16 septembre 2026 |

Ecrit par le 16 septembre 2026

Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Il y a 5 ans, le Parc Naturel Région du Luberon rejoignait l’Observatoire Photographique des Paysages (OPP), une initiative lancée par le Ministère de l’environnement en 1989. Cette opération vise, à partir de photographies anciennes et récentes prises au même endroit, à mesurer l’évolution des paysages partout en France. Dans le Luberon, 63 sites d’observations ont été retenus et l’ensemble des clichés font l’objet d’une mise en ligne. (voir ici) . Une dizaine de ces photos sont également exposées à la maison du parc à Apt jusqu’au 8 octobre. Une opération qui vise à sensibiliser le public sur les transformations en cours.

La réalisation d’un fonds photographique, montrant à l’identique des vues d’un même lieu à différentes époques est un moyen pertinent d’analyser les mécanismes de transformation des espaces ainsi que les rôles des différents acteurs qui en sont la cause. Ce regard posé à intervalle régulier sur les paysages qu’ils soient ruraux ou urbains montre de manière assez crue les mutations en cours qu’il s’agisse de l’évolution de massifs incendiés, des transformations de la flore ou de la progression des constructions humaines. L’objectif est de pouvoir intervenir de manière à orienter favorablement l’évolution des paysages. Cet outil de suivi de l’évolution des paysages intègre les paysages remarquables, mais aussi les paysages ordinaires.

© paysages.pnrsud

Dans le Luberon, c’est le PNR qui est l’opérateur et le coordinateur de cet observatoire. 63 sites d’observation ont ainsi été retenus. Pour certains ils reprennent des photos prises au début du XXème siècle. La première série récente a été effectuée en 2021 et la seconde en 2025, avec l’aide de plusieurs clubs photos locaux, partenaires essentiels à l’opération.

L’exposition photo, présentée à la maison du Parc à Apt, donne également la parole, au travers d’interviews vidéo, aux acteurs du tourisme, agriculteurs, élue, experts hydrauliques et agents du parc. Comment vivent-ils de l’intérieur les mutations en cours ? Quels regards portent-ils sur ces évolutions et quels sont leurs propositions ?

A mi-chemin entre l’exposition artistique et un travail scientifique cette opération a pour ambition de sensibiliser les publics aux mutations en cours et à mesurer la responsabilité collective que nous avons dans son devenir.

Informations pratiques
Du 8 septembre au 8 octobre 2026 à la Maison du Parc à Apt, 60 place Jean-Jaurès.
Gratuit.
Horaires : lundi, mardi et jeudi de 14h à 17h30 et le mercredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30.
Renseignements 04 90 04 42 00.

Pour aller plus loin
www.parcduluberon.fr/opp
https://paysages.pnrsud.fr/sites


Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Le Parc naturel régional du Luberon présente l’exposition ‘Histoire(s) de lavandes’ jusqu’au jeudi 3 septembre à la Maison du Parc à Apt.

Chaque année, elle teinte les paysage provençaux de bleu entre les mois de juin et de juillet. Les touristes viennent en masse pour admirer ses champs et la prendre en photo. La lavande fait partie intégrante de la culture vauclusienne. Ce sont des centaines d’hectares qui tapissent le Luberon.

C’est pourquoi le Parc naturel régional du Luberon a voulu lui consacrer une exposition cet été. Au travers de ‘Histoire(s) de lavandes’, la plante, aussi appelée l’or bleu de Provence, est montée sous toutes ses coutures, de sa réalité botanique à l’histoire de sa mise en culture, en passant par ses usages, son importance économique et les risques qui la menacent. La lavande est d’ailleurs source de nombreuses préoccupations de la part des producteurs et des élus locaux. Un sujet auquel le sénateur vauclusien Lucien Stanzione tient particulièrement.

Réalisée par la Conservation départementale des Alpes de Haute-Provence, l’exposition met en lumière les aquarelles de Maude Briand et les textes de l’ethnobotaniste Magali Amir. « Une bonne idée de visite en cas de pluie ou de canicule », affirme le Parc.

Ouvert les lundi, mardi, jeudi de 14h à 17h30 et mercredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30 (sauf jours fériés).
Jusqu’au 3 septembre. Entrée libre. Maison du Parc. 60 Place Jean-Jaurès. Apt.


Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Au début du mois de juin, le Parc naturel régional du Luberon a organisé un comité de pilotage du réseau ‘De la ferme à ta cantine’ à Lauris en présence de nombreux participants issus de 22 communes du territoire.

Accompagner l’agriculture locale tout en proposant des menus sains et issus de produits locaux dans les cantines scolaires ? C’est un engagement du Parc du Luberon, au travers de son Projet alimentaire territorial (PAT) et de son réseau ‘De la ferme à la cantine’.

Le 3 juin, le Parc a organisé le comité de pilotage du réseau dans le restaurant scolaire de Lauris, auquel ont participé 58 élus communaux, agents de cuisine et de service, ATSEM, animateurs, partenaires institutionnels et parents d’élèves, représentant 22 communes du Luberon.

L’occasion de rappeler les enjeux sanitaires liés à l’alimentation et les bénéfices de l’alimentation méditerranéenne sur la santé, mais aussi d’évoquer les ambitions du réseau ‘De la ferme à ta cantine’ qui accompagne aujourd’hui 32 collectivités dans leur démarche d’amélioration de la restauration collective. Une dynamique qui va se poursuivre dans les mois à venir avec des formations destinées aux élus à l’automne 2026, des rencontres entre professionnels de la restauration, et des formations sur les techniques de cuisine, l’accompagnement du temps repas et sur l’éducation au goût prévues pour 2027-2028.

Sur les 67 communes adhérentes au Parc du Luberon, seulement 27 sont membres du réseau ‘De la ferme à ta cantine’? ©PNR du Luberon

Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Pour Dominique Santoni ce nouveau mandat doit marquer un nouveau départ, une nouvelle énergie pour le Parc. La nouvelle présidente a rappelé lors de son discours que le rôle des élus était essentiel dans la vie du Parc. « Vous êtes les ambassadeurs des villes et villages et c’est vous qui faites connaître sur le territoire les actions que nous portons ensemble » a-t-elle affirmé.

Elle a rappelé par ailleurs qu’il ne fallait pas voir le PNRL comme porteur des contraintes mais « comme un outil d’accompagnement de préservation et de développement du territoire ». La Présidente a profité de l’occasion pour rappeler que depuis 10 ans à la tête du Parc, de nombreux projets ont pu être mis en œuvre. A commencer par une nouvelle charte, fixant le cap du Parc pour les 15 prochaines années. De nombreuses actions en matière de préservation de la ressource en eau, de transition énergétique, de la préservation du patrimoine naturel et bâti ont été conduits. Sans oublier les actions en faveur du développement de l’agriculture ou celles liées à l’éducation et la préservation de l’environnement.

Dominique Santoni, Présidente du Parc Naturel Régional du Luberon ©PNRLuberon

Dominique Santoni a précisé que les prochains grands défis du Parc se jouaient autour des difficultés rencontrées par les agriculteurs, de la pression foncière et la gestion des ressources en eaux. Elle a néanmoins rappelé qu’aujourd’hui les contraintes financières étaient importantes.

Le Parc Naturel Régional du Luberon c’est, avec 77 communes sur 2 départements, 186 000 hectares, 185 000 habitants, une biodiversité remarquable et un patrimoine exceptionnel…

L’assemblée du Parc Naturel Régional du Luberon ©PNRLuberon

Présidente du Parc naturel régional du Luberon depuis 2017 et réélue en 2026, Dominique SANTONI est également Présidente du Département de Vaucluse, Adjointe au Maire d’Apt et Vice-présidente de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

DÉLÉGUÉS DES COMMUNES
Membre de droit – Présidente :
–           Dominique SANTONI
Membres de droit – communes > 10 000 habitants :
–           Apt, Gaëlle LETTÉRON
–           Cavaillon, Patrick COURTECUISSE
–           Manosque, Valérie PEISSON
–           Pertuis, Catherine DICHE-JOSEPH

Autres membres :
–           Ansouis, Mickaël CAVALIER
–           Beaumont-de-Pertuis, Régine HARDOUIN-LESUEUR
–           Corbières-en-Provence, Adam CHERKANI
–           Forcalquier, Thierry LABUSSIÈRE
–           Gordes, Richard KITAËFF
–           Grambois, Loïc HÉRITIER
–           La Tour-d’Aigues, Grigori GERMAIN
–           Lauris, Gérard LARRIVÉ
–           Maubec, Aurore STELLA
–           Ménerbes, Patrick MERLE
–           Montjustin, Justin de GONZAGUE
–           Oppède, Jean-Pierre GÉRAULT
–           Pierrevert, Patricia BOURDIN
–           Revest-du-Bion, François BOURLIER
–           Saignon, Jean-Pierre BOYER
–           Saint-Maime, Stéphanie MAZAURIC
–           Saint-Martin-de-Castillon, Charlotte CARBONNEL
–           Saint-Pantaléon, Luc MILLE
–           Viens, Viviane DARGERY
–           Volx, Eddy MARTIN

DÉLÉGUÉS DES EPCI
–           Christian CHIAPELLA (CC Pays de Forcalquier-Montagne de Lure)
–           Caroline ROZENCWAIG-BLANC (Cotelub)

DÉLÉGUÉS DU CONSEIL RÉGIONAL
–           Jean AILLAUD
–           Christophe MADROLLE
–           Solange PONCHON

DÉLÉGUÉE DU DÉPARTEMENT DES ALPES DE HAUTE-PROVENCE
–           Marion MAGNAN

DÉLÉGUÉES DU DÉPARTEMENT DE VAUCLUSE
–           Élisabeth AMOROS
–           Noëlle TRINQUIER


Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Pour ces vacances d’hiver, qui ont débuté ce samedi 14 février, le Parc naturel régional du Luberon propose une activité paléontologie à Apt pour les enfants et leurs parents.

Durant les vacances de février, le Parc du Luberon propose quatre ateliers ‘Paléontologues en herbe au Musée de géologie’ les mercredis 18 et 25 février à la Maison du Parc. L’occasion pour les enfants, entre 5 et 10 ans, de plonger dans la collection des fossiles du Luberon.

Les parents sont aussi invités à participer aux côtés de leurs enfants pour découvrir l’histoire géologique du territoire. Les ateliers seront animés par La Terre en Tête, qui propose conférences et animations scientifiques en Provence.

Inscription en ligne ou au 04 90 04 42 00 / accueil@parcduluberon.fr
Mercredis 18 et 25 février. 14h et 15h30. Gratuit pour les enfants / 4€ pour les adultes (2€ tarif réduit). Musée de géologie. Maison du Parc. 60 Place Jean-Jaurès. Apt.


Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Le changement climatique redessine déjà notre environnement : assèchement des sols, canicules plus fréquentes, rivière au faible débit… Dans les villes méditerranéennes comme Avignon, la sélection des essences végétales devient un enjeu central pour préserver des espaces urbains vivables et rafraîchis. Une nouvelle publication de l’Agence d’urbanisme de la région Avignon –AURAV– livre des pistes concrètes pour repenser l’urbanisme végétal face aux aléas climatiques.

Les projections climatiques les plus récentes indiquent un réchauffement marqué dans le sud de la France d’ici 2100, avec des étés nettement plus chauds et une pluviométrie estivale diminuée. Dans la vallée du Rhône et ses environs, cela se traduit par une multiplication des périodes de sécheresse et un stress hydrique accru pour les sols et les végétaux. Dans ce contexte, il est estimé qu’une grande majorité des essences actuellement plantées en milieu urbain seront sous pression, voire en risque, avec des impacts directs sur leur survie et les services qu’elles rendent comme l’ombrage et le rafraîchissement.

Des stratégies urbaines fondées sur la science
Les végétaux en ville ne sont pas un simple ornement : ils forment une infrastructure climatique. Ils modèrent la chaleur via l’ombrage et l’évapotranspiration, réduisent les îlots de chaleur urbains, facilitent la gestion de l’eau et améliorent la qualité de vie des habitants. Des projets comme InteGREEN se penchent précisément sur ces bénéfices, mais aussi leurs limites, pour conseiller les villes sur les espèces à planter et leur implantation. À Marseille, par exemple, un vaste plan de plantation d’arbres et de désimperméabilisation accompagne la création d’espaces plus frais et perméables, intégrant des solutions « naturelles » pour gérer l’eau et lutter contre la surchauffe des rues historiques.

Copyright Aurav Communication

Choisir les bonnes essences : une révolution culturelle
Historiquement, les villes privilégiaient des arbres classiques comme les platanes ou les tilleuls. Mais ces choix esthétiques ne tiennent pas forcément compte des défis climatiques de demain : des programmes comme Avec (Adaptation du VEgétal au Climat de demain), portés par l’Adème, le Cerema et Plante & Cité, évaluent aujourd’hui plus de 1 300 essences (arbres, arbustes, plantes grimpantes) selon leur potentiel de rafraîchissement et leur capacité à résister à des conditions plus chaudes et sèches. Cette approche scientifique encourage une diversification des plantations plutôt que des alignements monospécifiques, ce qui augmente la résilience globale des milieux urbains et diminue les risques liés aux maladies ou aux chocs climatiques.

Des solutions concrètes pour demain
Quelques tendances fortes émergent des recommandations comme : Conserver et valoriser la végétation existante : protéger les arbres matures et les haies, intégrer les aménagements autour des plantations en place ; Diversifier les strates et les espèces : mélanger hautes et basses plantes, arbres, arbustes, plantes grimpantes, pour une meilleure adaptation et une biodiversité accrue ; Expérimenter et innover : des projets comme les forêts urbaines ‘Miyawaki‘ ou l’installation de fruitiers et de plantes indigènes enrichissent le paysage urbain tout en augmentant les services écologiques et Prendre soin des sols : la qualité des sols urbains, souvent compactés et pauvres, conditionne la réussite des plantations, alors leur renaturation et leur désimperméabilisation sont des leviers essentiels.

Des essences locales
Le choix d’essences locales adaptées au climat actuel et aussi la possibilité de tester des plantes plus résistantes à la chaleur inspirées de milieux secs voisins, sont au cœur des discussions professionnelles, sans solution unique mais avec un ensemble de pistes complémentaires à explorer.

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À Avignon, une intelligence collective au service de la nature en ville

Sur le Grand Avignon, la réflexion sur le végétal urbain s’organise de plus en plus de manière collective, associant collectivités, experts et acteurs de terrain. L’Aurav joue un rôle central d’animation et de production de connaissances, en mettant en réseau communes, services techniques et partenaires scientifiques autour des enjeux d’adaptation climatique. Les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Mont-Ventoux constituent également des laboratoires à ciel ouvert : leurs équipes accompagnent les collectivités dans le choix d’essences adaptées aux sols calcaires, aux vents violents et à la raréfaction de l’eau, tout en favorisant les continuités écologiques entre espaces naturels et urbains.

La biodiversité en question
À l’échelle régionale, l’Arbe (Agence Régionale de la Biodiversité) Provence-Alpes-Côte d’Azur impulse une dynamique de partage de pratiques à travers des groupes de travail, des guides techniques et des retours d’expériences sur la végétalisation durable. Elle fédère élus, paysagistes, pépiniéristes et gestionnaires d’espaces verts autour d’une approche plus sobre et plus résiliente du végétal.

Copyright Aurav Communication

Cruciale gestion de l’eau
Des structures comme Plante & Cité, l’Inrae ou encore les syndicats de rivières locaux (Sorgue, Rhône, Durance) contribuent également à cette réflexion, en croisant les enjeux de biodiversité, de gestion de l’eau et d’aménagement urbain.

Expérimentations
Enfin, certaines communes expérimentent des démarches exemplaires, à l’image de la Ville d’Avignon avec sa pépinière communale et ses partenariats avec des jardins botaniques méditerranéens. Ces initiatives locales illustrent une volonté partagée : sortir des recettes toutes faites pour bâtir, pas à pas, une culture du végétal adaptée au climat de demain, ancrée dans les réalités du territoire et nourrie par l’échange entre acteurs.

Anticiper les défis climatiques
Penser le végétal dans les villes, c’est anticiper les défis climatiques tout en améliorant la qualité de vie. Cela exige un changement de paradigme : de l’ornement à la stratégie climatique, de l’esthétique à la résilience écologique. En combinant savoirs scientifiques, choix d’essences adaptés, diversité végétale et soin des sols, les villes peuvent devenir des environnements durables, rafraîchis et vivables, même sous des climats plus chauds.

Toutes les infos
Toutes les infos sur ce sujet traité et produit par l’aurav ici. Echanges et collaborations : Grand Avignon avec Véronique Arfi, Nelly Guédon et Magali Chabrier ; Inrae d’Avignon avec Michel Valério, Etienne Klein et Bruno Fady ; La Ville d’Avignon, Le min d’Avignon, Pépinière Cérès Flore et le CAUE de Vaucluse.
Mireille Hurlin

Copyright Aurav Communication

Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Dans le budget prévisionnel 2026 élaboré sous l’ère Bayrou il était prévu un important coup de rabot dans les coûts de fonctionnement des Parcs Nationaux. Un tiers des effectifs serait menacé, les parcs perdraient leur statuts d’établissements publics et l’ensemble des parcs passeraient sous la tutelle de l’Office Français de la Biodiversité. Levé de boucliers du côté des parcs nationaux et pas que… L’économie aura-t-elle raison de ces espaces naturels d’exception ?

Un préalable s’impose. En France, il existe d’un côté les parcs nationaux, sur le modèle des grands parcs anglo-saxons. Au nombre de 11, ils ont pour vocation de sanctuariser des espaces naturels d’exception, et sont placés sous la tutelle de l’Etat, aujourd’hui le ministère de la transition écologique. De l’autre côté, les Parcs Naturels Régionaux (PNR), financés par les collectivités locales avec des vocations plus sociaux-économiques. Dans la région Sud, on compte pas moins de 3 parcs nationaux1 et 9 PNR2. Le coup de rabot qui nous intéresse aujourd’hui concerne les parcs nationaux.

Concernant les parcs nationaux ces mesures se traduiront par une réduction d’un tiers des effectifs

En plein cœur de l’été et dans la fièvre de la course aux diminutions des charges de l’État, les parcs nationaux, comme de nombreuses agences ou opérateurs publics, ont découvert qu’ils n’aillaient pas épargnés par les restrictions budgétaires à venir. Concernant les parcs nationaux elles se traduiront par une réduction d’un tiers des effectifs. « Faire mieux avec autant » affirme la ministre Agnés Pannier-Runacher. En l’occurrence il faudrait plutôt dire « faire plus avec moins ». Pour véronique Caraco Giodano, la secrétaire générale du syndicat national de l’environnement « On s’attaque aux agents publics en leur disant qu’ils sont responsables de la dette ».

Parc National du Mercantour © Dragon.S / CRT PACA

C’est un vaste mouvement de recentralisation des services et opérateurs de l’État ayant une implantation territoriale qui se dessine

Mais au-delà de ces restrictions budgétaires c’est un vaste mouvement de recentralisation des services et opérateurs de l’État ayant une implantation territoriale qui se dessine. C’est le cas des parcs nationaux. Pour Michaël Weber, sénateur socialiste de la Moselle, et Président de la fédération des parcs naturels régionaux : « il s’agit d’une première étape conduisant à la suppression à terme de toutes ces agences ». Les parcs ont écrit à la ministre en soulignant que cette mise sous tutelle par L’OFB était une perte d’autonomie indispensable à leur bon fonctionnement. En effet, en perdant leur pouvoir décision et leur ancrage territorial les parcs nationaux perdront en efficacité. « Il s’agit d’être au plus des prés des acteurs locaux et des problématiques environnementales des territoires », affirment les patrons des parcs nationaux dans leur missive à la ministre. « Les parcs sont des modèles sans équivalent en matière d’intégration des politiques publiques et sont créateurs de valeurs socio-économiques nécessaires pour gérer des territoires exceptionnels qui sont des biens communs »  affirment les patrons des parcs nationaux. Ainsi, les parcs ne disposeraient plus de pouvoirs réglementaires, ils devront en référer à l’OFB et ensuite ce sera aux préfets de statuer. Et hop deux étages de plus. C’est toujours cette idée que seul un pouvoir central est capable tout diriger. Circulez il y a rien à voir. Et pour finir de convaincre on avance les économies d’échelle réalisées. Imparable ou presque…en ces temps de disette budgétaire.

  1. 1 Les parcs nationaux du Mercantour, de Port-Cros et des Calanques
  2. 2 Les parcs naturels régionaux des Alpilles, des Baronnies provençales, de Camargue, du Luberon, du Mont-Ventoux, des Préalpes d’Azur, du Queyras, de Sainte-Baume et du Verdon

Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Dans le cadre de la 29e édition de la Nuit internationale de la chauve-souris, le Parc naturel régional du Luberon propose une sortie nocturne ce vendredi 12 septembre à Saint-Saturnin-lès-Apt et dévoile son mini-film autour du mammifère.

La protection ds chauves-souris et de leurs gîtes étant un enjeu majeur pour le Parc du Luberon, celui-ci participe à la Nuit international de la chauve-souris avec une sortie nocturne pour découvrir le mammifère, ainsi que la divulgation de son minifilm Nos voisines invisibles, réalisé par le photographe et cinéaste local Tanguy Stoecklé.

Une sortie nocturne

Ce vendredi 12 septembre, le Parc propose aux curieux de découvrir ‘le monde secret des chauves-souris’ à partir de 19h avec une balade contée par Gilles El Baz et un pique-nique. Observation, écoute et explications sur la biologie des chauves-souris seront de mise avec ChirOïko. L’animation est accessible dès 6 ans. Inscriptions ou par mail à l’adresse accueil@parcduluberon.fr ou au 04 90 04 42 00.

Un minifilm sur les chauves-souris

Le photographe et cinéaste spécialiste des chauves-souris et habitant du Luberon Tanguy Stoecklé a réalisé le film Nos voisines invisibles. Ce documentaire de 3 minutes, disponible sur YouTube et réalisé en partenariat avec l’Office national des forêts (ONF) avec le soutien de la Région Sud, suit une colonie de petits rhinolophes ayant élu domicile dans un château désaffecté du territoire.


Le PNR du Luberon scrute l’évolution des paysages du territoire

Pour leur projet ‘Terres nourricières en plaine de Durance’, visant à mutualiser le foncier agricole à l’échelle transcommunale, le Parc naturel régional du Luberon, l’association Au Maquis et l’ADEAR 84 proposent des permanences en mairie pour échanger autour du sujet.

Garder les terres agricoles utiles et vivantes, au service d’une alimentation locale, saine et de saison ? C’est ce que vise le projet ‘Terres nourricières en plaine de Durance’ mené par Parc naturel régional du Luberon et l’association vauclusienne Au Maquis qui accompagnent les communes de Mérindol, Puget-sur-Durance, Lauris, Puyvert et Cadenet dans cette démarche.

Ce projet, réalisé avec le soutien de l’Union européenne et de la Région Sud au travers du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) pour 2024-2028, a pour objectif de mobiliser et mutualiser le foncier agricole à l’échelle transcommunale, pour une alimentation méditerranéenne de qualité en plaine de Durance.

Cinq permanences

Afin d’impliquer les habitants et les élus dans ce projet, le Parc du Luberon, l’association Au Maquis et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural (ADEAR) de Vaucluse assureront des permanences dans chacune des communes concernées.

Ainsi, cinq permanences seront proposées jusqu’en janvier 2026 et permettront d’échanger autour des questions de foncier agricole, de productions locales, ou encore d’installation et de maintien des agriculteurs :

  • Cadenet le lundi 8 septembre 2025
  • Puyvert le lundi 13 octobre 2025
  • Lauris le lundi 17 novembre 2025
  • Puget-sur-Durance le lundi 8 décembre 2025
  • Mérindol le lundi 19 janvier 2026
https://www.youtube.com/watch?v=7TiMGQ8iTN0

https://www.echodumardi.com/tag/parc-naturel-regional-du-luberon/   1/1