19 janvier 2026 |

Ecrit par le 19 janvier 2026

‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

L’ultime chef d’œuvre de Verdi

Falstaff créé en 1893, est l’ultime chef d’œuvre de Verdi qui décède en 1901. Opéra d’une modernité saisissante, inspiré de Shakespeare, c’est parmi les autres opéras de Guiseppe Verdi – Aïda, La Traviatta, Rigoletto, pour ne citer que les plus célèbres – l’un des plus joyeux tout en étant d’une beauté musicale saisissante. 

Falstaff, les joyeux joujoux de Windsor, une adaptation originale et pétillante d’Andrea Piazza

On est loin de l’opéra bouffe originel tiré de Shakespeare qui mettait en scène un Sir John Falstaff, flambeur notoire ventru, coincé par des dettes et décidé à séduire deux riches bourgeoises pour s’en sortir. Ici, avec malice, le metteur en scène Andréa Piazza a replacé l’action dans le monde des jouets, souhaitant une plus grande identification et proximité, afin d’imaginer un monde nouveau et meilleur. Avec cette adaptation ludique et participative, les spectateurs sont invités à rejoindre l’aventure, à chanter et à se prêter au jeu, à célébrer le théâtre et la musique pour se retrouver… et de faire du monde une farce.

Falstaff, un vieux robot cabossé

Falstaff, vieux robot cabossé, jadis jouet préféré de la maison Windsor, est relégué dans un coin, alors que les jouets s’animent dès que les enfants ont le dos tourné. Bien décidé à reconquérir sa place dans le cœur des enfants, il élabore un plan audacieux : séduire Alice et Meg, les deux nouvelles poupées stars du placard. S’ensuit un joyeux chassé-croisé de manigances, de déguisements et de quiproquos.

D’après Falstaff de Giuseppe Verdi (1893)
Arrangement dramaturgique : Andrea Piazza
Arrangement musical : Massimo Fiocchi Malaspina
Traduction française : Renaud Boutin
Coproduction : Opéra Grand Avignon et Teatro Sociale di Como

Le concept de l’opéra participatif

L’idée est de faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active du public ,  en lui donnant l’ occasion de chanter en direct depuis la salle , lors de la représentation. Six chants participatifs et un chant signe sont au programme. Pour s’y préparer  des ateliers pour apprendre les chants à  interpréter pendant le spectacle sont prévus. Partitions et airs disponibles sur operagrandavignon.fr
Gratuit sur inscription : actionsculturelles.opera@grandavignon.fr
Rendez-vous juste avant le spectacle : Samedi 17 janvier. 14h30 à 15h30. Dimanche 18 janvier. 14h30 à 15h30

Samedi 17 janvier. 16h. Dimanche 18 janvier. 16h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40 / www.operagrandavignon.fr


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

À l’occasion de son Bicentenaire, l’Opéra Grand Avignon poursuit la célébration de ses 200 ans avec le lancement, le 12 janvier dernier, du second et dernier livret du Mystère de l’Opéra. Un jeu inédit mêlant patrimoine, création et participation du public, au cœur d’une année anniversaire particulièrement foisonnante.

Inauguré en 1825, l’Opéra Grand Avignon traverse deux siècles d’histoire marqués par les incendies, les guerres, les reconstructions et les mutations artistiques. Toujours en activité, il demeure aujourd’hui un lieu central du spectacle vivant, profondément ancré dans la vie culturelle du territoire.

Anniversaire
Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, l’institution a choisi de s’adresser directement au public à travers un jeu patrimonial original, Le Mystère de l’Opéra. Lancé en octobre 2025, ce dispositif ludique propose une immersion dans l’histoire et les coulisses de l’Opéra avec, à la clé, une récompense hors norme.

Un trésor unique à la clé
Le gagnant du jeu remportera une place nominative donnant accès à l’ensemble des opéras et spectacles de ballet programmés par l’Opéra Grand Avignon pendant… 200 ans ! Cette distinction symbolique sera matérialisée par une clé et un coffret réalisés par l’atelier des accessoiristes de l’Opéra.

Quatre nouvelles énigmes pour clore l’enquête
Après un premier livret largement diffusé, toujours disponible à la billetterie et en ligne, un second et dernier livret est proposé depuis le 12 janvier 2026. Il comprend quatre nouvelles énigmes inspirées de l’univers lyrique, de l’architecture et du spectacle vivant. Ouverts à tous les âges et à tous les niveaux, ces défis invitent les participants à recomposer une phrase mystère finale. Les réponses devront être déposées avant la fin du jeu pour tenter de remporter le prix du Bicentenaire.

Une année 2026 rythmée par de grands rendez-vous
Le lancement de ce second livret s’inscrit dans une programmation anniversaire étendue sur toute l’année 2026. De janvier à mai, des visites de l’Opéra seront proposées, ponctuées d’interventions artistiques du chœur ou du ballet, intégrées au parcours de découverte du bâtiment. Cinq dates sont d’ores et déjà prévues, alternant présence du chœur et du ballet entre janvier et mai. Ces moments permettront au public de rencontrer les artistes permanents et de découvrir l’Opéra sous un angle intime, loin du cadre traditionnel de la scène.

Recherche, transmission et création au cœur du Bicentenaire
En février 2026 paraîtront aux éditions universitaires d’Avignon les actes des colloques du Bicentenaire, issus de rencontres organisées en 2023 et 2024 en partenariat avec l’Université d’Avignon. Ces travaux offrent une analyse pluridisciplinaire du rôle artistique, historique et sociétal de l’Opéra sur deux siècles. Le 11 avril prochain, l’Opéra fera revivre le Marathon de la danse, inspiré des concours d’endurance des années 1920. Dans une version festive, des duos costumés danseront pendant 200 minutes quasi ininterrompues, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un couple, sous les encouragements du public. Le 11 juin, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon proposera un concert de restitution. Issu d’un projet éducatif mené avec des écoles des quartiers prioritaires, ce chœur d’enfants présentera un programme aux influences françaises, espagnoles et algériennes, aboutissement de huit mois de travail artistique.

Une mémoire partagée avec la ville
À la rentrée 2026, l’Opéra investira l’espace public avec une déambulation lyrique dans le centre-ville d’Avignon. Chanteurs, danseurs, musiciens et chorales feront revivre un opéra en extraits chronologiques, invitant le public à chanter avec les artistes grâce à des partitions mises à disposition. En septembre paraitra également l’ouvrage L’Opéra Grand Avignon, patrimoine vivant depuis 1825 de Julie Deramond, spécialiste de l’histoire de l’Opéra, retraçant deux siècles de vie lyrique à partir de recherches approfondies et de témoignages.

Une grande exposition
Enfin, une grande exposition de fin d’année viendra clore les célébrations. Déployée sur plusieurs sites, dont la Villa Créative, l’Opéra et les mairies du Grand Avignon, elle mettra en valeur archives, costumes, photographies, œuvres et témoignages. Un appel à contribution des habitants permettra d’enrichir ce patrimoine partagé.
Calista Contat-Dathey


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

De l’entrain, des répliques savoureuses, une distribution de choix évoluant dans un décor judicieux : Compagny comblera tous les amoureux de comédies musicales

Une pièce novatrice dans l’histoire de la Comédie Musicale

En 1970, Company marque le début du règne des comédies musicales écrites par Stephen Sondheim et mises en scène par Harold Prince. Le thème – ici le mariage – prend le pas sur la narration. Ce « concept musical » est novateur mais conquit le public de l’époque même si c’est déroutant. C’est la première fois également que Stephen Sondheim utilise un clavier électrique, un rock-si-chord, dans ses orchestrations. Il faudra attendre 2011 pour voir le spectacle joué en France.

Sous forme de 11 tableaux, cette comédie musicale suit Bobby, 35 ans qui n’est toujours pas mariés. Chaque scène explore les relations humaines et amoureuses et questionne la peur de l’engagement de Bobby.

Créé par Stephen Sondheim en 1970

L’auteur et compositeur new-yorkais Stephen Sondheim  (1930-2021) est un artiste prolixe. On lui doit notamment la musique et les paroles de Saturday Night (1954), A Funny Thing Happened On The Way To The Forum (1962), Anyone Can Whistle (1964), Company (1970), Follies (1971), A Little Night music (1973), The Frogs (1974), Pacific Overtures (1976), Sweeney Todd (1979), Merrily We Roll Along (1981), Sunday In The Park With George (1984), Into The Woods (1987), Assassins (1991), Passion (1994), Road Show (2008) et Here we are (2023), ainsi que des paroles de West Side Story (1957), Gypsy (1959), Do I Hear A Waltz ? (1965) et les paroles supplémentaires de Candide (1973).

Des artistes renommés

Stépahane Laporte qui a adapté le livret est bien connu pour son adaptation musicale du Titanic à l’Opéra de Liège, celle du Roi Lion à Mogador sans compter les comédies musicales les plus célèbres produites à Broadway telles Un Violon sur le toit, Frankenstein Junior ou le Le Magicien d’Oz. Récemment on l’a remarqué au festival d’Avignon 2023 avec la création de Dolores et la reprise de Colorature

Une distribution choisie

« La distribution française est composée des meilleurs comédiens de comédie musicale français et peut être même d’Europe ! Bien que le texte soit en français, les chansons et les paroles sont en anglais, la langue maternelle de Stephen Sondheim. Les interprètes  parlent couramment les deux langues, dialecte et accent servant ainsi le texte du livret », nous précise le chef d’orchestre Larry Blank. 

Dimanche 28 décembre. 15h. Mardi 30 décembre. 20h. Mercredi 31 décembre. 20h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

Une convergence d’envies entre le directeur de l’Opéra Grand Avignon Frédéric Roels, le chorégraphe Martin Harriague, le directeur de l’Orchestre National Avignon-Provence (ONAP) Alexis Labat et le musicien associé pour les saisons 2025-2027 Fabien Cali.

Ils sont 4, comme un seul homme dans la même volonté de travailler ensemble et de donner corps à l’unique ballet composé par Beethoven, ‘Les créatures de Prométhée’. Si pour Frédéric Roels ce partenariat renoue avec une tradition remontant au XIXe siècle, le recours à l’Orchestre est plus rare mais la nomination de Martin Harriague donnant une dimension plus contemporaine au Ballet et la résidence de l’auteur-compositeur Fabien Cali à l’ONAP ont permis de concrétiser cette envie de créer ensemble.

Le mythe de Prométhée est déjà un défi

Prométhée osa défier Zeus en volant le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Pour cet acte de rébellion et de générosité, il sera puni d’une souffrance éternelle : enchaîné sur un rocher du Mont Caucas, un aigle viendra chaque jour lui dévorer le foie qui se régénère chaque nuit.  Au-delà du récit antique, cette nouvelle pièce interroge ce que signifie “voler le feu” aujourd’hui : dans un monde où l’humain s’arroge le pouvoir de contrôler et de détruire, Prométhée, lui, ne dérobe pas la flamme pour anéantir, mais pour offrir aux hommes la source même de la connaissance, de la vie, et… de l’amour.

Pourquoi ‘Les Créatures de Prométhée’ de Beethoven ?

Le directeur du Ballet Martin Harriague s’en explique : « Parce que c’est un ballet qui se donne très peu. On connaît l’ouverture des  Créatures de Prométhée de Beethoven mais la pièce en entier est rare. Le projet est donc original. La collaboration avec Fabien Cali était très alléchante : prendre les partitions de Beethoven, ne pas hésiter à les manipuler, partir de la musique originale, la détourner, y revenir mais faire en sorte que tout ce retrouve dans chaque tableau, chacun étant pourtant très court ,s’enchaînant rapidement même si la musique de Beethoven est explosive, forte, épique. » Elle lui correspond, lui qui  aime que la danse soit musique, « que les corps traduisent les notes et laissent voir ce qu’on entend. »

Processus artistique

Martin Harriague n’a pas eu de difficulté à imaginer un projet de danse avec un orchestre en direct car c’était son plus grand désir et plaisir,  même si ça n’a pas été simple à construire puisqu’il y aura 40 musiciens sur scène et 14 danseurs. Il a fallu être créatif, inspiré : un décor inédit avec un plateau surélevé de 2 mètres pour l’Orchestre. Le choix du répertoire n’allait pas de soi même si Prométhée s’est imposé à la fois parce qu’il s’inscrivait dans le thème de la saison 2025-2026 « Les mythes », mais aussi parce qu’il fait le lien avec un Ballet de répertoire. Il a choisi cependant de mettre le personnage de  Prométhée en avant, sa relation avec Zeus plus que son rôle dans l’animation des Créatures. Leur évolution sera cependant évoquée par leur danse technique et virtuose au fil du récit. 

Des envies, des défis 

L’envie de collaboration de l’Orchestre avec le Ballet Grand Avignon ne suffit pas. Il a fallu relever plusieurs défis techniques ou acoustiques. Comment travailler la musique au service des danseurs, comment la faire entendre pleinement au public alors que l’Orchestre sera en fond de scène (d’où la nécessité d’une sonorisation). Comment inclure un compositeur comme Fabien Cali sur une création de Ballet, comment lier sa création contemporaine à la musique originale de Beethoven ? 

Fabien Cali, entre l’inspiration de Martin Harriague et la partition de Beethoven

Celui-ci a choisi de se mettre complètement au service du projet et d’attendre les propositions du directeur de Ballet. « Mon défi à moi, mon enjeu inquiétant était de me décomplexer et donc de m’autoriser à ‘toucher’ à la musique de Beethoven. Après plusieurs échanges, allers retours enrichissants  et intenses, nous avons trouvé une manière fluide de travailler à partir de maquettes que je proposais. Je prenais  une mesure originale, je l’étirais ou  la détournais, y revenais. Dans un même tableau musical on aura a la fois des moments purement Beethoven et des moments crées. Seule l’exigence de me mettre enfin à l’écriture des partitions pour les 40 musiciens a stoppé ce processus de création qui m’a ravi et qui fonctionne plutôt bien. »

Vendredi 12 décembre. 20h. Samedi 13. 20h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

Fidèle au trio, Avishai Cohen nous propose son dernier album Brightlight paru à l’automne 2024.

C’est à la tête d’un trio renouvelé que le bassiste et chanteur Avishai Cohen nous propose son dernier projet Brighlight. Il sera accompagné par le très jeune batteur Yali Stern, et du pianiste Itay Simhovich rencontré en 2024 au prestigieux festival ‘Jazz in Marciac’ en France. Depuis plus de vingt ans, Avishai Cohen, bassiste, chanteur et compositeur de renommée mondiale, s’est imposé comme l’une des figures incontournables du jazz contemporain mais n’hésite pas pour autant à dénicher de nouveaux talents et à se renouveler, passant volontiers du quintet au trio, formation où il excelle. N’hésitant pas non plus à franchir de nouvelles frontières musicales en choisissant de faire un bout de route avec ces deux jeunes compères qui sont passés respectivement du rock ou  du classique au jazz.

Un public fidèle et passionné

Certains d’entre nous auront pu découvrir ce concert cet été 2025 au Charlie Jazz Festival de Vitrolles mais n’hésiteront pas à revenir car Avishai Cohen réussit à fidéliser sur son nom un public conquis à la fois par ses mélodies, son son et son souffle. Plus qu’à un concert c’est à un véritable voyage onirique, des traversées en Méditerranée et au-delà , qu’il nous convie . Son talent et sa générosité ne sont plus à prouver !

Un programme alléchant

Brightlight comprend un mélange de compositions originales de Cohen, ainsi que des arrangements de standards de jazz et une composition classique. Notamment, il présente sa version du classique Summertime de George Gershwin (avec chant) et Liebestraum Nr 3 de Franz Liszt. Avishai Cohen nous régalera sûrement avec sa voix envoûtante, surtout s’il chante en ladino, vieille langue issue de la tradition séfarade, ou en espagnol. 

Contrebasse et chant : Avishai Cohen
Piano : Itay Simhovich
Batterie : Yali Stern

Dimanche 30 novembre. 18h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

Le Midi à l’Opéra, un temps pour soi

Il s’agit donc de venir à l’Opéra, une fois par mois, dans la salle des Préludes pour découvrir, à l’heure du déjeuner, des concerts et événements gratuits. Autrefois sans réservation en entrée libre, il est maintenant obligé de réserver en ligne ou à l’accueil de l’Opéra. Le jour même, les réservations sont maintenues jusqu’à 12h20. Passé cet horaire, les places non occupées seront attribuées aux personnes présentes dans la file d’attente. Une petite restauration est prévue avant ou après le spectacle. C’est un moment intime de qualité, un temps pour soi ! 

Cathy et Jack, coyote et bel canto

Cathy, chanteuse lyrique imprévisible et Jack, guitariste country autodidacte, amènent l’opéra au Far West. De leur rencontre naît un monde où Puccini se retrouve à Nashville et où l’art lyrique n’a plus aucune frontière. Un duo improbable et délicieusement drôle ! 

Chanteuse, clown et plasticienne : Sandrine Le Brun
Musicien, compositeur et comédien : Jean-Pierre Caporossi
Metteur en scène : Jean-Luc Bosc
Compagnie : Une Autre Carmen

Vendredi 21 novembre. 12h30. Entrée libre. Sur réservation. Petite restauration. Salles des Préludes. Opéra d’Avignon.


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

L’Orfeo de Monteverdi, premier opéra de l’Histoire

Créé en 1607, L’Orfeo est considéré comme le premier chef-d’œuvre de l’histoire de l’opéra. Il a un récit mythologique puissant – le mythe d’Orphée – servi par une harmonie exceptionnelle entre la musique et le texte. Aujourd’hui reconnu comme l’un des fondateurs de la musique baroque et comme un artiste visionnaire, Monteverdi démontre par cette œuvre sa capacité à faire vibrer l’âme humaine à travers les sons.

Le mythe d’Orphée

Que l’on connaisse Orphée comme le chanteur, le poète ou le musicien jouant merveilleusement de la lyre capable de dompter la nature autant que les hommes, le mythe est tenace et notre imaginaire retient surtout sa descente aux Enfers par amour pour sa femme Eurydice. En cinq actes, de l’Eden aux Enfers, L’Orfeo nous montre le chemin de l’émotion et évoque la fragile beauté de l’instant.

Une mise en scène harmonieuse de Pauline Bayle

La metteuse en scène Pauline Bayle a d’abord abordé L’Orfeo sous un angle théâtral. « L’Orfeo, c’est un acte de foi dans le théâtre : afin de révéler toute la puissance de la musique, il ne suffit plus de bien chanter, il faut à présent jouer ce qu’on chante. Avec les interprètes de la production, j’ai donc travaillé à une forme d’incarnation juste, simple, authentique, sans dimension illustrative ni commentaire. J’ai confiance dans l’alchimie qui se joue entre ce texte et cette musique, dans la force de cette parole : il s’agit de ressentir et de croire plutôt que de jouer. » La mise en scène de Pauline Bayle façonne la nature – un grand champ de fleurs sur le plateau – autant que les émotions. 

Le Chœur de l’Opéra Grand Avignon et le Concert des Nations

Le Concert des Nations est un orchestre créé par Jordi Savall et Montserrat Figueras en 1989 durant la préparation du projet Canticum Beatae Virgine de Marc Antoine Charpentier, afin de disposer d’une formation interprétant sur instruments d’époque un répertoire qui irait de l’époque baroque jusqu’au Romantisme (1600-1850). Le nom de l’orchestre provient de l’œuvre de François Couperin Les Nations, un concept représentant la réunion des « goûts musicaux » et la prémonition que l’Art en Europe imprimerait à jamais une marque propre, celle du siècle des Lumières. Dirigé par Jordi Savall, Le Concert des Nations est le premier orchestre réunissant une majorité de musiciens provenant de pays latins (Espagne, France, Italie, Portugal, Amérique Latine, etc), tous étant de remarquables spécialistes de niveau international dans l’interprétation de la musique ancienne sur des instruments originaux correspondant à l’époque et aux critères historiques.

Le Chœur de l’Opéra Grand Avignon est composé de 20 artistes permanents, et travaille régulièrement en formation élargie selon les exigences des productions lyriques et des concerts.

Immersion dans les coulisses de l’Opéra

Une heure avant la représentation, plongez-vous dans l’univers des coulisses. Immersions réservées aux détenteurs d’un billet du spectacle du jour. 10 participants max par immersion. Informations et réservation : aurore.marchand@grandavignon.fr

Prologue

45 minutes avant chaque représentation, l’Opéra Grand Avignon propose un éclairage sur le spectacle. Entrée libre sur présentation du billet du jour. 

Vendredi 21 novembre. 20h. Dimanche 23 novembre. 15h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

Quand la danse contemporaine rencontre les œuvres classiques de Monteverdi.

‘Amours Aveugles’ s’inspire de deux œuvres majeures de Monteverdi, L’Orfeo et Il Combattimento di Tancredi e Clorinda . Ces récits mettent en lumière des amours voués à l’échec, déchirés par l’aveuglement, le désir et la fatalité. Sur scène, deux danseurs partagent l’espace avec quatre musiciens — deux accordéonistes et deux chanteurs lyriques — pour une interprétation singulière où le langage chorégraphique dialogue avec une transcription originale de la musique baroque.

Un spectacle composée de 3 duos, de danseurs, de chanteurs et d’accordéons

Cette rencontre entre danse et musique live donne corps à des histoires d’amour impossibles, oscillant entre intensité, conflit et tragédie. Un spectacle composée de 3 duos, de danseurs, de chanteurs et d’accordéons. Une fresque baroque où les arts se confondent, s’affrontent et se fondent…

Mercredi 5 novembre. 20h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


‘Falstaff’, en version participative à l’Opéra Grand Avignon

En 2023, ils étaient 86 candidats de 12 nationalités différentes à participer à la 7e édition du concours Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut. Ce week-end, ils seront 91 candidats de 15 nationalités différentes, âgés de 16 à 26 ans à exprimer leur passion pour l’art lyrique.

Tous les 2 ans, et ce depuis 2015, a lieu le concours Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut créé à l’initiative de l’Opéra Grand Avignon et du Soroptimist International d’Avignon. L’Opéra du Grand Avignon , outre une programmation aux esthétiques diverses a à cœur de défendre et promouvoir les talents de demain.

Fondé en 1921 aux USA et en France en 1924 par la grande chirurgienne Suzanne Noël, l’ONG le Soroptimist International est un réseau mondial interprofessionnel regroupant 75000 femmes dans plus de 120 pays qui a pour objectifs de promouvoir les droits de la femme, et de favoriser l’éducation des filles et des femmes par des projets nationaux et internationaux.

Le compositeur Yvan Cassar parrain de cette 8e édition

L’objectif du concours est d’inviter de jeunes artistes à exprimer leur passion pour l’art lyrique. Il est ouvert aux candidats, hommes et femmes , de toute nationalité, âgés de 16 à 26 ans. La particularité de ce concours est qu’il se compose de 3 catégories : Jeune espoir (16 à 18 ans), Jeune Talent (19 à 22 ans) et Révélation (23 à 26 ans) Le parrain  2025 est le compositeur, pianiste, arrangeur, directeur musical et chef d’orchestre : Yvan Cassar.

Eliminatoires à huis clos, demi-finales et finales en séances publiques

Quand on sait que la dotation totale de ce concours est de 17400 euros ainsi que deux propositions de concert on comprend l’engouement qui va pousser ces jeunes talents à donner le meilleur d’eux-mêmes  pendant près de 4 jours. Les éliminatoires commencé le jeudi, se poursuivent le vendredi le tout en huis clos au Conservatoire du Grand Avignon. Nous retrouverons en séances publiques la trentaine de demi-finalistes le samedi et les finalistes le dimanche sur le plateau de l’Opéra Grand Avignon. L’occasion pour eux de se présenter dans un cadre idyllique et approprié, devant un public friand des plus grands airs lyriques et curieux des choix des candidats : les airs ou les mélodies proposés doivent être chantés dans leur langue originale et ne doivent pas dépasser 6 minutes. Un air en français est obligatoire dans la liste proposée.

Un jury prestigieux

Président du jury : Frédéric Roels, directeur de l’Opéra Grand Avignon
Yvan Cassar : compositeur, pianiste, arrangeur, directeur musical, chef d’orchestre
Monique Albergati : membre du Soroptimist International Avignon
Anne Gubian : directrice artistique des Victoires de la musique classique
Daniela Dominutti : déléguée artistique de l’Opéra de Nice Côte d’Azur
Fiona Monbet : cheffe d’orchestre
Vannina Santoni : soprano
Jérôme Gay : président de Génération Opéra
Martin Kubich : directeur de l’Opéra de Vichy
Richard Martet : conseiller artistique Les Saisons de la Voix – Gordes
Yves Senn : directeur artistique L’Avant-Scène Opéra – Neuchâtel

Un partenariat avec Région Sud, le Département de Vaucluse, L’avant-scène opéra, Istituto Italiano di Cultura di Marsiglia, Petit Palais Diffusion, Conservatoire du Grand Avignon, Génération Opéra, La Mirande,  Le Serre des Mourres Sabon de Rocheville, et avec le soutien des Soroptimist International.

Samedi 1er novembre. demi finale. 14h30. 10€. Dimanche 2 novembre. 14h30. 10€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.

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