5 mars 2026 |

Ecrit par le 5 mars 2026

Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

Adapté en musique, en peinture mais aussi pour la télévision ou le cinéma (Pasolini 1971), le Décaméron a inspiré le compositeur en résidence à l’Opéra du Grand Avignon Mattéo Franceschini et la metteuse en scène belge Caroline Leboutte à qui l’Opéra du Grand Avignon a passé commande pour cette première mondiale qui aura lieu à Avignon

Le Décaméron est un recueil de cent nouvelles écrites en italien par Boccace entre 1349 et 1353.

Pour fuir la peste qui s’abat sur Florence en 1348, sept jeunes femmes et trois jeunes hommes s’isolent dans une maison de campagne et se racontent pendant 10 jours, 10 nouvelles. En creux c’est toute la critique sociale d’une époque qui se dévoilent. Par ces récits, Boccace critique les mariages forcés, l’hypocrisie religieuse, la violence de toutes sortes.

C’est devenu un chef d’œuvre populaire où les histoires grivoises rivalisent autant d’humour que de cruauté, avec pour cibles finalement les sots et les puissants. 

Faire dialoguer musique, texte et scène

La metteuse en scène Caroline Leboutte a transposé l’action dans un théâtre abandonné mais néanmoins refuge. Il s’agit ici de faire une expérience du « vivre ensemble » dans un lieu où tout devient possible : « un espace de l’action et de la contemplation, un grand laboratoire qui met en perspective l’anodin et le magnifique », précise-t-elle. 

Le compositeur Matteo Franceschini a bousculé les codes de l’opéra en abolissant les frontières entre le chant , la parole et le jeu. Il propose une partition originale où l’écriture musicale s’appuie sur la singularité vocale, physique et expressive de chacun des dix interprètes qui devient ainsi un moteur de la composition. 

Résister dans la joie

L’oeuvre présentée en création mondiale est le reflet d’une démarche collective où les artistes — interprètes, metteuse en scène et compositeur — se sont autorisés ce moment de folie et de création pour que l’amour, le plaisir et la joie affrontent et dépassent le chaos du monde.

Samedi 7 mars 20h. Dimanche 8 mars. 15h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

Initié par le Ballet de l’Opéra Grand Avignon en partenariat avec Sainte-Catherine – Institut du cancer, ce projet, qui mêle chant et danse, existe depuis 2018. 

La restitution du projet Duo des Arts qui mêle danse et chant est mené en partenariat avec Sainte-Catherine – Institut du cancer, Avignon-Provence, le Ballet de l’Opéra Grand Avignon et le pôle des actions culturelles de l’Opéra Grand Avignon. 

Réapproprier son corps

Depuis le mois de décembre les patients de l’Institut Sainte Catherine bénéficient d’ateliers danse et chant permettant une réappropriation du corps redevenu source de bien-être. Cette restitution est l’aboutissement d’un travail collectif. Ainsi, cette action culturelle permet à des femmes et des hommes en traitement ou en rémission de retrouver confiance en eux, de s’exprimer et de partager une belle aventure humaine.

Jeudi 5 mars. 18h. Entrée libre. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40.


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

L’Opéra d’Avignon et le Théâtre du Chêne Noir proposent un concert original à la croisée des musiques anciennes et des répertoires plus contemporains.

Ce concert inédit réunit la chanteuse et guitariste folk Lonny et l’Ensemble Agamemnon autour d’un programme singulier, à la croisée des musiques anciennes et des répertoires plus contemporains. Entre Monteverdi, Dowland, compositions originales et textes poétiques, Songs of Oblivion propose un moment suspendu, porté par des arrangements audacieux et une grande intensité d’interprétation.

L’Ensemble Agamemnon

Porté par un dialogue subtil entre instruments historiques et compositions contemporaines, Songs of Oblivion propose un voyage hors du temps. La guitare et la voix de Lonny croisent les sonorités du ténor de viole et du lirone de Louise Bouedo, de la basse de viole et violone d’Etienne Floutier, de la harpe triple de Louis Capeille, ou encore de l’archiluth et colascione de Nicolas Arzimanoglou Mas. Les arrangements originaux de Laurent Jacquier tissent des ponts entre musique ancienne et harmonies modernes, mêlant improvisation inspirée du continuo du XVIIe siècle et textures contemporaines.

Un programme varié pour un concert unique

Le programme, tour à tour en anglais, français et italien, mêle œuvres anciennes, reprises d’artistes du XXᵉ siècle, créations originales de Lonny et tunes traditionnels anglo-saxons. Des berceuses de Claudio Monteverdi côtoient les songs de John Dowland et des textes poétiques lus par Lonny, explorant les thèmes de l’abandon, de l’oubli et de l’absence. Sous la direction artistique de Lonny et François Cardey, et avec la régie son de Bertrand Charret, ce concert unique promet un moment suspendu au-dessus du temps, alliant intensité, sensibilité et audace. La production et diffusion sont assurées par Maëlys Kioska.

Dimanche 1er mars. 17h. 10 à 22€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis Rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

La soprano Julie Roset et la mezzo-soprano Adèle Charvet dans ‘La chambre d’échos’

La soprano Julie Roset, révélation artiste lyrique aux Victoires de la musique classique 2025, qui fut élève de la Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon durant 5 ans et la mezzo-soprano Adèle Charvet s’associent à l’ensemble Le Concert de la Loge pour un spectacle lyrique envoûtant, mis en espace par Eddy Garaudel.

Un programme mêlant poésie et musique baroque

Le programme mêle poésie et musique baroque à travers des airs de Georg Haendel, Geminiani, Vivaldi ou Rameau, autour des mystères fascinants et sensibles de nos forêts. Ainsi la nature apparaît dans ce cadre à la fois comme un refuge nécessaire et un repoussoir dynamique ; elle semble toujours favoriser le retour à soi pour retrouver une vérité enfouie. C’est le parcours de deux figures féminines qui tentent de dépasser une blessure. Cette histoire d’un combat contre soi-même est aussi un combat contre les artifices et tout ce que nous érigeons autour de nous comme protection illusoire.

Samedi 21 février. 20h. 6 à 40€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

Retour à Avignon pour Julie Fuchs, une diva populaire

Elle qui a fait ses débuts au Conservatoire d’Avignon aime revenir régulièrement sur la scène de l’Opéra Grand Avignon. Le public l’aime aussi car elle est authentique et drôle, exigeante dans ses rôles et passionnée pour les défendre. Cette artiste lyrique, lauréate de trois Victoires de la Musique, Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres,a un  répertoire qui s’étend du baroque à la musique contemporaine, avec un accent sur les héroïnes de Mozart et du Bel Canto. Elle aime les nouveautés, les défis : chanter l’Avé Maria aux obsèques de Johnny Hallyday, défendre la cause des artistes lyriques évincées car enceintes, se frotter à des rôles comiques où elle excelle ou plus récemment jouer Edwige dans le Robinson Crusoë d’Offenbach. 

Un concert dédié aux œuvres de Satie (1866-1925)

Lors de ce concert dédié aux œuvres de Satie (1866 – 1925), Debussy, Bruant, Weill… Julie Fuchs présentera son nouvel album, le quatrième, Je te veux, qu’elle dédicacera à l’issue de la représentation. Pour ce concert, la soprano renoue  avec l’esprit des cabarets des Années folles, entourée par de talentueux musiciens.

Vendredi 6 février. 20h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

La danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, et la pianiste Eloïse Bella Kohn forment un duo chorégraphique et musical, donnant à voir et à entendre une poésie des corps et des sons.

C’est une rencontre inédite car même si la musique et la danse sont souvent indissociables, il est rare que musiciens et danseurs évoluent ensemble, en se rencontrant pleinement. ‘(Else)Where’ naît de cette envie de croiser ces langages, de créer une œuvre où la musique et le mouvement se répondent intimement, où le geste prolonge la note et où la note amplifie l’élan du corps.

Bach et Ligeti

Dans cette création, la danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, et la pianiste Eloïse Bella Kohn se rejoignent sous le regard du chorégraphe et directeur artistique du Ballet National Chilien, Mathieu Guilhaumon. Ensemble, ils tissent une partition vivante, portée par les œuvres de Bach et Ligeti, dans un dialogue où la clarté et l’équilibre du premier contrastent avec les dissonances et les tensions du second. 

Un concert dansé inspiré de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler

Librement inspiré du monologue intérieur de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler, le concert dansé ‘(Else)Where’ explore la solitude d’une jeune femme confrontée au désir, à l’enfermement social et aux contradictions de son propre esprit. À travers une introspection tourmentée, les pensées s’entrechoquent, se répètent, se fragmentent, donnant naissance à un langage chorégraphique qui mêle la grâce du classique à l’intensité brute du contemporain. Chaque mouvement trahit l’ambivalence des émotions, chaque note prolonge cette lutte silencieuse entre retenue et abandon. La musique devient alors le reflet des tiraillements intérieurs d’un être en quête d’échappatoire, oscillant entre ordre et chaos, entre lumière et vertige.

La musique et la danse se font écho

‘(Else)Where’ est un espace suspendu, une traversée où la musique et la danse se font écho pour incarner l’intime. Un duo sensible, une poésie du corps et du son qui donne vie à l’invisible, à ce frisson intérieur qui fait vaciller les âmes en quête d’ailleurs.

Programme musical

Johann Sebastian Bach
L’Art de la Fugue BWV 1080 (extraits)
György Ligeti
Musica Ricercata per pianoforte

Distribution

Mathieu Guilhaumon : chorégraphe
Marie-Agnès Gillot : danse
Eloïse Bella Kohn : piano

Vendredi 23 janvier. 20h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

L’ultime chef d’œuvre de Verdi

Falstaff créé en 1893, est l’ultime chef d’œuvre de Verdi qui décède en 1901. Opéra d’une modernité saisissante, inspiré de Shakespeare, c’est parmi les autres opéras de Guiseppe Verdi – Aïda, La Traviatta, Rigoletto, pour ne citer que les plus célèbres – l’un des plus joyeux tout en étant d’une beauté musicale saisissante. 

Falstaff, les joyeux joujoux de Windsor, une adaptation originale et pétillante d’Andrea Piazza

On est loin de l’opéra bouffe originel tiré de Shakespeare qui mettait en scène un Sir John Falstaff, flambeur notoire ventru, coincé par des dettes et décidé à séduire deux riches bourgeoises pour s’en sortir. Ici, avec malice, le metteur en scène Andréa Piazza a replacé l’action dans le monde des jouets, souhaitant une plus grande identification et proximité, afin d’imaginer un monde nouveau et meilleur. Avec cette adaptation ludique et participative, les spectateurs sont invités à rejoindre l’aventure, à chanter et à se prêter au jeu, à célébrer le théâtre et la musique pour se retrouver… et de faire du monde une farce.

Falstaff, un vieux robot cabossé

Falstaff, vieux robot cabossé, jadis jouet préféré de la maison Windsor, est relégué dans un coin, alors que les jouets s’animent dès que les enfants ont le dos tourné. Bien décidé à reconquérir sa place dans le cœur des enfants, il élabore un plan audacieux : séduire Alice et Meg, les deux nouvelles poupées stars du placard. S’ensuit un joyeux chassé-croisé de manigances, de déguisements et de quiproquos.

D’après Falstaff de Giuseppe Verdi (1893)
Arrangement dramaturgique : Andrea Piazza
Arrangement musical : Massimo Fiocchi Malaspina
Traduction française : Renaud Boutin
Coproduction : Opéra Grand Avignon et Teatro Sociale di Como

Le concept de l’opéra participatif

L’idée est de faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active du public ,  en lui donnant l’ occasion de chanter en direct depuis la salle , lors de la représentation. Six chants participatifs et un chant signe sont au programme. Pour s’y préparer  des ateliers pour apprendre les chants à  interpréter pendant le spectacle sont prévus. Partitions et airs disponibles sur operagrandavignon.fr
Gratuit sur inscription : actionsculturelles.opera@grandavignon.fr
Rendez-vous juste avant le spectacle : Samedi 17 janvier. 14h30 à 15h30. Dimanche 18 janvier. 14h30 à 15h30

Samedi 17 janvier. 16h. Dimanche 18 janvier. 16h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40 / www.operagrandavignon.fr


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

À l’occasion de son Bicentenaire, l’Opéra Grand Avignon poursuit la célébration de ses 200 ans avec le lancement, le 12 janvier dernier, du second et dernier livret du Mystère de l’Opéra. Un jeu inédit mêlant patrimoine, création et participation du public, au cœur d’une année anniversaire particulièrement foisonnante.

Inauguré en 1825, l’Opéra Grand Avignon traverse deux siècles d’histoire marqués par les incendies, les guerres, les reconstructions et les mutations artistiques. Toujours en activité, il demeure aujourd’hui un lieu central du spectacle vivant, profondément ancré dans la vie culturelle du territoire.

Anniversaire
Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, l’institution a choisi de s’adresser directement au public à travers un jeu patrimonial original, Le Mystère de l’Opéra. Lancé en octobre 2025, ce dispositif ludique propose une immersion dans l’histoire et les coulisses de l’Opéra avec, à la clé, une récompense hors norme.

Un trésor unique à la clé
Le gagnant du jeu remportera une place nominative donnant accès à l’ensemble des opéras et spectacles de ballet programmés par l’Opéra Grand Avignon pendant… 200 ans ! Cette distinction symbolique sera matérialisée par une clé et un coffret réalisés par l’atelier des accessoiristes de l’Opéra.

Quatre nouvelles énigmes pour clore l’enquête
Après un premier livret largement diffusé, toujours disponible à la billetterie et en ligne, un second et dernier livret est proposé depuis le 12 janvier 2026. Il comprend quatre nouvelles énigmes inspirées de l’univers lyrique, de l’architecture et du spectacle vivant. Ouverts à tous les âges et à tous les niveaux, ces défis invitent les participants à recomposer une phrase mystère finale. Les réponses devront être déposées avant la fin du jeu pour tenter de remporter le prix du Bicentenaire.

Une année 2026 rythmée par de grands rendez-vous
Le lancement de ce second livret s’inscrit dans une programmation anniversaire étendue sur toute l’année 2026. De janvier à mai, des visites de l’Opéra seront proposées, ponctuées d’interventions artistiques du chœur ou du ballet, intégrées au parcours de découverte du bâtiment. Cinq dates sont d’ores et déjà prévues, alternant présence du chœur et du ballet entre janvier et mai. Ces moments permettront au public de rencontrer les artistes permanents et de découvrir l’Opéra sous un angle intime, loin du cadre traditionnel de la scène.

Recherche, transmission et création au cœur du Bicentenaire
En février 2026 paraîtront aux éditions universitaires d’Avignon les actes des colloques du Bicentenaire, issus de rencontres organisées en 2023 et 2024 en partenariat avec l’Université d’Avignon. Ces travaux offrent une analyse pluridisciplinaire du rôle artistique, historique et sociétal de l’Opéra sur deux siècles. Le 11 avril prochain, l’Opéra fera revivre le Marathon de la danse, inspiré des concours d’endurance des années 1920. Dans une version festive, des duos costumés danseront pendant 200 minutes quasi ininterrompues, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un couple, sous les encouragements du public. Le 11 juin, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon proposera un concert de restitution. Issu d’un projet éducatif mené avec des écoles des quartiers prioritaires, ce chœur d’enfants présentera un programme aux influences françaises, espagnoles et algériennes, aboutissement de huit mois de travail artistique.

Une mémoire partagée avec la ville
À la rentrée 2026, l’Opéra investira l’espace public avec une déambulation lyrique dans le centre-ville d’Avignon. Chanteurs, danseurs, musiciens et chorales feront revivre un opéra en extraits chronologiques, invitant le public à chanter avec les artistes grâce à des partitions mises à disposition. En septembre paraitra également l’ouvrage L’Opéra Grand Avignon, patrimoine vivant depuis 1825 de Julie Deramond, spécialiste de l’histoire de l’Opéra, retraçant deux siècles de vie lyrique à partir de recherches approfondies et de témoignages.

Une grande exposition
Enfin, une grande exposition de fin d’année viendra clore les célébrations. Déployée sur plusieurs sites, dont la Villa Créative, l’Opéra et les mairies du Grand Avignon, elle mettra en valeur archives, costumes, photographies, œuvres et témoignages. Un appel à contribution des habitants permettra d’enrichir ce patrimoine partagé.
Calista Contat-Dathey


Le Décaméron ou comment résister avec humour à l’Opéra Grand Avignon

De l’entrain, des répliques savoureuses, une distribution de choix évoluant dans un décor judicieux : Compagny comblera tous les amoureux de comédies musicales

Une pièce novatrice dans l’histoire de la Comédie Musicale

En 1970, Company marque le début du règne des comédies musicales écrites par Stephen Sondheim et mises en scène par Harold Prince. Le thème – ici le mariage – prend le pas sur la narration. Ce « concept musical » est novateur mais conquit le public de l’époque même si c’est déroutant. C’est la première fois également que Stephen Sondheim utilise un clavier électrique, un rock-si-chord, dans ses orchestrations. Il faudra attendre 2011 pour voir le spectacle joué en France.

Sous forme de 11 tableaux, cette comédie musicale suit Bobby, 35 ans qui n’est toujours pas mariés. Chaque scène explore les relations humaines et amoureuses et questionne la peur de l’engagement de Bobby.

Créé par Stephen Sondheim en 1970

L’auteur et compositeur new-yorkais Stephen Sondheim  (1930-2021) est un artiste prolixe. On lui doit notamment la musique et les paroles de Saturday Night (1954), A Funny Thing Happened On The Way To The Forum (1962), Anyone Can Whistle (1964), Company (1970), Follies (1971), A Little Night music (1973), The Frogs (1974), Pacific Overtures (1976), Sweeney Todd (1979), Merrily We Roll Along (1981), Sunday In The Park With George (1984), Into The Woods (1987), Assassins (1991), Passion (1994), Road Show (2008) et Here we are (2023), ainsi que des paroles de West Side Story (1957), Gypsy (1959), Do I Hear A Waltz ? (1965) et les paroles supplémentaires de Candide (1973).

Des artistes renommés

Stépahane Laporte qui a adapté le livret est bien connu pour son adaptation musicale du Titanic à l’Opéra de Liège, celle du Roi Lion à Mogador sans compter les comédies musicales les plus célèbres produites à Broadway telles Un Violon sur le toit, Frankenstein Junior ou le Le Magicien d’Oz. Récemment on l’a remarqué au festival d’Avignon 2023 avec la création de Dolores et la reprise de Colorature

Une distribution choisie

« La distribution française est composée des meilleurs comédiens de comédie musicale français et peut être même d’Europe ! Bien que le texte soit en français, les chansons et les paroles sont en anglais, la langue maternelle de Stephen Sondheim. Les interprètes  parlent couramment les deux langues, dialecte et accent servant ainsi le texte du livret », nous précise le chef d’orchestre Larry Blank. 

Dimanche 28 décembre. 15h. Mardi 30 décembre. 20h. Mercredi 31 décembre. 20h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.

https://www.echodumardi.com/tag/opera-grand-avignon/   1/1