19 septembre 2026 |

Ecrit par le 19 septembre 2026

Bilan de la saison estivale 2026 : 24 écogardes du Parc naturel régional du Mont-Ventoux

Un bilan de l’efficacité des écogardes du Parc naturel régional (PNR) du Mont-Ventoux a été fait à l’Office de tourisme intercommunal (OTI) à Carpentras. Tous les acteurs gravitant autour du PNR étaient présents. Chacun a pu se rendre compte de l’efficacité de ces écogardes dans de nombreux domaines, notamment les incendies.

Jacqueline Bouyac, présidente du Parc naturel régional du Mont-Ventoux, a présenté le bilan de la saison des écogardes. Autour d’elle se trouvaient plusieurs maires ainsi que les partenaires de la défense des forêts contre l’incendie (DDT, ONF, SDIS, CCFF) et les acteurs de la promotion touristique du territoire. Jacqueline Bouyac a salué l’investissement des 24 jeunes écogardes. « Dans un contexte où le risque incendie était omniprésent et ne concernait pas uniquement l’arc méditerranéen, notre territoire a une nouvelle fois été épargné par les grands feux. C’est évidemment un soulagement pour l’ensemble des habitants, des visiteurs et des acteurs du territoire. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Il est avant tout le résultat d’un travail collectif, d’une vigilance de chaque instant et d’une mobilisation exemplaire de tous ceux qui œuvrent quotidiennement à la préservation de nos forêts et de nos espaces naturels. Ils sont nombreux, à commencer par les services de l’Etat et les pompiers du SDIS de Vaucluse », a relaté au public la présidente.

Le bilan avait lieu à l’OTI de Carpentras. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une adaptation au changement climatique 

Jacqueline Bouyac a également insisté sur la nécessité de continuer à adapter la gestion de nos espaces naturels aux réalités du changement climatique. Les épisodes de canicule de plus en plus fréquents renforcent l’attractivité des sites de fraîcheur, qu’il s’agisse des cours d’eau, des plans d’eau ou encore du sommet du Mont Ventoux. Cette évolution des usages oblige le PNR collectivement à repenser l’accueil du public, l’information des visiteurs et l’adaptation de ses aménagements afin de préserver à la fois la qualité de l’expérience offerte et la richesse exceptionnelle des patrimoines naturels.

Organisation et périmètre d’action

La Garde régionale forestière (GRF) est initiée et financée par la Région Sud, avec une contribution du Département de Vaucluse pour le sommet du Ventoux. Le Parc naturel régional des Baronnies provençales s’associe à celui du Mont-Ventoux pour les gorges du Toulourenc, afin de maintenir une présence renforcée sur ce site très fréquenté.

Le PNR propose sur divers endroits des actions de sensibilisation autour de la nature. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Les missions des écogardes

Il existe quatre missions principales : surveiller, informer et sensibiliser au risque incendie à la réglementation, interdire l’accès au massif en cas de risque rouge et relayer les infractions repris des agents assermentés. De plus, cinq missions secondaires sont également remplies par ces jeunes écogardes : démonter les foyers de feu, barrages en rivières et les empilements de pierres, recenser et relever, ramasser les déchets, aider les personnes en difficulté et faire découvrir.


Festival Ventoux Saveurs, Fête gourmande à Villes-sur-Auzon, le cochon et l’huile d’olive se mettent à table

Dimanche 13 septembre, Villes-sur-Auzon accueillera la 3e Fête gourmande de l’huile d’olive en Ventoux. Plus de 70 producteurs, artisans et exposants investiront le village, aux portes des gorges de la Nesque, pour célébrer les savoir-faire locaux, avec le Cochon du Mont-Ventoux en invité d’honneur. Après avoir attiré plus de 2 500 visiteurs lors de ses deux premières éditions, la fête revient dans le cadre du 19ᵉ Festival Ventoux Saveurs, porté par le Parc naturel régional du Mont-Ventoux. De 10h à 18h, le cœur de Villes-sur-Auzon prendra des airs de grande halle provençale.

La manifestation réunira principalement des producteurs et artisans installés dans un rayon de 30 kilomètres. Huiles d’olive, charcuteries, pains, fromages, légumes, vins, produits de la ruche et créations artisanales composeront un marché ‘consom’acteur’ : « Auzon, consommer local ». L’huile d’olive sera la grande vedette de cette journée de réjouissance, mise en valeur par le Groupement des oléiculteurs de Vaucluse qui proposera une initiation à la dégustation. Le public découvrira les différences entre fruité vert, fruité mûr et olives maturées, ainsi que les étapes de fabrication de l’huile produite par les onze moulins adhérents du département.

Le Ventoux, terre d’élevage
Cette 3e édition mettra également à l’honneur le Cochon du Mont-Ventoux. Élevé en plein air, entre Ventoux, Luberon, Comtat Venaissin et pays de Banon, l’animal est nourri avec les ressources de son environnement et des céréales sans OGM (Organismes génétiquement modifiés). Son syndicat présentera la filière, tandis que plusieurs éleveurs proposeront leurs produits à la vente. Une façon de rappeler que l’agriculture vauclusienne ne se limite pas à la vigne et à l’olivier, l’élevage constituant lui aussi un maillon essentiel de l’économie rurale et de l’identité gastronomique du territoire. À 10h30, les Disciples d’Escoffier animeront un atelier pour petits et grands, intitulé ‘Tout l’art du cochon’. Les enfants bénéficieront d’un menu particulier imaginé par les cuisiniers de la cantine municipale, Léa et Roméo, avec le chef Tony Tichand.

Copyright Fête gourmande Villes sur Auzon

Les temps d’échange
La journée sera ponctuée par nombres d’échanges. À 15h, Eric Mathieu, président du syndicat des oléiculteurs de Vaucluse, conduira une conférence consacrée à l’avenir de l’olivier en Ventoux. Ravageurs, maladies, irrigation, fertilisation et amélioration des rendements : les propriétaires d’un seul arbre comme les oléiculteurs professionnels pourront y trouver des réponses concrètes. À 16h30, Manu Lopez, chef du Bistruck et président des Disciples d’Escoffier Provence-Languedoc, réunira producteurs et acteurs du territoire autour du thème : ‘Où trouver les bons produits locaux ?’ Echanges de recettes, de conseils et de bonnes adresses, ponctueront la journée avec la participation, notamment, de représentants de l’Ail de Piolenc, des légumineuses du Ventoux, du Cochon du Mont-Ventoux et des oléiculteurs vauclusiens. «Manger est un acte agricole, résume Manu Lopez, car derrière chaque produit, se dessine un paysage, un métier et une histoire.»

Une fête pour toute la famille, les amis, les visiteurs
En plus des dégustations, seront au programme : le défilé des confréries au son du galoubet et du tambourin, la musique de Jean-François Gérold, cofondateur du groupe Condor, les déambulations poétiques de Bernard Sorbier et le plateau radio en direct de RTV FM. Les enfants participeront à des jeux autour des cinq sens proposés par Interfel, visiteront une petite ferme, monteront sur des poneys, s’amuseront avec des jeux en bois ou découvriront le ‘Manège d’Antan de Papi’, une attraction écologique actionnée par les parents. Les restaurants du village et les foodtrucks locavores proposeront, par ailleurs ,des menus aux accents du terroir. La fête soutiendra aussi la rénovation de l’église de Villes-sur-Auzon.

Le programme en bref
Grand marché de paysans et d’artisans « Auzon, consommer local ! », avec pour invité d’honneur le Cochon du Mont-Ventoux. Initiation à la dégustation des huiles d’olive du Vaucluse, proposée par le Groupement des oléiculteurs. Ambiance musicale assurée par Jean-François Gérold, cofondateur du groupe Condor. Jeux et animations pédagogiques autour des fruits et légumes avec Interfel. Pour les enfants : atelier cuisine, poney, Petite Ferme, jeux en bois et manège d’Antan de Papi. Présence des artisans d’art de Ventoux Métiers d’Art. Menus terroir dans les restaurants du village et restauration proposée par des foodtrucks locavores. Déambulations poétiques de Bernard Sorbier. Plateau radio en direct avec RTV FM – Radio Territoire Ventoux. Stand d’information consacré à la rénovation de l’église.

Fête gourmande de Villes sur Auzon

Les temps forts
16 h 30 : rencontre et échanges gourmands « Où trouver les bons produits locaux ? Auzon, consommer local ! ». Au programme : recettes, conseils et bonnes adresses pour privilégier les produits locaux toute l’année. 10 h 30 à 12 h : défilé des confréries au son du galoubet, du tambourin et des musiques provençales.
Parmi les confréries présentes : la Confrérie du Taste-Fougasse de Sault, la Confrérie de la Figue noire de Caromb, la Confrérie de l’Ail de Piolenc et la Confrérie du Plant de Vigne. 10 h 30 : atelier cuisine pour petits et grands, animé par les Disciples d’Escoffier, sur le thème « Tout l’art du cochon ». 15 h : conférence « Tout savoir sur l’olivier en Ventoux : quel avenir pour l’arbre de Provence ? », animée par Éric Mathieu, président du syndicat des oléiculteurs de Vaucluse.

Les infos pratiques
19e Festival Ventoux Saveurs. Fête gourmande de l’huile d’olive en Ventoux, dimanche 13 septembre 2026, de 10h à 18h, à Villes-sur-Auzon. Entrée libre et animations gratuites. Renseignements : Office de tourisme Ventoux Sud, 04 90 40 49 82 ; www.villes-sur-Auzon.fr 
Mireille Hurlin


A la découverte du Ventoux sauvage

Du 22 au 24 mai 2026, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux célèbre la 20e Fête de la nature à travers une série de rendez-vous immersifs où chauves-souris, castors, chiens de protection, araignées et jeunes explorateurs deviennent les guides d’un territoire vibrant. Balades crépusculaires, rencontres pastorales et initiations naturalistes composent un programme pensé comme une invitation à ralentir, observer et redécouvrir le vivant au plus près.

Sous les reliefs encore frais du Ventoux, la nature bruisse, veille, rampe, vole et se révèle à qui ouvre les yeux au-delà des sentiers battus. À l’occasion de la 6e édition de la Fête de la nature, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux transforme villages, sous-bois et rivières en terrain d’exploration sensible. Ici, pas de grand spectacle tapageur : seulement la promesse d’approcher un monde discret, souvent méconnu, parfois mal aimé.

Les ombres fascinantes de la nuit
À Caromb, la tombée du jour devient un théâtre noir et silencieux. Longtemps entourée de croyances obscures, la chauve-souris continue de nourrir fantasmes et peurs irrationnelles. Pourtant, derrière son vol imprévisible se cache l’un des mammifères les plus précieux de nos écosystèmes. Lors de la sortie « Chauve qui peut ! », proposée avec le Naturoptère, les participants sont invités à dépasser les légendes pour découvrir l’animal avec sa morphologie étonnante, sa navigation par ultrasons, sa fragilité, aussi, face aux bouleversements environnementaux. Puis vient le moment où la lumière baisse réellement. Lampe torche en main et détecteur d’ultrasons à l’oreille, chacun s’avance dans l’obscurité avec cette sensation d’entrer dans un territoire qui appartient à un autre monde. Le Ventoux révèle alors son visage nocturne, discret fourmillant de vie. Chauve qui peut ! Caromb, vendredi 22 mai de 20h à 22h. Prévoir son pique-nique.

Chien de protection, le patou et un troupeau de brebis DR

Au cœur du pastoralisme
À Venasque, changement d’ambiance mais même immersion. Le rendez-vous ‘Patou, pas touche !’ ouvre les portes du quotidien pastoral avec l’éleveuse de brebis, Catherine Taillefer qui doit faire face au retour des grands prédateurs -le loup, dont le retour sur son territoire historique est soupçonnée depuis 2008 – qui ravive les débats et révèle la présence des chiens de protection. Cette rencontre propose de comprendre le rôle essentiel des patous auprès des troupeaux, mais aussi les gestes simples permettant une cohabitation sereine entre randonneurs, chiens et brebis. Loin des discours abstraits, le pastoralisme se raconte ici à hauteur d’humain, dans la poussière des chemins et la patience du travail quotidien. La démonstration de chiens de conduite vient rappeler combien ce lien entre l’éleveuse et ses animaux relève d’une intelligence collective façonnée par des siècles de montagne. Patou, pas touche ! Venasque, samedi 23 mai de 9h30 à 11h30.

Le castor, fantôme des rivières

Lorsque le soleil décline sur les berges de l’Ouvèze, une autre présence se devine. Quelques branches rongées, un tronc taillé en pointe, des remous presque imperceptibles : le castor d’Europe n’est jamais très loin. À Entrechaux, l’accompagnateur en montagne Pierre Peyret guide les visiteurs dans cette attente particulière propre aux sorties crépusculaires. Observer le castor impose une qualité devenue rare : la patience. Il faut apprendre à ralentir, à écouter l’eau, à distinguer le mouvement du silence. L’animal, autrefois menacé, symbolise aussi le retour progressif d’une biodiversité dans certains espaces et lorsque les conditions le permettent. Plus qu’une simple balade, cette rencontre devient une initiation à l’attention et l’observation. Rencontre crépusculaire avec le castor. Entrechaux, samedi 23 mai de 18h à 21h.

Copyright NLassauge

Les mal-aimées reprennent leur place
À Méthamis, les araignées sortent elles aussi de l’ombre. Avec l’association Fils et soies, la sortie ‘Super-prédateur !’ propose de regarder autrement ces créatures qui provoquent souvent davantage de frissons que de curiosité. Guidés par une arachnologue, les participants découvrent des chasseuses sophistiquées, essentielles à l’équilibre écologique. Quatre paires d’yeux, une architecture corporelle fascinante, des stratégies de prédation redoutables : l’araignée apparaît soudain moins inquiétante que prodigieusement adaptée. L’expérience joue précisément sur cette frontière entre appréhension et fascination. Une manière de rappeler que la connaissance reste souvent le meilleur antidote à la peur. Super prédateur ! Méthamis, dimanche 24 mai de 9h30 à 12h.

Apprendre la nature en jouant
Le programme n’oublie pas les plus jeunes. À Vaison-la-Romaine, les enfants deviennent explorateurs le temps d’une course d’orientation au parc Théos. Carte en main et boussole autour du cou, ils apprennent à se repérer, chercher des balises et lire un paysage. Cette initiation simple revet une dimension précieuse : celle du rapport direct au terrain, à l’espace et au mouvement. Car ces Rendez-vous du Parc défendent aussi cela : une écologie vécue, sensible et concrète. Une manière de comprendre le territoire depuis l’expérience elle-même. Objectif ? Se repérer, réfléchir et se déplacer le plus rapidement possible tout en s’amusant avec Cédric Demangeon, accompagnateur en montagne. Pour les enfants à partir de 2 ans. Course d’orientation pour les pitchounes. Vaison-la-Romaine, dimanche 24 mai de 9h à 12h.

Les infos pratiques
Rendez-vous du Parc, spécial Fête de la nature. Du 22 au 24 mai 2026. Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Vaucluse : Caromb, Venasque, Entrechaux, Méthamis, Vaison-la-Romaine. Les inscriptions s’effectuent en ligne et le programme complet est disponible ici. 04 90 63 22 74 et contact@parcduventoux.fr. Tous les rendez-vous du parc ici. Programme complet ici. Inscriptions en ligne via Framaform ici.
Mireille Hurlin

DR, Course d’orientation

Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie

Après plusieurs rencontres organisées en Vaucluse, le cycle porté par le média engagé Sans Transition ! se poursuit avec un 3e opus consacré à la ‘démocratie de l’eau’. Une réflexion de fond, portée notamment par son directeur de publication Julien Dezécot, qui interroge la gouvernance d’une ressource devenue critique. Il s’agit du projet « Les pieds dans l’eau », une conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie, se tiendra le 17 avril à 18h à Malaucène, intitulée : « Construire la démocratie de l’eau ». Un temps fort offert grâce au soutien du Programme Leader, en partenariat avec le Parc Naturel régional du Mont-Ventoux, la Ville de Malaucène et la Fondation Macif. Infos et réservation ici.

Comment partager une ressource vitale sous tension ? C’est la question au cœur de la rencontre « Construire la démocratie de l’eau », nouvelle étape d’un cycle engagé sur le territoire. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le média Sans transition !, qui milite pour une approche territoriale et participative des grandes transitions.

L’eau, enjeu démocratique
Derrière le concept, une idée forte : faire de l’eau un bien commun réellement débattu, partagé et gouverné collectivement. Une nécessité dans un contexte de tensions croissantes entre usages agricoles, industriels et domestiques, exacerbées par le changement climatique. Cette rencontre, avec Sophie Gosselin, prolonge une série d’événements déjà ancrés dans le territoire vauclusien. À Mazan notamment, un colloque d’envergure avait réuni scientifiques, élus et acteurs locaux autour d’un constat sans appel : « le système de l’eau est en crise », entre raréfaction des ressources et dégradation de leur qualité.  Dans un autre temps fort, la question de la sobriété hydrique avait également été mise au cœur des échanges, soulignant la nécessité de repenser en profondeur les usages et les modèles de gestion. 

Du constat à la participation citoyenne
Cette demande d’associer le citoyen aux décisions portant sur la sauvegarde et la distribution de l’eau rejoint des réflexions plus larges sur la gouvernance de l’eau en France, où les dispositifs existent mais peinent parfois à équilibrer les intérêts entre acteurs économiques, collectivités et société civile. L’enjeu ? Il est de mieux répartir une ressource de plus en plus rare et de redonner une légitimité démocratique aux arbitrages. Dans cette perspective, la notion de « démocratie de l’eau » fait des territoires des lieux d’expérimentation collective, où les solutions émergent au plus près des réalités locales.

Un territoire observé par les experts et scientifiques
Le Vaucluse, marqué par des épisodes de sécheresse récurrents et une pression accrue sur les nappes phréatiques, apparaît comme un terrain particulièrement révélateur. Longtemps considérée comme abondante, la ressource s’avère aujourd’hui fragile, obligeant à repenser les équilibres. L’eau n’est plus seulement une question technique ou environnementale, mais un sujet profondément politique et sociétal.

Une pédagogie du débat
À travers ces rencontres, Sans transition ! joue un rôle de médiateur entre savoirs scientifiques, décisions publiques et attentes citoyennes. Une ligne éditoriale fidèle à l’ADN du média, qui se définit comme un acteur du débat territorial, « du local au global ».  L’ensemble de ces études et réflexions entrepreneuriale et citoyennes oeuvrent à éviter que la crise de l’eau ne se transforme en crise sociale. L’eau n’est plus une ressource stable. Elle devenue un facteur de tension, d’adaptation et de transformation des territoires. En Vaucluse comme ailleurs, la question n’est plus de savoir si la gestion de l’eau doit évoluer, mais comment, sur quels critères et avec qui.

Les chiffres de l’eau en Vaucluse
Près de 171 millions de m³ : volume total d’eau prélevé en 2021 dans le Vaucluse (79 millions dans les nappes, 92 millions dans les cours d’eau) 
86%, c’est la part de ces prélèvements destinée à l’agriculture, loin devant l’industrie (13%) et les usages domestiques (1%).
De –10 à –30 %, c’est la baisse attendue des ressources en eau d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique.
Les nappes sont souvent basses : notamment dans des secteurs comme Cavaillon ou la moyenne Durance, régulièrement en déficit.
L’eau, une ressource contrastée : abondante en apparence avec le Rhône, la Durance et la Sorgues, mais très dépendante des cycles climatiques et des prélèvements.
Des sécheresses récurrentes rythmées par des épisodes de chaleur et de déficit de pluie marqués à l’exception, bien entendue, de cette année qui s’est révélée particulièrement pluvieuse. 
Le Vaucluse n’est pas un territoire ‘sans eau’, mais un territoire où la pression sur la ressource devient structurelle, entre agriculture intensive, croissance démographique et changement climatique.

Les infos pratiques
Troisième opus du projet « Les pieds dans l’eau », après les rencontres avec Charlène Descollonges puis Freddy Rey, cette nouvelle conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie et autrice, est proposée le vendredi 17 avril à 18h à Malaucène. Intitulée : Construire la démocratie de l’eau, Sophie Gosselin sera interviewée par Sans transition! lors d’un grand entretien, suivi d’échanges avec les entreprises, associations, collectivités et citoyens du territoire. Parmi lesquels : Jacques V. Paget, représentant de France Nature Environnement Vaucluse à la commission consultative des usagers  du syndicat Rhône Ventoux, Magali Jameux, chargée de mission eaux et rivières au Parc du Luberon et animatrice du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du Calavon-Coulon, ainsi que le collectif citoyen de l’eau d’Avignon. Inscription ici.
Mireille Hurlin


Des collégiens plantent 350 arbres à Mazan

Au cours du mois de janvier, une journée autour de la nouvelle filière ‘Graines du Ventoux’ portant sur la culture et la transformation de céréales et légumineuses a été organisée à Mazan pour sensibiliser les collégiens à l’importance de l’arbre.

La filière ‘Graines du Ventoux’, portée par le tiers-lieu sorguais La Grange des Roues et AGRIBIO 84 en collaboration avec le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, vise à relocaliser la production alimentaire et à diversifier tant les productions que les revenus des agriculteurs du territoire.

Dans ce cadre, l’association ‘Des enfant et des arbres’, en partenariat avec cette filière, a organisé une journée de plantation d’arbres à la Ferme du Rouret à Mazan où les élèves du collège André Malraux ont planté 350 arbres de 20 essences différentes.

Financée par l’État à travers le Pacte en faveur de la Haie, déployé par le Parc sur le territoire, cette opération a permis de sensibiliser les jeunes à l’importance de l’arbre. Ils étaient encadrés par plusieurs agriculteurs du territoire et ont pu planter 150m de haies et 450m d’arbres alignés.


Festival Ventoux Saveurs : valoriser les producteurs, les savoir-faire et les produits de terroir

La présentation du bilan du Festival Ventoux Saveurs 2025 s’est tenue mardi soir au Château Pesquié à Mormoiron. Cette 18e édition est un millésime positif, avec 88 animations proposées par 71 organisateurs dans 30 communes du Parc Naturel Régional du Ventoux (PNR). Des pistes de développement pour l’édition 2026 ont aussi été abordées.

Une soixantaine de personnes sont venues assister à cette réunion-bilan qui a permis de montrer le succès toujours grandissant du festival. « Cet événement qui se tient en arrière-saison est unique en France. Il propose toute une palette d’animations et d’activités sur six semaines en septembre et octobre », explique Jacqueline Bouyac, présidente du PNR du Mont-Ventoux.

Projet alimentaire territorial

Le Festival Ventoux Saveurs a également pour mission de mettre en lumière les actions du Parc du Ventoux, comme son Projet Alimentaire Territorial dont l’objectif est de mettre en place les circuits courts et l’autonomie alimentaire. Il met également en valeur les nombreux produits du terroir portant la marque ‘Valeurs Parc’. Cela a ainsi permis à 3 000 personnes ayant participé aux diverses manifestations, sans oublier les nombreux participants aux 7 Fêtes du terroir de la période, de rencontrer les producteurs et découvrir les produits du territoire du piémont du Ventoux. À titre d’exemple, Julie Christol, qui a fait visiter sa chèvrerie à Pernes-les-Fontaines avant de faire déguster ses fromages, a souligné les belles rencontres avec des familles attentives et captivées par ses explications.

Plusieurs pistes de développement ont été évoquées pour l’édition 2026, qui débutera dès le 30 août prochain et qui s’étalera jusqu’au 25 octobre, comme des animations avec la Chambre des métiers et de l’artisanat, la participation au salon Med’Agri, des partenariats avec les écoles entre autres. Le thème portera autour des Saveurs savantes, s’inspirant de la Fête de la science édition 2026.


Ventoux : une aide pour les agriculteurs souhaitant renforcer leurs sols ou leur biodiversité

Le Parc naturel régional (PNR) du Mont-Ventoux lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) auprès des agriculteurs du territoire pour les aider à renforcer la résilience de leurs sols ou la biodiversité sur leurs parcelles.

Dans le cadre du programme RES-MAB, qui réunit sept Réserves de Biosphère méditerranéennes sur les questions de la résilience des territoires face au changement climatique, le PNR du Mont-Ventoux lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) destiné aux agriculteurs du territoire.

Cet AMI permettra aux agriculteurs choisis de bénéficier d’un coup de pouce pour renforcer la résilience de vos sols ou de la biodiversité sur vos parcelles. 80 000€ seront répartis entre les dossiers sélectionnés, avec un plafond de 3 000€ par lauréat. Ces aides permettront aux agriculteurs de faire divers investissements, d’acheter du petit matériel ou encore de faire des analyses de sol. En parallèle, le Parc leur propose aussi deux parcours de formation autour des défis climatiques.

Qui peut candidater ?

L’AMI s’adresse à tout agriculteur dont l’activité a lieu sur le territoire de la Réserve de Biosphère du Mont-Ventoux et participant à un dispositif d’accompagnement aux changements de pratiques agricoles (parcours agri-explorateurs ‘sols vivants’, parcours agri-explorateurs ‘biodiversité fonctionnelle’, GIEE ‘Lavan’ture’, GIEE ‘Pollinisateurs sauvages’, Top’Irrig84) ayant un lien avec la gestion de l’eau, de l’énergie et/ou de la préservation de la biodiversité. Cela concerne aussi les porteurs de projet agricole dans le dispositif PPP (Plan de Professionnalisation Personnalisé) ayant du foncier sur le territoire et participant également à un dispositif d’accompagnement aux changements de pratiques agricoles.

Pour obtenir une aide, il sera demandé un reste à charge de 20% des dépenses au bénéficiaire. Celui-ci devra signer une convention de mandat avec le Parc du Mont-Ventoux, mais aussi installer les équipements avant mars 2027 (date de fin d’éligibilité des factures : 31 mars 2027). Il est possible de participer pour un investissement collectif mobilisant trois personnes minimum.

Pour plus d’informations sur le dossier de candidature, cliquez ici.


Ventoux, l’artisanat au cœur du projet de territoire

À Carpentras, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux et la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse ont scellé un partenariat renforcé pour trois ans. Une alliance destinée à consolider l’économie de proximité, structurer les filières locales et inscrire durablement l’artisanat dans la transition écologique du territoire.

Au pied du Mont Ventoux, les acteurs publics affûtent leurs stratégies. En ce mois de décembre 2025, Jacqueline Bouyac, présidente du Parc naturel régional du Mont-Ventoux, et Valérie Coissieux, présidente départementale de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse, ont officialisé, à Carpentras, une convention de partenariat renforcée. La signature s’est tenue en présence du sous-préfet Yoann Toubhans, de nombreux maires, élus locaux et représentants du monde économique.

Une coopération déjà à l’œuvre
Cette convention vient formaliser une coopération déjà à l’œuvre depuis la création du Parc en 2020, la Chambre de métiers et de l’artisanat siégeant alors comme membre associé de son comité syndical. Le nouvel accord fixe un cap pour les trois prochaines années : soutenir l’artisanat comme pilier de l’économie locale et en faire un levier de développement durable. Métiers du bâtiment, de l’alimentation, de la réparation ou encore savoir-faire d’excellence, l’artisanat façonne autant le quotidien des habitants que l’identité locale.

Les entreprises artisanales premières entreprises de France
Au plan national, les Chambres de métiers rappellent que les entreprises artisanales constituent la 1re entreprise de France en nombre d’établissements, un constat particulièrement appuyé dans les zones rurales et de moyenne montagne. La convention entend, ainsi, accompagner la croissance et la pérennité des entreprises artisanales, tout en les inscrivant dans les objectifs de la Charte du Parc au chapitre de la valorisation des ressources locales, du maintien des services de proximité, et de la préservation des paysages et du patrimoine.

Jacqueline Bouyac et Valérie Coissieux Copyright PNR Mont Ventoux

Cinq axes pour une économie de proximité durable
Le partenariat s’articule autour de cinq axes structurants. Le 1er vise le renforcement de l’économie de proximité, à travers le soutien aux entreprises locales, le développement des circuits courts et la consolidation des services essentiels. Un enjeu majeur dans un contexte de tension sur l’accès aux commerces et aux services en milieu rural.

Structurer les filières artisanales
Le 2e axe concerne l’émergence et la structuration de filières artisanales en lien avec les ressources du territoire : bois, pierre, plantes aromatiques ou productions alimentaires. Une logique de filière qui permet de mutualiser les compétences, de sécuriser les débouchés et de gagner en visibilité.

Le projet alimentaire territorial
Le 3e pilier s’attache au déploiement du Projet Alimentaire Territorial, outil reconnu par les politiques publiques pour relocaliser l’alimentation, l’objectif étant de renforcer les passerelles entre agriculture, la transformation artisanale et la consommation locale.

Sans oublier les valeurs environnementales
Les deux derniers axes travaillent à ancrer les valeurs environnementales auprès des acteurs économiques via la sobriété énergétique, la qualité paysagère, le respect du patrimoine, la communication, la mise en réseau et la promotion collective des initiatives locales.

Une gouvernance partagée et suivie
Une commission de valorisation de l’économie de proximité a été créée pour évaluer les actions engagées, ajuster les priorités et en mesurer les impacts, au moins une fois par an. D’ailleurs, un bilan annuel sera présenté aux instances décisionnelles du Parc et de la Chambre de métiers pour un suivi politique et opérationnel détaillé. Objectif ?  Faire de l’économie de proximité un héritage à préserver et un moteur d’avenir.
Mireille Hurlin


Programme RES-MAB : les agriculteurs du Ventoux explorent les défis climatiques

Le Parc naturel régional (PNR) du Mont-Ventoux, l’AOC Ventoux et le Campus Provence-Ventoux (CFPPA) s’associent et proposent deux parcours de formation autour des défis climatiques à destination des agriculteurs du territoire, avec des ateliers et visites jusqu’au printemps 2027.

Dans le cadre du programme RES-MAB, qui réunit sept Réserves de Biosphère méditerranéennes sur les questions de la résilience des territoires face au changement climatique, le PNR du Mont-Ventoux, l’AOC Ventoux et le CFPPA organisent des ateliers participatifs et des visites pour les agriculteurs de la Réserve de Biosphère du Mont-Ventoux.

Deux parcours de formation sont proposés : ‘Sols résilients’, qui a débuté au cours de ce mois de novembre, et ‘Biodiversité fonctionnelle’, qui commencera en mars prochain. Il est encore possible de s’inscrire via le formulaire en ligne.

Le parcours ‘Sols résilients’

Le parcours de formation ‘Sols résilients’ inclut des analyses de sols financées par le projet RES-MAB, tout comme le suivi individuel des parcelles par des experts et des investissements agroécologiques pour mettre en œuvre des changements.

Le parcours a commencé le 13 novembre dernier avec un atelier pour comprendre les mécanismes de la vie et de la fertilité des sols. Plusieurs ateliers se succéderont jusqu’en mars 2027 pour comprendre et interpréter une analyse de sol, ou encore déterminer une stratégie de préservation / amélioration en tenant compte des freins et leviers possibles. Karim Riman, agro-écologue et Caroline Sage, formatrice au CFPPA, interviendront au cours de ce parcours.

Trois visites seront organisées au cours du mois de janvier 2026 autour de différentes pratiques durables : agroforesterie, agropastoralisme, couverts, travail du sol, aménagements hydrologiques, etc.

Le parcours ‘Biodiversité fonctionnelle’

En ce qui concerne le parcours ‘Biodiversité fonctionnelle’, qui débutera en mars 2026, le projet RES-MAB financera des investissements agroécologiques (nichoirs, pierriers, haies, mares…), ainsi qu’un suivi individuel sur les parcelles par des experts.

Plusieurs ateliers et visites auront lieu jusqu’en avril 2027 pour en apprendre davantage sur les pratiques agricoles favorables à la biodiversité, sur l’identification des aménagements et des espèces présentes sur les parcelles, mais aussi sur comment élaborer un plan d’action.

Cécile Verriele, formatrice au CFPPA, Maxime Jacquot et Jérôme Lambion, chercheurs au Grab (Groupe de Recherche en Agriculture Biologique), et Thierry Leroy, entomologiste au Naturoptère de Sérignan-du-Comtat, interviendront au cours de ce parcours de formation.

Les sept nouveaux :
Le Moulin à huile du Comtat (Caromb), le Château La Croix des Pins (Mazan), le Domaine de Fondrèche (Mazan), le Rucher Apaïa (Mazan), les Gîtes de Baye (Vaison-la-Romaine), le camping Les Verguettes (Villes-sur-Auzon), et le Domaine du Val de Sault (Sault).

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