12 septembre 2026 |

Ecrit par le 12 septembre 2026

Chemins des Parcs : dix ans de randonnées au cœur de la Provence sauvage

Avec plus de 510 itinéraires, 323 500 visiteurs en 2025, 4 000 points d’intérêt et 9 Parcs naturels régionaux partenaires, la plateforme CheminsdesParcs.fr souffle ses 10 bougies. Lancé en 2016, cet outil numérique est devenu une référence pour découvrir autrement les paysages de Provence-Alpes-Côte d’Azur, en conciliant tourisme de nature, patrimoine et préservation de l’environnement.

La plateforme Chemins des Parcs propose d’explorer les espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Comment ? En proposant des vacances de proximité, des activités de pleine nature et des itinéraires hors des sentiers battus, Ses 10 ans ont été célébrés le 17 juin dernier à Lamanon, au cœur du Parc naturel régional des Alpilles, lors d’une rencontre réunissant une centaine d’élus, techniciens et partenaires des neuf Parcs naturels régionaux de la Région Sud. L’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis le lancement du projet, en juin 2016.

Randonnée à Méthamis Copyright Florine Topurnier

A l’origine
À l’origine, cinq Parcs : Alpilles, Camargue, Luberon, Verdon et Queyras avaient uni leurs compétences pour créer un portail commun dédié à la randonnée. Une initiative rejointe par les Parcs des Préalpes d’Azur, des Baronnies provençales, de la Sainte-Baume puis du Mont-Ventoux, faisant de cette coopération un modèle aujourd’hui observé au national.

Bien plus qu’un catalogue de balades
Si la plateforme référence plus de 510 itinéraires à pied, à vélo ou en VTT, l’outil s’est enrichi de contenus permettant d’en savoir plus sur les paysages traversés, l’histoire locale, la biodiversité ou encore les savoir-faire des territoires. Plus de 4 000 points d’intérêt jalonnent ainsi les itinéraires, complétés par 27 podcasts, 10 bornes d’écoute et des informations régulièrement mises à jour par les équipes des Parcs.

Copyright Florine Tournier

Objectif 
Transformer la randonnée en expérience de découverte, où l’observation de la faune, de la flore, du patrimoine bâti ou des traditions locales demeure aussi importante que la destination. Une approche en corrélation avec les missions des Parcs naturels régionaux, créés pour protéger des territoires habités tout en conciliant développement économique, préservation des paysages et sensibilisation du public.

Une audience en constante progression
Les chiffres témoignent de l’intérêt du public. En 2025, le site a enregistré plus de 323 500 visiteurs, un chiffre qui ne reflète qu’une partie de son audience. Les contenus sont également diffusés via d’autres plateformes spécialisées comme Cirkwi, MaRando ou la Carte IGN, ainsi qu’auprès des offices de tourisme via la base de données Apidae. Une interconnexion qui permet aux itinéraires d’être relayés sur les sites touristiques régionaux et nationaux.

La dynamique des réseaux sociaux
La dynamique est tout aussi marquée sur les réseaux sociaux. Entre mai 2024 et mai 2026, la communauté Instagram a progressé de 260%, tandis que Facebook affichait une spectaculaire hausse de plus de 1 100%, signe d’un intérêt grandissant pour les activités de pleine nature.

Copyright Florine Tournier

Mettre en lumière ceux qui font vivre les territoires
Chemins des Parcs valorise également les femmes et les hommes qui façonnent ces espaces au quotidien : Hébergeurs, restaurateurs, agriculteurs, artisans, accompagnateurs en montagne ou gestionnaires de sites touristiques, notamment via la marque Valeurs Parc naturel régional, qui distingue les professionnels engagés dans une démarche respectueuse de l’environnement et du développement local. Cette mise en réseau contribue à faire de la randonnée un levier de développement économique durable pour des territoires souvent ruraux.

Le chemin plutôt que la destination
Lors de cet anniversaire organisé à Lamanon, les participants ont retracé les coulisses techniques du projet, de la gestion des itinéraires à la géomatique en passant par les enjeux de communication et de tourisme durable, avant de tester la plateforme sur le terrain lors d’une balade vers le site archéologique de Calès. Pour Jean Mangion, président du Réseau des Parcs naturels régionaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette plateforme illustre avant tout ‘une formidable aventure collective’ capable de donner envie d’explorer, de comprendre et de s’émerveiller’. Dix ans après sa création, le site invite à allier découverte, transmission des patrimoines et respect des milieux naturels.
Mireille Hurlin


Chemins des Parcs : dix ans de randonnées au cœur de la Provence sauvage

Dans le budget prévisionnel 2026 élaboré sous l’ère Bayrou il était prévu un important coup de rabot dans les coûts de fonctionnement des Parcs Nationaux. Un tiers des effectifs serait menacé, les parcs perdraient leur statuts d’établissements publics et l’ensemble des parcs passeraient sous la tutelle de l’Office Français de la Biodiversité. Levé de boucliers du côté des parcs nationaux et pas que… L’économie aura-t-elle raison de ces espaces naturels d’exception ?

Un préalable s’impose. En France, il existe d’un côté les parcs nationaux, sur le modèle des grands parcs anglo-saxons. Au nombre de 11, ils ont pour vocation de sanctuariser des espaces naturels d’exception, et sont placés sous la tutelle de l’Etat, aujourd’hui le ministère de la transition écologique. De l’autre côté, les Parcs Naturels Régionaux (PNR), financés par les collectivités locales avec des vocations plus sociaux-économiques. Dans la région Sud, on compte pas moins de 3 parcs nationaux1 et 9 PNR2. Le coup de rabot qui nous intéresse aujourd’hui concerne les parcs nationaux.

Concernant les parcs nationaux ces mesures se traduiront par une réduction d’un tiers des effectifs

En plein cœur de l’été et dans la fièvre de la course aux diminutions des charges de l’État, les parcs nationaux, comme de nombreuses agences ou opérateurs publics, ont découvert qu’ils n’aillaient pas épargnés par les restrictions budgétaires à venir. Concernant les parcs nationaux elles se traduiront par une réduction d’un tiers des effectifs. « Faire mieux avec autant » affirme la ministre Agnés Pannier-Runacher. En l’occurrence il faudrait plutôt dire « faire plus avec moins ». Pour véronique Caraco Giodano, la secrétaire générale du syndicat national de l’environnement « On s’attaque aux agents publics en leur disant qu’ils sont responsables de la dette ».

Parc National du Mercantour © Dragon.S / CRT PACA

C’est un vaste mouvement de recentralisation des services et opérateurs de l’État ayant une implantation territoriale qui se dessine

Mais au-delà de ces restrictions budgétaires c’est un vaste mouvement de recentralisation des services et opérateurs de l’État ayant une implantation territoriale qui se dessine. C’est le cas des parcs nationaux. Pour Michaël Weber, sénateur socialiste de la Moselle, et Président de la fédération des parcs naturels régionaux : « il s’agit d’une première étape conduisant à la suppression à terme de toutes ces agences ». Les parcs ont écrit à la ministre en soulignant que cette mise sous tutelle par L’OFB était une perte d’autonomie indispensable à leur bon fonctionnement. En effet, en perdant leur pouvoir décision et leur ancrage territorial les parcs nationaux perdront en efficacité. « Il s’agit d’être au plus des prés des acteurs locaux et des problématiques environnementales des territoires », affirment les patrons des parcs nationaux dans leur missive à la ministre. « Les parcs sont des modèles sans équivalent en matière d’intégration des politiques publiques et sont créateurs de valeurs socio-économiques nécessaires pour gérer des territoires exceptionnels qui sont des biens communs »  affirment les patrons des parcs nationaux. Ainsi, les parcs ne disposeraient plus de pouvoirs réglementaires, ils devront en référer à l’OFB et ensuite ce sera aux préfets de statuer. Et hop deux étages de plus. C’est toujours cette idée que seul un pouvoir central est capable tout diriger. Circulez il y a rien à voir. Et pour finir de convaincre on avance les économies d’échelle réalisées. Imparable ou presque…en ces temps de disette budgétaire.

  1. 1 Les parcs nationaux du Mercantour, de Port-Cros et des Calanques
  2. 2 Les parcs naturels régionaux des Alpilles, des Baronnies provençales, de Camargue, du Luberon, du Mont-Ventoux, des Préalpes d’Azur, du Queyras, de Sainte-Baume et du Verdon

Chemins des Parcs : dix ans de randonnées au cœur de la Provence sauvage

Sous l’impulsion de la Région Sud, les neufs Parcs naturels régionaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Alpilles, Baronnies provençales, Camargue, Luberon, Mont-Ventoux, Préalpes d’Azur, Queyras, Sainte Baume et Verdon) travaillent conjointement depuis 10 ans pour être des destinations de tourisme durable et présenter une offre touristique responsable.

Le projet ‘Interparc tourisme’, né en 2014, permet de financer deux agents et un programme annuel d’actions visant la qualification, l’accompagnement, l’animation et la valorisation des professionnels de l’écotourisme. Pour célébrer ces dix années d’actions communes, la Commission Tourisme du Réseau des Parcs naturels régionaux de PACA s’est réunie au mois de juin à l’hôtel Le Mas des Grès à Lagnes.

Cet événement a été l’occasion de faire un bilan de la dernière décennie et d’aborder les perspectives pour celle à venir. Cette rencontre a rassemblé les présidents des Parcs, les élus en charge du tourisme, les directeurs et les chargés de mission tourisme. Aujourd’hui, la marque ‘Valeurs Parc naturel régional’, qui est un des principaux outils mis en place par le projet ‘Interparc tourisme’, compte 324 entreprises touristiques bénéficiaires en région. Cette marque certifie les valeurs des Parcs telles que l’attachement au territoire, la forte dimension humaine et sociale, et la préservation et valorisation des patrimoines. Elle porte la vision d’un autre modèle de société conciliant de façon plus harmonieuse les aspects écologiques, économiques et sociaux, pour assurer de façon durable le bien-être de tous au sein d’un territoire.

https://www.echodumardi.com/tag/parcs-naturels-regionaux/   1/1