30 janvier 2026 |

Ecrit par le 30 janvier 2026

Le préfet de Vaucluse démissionne d’office le maire d’Orange

Suite à la déclaration d’inéligibilité de 5 ans du maire d’Orange Yan Bompard, par le tribunal correctionnel de Marseille, Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse, vient de prendre un arrêté le déclarant démissionnaire d’office de son mandat. De quoi ouvrir désormais officiellement la porte à un retour ‘inespéré’ de son père Jacques Bompard, lors des prochaines élections municipales de mars prochain.

« Le 26 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné le maire d’Orange, Yann Bompard, à cinq ans d’inéligibilité, expliquent les services de la préfecture. En application de cette décision, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, prend un arrêté le déclarant démissionnaire d’office de son mandat de maire. Par arrêté du 28 janvier 2026, le préfet de Vaucluse a, sur le fondement des dispositions du Code électoral suivantes, déclaré démissionnaire d’office monsieur Yann Bompard de ses fonctions de maire et, en conséquence, de conseiller municipal et de conseiller communautaire. »

Un nouveau maire d’ici 15 jours
« En effet, les dispositions du Code électoral (article L230 à son 1°) prescrivent que ne peuvent être conseillers municipaux les individus privés du droit électoral. En conséquence, le conseiller municipal qui se trouve dans un cas d’inéligibilité est déclaré démissionnaire par le Préfet à l’issue du délai d’appel. Le tribunal correctionnel de Marseille ayant prononcé l’exécution provisoire de la peine, celle-ci doit s’appliquer immédiatement. En cas d’absence du maire, suspension, révocation ou toute autre cause, le maire est provisoirement remplacé dans la plénitude de ses fonctions par le 1er adjoint (art L2122-17 du Code général des collectivités territoriales). Pour élire un nouveau maire, il relève à présent du premier adjoint assurant la suppléance du maire démissionnaire de convoquer le conseil municipal sous un délai de 15 jours suivant la démission d’office (article L2122-14 du CGCT). »
La cité des princes va donc devoir se doter d’un nouveau maire qui assurera l’intérim jusqu’aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

« Ma popularité reste intacte. »

Jacques Bompard

Stop ou encore? Encore un Bompard en lice pour la mairie d’Orange
Une décision qui toutefois ne met pas fin à l’ère Bompard dans la Cité des Princes puisque son père, Jacques Bompard, élu pour la 1re fois à la mairie en 1995 et inéligible depuis 2021 va, à 82 ans, reprendre du service en se lançant à fond dans la campagne des prochaines municipales. Et cela, grâce à une décision inespérée de la Cour d’Appel de Nîmes qui a décidé, hier, de mettre fin à son inéligibilité. « Je saisis ma chance. Heureusement, il y a encore des juges libres qui jugent en droit » s’est-il félicité alors que la permanence électorale des Bompard de l’avenue Foch est toujours recouverte d’affiches des différentes campagnes depuis des années.
« Ma popularité reste intacte, affirme le patriarche. Je le vois bien quand je marche dans la rue, le coefficient de sympathie ne baisse pas. »

Les détracteurs du clan Bompard n’ont pas de mots assez forts pour les fustiger et dénoncer le paradoxe : « Ils ne parlent que d’ordre, de respect des lois et des règles mais ils sont loin d’être exemplaires. Ils collectionnent les condamnations et pourtant ils sont toujours là. »

Jacques Bompard, lui, répète à l’envi : « On ne change pas une équipe qui gagne. Depuis 30 ans, nous faisons notre possible pour améliorer cette ville, la rendre plus agréable, plus sécure, pour que les habitants s’y sentent bien. Pourquoi voulez-vous que je change de politique pour Orange ? Que j’y mette de l’insécurité, de la saleté ? La population nous fait confiance, on va encore tenter d’améliorer les choses dans ce 6e mandat. On va faire le maximum, comme d’habitude avec amour et dévouement. »
Des mots qui vont sans doute exaspérer un peu plus leurs opposants qui croyaient enfin venue la dernière heure des Bompard à la mairie.

Andrée Brunetti & L.G.

Une liste RN aux accents bompardiste ?
Alors que la liste RN aux Municipales 2026 menée par Jean-Dominique Artaud, est composée de 3 ex-adjoints de Yann Bompard, le père, créateur de la Ligue du Sud, ne s’inquiète pas de cette concurrence fratricide à droite. « Les Orangeois me connaissent depuis des décennies, ils ne votent pas pour des étiquettes mais pour des individus en chair et en os. Les maires sont des élus de proximité, ils vivent comme eux, ils les croisent, ils leur parlent. Ils sont le visage de la vraie démocratie. »


Le préfet de Vaucluse démissionne d’office le maire d’Orange

Ceux qui hier avaient enterré la famille du maire d’Orange en sont peut-être pour leurs frais. Certes, la condamnation du fils demeure, il est bel et bien inéligible. En revanche, Jacques Bompard, pourrait lui, selon son avocat, faire campagne pour les Municipales des 15 et 22 mars, car la Cour d’Appel de Nîmes aurait réduit la durée de sa peine d’inéligibilité de 5 ans qui devait arriver à terme très bientôt.

On se souvient que Jacques Bompard avait été condamné en appel, pour « prise illégale d’intérêt » dans une affaire immobilière pour un bien racheté par sa fille et son beau-fils, qui avaient au passage bénéficié d’une plus-value. La peine infligée au maire d’Orange était alors d’un an de prison avec sursis, 30 000€ d’amende et 5 ans d’inéligilité. Mais la date de cette décision de justice de la Cour d’Appel du Gard est importante, c’était le 25 mars 2021. Donc, à quelques jours près, proche des dates du scrutin des deux tours des municipales prochaines, les 15 et 22 mars…

Si le cas est avéré et confirmé par les magistrats de Nîmes, le feuilleton des Bompard à la mairie pourrrait connaitre un nouvel épisode avec le père qui remplacerait le fils en mars 2026, après que le fils a succédé au père en novembre 2021. Ils ne renoncent pas, ils résistent en famille. Et même si certains Orangeois ont sévèrement jugé la condamnation du fils et du père pour des raisons analogues selon eux, « népotisme et appât du gain », d’autres ont souligné leur action à Orange, « Grâce à eux, la ville est redevenue calme, sûre, attractive, les policiers municipaux la quadrillent jour et nuit ». Jacques Bompard, maire pendant 26 ans entre 1995 et 2021, pourrait jouer les prolongations. Quant à Marie-Claire Bompard, sa femme, maire pendant 12 ans de Bollène, elle y est à nouveau candidate Ligue du Sud aux Municipales 2026, après 6 ans d’opposition.

Andrée Brunetti


Le préfet de Vaucluse démissionne d’office le maire d’Orange

Après le père contraint à démissionner en 2021, condamnation du fils ce lundi 26 janvier 2026. « Une peine de 5 ans d’Inéligibilité pour détournement de fonds publics avec application immédiate » c’est le jugement crucial du Tribunal de Marseille qui vient de mettre brutalement un terme au mandat de maire de Yann Bompard.

La Maison Bompard, c’est une affaire de famille depuis 1986. C’est cette année-là que Jacques Bompard avait été élu pour la 1ère fois député d’Orange et conseiller régional Front National. Tour à tour passé par le parti frontiste puis par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, il avait créé son propre parti « La Ligue du Sud » en 2010 et enchaîné mandats locaux et nationaux avant d’être acculé à quitter le pouvoir pour « prise illégale d’intérêt » au bout de 35 ans de vie publique et céder le fauteuil de maire à son fils en novembre 2021.

Même scénario pour Yann Bompard.. Le couperet vient de tomber. Il était suspecté « d’avoir occupé un emploi fictif  » comme salarié de la députée RN de la 4ème circonscription de Vaucluse, Marie-France Lorho. Entre novembre 2021 et février 2023, il aurait touché indûment 43 000€ de salaire brut, soit 75 000€ net aux dépens de l’Assemblée Nationale. La Procureure de la République à Marseille, s’était demandée, lors des audiences en décembre dernier, comment il pouvait à la fois occuper son poste de maire d’Orange, celui de Président de la Communauté de Communes du Pays d’Orange, celui de Conseiller Départemental et enfin, même à mi-temps, de collaborateur de la parlementaire. « Il s’git bel et bien d’enrichissement personnel » avait-elle martelé avant de requérir 2 ans de prison avec sursis, une amende de 40 000€ et 5 ans d’inéligibilité avec exécutiuon provisoire ».

Marie-France Lorho ©www.mariefrancelorho.fr

Lors du procés, il avait évoqué tout le travail qu’il avait accompli pôur la députée. Rédaction de discours, courriers, mails, veille médiatique sur internet et surtout relationnel. et avait conclu « J’ai ma conscience pour moi ».

Fin de partie pour le bastion des Bompard à Orange. A moins de 50 jours des Municipales, les cartes sont rebattues dans La Cité des Princes . Puisqu’on apprend lors du même jugement que la députée RN Marie-France Lorho employeur de Yann Bompard, est condamnée à 18 mois de prison avec sursis, 5 ans d’inélégibilité et 10 000 € d’amende. Elle ne peut donc pas rester candidate aux municipales des 15 et 22 mars à Orange sur la liste RN. En revanche, elle peut conserver jusqu’à son terme son mandat de députée.

©Ville d’Orange

Andrée Brunetti


Le préfet de Vaucluse démissionne d’office le maire d’Orange

« Ce mercredi 21 janvier, vers 19h, un hélicoptère AS555 Fennec de l’escadron 1/65 ‘Alpilles’ de la base aérienne 115 d’Orange-Caritat a été victime d’une perte de contrôle lors d’une mission d’entrainement », explique le Ministère des Armées dans un communiqué.
Dans ces circonstances les pilotes de l’appareil ont réalisé ‘un posé d’urgence’ au niveau d’une zone non habitée à proximité de l’aérodrome d’Uzès. Une manœuvre particulièrement délicate en raison de la nuit.

Une mission de recherche et de sauvetage a aussitôt été lancée pour localiser l’appareil et récupérer ses occupants. « Les trois membres composant l’équipage sont indemnes. La situation est sous contrôle », indique le ministère qui n’a pas précisé dans quel état se trouvait l’appareil.
Dans la foulée, le BEA-É (Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État) a ouvert une enquête pour établir les circonstances et les causes de cet incident. Dans le même temps, une enquête de commandement ainsi qu’une judiciaire ont été aussi ouvertes.

L’escadron a célébré ses 50 ans en 2025
Créé à Boufarik en Algérie en 1955, l’escadron d’hélicoptères Alpilles a été rapatrié en France en 1964. Sa naissance officielle remonte à 1975 quand il a été installé à Istres avant de rejoindre la base aérienne 115 d’Orange-Caritat en 2011. L’escadron assure, grâce à ses hélicoptères Fennec, des missions de police de l’air, d’assistance sauvetage de jour comme de nuit ainsi que d’entraînement. Il est notamment intervenu pour la protection aérienne de la coupe du monde de rugby en 2023, des jeux olympiques et paralympiques Paris 2024 ou bien encore du sommet l’Otan à Copenhague l’an dernier.
L’escadron, qui monte en puissance dans sa lutte contre les drones, sera doté d’ici quelques années du futur H160 Guépard d’Airbus-helicopters. D’ici là, il opère toujours avec ses hélicoptère bimoteur léger Fennec que l’armée de l’Air & de l’Espace possède depuis les années 1990.

Le dernier incident sur Fennec remonte à 2023
Selon notre confrère Laurent Lagneau du site opex360.com « le dernier incident ayant impliqué un Fennec remontait au 25 août 2023, en Guyane, lors d’une patrouille serrée de deux appareils de ce type. Selon le rapport d’enquête du BEA-É, ‘l’événement’ avait été causé par une ‘perte de portance en courte finale d’un hélicoptère Fennec, au cours d’une présentation en patrouille serrée, ayant provoqué un atterrissage dur de l’équipier’. »

Par ailleurs, en Vaucluse c’est en novembre dernier qu’un hélicoptère militaire allemand s’était crashé dans un champs désert à proximité de la commune de Viens. L’appareil de combat, un modèle Tigre qui participait à un exercice mené avec la base école du 2e Régiment d’hélicoptère de combat (RHC) du Luc dans le Var, avait percuté une ligne à très haute tension avant de se poser en catastrophe. Les deux pilotes s’en étaient sortis indemne.

L.G.


Le préfet de Vaucluse démissionne d’office le maire d’Orange

Créé en 1952, il est le plus ancien concours de la Vallée du Rhône. Il se positionne parmi les grands concours de France, comme Macon ou Lyon, et il est reconnu pour sa rigueur, la méthodologie de son échantillonnage et le professionnalisme de son organisation. 

Surtout, il révèle les talents des terroirs de la Vallée du Rhône, Côtes-du-Rhône, Côtes-du-Rhône Villages, Ventoux, Luberon, Costières de Nîmes, Clairette et Crémant de Die, Clairette de Bellegarde avec une nouvelle couleur qui s’ajoute au trio rouge – rosé – blanc : le vin orange.

Tout le monde le sait, la filière de la vigne traverse une crise globale : déconsommation, caprices du climat, concurrence mondiale, tarifs douaniers à l’export et Dry January. Du coup, Anne Mouralis, la directrice de cette 74e édition prévient : « Il y a moins d’échantillons cette année (1660 en tout, soit -8%) car les vignerons les paient donc, avec la crise, ils en présentent moins, ils ne concourent pas pour toutes leurs cuvées. L’an dernier, nous avons décerné 502 médailles, 262 d’or, 213 d’argent et 27 de bronze pour 178 domaines, 284 caves et 19 négoces soit 1 704 échantillons primés. »

Une reconnaissance qui a de l’impact

Les jurés (un peu moins de 600 cette année) sont des vignerons, des œnologues, des courtiers, des importateurs, des amateurs éclairés et des journalistes spécialisés en vitiviniculture, ils sont 4 par table et jugent les cuvées à l’aveugle. 

Cette compétition a un impact réel sur les ventes. Plus de 50% des consommateurs font confiance aux étiquettes « Concours d’Orange » apposées sur le col des bouteilles et la valorisation est estimée entre 2M et 2,5M€ supplémentaires sur le marché, une plus-value non négligeable.

En l’absence du président du concours, Michel Bernard, souffrant, Anne Mouralis précise : « Pour aller de caveau en domaine, à la recherche de tous les échantillons, nos 4 préleveurs parcourent plus de 8 000km puisqu’ils vont dans la Drôme, toute la Vallée du Rhône, le Ventoux, le Luberon et le Duché d’Uzès ».

Une nouvelle notation

Elle ajoute : « Pour renforcer la fiabilité des dégustations, la fiche de notation va évoluer. Il n’y aura pas seulement l’aspect, la couleur, le nez et le goût. Mais aussi l’harmonie, l’intensité, l’absence de défaut Pour que nos vins primés soient plus lisibles à l’étranger, en 2027, ils vont être notés sur 100, comme le fait le critique américain Robert Parker. Mais cette année on aura les deux, à la fois la médaille et la note globale ».

Autre nouveauté, cette année, le déjeuner de gala organisé d’habitude dans la Salle Dufays à Châteauneuf-du-Pape avec les dégustateurs, vignerons, invités de marque et élus n’aura pas lieu le samedi 7 février. « L’époque est à l’austérité, à l’économie, cela représente une économie de 10 000€. Mais nous espérons qu’en 2027, pour les 75 ans du Concours des Vins d’Orange, la filière retrouvera des couleurs et nous pourrons à nouveau nous retrouver pour un moment festif et gourmand autour d’un délicieux repas concocté par notre traiteur », a conclu Anne Mouralis. 

Contact :  www.concoursvins@orange.fr


Le préfet de Vaucluse démissionne d’office le maire d’Orange

À compter du 1er janvier 2026, la réforme du diagnostic de performance énergétique devrait faire sortir 850 000 logements du statut de passoire thermique. Une évolution attendue dans un marché locatif sous tension, mais qui pourrait aussi peser sur les prix, y compris en Vaucluse.

Le marché immobilier s’apprête à intégrer un changement technique aux effets très concrets. Le 1er janvier 2026 entre en vigueur un nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), destiné à corriger un biais défavorable aux logements chauffés à l’électricité. À la clé, environ 850 000 biens jusque-là classés F ou G pourraient voir leur note s’améliorer sans travaux, modifiant sensiblement l’équilibre du marché.

Copyright MMH

Un ajustement méthodologique aux conséquences massives
La réforme repose sur la révision du coefficient de conversion de l’électricité, jusqu’ici fixé à 2,3, et abaissé à 1,9, contre 1 pour les autres sources d’énergie (gaz ou le bois). Ce coefficient, utilisé pour traduire l’énergie finale en énergie primaire dans le calcul du DPE, pénalisait jusqu’à présent les logements électriques par rapport aux autres modes de chauffage.
Cette évolution devrait permettre de reclasser près de 850 000 logements, sur les 4,8 millions de passoires thermiques recensées en France en 2023. Elle vise également à rapprocher la méthodologie française de celle en vigueur dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, ou encore la Belgique, où l’électricité est moins pénalisée dans l’évaluation énergétique des logements.

Un soulagement pour un marché locatif sous tension                         
Cette réforme intervient dans un contexte de raréfaction de l’offre locative. Depuis janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location, tandis que les logements F le seront à partir de 2028. Par ailleurs, les biens classés F ou G ne peuvent plus faire l’objet d’une revalorisation de loyer depuis 2022. Dans ce cadre, la sortie de plusieurs centaines de milliers de logements du statut de passoire énergétique pourrait desserrer partiellement l’étau, notamment dans les territoires où le parc ancien est dominant.

Copyright www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

En Vaucluse
En Vaucluse, cette évolution pourrait avoir un impact notable. Le département se caractérise par une part importante de logements construits avant les premières réglementations thermiques, notamment dans les centres anciens d’Avignon, Carpentras ou Orange, où le ch auffage électrique est largement répandu. La réforme pourrait donc permettre la remise sur le marché de logements jusqu’ici contraints, sans pour autant régler les enjeux structurels de rénovation.

Copyright INSEE état des logements Vaucluse

Des logements toujours énergivores
Si la note administrative évolue, la performance réelle des bâtiments reste inchangée. Les logements concernés demeurent, dans de nombreux cas, mal isolés. La réforme modifie l’étiquette énergétique, mais non la qualité thermique intrinsèque du bâti. Un point régulièrement souligné par les acteurs publics de la rénovation énergétique, qui alertent sur le risque de retarder certains travaux pourtant nécessaires à moyen terme.

Une mise à jour simplifiée, mais un contrôle limité
Sur le plan opérationnel, les propriétaires n’auront pas à refaire de diagnostic. Les DPE réalisés avant 2026 pourront être mis à jour gratuitement sur la plateforme de l’Ademe, sans nouvelle intervention sur site.

La fiabilité du DPE
Cette simplification s’inscrit toutefois dans un contexte de fragilisation de la fiabilité du DPE. Plusieurs études sectorielles font état d’incohérences statistiques et d’une progression des surévaluations, notamment dans les zones tendues, où la pression réglementaire est la plus forte. Les capacités de contrôle demeurent limitées, alors même que les enjeux financiers sont importants.

Copyright Freepik

Un effet mécanique sur les prix
La reclassification énergétique pourrait également influer sur les prix de vente et de location. Les données notariales montrent que l’étiquette énergétique pèse lourdement sur la valorisation des biens. En 2024, une maison classée G se vendait en moyenne 25% moins cher qu’une maison classée D, et 18 % de moins pour une F. Pour les appartements, les écarts atteignaient respectivement 17 % et 10 %. En Vaucluse, où le pouvoir d’achat immobilier est plus contraint que dans les grandes métropoles, une amélioration automatique des notes pourrait contribuer à une hausse mécanique des prix, au détriment des ménages modestes et des primo-accédants.

D’autres évolutions à venir
La réforme du DPE ne constitue qu’une étape. D’autres ajustements sont à l’étude, notamment une proposition de loi visant à permettre la sortie temporaire de certains logements du statut de passoire énergétique sous condition d’un engagement de travaux dans un délai encadré. Autant de signaux qui traduisent la recherche d’un équilibre délicat entre maintien de l’offre et ambition climatique.
Calista Contat-Dathey


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À Orange, la résidence de La Tourre, construite dans les années 1960, sort de sa mauvaise réputation grâce à une convention de coopération ambitieuse entre Grand Delta Habitat, les services de l’État et les forces de l’ordre. Sécurité renforcée, réhabilitation massive du patrimoine, nouveaux services et gros investissements : ce partenariat illustre une stratégie intégrée où rénovation urbaine et tranquillité résidentielle convergent pour améliorer concrètement la vie des habitants.


La visite officielle de la résidence de La Tourre, début décembre, a mis en lumière les avancées permises par la convention signée en juin dernier entre Grand Delta Habitat, la Préfecture de Vaucluse, les Procureures d’Avignon et de Carpentras, la Police nationale et la Gendarmerie. Ce dispositif institutionnel inédit vise à renforcer la communication entre partenaires, accélérer les interventions en cas de trouble et coordonner la prévention locale de la délinquance.

Une convention qui change la donne
Pour le Préfet de Vaucluse, il s’agit «d’assurer d’abord la sécurité du quotidien» pour garantir la liberté et la fraternité dans les quartiers. Cette approche combine présence policière accrue et actions de terrain, notamment l’éradication de points de deal actifs.

Réhabilitation : des chiffres et des transformations visibles
Au cœur du projet, une réhabilitation lourde de 13,17M€ HT, entièrement financée par Grand Delta Habitat avec l’appui de prêts institutionnels, remodèle profondément le quartier. Sur le plan du bâti, les chantiers affichent d’importantes avancées: Isolation thermique par l’extérieur terminée, avec une amélioration notable du confort et des charges énergétiques. 90% du bardage finalisé, offrant une nouvelle identité architecturale. 80% des parties communes rénovées, incluant sols, sanitaires, installations électriques et gaz. Sécurisation accrue avec changement des portes palières, renforcement des accès et extension du parc de vidéoprotection. La performance énergétique progresse également : la résidence passe du DPE (Diagnostic de performance immobilier) E au DPE C, ce qui allège durablement les charges pour les familles et valorise le patrimoine.

Une vie de quartier repensée
La transformation de La Tourre ne se limite pas au bâti. Les espaces extérieurs ont été redessinés via des plantations, la création d’espaces de jeux, la pose de mobilier urbain, afin de favorisenr la convivialité et l’appropriation du lieu par les habitants.

Copyright Grand Delta Habitat

Une crèche de 24 places
Parallèlement, une crèche de 24 places a été aménagée au sein du bâtiment A, financée à hauteur de 920 000€ en concertation avec la Ville d’Orange et la CAF (Caisse d’allocations familiales). Ce nouvel équipement, issu de la transformation de logements existants, illustre l’ambition de consolider les services de proximité dans le quartier et de répondre à des besoins quotidiens.

Répondre aux besoins des familles
Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, évoque ce projet comme une réponse concrète aux besoins des familles, symbole d’un renouvellement urbain pensé pour et avec les habitants.

Un modèle pour l’avenir
La convention va au-delà de La Tourre : elle s’inscrit dans une politique plus large de Grand Delta Habitat qui, après la fusion de 2023, est devenue la première coopérative HLM de France, gérant près de 44 547   logements et accompagnant plus de 90 000 personnes dans leur parcours résidentiel.

Vers une modélisation duplicable
Dans ce contexte, d’autres conventions et partenariats sont développés pour renforcer la sécurité, fluidifier les procédures administratives et encourager l’investissement dans des travaux structurants. L’expérience de La Tourre, où coopération institutionnelle rime avec progrès tangible, pourrait servir de référence pour des opérations similaires ailleurs en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Mireille Hurlin

Copyright Grand Delta Habitat

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Samedi 29 août 2026, le Théâtre antique d’Orange accueillera pour la première fois Macklemore. Dans ce monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture), l’icône du hip-hop international promet un concert événement, à la croisée de la musique contemporaine et de l’Histoire, orchestré par Positiv Production en partenariat avec Edeis et la Ville d’Orange.

L’annonce a déjà valeur de symbole : Voir Macklemore se produire dans l’un des théâtres antiques les mieux conservés au monde marque une nouvelle étape dans le dialogue entre musiques actuelles et patrimoine monumental. Le rappeur américain, figure libre et engagée de la scène hip-hop, foulera pour la première fois la scène d’Orange, dans un cadre dont la puissance architecturale et acoustique n’a cessé de fasciner artistes et publics depuis deux millénaires.

Un artiste engagé
Révélé au grand public par des titres devenus planétaires comme Thrift Shop, Can’t Hold Us ou Same Love, Macklemore a construit un parcours atypique, loin des formats standards de l’industrie musicale. Indépendant, souvent engagé sur les questions sociales, identitaires ou de santé mentale, il a su fédérer un public intergénérationnel grâce à une musique accessible, des textes incisifs et des performances scéniques réputées pour leur intensité et leur sincérit

Les musiques actuelles font vibrer les vieilles pierres
Le Théâtre antique d’Orange offrira un écrin à la hauteur de cette énergie. Classé à l’Unesco depuis 1981, le monument est reconnu pour son mur de scène monumental et son acoustique exceptionnelle, qui en font un lieu unique pour les grandes voix comme pour les artistes contemporains. La rencontre entre un rappeur mondialement connu et ce joyau du patrimoine promet une soirée hors du temps, fidèle à l’ADN de Positiv Orange, qui s’attache depuis plusieurs années à faire résonner les musiques actuelles dans des sites patrimoniaux d’exception.

Quand Positiv production rencontre Edeis
La soirée s’ouvrira avec une première partie, avant un live de Macklemore attendu comme l’un des temps forts musicaux de l’été 2026. Après avoir accueilli des artistes de premier plan ces dernières années : de Sting à Toto, en passant par Will Smith, Positiv Production confirme sa capacité à inscrire Orange sur la carte des grands rendez-vous culturels internationaux.

Un marché porteur
Ce concert s’inscrit également dans une collaboration étroite avec Edeis, acteur important de la gestion et de la valorisation de sites culturels et patrimoniaux en France. Depuis 2020, le groupe développe une offre culturelle ambitieuse dans des lieux emblématiques, conciliant accessibilité au public, innovation et respect du patrimoine. Chaque année, près de 2,8 millions de visiteurs fréquentent les sites et événements qu’il exploite, du Théâtre antique d’Orange aux monuments romains de Nîmes. Soutenue par la Ville d’Orange, cette alliance entre production artistique, gestion patrimoniale et politique culturelle locale permet de proposer des spectacles d’envergure internationale dans un cadre d’exception, tout en renouvelant l’image et l’attractivité du monument.

Infos pratiques
Théâtre antique d’Orange. Samedi 29 août 2026. A partir de 18h30. Billetterie : en ligne (points de vente habituels)
Mireille Hurlin


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Chaque mois de décembre, Orange devient l’une des capitales du santon. Les 13 et 14 décembre 2025, le Parc des Expositions accueillera la 16ᵉ édition du Salon des Santonniers, un événement phare de l’artisanat régional. Plus de 70 santonniers y présenteront leurs créations, entourés d’ateliers pour enfants, de démonstrations d’artisans et de grandes réalisations qui donnent vie à tout un pan de la culture provençale. Un rendez-vous gratuit où s’entremêlent tradition, création et immersion dans l’univers chaleureux des fêtes. Toutes les infos sur les festivités de Noel en Vaucluse ici.

Nés au temps de la Révolution française, lorsque les crèches publiques furent interdites, les santons, santoun, ‘petit saint’, ont permis aux Provençaux de perpétuer leur crèche à domicile. Deux siècles plus tard, cet artisanat demeure un marqueur identitaire de la région. Le Salon d’Orange en est l’un des témoins privilégiés : il rassemble des maîtres santonniers, certains reconnus Meilleurs Ouvriers de France, venus exposer une diversité de personnages, de décors et de scènes inspirés des pastorales, des métiers d’antan et de la vie villageoise.

Un univers miniature
Chaque stand est une porte ouverte sur un univers miniature façonné à la main : modelage de l’argile, cuisson, peinture, patine… Autant de gestes précis qui relèvent d’un art transmis de génération en génération. Le public, lui, découvre ce patrimoine vivant dans une ambiance chaleureuse, rythmée par des animations et la présence d’artisans prêts à partager leur passion.

Santons Marcel Carbonel, Mise en scène Thalia CH, 5 ans, Copyright Michel H

Les temps forts : démonstrations, crèches monumentales et invités d’honneur
L’édition 2025 mettra particulièrement en lumière les Santons Adrien Tidjarian, maître artisan dont les œuvres, inspirées de la pastorale et des paysages du Mont Pilat, se distinguent par leur finesse et leur ancrage territorial. Issu de la menuiserie-ébénisterie, Tidjarian a su transposer son regard sur la matière vers l’univers du santon, créant des décors et personnages empreints d’authenticité.

Travail d’orfèvre
Aux côtés de cet invité d’honneur, les visiteurs pourront admirer le travail de Liliane Guiomar, qui réalisera des pièces en direct sur son stand, ainsi qu’une crèche provençale monumentale conçue par Romain Rodriguez, soulignant l’ampleur et la poésie d’un art qui, lorsqu’il se déploie sur plusieurs mètres, devient presque scénographique. Les enfants ne seront pas en reste : ateliers de coloriage, fabrication et peinture de santons permettront de transmettre, dès le plus jeune âge, les gestes qui perpétuent la tradition.

Un salon pour tous, entre transmission et émerveillement
Au-delà de son aspect artisanal, le Salon des Santonniers d’Orange offre une plongée sensible dans l’identité provençale. Le visiteur y retrouve l’accent, les couleurs, les musiques, mais surtout l’esprit d’une culture faite de simplicité et de partage. Dans un contexte où les savoir-faire manuels se raréfient, l’événement témoigne de la vitalité d’une pratique toujours vivante, soutenue par la Ville d’Orange, le Département, la Chambre des Métiers et plusieurs partenaires régionaux. Ainsi, on ne repart pas d’un tel salon avec un simple bibelot, mais avec un fragment de mémoire collective : un berger, une poissonnière, un joueur de tambourin… autant de silhouettes qui racontent la Provence mieux que n’importe quel discours.

Le camp de gitans, Mise en scène Thalia CH, 5 ans, Copyright Elisa H

Une immersion dans le monde enchanté
Ce salon de passionnés est l’occasion d’une immersion dans un patrimoine immatériel précieux, une rencontre avec des artisans d’art et un moment suspendu où l’on retrouve l’essence même de Noël. Pour les curieux, les familles, les amoureux de culture provençale ou les simples flâneurs, c’est un rendez-vous qui se vit comme une aventure douce et lumineuse, à hauteur d’enfance et de tradition.

Les infos pratiques
Salon des Santonniers d’Orange, Passion Santons. Samedi 13 décembre, 10h–19h & dimanche 14 décembre, 10h–18h. Parc des Expositions, avenue Charles-Dardun, Orange. Entrée libre.
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/orange/   1/1