace avec Destination Cosmos, puis dans celui du Petit Prince, les Carrières poursuivent leur volonté d’ouvrir leurs portes à un public toujours plus familial avec une destination qui parle à toutes les générations : l’océan.

Une odyssée au cœur des profondeurs
Loin d’un documentaire classique, ‘Océan, immersion dans le monde sous-marin’ propose une traversée dans le grand bleu. Pendant une quarantaine de minutes, les visiteurs sont invités à suivre un parcours où les profondeurs abyssales succèdent aux récifs coralliens, où les glaces polaires répondent aux eaux tropicales.

Le spectacle joue sur les changements d’échelle
Ici, un minuscule poisson-clown se cache dans son anémone ; quelques instants plus tard, une baleine bleue ou un grand requin blanc surgissent à taille réelle, enveloppant le spectateur de leur présence monumentale. Méduses luminescentes, bancs de poissons argentés, tortues marines, raies, mammifères marins… près d’une centaine d’espèces défilent dans une chorégraphie où les sons subaquatiques, les compositions musicales et les jeux de lumière prolongent l’illusion de la plongée. L’ambition ? Elle est aussi contemplative, presque méditative, laissant chacun mesurer l’extraordinaire diversité d’un monde dont plus de 70% demeure encore largement inexploré.

Copyright Mireille Hurlin

Émerveiller pour mieux protéger
Cette création porte également un message environnemental car Les Carrières des Lumières ont choisi de s’associer à l’association We Are Méditerranée, fondée par le photographe naturaliste Greg Lecoeur, élu Photographe de l’année par National Geographic en 2016. Son travail rappelle une réalité souvent méconnue : si la Méditerranée représente moins de 1% de la surface des océans, elle concentre plus de 10% de leur biodiversité, ce qui en fait l’un des principaux ‘hotspots’ de la planète. À travers cette collaboration, les Carrières prolongent l’expérience artistique par une réflexion sur la fragilité des écosystèmes marins. Comme le résume le photographe : ‘mieux connaître pour mieux protéger’.

Un travail de longue haleine
Derrière ces quarante minutes de projection se cache près d’une année de création. Recherche iconographique, acquisition des images, écriture du parcours, conception sonore, animation, composition musicale, négociation des droits… chaque exposition mobilise plusieurs centaines de milliers d’euros et se prépare plusieurs années à l’avance.

Des événements accessibles à tous
Pour Étienne Devic, directeur des Carrières des Lumières, cette programmation estivale propose un sujet accessible au plus grand nombre sans renoncer à l’exigence artistique qui fait la réputation du site. L’expérience alternera, deux jours par semaine, avec les expositions permanentes consacrées cette année à Picasso, l’Art en mouvement et Frida Kahlo, en plein cœur, permettant au public de choisir entre les grands maîtres de l’art moderne et une immersion dans les merveilles du monde marin.

Copyright Mireille Hurlin

L’art dialoguant avec la nature
L’arrivée ‘d’Océan, immersion dans le monde sous-marin’ ne remplace pas la programmation artistique qui fait le succès des Carrières. Jusqu’en janvier 2027, les visiteurs pourront toujours admirer les univers monumentaux de Pablo Picasso et Frida Kahlo, dont les œuvres s’animent sur les immenses falaises de pierre.Mais cette nouvelle création ouvre une autre fenêtre sur des océans fourmillant de vies aussi fantastiques qu’inconnues. Une plongée poétique autant que scientifique, qui rappelle combien la préservation du vivant est essentielle au monde.

Les infos pratiques
Les Carrières des Lumières aux Baux-de-Provence. Exposition ‘Picasso, l’Art en mouvement’, accompagnée de ‘Frida Kahlo, en plein cœur’, jusqu’en janvier 2027. ‘Océan, immersion dans le monde sous-marin’ vient enrichir la programmation estivale selon un calendrier alterné. Réservation ici. Site ouvert tous les jours, de 9 h à 19h30 en juillet et août (dernière entrée une heure avant la fermeture)
Mireille Hurlin


Baux-de-Provence, Carrières des lumières, Océan, Plongée grand format dans les profondeurs du vivant

Si Nausicaá endosse le statut de plus grand aquarium d’Europe depuis 2018, son directeur général Christophe Sirugue, préfère lui insister sur le rôle d’aquarium à mission. Mastodonte de l’attractivité du littoral boulonnais, Nausicaá veut continuer avant tout de sensibiliser à la préservation des océans et des espèces.

La saison estivale 2023 démarre tambour battant pour Nausicaá. « Les 15 premiers jours de juillet suivent une très bonne tendance. On compte entre 5 000 à 6000 visiteurs de plus qu’en 2022 à la même période » indique Christophe Sirugue à la tête du navire depuis 2021. L’année 2023 avait déjà démarré sur les chapeaux de roue avec une fréquentation « en très forte hausse en février et mai ». Le Centre de la Mer accueille 850 000 visiteurs en moyenne par an – dont 110 000 scolaires – ce qui représente 97% des ressources de Nausicaà. « Une bonne fréquentation est synonyme d’une bonne incidence sur notre chiffre d’affaires (25,5 M€ en 2022, ndlr) » glisse le directeur. Parmi les clients, on compte 70% de Français et 30% d’internationaux. On retrouve en tête les Belges (70%), suivis des Allemands, des Néerlandais et des Anglais qui reviennent progressivement (6% contre 13% avant le Brexit).

« 40% sont des revisiteurs »

Si Nausicaà attire chaque année de nouveaux touristes, l’aquarium parvient surtout à fidéliser sa clientèle. « 40% des visiteurs sont des revisiteurs, ce qui est énorme » affiche fièrement Christophe Sirugue. Pour y parvenir, Nausicaá mise énormément sur les nouveautés. Lancée en 2022, l’expérience « Grand Large » en réalité augmentée, a été un véritable succès. « Il fallait trouver quelque chose suffisamment original et puissant pour maintenir notre attractivité, Grand Large nous a offert une surface médiatique extraordinaire ainsi qu’une belle fréquentation ». Cet été, le dernier programme « Dans les pas d’un soigneur » offre la possibilité aux visiteurs d’assister un soigneur pendant 4h. Si Nausicaá apporte chaque année des nouveautés, cela s’explique par la mise en place du programme pluriannuel d’investissement à hauteur d’1M€ en moyenne par an. « Nous investissons chaque année pour amplifier le message qui est le nôtre : Nous sommes un aquarium à missions qui a l’ambition de mobiliser, d’informer, de sensibiliser l’ensemble de nos visiteurs à la préservation des océans, des espèces et aux conséquences du réchauffement climatique ».

Christophe Sirugue, directeur général de Nausicaá © Lena Heleta – La Gazette Nord Pas-de-Calais

En octobre prochain est prévue l’ouverture d’un espace spécifique de 700 m² dédié au jeune public et aux parents. L’espace Abysse sera également amélioré avec l’introduction de vivants pour permettre d’expliquer quelles sont les espèces des grandes profondeurs. L’espace tropical, qui a fait l’objet d’une lourde rénovation, ouvrira de nouveau en 2025. La première réception des travaux d’extension côté plage pour le bassin des lions de mer est prévue pour 2026 avant la grande extension de 8 000 m² (30 000€ d’investissement) qui portera Nausicaá à 40 000 m² de visites (4h30 contre 3h30 actuellement). Cette extension, portée par la Communauté d’Agglomération, prévoit la présentation d’un nouvel écosystème du grand nord avec une colonie de manchots et une salle d’exposition temporaire.

« Le bien-être des animaux dans l’ADN »

On retrouve à Nausicaá 1 600 espèces confondues soit entre 50 000 et 60 000 animaux. « Le bien-être des animaux est fondamental pour nous c’est vrai depuis 32 ans et c’est de plus en plus vrai. Notre ambition est de faire de nos visiteurs des ambassadeurs. Si sur 850 000 visiteurs, 20% voire 30% ont compris à la sortie que les gestes de chacun, la connaissance, la sensibilisation, modifiait leur comportement, on ferait déjà beaucoup de progrès sur la protection des océans » insiste Christophe Sirugue.

© Lena Heleta – La Gazette Nord Pas-de-Calais

Quant aux animations prévues, trois en moyenne par jour, encore une fois, le message est clair : « on ne parle surtout pas de spectacle, on présente ce qu’on fait avec nos lions de mer, le nourrissage mais aussi les actes médicaux qu’on est capable de faire : prise de sang, échographie, intubation. Nos otaries ont par exemple des séances d’ostéopathie et certaines d’acupuncture. Cette notion de bien-être animal est inscrite dans l’ADN d’entreprise ». Nausicaá est également engagée dans des programmes – à dimension européenne – d’alimentation, de conservation, et de reproduction : « On s’efforce à choisir des espèces qu’on est capable de trouver sans aller prélever dans le milieu naturel, soit que des collègues ont, soit qu’on sait reproduire, soit des espèces invasives, dans leur milieu naturel, qui sont capturées pour être tuées » conclut le directeur général.

Marie Boullenger – La Gazette Nord Pas-de-Calais pour Réso hebdo éco.


Baux-de-Provence, Carrières des lumières, Océan, Plongée grand format dans les profondeurs du vivant

Le vernissage de l’exposition « l’Océan », organisé par la Fondation Laurent-Vibert, aura lieu ce samedi 17 juin à 17h au Château de Lourmarin.

Alors que le changement climatique devient une préoccupation majeure qui affecte l’ensemble de la planète, l’océan est l’un de ces écosystèmes qu’il convient d’étudier et de préserver. Intitulée « l’Océan », cette exposition présente quatre artistes qui contribuent, par leurs approches, artistiques, à une réflexion autour de ce vaste monde qui ne cesse de fasciner : les photographes Rachael Talibart et Henley Spiers, et les graveurs Hélène Baumel et Jean Chièze.

Visible jusqu’au 31 mai 2024, le vernissage de l’exposition aura lieu ce samedi 17 juin à 17h.

Les artistes

La britannique Rachael Talibart a acquis une reconnaissance internationale pour ses images de vagues et ses nombreuses photographies d’eau et de bords de mer prises dans le monde, mais surtout dans les îles britanniques.

Le photographe franco-britannique Henley Spiers s’est engagé à préserver les océans en capturant la diversité et la fragilité des écosystèmes sous-marins. Il les révèle à la fois dans leur expression naturelle et leur dimension esthétique, en plan rapproché et avec leurs couleurs chatoyantes.

L’artiste française Hélène Baumel a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles. Elle maîtrise plusieurs techniques, mais cette exposition met l’accent sur ses aquatintes colorées, proposant sa propre interprétation poétique de la mer.

Enfin, le graveur Jean Chièze (1898-1975) fut artiste en résidence au château Lourmarin en 1936 et 1937. Les gravures exposées proviennent de l’œuvre léguée par l’artiste à la Fondation Laurent-Vibert et des prêts consentis par le Château de Vogüé (Association Vivante Ardèche).

Informations pratiques
Exposition visible tous les jours du 15 juin 2023 au 31 mai 2024, dans le cadre de la visite du château.
Tarifs : plein – 7,50€ / réduit – 6€ / 6 à 16 ans – 3€ / moins de 6 ans – gratuit.
Fondation Lauren-Vibert – Château de Lourmarin – 2 avenue Laurent-Vibert, Lourmarin.
Informations et réservations au 04 90 68 15 23 ou via contact@chateaudelourmarin.com

Vernissage le samedi 17 juin à 17h au château de Lourmarin, 2 avenue Laurent-Vibert, Lourmarin.


Baux-de-Provence, Carrières des lumières, Océan, Plongée grand format dans les profondeurs du vivant

A l’occasion de la journée mondiale de l’océan qui vient de se tenir hier, Statista revient sur le rôle majeur des mers sur le climat de la planète.

Les océans du globe jouent un rôle primordial dans les équilibres de la biosphère. Véritables poumons de la planète, il est estimé qu’ils fournissent une grande partie de l’oxygène disponible sur Terre et qu’ils absorbent près de 30 % des émissions de dioxyde de carbone dues aux activités humaines. Ils représentent également un gigantesque garde-manger pour l’humanité : trois milliards et demi d’êtres humains dépendent d’eux pour se nourrir et il est estimé qu’environ 50 % de la population du globe vit à moins de 100 kilomètres des côtes. Mais cette situation est mise en péril par le réchauffement climatique, qui menace la survie de plusieurs espèces marines, perturbe le rôle régulateur des océans et fait craindre la submersion de nombreuses régions densément peuplées.

Comme le met en évidence notre graphique, les températures annuelles moyennes de la surface des océans divergent de plus en plus de la moyenne du XXe siècle (1901-2000). En 2020, les températures mondiales de la surface des océans étaient supérieures de 0,76°C à la moyenne du siècle dernier, selon les relevés de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique. Bien que l’écart annuel fluctue (certaines années étant plus chaudes et d’autres plus froides), les données font apparaître une nette tendance à la hausse, en particulier depuis les années 1980. L’année où la divergence positive la plus importante a été enregistrée est 2016, année où les températures océaniques mesurées étaient supérieures de 0,79°C à la moyenne. En revanche, pour retrouver les températures les plus froides enregistrées depuis le début des mesures (-0,45°C par rapport à la moyenne), il faut remonter au tout début du XXème siècle.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/ocean/   1/1