22 juin 2026 |

Ecrit par le 22 juin 2026

Eté joyeux au Domaine de Coyeux

Depuis 2022, le Domaine de Coyeux développe ses activités oeno-touristiques et peaufine ses équipements pour accueillir toujours mieux le public dans ses 120 hectares de bois, de bosquets et de garrigues d’un seul tenant, dont 47 de vignes au pied des majestueuses lames de calcaire gris des Dentelles de Montmirail.

Chaque année des améliorations ont été apportées, en plus du caveau de dégustation, du nouveau parking de 300 places, de l’esplanade de 1 300 m2, des espaces de réception de taille différente,(salon de 60 m2, restaurant de 80m2, terrasse panoramique de 100m2) au coeur d’un écrin de végétation mis délicatement en lumière par des guirlandes de guiguette et des lanternes. Tout est pensé pour fluidifier le passage d’un site à l’autre pour les centaines d’invités qui se pressent pour les soirées festives et conviviales.

Avec « Nouba – Saison 3 », les spécialistes de l’ évènementiel Pascal Maurin et Jérôme Arnoux proposeront tous les vendredis à partir du 14 juin – attention, c’est déjà complet pour la 1ère soirée – des moments « Sunset Chic Electro » avec de la musique house-disco portée par des DJ.

© Nouba

Avec « Les Musicales du Luberon », le 27 juin, soirée d’opéra « Je veux vivre d’amour » avec des lauréats du Concours de Voix de Saint-Jacques de Compostelle, une soprano et un baryton qui interprèteront des oeuvres de Mozart, Bellini, Gounod, Smetana, Dvorak, Bellini et Rachmaninoff.

© Les Musicales du Luberon

Avec le « TRAC », Théâtre Rural d’Animation Culturelle , implanté depuis 1979 au coeur du village vigneron de Beaumes, sont programmées une lecture audacieuse de « Cyrano de Bergerac » le 15 juillet et une « Carmen » libre et malicieuse le 5 septembre. De leur côté « Les Musicales dans les Vignes » vous convient le 25 juillet à une expérience dans le monde de Michel Berger, France Gall, Maurane et Véronique Sanson avec « Ca balance pas mal ».

© Trac

Deux autres dates, le 22 août une soirée Stand-up avec le Garage Comedy Club où est passé notamment Gad Elmaleh, sur les hauteurs du Cours Julien à Marseille et enfin « La Camerata Rosa Musica », un quatuor constitué par la fratrie Girard, originaire d’Avignon, le 19 septembre qui jouera le fameux « Triple concerto » de Beethoven, l’ouverture du « Songe d’une nuit d’été » de Mendelssohn et le Concerto n° 21 de Chausson.

© Garage Comédie Marseille

Chaque soir, des planchas et des tapas seront proposés ainsi que des plats chauds, une sélections de vins « maison » d’Isabelle et Arnaud Strasser, les propriétaires du Domaine de Coyeux, mais aussi du Moulin Blancà Tavel, du Prieuré à Châteauneuf-du-Pape et de La Pousterle dans le Luberon. Des ateliers d’assemblages sont prévus avec Adrien Landais, une nouveauté cet été « La Table dans les Vignes » un moment romantique qui débutera à l’heure du coucher de soleil. Mais aussi des escapades façon pique-nique avec panier gourmand en accord avec les vins, des « Verticale » de millésimes de Coyeux et des « Master-Classes », pour comprendre comment sont assemblés les cépages, comment ils sont élevés et comment ils vieillissent. « L’éclectisme, c’est notre ADN » précise Isabelle Strasser.

© Domaine de Coyeux

Tout au long de la saison estivale, la gamme des vins proposés s’élargira. Avec d’abord une nouvelle cuvée, un rosé bio « Premières Fleurs » à base de Cinsault et de Mourvèdre. « Notre choix de vins bio a un coût + 30% avec un rendement moindre. Mais, avec Iabelle nous mettons en avant la qualité même si le marché se recroqueville et si la consommation recule depuis des années. Nous avons aussi un « Blanc de Noir » ajoute Arnaud Strasser. « L’an dernier, le concours Mundus Vini avait décerné une médaille d’or aux cuvées « 1ères fleurs » et « Les Jumelles » 2021. En 2023, le Muscat Beaumes-de-Venise AOP cuvée vintage 1989 figurait parmi les 10 meilleurs du monde » précise Arnaud Starsser, le propriétaire des lieux. Sans oublier la cuvée Solera, vin doux naturel rajeuni, plus frais et moins sucré, composé de vieux millésimes.

© Domaine de Coyeux

Avec les trois couleurs, les blancs secs ou doux, les rouges délicats en bouche et le rosé léger et frais, l’été sera joyeux à Coyeux, « Dans un site grandiose devenu incontournable au fil des ans et qui rayonne bien au-delà des Dentelles » explique Jérôme Arnoux, l’un des animateurs, « D’ailleurs, des jeunes femmes élégntes sont venues de Marseille l’an dernier. Elles n’ont pas hésité à fouler le gravier en talons aiguilles et elles ont promis de faire du bouche à oreille pour faire connaître ce lieu unique au plus grand nombre et revenir en 2026 ». D’ailleurs, la fréquentation a doublé en 3 ans.

Contact & réservations : www.domainedecoyeux.com/festival

Andrée Brunetti


Eté joyeux au Domaine de Coyeux

Patrick Canac a fondé les Musicales du Luberon en 1988, dans le but de partager sa passion pour la musique classique. Aujourd’hui, l’association organise une vingtaine d’événements par an et a toujours pour objectif de démocratiser la musique classique.

Originaire de la Drôme et après des études à Grenoble, Patrick Canac a eu une carrière riche. De la fonction publique à l’activité privée, en passant par l’enseignement, il a aussi été directeur général de la société avignonnaise GSE, puis a créé sa propre société, avant de prendre sa retraite en 2018.

Passionné de musique depuis des décennies, notamment de jazz et de chanson française, il a été proche de l’artiste Claude Nougaro. « C’est lui qui m’a un petit peu formé et incité à élargir mes goûts vers la musique classique », explique-t-il. À son arrivée dans le Luberon en 1980, Patrick Canac a assisté à plusieurs concerts à Oppède-le-Vieux dans le cadre du festival Les Semaines du Luberon. Après l’arrêt de ce dernier, Patrick, entouré de son épouse et leurs amis, a décidé d’en reprendre le format et a créé Les Musicales du Luberon en 1988, qu’il préside encore aujourd’hui aux côtés de Laure Kaltenbach.

Une association centrée sur la musique classique

À leurs débuts, Les Musicales du Luberon étaient assez diversifiées et proposaient de la musique classique, du jazz, mais aussi du théâtre, puis elles se sont centrées sur la musique classique et lyrique. Initialement, tous les concerts avaient lieu au sein de l’église Notre-Dame-Dalidon à Oppède-le-Vieux. Après des complications avec la municipalité, l’association s’est installée à Ménerbes et a commencé à étaler sa présence géographique. « Les autorités qui finançaient Les Musicales ont demandé qu’on mène une action plus large dans le Luberon », ajoute Patrick Canac.

« La forme actuelle des Musicales est établie depuis quelques années, depuis 7 ou 8 ans. »

Patrick Canac

Non seulement les Musicales du Luberon se sont diversifiées d’un point de vue géographique, mais aussi d’un point de vue temporel puisque les concerts ne sont plus uniquement donnés en été, mais toute l’année, et ce, dans divers lieux comme Ménerbes, mais aussi les Taillades, Apt, Lacoste, etc.

L’Orchestre national Avignon-Provence en concert aux Taillades. ©Les Musicales du Luberon

Un élargissement géographique et du public

Il était important pour l’association de se diriger vers Apt. « On considérait qu’à Apt, il y avait une population plus grande, un public nouveau », explique Patrick Canac. Ainsi, en élargissant leur périmètre d’action, les Musicales du Luberon se sont inscrites dans une volonté d’élargir leurs publics, notamment vers la jeunesse. Une catégorie de population qui n’est pas à priori attirée par la musique classique.

« La musique classique n’est pas réservée à une élite. »

Patrick Canac

Un nouveau public a effectivement été conquis puisque, parmi les spectateurs, on pouvait apercevoir monsieur et madame tout-le-monde. « C’est une musique qui s’adresse à tous, affirme le coprésident de l’association luberonnaise. Le problème de la musique classique, c’est que pendant très longtemps elle a été défendue par des gens extrêmement compétents, mais qui avaient tendance à la présenter comme une discipline savante. » Encore aujourd’hui, ce stéréotype a la vie dure et persiste. Beaucoup pensent qu’il faut posséder certaines connaissances pour écouter et apprécier la musique classique. Une tendance que les Musicales du Luberon veulent effacer.

La Maison Basse de SCAD Lacoste accueille régulièrement des concerts. ©Les Musicales du Luberon

Des collaborations avec d’autres structures locales

Toujours dans l’objectif de viser des publics nouveaux, Les Musicales du Luberon collaborent souvent avec d’autres organismes vauclusiens, notamment l’Orchestre national Avignon-Provence, dont Patrick Canac est le vice-président depuis 20 ans. « La vocation de l’Orchestre, c’est de transporter la musique vers des lieux où elle n’est pas naturellement présente », développe le président des Musicales du Luberon. L’Orchestre a mis au point un format de concert qui est justement adapté à des lieux qui ne sont pas forcément organisés pour pouvoir recevoir des ensembles classiques. Il a d’ailleurs donné un concert à la fin du mois de septembre à la salle des fêtes d’Apt, sous la direction de Débora Waldman, dans le cadre du festival d’automne des Musicales du Luberon.

L’association culturelle collabore également avec le Conservatoire d’Apt afin de viser un public local. 70% de la fréquentation des concerts des Musicales sont d’ailleurs des habitants du Luberon. « C’est aussi pour cette raison qu’on opère toute l’année, on n’est pas seulement un festival d’été qui va chercher les touristes qui sont de passage », complète Patrick Canac. Aussi, les Musicales du Luberon accueillent de nombreux écoliers, afin d’initier les plus jeunes à la musique classique.

Le guitariste Thibault Cauvin et les enfants de l’Orchestre à l’école d’Arles. ©Les Musicales du Luberon

Une association aux multi-objectifs

En plus de vouloir élargir ses publics cibles, l’association luberonnaise souhaite, avec ses manifestations, être présente sur tout le territoire et sur tout le calendrier de l’année, toujours en visant l’excellence. « On veut proposer des concerts et des artistes du niveau de ceux qui opèrent dans les grands festivals », explique le président. Aujourd’hui, les Musicales veulent se placer au même niveau que les autres grands festivals de musique classique.

« Ce n’est pas parce qu’on a volonté d’élargir le public qu’on doit proposer des concerts avec une qualité médiocre. »

Patrick Canac

Avec le peu de moyens que l’association possède, elle fait venir des artistes qui n’ont pas forcément une grande notoriété, mais qui sont tout aussi talentueux que les plus grands. Les Musicales du Luberon veulent par ailleurs favoriser l’insertion professionnelle des jeunes musiciens en début de carrière professionnelle. Au début du mois d’octobre par exemple, l’association a reçu Axelle Saint-Cirel, qui a connu un véritable essor cet été grâce à son interprétation de La Marseillaise lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Une association principalement bénévole

Les Musicales du Luberon comptent une dizaine de membres bénévoles, dont certains sont là depuis le début, qui portent leur force de travail pour pouvoir faire fonctionner les diverses manifestations. Il y a aussi une salariée permanente et des salariés intermittents. Comme toutes les structures culturelles, l’association ne peut pas équilibrer le coût des concerts avec le produit de la billetterie. « Ça implique la règle des trois tiers : un tiers de billetterie, un tiers de subventions publiques, puisqu’on est soutenu par la Région, le Département, l’État, la Ville d’Apt, la communauté de communes Pays d’Apt Luberon, et un tiers des mécènes (privés et entreprises) », développe Patrick Canac.

Pour veiller à l’équilibre économique, les Musicales du Luberon proposent plusieurs formats d’événements, comme des gros concerts pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes, des concerts en comité plus restreint, ou encore les Samedis des Musicales. Ce dernier format, qui rencontre beaucoup de succès, a lieu une fois par mois sur dix mois de l’année. Ce sont des conférences-écoutes d’1h30, animées par un des membres des Musicales sur un thème précis qui peut être un compositeur, une œuvre d’opéra, ou autre. Ces conférences ne sont pas animées par des musicologues. « On veut démontrer justement à travers ces conférences que quand on aime la musique classique, on a envie de la partager, même si on n’est pas spécialiste, conclut Patrick Canac. Et ça marche très bien puisqu’on reçoit plus de 500 personnes chaque année pour ces Samedis des Musicales. »

Ainsi, les Musicales du Luberon ont encore de belles années devant elles, avec toujours le même objectif : démocratiser la musique classique et partager ensemble la passion pour celle-ci.


Eté joyeux au Domaine de Coyeux

« Cela fait 32 ans de passion » s’exclame le fondateur de ce festival, Patrick Canac. « Que de chemin parcouru depuis 1989 ! », s’exclame sa femme, Victorine.
« En fait, dans les années 1970, le chef d’orchestre aixois Cyril Diederich avait créé à Ménerbes ‘Les saisons musicales du Luberon’ avant de s’en éloigner et de lancer un autre projet ‘Les concerts au soleil couchant’ à Oppède le Vieux…Nous, nous avons pris la suite, mais nous ne connaissions personne dans le monde de la musique classique, des concerts, du lyrique, confie-t-elle. Et au fil des rencontres, nous sommes tombés sur Claude Nougaro qui est devenu un ami et qui nous confia plus tard : « La vraie musique, ce n’est pas la mienne, le jazz, c’est Turandot, le classique ». Du jour au lendemain, nous nous sommes lancés dans l’aventure. »

700 concerts et plus de 160 000 spectateurs
Ainsi sont nées ‘Les musicales du Luberon’ qui en trois décennies ont accueilli la première année Roger Hanin, Louis Chédid, Jean-Claude Malgoire et ses ‘Arts Florissants’, et depuis, Julie Fuchs, Nicholas Engelich, Philippe Jaroussky, Patricia Petitbon ou bien encore Diana Damrau en 700 concerts et plus de 160 000 spectateurs autour d’Apt, Ménerbes, Bonnieux, Les Taillades ou Saignon.
« Grâce au bouche à oreille, au réseau que nous avons patiemment constitué au fil des ans, aux relations personnelles que nous avons nouées, grâce au côté iconique du Luberon, nous avons fini par être connus », confie Patrick Canac.
Après les deux ans de crise sanitaire, pour cette 32ème saison, Thomas Enhco mariera son piano au marimba de Vassilena Serafimova le 5 juin au Savannah College de Lacoste, le 18 la soprano Marie Perbost accompagnée au piano par Joséphine Ambroselli prêtera sa voix de diva aux chansons de la Belle époque à Ménerbes (Espace Gavron).
Laurence Equilbey, cheffe d’orchestre et fondatrice ‘d’Accentus’, sera aux Taillades le 16 juillet pour un concert ‘Mozart à Prague’, la soprano Béatrice Uria-Monzon qu’on a vue moulte fois dans ‘Carmen’ aux Chorégies d’Orange passe désormais au flamenco et aux mélodies populaires espagnoles de Manuel de Falla, Joaquin Rodrigo et Arturo Marquez avec l’Orchestre National Avignon Provence dirigé par Debora Waldman le 24 juillet. Enfin le 2 septembre, le pianiste François-Frédéric Guy interprétera des œuvres de Beethoven et Chopin à Ménerbes.

Contact : 04 90 72 68 53
musicalesluberon@wanadoo.fr
www.musicalesluberon.fr

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