Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
Sauveur Cavataio a été élu président du Comité régional des Groupements d’Entreprises pour l’Insertion et la Qualification (Geiq). Il succède à Christophe Drone, élu président de la Fédération française des Geiq.
Christophe Drone, président depuis la création du Comité régional des Geiq en 2018, a contribué au développement de ces derniers, passés de 12 au nombre de 18 en Région Sud. Aujourd’hui, le collectif régional fédère 502 entreprises adhérentes et a accompagné près de 1 000 salariés en insertion en 2024. Désormais, Christophe Drone prend la présidence de la Fédération française des Geiq et il laisse sa place au comité régional à Sauveur Cavataio.
Engagé depuis plus d’un an au sein du Comité régional en tant que représentant du Geiq BTP Méditerranée, qu’il a présidé pendant 6 ans, Sauveur Cavataio est reconnu pour son dynamisme et sa force créative.
Avec 25 ans de direction d’entreprises, et 35 ans d’expertise juridique en droit de la construction et de l’urbanisme, il va désormais pouvoir mettre son expérience au service des entreprises, des collectivités et des structures publiques. Au sein du Comité régional des Geiq, ses objectifs seront d’accompagner les Geiq, renforcer les coopérations et amplifier l’action collective.
Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
Une nouvelle étude basée sur plus de 55 000 additions payées dans les restaurants partenaires de Sunday -solutions de paiements- révèle les grandes tendances du dîner du réveillon du 31 décembre dernier. Voici de quoi observer la géographie des palais assorties des dépenses moyennes.
Les Français ont dépensé 68€ en moyenne par convive, légèrement plus qu’en 2024 où la moyenne s’élevait à 65€. Cette progression, observable malgré un contexte économique marqué par une inflation persistante qui pèse sur le pouvoir d’achat, traduit une volonté de maintenir la tradition festive culinaire même lorsque les budgets sont serrés.
Le coût de la satisfaction L’Île-de-France se détache comme la région la plus dépensière (79€), tandis que Nouvelle-Aquitaine (70€) et Auvergne-Rhône-Alpes (65€) complètent le haut du classement. La note la plus élevée de la soirée a été enregistrée en Île-de-France avec une addition à 6 417€, signe que certains repas festifs ont conservé un standing gastronomique exceptionnel (même si ce montant reste en retrait par rapport à l’an dernier).
Pourboires, convivialité et diversité des pratiques Plus d’une table sur trois a laissé un pourboire, une proportion en nette progression comparée à 2024. Les Bretons figurent parmi les plus généreux, avec 42% de transactions accompagnées de pourboire, tandis que les Pays de la Loire enregistrent le plus gros pourboire par convive (65€).
Le dîner de réveillon Le dîner du réveillon est aussi un moment de convivialité renforcée : en moyenne 3,3 convives se retrouvent à table, mais c’est en Provence-Alpes-Côte d’Azur que la fête culmine avec des tablées atteignant 34 personnes.
Durée du repas L’attitude des convives à table diverge également selon les territoires. En Occitanie, les repas ont duré en moyenne 2h33, parmi les plus longs du pays, confirmant une culture du dîner pris avec lenteur et plaisir. À l’inverse, les convives du Centre-Val de Loire ont clôturé leur repas en 1h45, positionnant cette région comme la plus rapide.
Analyse des tendances gastronomiques Les repas festifs restent au cœur des traditions françaises, malgré les pressions sur le budget. Les habitudes culinaires faisant la part belle au foie gras, aux huîtres, au champagne et aux desserts classiques restent, sans surprise, des incontournables du réveillon. Source : Etude Sunday, solution de paiement au restaurant, en France, au Royaume Uni et aux Etats-Unis. Méthodologie : étude sunday réalisée sur plus de 55 000 additions payées entre le 31/12/2025 18h et le 01/01/2026 2h dans les restaurants partenaires. Mireille Hurlin
Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
Conçue comme un pilier de la transition énergétique, MaPrimeRénov’ a permis de financer des rénovations énergétiques pour des millions de logements depuis 2020. Mais entre complexité administrative, explosion des demandes, suspicion de fraudes et contraintes budgétaires, le dispositif, pourtant vital pour atteindre les objectifs climatiques, a été suspendu cet été par le gouvernement, suscitant interrogations et frustrations chez les ménages comme les professionnels du bâtiment.Sur le plan macroéconomique, pourtant, MaPrimeRénov’ continue néanmoins de soutenir l’investissement. Au premier semestre 2025, 156 762 logements ont été rénovés, pour 1,86 milliard d’euros d’aides accordées, générant environ 4,4 milliards d’euros de travaux.
Lancé en 2020 pour remplacer et simplifier les multiples aides existantes en France, MaPrimeRénov’ avait pour ambition d’inciter propriétaires et bailleurs à engager des travaux de rénovation énergétique, qu’il s’agisse d’isolation, de changement de chauffage ou de rénovations globales. Très vite, elle a rencontré un vif succès -trop vif- si bien que le nombre de rénovations globales a triplé au premier trimestre 2025 par rapport à l’année précédente.
Un pari ambitieux mais semé d’obstacles Pourtant, dès ses débuts, la mise en place a été rude. Les premiers utilisateurs ont essuyé des retards de traitement, des bugs informatiques et un parcours complexe, avec des pièces justificatives nombreuses et des délais d’attente plus longs que promis, parfois au détriment du confort financier des ménages engagés dans des travaux conséquents.
Des règles mouvantes et un accompagnement critiqué Paradoxalement, alors que l’objectif affiché du gouvernement était d’encourager les rénovations profondes, les changements fréquents de règles et la mise en place d’un accompagnement obligatoire : Mon Accompagnateur Rénov’-ont été sources de confusion. Ce rôle d’intermédiaire, voulu pour sécuriser les dossiers, a aussi été mis en cause pour des devis anormalement élevés et des conflits d’intérêts, complexifiant encore davantage un dispositif déjà ardu à appréhender.
Des démarches administratives trop lourdes Du côté des professionnels, les retours sont amers : nombreux sont ceux qui pointent des démarches administratives ralentissant le lancement des travaux, une incertitude politique qui pèse sur leur activité, l’ensemble impactant durablement la prévision de leurs carnets de commande.
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Budgets sous tension et suspension en 2025 Sur fond de contraintes budgétaires nationales et de besoin de maîtrise des dépenses publiques, l’État a décidé, en juillet 2025, de mettre le dispositif en pause pour les rénovations d’ampleur, tout en maintenant l’aide pour les travaux isolés “mono gestes”. Cette décision découle notamment d’un budget réduit à 3,6 milliards d’euros, amputé de près de 460M€, et de la nécessité de gérer l’afflux massif de dossiers qui ont saturé les services instructeurs.
La lutte contre la fraude La lutte contre la fraude, qui a représenté 229M€ évités en 2024 grâce à des contrôles renforcés, a également servi d’argument pour justifier cette pause, même si l’on peut, légitimement, se poser la question d’une contrainte imposée par les arbitrages budgétaires. En 2024, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a identifié près de 44 000 dossiers frauduleux, soit environ un dossier sur dix, permettant d’éviter le versement de près de 230M€ d’aides publiques. Les fraudes les plus courantes concernaient des travaux inexistants, des devis artificiellement gonflés, de faux audits énergétiques, mais aussi des usurpations d’identité et des réseaux d’entreprises éphémères créées pour capter les subventions.
Quid de l’impact local : Paca et Vaucluse ? Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le dispositif connaît une dynamique particulière. Les aides à la rénovation énergétique, dont MaPrimeRénov’, ont généré plus de 211M€ de travaux en 2024, avec une part importante de ménages modestes et très modestes parmi les bénéficiaires, représentant près de 71% des subventions régionales 7,5 % des bénéficiaires vauclusiens.
Un outil national difficile à maîtriser localement Lancé en 2020 pour accompagner la rénovation énergétique des bâtiments privés, MaPrimeRénov’ a permis à des millions de ménages de réduire leurs consommations d’énergie tout en améliorant leur confort. Au niveau national, plus de 2,3 millions de logements ont été rénovés grâce à ce dispositif depuis sa création, générant des dizaines de milliards d’euros de travaux dans le secteur du bâtiment.
Un public ciblé, atteint, avec un retour enthousiaste Dans la région Paca, ce mouvement a trouvé un écho notable : au 1er septembre 2023, 14 021 dossiers MaPrimeRénov’ avaient été engagés pour financer des travaux énergétiques, avec 68 % des demandes déposées par des propriétaires modestes ou très modestes, la preuve que l’aide avait bien atteint sa cible sociale. Plus de 75 000 dossiers MaPrimeRénov’ avaient été engagés dans toute la région depuis 2020, avec une dynamique qui s’était amplifiée jusqu’en 2022-2023 avant de marquer un léger repli.
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Entre frustrations et défis climatiques Alors que l’objectif de rénovation des logements reste central pour atteindre les engagements climatiques, notamment pour réduire les émissions des bâtiments, l’arrêt du principal outil financier de cette politique soulève des questions, comme celle de réduire la précarité énergétique en améliorant le confort des foyers et en réduisant leurs factures. Pour l’heure MaPrimeRénov’ sera de nouveau suspendue à compter du 1er janvier 2026. Faute de loi de finances votée, le gouvernement a confirmé la fermeture du guichet, rendant impossible le dépôt de nouveaux dossiers. Une décision qui change brutalement la donne pour de nombreux propriétaires engagés, ou sur le point de l’être, dans des travaux de rénovation énergétique.
Pour mémoire MaPrimeRénov a été officiellement lancée en janvier 2020 pour une ouverture progressive à tous les propriétaires en en janvier 2021, puis aux bailleurs en juillet 2021. MaPrimeRénov a ensuite été réorganisée avec de nouveaux volets en janvier 2024, suspendue en juillet 2025, reprise partiellement fin septembre 2025 et sera arrêtée au 1er janvier 2026.
Les prochains mois seront déterminants Les prochains mois seront déterminants pour réinventer le dispositif ou proposer un nouveau cadre de soutien plus efficace, plus lisible et surtout plus durable pour les ménages et les professionnels engagés dans la grande rénovation énergétique du parc résidentiel français. Les sources : Banque des territoires ; Anah.gouv.fr ; Ministère chargé du logement ; Préfecture de Paca ; pacadeveloppementdurable.gouv.fr ; Vaucluse.fr ; Cerc-paca.fr ; Cmar- Paca.fr… Mireille Hurlin
Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre une croissance modérée de la fréquentation touristique estivale, portée par l’international et certains départements, mais reste en deçà de la tendance nationale.
Durant la saison estivale 2025, d’avril à septembre 2025, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a enregistré 43,1 millions de nuitées dans les hébergements touristiques professionnels, soit une hausse de 1,9% par rapport à 2024. Une progression notable, mais nettement inférieure à celle observée au niveau national (+4,4 %) ce qui en fait un signal mesuré pour une destination touristique.
Grâce à une clientèle internationale Cette dynamique repose en grande partie sur la clientèle internationale, qui se distingue par une augmentation plus marquée que celle des résidents français, majoritaires mais plus stables. Les hôtels, notamment ceux du segment haut de gamme, ont tiré cette croissance, tandis que les campings confirment leur solide attractivité, particulièrement auprès du public national. En revanche, les autres hébergements collectifs touristiques poursuivent leur recul structurel.
Quid du panorama départemental ? Le panorama départemental illustre cette diversité : les Bouches-du-Rhône ont totalisé 4,4 millions de nuitées, dont près de 30% de non-résidents français, et affichent une progression soutenue grâce à l’international. Les Hautes-Alpes, malgré leur plus faible volume -environ 0,5 million-, montrent également une forte progression des touristes étrangers.
Festival off d’Avignon Copyright MMH
Le Vaucluse moins attractif ? À l’opposé, le Vaucluse a enregistré une baisse de fréquentation de -1,8%, tant pour les résidents français que pour les visiteurs internationaux, reflet d’un ralentissement local plus prononcé. Cette saison confirme en partie une tendance observée depuis quelques années : le tourisme se redessine, avec une fréquentation plus étalée dans le temps et un public plus international.
Les campings ont la cote Les campings enregistrent des résultats remarquables avec un nouveau record historique d’environ 17,8 millions de nuitées d’avril à septembre en 2025, soit une progression de +2% par rapport à 2024 et +15% par rapport à 2019, avant la crise du Covid-19, soulignant un attrait croissant pour les séjours en plein air et un tourisme plus flexible.
Les défis structurels de Paca Pour autant, cette progression régionale reste modérée face à d’autres destinations françaises. En Nouvelle-Aquitaine (département jumeau du Vaucluse à bien des égards) , par exemple, la hausse des nuitées atteint +3,7 %, et certaines régions comme l’Île-de-France affichent des croissances à deux chiffres. Ce contraste interrégional souligne les défis structurels de Paca : saturation des infrastructures face à la demande, concurrence accrue des littoraux méditerranéens voisins comme en Espagne, qui a parfois devancé la Côte d’Azur dans les demandes de réservation, ou encore saisonnalité marquée.
Théatre antique d’Orange Copyright MMH
A la loupe Les départements les plus attractifs de Paca sont donc : le Var qui est le département le plus fréquenté de la région, concentrant environ 36% des nuitées touristiques estivales, même si sa croissance en 2025 est modérée, il reste une destination phare, notamment grâce à ses célèbres littoraux et ses campings très prisés. Les Alpes-Maritimes, avec environ 22% des nuitées régionales, tiennent une place majeure dans le tourisme Paca, attirant particulièrement une clientèle internationale, notamment à Nice, Cannes et Antibes. Les Bouches-du-Rhône, avec 4,4 millions de nuitées sur la saison estivale 2025, se distingue par une forte progression de la fréquentation, particulièrement des visiteurs étrangers.
Les Autres contributeurs notables Ce sont les Hautes-Alpes, car bien que plus petit en volume, le département affiche une forte dynamique de croissance touristique, avec une hausse marquée des nuitées, surtout internationales. Les Alpes-de-Haute-Provence représentent une part plus modeste des nuitées mais bénéficient d’une progression solide, notamment dans les campings. Enfin, le Vaucluse, malgré sa richesse patrimoniale, est le seul département à enregistrer une baisse de fréquentation en 2025.
En clair La saison estivale 2025 en Provence-Alpes-Côte d’Azur illustre une attractivité toujours présente mais complexe à dynamiser. Si les performances restent positives, notamment grâce à l’international et à certains départements comme le Var et les Alpes Maritimes, la région doit continuer à innover et à s’adapter pour renforcer son attractivité dans un environnement touristique européen très concurrentiel. Source Insee, saison touristique estivale 2025. Mireille Hurlin
Petit Palais Avignon Copyright MMH
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Alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas, l’effervescence bat son plein. Les préparatifs s’accélèrent, et des millions de Français s’apprêtent à se rendre en magasin pour boucler leurs cadeaux de dernière minute. Dans cette période charnière, les commerçants sont en première ligne pour répondre à la demande et accompagner l’énergie des fêtes. C’est ce que révèle notamment la 2e partie de l’édition 2025 de l’étude ‘Fêtes de fin d’année et contexte d’incertitude économique : quel impact sur les consommateurs et les commerçants ?’, dévoilée par Ankorstore, la première plateforme européenne de vente entre professionnels, qui connecte 30 000 marques à 300 000 commerçants indépendants. Focus ici sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Cadeaux de Noël : entre sprint final et marathon préparé
37% des Provençaux prévoient de réaliser leurs achats de cadeaux à la dernière minute, soit une semaine seulement avant le jour de Noël. Si certains préfèrent prendre leur temps, d’autres s’organisent bien en amont. Ainsi, 47% des consommateurs déclarent préférer anticiper pour faire leurs emplettes. Ils sont même 14% à déjà avoir trouvé leurs cadeaux, notamment à l’occasion des promotions estivales ou des ventes privées d’octobre.
Générations et genres : les Provençaux ne jouent pas tous la même partition
On observe des différences entre les habitudes des générations. Si un jeune (18-34 ans) sur deux (46%) prévoit de faire ses achats à la dernière minute, ils ne sont qu’à peine plus de 32% à opter pour cette stratégie chez les plus de 55 ans. Les femmes semblent également plus organisées que les hommes, car elles ne sont que 29% à attendre la dernière semaine pour leurs achats, contre 46% chez leurs homologues masculins.
Mais pourquoi les Provençaux s’y prennent-ils à la dernière minute ?
Les raisons qui motivent ou expliquent ces achats de dernière minute sont multiples. L’indécision (29%) et la difficulté à trouver de bonnes idées de cadeaux (27%) arrivent en tête des raisons citées par les habitants. 26% des sondés avancent également un budget limité et l’attente de disponibilité financière ou de promotion pour passer à la caisse. Les achats de dernière minute constituent un mode de consommation délibérément choisi pour 15% des habitants de PACA.
Une dernière ligne droite qui bénéficiera aux commerçants indépendants
Autre enseignement de l’étude menée par Ankorstore : ces achats de tout dernier moment profitent aux galeries marchandes, mais également aux commerces indépendants. En effet, si les supermarchés (83%) et les centres commerciaux et grandes enseignes (73%) sont largement plébiscités, les commerçants indépendants de la région parviennent à tirer leur épingle du jeu. 72% des consommateurs retardataires ou moins pressés se tournent vers des commerces de proximité pour leurs achats de dernière minute (devant les sites de vente en ligne, qui en attireront 64%). Pour les plus de 55 ans, le commerce de proximité est même l’option prioritaire pour leurs cadeaux de dernière minute pour 81% des répondants.
Un pic d’activité salvateur dans un climat d’incertitude
Un signal rassurant, car les commerçants misent sur les fêtes, et tout particulièrement sur la dernière ligne droite, pour réussir leur fin d’année. Les achats de dernière minute représentent ainsi un réel temps fort pour les indépendants puisque 45% des commerçants estiment la part des achats cadeaux de dernier moment à plus de 25% de leurs ventes de fin d’année (dont près de 13% affirment même que cela représente plus de 50% de leurs ventes de la période).
Un volume non négligeable quand on sait que la période des fêtes de fin d’année représente le plus gros pic d’activité annuel pour 63% des commerçants de PACA. Un secteur qui traverse une période compliquée, puisque 66% des commerçants déclarent que la dissolution de l’Assemblée nationale de juin 2024, ainsi que la période d’instabilité politique qui a suivi, ont eu un impact sur la santé économique de leur commerce (dont 26% un impact fort) ; et que près de 61% redoutent que la baisse du pouvoir d’achat des Provençaux n’affecte leur activité cet hiver.
« Dans une période difficile pour les commerçants indépendants, les fêtes de fin d’année sont plus que jamais décisives. Les Français comptent sur le commerce de proximité pour leurs achats de Noël et nous nous en réjouissons. Nos commerçants sont le cœur vivant de nos centres-villes : ils méritent d’être soutenus », explique Nicolas d’Audiffret, cofondateur d’Ankorstore.
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A l’occasion de la journée mondiale du bénévolat, l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) lance un vaste appel à rejoindre ses rangs en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en particulier 25 bénévoles dans le Vaucluse. Objectif ? Accompagner l’essor de l’entrepreneuriat populaire, dans un contexte social et économique exigeant. En 2025, le travail de terrain de ses 4 bénévoles et 4 salariés a permis à l’Adie de financer et d’accompagner 93 personnes dans le département.
Depuis plus de trois décennies, l’Adie défend l’idée que tout individu, même sans diplôme ni capital, peut devenir entrepreneur à condition d’avoir accès à un financement accessible et un accompagnement de proximité. Aujourd’hui, l’association monte en puissance pour répondre à l’augmentation des besoins : dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle vise le recrutement de 120 bénévoles supplémentaires, dont 25 dans le Vaucluse. L’enjeu ? Soutenir davantage de porteurs de projets et renforcer la dynamique entrepreneuriale locale.
Un nouveau souffle pour l’entrepreneuriat populaire Depuis 35 ans, l’Adie œuvre pour lever les barrières financières, administratives ou psychologiques qui freinent l’initiative. Ce modèle, déjà bien rodé, prend aujourd’hui une dimension plus ambitieuse encore. En 2025, l’association affirme vouloir renforcer sa présence dans les territoires fragiles, quartiers prioritaires, zones rurales, zones en déficit de services, et promouvoir un accompagnement intégrant la transition écologique.
Besoin de personnes ressources Dans ce cadre, les bénévoles ne sont plus de simples soutiens, ils deviennent des piliers de la stratégie d’expansion territoriale de l’Adie. Pour le directeur régional, « les bénévoles sont l’une des pierres angulaires de notre action », leur engagement rend possible l’accompagnement d’un nombre croissant de créateurs d’entreprise.
Une implication flexible, ouverte à tous L’effort de recrutement prend en compte la diversité des profils et des disponibilités : étudiant, retraité, salarié, pour un engagement ponctuel ou régulier, afin de s’adapter à chacun.
Des missions variées Les missions sont variées : accueil et orientation, entretiens avec des porteurs de projet, instruction des demandes de financement, soutien administratif, accompagnement avant et après la création, animation d’ateliers et de formations, coaching personnalisé, voire coordination des équipes bénévoles selon l’antenne.
Garantir un accompagnement de qualité Pour garantir un accompagnement de qualité, tant aux porteurs de projets, qu’aux bénévoles l’Adie propose un parcours de formation sur mesure : compréhension du contexte de l’entrepreneuriat, maîtrise des outils informatiques, posture d’accompagnement… Les bénévoles interviennent généralement en binôme avec des conseillers professionnels, assurant un encadrement solide.
Un impact concret et mesurable Le rapport d’activité 2024 de l’Adie illustre l’efficacité de son modèle. À l’échelle nationale, l’association a accordé des micro-crédits à plus de 34 600 personnes : entrepreneurs ou porteurs de projet dont 49% des bénéficiaires vivaient sous le seuil de pauvreté au moment du soutien (14,5 % de moyenne nationale). Près de 45% étaient des femmes, 19% n’avaient aucun diplôme. À deux ans, le taux de pérennité des entreprises créées a atteint 81% ; à trois ans, 78%. Ces chiffres confirment que, quand on combine financement, accompagnement et solidarité, l’entrepreneuriat peut devenir un levier concret d’intégration sociale et socio-professionnelle.
Pourquoi s’engager dès maintenant ? L’appel à bénévoles de l’Adie est une opportunité de faire partie d’un projet de société. En rejoignant l’association, on ne se contente pas d’apporter du temps libre, on s’investit pour permettre à des hommes et des femmes, parfois très fragilisés, de bâtir un avenir à travers leur projet. C’est aussi une chance de développer des compétences comme du coaching, de la gestion de projet, de l’accompagnement, d’enrichir son réseau, et de vivre une nouvelle expérience humaine.
Pour le Vaucluse Pour le Vaucluse, c’est l’occasion d’être acteur du renouveau économique et social. L’appel lancé par l’Adie à l’occasion de la journée mondiale du bénévolat revêt un caractère à la fois urgent et prometteur. Dans un contexte de fractures sociales, d’inégalités d’accès à l’emploi et de chômage structurel, offrir à chacun la possibilité de créer sa propre activité devient un acte de justice sociale et de solidarité collective. Mireille Hurlin
Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
La Maison des Services de Châteaurenard vient de recevoir le label national « Services Publics + » – palier bronze. Une distinction remise fin septembre 2025 par la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), qui salue l’engagement de la commune dans l’écoute, l’accompagnement et la satisfaction des usagers.
C’est une belle réussite pour Châteaurenard. La Maison des Services de la ville devient la première commune de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la deuxième en France à décrocher le label « Services Publics + », programme national porté par la DITP. Cette distinction vient récompenser plusieurs mois d’investissement de toute l’équipe municipale dans une démarche d’amélioration continue, centrée sur la qualité de l’accueil, la réactivité et la simplification des démarches administratives.
Des engagements concrets pour les usagers Répondre plus vite, écouter mieux, accompagner plus efficacement : tels sont les objectifs du programme « Services Publics + ». Le label repose sur huit engagements-clés, parmi lesquels la possibilité d’obtenir une réponse rapide, la facilité à joindre un agent, ou encore la mise à disposition de services accessibles à tous. À Châteaurenard, ces principes ne sont pas de simples slogans. Ils se traduisent chaque jour dans le fonctionnement de la Maison des Services, où les agents multiplient les initiatives pour rendre les démarches plus simples et plus humaines.
Copyright Ville de Châteaurenard Communication
Une satisfaction clients mesurée Ainsi, en mai 2025, la Maison Des Services de Châteaurenard a obtenu un taux de satisfaction : de 96% sur les délais de traitement, de 98% sur la facilité à entrer en contact et de 96% sur la simplicité des démarches. Résultat : un taux de satisfaction global de 99% auprès des usagers.
Une étape symbolique, un engagement durable Pour la municipalité, cette reconnaissance constitue une étape importante, mais surtout le point de départ d’un engagement durable. «Ce label valorise l’implication de nos équipes et notre volonté de mettre les Châteaurenardais au cœur de l’action publique», souligne la direction de la Maison des Services. L’objectif : continuer à faire évoluer les pratiques, renforcer la proximité et garantir à chaque usager une expérience fluide, efficace et bienveillante.
Vers un service public toujours plus proche des citoyens Avec cette labellisation, Châteaurenard confirme sa place parmi les collectivités pionnières en matière d’innovation publique. Une reconnaissance qui témoigne d’une conviction partagée : le service public de demain sera plus accessible, plus réactif et plus attentif aux besoins des citoyens. Et à Châteaurenard, l’avenir du service public commence déjà aujourd’hui. Mireille Hurlin
Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
Alors que le budget 2026 du système de santé est en débat, un modèle discret mais de plus en plus stratégique se distingue : l’Hospitalisation à Domicile (HAD). En Vaucluse comme ailleurs, elle s’impose comme une solution efficace pour conjuguer qualité des soins, humanité dans la prise en charge, et maîtrise des dépenses. Avec une progression constante de son activité, l’HAD redessine en profondeur le paysage hospitalier français.
Et si l’hôpital venait à nous, plutôt que l’inverse ? C’est précisément ce que permet l’Hospitalisation à Domicile (HAD), une forme d’hospitalisation à part entière, souvent méconnue du grand public mais en plein essor. En Vaucluse comme dans toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce dispositif se développe à un rythme soutenu, prouvant son efficacité aussi bien médicale qu’économique.
Une prise en charge globale Contrairement aux soins à domicile classiques, l’HAD propose une prise en charge globale, continue et coordonnée, alliant médecins, infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes, psychologues ou encore assistants sociaux. Elle est prescrite par un professionnel de santé – traitant ou hospitalier – et permet d’assurer, chez le patient, des soins complexes nécessitant un suivi régulier.
HAD, des chiffres en progression constante En 2024, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 281 structures ont assuré 309 050 séjours d’HAD, soit une progression de 10,8 % par rapport à 2023. En Vaucluse, l’activité atteint 41 435 journées (+1,7 %), avec un taux de recours de 20,1 patients/jour pour 100 000 habitants, en hausse constante. Une dynamique qui reflète un changement de culture : celui du “réflexe HAD”. Plutôt que de systématiquement hospitaliser, on cherche désormais à soigner à domicile, dès que cela est possible et sécurisable.
Un modèle efficace et économe Ce modèle a plusieurs vertus. D’abord, il répond à l’attente des patients, qui préfèrent souvent le confort de leur domicile à l’environnement anxiogène d’un établissement. Ensuite, il allège les services hospitaliers, souvent saturés, en réduisant la durée ou la nécessité des hospitalisations traditionnelles. Enfin, il offre une réponse adaptée au défi de la soutenabilité financière du système de santé : en 2024, le coût moyen d’une journée d’HAD s’élève à 255,6 € pour l’Assurance maladie, bien inférieur à celui d’un lit hospitalier classique.
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Un spectre large de soins Au niveau national, l’HAD a permis de prendre en charge 184 526 patients pour près de 7,7 millions de journées d’hospitalisation. Un quart de ces prises en charge concernent les soins palliatifs, dont l’augmentation (+9 %) souligne aussi la pertinence de ce modèle pour accompagner avec humanité les derniers instants de vie, à domicile, dans un cadre familier. L’hospitalisation à domicile revêt plusieurs réalité comme la prise en charge ante et post-partum pour les mamans (et futures maman) ; la néonatalogie (pour les bébés prématurés), la pédiatrie, les soins de réadaptation, la post-chirurgie, l’orthopédie, l’onco-réhabilitation (handicap secondaire à un cancer ou à son traitement), la rééducation, la réhabilitation après une chirurgie cardiaque, intervention en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), ou auprès de personnes fragiles, prise en charge de patients en chimiothérapie, en soins palliatifs à domicile et prise en charge de la fin de vie.
Un outil du désengorgement des établissement hospitaliers La baisse de la durée moyenne de séjour (23,3 jours en 2024 contre 24,3 en 2023, soit -4 %) témoigne également d’une plus grande efficacité et d’une meilleure organisation des équipes. À travers toute la région, des professionnels engagés, comme ceux de l’HAD Clara Schumann à Aix, de l’Hadar à Avignon, ou encore des praticiens de l’AP-HM à Marseille, œuvrent au quotidien pour faire vivre ce modèle innovant et humain. Alors que le système de santé cherche à conjuguer rigueur budgétaire et excellence médicale, l’HAD s’impose comme une réponse de terrain, éprouvée, humaine et efficiente. Source : Rapport d’activité 2024 de la FNEHAD (Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile).
La délégation Paca Pierre-François Gasco-Finidori, directeur HAD Clara Schumann à Aix-en-Provence ; Pierre Guilhamat, directeur de l’Hadar (Hospitalisation à domicile Avignon et sa région) à Avignon et Didier Zanini, médecin praticien, AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) à Marseille.
Un nouveau président pour le comité régional des Geiq
Mardi 14 octobre, dans l’amphithéâtre de la Scala Provence à Avignon était organisée la soirée ‘De l’Émergence à l’Excellence Artisanale’. En présence du tout Vaucluse de l’économie, Gilbert Marcelli, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie et nombre d’entreprises, d’organisations professionnelles et d’artisans, mais aussi de formateurs et d’apprentis.
Au départ, en juillet 1925, un député Joseph Courtier lance l’idée de faire entendre la voix des artisans. Et en hommage à ce centenaire de la création des chambres des métiers, est projetée une archive TV en noir et blanc des années 70 où l’ancien ministre du Commerce et de l’Artisanat, René Monory témoigne de la dynamique, la diversité, la proximité et la compétence des professionnels des métiers manuels. Il est vrai que ce secteur rassemble plus de 250 spécialités. On pense aussitôt aux boulangers et bouchers, peintres et plombiers, mais il ne faut pas oublier les armuriers, bottiers, brasseurs, chapeliers, cordonniers, couteliers, gantiers, marbriers, ramoneurs, soudeurs, torréfacteurs ou vitraillistes.
Le rôle des chambres de métiers
Les chambres des métiers sont là pour former les futurs artisans, les aider à créer leur entreprise ou reprendre celle transmise par un ancien, la pérenniser, la promouvoir, défendre ses intérêts, accroître sa visibilité, booster ses ventes, contribuer à son développement et répondre aux défis de demain. Depuis 1937, elles gèrent l’apprentissage, en 1962 elles lancent le « Répertoire des Métiers » dans chaque département et en 1973, la fameuse « Loi Royer » édicte leurs missions économiques auprès des territoires.
L’artisanat dans la Région Sud
Pour entamer la soirée, la présidente de la CMA de Vaucluse, Valérie Coissieux cite Stendhal : « La vocation, c’est le bonheur d’avoir pour métier sa passion. » Et cet engagement viscéral, ces valeurs de travail, de créativité, de qualité, de transmission fait de chaque artisan un ambassadeur du savoir-faire, de l’excellence à la française et garantit des emplois non délocalisables.
Lui succède sur la scène de La Scala, Yannick Mazette, maître-artisan boulanger à L’Isle-sur-la-Sorgue, promu depuis 2021 président de la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat. Il insiste sur le poids social et économique des artisans en Provence-Alpes-Côte d’Azur. « C’est le 1er secteur de la Région Sud avec 250 000 entreprises, 400 000 emplois et un chiffre d’affaires de 20Mrds€, soit 1/4 de l’économie locale. »
Les artisans de Vaucluse distingués
Pour représenter et mettre en valeur l’une des plus anciennes entreprises de Vaucluse, Valérie Coissieux appelle Amélie Ricard qui représente la 4e génération de la Maison 1909 à Montfavet, spécialisée depuis plus d’un siècle dans la fabrication de rideaux en perles de buis. Elle est la seule en France. Elle innove, avec de nouveaux motifs, des couleurs flashy, de la décoration intérieure et en plus, « elle ne se contente pas, dit-elle avec humour, d’enfiler des perles mais la poussière de bois est utilisée pour fabriquer des briquettes qui servent à chauffer. »
Autres personnalités distinguées : Jean Gallon, 78 ans, artisan d’art gainier, doreur sur cuir, aujourd’hui épaulé par sa fille Virginie qui partage la même passion que lui, et Corinne Mallet, de l’Atelier de Coco, sellier-garnisseur-harnacheur, installée à Sarrians où elle fabrique des selles et montures pour chevaux mais aussi des sièges de voitures et motos de collection, de yachts de prestige et d’avions. Deux photographes étaient à ses côtés pour le titre de maître artisan d’art, Walter Deliperi du Pontet et Frédéric Sicard de Morières-lès-Avignon.
Une vingtaine d’apprentis ont été félicités pour leur CAP, garçons et filles, dans les sections coiffure, maintenance de matériel agricole et d’espaces verts, fleuristes ou esthéticiennes. Coup de chapeau également à Jean-Benoît Truchot, fondateur de Chocolat T en 2014, à bord de son camion HY Citroën avant d’ouvrir sa 1re boutique à Sérignan, une autre à Valréas. Il combine créativité, audace, savoir-faire et plaisir des sens avec des fèves de cacao sélectionnées et des recettes gourmandes, comme les pralines d’amande à la fleur de sel que le public a pu goûter. Il a reçu le titre de maître artisan chocolatier.
Autres lauréats qui ont été distingués : Thierry Clota artisan-taxi à Pernes-les-Fontaines, Véronique Dornier, santonnière à Brantes. Séverine Gamba, esthéticienne à Entraigues-sur-la-Sorgue, déjà MOF (Meilleure ouvrière de France) dont le métier « ne se limite pas à arracher des poils », puisqu’elle peut aussi pratiquer des soins du visage, des gommages, modelages, massages, mises en beauté et maquillages. Sylvie Clop, spécialisée dans le rempaillage de sièges à Bédoin (avec du rotin ou de la paille de seigle), Corentin Tavernier, marquetier d’art à Pernes qui a fait ses classes dans la réputée École Boulle, Roselyne Macario qui a une entreprise de menuiserie métallique à Althen-des-Paluds, mais aussi Solange L’Herbier, couturière à Lapalud.
Nombre de plombiers, électriciens, maçons et serruriers ont été mis en valeur ainsi que les deux présidents de l’association ‘L’outil en main‘ Jean-Marc Barreau (à Bollène) et Alain Parent (à L’Isle-sur-la-Sorgue) qui accueillent des enfants à partir de 9 ans pour leur montrer à quoi servent les outils, qu’il s’agisse de ceux du mécanicien ou de ceux du tailleur de pierre. Et surtout ces deux retraités dynamiques valorisent le travail manuel, transmettent leur savoir-faire et donnent parfois « l’envie d’avoir envie »… d’être artisan.
Artisans du patrimoine
Enfin, un hommage appuyé a été rendu à trois entrepreneurs vauclusiens qui ont participé au chantier du siècle : la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Un pari fou réalisé en 5 ans malgré les contraintes drastiques des Bâtiments de France. Bravo d’abord à Vincent Gounon, menuisier d’art à la tête d’Atelier de la Boiserie de Gargas, labellisé ‘Entreprise du Patrimoine Vivant’ qui a notamment réalisé une partie des menuiseries de la cathédrale, comme les meubles des confessionnaux et qui vient de réaliser 10M€ de travaux pour une richissime Américaine dans son mas de Saint-Rémy-de-Provence. Également mis en valeur, Mathieu Lustrerie, l’entreprise de Gargas longtemps développée par Régis Mathieu avec le chantier de la Salle des Glaces à Versailles ou l’Opéra de Paris. Cette fois, c’est sa fille Inès qui a pris la suite et s’est battue pour que l’entreprise familiale réponde à l’appel d’offres et s’est occupée de la remise en état des lustres, candélabres tordus, souillés et abîmés par les flammes lors de l’incendie du 15 avril 2019. Et c’est sa grand-mère, Yvette Mathieu qui a expliqué comment les compagnons, artisans d’art de la lustrerie, ont œuvré pour leur redonner leur aspect antérieur.
Enfin, coup de chapeau à Pascal Quoirin, facteur d’orgues à Saint-Didier. Avec son fils Raphaël et son équipe, ils ont été choisis pour remettre en état les grandes orgues de la Cathédrale de l’Île de la Cité. Ils ont démonté un à un les 7952 tuyaux de cet imposant instrument dont les plus longs mesurent plus de 11 mètres et qui compte 5 claviers. Toute ce mécano géant a été transporté avec précaution dans le Vaucluse où il a été dépoussiéré, nettoyé et restauré à Saint-Didier avant de tout ramener à Paris, tout remonter et accorder l’instrument.
Les Chambres des Métiers et de l’Artisanat aux côtés des artisans
En somme, ils représentent le meilleur de l’artisanat, le talent de femmes et d’hommes qui font honneur au génie français. Et, depuis un siècle, les Chambres des Métiers et de l’Artisanat sont là pour les aider. Donner des conseils fiscaux, des informations sur les conventions d’entreprises, les salaires, les nouvelles normes et lois, proposer des stages de perfectionnement pour que l’artisan.e ne reste pas seul.e dans son atelier et évolue avec son temps. Qu’il bénéficie de conseils d’experts et réussisse. Et qu’il prenne aussi en compte, les nécessités du XXe siècle, la transition numérique et écologique.
Pour conclure, une Médaille d’Honneur a été décernée à trois hommes qui ont longtemps œuvré au sein de la CMA 84, Rodolph Couston, Aymeric Deglaire et l’ancien président Thierry Aubert.