30 avril 2026 |

Ecrit par le 30 avril 2026

Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

A l’instar de l’ensemble des autres candidats aux dernières élections municipales à Avignon, Olivier Galzi, le nouveau maire de la cité des papes, a clairement exprimé son souhait de briguer la présidence du Grand Avignon. Une décision motivée tout particulièrement par sa volonté d’aller chercher en dehors de l’agglomération les moyens de réaliser les projets des 16 communes membres, quelle que soit leur couleur politique ou leur taille.

« Dans le Grand Avignon, il n’y a pas de petits maires et de grands maires, rassure immédiatement Olivier Galzy, le nouveau maire de la cité des papes lorsqu’on l’interroge sur sa vision du fameux ‘3e tour’ afin de déterminer la future gouvernance de l’intercommunalité.
« Certes, poursuit-il, il y a des maires de petites communes et d’autres de grandes villes, mais nous sommes tous des maires à parité. Car le sujet, c’est surtout notre capacité à avoir une vision et à la porter collectivement dans un cadre où chaque maire doit jouer son rôle. Le Grand Avignon, c’est donc avant tout un bassin de vie. C’est à cette échelle que l’on doit porter des projets structurants. Pas seulement pour la ville-centre, mais pour toutes les communes constituant ce territoire de vie commun. Notamment dans les municipalités les plus petites où le maire ne dispose pas d’une importante administration pour l’épauler. Dans ces municipalités, le maire porte souvent absolument tout, y compris l’exécution. C’est pour cela que j’ai un très grand respect pour eux, leur travail et leur investissement. »

« Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. »

Olivier Galzi

Quel cap et quelle feuille de route pour le Grand Avignon ?
« Le principe même d’une agglomération, c’est de mutualiser l’ambition et une partie des moyens de ses communes membres. Le projet de territoire, c’est donc notre dénominateur commun que l’on soit un maire de gauche, de droite ou du centre… Mais qui mieux que le maire sait ce qui est bon sur son territoire, car le but d’une agglo ce n’est pas de le déposséder de sa vision politique de son territoire. Au contraire, elle est là pour l’aider et l’accompagner. »

« S’il y a un projet structurant dont le financement dépend de l’agglo sur une commune, il est évident que le chef de file de ce projet c’est, et cela restera, toujours le maire, réitère Olivier Galzi. Je ne suis pas là pour dire aux maires ce qu’il faut faire sur leur commune. Qu’on va faire tel type de logement, que l’on va urbaniser ici, que l’on va implanter ou non une zone d’activités… Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. C’est à cela que sert un président. »

Une élection sous haute surveillance
Si l’élection du président du Grand Avignon ne suscitait jusqu’alors pas un intérêt particulier au-delà des frontières intercommunales, la candidature du très médiatique Olivier Galzi semble avoir grandement rebattu les cartes. En effet, le profil atypique de ce nouvel élu divers droite issu de la société civile a éveillé la curiosité au niveau national. Suffisamment en tout cas, pour que l’élection du futur président du Grand Avignon soit particulièrement scrutée au plus haut niveau de l’Etat. Une attention qui n’a pas échappé aux principales collectivités territoriales locales partenaires financiers de l’agglomération. Lassé par les désaccords de gouvernance au sein du Grand Avignon, il se murmure que le Conseil départemental de Vaucluse aspire a davantage de sérénité à la tête de l’agglo. Le Département aurait plus que jamais besoin d’une ‘locomotive’ forte dans ce territoire parmi les plus pauvres de France. Même agacement du côté de la Région Sud où son président Renaud Muselier, n’a toujours pas digéré la volte-face de l’agglo sur le dossier de la LEO : « Une erreur stratégique historique » selon lui qui garde une dent contre Joël Guin, le président sortant.
« J’ai Avignon qui est contre, mais le Grand Avignon qui est pour. Je leur dit :‘entendez-vous entre vous, nous on finance’. Joël Guin me dit qu’il n’en veut plus et bien on ne fait plus, expliquait-il dans nos colonnes. C’est plus de 90M€ qui vont partir de là et qui, mécaniquement, vont aller ailleurs parce que la volonté politique de l’action territoriale sur Avignon fait en sorte qu’ils ne les veulent pas. Je trouve que c’est une erreur stratégique historique. Moi, je pense que la LEO c’était nécessaire. C’est un dossier qui va poser d’énormes difficultés dans l’avenir. »
Même dans les intercommunalités alentours, le résultat de l’élection à la présidence du Grand Avignon qui devrait se tenir dans le courant de la semaine prochaine pourrait avoir un impact. Selon son résultat, certaines communes seraient à frapper à la porte d’une intercommunalité afin apaisée. Le sens de l’histoire ?

Faire preuve d’intelligence collective
« Aller chercher des financements, des crédits, des investisseurs, de l’attractivité, c’est ce que je veux faire pour Avignon. J’ai les réseaux pour le faire. Je veux en faire profiter également le Grand Avignon pour que nous bénéficiions d’un effet de levier pour Avignon, la locomotive de l’agglo, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire. C’est-à-dire cette communauté de destin regroupant nos 16 communes membres. A nous donc de faire preuve de cette intelligence collective sinon cela ne fonctionnera pas bien. Partout en France, tout le monde sait qu’une intercommunalité fonctionne mal quand ce n’est pas la commune centre qui est à tête. Lorsque j’ai été patron d’un groupe de 1 200 personnes (NDLR : Edeis), j’ai travaillé sur 22 territoires différents sur tout le territoire. J’ai pu constater factuellement moi aussi que les agglomérations ne fonctionnaient pas bien là où les communes centres n’étaient pas à la manœuvre. »

« Cela ne veut pas dire que la ville-centre décide de tout, bien au contraire. Cela veut dire que le Grand Avignon doit fonctionner comme un ‘pack’ où chacun doit s’épauler. Avignon ne peut pas, et ne voudra pas tout faire. Cette mutualisation de la gouvernance passe donc par une implication des autres maires dans les structures ‘satellites’ de l’agglomération comme Técélys par exemple. Cette force collective peut être aussi valable dans des domaines qui ne dépendent pas des compétences directes de l’agglomération. Je pense à des sujets comme la mobilisation contre le projet de lotissement de la Grande Bastide à Velleron ou bien encore le soutien à la nouvelle zone d’activités à Entraigues. Que ce soit de l’urbanisme, du foncier économique, du logement, des infrastructures : à partir du moment où un projet contrevient, ou à l’inverse est ralenti pour une raison ou une autre, au projet de territoire constituant notre de charte du vivre ensemble dans l’agglomération, alors tous les membres doivent venir en aide au maire qui est en difficulté. Quel que soit le sujet. Dans tous les cas, le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

« Le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. »

Répondant à ceux qui le qualifierait de candidat de rupture, l’ancien journaliste précise qu’il sera plutôt « un candidat de la continuité. Mon projet de territoire, c’est le projet de territoire que l’on trouve aujourd’hui sur le site du Grand Avignon. Cette vision a été élaboré par les 16 maires qui ont parfaitement compris ce qu’il fallait faire à l’échelle de notre bassin de vie. L’écueil ce n’est donc pas la vision qu’ils ont eue. Le problème, c’est que dans de nombreux domaines, la mobilité tout particulièrement, le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. La difficulté c’est donc plus notre capacité à aller chercher les moyens pour financer cette vision. Générer les moyens, c’est cela ce que je peux apporter avant tout. »

LEO : « la balle est dans notre camp »
« On a la possibilité aujourd’hui d’avoir quelqu’un qui est le maire de la ville-centre et qui a l’opportunité d’aller générer un peu plus d’attractivité et de moyens en utilisant ses réseaux, complète Olivier Galzi. Demain, quand j’irais négocier à Paris, dans un ministère, à Matignon ou même à l’Elysée, ou que j’irais à Marseille pour négocier avec la Région, évidemment que l’on me dira : ‘tu es là en tant que maire d’Avignon où tu es là en tant que président de l’agglomération ?’. Si c’est les deux, cela aura plus de poids et de lisibilité. »

« La LEO (Liaison Est-Ouest) illustre parfaitement ce qui se passe quand nous ne jouons pas collectif, insiste le maire d’Avignon. Que dit le ministre transport quand il referme le dossier ? Il dit ‘tant que les élus locaux ne seront pas capables de se mettre d’accord’. Donc aujourd’hui, la balle est dans notre camp. Je sais que ce n’est pas simple, mais si nous voulons un projet structurant et si nous voulons avoir une chance d’être entendus, surtout par temps de disette d’argent public, il est impératif de faire bloc ensemble. Il y a là une véritable urgence car la DUP (Déclaration d’utilité publique) arrive bientôt à son terme dans ce dossier d’intérêt national, où il serait bien d’ailleurs que le ‘national’ fasse effectivement preuve d’un peu plus de volontarisme. Au-delà de ça, c’est l’ensemble des dossiers de mobilités qui n’a pas avancé comme cela aurait dû. On ne va pas se mentir. La politique des transports, très clairement, a été ‘stand-by’ pendant la dernière mandature parce qu’il y avait ces tiraillement entre la ville-centre et les communes alentours. Une ville-centre qui se meurt et des habitants de la rocade dont on met la santé en danger. »

Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo
La question peut paraître technique, mais elle a son importance cruciale en termes de fonctionnement : Olivier Galzi songe-t-il à mutualiser les postes de DGS (Directeur général des services) ainsi que ceux de son cabinet en mairie avec ceux de l’agglomération ?
« Il n’y aura jamais de directeur de cabinet, ni de DGS commun, s’engage Olivier Galzi. Cela irait contre la logique de l’agglomération. Je ne peux pas demander à un cabinet municipal d’être à 100% pour ma ville à Avignon, et ensuite lui dire d’être à 100% pour les 16 communes quand il est à l’agglo. Idem pour un DGS, il ne peut pas être investi à fond pour sa ville et ensuite se contenter d’être 1/16e de sa ville au sein de son agglomération. Cela n’a pas de sens, non seulement je ne le ferais pas et je ne l’ai jamais imaginé. »

« Ce n’est pas acceptable »
« Maire d’Avignon et président du Grand Avignon, se sont deux fonctions très exigeantes qui se recoupent sur énormément de sujets, notamment sur tous les sujets structurants qui sont portés par l’agglomération. Par contre, ce que l’on demande plus précisément à un président, c’est d’avoir une vision pour l’ensemble : Où est-ce qu’on est ? Où est-ce qu’on veut aller ? Comment aller chercher les moyens pour y aller ? Après, il y a une administration pour appliquer cette vision politique collective. Et pour piloter cette administration, il faut aussi un cabinet. Ce dernier doit être totalement indépendant de la commune. On ne peut pas imaginer une mutualisation. Pourquoi ? Parce que cela voudrait dire que l’agglomération devient la courroie de transmission d’une commune, que ce soit Avignon ou une autre. Ce n’est pas acceptable », répète l’ancien présentateur du JT. Crédit : Echo du mardi

Devenir la capitale française des ICC
L’occasion pour le premier édile de la cité des papes d’évoquer un grande dossier transport plein de promesse pour l’agglomération : le SERM (Service express régional métropolitain) du Grand Avignon. « Sur le papier, c’est quelque chose de très intéressant, constate-t-il. La clef de la réussite de ce projet résidera avant tout dans l’offre de cadencement et le coût des investissements. Il faudra cependant s’attendre à des discussions assez serrée avec la SNCF ainsi qu’avec les deux régions, celles de Paca, mais aussi d’Occitanie’ où nous pourrons compter sur la mobilisation de nos maires gardois », prévient-t-il déjà.
Au-delà des problématiques de mobilités, Olivier Galzi reconnaît que le Grand Avignon est aussi au cœur d’autres grands enjeux comme la transition énergétique, transition écologique la culture ou bien encore le développement économique.
« Je souhaite qu’Avignon devienne la capitale française des Industries culturelles et créatives (ICC) », annonce le maire d’Avignon qui voit là l’occasion d’allier attractivité économique et culture.
« Je veux capitaliser sur ce nom historiquement et mondialement connu qu’est Avignon pour attirer des entreprises et des moyens », martèle-t-il.

« Je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. »

Quel fonctionnement pour l’agglomération ?
« L’agglomération, c’est une table ronde avec 16 maires qui sont 16 pairs. Des maires qui mettent tous les mains dans le cambouis. C’est pour cela que je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. Pourquoi ? Parce que cela veut dire que nous jouons la carte de la solidarité. Je ne peux pas dire : ‘ne vous inquiétez pas, je suis la ville-centre et je travaillerai pour vous’. Non, tout le monde va travailler pour tout le monde. Les communes les plus éloignées vont travailler pour l’ensemble de l’agglomération et le centre se mobilisera pour sa périphérie. C’est pour cela que je compte m’appuyer sur le conseil des vice-présidents qui réunira les maires des 16 communes membres de l’agglo afin que chaque commune prenne la place qui est la sienne pour faire vivre ce collectif. Et, je le répète, pour cela ils pourront compter sur un cabinet et une administration du Grand Avignon indépendante ce celle d’Avignon. » (voir aussi encadré : ‘Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo’)

L.G.


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Comme nous l’avions annoncé en juillet dernier, le journaliste vedette Olivier Galzi vient officiellement d’annoncer sa candidature à la mairie d’Avignon lors des prochaines élections municipales qui se dérouleront les dimanches 15 et 28 mars 2026. Dans un premier entretien avec la presse locale, le candidat désormais ‘déclaré’ évoque les grands axes de sa campagne qui priorise notamment la sécurité, la propreté et la mobilité.

« Face à l’urgence de la situation nationale, il me semble plus que jamais indispensable de ne plus tomber dans ces logiques partisanes dépassées. Il faut se focaliser à 100% vers l’intérêt de la ville d’Avignon. Vers ce que moi j’appelle, le bon sens », synthétise Olivier Galzi qui ambitionne d’impulser un grand mouvement citoyen qui sera ‘le parti d’Avignon’.
Pour redonner davantage d’attractivité à la cité des papes, le candidat entend pour cela s’appuyer sur un triptyque de base : sécurité, propreté, mobilité.
« Si dans la rue, nous ne sommes pas en sécurité, on peut raconter tout ce que l’on veut, on peut monter tous les projets, cela ne marche pas. La sécurité, c’est le chantier numéro 1. Si ensuite, la rue n’est pas propre, qu’elle n’est pas belle, je ne vois pas comment on la rend attractive. Le deuxième chantier, c’est la propreté. Enfin, si pour accéder à cette rue où chez soi, on perd une heure, cela ne fonctionne pas non plus. La circulation, c’est le troisième chantier à mettre en œuvre en urgence. »

LEO : « C’est fondamentalement criminel. »

Evoquant le dossier de la LEO (Liaison Est-Ouest) pour illustrer ces problématiques de mobilité, Olivier Galzi reconnaît que c’est l’un des dossiers qui l’a incité à se lancer dans la bataille des prochaines municipales : « Quand on voit qu’on a discuté de ce projet pendant 30 ans : l’’augmentation du trafic, l’augmentation de la population, les problèmes de congestion que cela allait créer… Cela fait des décennies que nous savons que ces difficultés arrivaient. Alors que dans le même temps, on a réussi à avoir un tracé, une DUP (Déclaration d’utilité publique), un financement et que pour des questions de petites politiques politiciennes locales, on enterre le projet. Je suis absolument scandalisé car on asphyxie des dizaines de milliers de personnes sur la rocade et on asphyxie les commerçants du centre-ville. Pourtant la solution au trafic sur la rocade, elle a nom : c’est la LEO. Mais parce qu’on a été en dessous de tout sur ce dossier et que l’on a déjà pris une mauvaise décision, on veut en dégainer une deuxième aujourd’hui, aussi mauvaise, avec l’interdiction des poids lourds de plus de 38 tonnes. »

Un crime de ‘léo-majesté ‘
« Mais le résultat, poursuit le candidat, c’est que les transporteurs iront ailleurs sous peine de mettre la clef sous la porte ou qu’ils affrèteront deux camions de 19 tonnes à la place. On va donc multiplier par deux la pollution et on va asphyxier encore un plus les habitants de la Rocade qu’on est en train de tuer à petit feu. C’est fondamentalement criminel alors qu’il y a des voies alternatives et que je le répète : la solution existe, c’est la LEO. »
Un dossier dans lequel, Olivier Galzi s’étonne qu’une action de groupe n’ait pas encore été intentée : « Quelqu’un se réveillera forcément un jour et attaquera les pouvoirs publics qui seront mis devant leurs responsabilités. »

Crédit : DR

Une attractivité en berne
« Tout cela, c’est le genre de décisions qui n’ont fait qu’affaiblir Avignon », se désole le journaliste-candidat qui constate l’attractivité commerciale grandissante de Nîmes et Marseille ou bien encore l’attractivité culturelle d’Arles, là où la cité des papes décroche peu à peu.
« Je ne comprends pas qu’Avignon, avec les atouts qui sont les siens, soit dans cette situation. Comment ne pouvons-nous pas faire mieux que ça ? J’ai travaillé dans 22 territoires différents et franchement, à Avignon, on est béni des papes, si j’ose dire. »
Il faut dire qu’Olivier Galzi a eu autre vie que celle de journaliste. Durant plus de 5 ans, il a été aussi vice-président du groupe d’ingénierie et de gestion d’infrastructures Edeis.

« J’ai voulu passer à l’action sur le terrain économique car j’ai constaté qu’on allait droit dans le mur au niveau national parce que nous avions un système hyper centralisé où Paris imposait tout aux territoires. A l’inverse, je me suis dit que les solutions ne pouvaient venir que des territoires. Mais comme il y a de moins en moins d’argent public, il a fallu prendre notre destin en main en trouvant des sources de financement. Pour les territoires, ces leviers là s’appellent ‘les infrastructures’. J’ai donc dirigé un groupe de 1 200 personnes qui étaient dans ce secteur, mais plutôt comme un ingénieriste. En 7 ans, je l’ai transformé en ce que l’on a appelé ‘L’allié des territoires’. Dans ce cadre, j’ai créé des sociétés à mission, les premières sociétés à mission dans les ports et dans les aéroports notamment. Bref, nous avons fait du marketing territorial en faisant en sorte que ces infrastructures servent les territoires où elles sont enracinées. »

Un avignonnais parachuté à… Avignon
Régulièrement interpellé sur son éventuel parachutage, Olivier Galzi rappelle qu’il a fait son primaire à Saint-Saturnin-lès-Avignon puis ses études au collège Joseph-Vernet et au lycée Frédéric Mistral avant d’obtenir son diplôme Communication et sciences du langage à l’université d’Avignon.
« Après, je suis parti à Grenoble pour faire Sciences Po », non sans avoir fait auparavant des stages au sein de l’hebdomadaire Le Comtadin ainsi que la chaine locale Canal A en Courtine.
« Je voulais faire de la télé, alors je suis allé à Paris car France 3 local n’a pas voulu de moi », poursuit le journaliste.
C’est là, qu’après avoir débuté sur France 2 avant de finir sur LCI, il va présenter pendant de nombreuses années ‘Galzy jusqu’à minuit’ sur I-Télé. « Je travaillais du lundi jusqu’au jeudi sur Paris, cela me permettait de passer la moitié de mon temps à Avignon où y sont scolarisés mes filles et où se trouve ma famille. Puis quand j’ai décidé d’arrêter la télévision, c’est au RCS (Registre du commerce et des sociétés) d’Avignon que j’ai inscrit ma société. Donc oui, je suis un Avignonnais et je suis chez moi. »
« Mais cela veut dire quoi cette question ? C’est insupportable en fait car c’est signer le déclin d’Avignon. Il faut ouvrir les fenêtres, il faut ouvrir les portes. Il ne faut pas faire des barrages, il ne faut pas construire des remparts. Les gens qui aiment Avignon et qui y viennent ils deviennent des avignonnais comme nous. Celui qui demain dépensera son argent, son énergie et qui viendra y installer sa famille pour y apporter la vie avec son expérience et sa richesse, je lui dis ‘bienvenue’. »

Edeis intervenant également dans le domaine culturelle, le groupe a été à la manœuvre à Nîmes pour la gestion des monuments romains de la ville ainsi qu’à Orange, au théâtre antique avec le spectacle de l’Odyssée Sonore récompensé d’un Award de l’innovation à Las Vegas en 2023.
« Nous avons proposé à Nîmes les journées de la romanité qui sont un véritable succès aujourd’hui. Un événement familial qui rapporte plus d’argent aux commerçants et aux hôteliers que la Féria. Nous voulons reproduire la même chose pour Avignon qui dispose d’un passé tout aussi glorieux. Il ne suffit plus de se contenter de recevoir des cars de chinois ou de japonais ainsi que des touristes internationaux sur le quai des allées de l’Oulle pour leur faire visiter la ville en 5 minutes avant qu’ils ne repartent. Le palais des papes peut nous apporter autre chose qu’un joyau qui ne brille pas assez. »
Côté infrastructure Olivier Galzi aura aussi des pistes à proposer concernant le parc des expositions ou bien encore l’aéroport puisqu’il en a géré 17 au sein d’Edeis. « Nous évoquerons cela précisément à partir du début de l’année prochaine, après notre première réunion publique qui se déroulera en novembre. »

« Si la commune centre est à la tête de l’agglo cela fonctionne, si elle ne l’est pas, cela ne marche pas. »

Remettre Avignon au centre de son bassin de vie
S’appuyant sur son expérience au sein du groupe Edeis, Olivier Galzy rappelle que dans les filiales des territoires où il est intervenu « si la commune centre est à la tête de l’agglo cela fonctionne, si elle ne l’est pas, cela ne marche pas et cela quelque soit la couleur politique des communes concernées. Ici, on a fait le choix de voter contre la ville-centre. Mais comment peut-on ? Cela n’a pas de sens. Si un bras vote contre son cœur, c’est le corps entier qui va dépérir. Il est donc urgent que l’agglo s’aligne avec la ville. »
Au-delà du périmètre actuel de l’agglomération, Olivier Galzi estime qu’il faut également tendre davantage la main aux territoires qui nous entourent, tout particulièrement Terre de Provence « Il faut raisonner en bassin de vie », martèle-t-il.

Une vision concentrique du territoire
Avant de penser au bassin de vie, le candidat rappelle cependant qu’il faut d’abord se concentrer sur la cité des papes.
« Notre action doit être concentrique, la ville en premier lieu, puis l’agglomération pour éviter que l’on se retrouve dans une situation ubuesque comme le dossier de la collecte des déchets parce qu’il n’y a pas d’alignement entre l’agglomération et la ville. »
« Le troisième et le quatrième cercle se sont le Département et la Région. Le Conseil départemental de Vaucluse qui, avec sa présidente Dominique Santoni, rappelle sa volonté de mener une politique de bon sens comme nous voulons le faire à Avignon. Et la Région Sud de Renaud Muselier avec qui il faut maintenir les meilleurs canaux de communication possible afin de relancer des dossiers comme celui de la LEO, si cela est encore possible. »

Crédit : DR

« Enfin, le dernier cercle : le national. Ma vie passée fait que j’ai effectivement côtoyé, c’est-à-dire interviewé, les responsables politiques et économiques de tous bords. Donc demain, quand il faudra prendre son bâton de pèlerin pour Avignon et monter à Paris pour frapper à la porte du ministre des Transports, à celle du futur Premier ministre ou même aller frapper à celle de la présidence de la République, je suis en capacité de le faire. Ce que je souhaite avant tout c’est apporter mon réseau aux Avignonnaises et aux Avignonnais. Je suis un Avignonnais qui est allé, à un moment donné dans sa vie, travailler à Paris et qui, aujourd’hui, revient fort de cette richesse et de cette expérience pour essayer d’en faire bénéficier sa ville. Car que je crois qu’il y a une vraie urgence. »

« Mon patron, c’est Avignon. »

Interrogé sur son positionnement sur l’échiquier politique, Olivier Galzi assure être « un simple citoyen-électeur qui met un bulletin dans les urnes avignonnaises depuis pas mal de temps. Attention, je n’ai pas dit que j’étais au centre mais avec ce qu’il se passe au niveau national je suis surtout avec ceux qui veulent mettre un peu de bon sens dans cette ville. Après, la liberté est l’une des valeurs que je chéris le plus. Je crois beaucoup à la liberté. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’être en dehors des partis. Parce que quand on appartient à un parti, qu’on le veuille ou non, on n’est pas libre. On est collé aux sorties nationales du leader de son parti. On est collé aux alliances nationales du leader son parti. Moi, mon patron, ce n’est pas un président ou une présidente de parti. Mon patron, c’est Avignon. »

Au final, quand on aborde de possibles alliances ou ralliements, le candidat ne s’oppose à aucun soutien.
« J’en ai assez de ceux qui sont contre. Il serait peut-être temps de voter pour. Pour un projet tout particulièrement, même si je constate un émiettement des candidats. Ce n’est pas une bonne solution pour Avignon. Après, il suffit de mettre sa ville avant son parti. Chacun a ainsi le droit de me rejoindre. »
« Aujourd’hui, la solution partisane n’est pas une solution au niveau municipale pour Avignon, insiste-t-il. La dynamique est clairement de notre côté et nous sommes en train de créer le premier parti d’Avignon : celui du bon sens. »

« Ce qui est bien, il faut le dire, ce qui ne va pas, il faut le changer. »

Même position, concernant les candidats de la majorité municipale actuelle avec un bémol cependant : « J’ai lu qu’il était interdit de parler de droit d’inventaire. Ce n’est pas une bonne base », juge-t-il.
Un devoir d’inventaire que l’ex-présentateur n’entend cependant pas user à tort et à travers.
« Le bon sens déjà, ce n’est pas d’arriver en disant : ‘ça c’est nul. Moi, je vais tout faire bien’. Le bon sens, c’est de reconnaître qu’il y a des choses bien qui ont été réalisées. Quand on met en place une cantine scolaire avec de la nourriture de meilleure qualité pour moins cher, c’est une très bonne chose. Quand on regarde ce que sont devenues la rue de Carreterie ou la place Saint-Didier par rapport à l’époque où le stationnement y était anarchique, c’est une vraie réussite. Néanmoins, ce que je trouve dommage, c’est de faire du beau sans proposé un espace public propre et sécurisé. Il faut dire les choses avec franchise : ce qui est bien, il faut le dire, ce qui ne va pas, il faut le changer. C’est cela que je propose. »

Pour illustrer son propos, Olivier Galzi s’empare d’un sujet particulièrement clivant : le plan faubourgs. « C’est évident que cela ne fonctionne pas, car on a parfois créé des souricières où les riverains peuvent mettre jusqu’à 45 à 50 minutes pour un faire le tour d’un pâté de maison afin de rentrer chez soi. C’est un système qui, globalement, a généré beaucoup de problèmes de circulation. Mais il y a des solutions car aujourd’hui, je n’entends pas les avignonnaises et les avignonnais me dire qu’il faut supprimer le plan faubourg. Ce que j’entends de leur part c’est : ‘ici on inverse ce sens interdit’, ‘là on remet la circulation dans cet axe… Il faut donc le modifier en concertation avec les habitants. Quand j’entends dire que certain veulent le rayer d’un trait de plume, pour moi, c’est du poujadisme. Cela, c’est tout sauf une proposition. Moi, je ne suis pas le candidat des colères. Je suis le candidat des solutions. En tout cas, c’est ce que je souhaite être. »


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

L’ancien élève du lycée Mistral va-t-il mettre tout le monde d’accord ? Evoquée depuis plusieurs mois, la piste d’une candidature du journaliste Olivier Galzi à la mairie d’Avignon est désormais de plus en plus plausible. A l’image de Patrick de Carolis, son ancien patron aujourd’hui maire d’Arles, il ambitionne de mettre ses réseaux et son expérience au service de la municipalité de la cité des papes. Ce représentant de la société civile aura pourtant fort à faire, car les candidats ne manquent pas pour succéder à la maire actuelle qui ne se représente pas.

En renonçant à briguer un 3e mandat à la mairie d’Avignon comme elle en avait fait la promesse dès sa prise de fonction, Cécile Helle a très largement ouvert le champ des possibles à l’occasion des prochaines élections qui se joueront en mars 2026.
Rarement en effet, des municipales auront été aussi indécises dans la cité des papes. Il faut dire qu’à ce jour l’équation est à multiple inconnus et ils sont nombreux à vouloir prendre la tête de seule grande ville du Sud-Est détenue par la gauche avec Marseille.

Qui pour récupérer le fauteuil de la ‘patronne’ ?
Du côté de la majorité actuelle, à ce jour ils sont déjà trois à s’être déclarés vouloir récupérer le fauteuil de ‘la patronne’, qui a bien pris soin de ne pas désigner de successeur.
Sur la ligne de départ : Joël Peyre, conseiller municipal délégué aux finances, qui a été le premier à ce lancer en avril dernier, Paul-Roger Gontard, adjoint au maire délégué au développement territorial et urbain, et David Fournier, adjoint délégué à l’administration générale et au personnel, qui après avoir réuni près de 250 personnes pour son premier rassemblement officiel est en train de fédérer sans bruit l’essentiel des partis de gauche qui, majoritairement prônent une union dès le premier tour.
Trois profils différents, mais qui tous s’inscrivent dans la continuité en revendiquant le bilan des deux mandats de la majorité municipale de Cécile Helle.

« La radicalisation du mouvement ces derniers mois semble pousser chaque jour davantage LFI hors du champ de la gauche républicaine. »

La gauche républicaine empêtrée dans la toile LFI ?
Pour eux, la clef du succès sera très certainement leur positionnement par rapport à La France Insoumise (LFI). Grand vainqueur des dernières élections législatives après le parachutage du fort controversé Raphaël Arnault, le parti de Jean-Luc Mélenchon ambitionne de présenter systématiquement des candidats dans toutes les villes de plus de 9 000 habitants.
Cependant, la radicalisation du mouvement ces derniers mois semble pousser chaque jour davantage LFI hors du champ de la gauche républicaine. En plus, localement La France Insoumise a publiquement annoncé sa volonté d’une « rupture avec le bilan de la majorité municipale actuelle ».
Inacceptable pour les 3 candidats ‘Helliste’ pour qui la difficulté désormais se résume à : Comment siphonner l’électorat LFI sans s’afficher aux côtés du mouvement de ‘la tortue sagace’ ?

Le RN en position d’arbitre
A droite, pas davantage de certitudes. Si le RN sait à quoi s’en tenir, fort de ses 45,02% au second tour des dernières élections législatives sur Avignon l’an dernier ainsi que de ses 30,06% au 2e tour des municipales de 2020 dans la cité des papes, il n’a finalement remporté aucun de ces deux scrutins. Ni Catherine Jaouen, la députée sortante, ni Anne-Sophie Rigault, la leader de l’opposition municipale n’ayant réussi à arracher la victoire au profit de la formation politique de Marine Le Pen. Un plafond de verre qui aurait même incité le RN à envisager de parachuter un cacique du parti afin de tenter de rafler la mise. Le très médiatique député RN du Nord Sébastien Chenu, ayant aussi des attaches dans le Pays d’Arles, a longtemps figuré en pole position même si sa désignation ne semble plus à l’ordre du jour. Pour l’heure, le RN n’a donc officialisé aucune candidature dans cette ville où il totalise un bon tiers des voix. Pas forcément suffisant toutefois dans une commune qui s’est ‘boboïssée’ dans son cœur et radicalisée dans sa périphérie. Il est vrai qu’Avignon présente aujourd’hui un profil électoral ressemblant plus à celui d’une métropole, voire à la Seine-Saint-Denis ou au quartier Nord de Marseille par endroit, qu’à une traditionnelle ville moyenne. Le RN le sait et table sur une triangulaire ou quadrangulaire pour s’affranchir du sempiternel front républicain.

« Depuis Marie-Josée Roig, la droite avignonnaise est ‘éparpillée par petits bouts, façon puzzle’. » 

Une droite « éparpillée, façon puzzle »
Pour le reste de la droite, il faut bien reconnaître que depuis Marie-Josée Roig, maire d’Avignon de 1995 à 2014 décédée l’an dernier, l’opposition ‘classique’ est plutôt « éparpillée par petits bouts, façon puzzle ».
S’appuyant sur Avignon Passion, l’association dont il est président, Le Républicain, Julien Aubert souhaite depuis plusieurs mois maintenant remettre tout le monde en ordre de bataille. Sa récente intervention dans nos colonnes sur les questions de mobilités, dont il a saisi qu’elles constitueraient un de enjeux majeurs de la future élection, prouve sans conteste ses ambitions. Pour autant, l’ancien député de la 5e circonscription de Vaucluse n’a encore jamais annoncé sa candidature, ménageant le suspens car il se sait coincé par une image ‘trop à droite’, notamment liée à ses prises de position Rassemblement Bleu lavande et Oser la France. Julien Aubert a très bien compris, qu’entre les épouvantails des deux extrêmes (LFI et RN dont il peut aspirer une partie des électeurs), c’est au centre que devrait se jouer le fauteuil du maire d’Avignon. Il ne se déclarera donc que s’il estime avoir une chance de rassurer et rassembler cette partie de l’électorat.

Les partis de la majorité présidentielle veulent peser sur le scrutin
Quant aux partis présidentiels, les chefs de file émergent peu à peu. Julien Paudoie, l’actuel élu d’opposition à Rochefort-du-Gard également conseiller communautaire Grand Avignon, vient ainsi tout juste d’être désigné par le parti présidentielle Renaissance pour mener campagne sur Avignon. De son côté Valérie Wagner, DGS de Caumont-sur-Durance, veille aux destinés d’Horizons, la formation de l’ancien premier ministre Edouard Philippe. Enfin, le divers droite Michel Bissière, conseiller régional délégué à la création artistique en Région Sud siégeant aussi dans les rangs de l’opposition municipale entend avant tout « faire barrage aux extrêmes ».
Tous ensembles, avec Christian Paly ancien élu d’opposition aujourd’hui Renaissance, et Annabelle Vega de l’UDI, ils viennent de lancer le collectif Voix d’Avignon afin de se lancer dans la course des prochaines municipales. Avec un objectif : peser sur le scrutin en faisant du centre, l’axe gagnant de ce scrutin. Dans quelle mesure y arriveront-il ?

Les prétendants sont nombreux à vouloir succéder en 2026 à Cécile Helle dans son fauteuil de l’Hôtel de Ville d’Avignon. Crédit : FredP-Adobe stock

Une 3e voie pour un représentant de la société civile ?
Devant tant d’incertitudes, les scénarii semblent multiples. Laissant même, pourquoi pas, la place à une 3e voie, celle d’un représentant de la société civile. Ni réellement à droite, ni réellement à gauche, ce candidat ‘idéal’ devra déjà éviter l’écueil d’un parachutage en affichant un lien fort avec la cité des papes. Il devra aussi être un pont avec le monde économique locale, domaine qui se sent particulièrement délaissé sur ce territoire. Enfin, dans une ville comme Avignon, il devra également avoir une forte appétence pour le secteur culturel.

Un prétendant répond à ce portrait-robot : le journaliste Olivier Galzi. Si son nom était murmuré depuis plusieurs mois, cette possibilité prend réellement corps aujourd’hui. L’ancien élève du collège Joseph Vernet, puis du lycée Mistral et du DEUG Communication et sciences du langage de l’université d’Avignon songe très sérieusement à se lancer lui aussi dans la course. A l’image de Patrick de Carolis, son ancien patron au sein de France Télévisions et maire d’Arles depuis 2020 dont il est originaire, Olivier Galzi souhaite donc mettre son expérience et ses réseaux aux services de la cité des papes qu’il n’a jamais réellement quitté durant toute sa carrière.

Qui est Olivier Galzi ?
Après ses études à Avignon, il sera diplômé de Sciences Po Grenoble et titulaire d’un certificat en relations internationales et management de l’École nationale d’administration publique du Québec (ENAP). C’est en 1994, que débute sa carrière de journaliste. Il réalise alors des reportages pour Le Figaro, Le Point et Jeune Afrique au Rwanda, dont le premier entretien international du général Kagamé.
En 1998, il se rendra en Afghanistan où il interviewe le commandant Massoud. C’est à cette époque qu’il rejoint France Télévisions en tant que reporter puis grand reporter pour les journaux télévisés et l’émission Envoyé spécial. Il deviendra ensuite présentateur du JT de Télématin et ponctuellement de ceux de 13h et de 20h. Il assure également la présentation de nombreuses émissions spéciales.
En 2011, il intègre I-Télé, la chaîne d’information continue du groupe Canal+, qu’il quitte en 2018. C’est à ce moment-là que celui qui a été président pendant 6 ans du Press Club de France rejoint le groupe TF1 comme journaliste présentateur et rédacteur en chef de l’émission ‘9H Galzi’, diffusée sur LCI.

France Télévisions, I-Télé, LCI, le journaliste avignonnais Olivier Galzi est aussi un spécialiste de la gestion des infrastructures dans les territoires. Crédit : DR

Un savoir-faire dans la gestion des monuments et leur animation
En 2020, Olivier Galzi décide de changer de secteur pour devenir vice-président exécutif dugroupe Edeis, en charge de la stratégie, de la communication et du développement, poste qu’il occupera jusqu’à la revente du groupe en 2025. Il va transformer ce groupe d’ingénierie pour. en faire ce qu’il a appelé « l’allié des territoires », à savoir une boîte à outil globale au service des territoires, allant de la conception à la gestion des infrastructures. Durant cette période, Edeis va notamment récupérer la gestion du théâtre antique d’Orange, où cet acteur dans le domaine de l’ingénierie et de la gestion d’infrastructures va développer l’Odyssée sonore, un spectacle immersif récompensé d’un Award de l’innovation 2024 au CES de Las Vegas. Dans la région, Edeis assure aussi la gestion des monuments romains de la ville de Nîmes (Arènes, Maison Carrée et la Tour Magne) depuis 2021.

Aujourd’hui, celui qui a été formé à l’Institut des Hautes Études de l’Entreprise (IHEE) revendique « une expérience journalistique de haut niveau à une vision stratégique de l’entreprise et des enjeux territoriaux ». C’est à ce titre qu’il a créé OG Consulting et production, une société de conseil spécialisée dans le secteur de la communication et de la stratégie. Dans le cadre de cette société, il a accompagné différents groupes dans leur stratégie de développement et de communication (Cartier, Vacheron Constantin, Transdev, Valeo, Michelin, Edeis…). Un parcours qui pourtant ne l’a jamais éloigné d’Avignon. Avec ou sans lui ? La réponse devrait tomber avant l’automne pour Olivier Galzi.

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