18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes.

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes. Le 29 avril dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a distingué huit entrepreneurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur lors de la 16e édition de son concours Créadie. Parmi eux, deux Vauclusiens aux trajectoires singulières : un jeune artisan qui ressuscite l’art de la forge dans un village viticole mondialement réputé, et une ancienne cadre commerciale reconvertie dans l’aménagement paysager.

Châteauneuf-du-Pape : quand le métal épouse le terroir
À seulement 23 ans, Marius Dupuy incarne cette génération d’artisans qui refuse d’attendre. Passionné de forge depuis l’enfance, il découvre l’enclume auprès d’un ami de la famille à Sorgues. Titulaire d’un CAP de ferronnier d’art et d’un diplôme de monteur en bronze, il ouvre aujourd’hui sa Coutellerie du Pape au cœur du village qui a donné son nom à l’un des crus les plus prestigieux de la vallée du Rhône.

Des pièces uniques façonnées à la main
Ses créations, entièrement réalisées à la main, séduisent autant les domaines viticoles locaux que des collectionneurs américains ou australiens. Pour ancrer ses lames dans l’identité du territoire, il récupère du bois de fûts de chêne ayant vieilli les grands crus voisins : une démarche écoresponsable qui confère à chaque couteau une histoire singulière.

Sauter le pas pour se mettre à son compte
Le chemin vers l’installation n’a pourtant rien d’évident. Les banques traditionnelles lui opposent plusieurs refus, invoquant son jeune âge et l’absence de garanties. C’est finalement l’Adie, via son agence d’Avignon, qui débloque la situation en quelques jours. Le microcrédit obtenu lui permet alors de signer son bail et d’aménager son atelier-boutique.

Avignon : des jardins comestibles contre les préjugés
Loubna Hasnaoui Amri a suivi un tout autre itinéraire. Diplômée d’un Bac+5 en gestion, elle travaille dix ans dans le commerce avant qu’une dépression ne la pousse à renouer avec la terre, en écho à ses souvenirs d’enfance à Marrakech. Elle reprend alors des études d’aménagement paysager, termine major de sa promotion, puis se heurte à un secteur où les femmes restent encore rares sur les chantiers.

Au 2e plan à droite Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon et Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape Copyright Adie 2026

Élith Paysages, des jardins à vivre… et à manger
Plutôt que de chercher un employeur, elle fonde Élith Paysages, un prénom composé à partir de ceux de ses deux enfants, Eliana et Leith. Sa signature : des « jardins qui se mangent », où le romarin remplace la pelouse et où les fruitiers dessinent les haies. De Nice à Carcassonne, ses chantiers se multiplient.

Tenir bon malgré les difficultés
En 2025, un déficit de trésorerie de 9 000€ menace pourtant de tout emporter. Une recherche nocturne sur internet la conduit vers l’Adie. Dès le lendemain, un rendez-vous à l’agence avignonnaise lui redonne espoir et le microcrédit accordé stabilise rapidement l’entreprise. Loubna ambitionne désormais de constituer une équipe entièrement féminine afin de démontrer que les femmes ont pleinement leur place dans les métiers du paysage.

Le microcrédit, levier d’insertion et de vitalité territoriale
Ces deux parcours vauclusiens s’inscrivent dans une dynamique nationale portée par l’Adie, où chaque euro investi dans le microcrédit accompagné génère près de 5€ de valeur pour la collectivité en deux ans, entre cotisations sociales, fiscalité et retombées économiques locales. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association a déjà financé plus de 12 300 entrepreneurs depuis sa création et accompagné 2 049 personnes en 2025.

Assurer la pérennité des entreprises
Les entreprises soutenues affichent un taux de pérennité de 81% à trois ans, preuve que l’accompagnement fait souvent autant la différence que le financement lui-même. Des résultats qui rappellent l’importance d’un modèle capable de transformer des trajectoires individuelles en moteurs de développement local.

Zoom sur les autres lauréats Créadie 2026
Les prix Créadie 2026 ont distingué plusieurs entrepreneurs implantés dans les départements voisins, illustrant la diversité des initiatives soutenues par l’Adie en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Dans les Hautes-Alpes, la lauréate Céline Martin a été distinguée pour un projet conciliant transition écologique, activité économique et impact social. Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs entrepreneurs ont également été récompensés, parmi lesquels Yassine Benaïssa et Sophie Carle, porteurs de projets de proximité participant à recréer de l’emploi et du lien social dans les quartiers marseillais. Les Alpes-Maritimes figurent elles aussi au palmarès avec notamment les initiatives de Clara Venturi et Nicolas Ferrero, mêlant artisanat, économie circulaire et innovation locale. Cette diversité géographique et sectorielle témoigne de la capacité du microcrédit à soutenir aussi bien des artisans de village que des entrepreneurs urbains ou des porteurs de projets engagés dans la transition écologique.

Les prix ont été remis à Marseille en présence de plusieurs partenaires de l’Adie, parmi lesquels la Banque Populaire Méditerranée, le Fonds de dotation Biocoop, La France Mutualiste, BNP Paribas et l’Ordre régional des experts-comptables.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Avec des loyers qui franchissent pour la première fois le seuil des 200M€, un autofinancement en bond de 85% et plus de 415M€ investis en 2025, Grand Delta Habitat confirme sa montée en puissance. Dans un secteur du logement social encore fragilisé, la première coopérative HLM de France revendique un modèle robuste, fondé sur une discipline financière serrée, une stratégie d’acquisitions opportuniste et une relation bancaire érigée en levier de croissance.  

En 2025, la coopérative a porté son chiffre d’affaires à 271,5M€, en progression de 12% sur un an, pour 217,6M€ de loyers hors charges. Un seuil symbolique, presque psychologique, pour un bailleur social qui a longtemps avancé par paliers et franchit désormais un cap : La barre des 200M€ de loyers est tombée ; Celle des 100M€ de marge brute aussi. 

Maisons individuelles GDH en location Copyright MMH

Une coopérative devenue poids lourd
Cette dynamique n’a rien d’anecdotique. Elle consacre la mue d’un acteur régional devenu, en 60 ans, un groupe structurant du logement social dans le quart sud-est. Créée en 1966, la coopérative -première Coop’HLM de France- gère aujourd’hui 42 430 logements, répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes. Elle loge plus de 103 000 personnes, avec 15 agences de proximité et un ancrage particulièrement dense en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où elle est le premier bailleur social du Vaucluse et le deuxième de la région.  

L’année du basculement
Le millésime 2025 marque un changement d’échelle. Grand Delta Habitat a dégagé 43,6M€ d’autofinancement net HLM, contre 23,6M€ un an plus tôt. Une hausse de 85%, spectaculaire dans un secteur où la moindre marge de manœuvre se conquiert à l’euro près. Rapporté aux produits, cet autofinancement atteint 18,4%, loin au-dessus du seuil d’alerte réglementaire fixé à 3%. 

Une combinaison de paramètres
La progression repose sur plusieurs ressorts conjoints : hausse des loyers portée par l’IRL (Indice de référence des loyers), recul de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), ralentissement des coûts de construction, baisse du taux du Livret A et montée en régime des opérations d’accession. À cela s’ajoute un pilotage rigoureux des charges, avec un signal particulièrement scruté par les partenaires financiers : malgré 3 055 logements supplémentaires en deux ans, la masse salariale recule par rapport à 2023. Le mot d’ordre ? Produire davantage mais sans gonfler la structure. 

Batiment GDH réhabilité Copyright MMH

Casser les plafonds
Grand Delta Habitat résume cette séquence en une formule athlétique : casser les plafonds. L’image n’est pas fortuite. En interne, 2025 est présentée comme l’année où la coopérative a ‘franchi le mur’ des 100M€ de marges brutes et ‘cassé le plafond’ des 200M€ de loyers. Une rhétorique de la performance, assumée, qui dit aussi combien la question financière est devenue centrale dans le pilotage du logement social.

Le pari des volumes
La croissance de Grand Delta Habitat ne repose pas uniquement sur la construction neuve. Elle tient, de plus en plus, à une stratégie de diversification des modes de production. En 2025, la coopérative a mis en chantier 871 logements, obtenu 986 agréments, engagé 869 réhabilitations et, surtout, acquis 1 561 logements. Sur deux ans, plus de 3 000 logements ont ainsi été rachetés à d’autres bailleurs sociaux, qui eux souhaitaient surtout refaire leur trésorerie. 

Le temps de la croissance externe
Ce choix est loin d’être marginal. Il reflète une lecture lucide du marché : Dans un environnement où le neuf reste contraint, où les coûts de sortie pèsent encore lourdement sur les bilans et où certains opérateurs arbitrent leur patrimoine, le rachat devient un outil de croissance à part entière. Grand Delta Habitat s’en sert pour maintenir ses volumes, sécuriser ses objectifs et accélérer son changement d’échelle.

Habitat intergénérationnel GDH Copyright MMH

Construction et réhabilitation
Au total, 278M€ ont été engagés dans la construction et la réhabilitation, auxquels s’ajoutent 137M€ consacrés aux acquisitions patrimoniales. Soit plus de 415M€ injectés en 2025 dans l’économie des territoires. À l’échelle d’un bailleur social, l’effort est considérable. À l’échelle locale, il fait de la coopérative un investisseur de premier rang. 

La banque comme infrastructure invisible
C’est tout l’objet du ‘Delt’Apéro Transparence bancaire’, rendez-vous désormais bien installé dans la gouvernance de Grand Delta Habitat, pour faire de la pédagogie financière un outil de crédibilité. Le principe ? Exposer aux banques, sans fard, les résultats, les fragilités, les hypothèses et les arbitrages. Un acte de transparence qui n’est pas un exercice de communication mais un mécanisme de sécurisation ; «Aborder la transparence bancaire, c’est confirmer que la confiance n’est pas un mot mais une action », souligne Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, reprenant : « La confiance réciproque constitue l’élément majeur sans lequel aucun de nos projets ne pourraient aboutir. » 
Dans le logement social, où le temps long impose des montages complexes et des horizons d’amortissement étendus, la relation bancaire est, finalement, une infrastructure invisible qui conditionne la dette, donc la capacité à bâtir, réhabiliter, acquérir et arbitrer. Grand Delta Habitat en a fait un actif stratégique.

Une signature financière solide
Cet équilibre est conforté par un signal rare dans le monde du logement social : La confirmation, en janvier 2026, de la notation S&P Global Ratings à A+ pour le long terme, avec perspective stable, et A1 pour le court terme. Pour un bailleur, cette notation vaut davantage qu’un label. Elle conditionne la qualité de la signature, rassure les financeurs, fluidifie l’accès au crédit et crédibilise les ambitions d’investissement. En clair ? Elle abaisse le coût du capital et élargit les marges de manœuvre.« À quoi s’ajoute la notation de solidité annuelle délivrée par Standard & Poor’s, renouvelée à A+ long terme et A1 court terme, renforcée par une perspective stable», souligne Michel Gontard, qui y voit moins un satisfecit qu’un outil de continuité. 

Quelques-uns des futurs projets GDH

Croître, sans se disperser
Grand Delta Habitat avance avec pour ambition de se développer, oui, mais sans se diluer. La coopérative promeut un développement de proximité, adossé à des outils de diversification ciblés : Bail Réel Solidaire (BRS), PSLA (Prêt social location-accession), accession sociale via sa filiale Axédia, foncière coopérative, redynamisation de centres-villes avec Sud Attractivité. Une galaxie d’outils pensée non pour diversifier l’image, mais pour sécuriser les modèles.  

Le logement locatif en zone tendue
Plus de 3 300 logements locatifs sont déjà en développement, principalement dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, là où la pression résidentielle reste la plus forte. Objectif ? Poursuivre la croissance, maintenir le volume, absorber les chocs, sans renoncer à la vocation sociale. En creux ? L’ADN de Grand Delta Habitat : faire d’un bailleur social un opérateur capable d’industrialiser sa croissance sans perdre sa légitimité territoriale. En 2025, la coopérative a démontré qu’elle savait changer d’échelle ; Reste désormais à conserver le rythme.
Mireille Hurlin

Quelques-uns des futurs projets GDH

(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

La barre symbolique des 100M€ a été franchie en 2025 pour le Téléthon. À l’instar de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Français se sont montrés plus généreux qu’en 2024.

100 548 314€. C’est la somme totale récoltée en 2025 pour le Téléthon, soit près de 4M€ de plus que l’année précédente. En PACA (en comprenant Monaco), la tendance est la même avec 6 283 398€ récoltés, contre 6 074 439€ en 2024. Les Vauclusiens, eux aussi, se sont davantage mobilisés en 2025, totalisant 596 478€, soit presque 30 000€ de plus qu’en 2024.

Les départements voisins, aux aussi, se sont montrés généreux avec 2 234 102€ récoltés dans les Bouches-du-Rhône, 215 830€ dans les Alpes-de-Haut-Provence, 1 425 451€ dans le Var, 183 878€ dans les Hautes-Alpes, 1 594 441€ dans les Alpes-Maritimes, et 33 218€ à Monaco.

« Forts de votre soutien qui nous permet de renverser la maladie, nous sommes plus déterminés que jamais car, aujourd’hui, se concrétise la promesse faite à nos enfants, aux familles et aux donateurs ! »

Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM-Téléthon.

Parrainé par Santa, l’édition 2025 voit sa collecte atteindre des sommets. La cagnotte n’avait pas franchi la barre des 100M€ depuis 2008. Le record de plus de 106M€, enregistré en 2006, reste invaincu à ce jour. La 40e édition du Téléthon se tiendra les 4 et 5 décmbre prochains. En attendant, il est possible de faire un don à l’association AFM-Téléthon qui œuvre pour la recherche scientifique et qui accompagne les malades et leurs familles.


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Selon l’étude de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisée par Altares et l’association GSC, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre en 2025 une baisse de 6,9% des pertes d’emploi des chefs d’entreprise. Une amélioration en trompe-l’œil : le niveau reste historiquement élevé. Dans ce paysage régional contrasté, le Vaucluse se distingue à rebours, avec une légère hausse du nombre de dirigeants contraints de cesser leur activité.

Avec 690 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi en 2025, le Vaucluse enregistre une hausse de 1,2%, à contre-courant de la dynamique régionale. Une progression modérée en apparence, mais révélatrice d’un tissu économique fragile. Cette évolution traduit une vulnérabilité structurelle dans ce département qui compte nombre de très petites entreprises. Celles-ci, souvent peu capitalisées, restent particulièrement exposées aux aléas comme la baisse d’activité, l’inflation des charges fixes et les retards de paiement, autant de facteurs fragilisants de modèles économiques déjà contraints.

Un département, également, qui résiste
Le contraste est d’autant plus marqué que, dans le même temps, les Bouches-du-Rhône (-11,4%) et les Alpes-Maritimes (-11,1%) affichent des reculs significatifs, concentrant pourtant plus de 60% des pertes d’emploi régionales. Le Vaucluse, à l’instar du Var, apparaît ainsi comme un territoire où les tensions résistent davantage.

Une amélioration régionale à relativiser
Près de 5 813 entrepreneurs ont perdu leur emploi en 2025, en région sud, soit près de 16 dirigeants chaque jour. Si la baisse de 6,9% constitue la plus forte diminution observée en France, elle ne doit pas masquer l’essentiel : le niveau reste historiquement élevé. Après trois années de forte dégradation (+25,4% en 2022, +29,3% en 2023, +19,5% en 2024), le reflux observé en 2025 ressemble davantage à un palier qu’à une véritable reprise. Comme le souligne l’étude, l’environnement économique demeure instable, marqué par une croissance atone, des tensions internationales persistantes et une incertitude politique durable.

Copyright Altarès GSC

Construction, commerce : des signaux de répit
Cependant, l’analyse sectorielle fait apparaître quelques éclaircies. La construction recule de 15% en matière de pertes d’emploi, un signal encourageant après plusieurs années de crise, notamment dans l’immobilier. Les professionnels de ce secteur enregistrent même une chute spectaculaire des défaillances (-56,3%), signe d’un ajustement après un choc brutal post-Covid. Le commerce suit la même tendance, avec une baisse de 11,6%, tirée par le commerce de détail (-15,8%) et l’automobile (-10%).

Les secteurs qui repartent
Mais ces améliorations restent fragiles. L’hôtellerie-restauration repart légèrement à la hausse (+1,5%), portée par les difficultés persistantes de la restauration, tandis que les services aux particuliers explosent (+16%), notamment dans la coiffure et les soins de beauté. Des secteurs très présents dans les centres urbains vauclusiens.

TPE : le cœur du risque économique
Le constat le plus marquant demeure celui de la vulnérabilité des très petites entreprises. Près de 7 dirigeants sur 10 touchés étaient à la tête de structures de moins de trois salariés. Ce chiffre éclaire sur la situation du Vaucluse, dont le tissu économique repose largement sur ces micro-entreprises. Faible capacité d’investissement, dépendance à une clientèle locale, difficulté à absorber les chocs : les marges de manœuvre sont réduites. À cela s’ajoute un facteur humain souvent sous-estimé. Comme le souligne Altares, les cinq dernières années ont « épuisé les ressources morales et financières » des dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont liquidé leur entreprise en France, un record.

2026, une année complexe
Les premiers signaux de 2026 ne laissent guère entrevoir d’amélioration rapide. Plus de 6 400 défaillances ont été enregistrées dès janvier au niveau national, c’est un nouveau pic. Derrière la stabilité apparente des chiffres régionaux, la réalité vauclusienne rappelle que la reprise reste fragile, inégale et profondément liée à la structure même du tissu économique. Ainsi, l’accompagnement des dirigeants demeure primordial en facilitant la prévention des risques, l’accès à l’information, en indiquant les dispositifs de protection. Car chaque défaillance entrepreneuriale fragilise un équilibre collectif pourtant vital à la dynamique de l’économie locale.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

L’Apave, groupe spécialisé dans la maîtrise des risques annonce 133 recrutements en région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2026, dont une part significative en Vaucluse. Une dynamique portée par un plan stratégique ambitieux et des métiers au cœur des transitions industrielles et environnementales.

Peu connu du grand public, le groupe Apave est pourtant omniprésent dans la vie économique. Inspection d’ascenseurs, contrôle d’installations industrielles, certification d’équipements, formation à la sécurité, audit énergétique ou cybersécurité : l’entreprise intervient partout où le risque doit être anticipé, maîtrisé et réduit.

Un acteur discret, mais essentiel de la sécurité quotidienne
Fondé il y a plus de 150 ans, l’Apave intervient dans la prévention des risques techniques, humains, environnementaux et numériques. Son rôle ? Garantir la sécurité des personnes, des infrastructures et des organisations. L’Apave change d’échelle pour mieux intervenir dans les risques industriels, climatiques, numériques… et, de fait, annonce pour 2026 un vaste plan de recrutements : 2 800 postes à pourvoir dans le monde ;1 700 recrutements en France ;1 100 à l’international ; 133 postes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 93 en Contrats à durée indéterminée.

Le Plan Amplifiy 2030
Une dynamique qui s’inscrit dans le plan stratégique Amplify 2030, visant à porter le chiffre d’affaires du groupe à 3 milliards € d’ici 2030, contre près de 1,9 milliard en 2025. En cinq ans, l’Apave a déjà doublé de taille, notamment grâce à une trentaine d’acquisitions ciblées, confirmant une stratégie de croissance externe offensive.

Des métiers au cœur des grandes transitions
Derrière ces recrutements, des besoins très concrets, avec des profils variés, du jeune diplômé à l’expert confirmé, sur des métiers en forte tension comme ingénieurs en environnement et ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement) inspecteurs en contrôle technique du bâtiment et des infrastructures, experts en cybersécurité, consultants en prévention des risques professionnels, spécialistes de l’efficacité énergétique… Autant de compétences directement liées aux mutations en cours : décarbonation de l’économie, sécurisation des infrastructures critiques, transformation numérique ou encore performance énergétique. Des métiers techniques, somme toute très liés aux enjeux de société.

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Avignon et le Vaucluse, un ancrage opérationnel stratégique
En région Paca, et notamment en Vaucluse, l’Apave dispose d’un maillage territorial dense, avec des agences qui interviennent auprès des entreprises industrielles, des collectivités et des acteurs du bâtiment. À Avignon, les équipes locales jouent également un rôle clé dans le contrôle technique des constructions neuves ou en rénovation, l’inspection d’équipements industriels : électricité, levage, pression, l’accompagnement réglementaire des entreprises, la formation à la sécurité et à la prévention des risques professionnels. Cette proximité permet à l’Apave d’intervenir sur des projets structurants du territoire, qu’il s’agisse d’infrastructures publiques, de zones d’activités ou de sites industriels. Dans un département comme le Vaucluse, ses activités s’exercent en agriculture, dans la logistique, l’industrie, le tourisme…

Former, accompagner, fidéliser : une stratégie de long terme
En plus du recrutement, le groupe mise sur la fidélisation et l’évolution des compétences. Ainsi, chaque année, plus de 250 alternants ont été recrutés en France, dont une quinzaine en Paca, avec un taux d’embauche à l’issue de la formation avoisinant 50%. Egalement, près d’un tiers des postes pourvus en 2025 l’ont été en interne, et des parcours internationaux ont été mené dans près de 60 pays. La gestion du risque n’est plus une contrainte réglementaire, mais est devenue un facteur de compétitivité et la métamorphose des métiers techniques est au cœur des enjeux économiques contemporains.

L’Apave, un acteur clé de la sécurité en Vaucluse
À Avignon, et plus largement en Vaucluse, l’agence de l’Apave intervient sur des missions à forte valeur ajoutée, au croisement des enjeux de sécurité, de conformité réglementaire et de performance des installations. Concrètement, les équipes vauclusiennes accompagnent les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les entreprises sur plusieurs fronts : contrôle technique des bâtiments, vérification des installations électriques et des équipements industriels, audits de conformité, prévention des risques professionnels ou encore formations réglementaires à la sécurité au cœur de zones logistiques, du tissu industriel, de l’agriculture spécialisée, des infrastructures touristiques… 

Au cœur des transitions
L’agence d’Avignon joue également un rôle croissant dans l’accompagnement des transitions en cours. Performance énergétique des bâtiments, conformité environnementale des installations classées (ICPE), ou encore sécurisation des systèmes face aux risques numériques : autant de sujets qui montent en puissance et sur lesquels les entreprises locales sont de plus en plus attendues.

Les infos pratiques
Groupe ApaveAgence Apave Avignon. Recrutements : 133 postes en région Paca en 2026 (dont 93 CDI)Candidatures : https://www.apave.com/fr-FR/Nous-rejoindre/Mon-parcours-ma-carrierehttps://www.apave-emplois.com
Mireille Hurlin


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La 6e édition des Trophées Bâtiments Circulaires est officiellement ouverte. Porté par le Booster du Réemploi avec le réseau Construction21, ce concours international récompense les réalisations immobilières qui intègrent le réemploi de matériaux et la conception circulaire. Dans un secteur du bâtiment responsable de 240 millions de tonnes de déchets chaque année en France, l’initiative vise à promouvoir des solutions concrètes pour réduire l’empreinte environnementale de la construction. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 mai 2026.

Face aux défis environnementaux, le secteur de la construction amorce une transformation profonde. En France et en 2024, le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics a généré environ 240 millions de tonnes de déchets, représentant près de 70% de la production totale de déchets du pays selon l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelle) et dont seulement 1% est réemployé, ce qui en fait l’un des secteurs les plus consommateurs de ressources naturelles. Enfin, l’essentiel de ces volumes provient des travaux publics (routes, terrassements, infrastructures).

Les Trophées Bâtiments Circulaires
Les Trophées Bâtiments Circulaires, créés il y a six ans avec plus de 160 projets déjà présentés, valorisent les opérations immobilières qui s’engagent dans le réemploi plutôt que la démolition et réutiliser plutôt que produire. L’initiative est portée par le Booster du Réemploi, un programme créé en 2020 pour accélérer l’usage de matériaux réemployés dans les projets immobiliers, en partenariat avec Construction21, réseau international dédié à la construction durable. L’objectif ? Démontrer que le réemploi de matériaux et la conception circulaire peuvent s’intégrer dans des opérations immobilières classiques, qu’il s’agisse de bâtiments neufs ou de réhabilitations.

Donner une seconde vie
Cette approche consiste à donner une seconde vie aux matériaux issus de chantiers de déconstruction ou de rénovation : menuiseries, structures métalliques, revêtements, équipements techniques… En limitant l’extraction de nouvelles ressources et la production de déchets, ces pratiques contribuent directement à réduire l’empreinte carbone du secteur du bâtiment. Elles s’inscrivent également dans un cadre réglementaire qui évolue rapidement, notamment avec la loi AGEC (Anti-gaspillage pour une économie circulaire) et la réglementation environnementale RE2020, qui encouragent la sobriété matérielle et la réduction de l’impact environnemental des constructions.

Des projets exemplaires et reproductibles
Les candidatures peuvent concerner des bâtiments, infrastructures ou aménagements extérieurs, qu’ils soient neufs ou réhabilités. Le concours est ouvert aux projets réalisés en France, Belgique, Suisse, Luxembourg et Québec, à condition qu’ils soient livrés avant le 31 mai 2026. Les dossiers seront examinés par un jury pluridisciplinaire réunissant maîtres d’ouvrage publics et privés, architectes, ingénieurs, cabinets de conseil et experts du réemploi. Les noms des lauréats seront révélés lors d’une remise des prix prévue en novembre prochain.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

L’égalité s’apprend-elle… ou se chiffre-t-elle ? Derrière les tirelires des adolescents, une réalité demeure : les filles et les garçons ne sont pas logés à la même enseigne. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la 6ᵉ édition du baromètre ‘Argent de poche et inégalités’ du Teenage Lab by Pixpay révèle une disparité encore bien ancrée année après année.

Une volonté d’égalité… mais une réalité différente

Les inégalités commencent dès l’enfance, et se creusent d’année en année. Bien que les parents prévoient des montants d’argent de poche régulier équivalents entre les filles et les garçons, des écarts apparaissent au niveau des extras perçus par ces derniers. Les filles reçoivent en moyenne 9€ en moins par mois par rapport aux garçons. Une différence plus importante que l’année précédente où l’écart était de 6,7€ en faveur des garçons. Cette tendance se creuse chez les 16-17 ans : les garçons perçoivent en moyenne 141,1€, soit près de 19€ de plus que les filles (122€). Un écart annuel moyen de 229€ (vs 186€ en 2025).

Les filles demandent, les garçons empochent

Derrière les chiffres de l’argent de poche, une dynamique intéressante se reconfirme entre filles et garçons. 58% des demandes de rallonges proviennent des filles, mais les garçons (42% des demandes de rallonges) demandent des montants légèrement plus élevés à leurs parents (34€ contre 32€). Une tendance similaire à l’année précédente au niveau des demandes de rallonges, mais avec une légère augmentation des montants demandés (29,7€ pour les filles, 31,1€ pour les garçons en 2025). Ces données montrent ainsi que, même s’ils sollicitent moins souvent leurs parents, les garçons se montrent plus audacieux dans les montants qu’ils demandent.

Les filles prennent les devants pour gagner davantage

La fonctionnalité « Missions » de l’application révèle une tendance : cette année, 59% des adolescents ayant demandé une mission rémunérée sont des filles, contre 41% de garçons. Un signal fort qui montre qu’elles n’hésitent pas à s’engager activement pour compléter leur argent de poche.

« Pour cette 6e édition, le constat est clair : malgré des intentions parentales équitables, les écarts d’argent de poche entre filles et garçons persistent et se creusent à l’adolescence. Ces différences, en apparence anodines, constituent en réalité les premières marches d’inégalités qui se prolongent à l’âge adulte. L’argent de poche façonne le rapport à l’autonomie, à la négociation et à la valeur que l’on s’accorde. Si nous voulons une société plus égalitaire demain, c’est dès l’adolescence qu’il faut agir pour corriger ces écarts », souligne Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay.

Argent de poche mensuel moyen reçu par genre et par région de l’écart le plus grand à l’écart le plus faible. ©Pixpay

(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Le gestionnaire du réseau de distribution de gaz GRDF lance sa campagne de recrutement pour la rentrée 2026. 20 alternants sont recherchés en PACA, dont un en Vaucluse.

Pour la rentrée 2026, GRDF lance sa campagne de recrutement ‘Devenez la star des réseaux’. Maintenance, exploitation, ou encore innovation, GRDF recherche des profils variés issus de diverses formations et s’adresse aux personnes souhaitant participer activement à la transition énergétique. GRDF ambitionne de décarboner son activité, mais aussi d’atteindre 20% de gaz verts dans les réseaux d’ici 2030.

Ainsi, 20 postes en alternance sont à pourvoir en Provence-Alpes-Côte d’Azur. : assistant chef d’exploitation, business data analyst, technicien gaz, chargé d’étude, chargé de communication, et bien d’autres profils sont recherchés. En Vaucluse, c’est un poste de technicien gaz qui est à pourvoir.

En 2025, plus d’un alternant sur quatre formé aux métiers techniques a poursuivi son parcours au sein de l’entreprise GRDF à l’issue de son contrat d’apprentissage. Les alternants diplômés représentent aujourd’hui plus de 15% des recrutements en CDI.

©Kevin Couliau

(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Porté par une dynamique économique de plus en plus diversifiée, le Vaucluse confirme sa montée en attractivité auprès des investisseurs internationaux. Entre 2020 et 2025, le nombre de projets d’implantation y a été multiplié par près de trois. Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit la région Provence-Alpes-Côte d’Azur attirer 166 projets étrangers en 2025, représentant plus de 3 300 emplois.

Longtemps en retrait par rapport aux grandes métropoles régionales, le Vaucluse voit aujourd’hui son attractivité économique progresser de manière tangible. Selon VPA (Vaucluse Provence attractivité), l’agence de développement économique du Conseil départemental de Vaucluse, et Rising Sud, l’agence de développement économique du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la période 2020-2025, le nombre de projets d’investissements étrangers recensés dans le département a été multiplié par environ 2,7, traduisant une montée en puissance progressive du territoire dans les stratégies d’implantation des entreprises internationales. 

Le Vaucluse s’installe progressivement sur la carte des investisseurs étrangers
Cette évolution reste marquée par des projets de taille variable. L’année 2023 constitue un point culminant, avec 419 emplois équivalent temps plein générés notamment par deux implantations majeures : CGI à Avignon et Newcleo, deux projets à forte intensité d’emplois, accompagnés intensivement par VPA, qui ont fortement marqué le bilan départemental. Depuis, la tendance s’oriente vers des projets plus nombreux mais de dimension plus modeste, illustrant un élargissement progressif du tissu économique local.

Une diversification progressive des activités
Historiquement ancré dans les activités liées au BTP et aux matériaux de construction, le Vaucluse voit désormais émerger de nouveaux secteurs d’implantation. L’année 2025 illustre cette évolution avec des projets dans l’agroalimentaire, les éco-activités ou encore les industries graphiques. Parmi les exemples récents figure l’implantation de la société canadienne Ease Environmental, spécialisée dans le traitement des déchets médicaux, qui a choisi Vaison-la-Romaine pour installer un atelier industriel destiné à conquérir les marchés européens et africains. Un autre projet vauclusien accompagné avec succès par VPA.

Les pays des investisseurs
Le bilan départemental montre également une diversité croissante des investisseurs, provenant notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie ou encore du Japon, confirmant l’ouverture internationale progressive du territoire. 

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Une dynamique portée par l’attractivité régionale
Cette progression locale s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon le dernier bilan publié par Business France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a accueilli 166 projets d’investissements étrangers en 2025, représentant 3 322 emplois créés ou maintenus. Dans un contexte national relativement stable : 1 878 projets recensés en France pour 47 734 emplois, la région capte près de 10% des investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone. Plus remarquable encore, le Sud figure parmi les territoires où l’attractivité progresse le plus : +33% de projets par rapport à 2024 (ou +8% à périmètre constant) et +15,5% d’emplois.

Innovation, industrie et transition écologique
Plusieurs filières structurantes concentrent l’essentiel des investissements. La région attire notamment des projets technologiques de pointe, avec 13 implantations liées à l’intelligence artificielle et au cloud, représentant plus de 530 emplois. À Sophia-Antipolis, le groupe américain Kyndryl prévoit par exemple 300 recrutements dans le cadre de l’extension de ses activités. La santé constitue un autre secteur porteur avec 12 investissements, tandis que 36 projets s’inscrivent dans les objectifs du Plan climat régional, notamment dans les domaines de la décarbonation industrielle ou du recyclage.

Une porte d’entrée vers l’Europe
La région Sud confirme également son rôle de plateforme d’accès aux marchés européens. En 2025, 31 entreprises étrangères y ont choisi leur première implantation en France ou en Europe. Les investisseurs proviennent de 25 pays différents, avec en tête l’Allemagne (28 projets), suivie de l’Italie (20 projets). Les États-Unis restent toutefois les premiers investisseurs dans les projets à forte valeur ajoutée. Le Royaume-Uni et le Danemark complètent ce classement, tandis que le Canada maintient une présence régulière. Autre signe d’ouverture : la région demeure la première destination française des investissements africains, avec 10 projets, dont plusieurs entreprises tunisiennes.

Des territoires qui tirent profit de cette attractivité
Si les grandes métropoles concentrent encore près de 65% des implantations, la dynamique tend progressivement à irriguer l’ensemble du territoire régional. Pour des départements comme le Vaucluse, cette évolution constitue un levier important de diversification économique. L’enjeu est désormais de transformer cette montée en visibilité en implantations durables, créatrices d’emplois et d’innovation, capables de renforcer l’écosystème local. Alors que la compétition internationale croît entre territoires, la capacité à attirer ces investissements demeure un indicateur clé de vitalité économique.

Le Vaucluse en chiffres
Entre 2020 et 2025, le département connaît une progression notable de son attractivité économique. le nombre de projets a été multiplié par 2,7 en cinq ans, avec un pic historique en 2023 via la création de 419 emplois équivalent temps plein ; Egalement l’on observe l’émergence de projets issus de 9 pays différents. Les secteurs représentés sont le commerce et la distribution, les dispositifs médicaux, l’automobile et les équipementiers, l’agroalimentaire, les logiciels et services informatiques, le BTP et les matériaux, les médias et industries graphiques, l’énergie et le recyclage. Plus précisément, les investisseurs proviennent notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie, d’Allemagne, du Japon, du Danemark et d’Espagne, confirmant l’ouverture internationale croissante du territoire. 

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Zoom sur Avignon et le Grand Avignon
Au sein du département, Avignon et son agglomération apparaissent comme l’un des pôles les plus visibles pour les investisseurs étrangers. La présence d’infrastructures logistiques majeures telles que l’autoroute A7, la gare TGV, la proximité du port de Marseille-Fos, d’un tissu universitaire et d’écosystèmes numériques émergents contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire.

Deux implantations emblématiques
Deux implantations emblématiques ont particulièrement marqué les dernières années : CGI, acteur mondial du conseil et des services numériques, qui a installé un site à Avignon, rue Pierre Boulle avec une centaine d’emplois et Newcleo, entreprise innovante spécialisée dans les technologies nucléaires avancées, également implantée dans l’agglomération rue Petite Fusterie en intramuros d’Avignon.

Une nouvelle visibilité économique
Ces projets illustrent une évolution du profil économique local : au-delà des secteurs historiques liés au bâtiment ou à la logistique, le territoire attire désormais des activités technologiques et industrielles à forte valeur ajoutée. Cette diversification constitue un enjeu majeur pour le développement économique du bassin avignonnais, qui cherche à renforcer son positionnement dans les filières numériques, industrielles et environnementales.
Source : Rising Sud Région Sud ici. Zoom Département de Vaucluse ici.
Mireille Hurlin

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