Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Du jeudi 14 au dimanche 17 mai, le parc des expositions d’Avignon accueillera la première édition d’Avignon Expo, un événement mettant en avant la ville, ses talents et ses savoir-faire.
Organisé par l’agence événementielle E-inside, qui organise aussi la Geek Expo à Avignon, le nouvel événement Avignon Expo s’articulera autour de six grands univers, mêlant exposants, démonstrations, échanges et expériences. Ainsi, les Avignonnais et visiteurs pourront retrouver les espaces Maison & Jardin, Shopping, Gastronomie, Sports & Loisirs, Mobilité et ‘La Terrasse’.
Chaque univers est pensé et conçu comme une escale à part entière mettant en lumière la richesse d’Avignon et de son territoire. « Plus qu’un salon ou un espace de vente, c’est une aventure collective, un lieu de convergence pour tous les âges, toutes les envies et toutes les curiosités », affirme l’agence organisatrice.
Les six univers
En tout, ce seront plus de 180 exposants qui seront réunis durant quatre jours autour des différents univers :
Maison & Jardin : aménagement intérieur et extérieur, rénovation, décoration, équipements et solutions durables seront proposés par des professionnels capables d’accompagner les visiteurs dans leurs projets et de leur donner des conseils et de l’inspiration ;
Shopping : créateurs, artisans, producteurs et acteurs du bien-être seront réunis dans cet espace où les visiteurs trouveront de la mode, des accessoires, objets, soins, de la détente et de l’art de vivre ;
Gastronomie : à la découverte des spécialités du territoire et à la rencontre des producteurs locaux ;
Sports & Loisirs : sports, loisirs indoor et outdoor, destinations et activités ludiques seront mis en avant ;
Mobilité : mobilité individuelle, innovations, nouvelles pratiques, véhicules et services associés seront abordés au sein de cet espace ;
La Terrasse : pensé comme un lieu de vie, ce lieu de détente et d’animations sera propice aux rencontres.
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Une programmation riche
En plus de la partie exposition et vente, Avignon Expo sera rythmée par de nombreuses animations durant les quatre jours. Il y aura de nombreuses personnalités comme Titoff, Franjo, ou encore Anthony Joubert.
Les visiteurs pourront assister à des comédies, des one-man shows, des concerts comme celui de Vincè la petite culotte, connu pour son titre La Goffa Lolita, mais aussi des nocturnes événementielles avec l’élection de Miss Vaucluse, des soirées clubbing, des soirées années 90/2000’s avec notamment la présence de Kamini, Lucenzo et Génération Boys band.
Il y aura également des animations en continu comme le festival du cirque, le festival urbain ou encore des shows dansants avec la participation de Jean-Marc Généreux, juré de l’émission Danse avec les stars.
Pour accéder au programme complet et à la billetterie, cliquer ici. Du jeudi 14 au dimanche 17 mai. De 10h à 1h (jusqu’à 18h le dimanche). Parc des expositions. Chemin des Felons. Avignon.
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Illusions Tour, le plus grand spectacle itinérant de magie d’Europe, installera son chapiteau au Parc des expositions d’Avignon du vendredi 3 au lundi 6 avril.
La Cité des Papes va vivre un week-end de Pâques sous le signe de la magie avec l’Illusions Tour. Ce spectacle, créé par les plus grands créateurs d’illusions autour du maître de cérémonie Éric Lee, aussi magicien français, saura ravir et épater petits et grands.
Les 14 semi-remorques déplaçant le spectacle, qui mobilise 70 personnes, feront étape à Avignon qui accueillera 10 représentations ce week-end. Disparitions, apparitions, lévitations… De la magie sera évidemment au programme, mais aussi un numéro visuel aérien poétique, du mentalisme, ou encore de la danse.
Le spectacle dure 2h et les portes s’ouvrent 45min avant le show. Pour réserver une place, cliquer ici.
Vendredi 3 avril. 18h et 20h30. Samedi 4 avril. 14h, 17h et 20h. Dimanche 5 avril. 11h, 14 h et 17h. Lundi 6 avril. 11h et 15 h. Parc des Expositions. Chemin des Félons. Avignon.
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Avec 34 000 visiteurs, la 22ᵉ édition de Motor Passion qui s’est déroulée du 20 au 22 mars au parc des expositions à Avignon, a confirmé son statut de rendez-vous majeur de la passion automobile, entre patrimoine mécanique, spectacle et transmission.Un bijou rare d’orfèvrerie automobile.
Il y a des événements qui durent, et d’autres qui s’installent. Motor Passion appartient désormais à la seconde catégorie. Du 20 au 22 mars 2026, le Parc des Expositions d’Avignon a une nouvelle fois fait le plein, attirant 34 000 visiteurs, soit une fréquentation stable par rapport à 2025, confirmant l’ancrage de ce salon sur le podium des manifestations françaises dédiées aux véhicules de collection et de prestige. Un salon qui s’impose durablement dans le paysage national.
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Des chiffres qui traduisent une montée en puissance Les indicateurs parlent d’eux-mêmes :34 000 visiteurs sur trois jours ; Plus de 80 000 m² d’exposition ; Plus de 2 000 véhicules présentés ; Plus de 400 exposants professionnels ; Environ 100 clubs auto et moto ; 12 halls couverts mobilisés ; 150 ans d’histoire automobile retracés. Une densité rare, qui place Motor Passion parmi les salons les plus complets du genre en France.
Un voyage mécanique à travers les époques Ce qui distingue Motor Passion, c’est sa capacité à embrasser toute l’histoire automobile dans une même scénographie. Des pionnières du début du XXᵉ siècle aux youngtimers des années 1980, en passant par les voitures de sport, de rallye ou de prestige, le visiteur circule dans un véritable musée vivant. L’édition 2026 a particulièrement marqué les esprits avec des plateaux thématiques ambitieux : les élégantes britanniques Rolls-Royce et Bentley, les véhicules inspirés de la marque Simca entre 1940 et 1960, ou encore les motos des sixties et les monoplaces de Formule 2.Autant de clins d’œil à une histoire industrielle et culturelle où l’automobile dépasse largement sa fonction utilitaire pour devenir un objet de désir, voire un marqueur d’époque.
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Des pièces rares, entre patrimoine et démesure Le succès du salon tient aussi à la qualité des véhicules exposés. Parmi les pièces les plus remarquées : une Rolls-Royce Phantom V Chapron, unique au monde, une Bentley Speed 8 victorieuse aux 24 Heures du Mans 2003, ou encore une Citroën SM présidentielle.Plus spectaculaire encore, la « Twingo Jet » de Pascal Dragotto, équipée d’un réacteur d’avion développant 2 200 chevaux, illustre cette capacité du salon à conjuguer patrimoine et performance extrême.
Une expérience immersive, bien au-delà de l’exposition Motor Passion ne s’est pas contenté d’aligner des véhicules : il les a mis en scène. Défilés, démonstrations de dragsters, cascades, arrivées de rallyes ou encore animations artistiques ont rythmé les trois jours.La diversité des univers représentés : tracteurs, camions décorés, engins militaires, bateaux, miniatures ou véhicules radiocommandés ont encore élargi le spectre, attirant un public familial autant que des collectionneurs avertis.La présence d’animations pédagogiques, comme la voiture tonneaux dédiée à la sécurité routière, a également rappelé que la passion automobile peut s’accompagner d’un message de prévention.
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Une passion qui se transmet Au détour des allées, les histoires personnelles affleurent. Celle d’Alain Delestrain, par exemple, passionné de compétition depuis l’adolescence, dont la barquette Fournier-Marcadier raconte à elle seule une vie dédiée au sport automobile. Restaurée pendant trois ans, engagée dans une vingtaine d’épreuves, victorieuse à Nogaro en 2018, elle incarne cette mémoire vivante que Motor Passion s’attache à préserver.
Une passion qui résiste au temps Alors que l’industrie automobilecherche à sortir des énergies fossiles et s’essaie à la voiture électrique mais, qu’hélas, l’utilisateur a l’impression que toutes les voitures, désormais, se ressemblent, Motor passion déclenche l’envie d’un autre monde où la carrosserie se faisait bijou, où l’invention et l’audace se frayaient un chemin ambitieux. En réunissant amateurs éclairés, professionnels et simples curieux, le salon avignonnais prouve que la passion mécanique, loin de s’essouffler, continue de rassembler.Rendez-vous est déjà pris du 26 au 28 mars 2027 pour une nouvelle édition, avec une ambition intacte : faire vibrer, encore et toujours, le cœur des passionnés. Mireille Hurlin
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Parmi les 2 000 véhicules d’exception exposés lors de la 22e édition d’Avignon Motor Passion du vendredi 20 au dimanche 22 mars, les marques les plus prestigieuses de Sa Majesté et de James Bond seront mises en lumière sous les voûtes étoilées du Hall A du Parc des Expositions d’Avignon.
Fruits du duo Charles Rolls et Henry Royce à Manchester en 1904 et de Walter Owen Bentley en 1919 à Londres, les modèles mythiques de Silver Ghost, Phantom, Camargue d’un côté et de Bentayga ou Continental GT de l’autre… Elles sont symboles de perfection, luxe, élégance, confort, performance, distinction, raffinement british même si aujourd’hui elles appartiennent respectivement à Volkswagen et BMW.
Tout ce qui est équipé d’un moteur, du Solex au dragster, de la F1 au camion Berliet, du quad au char Sherman, de la voiturette Ligier à l’autocar, du cyclo Terrot au bateau, de la moto à l’ambulance, du tracteur à la berlinette Alpine.
Une exposition de 2 roues est consacrée à l’histoire motocycliste française avec l’association Nostalgy Motor 70’s de Cavaillon, les Motobécane et Nougier avant le raz-de-marée des constructeurs japonais Honda, Yamaha, Suzuki et Kamasaki qui ont brillé au Bol d’Or sur le Circuit Paul-Ricard à l’époque de Chemarin, Moineau, Tornadre, Baldé, Olivier Jacque et des Frères Sarron, les écuries italiennes comme Ducati et Moto Guzzi, les britanniques Norton, Triumph et Westlake ou bien sûr les américaines Harley-Davidson.
Pour les amateurs de Formule 2, gros plan sur les Lotus, Brabham, Chevron, Cooper, Gordini qui ont brillé grâce à des pilotes comme Jacqky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni et les français Beltoise, Pescarolo, Laffite ou Arnoux. Seront exposées également 25 Lancia « Delta Integrale », 6 fois championne du monde des rallyes grâce à des as du volant comme Kankkunen, Biasion et Auriol.
Les commissaires d’Avignon Motor Passion, Camille Bourge et son fils Florent, grâce à leur carnet d’adresses, leur compétence et leur réseau tissé pendant des décennies, proposent un rêve pendant 3 jours, voir défiler sous nos yeux ce qui constitue le meilleur des véhicules à moteur. Utilitaires, militaires, engins agricoles et de travaux publics, miniatures radio-commandées, camions. Mais aussi bourses d’échanges de pièces détachées, accessoires chromés, enjoliveurs. Grâce à la Préfecture de Vaucluse, le Stand Sécurité routière proposera la démonstration d’une « voiture tonneaux » qui prouve l’absolue nécessité de boucler la ceinture mais aussi comment fonctionnent les airbags.
Prévus également, des défilés de voitures de collection, de la vraie-fausse Brigade de gendarmes de Saint-Tropez, des cascades de Pascal Dragotto avec une « Twingo Jet » équipée d’un moteur à réaction d’avion à réaction de la Patrouille de France.
Il y en a pour tous les goûts, pour petits et grands du 20 au 22 mars à Avignon – Châteaublanc, où les organisateurs, passionnés et bénévoles pour la plupart espèrent battre le record de fréquentation qui était de 30 000 visiteurs en 2025. Peut-être 35 000 cette année !
Contact : Avignon Tourisme 04 90 27 50 99
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Ces samedi 7 et dimanche 8 février, l’Avignon Geek Expo, organisée par l’agence E-Inside, fait son grand retour au parc des expositions. Près de 200 exposants seront au rendez-vous pour cette 9e édition.
Ce week-end, le parc des expositions d’Avignon accueillera des expositions, des jeux, et bien d’autres animations lors de la Geek Expo. L’occasion pour les visiteurs de s’immerger dans les mondes des films et séries incontournables comme Harry Potter, Jurassic Parc, The Walking Dead, Toy Story, ou encore Star Wars, mais aussi dans les univers de différents jeux vidéos tels que League of Legends, Call of Duty, Mario, Fortnite et bien d’autres.
Des invités
De nombreux acteurs, chanteurs, doubleurs et chanteurs seront présents pour l’occasion et animeront des conférences, des séance de dédicace et feront des photos. C’est le cas notamment de Chris Rankin Georgina Leonidas, qui ont respectivement joué Percy Weasley et Katie Bell dans la saga Harry Potter, Maeva Méline, qui a prêté sa voix à Raiponce dans le film d’animation éponyme, la chanteuse Anne Meson, qui a interprété de nombreuses chansons dans des films comme Oliver et Compagnie ou encore La petite sirène, et bien d’autres personnalités.
Des exposants
Près de 200 exposants seront présents. Les visiteurs pourront se procurer des snacks et boissons venus tout droit d’Asie, des créations textiles, des illustrations, des mangas et comics, des bijoux aux inspirations elfiques, des peluches, et des accessoires en tout genre représentant divers univers.
Des animations
Le week-end sera rythmé par de nombreuses animations. Au programme : du cosplay, de la danse, des expositions, des décors pour prendre ses plus belles photos et bien d’autres surprises.
Plusieurs challenges de e-sport seront organisés sur les deux journées comme un challenge Mario Kart, un challenge Fortnite, un challenge FC26, et bien d’autres.
Pour accéder au programme du week-end en détail, cliquez ici. Il est encore temps de réserver votre billet en cliquant ici.
Samedi 7 et dimanche 8 février. Parc des expositions. Chemin des Félons. Avignon.
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
C’est le 40e anniversaire de Cheval Passion qui, avec 70 000 spectateurs, un rayonnement international et des retombées économiques non négligeables pour l’hôtellerie-restauration, est le 2e évènement de l’année après le Festival d’Avignon.
Entre le mercredi 14 et le dimanche 18 janvier, le public a rendez-vous avec les étalons, les purs-sangs et les poneys pour des démonstrations, des concours, des séances de travail, de tri de bétail, des spectacles de cabaret et une animation non-stop de 9h à 19h. Avec, chaque soir à 20h30, le fameux Gala des Crinières d’Or, le must de ce qui se fait de mieux en termes de spectacles équestres. D’ailleurs 80% des productions qui sont à l’affiche en Europe ont été d’abord révélés à Châteaublanc. Et des spécialistes viennent de Suède, Slovénie, Portugal, Suisse, Finlande, Espagne, Italie, Allemagne pour sélectionner ces numéros hors pair.
« Ils y mettent tout leur cœur, donc ça va être la plus belle des éditions », insiste Maurice Galle, qui, dès le lancement de cet évènement en 1986, a su convaincre et faire venir à Avignon les as de la voltige, du dressage, de la maniabilité, de la dextérité et de la maîtrise de la monture, de l’art équestre et la prestigieuse Garde Républicaine. Bref, des artistes magnifiques et passionnés qui parfois se sont rencontrés ici, à Cheval Passion et se sont mariés, comme Magali Delgado et Frédéric Pignon !
Il y aura aussi la chef de file de l’école espagnole, l’écuyère Belén Bautista, cavalière professionnelle de renom, qui donnera une master-class sur le dressage. Comme chaque année, l’Ordre des Avocats du Barreau d’Avigon prodiguera ses conseils avisés et gratuits sur la gestion d’un centre équestre ou la création d’un élevage.
Une belle évolution depuis le 1er Cheval Passion
En 1986, pour la 1re édition, il y avait 30 exposants et une quarantaine de chevaux. Cette année, on dénombre 1 000 chevaux, 650 boxes, 2 600 tonnes de sable et 150 exposants pour le bien-être du cheval (aliments, suppléments diététiques, phytothérapie, aromathérapie), le matériel (harnachements, selles, fers à cheval, bottes, chapeaux, tenues d’apparat), la filière des métiers (palefreniers, jockeys, entraîneurs, soigneurs, vétérinaires équins, moniteurs d’équitation) en liaison avec les établissements scolaires agricoles, comme le Lycée Pétrarque d’Avignon.
Pendant 5 jours, en plus des spectacles et animations, auront lieu des ventes de chevaux d’exception avec un pedigree vérifié, qu’il s’agisse de race Camargue, Lusitanien, Lipizzan, Arabe, Ibérique, Américain ou Castillonnais d’Ariège.
Une édition sur le thème de la transmission
Ces 40 ans, c’est la transmission d’une culture, d’une tradition, d’un patrimoine, d’une histoire et surtout la traduction d’un véritable amour du cheval, de son intelligence et du couple fusionnel et unique qu’il forme avec le cavalier. De son côté, le MISEC (Marché International du Spectacle Equestre de Création) fêtera ses 20 ans. Réservé aux professionnels, aux artistes et producteurs de spectacles. Ils sont 300 à venir à Cheval Passion à Avignon et échanger entre eux sur la règlementation, la formation, les usages dans ce domaine.
Espérons que d’ici mercredi prochain, jour d’ouverture, la météo sera moins polaire. Pour le bien-être animal et pour le confort des exposants, des bénévoles, du personnel d’Avignon Tourisme et des artistes qui donnent le meilleur d’eux-mêmes afin que la magie équestre opère jusqu’au dimanche 18 janvier au Parc des Expositions d’Avignon.
Contact :
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
L’histoire de Cheval Passion débute au café La Civette, Place de l’Horloge, autour d’un pastis, d’un Côte du Rhône ou d’une bière en 1985. Une poignée de potes, Jean-Claude Jourdan, rédacteur-en-chef du Provençal Vaucluse, Charles Ansidéi, directeur de RMG, le bras armé de la mairie d’Avignon pour le tourisme, l’avocat Alain Graugnard, rêvent, échangent, discutent. Ils ont envie d’inventer une grande fête autour des traditions équestres, qui créerait l’évènement, attirerait du monde en plein hiver et serait le pendant du Festival d’Avignon l’été.
Dès 1986, avec l’accord du maire Jean-Pierre Roux, l’équipe s’élargit à d’autres passionnés, Michel Pacqueu, Maurice Galle, Gérard Chaminand, Didier Auzet et Michel Maridet. L’événement prend corps. Pour cette 1re édition à Châteaublanc, une trentaine d’exposants, 40 chevaux, deux représentations du Grand Gala d’Art Equestre et 4 000 visiteurs.
Au fil des ans, en quatre décennies, la manifestation s’est imposée en Europe et dans le monde comme un incontournable rendez-vous autour du cheval et on est passé à près de 100 000 visiteurs en janvier avec toutes les retombées induites, hôtels, restaurants, rayonnement d’Avignon, comme capitale de l’art équestre et nombre de reportages dans la presse écrite et audiovisuelle qui ont contribué à amplifier Cheval Passion.
Pour ces 40 ans, c’est le mot « transmission » qui résume tout, transmission des cultures et arts équestres, des savoir-faire, du patrimoine et surtout de l’amour du cheval qui est sublimé par les Crinières d’Or. Et le Cabaret équestre, véritable tremplin pour artistes émergents, tous les jours à midi et 19h. Une vingtaine d’artistes en provenance de Saint-Gilles, La Ciotat, Figeac, mais aussi d’Espagne et d’Italie.
Bien-être animal (phytothérapie), matériel (selles, bottes, tenues de parade, chapeaux), enseignement et filières de formation pour les jeunes, tout est prévu pendant ces 5 jours. ‘Graines d’artiste’ pour promouvoir les arts (peinture, poésie, BD, théâtre) pour les élèves des écoles et des collèges et ‘Poney Passion’ pour 150 enfants des centres équestres de Velleron, Jonquerettes, Arles, Martigues, mais aussi du Var, de Bourgogne et de Vendée qui vont participer à un spectacle le mercredi 14 à 14 h dans le Palais A.
Pour les adultes, plusieurs épreuves sportives, saut d’obstacles, maniabilité, dressage, équitation western, mais aussi démonstrations de tri et conduite du bétail façon Gardians de Camargue, Gauchos d’Argentine ou cow-boys américains. Egalement spectaculaire, la « monte sans bride » qui met en avant les relations fusionnelles entre le cavalier et son pur-sang.
Présenté avec classe par l’extravagant maître de cérémonie Calixte de Nigremont, nombre de stars du spectacle équestre ont tenu à participer à l’affiche de ces 40 ans. Magali Delgado et Frédéric Pignon de l’Isle-sur-la-Sorgue, Gari Zoher de Beaucaire qui proposera un spectacle inédit en incluant des poneys, le voltigeur Samuel Hafrad et évidemment un régiment de la prestigieuse Garde Républicaine, habituée de Cheval Passion qui a créé des liens particuliers avec les organisateurs de cet évènement avignonnais qui attire les organisateurs de spectacle équestre du monde entier.
Pendant ces 5 jours, les visiteurs et leurs enfants pourront aller à la rencontre d’élevages de chevaux dans leur box, quelle que soit leur race. Camargue, lusitanien, lipizzan, arabe, ibérique, Castillonnais, un petit cheval rustique d’Ariège ou Murgese, en provenance des Pouilles.
Cheval Passion ou « La magie des arts équestres » au Parc des Expositions d’Avignon du 14 au 18 janvier 2026.
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Avec 122 exposants, le salon des maires de Vaucluse 2025 affiche une fréquentation record. A cette occasion, le parc des expositions a aussi abrité la traditionnelle assemblée générales de l’Association des maires de Vaucluse. Entre incertitudes budgétaires liées à un contexte national hors-sol, réglementations de plus en plus ubuesques et pression grandissante de leurs administrés, les maires de Vaucluse entendent faire face malgré tout. Conscients d’être les premiers gardiens de la République.
« A l’heure où la question médiatique est de savoir s’il faut maintenir l’alcool à la buvette de l’Assemblée Nationale, nous demandons avec force une prise de conscience sur la situation de nos collectivités, priorise Pierre Gonzalvez, président de l’AMV (Association des maires de Vaucluse) lors de l’assemblée générale 2025 qui vient de se tenir au parc des expositions d’Avignon dans le cadre du Salon des maires, des élus locaux et des décideurs publics 2025 de Vaucluse. »
« Le système créé les conditions de son propre verrouillage, de son asphyxie. »
Pierre Gonzalvez, président de l’AMV
Très offensif, celui qui est aussi maire de l’Isle-sur-la-Sorgue poursuit : « Oui, localement nos parlementaires mesurent les difficultés rencontrées, les injonctions contradictoires, les objectifs inatteignables fixés à nos mairies. Oui, les services de l’Etat tentent de concilier au mieux la doxa nationale avec la situation réelle du territoire. Mais disons-le, le bon sens semble avoir quitté le système normatif. Pire, le système créé les conditions de son propre verrouillage, de son asphyxie. Individuellement, tout élu quel que soit son mandat, fait le même constat. Mais collectivement, l’inertie, le manque de courage, parfois même la démagogie président aux choix politiques. Face à cela, les maires se posent des questions personnelles sur la suite de leur engagement. Nos concitoyens qui deviennent de plus en plus exigeants, les réseaux sociaux devenus comptoir de café où le moindre pleutre a une audience, des médias nationaux et quelques fois régionaux et locaux préférant la sensation du fait divers aux sujets de réussite et d’espoir. Et pourtant, nous avons encore la flamme et portons l’ambition avec d’autres d’améliorer les choses. »
De gauche à droite : le sénateur Jean-Baptiste Blanc, Christian Mounier, vice-président du conseil départemental de Vaucluse, Pierre Gonzalvez, président de l’AMV, Bénédicte Martin de la Région Sud, Joël Balandraud, vice-président de l’AMF, Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse et le sénateur Lucien Stanzione lors de l’inauguration du salon. Crédit : Echo du mardi
« Vous êtes les premiers visages de la République. »
Christian Mounier, vice-président du conseil départemental de Vaucluse
« Vous êtes les premiers visages de la République, les piliers de la cohésion dans nos territoires », rappelle Christian Mounier, vice-président du conseil départemental de Vaucluse, venu pour représenter sa présidente, Dominique Santoni, qui participait aux assises des départements de France 2025 se déroulant à Albi en même temps que le salon. Aussi maire de Cheval Blanc, Christian Mounier a également tenu à rappeler en s’adressant aux élus présents : « qu’être maire, aujourd’hui, c’est être, chaque jour, au contact direct des habitants, au cœur de leurs attentes, leurs difficultés, et aussi de leurs espoirs. Permettez-moi donc de saluer votre inlassable engagement au service des Vauclusiens. Merci pour votre dévouement, pour votre persévérance, et pour votre sens du service public souvent exercé dans des conditions difficiles. »
Priorité à la santé mentale En marge de cette assemblée générale 2025 des maires de Vaucluse, le président de la AMV a tenu à rappeler que le sujet de la santé mentale préoccupe fortement les élus du département. « La santé mentale doit être une priorité pour notre pays », affirme Pierre Gonzalvez qui indique également « l’incompréhension des maires face au manque d’informations sur les suites d’une hospitalisation d’office. Nous sommes confrontés à des cas d’individus qui connaissent des troubles psychiatriques dont le suivi médical dépend souvent de leur propre volonté. L’accompagnement psychologique de l’enfant, la prise en charge de l’ado, permet de limiter le développement de pathologies psychiatriques problématiques. Les moyens nécessaires doivent impérativement être mobilisés. » « Il a été acté que l’ARS informerait les maires des suites d’un certain nombre d’événements comme la non-confirmation d’une hospitalisation d’office ou, au contraire, la réintégration en hospitalisation complète », annonce le préfet de Vaucluse qui souhaite une transparence respectueuse du secret médical.
« On est train de fabriquer des collectivités pauvres. »
Joël Balandraud, vice-président de l’AMF
« L’incertitude est totale, réagit Joël Balandraud, vice-président de l’AMF (Association des maires de France) et maire d’Evron en Mayenne. Dans ce bazar-là, ce sont les maires qui font le lien pour rassurer nos habitants. On l’a fait lors de la crise du Covid ou pendant celle des Gilets jaunes. On a su alors faire appel aux corps intermédiaires que l’on s’était un peu empressé d’oublier. » « L’actualité, c’est aussi le budget, insiste le vice-président de l’AMF. La confiance permet d’agir et c’est ce que nous demandons aujourd’hui au gouvernement. Pourtant, il y a des éléments de défiance majeur comme la suppression de la taxe d’habitation qui constitue le péché originel pour l’ensemble des élus locaux toutes couleurs politiques confondues. Au moins, nos habitants savaient où leurs impôts allés. »
« Nous n’avons plus intérêt à accueillir de nouveaux habitants ou de nouvelles entreprises dans nos communes. »
Joël Balandraud, vice-président de l’AMF
Dénonçant l’usine à gaz mis en place par les gouvernements successifs, Joël Balandraud constate surtout que l’on a cassé les dynamiques d’investissement des collectivités locales : « Désormais, nous n’avons plus intérêt à accueillir de nouveaux habitants ou de nouvelles entreprises dans nos communes. Avant vous pouviez dire, cette entreprise entraîne quelques nuisances mais elle paye mon ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles), elle paye mon éducateur sportif, elle paye mon accueil à la mairie… Aujourd’hui, vous avez tout intérêt à ce que cela se fasse chez votre voisin. Si les élus locaux ne sont plus porteurs de cette dynamique économique, qui le sera ? Qui va défendre les équipements industriels majeurs sur le territoire quand on veut l’industrialiser à nouveau ? Nous sommes au bout d’un système qui n’a plus de sens. On est en train de fabriquer des collectivités pauvres. Ces dernières sont pourtant la source d’investissement majeure sur le territoire avec des projets actionnés par les communes, aidés par les départements, les régions et l’État. Mais l’impulsion, elle, est locale. Elle est faite par les élus locaux et dans un système de défiance et de non-confiance, nous n’irons plus. Cela va tout bloquer. »
« Notre département est très peu endetté, alors que notre pays l’est beaucoup plus. »
Christian Mounier, vice-président du conseil départemental de Vaucluse
« C’est pour cela que malgré l’instabilité gouvernementale, vous avez toujours pu compter sur le soutien du Département », précise Christian Mounier en s’adressant aux nombreux maires présents lors de cette AG. Et le vice-président du Conseil départemental de Vaucluse d’enfoncer le clou : « Notre département est très peu endetté, alors que notre pays l’est beaucoup plus. Cette politique de bonne gestion financière nous permet ainsi de continuer à investir facilement, à un rythme soutenu, soit plus de 120M€ par an jusqu’en 2028. Sur la période de 2023 à 2025, nous avons consacré 28,4M€ à la contractualisation et à l’investissement des communes. Pour la période de 2026 à 2029, nous allons sanctuariser ce montant de 28,4M€ au profit des projets des 151 communes de département car nous souhaitons maintenir un important niveau d’investissement partout dans notre département afin de soutenir notre économie, nos entreprises et notre secteur du BTP. Investir, c’est le fil rouge de notre mandat. »
Vaucluse ingénierie plébiscité Afin de souligner le soutien du Département aux communes de Vaucluse, Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental a rappelé que l’appui n’est pas seulement financier mais aussi technique. « Depuis l’année dernière, nous avons transformé Vaucluse ingénierie en agence technique départementale. Vous êtes très nombreux à nous avoir exprimé votre satisfaction et votre confiance en bénéficiant d’un tel outil qui vous permet de boucler un plan de financement, réaliser des études et rechercher les bons interlocuteurs. » Au total, 101 communes et 3 intercommunalités ont adhéré à cet outil d’accompagnement des projets du Département de Vaucluse. Depuis, 63 projets de voiries ont été suivis et 90 projets d’aménagement sont aussi traités. « Les maires se sont très bien appropriés Vaucluse ingénierie, se félicite Christian Mounier. Ce bilan très positif démontre que le besoin est grand pour nos communes, notamment les petites. »
« La Région est une collectivité de terrain. »
Bénédicte Martin, vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur
Même volonté d’afficher son soutien aux maires locaux pour la Région Sud. « La Région est à vos côtés, martèle Bénédicte Martin, vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir. Elle se veut un partenaire des territoires par ses compétences de plein exercice, que sont notamment les lycées et les transports régionaux. La région est présente tous les jours temps dans vos communes dans ce département. Mais ce qui fait aujourd’hui la marque de fabrique de la Région Sud, c’est la volonté politique de proximité de son président Renaud Muselier. Pour lui, ce n’est pas une institution lointaine ‘tanquée’ entre le Vieux port et la Joliette, mais une collectivité de terrain dont la mission est d’aller dans chaque coin de nos départements. D’y faire ruisseler l’action régionale dans chaque ville, dans chaque village afin d’impacter positivement la vie de nos concitoyens. Voilà ce que font les territoires et les élus locaux, ces élus qui sont trop souvent à portée de ‘baffe’ mais qui sont là quand il n’y a plus personne. »
« Régions, départements, blocs communales, nous sommes la colonne vertébrale de ce pays. »
Bénédicte Martin, vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur
« Dans un contexte d’instabilité politique, de posture indigne, de prétendue élite qui se délite, les territoires doivent être des pôles de stabilité, annonce l’élue vauclusienne à la région qui a aussi mis en avant les enjeux de l’eau et de l’agriculture lors de son intervention. Régions, départements, blocs communales, nous sommes la colonne vertébrale de ce pays. Celle qui tient la barre, à commencer par la barre budgétaire. Celle qui se substitue aux défaillances et à l’impéritie de ceux qui nous gouvernent. Celle qui rassure aussi. Cela implique, et c’est le cas dans ce département, une solidarité forte entre nos collectivités pour agir ensemble et pour assurer cette stabilité dont nos concitoyens, nos entreprises, nos forces de sécurité, nos secours et nos agriculteurs ont tant besoin. L’exercice est pourtant difficile. Bien sûr, la Région est appelée comme toutes les collectivités à se serrer la ceinture. Mais elle le fait en s’efforçant de maintenir une capacité d’intervention auprès des communes rurales et des communes moyennes qui portent aussi des fortes charges de centralité. Elle essaie de répartir équitablement ses aides. En Vaucluse, 483 projets communaux ont été soutenus depuis 2016 par la région, pour un total de 35M€. C’est une somme injectée dans l’économie vauclusienne et dans la vie des communes qui investissent pour leurs administrées. La région, ce sont aussi 126M€ qui ont été contractualisés depuis 10 ans avec les intercommunalités vauclusiennes, dont 73M€ déjà votés.
« Je me demande quelle mouche a piqué le législateur. »
Pierre Gonzalvez, président de l’AMV
« Nous sommes dans un contexte des plus tendus en ce qui concerne la question des finances locales, confirme le président de l’AMV. Nous savons que la recherche de co-financements pour les projets ne sera pas des plus simples. L’incertitude demeure sur le montant des fonds d’Etat, Fond vert, DSIL… De plus, nos budgets sont tributaires d’éléments extérieurs. Le ralentissement immobilier génère deux conséquences : la baisse des DMTO (Droits de mutation à titre onéreux) avec la difficulté de programmer le montant dans les préparations budgétaires ainsi que la perception de la Taxe d’aménagement. »
Dans les allées du salon. Crédit : Echo du mardiL’AMV sur le stand de Veolia. Crédit : Echo du mardi
« Sur cette Taxe d’aménagement, je me demande quelle mouche a piqué le législateur en 2021, s’interroge Pierre Gonzalvez. Cette réforme, issue de la loi de Finances 2021, entrée en vigueur le 1er septembre 2022, a profondément modifié les modalités de perception de cette taxe. Désormais, cette elle n’est plus exigible à la délivrance du permis de construire, mais uniquement après l’achèvement des travaux, sur déclaration du particulier. J’ai demandé aux maires du département de renseigner la situation de leur commune. 110 communes ont répondu sur les 149 adhérentes à notre association. En 2022, pour ces 110 communes : 2 917 permis délivrés, 8M€ de taxes d’Aménagement, en 2024, 2 427 permis pour 4,77M€ de TA. Jusqu’à octobre 2025 : 1 588 permis et 1,45M€ de TA. Le manque à gagner est grand pour nous. Il faut impérativement revenir sur cette loi. »
Vers une ‘cabanisation’ du Vaucluse ? Pierre Gonzalvez, président de l’AMV, a tenu à alerter sur la multiplication des infractions d’urbanisme dans le département. « Nous sommes confrontés à des dérives, à la cabanisation dans nos campagnes, à la sédentarisation de gens du voyage sur des terrains agricoles, à des extensions voir des constructions de maisons sans permis. Nous procédons aux constatations et dressons les PV d’infractions aux règles d’urbanisme. » L’élu regrette pourtant la non-avancée des sanctions qu’il explique notamment par le manque de moyens de la justice : « Le tribunal d’Avignon n’a que 4 audiences d’un jour par an au cours desquelles sont jugées les infractions d’urbanisme. En 2025, il n’y en a que 3. L’ordre du jour est déjà bloqué jusque fin 2027. Les petites et moyennes infractions sont ainsi, peu voire pas, appelées à une audience… » « Notre crédibilité sur les territoires est malmenée, poursuit-il. Pire que cela, elle est contestée par ceux qui devraient suivre les règles. Si une personne demande la pause d’un climatiseur dans une rue de l’Isle-sur-la-Sorgue, je dis non. Si la personne ne demande pas, je ne peux pas lui faire enlever ! »
« On ne peut pas concevoir de liberté individuelle si la sécurité n’est pas établie. »
Pierre Gonzalvez, président de l’AMV
Evoquant aussi les questions de sécurité, le président des maires de Vaucluse dresse un constat sévère : « le narcotrafic se propage dans nos plus petits villages. La société est tendue, plus violente, plus individualiste. » « C’est un sujet majeur pour nos administrés, insiste-il. Des réponses fermes sont attendues et on ne peut pas concevoir de liberté individuelle si la sécurité n’est pas établie. Dans les quartiers populaires, aux abords des épiceries de nuit, dans nos centres-villes… Partout, les gens doivent pouvoir vivre paisiblement. Plus d’excuses, plus de compromis, plus de tolérance, voilà ce que souhaitent les élus de proximité que nous sommes. »
« La République doit être partout chez elle. »
Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse.
« Effectivement, l’emprise du narcotrafic dans ce département est un sujet majeur, confirme Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse. Il se joue des limites administratives qui sont les nôtres. Il descend des villes vers les campagnes. Aujourd’hui, aucun territoire ne peut se prétendre immuniser face à ce problème. Dans certains quartiers, on a une emprise qui est extrêmement forte avec des habitants qui vivent réellement sous la coupe d’un nouveau modèle socio-économique dans lequel les dealers prétendent organiser la solidarité et le soutien aux résidents. C’est évidemment une grossière supercherie parce que in fine, tout cela est toujours fondé sur une violence réelle, sur la terreur, sur l’Omerta. En réalité, ils imposent une prise en otage des habitants du quartier et contraignent à une forme de complicité avec le trafic. Cette situation est inacceptable. Il ne faut pas laisser le terrain libre. La République doit être partout chez elle et son premier représentant c’est le maire. » Rappelant qu’en termes de sécurité, il avait fait de la lutte contre les narcotrafics, mais aussi contre les violences intrafamiliales et les cambriolages, sa priorité dans le Vaucluse explique le Préfet : « Nous avons multiplié les opérations. Nous prononçons des interdictions de paraitre face aux dealers, face aux guetteurs et face à tous ceux qui s’associent au trafic. Dans ce cadre, nous avons procédé à 17 interdictions visant les trafiquants et les guetteurs qui leur interdisent de revenir sur les points de deal. On a déjà trois interpellations à la suite de réapparitions sur le terrain et une présentation devant les juges. Par ailleurs, il est inacceptable que des individus liés au narcotrafic bénéficient de la solidarité nationale, par exemple en occupant des logements sociaux. Depuis le début de l’année, on a six occupants de logements sociaux qui ont été expulsés en raison de leurs liens avec le narcotrafic. On a 7 dossiers en cours. Enfin, nous agissons contre les commerces qui servent à la couverture du narcotrafic. On a fermé deux épiceries pour des liens directs avec le narcotrafic. On en a fermé 71 en 2025, contre 51 l’année précédente, pour trouble à l’ordre publique. » Dans la foulée, le préfet a invité les maires à prendre contact avec ses services : « Que ce soit les interdictions de paraître, les expulsions de logements locatifs pour liens avec le narcotrafic, les fermetures de commerces, nous agissons sur la base des renseignements que vous nous fournissez qui sont exploités par les services en toute confidentialité et qui permettent d’intervenir avec la police administrative sans négliger le côté judiciaire qui va permettre de s’attaquer aux trafics. »
« Si on veut rester attractif, il faut qu’on soit capable de loger nos enfants et nos salariés. »
Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse.
Par ailleurs, Thierry Suquet, qui s’est réjouie d’enfin pouvoir assister à sa première AG des maires de Vaucluse (l’an dernier il avait obligé de se rendre en urgence à Paris à une réunion de tous les préfets avec le ministre de l’intérieur d’alors), a aussi souligné l’importance du logement. « Le logement, c’est un défi. C’est bien de créer des emplois mais si on ne propose pas de logement aux salariés… Si on veut rester attractif, il faut qu’on soit capable de loger nos enfants et nos salariés. Notamment du logement social qui est d’abord destiné aux salariés de nos entreprises et à nos enfants qui, aujourd’hui, sont au collège, au lycée et à l’université. Pour relever ce défi, j’invite évidemment le Grand Delta habitat, comme les autres organismes de logement social, à mettre en œuvre ce dont on a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire du logement social adapté dans les petites communes et dans les communes rurales qui répondent à des besoins locaux en négociant les conditions d’entrée des locataires pour répondre aux besoins des collectivités. A faire de la démolition et de la reconstruction dans les grands quartiers populaires où l’on a besoin de faire de la mixité sociale. »
Agrivoltaïque : ne pas servir de l’agriculture comme prétexte « Un projet agrivoltaïque, c’est un projet qui est porté par un exploitant agricole qui a pour objectif de développer l’agriculture vauclusienne. Ce n’est pas un projet qui est porté par une entreprise énergétique qui se sert de l’agriculture comme prétexte », prévient Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse. Même si la tendance est à l’accélération des projets photovoltaïque, « ce développement ne doit pas se faire sans conditions, poursuit le 1er représentant de l’Etat dans le département. Cet essor ne doit pas se faire au détriment de l’agriculture et de la biodiversité. L’Etat sera opposé à tout projet qui consommerait des terres agricoles ou des espaces naturels. Il faut prioriser les espaces déjà artificialisés. Nous pouvons le faire ensemble en utilisant les pouvoirs d’adaptation et de dérogation du Préfet. Pour cela, nous avons notamment mis en place un guichet unique à la DDT (Direction départementale des territoires) de Vaucluse. »
« Nous croulons sous poids de la norme. »
Joël Balandraud, vice-président de l’AMF
« Nous croulons aussi sous poids de la norme, se plaint par ailleurs Joël Balandraud, vice-président de l’AMF. Aujourd’hui, la norme coûte très, très cher. Un nouveau bâtiment administratif en 2025 c’est un surcoût terrible en matière d’investissements. Autre exemple, quand je restaure un statuaire dans une église, en fonction de l’ABF (Architecte des bâtiment de France) sur lequel vous tombez, qui pourtant applique exactement les mêmes textes, vous pouvez avoir un rapport de coûts de 1 à 3. Et là, je parle d’une restauration de statuaire comprise entre 5 000€ à 15 000€. Mais quand il s’agit de millions d’euros… Nous sommes accablés de décrets et de règlements supplémentaires qui renforcent tous ces tracas administratifs surtransposés par des hauts fonctionnaires qui interprètent la règle. Dans les mêmes administrations départementales ou régionales les doctrines ne sont pas constantes. Le poids de la norme est relativisé. Nous avons un grand espoir, c’est qu’un jour le préfet de département prenne tout cela sous sa coupe et fasse le tri de l’interprétation des textes par les uns et par les autres. Nous voulons plus de pouvoir local au préfet et aux élus locaux. Plus de confiance envers le local pour les administrations d’État, pour les communes et pour les maires. Cette demande de liberté est forte. Nous avons besoin de confiance pour se réengager. »
« Conservez la foi et continuez d’être engagé chaque jour. »
Pierre Gonzalvez
Garder le cap et tenir la barre Enfin, alors qu’une partie des maires vauclusiens présents ne sera pas là l’année prochaine après les élections municipales de mars 2026, le président de l’AMV a émis en conclusion son souhait « que cette assemblée soit composée l’an prochain, d’élus dévoués, serviteurs de leur territoire, qui aiment le Vaucluse. Car face à l’adversité, je sais aussi que nombre d’entre vous conservez la foi et continuez d’être engagé chaque jour. Que malgré les difficultés, l’amour de vos territoires, des acteurs qui les animent et les font vivre, vous encouragent à poursuivre. Je veux donc vous remercier sincèrement pour avoir su garder le cap et tenir la barre. »
Laurent Garcia
Les élus disparus Lors de cette AG, Christian Gros, secrétaire général de l’AMV et maire de Monteux, a tenu à rendre hommage aux 24 élus vauclusiens décédés récemment. Après une minute de silence en leur honneur (voir photo ci-dessus), il les a tous cité : – Francis Matheron, maire de juin 1995 à mars 2001 de Saint-Martin-de-Castillon. – Francis Farge, élu en mars 1983, conseiller municipal puis maire de Lioux de 1985 à 2024, soit durant 39 ans. – Claudine Ghio, ancienne conseillère municipale de Saint-Martin-de-Castillon. – Claude Pagès, conseiller municipal dès 1989, puis adjoint au maire et maire de Méthamis de 2008 à 2020. – Gérard Sautel, maire de Visan de 1989 à 2008. – Guy Aubert, adjoint au maire de Viens de 2001 à 2014. – André Lambert, adjoint au maire de Violès 1983 à 99, puis maire de 1989 à 1995. – Claude Cornutello, adjointe au maire de Saint-Didier. – Roger Fenouil, maire de Rustrel de 2008 à 2014. – Paul Pessemesse, maire de Sivergues de 2001 à 2004. – Guy Morel, maire de Sérignan-du-Comtat, de 1989 à 2001 et premier président de la communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence, de 1992 à 2001. – Jean-Raymond Peyre, adjoint au maire de Mérindol de 2001 à 2008 et conseiller municipal de 2008 à 2014. – Liliane Chambarlhac, adjoint au maire de Châteauneuf-de-Gadagne. – Henri Copier, adjoint au maire de Violès de 2008 à 2020 et conseiller municipal de 2001 à 2025. – Jean-Claude Begnis, élu sous le mandat d’André Rey, de 1995 à 2001, puis sous le mandat de Michel Bayet et d’Anne-Marie Bardet, de 2008 à 2020. Il exerça les fonctions d’adjoint au maire de Sarrians durant son dernier mandat de 2014 à 2020. – Daniel Serra, adjoint au maire d’Aubignan de 1983 à 2020. – Joseph Devaux, premier adjoint au maire de Sivergues depuis 2008. – Claude Bergé-Laval , maire de Beaumont-de-Pertuis de 1983 à 2014. – Henri Girard, maire de La Roque-Alric de 1971 à 2008, c’est-à-dire durant 37 années, après avoir exercé un mandat de conseiller municipal de 1985 à 1971. – Mathieu Pellegrin, conseiller municipal à Saint-Martin-de-Castillon. – Gilbert Guigue, conseiller municipal de 1971 à 1983, et adjoint au maire de Violès de 1983 à 2001. – Jérôme Casalis, premier adjoint au maire de Caumont-sur-Durance de 1995 à 2008 puis premier adjoint au maire de Bonnieux de 2008 à 2014 avant de devenir conseiller municipal jusqu’en 2025. – Maurice Giro, maire honoraire de Cavaillon. Il a été conseiller général de 1988 à 2002, et maire de Cavaillon de 1992 à 2008. Également député de la deuxième circonscription de Vaucluse de 2002 à 2007. – Gaby Bézert, maire honoraire de Venasque, adjoint de 1971 à 1980, et maire pendant 40 ans, de 1980 à 2020. « Une pensée à chacun de ces serviteurs de la République », a rappelé Christian Gros avant de souhaiter la bienvenue à Bernard Le Dily, élu maire de Mormoiron en fin d’année dernière et 2024, et Joseph Saura, réélu maire d’Uchaux suite à l’élection municipale partielle de décembre dernier. Ce dernier ayant déjà été maire de 2008 à 2020.
Avignon Expo, le nouvel événement qui se veut une expérience vivante et immersive
Ces samedi 15 et dimanche 16 novembre, le Salon du mariage d’Avignon fait son grand retour au Parc des expositions de la ville. Quelque 80 exposants sont attendus.
L’agence événementielle ID Organisation, basée à Cavaillon, organise une nouvelle édition de son Salon du mariage ce week-end à Avignon. L’occasion pour les futurs mariés de se renseigner et de trouver les prestataires qui les accompagneront lors du plus beau jour de leur vie.
Un thème méditerranéen
Chaque année, le Salon repose sur un thème qui reflète les tendances du moment. Après un hiver féérique en 2023 et une escapade mexicaine en 2024, l’événement tournera cette fois-ci autour de la Dolce Vita. Vespas colorées, citrons et ambiance méditerranéenne seront au programme.
Plus de 80 exposants
Wedding planners, traiteurs, photographes, fleuristes, joaillers, et bien d’autres professions seront représentées parmi les exposants. Les visiteurs pourront se renseigner, prendre des contacts, et commencer (ou continuer) à planifier leur mariage. Des défilés seront organisés à 12h et à 16h30 pour mettre en avant les robes de mariée et les costumes.
Entrée gratuite pour les futurs mariés (réservation obligatoire via la billetterie en ligne). Samedi 15 novembre de 10h à 19h. Dimanche 16 novembre de 10h à 18h. Parc des Expositions. Chemin des Felons. Avignon.