17 avril 2026 |

Ecrit par le 17 avril 2026

Les vacances de printemps s’adaptent aux réalités économiques

En 2026, les vacances de printemps ne disparaissent pas, elles se transforment. Plus proches, plus courtes et plus de contraintes par le budget. Entre la hausse du carburant et un calendrier de mai exceptionnel, les Français privilégient désormais des escapades accessibles et flexibles plutôt que de longues vacances planifiées. Le tout en s’adaptant aux réalités économiques. Une tendance qui impacte le niveau de réservations dans le Sud et, dans une moindre mesure, le Vaucluse qui s’en tirent cependant mieux que l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Après une année 2025 dynamique, les réservations reculent cette année. Ce n’est pas un effondrement, mais c’est un vrai signal, constate le site PAP (de Particulier à particulier) dans sa dernière étude* sur les vacances de printemps 2026. Les Français ne renoncent pas complètement aux vacances de printemps. Ils les recalibrent : plus près, plus courtes, plus raisonnables. Entre la hausse du carburant et un mois de mai truffé de ponts, les arbitrages sont clairs. Et ils se lisent directement dans les chiffres. »

« Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population. »

Des réservations générales en baisse
Après une année 2025 en hausse de +4,4%), les réservations de vacances de printemps enregistrent un recul de 1,8% en 2026. Un léger repli qui ne traduit pas un désengagement des Français pour les vacances, mais plutôt une série d’arbitrages très concrets, dictés par le contexte économique et un calendrier de mai exceptionnel.
« La hausse du prix de l’essence pèse directement sur les arbitrages, explique de particulier à Particulier. Avec un prix du gazole au plus haut depuis au moins 1985, le budget transport redevient un critère décisif pour de nombreux ménages et en particulier les familles. »
Résultat : les destinations lointaines reculent, les séjours se raccourcissent et le choix se recentre sur ce qui est proche, simple et finançable. Cette pression économique se lit clairement dans la géographie des réservations. Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population.

Crédit : PAP

Les destinations du sud à la traîne
À l’inverse, les destinations qui cumulent éloignement, tarifs élevés et coût de transport important enregistrent les baisses les plus marquées. La Côte d’Azur a de plus subi un début d’année particulièrement maussade, un paramètre que les vacanciers intègrent désormais dans leurs arbitrages. Quand le trajet coûte cher, la météo se doit d’être au rendez-vous.

Cette ‘désaffection’ s’étend à l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui affiche une baisse moyenne des réservations pour ces vacances de printemps de l’ordre de -13,1%. Au niveau départemental, le Vaucluse s’en tire cependant un peu mieux avec une baisse de -5,9%. Chez nos voisins, le Gard est davantage touché (-8,7%) alors que des destinations plus économiques comme la Drôme (-2,9%) et surtout l’Ardèche (-1,4%) limitent davantage les dégâts.

Crédit : PAP

Mai 2026 : des ponts qui remplacent les vacances ?
« Le calendrier joue aussi un rôle décisif, complète l’étude de PAP. Entre Pâques, le 1er mai, le 8 mai et le week-end de l’Ascension, les week-ends prolongés s’enchaînent et les Français en profitent… mais autrement. Plutôt que de poser une semaine entière, beaucoup préfèrent opter pour les courts séjours, d’autant que le télétravail permet désormais d’étirer facilement un pont de quelques jours. Au final, moins de grandes escapades, davantage de formats courts, souples et compatibles avec un budget contraint. »

Les réservations en Espagne chutent de près de 10%
Les réservations vers l’étranger reculent de -5,7%, et l’Espagne (destination européenne de choix pour les Français) chute de -9,5%, observe l’étude de PAP. Un repli qui illustre bien l’impact du contexte actuel sur les arbitrages des vacances. Ici, le billet d’avion vient aussi peser dans la balance. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du kérosène a littéralement explosé (de 88$ le baril en début d’année à 116$ aujourd’hui), un coût qui est mécaniquement répercuté sur les nouvelles réservations. Et quand le directeur général de l’IATA (principale association mondiale de compagnies aériennes) annonce, courant mars, des hausses de prix ‘inévitables’, les voyageurs, eux, entendent bien le message… »

La montagne joue les prolongations
Enfin constate Particulier à Particulier : « Portée par un enneigement abondant et prolongé, y compris dans les massifs de moyenne montagne, la montagne progresse de 5% ce printemps. Une bonne nouvelle pour les skieurs, qui bénéficient cette année d’une fenêtre de tir bien au-delà des vacances d’hiver. À cela s’ajoute un argument de poids : en avril, les tarifs d’hébergement et de forfaits sont sensiblement plus accessibles qu’en haute saison. »

L.G.

*Méthodologie : Étude basée sur 16 596 demandes de réservations effectuées pour la période du samedi 4 avril 2026 au lundi 4 mai 2026 inclus, comparées aux réservations effectuées pour les vacances de printemps 2025


Les vacances de printemps s’adaptent aux réalités économiques

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le site d’annonces immobilières PAP (Particulier à Particulier) a voulu savoir comment les hommes perçoivent le rôle des femmes dans les décisions immobilières. Intuition, sens du détail, capacité à négocier… 1 200 hommes ont été interrogés* et leurs réponses sont parfois flatteuses… parfois un peu moins.

L’intuition féminine pour dénicher la perle rare : mythe ou réalité ?
Lorsqu’il s’agit de flairer la bonne affaire, les hommes semblent partagés : 43,2% attribuent un score moyen (3/5), tandis que 48,7% leur donnent une note de 4 ou 5. En clair, les femmes ont bien un 6e sens pour repérer les bons plans… mais pas dans tous les couples. Peut-être faudrait-il leur laisser plus souvent la main sur les visites ?

Rendre une visite plus chaleureuse ? Ça, c’est du solide !
Sur ce point, les résultats sont sans appel : 66,2% des hommes reconnaissent que les femmes savent transformer une simple visite en une véritable expérience humaine (notes de 4 et 5). Ce talent naturel pour créer du lien pourrait bien être l’atout secret des meilleures ventes… À méditer, messieurs.

Crédit : PAP

Repérer les défauts d’un bien : 10/10 aux deux yeux ?
Les résultats sont plus nuancés : 43,2% des hommes donnent un 3/5, et seuls 39,2 % estiment que les femmes excellent dans cet exercice (notes de 4 ou 5). Conclusion ? Elles repèrent sûrement les petites failles, mais peut-être pas toutes… ou alors, elles ne veulent pas casser l’ambiance ?

Rassurer un acheteur ou un vendeur : les femmes en mode médiatrices
Sur ce point, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 48,7 % des hommes estiment que les femmes sont particulièrement douées pour apaiser les tensions et réconforter leur interlocuteur (notes de 4 et 5). Faut-il y voir une question d’empathie naturelle ou une capacité à ménager toutes les susceptibilités ? Dans tous les cas, c’est un vrai super-pouvoir en immobilier.

© DavideAngelini/Shutterstock

La négociation : le talon d’Achille féminin ?
C’est ‘LE’ point qui fâche. Avec seulement 17 % des hommes qui accordent aux femmes une note de 4 ou 5, il semblerait que leur capacité à négocier soit sous-estimée. Pourtant, peut-être est-ce là leur véritable force ? Donner l’illusion de la docilité pour ensuite imposer sa vraie loi. Un moyen ô combien plus efficace d’arriver à ses fins…

Le poids de l’avis féminin : qui en doute ?
Pour ceux qui n’étaient pas encore sûrs, le dernier chiffre est sans équivoque : 77 % des hommes considèrent que l’avis d’une femme pèse fortement dans une décision immobilière (notes de 4 et 5). En résumé : elles négocient peut-être moins (ou du moins, c’est ce que pensent ces messieurs), mais quand elles parlent, on les écoute.

Crédit : PAP

En conclusion, les femmes sont perçues comme intuitives, chaleureuses, rassurantes et influentes dans les décisions immobilières. Seul bémol : leur capacité à négocier est sous-estimée… mais on soupçonne que certaines préfèrent simplement laisser croire qu’elles ne négocient pas, avant de rafler la mise.

L.G.

*Étude menée du 24 au 28 février 2025 auprès de 1 231 hommes. Six questions fermées leur ont été posées, avec une évaluation de l’intervention des femmes sur une échelle de 1 à 5 (5 représentant la meilleure note).


Les vacances de printemps s’adaptent aux réalités économiques

En novembre 2022, le taux de republication d’annonces du PAP.fr s’établissait à 9,4%, contre 4,6% six mois plus tôt et 1,8% en novembre 2021. Les propriétaires concernés indiquent que si leur vente n’a pas abouti, c’est en raison d’un refus de prêt de leur acheteur. Un chiffre confirmé par un sondage exclusif réalisé par PAP.fr auprès de 10 828 candidats à l’achat entre le 22 et le 27 novembre 2022, puisque 9,8% des acheteurs ont déclaré avoir fait l’objet d’un refus de prêt récemment.  

Parmi les raisons ayant conduit à un refus de prêt, les acheteurs concernés citent majoritairement un problème de taux d’usure : 62,1%. Les autres motifs arrivent loin derrière : taux d’endettement trop élevé (30,5%), situation professionnelle (21,7%), apport personnel insuffisant (20,2%). Enfin, le diagnostic de performance énergétique (DPE), auquel les banques prêtent de plus en plus attention, a été un obstacle dans 3,3% des cas.

Une situation qui touche tous les profils

Les refus de prêts touchent tous les types de profils professionnels, y compris ceux qui pourraient sembler y échapper, à l’instar des salariés du privé en CDI qui représentent un peu plus d’un cas sur deux. Ainsi que toutes les tranches d’âge, avec un pic à 32% chez les 40-49 ans.

Les refus de prêts ont conduit un peu plus d’un acheteur sur deux (52,2%) à modifier leurs critères de recherche.

Etude réalisée à partir des données issues d’une enquête réalisée, entre le 22 et le 27 novembre 2022, via un questionnaire en ligne auprès de 10 828 personnes en recherche active d’un bien immobilier à l’achat sur PAP.fr et des données de republication d’annonces de vente, en novembre 2022, sur le site PAP.fr, dans un intervalle de 4 à 8 semaines après leur annulation.

https://www.echodumardi.com/tag/pap/   1/1