Le Colonel Fouquet, pilote de chasse formé à l’École de l’Air et de l’Espace de Salon-de-Provence, était déjà passé par Orange entre 2010 et 2014 avant d’y revenir comme commandant. En quelques mois, il avait participé aux travaux pharaoniques de rénovation des infrastructures de la base aérienne entamés par son prédécesseur, le Colonel Guillaume Deschamps, à la fin du Mirage 2000 et à l’arrivée du Rafale. 174M€ pour le chantier du Raf 5, nouvelle version du fleuron de l’Armée de l’Air, piste allongée de décollage-atterrissage, mess des officiers flambant-neuf, simulateur de vol, nouvelle zone d’alerte avec avion prêt à décoller pour exercer sa mission de police du ciel 24h/24, local de maintenance des réacteurs, construction en cours d’une nouvelle tour de contrôle avec équipements de radars, liaisons, systèmes de contrôle aérien high-tech. Mais la BA 115, ce ne sont pas que les Rafale, c’est aussi l’Escadre Alpilles d’hélicoptères Fennec et le commando de parachutistes de l’air.
Toujours soucieux de bonnes relations avec les élus, les entrepreneurs, les riverains de la BA 115, Hugues Fouquet expliquait régulièrement le travail et les missions de la base. Il avait également organisé fin juin 2025 deux défilés aériens avec notamment la Patrouille de France qui avaient été une vraie fête populaire et gratuite de l’aviation et qui avait attiré près de 50 000 spectateurs.
La passation de témoin
Mercredi en fin d’après-midi, lors de la passation de témoin avec le colonel Soidet en présence du Chef d’État-major de l’Armée de l’Air et de l’Espace le général Jérôme Bellanger, les honneurs au drapeau, une revue des troupes a tenu place pour remettre des décorations à des militaires qui se sont distingués dans leur carrière. La médaille d’Officier de la Légion d’Honneur pour les Généraux de Brigade Julien Fourneret, Olivier Kaladjian et François Tricot, qui ont participé à des Opex (opérations extérieures) au Tchad, Mali, Arabie Saoudite, Ouganda, Afghanistan, Jordanie ou Tadjikistan. Médaille militaire décernée également à l’adjudant-chef Omar Bamba, sans oublier la Médaille de l’Aéronautique au Lieutenant-Colonel Julien, ancien leader de la Patrouille de France en 2024 qui a notamment participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et paralympiques à Paris en 2024 aux commandes d’un Alphajet.
En fin de cérémonie, le Colonel Fourquet a remis le commandement de la 65e Escadre d’Hélicoptères à la lieutenant-colonel Chloé Rouger. Avec sa femme — pilote de chasse — et ses quatre enfants, le général quitte à contre-coeur la Provence pour rallier à Paris le prestigieux CHEM (Centre des hautes études militaires). Bon vent, général !
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
Créée en 1926, la Fédération des Caves des Vignerons Coopérateurs de Vaucluse célèbre, en 2026, son centenaire. Organisation de terrain et de proximité, elle a son siège au Palais du Vin, à Orange, et réunit 27 caves coopératives adhérentes du département. Elle constitue un lieu permanent de concertation et d’échanges entre les caves, en prise directe avec leurs réalités, dans un contexte de crise.
» La filière traverse une crise structurelle et conjoncturelle sans précédent. Beaucoup de vignerons se posent la question de continuer. Les jeunes ne reprennent pas forcément les exploitations. Cela va de pair avec une baisse de la consommation du vin au niveau mondial, plus accentuée encore en Europe. La Fédération se pose de nombreuses questions sur l’avenir et les solutions à apporter à cette crise sans précédent. Nous avons organisé cette année un voyage d’études en Italie, plus précisément en Vénitie. L’objectif était de comprendre les raisons du succès du Proseco qui est en croissance à deux chiffres depuis 10 ans en vente en France » explique Cédric Chauvet, juriste en droit international, commercialisation à l’export et investissement au sein de la Fédération. » L’idée n’était pas du tout de ramener les clés du Proseco dans le Vaucluse mais de réfléchir à des méthodes permettant à notre viticulture locale de s’en sortir mieux dans ce contexte très compliqué « .
Un esprit commerçant Ce voyage d’études a fait ressortir l’aspect commerçant de ces viticulteurs italiens. » On s’est rendu compte en comparaison que l’on vendait mal « . A 90%, les aides publiques vont vers l’amont, à savoir la production. Seuls 8% sont dédiées à l’aval, la communication et marketing. Le budget dédié à la force commerciale à l’export n’est pas assez important selon la Fédération.
Une consommation qui augmente hors europe » La consommation s’écroule en France et en Europe mais elle augmente dans de nombreux pays dans le monde. L’arrachage des vignes en France est beaucoup plus important que dans les autres pays. Il faut adapter nos vins aux consommateurs plus jeunes et produire des vins faciles comme l’ont fait les Italiens avec le Proseco en sucré et en bulles » explique Alain Brusset, le directeur de la Fédération depuis 1992. Selon le directeur, le monde du vin s’est offusqué de ces tendances et n’a pas voulu s’adapter aux demandes plus jeunes en restant dans ses valeurs traditionnelles qui plaisent aux plus de 55 ans.
Bien vendre le vin Pour la Fédération, il y a un gros travail de marketing et de communication du vin du Vaucluse mais une commercialisation plus approfondie est également nécessaire. Il faut glaner des informations auprès des cabinets d’études sur les tendances de consommation dans le monde entier, dans les 10 ans à venir, comme l’ont fait les italiens. » Après ce travail qui permettra d’être adapté à la demande des consommateurs, il faudra remettre une armada de commerciaux à l’export. La France a perdu 12% de parts de marché à l’export, en passant de 22 à 10 en 10 ans, soit une perte de 12 millions d’hectolitres. Le Vaucluse est dans la même tendance « .
Être réactif Le voyage d’études réalisé en Italie a aussi permis aux directeurs de caves coopératives présents de voir comment les vignerons italiens se sont adaptés. Ils sont en réflexion permanente sur les tendances de consommation de demain. Ils analysent ce qui se boira dans 10 ans et le plantent aujourd’hui. » Nous avons un problème local avec le rouge. Il faut s’orienter vers le blanc. Pour les rouges restant, il faudra peut-être passer sur du concept primeurs pour les jeunes, donnant un vin rouge frais et léger. Nous avons besoin pour cela d’études de consommation sérieuses « .
Une délégation de la Fédération s’est rendue en Vénétie pour comprendre le succès du Proseco Copyright Les Vignerons coopérateurs de Vaucluse
Le plan d’action Pour sortir de cette crise majeure, il faut une synergie entre tous les acteurs de la profession pour définir un plan d’action. » Il est temps de convaincre tous les conseils d’administration des caves coopératives que le temps est arrivé de s’occuper davantage de l’aval que de l’amont, à savoir le marketing et la valorisation de nos vins pour pouvoir exporter bien davantage nos vins du Vaucluse. De nombreux pays comme l’Inde, le Brésil représentent en effet un potentiel de croissance, compensant les pertes de la consommation en France et en Europe. Au niveau mondial, il manque certains vins dans le monde » explique Alain Brusset.
Les missions de la Fédération Défendre les valeurs de la coopération et des vignerons coopérateurs ; Promouvoir et représenter les caves aux niveaux départemental, régional et national ; Conseiller les caves dans les domaines juridique, fiscal, social et réglementaire ; Préserver le foncier agricole (reprise, transmission, achat) ; Assurer la veille, l’information et l’accompagnement technique (investissements, environnement, sécurité) ; Former les administrateurs et les salariés, aider au recouvrement et défendre juridiquement les caves.
Quelques chiffres Caves coopératives adhérentes : 27 ; Nombre de coopérateurs : 3 000 ; Surface totale : 19 704 hectares ; Récolte 2025 : 870 583 hl dont Agriculture biologique 105 795 hl et Certifié Haute Valeur Environnementale 145 561 hl.
L’info Le siège de la Fédération se trouve désormais à Orange, au Palais du Vin. Elle a ainsi rejoint à l’été 2025 les caves particulières déjà présentes dans ce lieu. La Fédération représente 60% de la production totale du département.
Une étude sur le marché mondial du vin en 2026 » Fabrice Chaudier est un consultant, spécialiste des marchés viticoles, avec qui nous travaillons pour mettre en place des stratégies commerciales pour nos caves adhérentes » explique Cédric Chauvet. Son étude montre la faiblesse de la France à l’export, l’évolution des attentes du consommateur.
En résumé pour la France Produire du vin (blanc, bulles), bio, cœur et haut de gamme, distribué en France en circuits traditionnels et à l’export ; Aider au stockage ; Créer de la valeur ; S’aligner à la réalité de la demande. Olivier Muselet
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
Avignon, Orange et Cavaillon ferment la marche du classement national des villes où il fera le plus difficilement bon vivre sous l’effet du réchauffement climatique. Avec des notes inférieures à 8,5 sur 20, les trois communes vauclusiennes apparaissent comme les plus exposées à des étés toujours plus éprouvants. D’ici 2100, les températures pourraient encore grimper de 4,2 °C dans le département, selon les projections de Météo-France.
Le quotidien Le Parisien vient de publier une étude qui place le Vaucluse au cœur des territoires les plus vulnérables au changement climatique. Sur les 452 communes françaises de plus de 20 000 habitants passées au crible, Avignon arrive en dernière position avec une note de 7,97 sur 20. Orange (8,32) et Cavaillon (8,34) complètent ce trio peu enviable. Aucune autre agglomération française ne concentre un tel niveau d’exposition.
Quelle capacité aux habitants de supporter la canicule ? Ce classement repose sur 26 indicateurs mêlant projections climatiques, caractéristiques des logements et données sanitaires. Autrement dit, il ne mesure pas uniquement la hausse du thermomètre, mais la capacité réelle des habitants à supporter les canicules de demain.
Une réalité que les Vauclusiens connaissent déjà Pour les habitants, pourtant habitués à des été chauds, la saison caniculaire se rallonge, les nuits peinent à rafraîchir l’air, les épisodes d’ultra chaleur se succèdent. Le thermomètre dépasse régulièrement les 40°C dans la vallée du Rhône et le refroidissement nocturne devient de plus en plus rare, notamment dans les centres urbains fortement minéralisés.
12h30, aujourd’hui, en haut de la rue de la Ré (République), Avignon, à la recherche de la moindre parcelle d’ombre. Copyright Mireille Hurlin
Le retour des arbres en ville ? À Avignon, Orange ou Cavaillon, la pierre, le béton et le bitume emmagasinent la chaleur tout au long de la journée avant de la restituer pendant la nuit. Ce phénomène d’îlot de chaleur urbain accentue la pénibilité des épisodes caniculaires et complique le quotidien des personnes âgées, des jeunes enfants ou des salariés travaillant en extérieur. Les projections de Météo-France confirment cette tendance : le département pourrait enregistrer 2,6°C supplémentaires dès 2050, puis 4,2°C à la fin du siècle selon les scénarios les plus pessimistes. Avec, à la clé, davantage de journées au-delà des 30°C et une multiplication des nuits tropicales.
Un défi pour l’économie comme pour la qualité de vie Le Vaucluse est l’un des départements français où la ressource en eau devient la plus fragile. Agriculture, viticulture, tourisme, activités de plein air : tous les secteurs économiques sont directement concernés. Les incendies de forêt plus précoces, les tensions sur l’irrigation ou encore les restrictions d’eau estivales témoignent déjà de cette évolution. De leur coté, nombre de collectivités vauclusiennes ont déjà priorisé la végétalisation des espaces publics, la plantation d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, la rénovation énergétique des bâtiments, la désimperméabilisation des sols ou la récupération des eaux pluviales. La canicule, cependant, demande à accélérer le mouvement.
Le climat pourrait rebattre les cartes À l’opposé, les villes du littoral normand, breton ou des Hauts-de-France dominent le classement. Cherbourg-en-Cotentin obtient même la meilleure note nationale (16,21 sur 20), profitant d’un climat océanique beaucoup plus tempéré. Pour François Gemenne, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), cette fracture pourrait progressivement modifier la géographie du pays. Certaines populations pourraient être tentées de s’installer dans des régions où les conditions estivales demeureront plus supportables. Le changement climatique façonne déjà les paysages, influence les politiques publiques et redéfinit les conditions de vie. Le classement publié par Le Parisien agit ainsi comme un révélateur et suggère un territoire appelé à s’adapter, rapidement, à un climat qui change plus vite que les habitudes.
S’inspirer des villes qui vivent déjà avec la chaleur À Séville, les rues se couvrent chaque été de vastes voiles d’ombrage qui font chuter la température ressentie de plusieurs degrés. Barcelone multiplie les ‘refuges climatiques’ dans les bibliothèques, écoles, musées et parcs, ouverts gratuitement aux habitants lors des fortes chaleurs. Athènes a nommé un ‘responsable de la résilience thermique’ chargé de coordonner les politiques publiques face aux canicules, tandis que Singapour mise sur une végétalisation spectaculaire de la ville : façades plantées, toitures végétales, corridors arborés et plans d’eau créent de véritables îlots de fraîcheur.
Le jardin éphémère du Petit palais installé par Cécile Helle, ancienne maire d’Avignon, en juin 2025 Copyright Mireille Hurlin
A Paris, Lyon, Montpellier À Lyon, plusieurs cours d’école ont été transformées en ‘cours oasis’, remplaçant le bitume par des arbres, des sols perméables et des espaces ombragés. Paris développe un vaste réseau d’îlots de fraîcheur accessibles au public, tandis que Montpellier expérimente des revêtements de chaussée plus clairs, capables de réfléchir une partie du rayonnement solaire.
En Vaucluse En Vaucluse, des solutions ont déjà été mises en oeuvre comme de planter davantage d’arbres dans les centres historiques, de désimperméabiliser les places minérales, de récupérer les eaux de pluie pour irriguer les espaces verts, de développer des fontaines et des brumisateurs alimentés en eau non potable, de conseiller des matériaux de toiture plus clairs ou encore de repenser les horaires des animations estivales afin de privilégier les soirées. Ces aménagements relèvent déjà d’une stratégie d’attractivité pour préserver la qualité de vie des habitants, maintenir l’activité économique et de continuer à accueillir les millions de touristes séduits chaque année par le Vaucluse, malgré des étés de plus en plus ardents. Source Le Parisien ici. Mireille Hurlin
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
Après plusieurs semaines de bras de fer entre le producteur David Hardit et la nouvelle municipalité d’Orange, le concert-hommage à Queen ‘Queen forever’ est finalement maintenu. Prévu le 4 septembre au Théâtre antique, le spectacle réunira près de 1 000 choristes amateurs venus de toute la France, des musiciens professionnels et des solistes pour célébrer l’œuvre du groupe britannique et les 35 ans de la disparition de Freddie Mercury. Un accord amiable met un terme à une affaire qui avait largement dépassé le simple cadre culturel.
Le rideau se lèvera finalement bien sur Queen Forever. Mickey Callisto, remarqué par le Britain’s got talent en 2025 sera entouré de 1 000 choristes. Queen forever se présente comme l’un des grands rendez-vous musicaux de la rentrée en Vaucluse, le concert a pourtant failli disparaître de la programmation du Théâtre antique d’Orange.
Des travaux de sécurisation en question Quelques semaines après les élections municipales, la nouvelle équipe conduite par Jean-Dominique Artaud avait décidé d’annuler l’événement, invoquant un impératif budgétaire. La municipalité expliquait devoir faire face à une dépense exceptionnelle d’environ 300 000€ liée à un important éboulement sur la colline Saint-Eutrope -30m3 de roches s’étaient détachées de la colline le 13 novembre 2025-, nécessitant des travaux de sécurisation d’une route communale. Cette décision avait immédiatement suscité l’incompréhension du producteur David Hardit, dont le projet avait été validé plusieurs mois auparavant par la précédente majorité municipale. Estimant que les conditions contractuelles ne permettaient pas une telle annulation, il avait saisi en urgence le tribunal administratif de Nîmes.
Copyright Facebook Queen forever
Le dialogue plutôt que le tribunal Lors de l’audience du 27 juillet, le juge des référés avait préféré suspendre sa décision afin de laisser aux deux parties quelques jours pour trouver un terrain d’entente. La stratégie a porté ses fruits. Le 31 juillet, David Hardit a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec la Ville d’Orange. Selon le producteur, il prendra à sa charge près de 37 000€ de frais afin de permettre le maintien du spectacle. En contrepartie, le concert pourra bien se tenir le vendredi 4 septembre dans l’écrin bimillénaire du Théâtre antique. « Je me suis battu pour que les artistes, les musiciens, les choristes et le public puissent vivre ce spectacle. Aujourd’hui, cette bataille est gagnée », s’est réjoui David Hardit à l’annonce de l’accord.
Une aventure musicale hors norme Le spectacle devrait rassembler 1 000 choristes amateurs à Orange, avant une tournée qui pourra compter jusqu’à 2 000 voix selon les dates, accompagnés d’un groupe de musiciens rock, de solistes et du chanteur Mickey Callisto, connu pour son interprétation remarquée de Bohemian Rhapsody. Le concept mise sur la puissance des harmonies chorales pour revisiter les plus grands succès de Queen : Bohemian Rhapsody, We Will Rock You, We Are the Champions, Don’t Stop Me Now ou encore The Show Must Go On. L’année 2026 marque par ailleurs le 35ᵉ anniversaire de la disparition de Freddie Mercury, donnant à cet hommage une portée symbolique.
Un enjeu culturel et… économique Avec 1 000 choristes venus de toutes les régions de France, accompagnés de leurs proches, le spectacle représente également une activité significative pour les hôtels, restaurants, commerces et sites touristiques du territoire. Le Théâtre antique d’Orange, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et reconnu comme l’un des monuments romains les mieux conservés au monde, accueille chaque année des manifestations majeures et 190 000 visiteurs, qui contribuent à l’attractivité touristique du Vaucluse. Maintenir un événement de cette ampleur à la veille de la rentrée participe ainsi au rayonnement culturel et économique de la cité des Princes. Le feuilleton judiciaire s’achève donc sur une solution négociée. Après plusieurs semaines de controverses, place désormais à la musique. Le 4 septembre, ce seront bien les refrains intemporels de Queen qui résonneront sous les pierres millénaires du Théâtre antique d’Orange.
Les infos pratiques Queen forever. Vendredi 4 septembre. 20h30. Gratuit. Théatre antique. Rue Madeline Roch à Orange. Pré-inscription pour les choristes ici. Les réservations au concert gratuit, non disponibles pour le moment, se feront incessamment sous peu, sur le site de la Ville d’Orange dans l’onglet Culture, indique l’Office du tourisme du Pays d’Orange ce jour. Mireille Hurlin
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
Pas une place de libre sur les gradins de pierre. Ils étaient arrivés en masse et en grappes dès 19h ce dimanche 26 juillet en longues files dans les rues, avec signe reconnaissable entre tous : leur coussin à la main. Un pèlerinage qui convergeait vers le Mur d’Auguste. Tous avaient espéré ce moment après une nième annulation au début de sa tournée d’été à Saint-Brieuc fin-mai à cause d’une infection respiratoire aigüe. Ils avaient tous tremblé après cette nième hospitalisation, après son cancer de la gorge, ses problèmes articulaires qui la font souffrir quand marche et surtout quand elle joue au piano.
Mais, au-delà de sa mince silhouette et de sa fragile apparence, Véronique Sanson est une force, une combattante, elle avance, elle se bat, elle ne s’avoue jamais vaincue, entourée de huit excellents musiciens (clavier, batterie, percussions, guitares, saxo, trombone et trompette).
Et surtout elle a chanté en pays conquis. Une ferveur du public intacte depuis ses débuts, quand on avait découvert cette blondinette juvénile dans l’iconique émission de Denise Glaser, Discorama en 1972, il y a plus d’un demi-siècle. Depuis, Amoureuse, Vancouver, Chanson sur ma drôle de vie, Rien que de l’eau, Doux dehors, fou dedans, Le temps est assassin, Mariavah, On m’attend là-bas, Une nuit sur son épaule, Quelques mots d’amour ont accompagné notre vie avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et douleurs. Une communion, une passion partagée qu’ils ont clamée à gorge déployée, les spectateurs attendris qui connaissaient par coeur toutes les paroles de ses tubes et les ont chantées à tue-tête tout en tapant des mains en mesure. Ovation après ovation, elle s’est dite subjuguée par ce site, cet imposant mur de pierre et surtout cette interaction avec le public. « J’avais envie de vous revoir ! » était le titre de cette tournée d’été qui s’est terminée ce dimanche soir à Orange.
« Je suis triste, mais c’est tellement beau, ce moment de partage entre nous », a-t-elle confié, avant de rester seule sur scène, pour un tête-a-tête avec le public, avant de tirer sa Révérence face à son piano et d’entonner Bahia où les accords parfois plaqués avec vigueur par sa main gauche ont laissé la place à des notes perlées pianossimo de la main droite, presque a capella avec un auditoire de chœur XXL en totale communion avec son idole. À la voix rauque a succédé une voix fluette, presque de petite fille pour cette facétieuse septuagénaire qui n’a pas dit son dernier mot. Alors ‘Hasta Luego‘ ! À Bientôt, Véro.
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
Chaque année, DJ Magazine, spécialisé dans la musique électronique, dévoile son Top 100 des festivals les plus plébiscités par ses lecteurs dans le monde. Le Positiv Festival, qui se tient chaque été à Orange, figure dans le classement 2026.
Macklemore, Fatal Bazooka, ou encore Kool and the Gang sont programmés par l’équipe du Positiv cet été au Théâtre antique d’Orange. Ces dernières années, la marque Positiv a pris beaucoup d’ampleur, notamment grâce à la venue d’artistes de renom comme Will Smith qui n’avait pas fait de scène depuis plus de 20 ans, les légendes du métal Dream Theater, Sting, Deep Purple, et bien d’autres.
« On souhaite proposer d’autres styles de musique, en plus de la programmation électronique d’août, pour toucher un public plus large », avait dévoilé Julien Gaona, directeur du Positif Festival, à L’Echo du Mardi en 2023. Pari réussi puisque c’est grâce à cette programmation pointue et éclectique que le festival s’est hissé une fois de plus au Top 100 Festivals 2026 du DJ Mag. Cette année, il figure à la 44e place, gagnant 21 places par rapport à l’année dernière, et s’affichant parmi les plus grands : Tomorrowland, Lollapalooza, Coachella et bien d’autres. « Une belle reconnaissance pour notre structure qui ne cesse de se réinventer et de proposer toujours plus d’immersion à notre public à travers notre territoire et bientôt à l’international », affirme Julien Gaona.
Le Positiv en 2026
Cette année, tout le mois d’août sera rythmé par des concerts proposés par Positiv. Le groupe Kool & The Gang lancera les hostilités le samedi 1er août devant la célèbre statue d’Auguste, suivi d’une soirée qui n’était initialement pas prévue le vendredi 7 août réunissant Fatal Bazooka, K. Maro, PZK, Big Ali et Téo Lavabo. Le samedi 22 août, ce sera au tour d’Apashe, Mosimann, Perceval, et Mr Tout le Monde d’investir la scène du Théâtre antique. Enfin, le mois terminera en beauté à Orange le samedi 29 août avec Macklemore, artiste majeur de la scène hip-hop internationale.
Ce mois d’août sera aussi marqué par le Positiv Electronic Festival qui se tiendra les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16. De nombreux artistes se succèderont sur scène comme le créateur du festive Nicolas Cuer, Boris Brejcha, Charlotte de Witte, Biianco, Fisher, ou encore Marten Lou. En clair, c’est un bel été qui attend les fans de musique à Orange !
Positiv Festival. Billetterie en ligne. Théâtre antique d’Orange. Rue Madeleine Roch. Orange.
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
L’opérateur de télécommunication Orange et le Service départemental d’incendie et de secours du Vaucluse (SDIS 84) ont renouvelé leur convention de partenariat afin de renforcer les facilités de service pour trois sapeurs-pompiers volontaires salariés du Groupe Orange : le caporal-chef Florent Depasse (Centre d’Incendie et de Secours La Garance) ; le sergent-chef Robin Poulin (CIS Le Thor) et le sergent-chef Lucas Aliano (CIS Sorgues).Cette convention vise à améliorer la disponibilité de ces volontaires, notamment grâce à l’accord de 20 jours d’Autorisations spéciales d’absences par an, mobilisables pour des formations, des missions opérationnelles ou des récupérations liées à leur engagement. Orange s’engage également à maintenir la rémunération des sapeurs-pompiers volontaires pendant leurs activités au service du SDIS, sans recours à la subrogation : le volontaire perçoit ainsi l’indemnité correspondante en complément de sa rémunération. Orange reconnait ainsi l’engagement citoyen de 147 de ses salariés pompiers-volontaires présents dans 55 départements.
Une convention-cadre Une démarche notifiée noir sur blanc dans la convention-cadre nationale signée en 2025 entre Orange et le ministère de l’Intérieur, dans le cadre du 131ᵉ Congrès national des sapeurs-pompiers, en faveur d’un modèle de sécurité civile solidaire et efficace.
Des chiffres au service de la population En 2025, le SDIS de Vaucluse a réalisé 50 832 interventions. Parmi l’ensemble des sapeurs-pompiers du département, 1 904 sont des volontaires. Grâce à l’appui des conventions employeurs, cet engagement permet d’apporter un service public de qualité à la population, tout en soutenant également des missions de renfort national.
Ils étaient là La signature de cet accord cadre réunissait, fin juin : Lionel Chambenoit, Directeur des Relations Orange et le colonel hors classe Christophe Paichoux, Directeur Départemental du Service d’Incendie et de Secours de Vaucluse. Mireille Hurlin
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
Un projet hôtelier sur la colline Saint-Eutrope va voir le jour à l’horizon 2030. Il comprendra un complexe hôtelier de résidences de tourisme dont une dédiée au vélo et un spa.
« Il existe en Europe quelques villes qui réunissent suffisamment d’atouts pour prétendre à une destination touristique d’exception. Rares sont celles qui les cumulent tous. Orange est de celles-là. C’est l’ancienne Principauté d’Orange-Nassau dont la maison royale règne encore aujourd’hui sur les Pays-Bas. Deux monuments classés Unesco témoignent de la grandeur antique de la cité : le Théâtre Antique et l’Arc de Triomphe. Chaque été, les Chorégies d’Orange, créées en 1869, le plus vieux festival lyrique de France, rassemblent les plus grandes voix lyriques. Il n’attendait que des hébergements à sa hauteur » explique Emmanuel Purpan, directeur du développement de la société Immobilis.
L’info : Immobilis est une société gérée par Thierry Chehovah, Par ailleurs PDG et fondateur de la société Yetigel International, dont le siège se situe sur la zone de Curtine à Avignon.
Des années de concertation
« La société foncière porteuse du projet, Immobilis, a pour objectif d’investir dans des projets d’intérêts généraux. Ce projet sur la ville d’Orange s’inscrit parfaitement dans cette logique. » Depuis 2010, la société a fait l’acquisition de parcelles sur la colline Saint-Eutrope. Elle achète des biens pour lesquels elle a une véritable croyance, avec des projets d’envergure sur des sites remarquables. « Pour mener ce projet, nous nous sommes imprégnés des opportunités du territoire. Il est rentré dans une phase opérationnelle en 2021 avec la Ville d’Orange. » Ce projet est entré dans le PLU, avec deux années de concertation de 2021 à 2023. L’ensemble des services associés ont été mis autour de la table, l’Etat en premier lieu, le Scot (Schéma de cohérence et d’orientation territoriale) et d’autres organismes. Tous ont émis un avis favorable à la fois sur la pertinence du projet qui se situe sur d’anciennes carrières à l’abandon, à deux pas du centre-ville.
1,5 ha de complexe
Le site se situera sur la colline Saint-Eutrope.
Une enquête publique a été réalisée avec un avis favorable sans réserve. Le choix du site est alors acté à partir de 2023. « Nous sommes à ce moment autorisé à déposer un permis d’aménager, avec un dossier d’autorisation environnementale. Ce travail a été porté de septembre 2023 à juillet 2025, avec deux années d’études, pour un budget global de 422 000 €. » Pour avoir un parfait respect de la biodiversité et de l’environnement, le site qui comprend une surface totale de 15 ha réservera 1,5 ha pour ce projet de complexe hôtelier. « Ce projet est rare en France. Nous artificialisons à peine un stade de foot pour la construction d’un complexe atelier, deux résidences de tourisme et un spa. »
Un attrait touristique
« Orange, avec son emplacement, et dans les grandes directives de la politique touristique du département insufflé par l’agence VPA (Vaucluse Provence Attractivité), semble être le lieu idéal pour l’implantation d’un tel site. Nous nous inscrivons dans le slow tourisme, le tourisme durable. Il n’y a pas en Europe une ville qui ait autant d’atouts dans ce sens. Nous avons réalisé pour cela quatre études de marché. » L’autre stratégie concerne le cyclotourisme, avec le Mont Ventoux évidemment. Orange est par ailleurs à l’intersection de la via Rhôna et et la via Venaissia. Elle a l’autoroute juste à côté et un attrait touristique avec notamment le Théâtre Antique. Sans oublier l’aspect œnotourisme avec l’appellation Châteauneuf-du-Pape notamment. Le constat a été que la ville n’avait pas les infrastructures adaptées au niveau hôtelier pour un tel potentiel de clientèle de séjour.
Un spa wellness avec vue sur le Mont-Ventoux sera proposé à la clientèle. DR
Un intérêt double
L’intérêt général de ce projet a deux facettes : réhabiliter une carrière à l’abandon en faisant un parc avec une réserve de biodiversité pilotée par un conservatoire spécialisé dans l’environnement et apporter un développement économique rationnel, durable, non délocalisable avec un impact sur l’ensemble du département. Les touristes pourront en étant basés à orange rayonner sur l’ensemble du département.
Un complexe complet
Sur 1,5 ha, l’ensemble adossé à une falaise aura des étages permettant des grandes vues sur le Mont Ventoux, les Dentelles de Montmirail et les vignobles de Châteauneuf-du-Pape. Un grand parc sans voiture sera aménagé devant les résidences. Le complexe lifestyle aura trois pôles. Le premier est un hôtel avec une boutique et un restaurant en rooftop et deux musées autour de la romanité et du Tour de France. Une salle de séminaire de 300 places est également en projet L’autre pôle concernera deux résidences de tourisme dont une sera dédié à l’accueil des cyclotouristes avec tout ce qui va autour comme les locations de vélo ou un site de réparation. Un grand spa wellness différenciant constituera le troisième pôle avec l’appellation évocatrice de l’histoire de la ville « Les Bains antiques. »
« Le site sera déconnecté de tout avec un grand parc urbain, à deux pas du centre-ville. Ce ne sera pas un hôtel de luxe. Il y aura tous les budgets, autour de la découverte touristique et du sport », explique Emmanuel Purpan. L’objectif est de capter une clientèle française évidemment mais également étrangères, avec notamment les hollandais qui sont très attachés historiquement à la ville d’Orange, ainsi que les nord-américains qui apprécient la ville de Châteauneuf-du-Pape.
Emmanuel Purpan, directeur du développement de la société Immobilis.
Permis d’aménager à venir
Le permis d’aménager devrait arriver courant août, ainsi que le dossier d’autorisation environnementale validée par le Préfet de Vaucluse. Viendront ensuite le permis de construire et les signatures avec tous les exploitants gestionnaires du site. « Nous avons bien avancé sur les gestionnaires. Un groupe partenaire majeur international va s’associer au capital d’Immobilis dont ce site touristique est le bébé. » Il reste la touche finale à apporter au projet en fonction de l’opérateur exploitant. L’ouverture est prévue en 2030, année qui correspond au Plan destination 2030 France qui a pour objectif de faire de l’Hexagone la première destination touristique mondiale durable ici 2030.
Quelques chiffres : – Le budget du projet se situe entre 120 et 160 millions d’euros selon le prestataire hôtelier qui prendra le bail de location – 500 emplois pour la construction du site – Entre 200 et 250 emplois créés pour le fonctionnement du site – Chiffre d’affaires budgeté : entre 25 et 30 millions d’euros par an – Retombées économiques du bassin de vie d’Orange : 2 millions d’euros par an – 88% du site préservé en Zone Prioritaire pour la Biodiversité, ouvert au public, géré par le Conservatoire Botanique National Méditerranée.
BA 115 d’Orange : départ du Colonel Fouquet, arrivée du Colonel Soidet
À la suite de la démission de Jean-Louis Grinda en novembre dernier de la direction des Chorégies d’Orange, le plus ancien festival de France a un nouveau directeur qui prendra ses fonctions à compter de septembre 2026.
Suite à un processus de sélection fait par le jury composé des partenaires publics des Chorégies, à savoir la Région Sud, l’État, le Département de Vaucluse et la Ville d’Orange, Bruno Messina a été nommé directeur du festival à l’unanimité. Il succède donc à Jean-Louis Grinda qui en a été à la tête pendant 10 ans et qui a démissionné en fin d’année 2025, et prendra ses fonctions à partir de septembre prochain.
Directeur artistique, musicien et écrivain, Bruno Messina construit un parcours singulier dans le monde de la musique et du spectacle vivant depuis plus de 30 ans. Formé au Conservatoire de Nice puis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où il a étudié la trompette et le jazz, il a ensuite fait un doctorat en ethnomusicologie et en sciences historiques et philologiques. Depuis, il a multiplié les expériences professionnelles au travers de la direction artistique de la Maison de la musique de Nanterre, ou encore de la direction de l’établissement public Arts en Isère Dauphiné Alpes qui lui a permis d’assurer la direction générale et artistique du Festival Berlioz, devenu l’un des grands rendez-vous européens de la musique romantique.
Son arrivée aux Chorégies d’Orange marque une nouvelle étape dans le développement du festival, qui a présenté des fragilités dernièrement, ce qui a conduit à une programmation allégée cette année. « Son parcours, la solidité de son expérience de direction, sa connaissance des institutions artistiques et culturelles, sa capacité à fédérer les artistes, les partenaires et les publics constituent des atouts majeurs pour poursuivre le développement des Chorégies.