29 avril 2026 |

Ecrit par le 29 avril 2026

Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Après plusieurs rencontres organisées en Vaucluse, le cycle porté par le média engagé Sans Transition ! se poursuit avec un 3e opus consacré à la ‘démocratie de l’eau’. Une réflexion de fond, portée notamment par son directeur de publication Julien Dezécot, qui interroge la gouvernance d’une ressource devenue critique. Il s’agit du projet « Les pieds dans l’eau », une conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie, se tiendra le 17 avril à 18h à Malaucène, intitulée : « Construire la démocratie de l’eau ». Un temps fort offert grâce au soutien du Programme Leader, en partenariat avec le Parc Naturel régional du Mont-Ventoux, la Ville de Malaucène et la Fondation Macif. Infos et réservation ici.

Comment partager une ressource vitale sous tension ? C’est la question au cœur de la rencontre « Construire la démocratie de l’eau », nouvelle étape d’un cycle engagé sur le territoire. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le média Sans transition !, qui milite pour une approche territoriale et participative des grandes transitions.

L’eau, enjeu démocratique
Derrière le concept, une idée forte : faire de l’eau un bien commun réellement débattu, partagé et gouverné collectivement. Une nécessité dans un contexte de tensions croissantes entre usages agricoles, industriels et domestiques, exacerbées par le changement climatique. Cette rencontre, avec Sophie Gosselin, prolonge une série d’événements déjà ancrés dans le territoire vauclusien. À Mazan notamment, un colloque d’envergure avait réuni scientifiques, élus et acteurs locaux autour d’un constat sans appel : « le système de l’eau est en crise », entre raréfaction des ressources et dégradation de leur qualité.  Dans un autre temps fort, la question de la sobriété hydrique avait également été mise au cœur des échanges, soulignant la nécessité de repenser en profondeur les usages et les modèles de gestion. 

Du constat à la participation citoyenne
Cette demande d’associer le citoyen aux décisions portant sur la sauvegarde et la distribution de l’eau rejoint des réflexions plus larges sur la gouvernance de l’eau en France, où les dispositifs existent mais peinent parfois à équilibrer les intérêts entre acteurs économiques, collectivités et société civile. L’enjeu ? Il est de mieux répartir une ressource de plus en plus rare et de redonner une légitimité démocratique aux arbitrages. Dans cette perspective, la notion de « démocratie de l’eau » fait des territoires des lieux d’expérimentation collective, où les solutions émergent au plus près des réalités locales.

Un territoire observé par les experts et scientifiques
Le Vaucluse, marqué par des épisodes de sécheresse récurrents et une pression accrue sur les nappes phréatiques, apparaît comme un terrain particulièrement révélateur. Longtemps considérée comme abondante, la ressource s’avère aujourd’hui fragile, obligeant à repenser les équilibres. L’eau n’est plus seulement une question technique ou environnementale, mais un sujet profondément politique et sociétal.

Une pédagogie du débat
À travers ces rencontres, Sans transition ! joue un rôle de médiateur entre savoirs scientifiques, décisions publiques et attentes citoyennes. Une ligne éditoriale fidèle à l’ADN du média, qui se définit comme un acteur du débat territorial, « du local au global ».  L’ensemble de ces études et réflexions entrepreneuriale et citoyennes oeuvrent à éviter que la crise de l’eau ne se transforme en crise sociale. L’eau n’est plus une ressource stable. Elle devenue un facteur de tension, d’adaptation et de transformation des territoires. En Vaucluse comme ailleurs, la question n’est plus de savoir si la gestion de l’eau doit évoluer, mais comment, sur quels critères et avec qui.

Les chiffres de l’eau en Vaucluse
Près de 171 millions de m³ : volume total d’eau prélevé en 2021 dans le Vaucluse (79 millions dans les nappes, 92 millions dans les cours d’eau) 
86%, c’est la part de ces prélèvements destinée à l’agriculture, loin devant l’industrie (13%) et les usages domestiques (1%).
De –10 à –30 %, c’est la baisse attendue des ressources en eau d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique.
Les nappes sont souvent basses : notamment dans des secteurs comme Cavaillon ou la moyenne Durance, régulièrement en déficit.
L’eau, une ressource contrastée : abondante en apparence avec le Rhône, la Durance et la Sorgues, mais très dépendante des cycles climatiques et des prélèvements.
Des sécheresses récurrentes rythmées par des épisodes de chaleur et de déficit de pluie marqués à l’exception, bien entendue, de cette année qui s’est révélée particulièrement pluvieuse. 
Le Vaucluse n’est pas un territoire ‘sans eau’, mais un territoire où la pression sur la ressource devient structurelle, entre agriculture intensive, croissance démographique et changement climatique.

Les infos pratiques
Troisième opus du projet « Les pieds dans l’eau », après les rencontres avec Charlène Descollonges puis Freddy Rey, cette nouvelle conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie et autrice, est proposée le vendredi 17 avril à 18h à Malaucène. Intitulée : Construire la démocratie de l’eau, Sophie Gosselin sera interviewée par Sans transition! lors d’un grand entretien, suivi d’échanges avec les entreprises, associations, collectivités et citoyens du territoire. Parmi lesquels : Jacques V. Paget, représentant de France Nature Environnement Vaucluse à la commission consultative des usagers  du syndicat Rhône Ventoux, Magali Jameux, chargée de mission eaux et rivières au Parc du Luberon et animatrice du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du Calavon-Coulon, ainsi que le collectif citoyen de l’eau d’Avignon. Inscription ici.
Mireille Hurlin


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Au cours du mois de janvier, une journée autour de la nouvelle filière ‘Graines du Ventoux’ portant sur la culture et la transformation de céréales et légumineuses a été organisée à Mazan pour sensibiliser les collégiens à l’importance de l’arbre.

La filière ‘Graines du Ventoux’, portée par le tiers-lieu sorguais La Grange des Roues et AGRIBIO 84 en collaboration avec le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, vise à relocaliser la production alimentaire et à diversifier tant les productions que les revenus des agriculteurs du territoire.

Dans ce cadre, l’association ‘Des enfant et des arbres’, en partenariat avec cette filière, a organisé une journée de plantation d’arbres à la Ferme du Rouret à Mazan où les élèves du collège André Malraux ont planté 350 arbres de 20 essences différentes.

Financée par l’État à travers le Pacte en faveur de la Haie, déployé par le Parc sur le territoire, cette opération a permis de sensibiliser les jeunes à l’importance de l’arbre. Ils étaient encadrés par plusieurs agriculteurs du territoire et ont pu planter 150m de haies et 450m d’arbres alignés.


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

La présentation du bilan du Festival Ventoux Saveurs 2025 s’est tenue mardi soir au Château Pesquié à Mormoiron. Cette 18e édition est un millésime positif, avec 88 animations proposées par 71 organisateurs dans 30 communes du Parc Naturel Régional du Ventoux (PNR). Des pistes de développement pour l’édition 2026 ont aussi été abordées.

Une soixantaine de personnes sont venues assister à cette réunion-bilan qui a permis de montrer le succès toujours grandissant du festival. « Cet événement qui se tient en arrière-saison est unique en France. Il propose toute une palette d’animations et d’activités sur six semaines en septembre et octobre », explique Jacqueline Bouyac, présidente du PNR du Mont-Ventoux.

Projet alimentaire territorial

Le Festival Ventoux Saveurs a également pour mission de mettre en lumière les actions du Parc du Ventoux, comme son Projet Alimentaire Territorial dont l’objectif est de mettre en place les circuits courts et l’autonomie alimentaire. Il met également en valeur les nombreux produits du terroir portant la marque ‘Valeurs Parc’. Cela a ainsi permis à 3 000 personnes ayant participé aux diverses manifestations, sans oublier les nombreux participants aux 7 Fêtes du terroir de la période, de rencontrer les producteurs et découvrir les produits du territoire du piémont du Ventoux. À titre d’exemple, Julie Christol, qui a fait visiter sa chèvrerie à Pernes-les-Fontaines avant de faire déguster ses fromages, a souligné les belles rencontres avec des familles attentives et captivées par ses explications.

Plusieurs pistes de développement ont été évoquées pour l’édition 2026, qui débutera dès le 30 août prochain et qui s’étalera jusqu’au 25 octobre, comme des animations avec la Chambre des métiers et de l’artisanat, la participation au salon Med’Agri, des partenariats avec les écoles entre autres. Le thème portera autour des Saveurs savantes, s’inspirant de la Fête de la science édition 2026.


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Le Parc naturel régional (PNR) du Mont-Ventoux lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) auprès des agriculteurs du territoire pour les aider à renforcer la résilience de leurs sols ou la biodiversité sur leurs parcelles.

Dans le cadre du programme RES-MAB, qui réunit sept Réserves de Biosphère méditerranéennes sur les questions de la résilience des territoires face au changement climatique, le PNR du Mont-Ventoux lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) destiné aux agriculteurs du territoire.

Cet AMI permettra aux agriculteurs choisis de bénéficier d’un coup de pouce pour renforcer la résilience de vos sols ou de la biodiversité sur vos parcelles. 80 000€ seront répartis entre les dossiers sélectionnés, avec un plafond de 3 000€ par lauréat. Ces aides permettront aux agriculteurs de faire divers investissements, d’acheter du petit matériel ou encore de faire des analyses de sol. En parallèle, le Parc leur propose aussi deux parcours de formation autour des défis climatiques.

Qui peut candidater ?

L’AMI s’adresse à tout agriculteur dont l’activité a lieu sur le territoire de la Réserve de Biosphère du Mont-Ventoux et participant à un dispositif d’accompagnement aux changements de pratiques agricoles (parcours agri-explorateurs ‘sols vivants’, parcours agri-explorateurs ‘biodiversité fonctionnelle’, GIEE ‘Lavan’ture’, GIEE ‘Pollinisateurs sauvages’, Top’Irrig84) ayant un lien avec la gestion de l’eau, de l’énergie et/ou de la préservation de la biodiversité. Cela concerne aussi les porteurs de projet agricole dans le dispositif PPP (Plan de Professionnalisation Personnalisé) ayant du foncier sur le territoire et participant également à un dispositif d’accompagnement aux changements de pratiques agricoles.

Pour obtenir une aide, il sera demandé un reste à charge de 20% des dépenses au bénéficiaire. Celui-ci devra signer une convention de mandat avec le Parc du Mont-Ventoux, mais aussi installer les équipements avant mars 2027 (date de fin d’éligibilité des factures : 31 mars 2027). Il est possible de participer pour un investissement collectif mobilisant trois personnes minimum.

Pour plus d’informations sur le dossier de candidature, cliquez ici.


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

À Carpentras, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux et la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse ont scellé un partenariat renforcé pour trois ans. Une alliance destinée à consolider l’économie de proximité, structurer les filières locales et inscrire durablement l’artisanat dans la transition écologique du territoire.

Au pied du Mont Ventoux, les acteurs publics affûtent leurs stratégies. En ce mois de décembre 2025, Jacqueline Bouyac, présidente du Parc naturel régional du Mont-Ventoux, et Valérie Coissieux, présidente départementale de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse, ont officialisé, à Carpentras, une convention de partenariat renforcée. La signature s’est tenue en présence du sous-préfet Yoann Toubhans, de nombreux maires, élus locaux et représentants du monde économique.

Une coopération déjà à l’œuvre
Cette convention vient formaliser une coopération déjà à l’œuvre depuis la création du Parc en 2020, la Chambre de métiers et de l’artisanat siégeant alors comme membre associé de son comité syndical. Le nouvel accord fixe un cap pour les trois prochaines années : soutenir l’artisanat comme pilier de l’économie locale et en faire un levier de développement durable. Métiers du bâtiment, de l’alimentation, de la réparation ou encore savoir-faire d’excellence, l’artisanat façonne autant le quotidien des habitants que l’identité locale.

Les entreprises artisanales premières entreprises de France
Au plan national, les Chambres de métiers rappellent que les entreprises artisanales constituent la 1re entreprise de France en nombre d’établissements, un constat particulièrement appuyé dans les zones rurales et de moyenne montagne. La convention entend, ainsi, accompagner la croissance et la pérennité des entreprises artisanales, tout en les inscrivant dans les objectifs de la Charte du Parc au chapitre de la valorisation des ressources locales, du maintien des services de proximité, et de la préservation des paysages et du patrimoine.

Jacqueline Bouyac et Valérie Coissieux Copyright PNR Mont Ventoux

Cinq axes pour une économie de proximité durable
Le partenariat s’articule autour de cinq axes structurants. Le 1er vise le renforcement de l’économie de proximité, à travers le soutien aux entreprises locales, le développement des circuits courts et la consolidation des services essentiels. Un enjeu majeur dans un contexte de tension sur l’accès aux commerces et aux services en milieu rural.

Structurer les filières artisanales
Le 2e axe concerne l’émergence et la structuration de filières artisanales en lien avec les ressources du territoire : bois, pierre, plantes aromatiques ou productions alimentaires. Une logique de filière qui permet de mutualiser les compétences, de sécuriser les débouchés et de gagner en visibilité.

Le projet alimentaire territorial
Le 3e pilier s’attache au déploiement du Projet Alimentaire Territorial, outil reconnu par les politiques publiques pour relocaliser l’alimentation, l’objectif étant de renforcer les passerelles entre agriculture, la transformation artisanale et la consommation locale.

Sans oublier les valeurs environnementales
Les deux derniers axes travaillent à ancrer les valeurs environnementales auprès des acteurs économiques via la sobriété énergétique, la qualité paysagère, le respect du patrimoine, la communication, la mise en réseau et la promotion collective des initiatives locales.

Une gouvernance partagée et suivie
Une commission de valorisation de l’économie de proximité a été créée pour évaluer les actions engagées, ajuster les priorités et en mesurer les impacts, au moins une fois par an. D’ailleurs, un bilan annuel sera présenté aux instances décisionnelles du Parc et de la Chambre de métiers pour un suivi politique et opérationnel détaillé. Objectif ?  Faire de l’économie de proximité un héritage à préserver et un moteur d’avenir.
Mireille Hurlin


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Le Parc naturel régional (PNR) du Mont-Ventoux, l’AOC Ventoux et le Campus Provence-Ventoux (CFPPA) s’associent et proposent deux parcours de formation autour des défis climatiques à destination des agriculteurs du territoire, avec des ateliers et visites jusqu’au printemps 2027.

Dans le cadre du programme RES-MAB, qui réunit sept Réserves de Biosphère méditerranéennes sur les questions de la résilience des territoires face au changement climatique, le PNR du Mont-Ventoux, l’AOC Ventoux et le CFPPA organisent des ateliers participatifs et des visites pour les agriculteurs de la Réserve de Biosphère du Mont-Ventoux.

Deux parcours de formation sont proposés : ‘Sols résilients’, qui a débuté au cours de ce mois de novembre, et ‘Biodiversité fonctionnelle’, qui commencera en mars prochain. Il est encore possible de s’inscrire via le formulaire en ligne.

Le parcours ‘Sols résilients’

Le parcours de formation ‘Sols résilients’ inclut des analyses de sols financées par le projet RES-MAB, tout comme le suivi individuel des parcelles par des experts et des investissements agroécologiques pour mettre en œuvre des changements.

Le parcours a commencé le 13 novembre dernier avec un atelier pour comprendre les mécanismes de la vie et de la fertilité des sols. Plusieurs ateliers se succéderont jusqu’en mars 2027 pour comprendre et interpréter une analyse de sol, ou encore déterminer une stratégie de préservation / amélioration en tenant compte des freins et leviers possibles. Karim Riman, agro-écologue et Caroline Sage, formatrice au CFPPA, interviendront au cours de ce parcours.

Trois visites seront organisées au cours du mois de janvier 2026 autour de différentes pratiques durables : agroforesterie, agropastoralisme, couverts, travail du sol, aménagements hydrologiques, etc.

Le parcours ‘Biodiversité fonctionnelle’

En ce qui concerne le parcours ‘Biodiversité fonctionnelle’, qui débutera en mars 2026, le projet RES-MAB financera des investissements agroécologiques (nichoirs, pierriers, haies, mares…), ainsi qu’un suivi individuel sur les parcelles par des experts.

Plusieurs ateliers et visites auront lieu jusqu’en avril 2027 pour en apprendre davantage sur les pratiques agricoles favorables à la biodiversité, sur l’identification des aménagements et des espèces présentes sur les parcelles, mais aussi sur comment élaborer un plan d’action.

Cécile Verriele, formatrice au CFPPA, Maxime Jacquot et Jérôme Lambion, chercheurs au Grab (Groupe de Recherche en Agriculture Biologique), et Thierry Leroy, entomologiste au Naturoptère de Sérignan-du-Comtat, interviendront au cours de ce parcours de formation.

Les sept nouveaux :
Le Moulin à huile du Comtat (Caromb), le Château La Croix des Pins (Mazan), le Domaine de Fondrèche (Mazan), le Rucher Apaïa (Mazan), les Gîtes de Baye (Vaison-la-Romaine), le camping Les Verguettes (Villes-sur-Auzon), et le Domaine du Val de Sault (Sault).


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Dans le budget prévisionnel 2026 élaboré sous l’ère Bayrou il était prévu un important coup de rabot dans les coûts de fonctionnement des Parcs Nationaux. Un tiers des effectifs serait menacé, les parcs perdraient leur statuts d’établissements publics et l’ensemble des parcs passeraient sous la tutelle de l’Office Français de la Biodiversité. Levé de boucliers du côté des parcs nationaux et pas que… L’économie aura-t-elle raison de ces espaces naturels d’exception ?

Un préalable s’impose. En France, il existe d’un côté les parcs nationaux, sur le modèle des grands parcs anglo-saxons. Au nombre de 11, ils ont pour vocation de sanctuariser des espaces naturels d’exception, et sont placés sous la tutelle de l’Etat, aujourd’hui le ministère de la transition écologique. De l’autre côté, les Parcs Naturels Régionaux (PNR), financés par les collectivités locales avec des vocations plus sociaux-économiques. Dans la région Sud, on compte pas moins de 3 parcs nationaux1 et 9 PNR2. Le coup de rabot qui nous intéresse aujourd’hui concerne les parcs nationaux.

Concernant les parcs nationaux ces mesures se traduiront par une réduction d’un tiers des effectifs

En plein cœur de l’été et dans la fièvre de la course aux diminutions des charges de l’État, les parcs nationaux, comme de nombreuses agences ou opérateurs publics, ont découvert qu’ils n’aillaient pas épargnés par les restrictions budgétaires à venir. Concernant les parcs nationaux elles se traduiront par une réduction d’un tiers des effectifs. « Faire mieux avec autant » affirme la ministre Agnés Pannier-Runacher. En l’occurrence il faudrait plutôt dire « faire plus avec moins ». Pour véronique Caraco Giodano, la secrétaire générale du syndicat national de l’environnement « On s’attaque aux agents publics en leur disant qu’ils sont responsables de la dette ».

Parc National du Mercantour © Dragon.S / CRT PACA

C’est un vaste mouvement de recentralisation des services et opérateurs de l’État ayant une implantation territoriale qui se dessine

Mais au-delà de ces restrictions budgétaires c’est un vaste mouvement de recentralisation des services et opérateurs de l’État ayant une implantation territoriale qui se dessine. C’est le cas des parcs nationaux. Pour Michaël Weber, sénateur socialiste de la Moselle, et Président de la fédération des parcs naturels régionaux : « il s’agit d’une première étape conduisant à la suppression à terme de toutes ces agences ». Les parcs ont écrit à la ministre en soulignant que cette mise sous tutelle par L’OFB était une perte d’autonomie indispensable à leur bon fonctionnement. En effet, en perdant leur pouvoir décision et leur ancrage territorial les parcs nationaux perdront en efficacité. « Il s’agit d’être au plus des prés des acteurs locaux et des problématiques environnementales des territoires », affirment les patrons des parcs nationaux dans leur missive à la ministre. « Les parcs sont des modèles sans équivalent en matière d’intégration des politiques publiques et sont créateurs de valeurs socio-économiques nécessaires pour gérer des territoires exceptionnels qui sont des biens communs »  affirment les patrons des parcs nationaux. Ainsi, les parcs ne disposeraient plus de pouvoirs réglementaires, ils devront en référer à l’OFB et ensuite ce sera aux préfets de statuer. Et hop deux étages de plus. C’est toujours cette idée que seul un pouvoir central est capable tout diriger. Circulez il y a rien à voir. Et pour finir de convaincre on avance les économies d’échelle réalisées. Imparable ou presque…en ces temps de disette budgétaire.

  1. 1 Les parcs nationaux du Mercantour, de Port-Cros et des Calanques
  2. 2 Les parcs naturels régionaux des Alpilles, des Baronnies provençales, de Camargue, du Luberon, du Mont-Ventoux, des Préalpes d’Azur, du Queyras, de Sainte-Baume et du Verdon

Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Le Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues et les Parcs naturels régionaux du Mont-Ventoux et du Luberon ont réuni une cinquantaine d’élus et techniciens pour la préservation de la ressource en eaux souterraines. Des études mutualisées seront menées pour se projeter et sécuriser l’accès à l’eau potable.

Ils étaient une cinquantaine –élus et techniciens- à s’être réunis à Sault, en ce début de mois, pour réfléchir à la manière de protéger l’approvisionnement en eau potable, face au changement climatique, aux impacts des activités humaines et à l’augmentation des prélèvements en eau.

Les organisations à l’œuvre
Le Syndicat mixte du bassin des Sorgues, la Communauté de communes du Pays d’Apt Luberon et les Parcs naturels régionaux du Mont Ventoux et du Luberon ont décidé, lors de cette réunion, de mutualiser les études et de se réunir en comité de pilotage, sur la ressource classée stratégique des ‘Calcaires urgoniens du plateau de Vaucluse et de la montagne de Lure’, qui alimente la Fontaine de Vaucluse, et sur la ressource stratégique du synclinal d’Apt ce qui couvre l’ensemble du territoire, du Mont-Ventoux à la Montagne de Lure, jusqu’au piémont du Luberon.

L’étude sur ‘Les ressources stratégiques en eau potable’
Cette étude s’appuiera sur l’ensemble des acteurs et les Comités de concertation locaux. «Une étape décisive pour la protection et la gestion durable des ressources en eau du territoire,» ont conclu les participants.

Définition de la feuille de route
Cette nouvelle rencontre du 4 mars avait pour objectifs de : Mieux comprendre ce qu’est une ressource stratégique en eau potable ; Appréhender le contenu et le déroulé d’une étude dédiée à ces ressources ; Échanger sur l’intérêt de mener une étude conjointe avec le territoire du synclinal d’Apt ; Définir le portage, la gouvernance et le financement de cette étude.

Lors d’une première rencontre le 15 novembre dernier à Revest-du-Bion (04), les participants avaient acté la nécessité de s’organiser collectivement pour assurer une gestion durable des ressources en eau souterraine. Ils avaien souligné l’importance de mener une étude approfondie sur ces ressources stratégiques, classées comme telles par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône-Méditerranée.

Copyright Syndicat mixte du bassin des Sorgues


Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

La Région Sud relance son dispositif de Garde Régionale Forestière pour l’été 2025. 250 postes sont à pourvoir.

Comme chaque année, la Région Sud lance une campagne de recrutement pour sa Garde Régionale Forestière. Les postes à pourvoir sont destinés aux jeunes entre 18 et 25 ans qui devront patrouiller tout l’été dans les massifs, notamment ceux du Luberon et du Mont Ventoux, mais aussi informer les promeneurs et participer aux actions de prévention.

« Protéger notre patrimoine naturel est un devoir et une priorité absolue pour la Région Sud. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

Créée en 2018, la Garde Régionale Forestière s’inscrit dans le plan climat régional et dans le dispositif ‘Guerre du feu’, afin de préserver les milieux naturels et de prévenir les risques d’incendies. Tous les étés, les gardes régionaux forestiers jouent un rôle clé aux côtés côtés des pompiers, de l’Office national des forêts (ONF) et des acteurs locaux.

« Ce dispositif, que nous avons renforcé au fil des années, est une fierté régionale et un engagement concret pour l’environnement et la sécurité de nos massifs. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

Pour candidater et rejoindre la Garde Régionale Forestière, il suffit de se munir d’un CV, d’une lettre de motivation, et de prendre contact avec le Parc naturel régional ou la structure de son choix. Pour en savoir plus, cliquez ici.

https://www.echodumardi.com/tag/parc-naturel-regional-du-mont-ventoux/   1/1