31 octobre 2026 |

Ecrit par le 31 octobre 2026

Avec L’Occitane, le Palais des Papes se met au parfum

Depuis 10 ans, le Palais des Papes et L’Occitane en Provence détiennent un lien solide qui se renforce aujourd’hui avec la sortie d’un parfum pour la maison ‘Les Pierres du Palais’ prévue pour le 14 octobre.

Le jeudi 17 septembre, le Palais des Papes et l’entreprise de cosmétiques L’Occitane en Provence se sont réunis pour présenter un projet commun : le parfum d’intérieur ‘Les Pierres du Palais’, qui est le fruit d’une collaboration entre le monument avignonnais, l’entreprise provençale et la maison de parfum DSM-Firmenich.

Avec une sortie prévue le 14 octobre, ce parfum pour la maison capture l’essence du Palais des Papes, l’un des monuments les plus visités de Vaucluse, et plus largement de Provence. Une collaboration unique qui fait sens après 10 ans de « lien solide », comme aime à le rappeler Marjorie Robert-Espaze, directrice de marque chez L’Occitane en Provence.

La préservation du patrimoine au cœur du projet

Mais pour mieux comprendre cette collaboration, il faut d’abord s’intéresser au Palais des Papes et à ses jardins puisque le parfum ‘Les Pierres du Palais’ n’est pas juste la signature olfactive du monument, il représente le renforcement des liens sociaux et des liens à la nature au travers de la collaboration avec L’Occitane et notamment son fonds de dotation qui a permis la restauration des jardins, mais aussi des fresques dans la chambre du cerf et la chambre du pape (aussi appelées les chambres peintes).

« Ces fresques nourrissent la connaissance du vivant et de son évolution et ouvrent le regard sur le monde contemporain », ajoute Marjorie Robert-Espaze. Ces derniers mois, elles ont été épiées par le photographe Fabrice Pelletier qui, sur une échelle pendant 4 mois, a capturé à l’aide de son appareil chaque oiseau, chaque feuille, permettant d’identifier la faune et la flore des fresques. Un projet en corrélation avec le diagnostic effectué par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) autour du Palais des papes et du Pont d’Avignon. « Valoriser la biodiversité des monuments, ce n’est pas seulement installer des nichoirs et hôtels à insectes », affirme Stéphanie Brémond, directrice du mécénat et déléguée générale du Fonds de Dotation Palais des Papes-Pont d’Avignon.

La chambre du cerf. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une restauration d’envergure

Le Palais des Papes a fait l’objet d’une lourde restauration au XXème siècle après avoir été transformé en caserne militaire le siècle précédent. Les militaires ne souhaitant pas garder le décor, ils l’ont finalement protéger sans le savoir en recouvrant les murs de badigeon à la chaux. « Lorsque l’armée part en 1906, l’un des premiers chantiers de restauration qui a lieu, c’est le dégagement des peintures murales des chambres peintes », explique Julien Gallon, chargé de conservation pour le Palais des Papes/Avignon Tourisme.

« La préservation du patrimoine bâti va de pair avec celle du patrimoine végétal. »

Fatima Ahamada, directrice et déléguée générale du Fonds L’Occitane en Provence

Les protocoles de restauration de l’époque n’étant pas les mêmes qu’aujourd’hui, le décor a tout de même été endommagé et donc restauré quasiment à l’identique, parfois de manière grossière. Ces fresques, composées d’animaux et de végétation, se veulent un prolongement des jardins du Palais des Papes. Le fonds de dotation de L’Occitane ayant participé à la restauration des jardins, « le projet des fresques a tout de suite fait sens, c’est une manière de faire dialoguer le passé et le présent », affirme Fatima Ahamada, directrice et déléguée générale du Fonds L’Occitane en Provence.

Julien Gallon dans la chambre du pape. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Un parfum qui capture l’essence du Palais des Papes

C’est ainsi que la relation entre le Palais des Papes et L’Occitane se poursuit. Et c’est d’ailleurs au cœur des jardins qu’a été présenté le parfum d’intérieur ‘Les Pierres du Palais’. « C’est émouvant car c’est ici que l’histoire a commencé, déclare Stéphanie Brémond. Le Palais est unique et cette fragrance est unique. » Le parfum a pour objectif de capturer l’âme du lieu et fait partie de la collection ‘Culture’ de L’Occitane, composé de cinq fragrances, qui va permettre de voyager à travers la Provence, des Baronnies à Grasse, en passant par Mane, Forcalquier et bien sûr Avignon avec ‘Les Pierres du Palais’. « La collection ‘Culture’ veut offrir un autre moyen de voyager en Provence, faire dialoguer le patrimoine, la nature et la créativité », Héloïse Damois, cheffe de produit international pour L’Occitane en Provence.

« La fragrance du Palais ne capture pas juste le monument, mais ce qu’il représente et ce qu’il laisse au public qui le visite. »

Héloïse Damois, cheffe de produit international pour L’Occitane en Provence

Pour ce qui est de la fragrance en elle-même, c’est Bérénice Watteau, parfumeuse chez DSM-Firmenich, qui s’en est chargée. « J’ai voulu retranscrire une scène à ciel ouvert, avec le côté froid et minéral des pierres qui se mêle à la grandeur du Palais, explique-t-elle. C’est une fragrance qui oscille entre végétal et minéral, entre puissance et fraîcheur. » Ainsi, ceux qui sentiront ‘Les Pierres du Palais’ pourront déceler de l’encens, du cèdre de l’Atlas, de la sève fraîche, de la mousse humide, de la menthe, mais aussi des herbes que l’on peut trouver dans les jardins du Palais des Papes.

Une fragrance bientôt disponible à la vente

Le parfum d’intérieur ‘Les Pierres du Palais’, ainsi que le reste de la collection ‘Culture’ sera disponible dans les boutiques L’Occitane à partir du 14 octobre, ainsi qu’à la boutique du Palais des Papes. L’occasion de ramener un petit bout du patrimoine avignonnais à la maison.

« Il n’y a pas vraiment de démarche marketing derrière cette fragrance, conclut Stéphanie Brémond. C’est véritablement l’histoire humaine et l’histoire des jardins qui fait sens et qui nous a amené à vouloir continuer à raconter cette histoire-là par la création de l’identité olfactive. C’est cette dimension-là qu’il faut prendre en compte pour créer des projets impactants et durables, une dimension qui permet d’arriver à des résultats qui dépassent l’aspect économique. »


Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison  Durance

Implantée à Grignan en Drôme Provençale depuis 1997, Durance, maison familiale de parfums et cosmétiques 100% nature, a depuis plus d’un an installé son Laboratorie des Sens et ses services Recherche et Développement à Agroparc, soit 25 salariés sur 110.

« Nous avons choisi de nous rapprocher de la rivière Durance et d’Avignon, ville de culture à taille humaine », avait précisé le PDG Nicolas Ruth lors de l’inauguration de ce site de 1 000m² au coeur d’une végétation méditerranéenne économe en eau, en mai 2025.

« À chaque saison sortent de nouvelles propositions, précise Jessica Magnolon, cheffe de produits. Par exemple, cet été du baume à l’huile de bourrache et de lin, une crème qui hydrate, adoucit et nourrit la peau, nous l’avons aussi sous forme de stick qui innove, façon 3 en 1 dès la 1re application, on peut d’ailleurs l’évaluer grâce au contrôle dermato. Nous avons aussi pour le gommage de la peau en douceur, une version parfum Monoï – sel de Camargue. »

Avec Rachel Léger, la Directrice Marketing, se poursuit la présentation de la large gamme de propositions Durance. Discrètes et délicates, les effluves de coquelicot, citronnelle, fleur d’oranger, geranium, verveine, bergamote, coton, menthe fraîche, eucalyptus, argousier sauvage, coco, pétale de rose, ambre, camélia, coton-musc, pin, vanille, santal, cèdre argenté, sapin,  cannelle-orange, brin de lavande exhalent quel que soit le support. Eau de parfum, diffuseur, bougie, brume d’oreiller, savon, gel douche, baume ou crème. 

Des produits pour toutes les saisons

Pour l’automne, ambiance sérénité, relaxation miel, tilleul, avec roll-on ‘Ritual détente’ à emporter dans son sac à main, un actif issu de la lavande, un masque de nuit qui vous donne l’air reposé au réveil ou encore une crème poudrée pour mains et ongles.

Mais c’est pour Noël et les idées cadeaux de fin d’année, que Durance, partenaire de l’Opéra du Grand Avignon, met le paquet avec nombre de coffrets couleur carmin, comme le rideau et les fauteuils de velours rouge de la maison d’opéra qui trône depuis 1847 sur la Place de l’Horloge. Avec des parfums qui évoquent opéras et ballets du répertoire, comme ‘La flûte enchantée’, ‘Le Barbier de Séville’, ‘Carmen’, ‘Casse Noisette’ ou ‘Le Lac des cygnes’ et les senteurs de cannelle, pain d’épice, plume d’étoile ou rose sultane des 1001 nuits. « Nous avons même mis au point une galette des rois au parfum de frangipane avec une fève à l’intérieur de la bougie », commente Jessica Magnolon.

Entre le Calendrier de l’Avent et ses 24 bougies, l’imposant diffuseur électrique ‘Grand Opéra’, le ‘Carrousel’ avec clé de sol finement ciselée qui tourne au-dessus de la flamme de la bougie parfumée à la cerise ou ‘Plume d’étoile’, une boîte à musique surmontée d’une ballerine qui danse en rythme. Bref entre parfums d’ambiance pour la maison et coffrets de soins pour le bien-être, vous avez l’embarras du choix pour faire plaisir à vos proches quelle que soit la saison !

Entre Grignan et son pôle logistique, Valréas et son centre de production, Avignon et son site R&D, ce sont 110 salariés qu’emploie Durance, qui se renouvelle constamment, innove, affiche environ 500 références et totalise 3 600 points de ventes dans une cinquantaine de pays.


Naturellement, la Maison Durance se rapproche de la rivière Durance à Avignon

Cette entreprise familiale créée en 1997 au pied du majestueux Château de Grignan dans la Drôme provençale, qui a ensuite installé son site logistique à Valréas dans l’Enclave des Papes, a mis le cap au sud pour implanter son centre Recherche & Développement à Agroparc.

La 1re pierre avait été posée à l’automne 2023 et le PDG Nicolas Ruth vient d’inviter tous les salariés du groupe à visiter le nouveau siège. Ils sont 125 en tout, dont 25 ici, sur deux niveaux et 1 000 m² d’espaces bureau, labo, marketing. Ce ‘centre d’excellence’ de la parfumerie qui fait la part belle aux cosmétiques naturels et aux produits pour la maison, exporte dans une cinquantaine de pays.

Imaginé comme une maison cosy dans laquelle on se sent bien, avec salon et cuisine épurés et contemporains, ce centre a des façades habillées de tasseaux de bois qui rappellent le cannelé qui entoure les bougies iconiques de Durance, les ombrières sont en fibre de coco, le patio protégé du soleil d’un voile de scourtin comme on en utilisait dans les moulins jadis dans le Pays de Nyons, pour filtrer et séparer par pression l’huile d’olive de l’eau.

Dans des tons clairs de beige, écru, sable et brun, de bois, de rotin et de fibres textiles pour l’ameublement, tous les bureaux convergent vers ce coeur, favorisant échanges, rencontres, partage entre salariés et services. Partout des fenêtres et des ouvertures par où passent la lumière et la communication.

Un laboratoire dédié au savoir-faire

« Nous avons choisi Avignon parce que c’est une ville de culture, à taille humaine et proche de la Durance, mais aussi de l’aéroport, de la gare TGV et du Port de Marseille, précise le patron, Nicolas Ruth. Ce ‘Laboratoire des Sens’ est dédié au savoir-faire des équipes. Le sens est important en cosmétique et parfumerie, d’où cet espace d’évaluation olfactive. On est au milieu d’un écrin de verdure. Et nous avons tenu à planter des essences méditerranéennes économes en eau comme la lavande par exemple. »

Les senteurs justement, coquelicot, vanille, monoï, fleur de coton et d’oranger, ambre, mangue, figue, camélia, verveine, cèdre bleu, mandarine, sont 100% nature. On les retrouve dans les savons, crèmes, diffuseurs de parfums lumineux, gels douche, shampoings, huiles essentielles, eaux de toilette, ainsi que pour la maison, les fleurs parfumées aux écorces d’érable, de santal, de tonka ou aux effluves d’amande, caramel et cacao. En tout, 500 références et 3 600 points de vente. Pour un chiffre d’affaires d’une douzaine de millions d’euros. 

« Plus que du bois, de la pierre, de l’acier et du verre, ce site est le coeur battant de notre vision, de notre sens de l’innovation, de notre engagement envers l’environnement et du bien-être de notre personnel », a conclu Nicolas Ruth.


‘À l’abri du Mistral’ : l’histoire d’un chef étoilé mise en flacon

L’entreprise Stimulation déjà vu, spécialisée dans les expériences olfactives et sensorielles et implantée à Carpentras, s’associe à l’écrivaine et animatrice d’ateliers d’écriture Ema Del ainsi qu’au chef étoilé Eric Sapet pour créer un parfum hors du commun qui retrace l’histoire et la cuisine du chef.

« J’ai proposé à Stimulation Déjà Vu, dont je connaissais le travail, d’associer nos expertises en écriture et en création olfactive, pour créer le premier parfum à l’effigie de l’histoire de la cuisine d’un chef, qui a accepté avec joie », explique Ema Del. Ainsi débute une collaboration entre trois parties : l’entreprise, l’écrivaine et le chef Eric Sapet, du restaurant La petite maison de Cucuron.

L’objectif de cette association est de créer une fragrance unique et de mettre en flacon l’histoire du chef étoilé grâce à un processus unique associant écriture et création olfactive. « Une expérience insolite que je n’aurais jamais imaginée, sortant complètement du cadre conventionnel de la cuisine », décrit Eric Sapet.

Six mois de collaboration

« J’ai d’abord commencé par un atelier d’écriture avec le chef car l’écriture est le socle de la formule olfactive », explique Ema Del. En tout, Eric Sapet a participé à quatre ateliers d’écriture étalés tout le long du processus de création, qui a duré six mois. Chaque chef détient une signature culinaire, qui s’est formée après diverses expériences et événements. C’est ce que le chef de La petite maison de Cucuron devait mettre sur le papier.

À partir des textes écrits par le chef, Ema Del en a extrait plusieurs détails. « En tout, j’ai relevé quinze matières, lieux, personnages, ou encore ambiances », développe l’écrivaine. Des éléments que la start-up Stimulation déjà vu a transformé en notes parfumées afin de procéder à des mesures biométriques. Tous les échantillons ont été présentés à Eric Sapet à l’aveugle pour déterminer lesquels d’entre eux présentaient la plus forte réponse émotionnelle pour composer le produit final.

Audrey Bernard (fondatrice de Stimulation déjà vu), Eric Sapet, et Ema Del. DR

Le parfum

« Le dernier atelier d’écriture a donné naissance au nom du parfum », conclut Ema Del. Ainsi est né ‘À l’abri du mistral’, le parfum retraçant l’histoire culinaire du chef. En sentant cette fragrance, nous sommes plongés dans les souvenirs d’Eric Sapet, de ses premiers pas dans la cuisine à aujourd’hui. Sur l’étiquette du flacon est représenté son restaurant La petite maison de Cucuron.

‘À l’abri du mistral’ est en vente dans le restaurant d’Eric Sapet, à Cucuron. Depuis l’automne dernier, le chef propose son parfum pour une expérience ambiante à ses clients, assortis d’expériences culinaires olfactives inédites autour de son parfum, le tout en écriture.

DR

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