3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Cavaillon : l’exception culturelle

Souvent il existe des décalages entre la réalité et sa perception. Ainsi, certaines villes ont des images qui ne correspondent pas toujours à ce qu’elles sont réellement. Cavaillon fait partie de celles-ci, alors qu’elles disposent de nombreux atouts, à commencer par une offre culturelle que l’on peut qualifier, sans exagérer, d’assez exceptionnelle.

Rapporté à ses 26 000 d’habitants, Cavaillon est sans doute une des communes de France qui bénéficie du plus grand nombre d’équipements culturels : une scène nationale (La Garance), un conservatoire de musique, deux écoles de danse (EnKdanse et Bedoiseau), deux librairies indépendantes, une MJC, 3 salles de cinéma, 3 galeries d’art (au moins), une salle de spectacles municipale (salle du Moulin Saint-Julien), un théâtre de plein air, une médiathèque, un musée archéologique, deux espaces d’exposition (Léon Colombier et Chapelle du Grand Couvent)… à cela on pourrait ajouter le musée hôtel d’Agar, l’ancienne synagogue qui accueille régulièrement des expositions ou des conférences ou le futur musée du melon … Il convient également d’ajouter à cette liste les nombreux événements organisés durant toute l’année : corso, fête de la musique, expositions, concerts événements, fête du melon, cinéma en plein air, festival Cigale Song. Sans compter les initiatives du secteur associatif, particulièrement actif. Lien ICI sur les événements de l’été.

Un euro investit dans le patrimoine en rapporte sept à l’économie local

Cette profusion pourrait surprendre. Comme si la culture venait conjurer un mauvais sort.

De nombreuses villes en France on fait le choix de la culture ou du patrimoine pour développer leur attractivité. De ce point de vue, la cité Nantaise pourrait faire figure d’exemple. Avec son « Voyage à Nantes », et nombres d’autres évènements, Jean Blaise, une des figures majeures de la scène culturelle française, a activement participé à changer l’image de la ville. Plus proche de nous, l’Isle-sur-la-Sorgues a fait le choix d’investir dans son patrimoine et de rénover son cœur de ville dont sa remarquable Tour d’Argent, une tour du XIIème siècle, typique de l’architecture romane provençale. Pour son maire, Pierre Gonzalvez, ces investissements dans le patrimoine c’est le moyen d’attirer plus de visiteurs et donc plus de commerçants… Il est vrai qu’à Isle-sur-la-Sorgues les cellules commerciales vides sont peu nombreuses… Le maire de la cité des antiquaires estime qu’un euro investit dans le patrimoine en rapporte sept à l’économie locale.

C’est le même raisonnement qui a conduit Gérard Daudet, le maire de Cavaillon, à lancer la rénovation de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran. Ce choix c’est aussi celui de la préservation d’un patrimoine pour les générations futures. C’est en quelque sorte coup double. La restauration de cet édifice religieux a été l’occasion de rénover tout un quartier autour de la place Philippe de Cabassolle. Rénovation qui n’est pas étrangère à la décision d’Aroma-Zone de s’y installer. CQFD


Cavaillon : l’exception culturelle

Samedi 23 mai, le musée Louis Vouland à Avignon, vous accueille pour la Nuit des musées de 19h à 23h. Accompagné par de jeunes ambassadeurs du patrimoine jusqu’à 21h.

De 21h à 22h, des visites flash sont organisées, avec un temps de 15 min chacune.
Dans un premier temps Lina Lajoinie, médiatrice volontaire en service civique, présentera des objets de porcelaine et d’argenterie. Puis Thomas Rumeau, médiateur stagiaire qui partagera ses savoirs à propos de la conservation préventive. Ensuite Lina Lajoinie abordera les thématiques du commerce et des échanges avec l’Extrême-Occident en lien avec les objets d’Asie exposés.

Crédit : Musée Louis Vouland/DR

Thomas Rumeau, médiateur stagiaire qui expliquera quels sont les métiers existant au sein des musées. Ainsi que Odile Guichard, directrice qui partira du modèle réduit du boudoir réalisé par Anna Berdnikova, pour s’intéresser au modello du monument à Bayard de Joseph Chinard.

Programme complet sur : www.vouland.com/agenda-animations

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)


Cavaillon : l’exception culturelle

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026.

Niché dans le centre ancien du village de Saint-Didier, au pied des Monts de Vaucluse, dans le Comtat Venaissin, le château de Thézan est désormais ouvert au public pour la cinquième saison. « Nous avons connu une belle première année avec une fréquentation de 6 000 visiteurs, ce qui nous satisfait. Depuis, nous avons eu de plus en plus de visiteurs, 10 000 pour l’année 2025. Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. À la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Un projet de vie

Férus de vieilles pierres et de vieux objets, ils décident de changer de vie. Ils étaient en effet tous les deux cadres sur Paris. « Nous avons mis quatre ans de réflexion pour acheter le château entre notre première visite et la signature. Nous voulions un site historique avec des décors conservés. Nous nous sommes décidés rapidement mais nous avions conscience de l’importance des travaux à commencer par la toiture sur une surface de 1 000m² pour un budget de 800 000€ », explique Pierre de Beytia. À cela s’ajoute la partie extérieure avec un magnifique parc à la française d’1,4ha qui a été créé fin 17e par le Nôtre.

Le château de Thézan été ouvert au public pour la cinquième saison. ©Olivier Muselet

Une nouvelle aile du château ouverte

« Nous avons réalisé de nombreux chantiers depuis notre acquisition en 2019. Cela a permis chaque année d’ouvrir de nouvelles pièces à découvrir pour les visiteurs. Pour l’édition 2026, l’orangerie est définitivement rénovée. De plus, quatre nouvelles pièces vont être ouvertes au public : la  salle à manger historique et les appartements privés des marquis comprenant deux chambres et une salle de bain du XIXe siècle, explique Emmanuel Renoux. Le parc à l’anglaise s’améliore d’année en année. Le projet est de recréer des allées en le réorganisant. Pour cette cinquième année d’ouverture, nous sommes conformes à nos objectifs de mois d’ouverture qui était d’arriver à sept. La première tendance sur le mois d’avril est très positive. »

Chaque année, de nouvelles pièces du château sont ouvertes au public. ©Olivier Muselet

Une étoile au Guide vert

« Nous avons appris avec grande fierté la présence du Château de Thézan dans la nouvelle édition du Guide vert Provence sorti au printemps. En plus, la rédaction de ce guide touristique a décidé de nous mettre d’entrée une étoile, ce qui est un excellent signe de reconnaissance pour notre travail accompli toute l’année, explique Emmanuel Renoux. Un client mystère est venu en juin 2025 pour faire une visite exhaustive de notre lieu. » Le Château est par ailleurs présent dans tous les autres guides touristiques les plus consultés comme le Lonely Planet.

Des projets pour 2028

« Nous avons fourni beaucoup d’efforts ces dernières années pour ouvrir encore plus de pièces aux visiteurs. Nous allons faire une petite pause mais des projets sont encore dans les cartons avec l’ouverture au public du bureau des médecins et des infirmières situés dans la partie balnéo du château, avec du matériel médical », explique Emmanuel Renoux. L’ouverture de ce lieu est prévue pour 2028. Les propriétaires ont pour objectif de mettre encore plus en avant une partie du château qui était un centre d’hydrothérapie. Le village de Saint Didier était appelé d’ailleurs à cette époque, à savoir au XIXe siècle, Saint Didier-les-bains. Avant cela, la partie historique du château sera encore agrandie pour la visite avec l’ouverture de la cuisine en 2027.

Ouvert du 1er avril au 31 octobre.
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi.
Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.


Cavaillon : l’exception culturelle

À l’occasion de la Nuit des cathédrales, organisée le samedi 9 mai par l’association éponyme, le service Patrimoine et Musées de la ville de Cavaillon propose des visites à la lampe torche. Une façon originale de découvrir la richesse des décors récemment restaurés de cet édifice religieux.

Des intermèdes musicaux interprétés par les élèves du Conservatoire de musique sont également au programme. Ces visites sont gratuites. Elles démarrent de façon libre dés 19h et avec un guide et sa lampe torche à partir de 21h30. Renseignements : 04 90 72 26 86.

Pour en savoir plus sur la nuit des cathédrales : www.nuit-des-cathedrales.org


Cavaillon : l’exception culturelle

« Souviens-toi », c’est ce que signifie le mot « Memento », apprend-on page 964 du Gaffiot, le dictionnaire Latin-Français. Et c’est justement le mot choisi par le Vaucluse pour baptiser le pôle de tous les patrimoines de ce département riche de six villes antiques, Orange, Vaison-la-Romaine (comme son nom l’indique), Apt, Cavaillon, Carpentras et Avignon, un record en France !

Céramiques, statues, stelles, fragments de colonnes, mobilier, amphores, mosaïques, lampes à huile, verres, monnaie, ossuaires, qui depuis 1983 étaient entreposés dans l’ancien séminaire Saint-Charles à Avignon ont été déménagées et regroupés dans le sud de la ville, au cœur d’Agroparc pour les valoriser et permettre aux chercheurs, scientifiques et scolaires de les voir de plus près voire les étudier à la loupe et au microscope.

Des pièces de verre. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Le service Archéologie est passé de 450m² à 565m², « avec une réserve de 6m de haut soit 590m³ de stockage, une atmosphère contrôlée pour les objets sensibles à la température et à l’humidité. Il a été conçu pour offrir de bonnes conditions de travail aux 10 agents qui y collaborent, avec quai de déchargement, station de lavage, où on ôte délicatement la terre, les résidus d’insectes, de végétaux et de graines, une salle de séchage, une zone de quarantaine et une de documentation scientifique », explique Emilie Fencke, cheffe du service départemental d’Archéologie de Vaucluse.

Ce à quoi Vincent Faure, gestionnaire des collections, ajoute : « On rouvre des boîtes restées fermées depuis parfois 25 ans. On les redécouvre avec un œil neuf et des moyens techniques d’aujourd’hui qui permettront sans doute d’intensifier les études et l’exploitation des données scientifiques. » Et il montre un gobelet en argent massif, un hochet et une bague en or qui auraient appartenu à un enfant d’une riche famille de Robion et mis à jour lors de fouilles réalisées à dans la commune en 2012.

Parmi les merveilles à disposition du grand public bientôt, une statue de Junon révélée lors d’un diagnostic d’archéologie préventive à Vaison en février 2021. « Le bras du tractopelle s’est soudain arrêté. Sous le terre, le plissé d’une tunique, une statue de femme sans tête ni bras d’un mètre 37 et de 223kg, celle sans doute de la femme de Jupiter, déesse de la fécondité, d’après l’iconographie », précise Emilie Fencke.

Tous ces trésors, ainsi que les 40km linéaires d’archives déménagées du Palais des Papes, un travail qui a duré des mois sous l’œil bienveillant de Christine Martella, la directrice des Archives Départementales et les collections du Centre de Conservation et d’Études de l’État seront à l’abri de l’écrin Memento, Pôle des Patrimoines de 9000m² flambant-neuf. Un bâtiment de bois, de béton, de terre cuite et de verre, moderne et fonctionnel, qui valorisera toutes les collections, transmettra un récit riche de 3 millénaires à tous, amateurs d’histoire, scolaires, scientifiques et personnes à mobilité réduite, après l’inauguration prévue le 28 mai.

Contact :  www.archives84@vaucluse.fr

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Cavaillon : l’exception culturelle

Dans l’écrin minéral de l’ancienne église Saint-Laurent, à Eygalières, l’artiste textile Joanna Staniszkis déploie une exposition immersive où la soie devient mémoire, matière et symbole. Entre histoire, hommage à Jean Moulin et poésie du geste, ‘Soie tombée du ciel’ invite à une traversée sensible, au croisement de l’art et du patrimoine provençal.

Copyright, Mathieu Blin, atelier de l’artiste

Perchée au sommet d’Eygalières, l’ancienne église Saint-Laurent, édifice du XIIe siècle, offre un décor saisissant à cette exposition. Sous ses voûtes austères, la soie se déploie en nappes monumentales, en silhouettes aériennes, en cascades textiles qui semblent littéralement tomber du ciel. Le contraste est immédiat : à la rudesse de la pierre répond la délicatesse d’une matière presque immatérielle. L’installation joue de cette tension et transforme le lieu en expérience sensorielle.
L’exposition ne se contente pas d’être esthétique : elle est profondément ancrée dans l’histoire du territoire. Joanna Staniszkis puise son inspiration dans un épisode marquant : l’atterrissage de Jean Moulin, en janvier 1942, dans les environs d’Eygalières, avec pour seule protection son parachute en soie

Un fil narratif
Ce fil narratif devient un point d’entrée vers une mémoire plus large, celle de la sériciculture provençale. Jusqu’au milieu du XXe siècle, la production de soie faisait vivre de nombreuses familles du Sud et du Sud-Est, notamment en Vaucluse, dans les Alpilles et le Luberon. Dans chaque maison, un grenier accueillait les vers à soie, nourris de feuilles de mûrier cueillies quotidiennement. En réactivant ce passé, l’artiste redonne une visibilité à un savoir-faire oublié, à la fois modeste et fondamental.

Copyright Mathieu Blin

Le miracle du vivant comme matière artistique
Au cœur du projet, il y a la fascination pour le vivant. Le cocon, motif récurrent, devient une métaphore de la transformation : une enveloppe fragile renfermant une métamorphose radicale. Joanna Staniszkis a elle-même élevé des vers à soie pour comprendre ce cycle, observer la naissance, la disparition, la mutation. À cette approche quasi scientifique s’ajoute une dimension poétique : les œuvres exposées sont en partie issues de parachutes militaires en soie, retrouvés sur un marché d’antiquités. Déconstruits, teints, recomposés, ces fragments deviennent matière artistique. Le bleu domine comme le bleu du ciel, le bleu marial, le bleu profond, visuelle et symbolique. 

Une artiste entre continents et territoires
Installée dans le Luberon, Joanna Staniszkis est une figure reconnue de l’art textile contemporain. Formée à Varsovie et à Chicago, ancienne professeure à l’Université de Colombie-Britannique, elle développe depuis plusieurs décennies une œuvre à la croisée du design, de l’architecture et de la mémoire des matériaux. Depuis son installation en Provence, son travail s’oriente vers les traditions textiles locales, qu’elle explore avec une sensibilité à la fois historique et expérimentale. Soie tombée du ciel impose également un autre rythme : Celui de la contemplation, du détail et de la matière. L’exposition se visite comme on entre dans un cocon : lentement, en laissant le regard s’ajuster, en acceptant de se perdre dans les plis, les transparences et les lumières.

Les infos pratiques
Soie tombée du ciel / Heavenly Silk. Du 15 avril au 12 mai 2026, du mardi au dimanche, de 11h–18h. A l’Ancienne église Saint-Laurent, à Eygalières.
Mireille Hurlin

Copyright Mathieu Blin, atelier de l’artiste

Cavaillon : l’exception culturelle

La restauration de la porte de l’église Saint-Jean-Baptiste, rendue possible par une mobilisation citoyenne exemplaire, illustre la vitalité de l’engagement patrimonial en Vaucluse. Un concert viendra célébrer cette réussite collective.

À Châteauneuf-de-Gadagne, la sauvegarde du patrimoine n’est pas qu’une affaire de pierres. Elle est aussi celle d’un élan collectif. La municipalité annonce le succès de la souscription publique lancée avec la Fondation du Patrimoine pour restaurer la porte monumentale de l’église Saint-Jean-Baptiste, datée de la fin du XIXᵉ siècle. Une campagne qui a dépassé ses objectifs initiaux, portée par la générosité des habitants et des donateurs.

Une porte, témoin d’une histoire locale singulière
Œuvre originale réalisée autour de 1870, la porte de l’église se distingue par son placage métallique clouté et ses motifs décoratifs rares en Provence. Elle constitue l’un des éléments les plus singuliers de cet édifice roman du XIIᵉ siècle, profondément remanié au fil des siècles. Fragilisée par le temps, la porte nécessitait une restauration complète, mêlant savoir-faire artisanal et respect du patrimoine ancien. Le chantier, engagé à l’automne 2025, vise à consolider la structure en bois, restaurer le revêtement métallique et redonner à l’ensemble sa cohérence esthétique. Le montant total des travaux s’élève à 24 200€, dont une part significative a pu être financée grâce à la souscription.

Copyright ville de Châteauneuf-de-Gadagne

Un engagement local aux retombées concrètes
Au-delà de la préservation d’un élément architectural, l’opération s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon une étude menée par la Fondation du Patrimoine, 1€ investi dans la restauration génère en moyenne 21€ de retombées économiques locales, en soutenant l’emploi, les artisans et l’attractivité des centres anciens. Un enjeu particulièrement sensible dans le Vaucluse, où de nombreuses communes rurales et périurbaines cherchent à valoriser leur identité et leur cadre de vie. À l’échelle départementale, les projets soutenus par la Fondation participent aussi à la revitalisation des centres bourgs, en renforçant le lien entre patrimoine, culture et développement local.

La musique pour célébrer une réussite collective
Pour marquer la fin de la campagne et le retour de la porte restaurée, la municipalité organise un concert de musique classique le dimanche 11 janvier 2026 à 16h, dans l’église du village. Le Quatuor Girard, en partenariat avec les Musicales de Gadagne, proposera un programme autour de Bach, Mozart et Beethoven, dont le Quatuor op.130-133. À l’issue du concert, un moment convivial réunira le public autour d’un verre de l’amitié et de galettes des rois, prolongeant l’esprit de partage qui a animé toute la souscription.

Une mobilisation qui se prolonge
Si la campagne a déjà permis d’atteindre ses objectifs, la souscription reste ouverte tout au long du mois de janvier. Les dons peuvent encore être effectués en ligne, permettant à chacun de contribuer, même après coup, à la préservation de ce patrimoine communal.

Les infos pratiques
Eglise Saint-Jean-Baptiste. Dimanche 11 janvier 2026 à 16h. Place de l’Église à Châteauneuf-de-Gadagne. Tel : 04 90 38 04 78. Réserver ici
Calista Contat-Dathey


Cavaillon : l’exception culturelle

Lors de la cérémonie de remise de la galette de l’épiphanie le 5 janvier dernier, le Président de la République a lancé l’idée d’inscrire les bistrots et les cafés français au patrimoine immatériel de l’UNESCO. La baguette l’a été en 2022 pourquoi pas les bistrots a-t-il justifié lors de son discours. Si ce n’est pas vraiment le sujet le plus important du moment il a le mérite de nous recentrer sur quelques valeurs sûres et nous faire démarrer 2026 avec un peu d’enthousiasme. 

L’idée d’inscrire nos troquets au patrimoine de l’UNESCO est une initiative qui revient à l’association des bistrots et cafés de France. A part quelques grincheux habituels, cette proposition du chef de l’Etat ne saurait rencontrer aucune opposition. Au moins une dans les circonstances actuelles. Faut désormais aller bien loin pour trouver un consensus… Mais revenons à nos chers comptoirs. La dite association qui défend les intérêts de nos estaminets avance l’argument que ces lieux sont « des passeurs du temps, qu’ils traversent les siècles et croisent les générations ». Mais au-delà du côté intemporel de ces lieux si français on peut aussi y voir le plus pertinent et le plus nécessaire des réseaux sociaux.

Ces lieux sont « des passeurs du temps, qu’ils traversent les siècles et croisent les générations ».

Nos bistrots ne sont pas uniquement des lieux pour y étancher ses soifs ou ses faims de denrées liquides ou solides. Ce sont des lieux de rencontres, de débats, de lieux de rendez-vous et pas uniquement galant, des lieux d’inspirations, des lieux où l’actualité du jour y trouve ses commentaires dans toutes ses dimensions et ses divergences. C’est au titre de « réseau social premium » que nos bars et cafés méritent d’être considérés comme un élément patrimonial majeur. Et plutôt qu’interdire les réseaux sociaux numériques aux moins de 15 ans, ce qui reste un vrai défi technique, il serait peut-être plus pertinent de développer des lieux de convivialité, de rencontres et d’échanges histoire de faire corps de mieux vivre ensemble et d’éviter à la bêtise de tourner en boucle. Ceci pourrait terriblement ressembler à des vœux de nouvelle année.


Cavaillon : l’exception culturelle

Le film documentaire Au cœur d’une restauration sera projeté au cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, ce dimanche 28 décembre en présence des réalisateurs.

Ce dimanche, le public pourra vivre une immersion dans une restauration d’exception, au cœur de la cathédrale Saint-Véran, à Cavaillon, grâce au documentaire Au cœur d’une restauration diffusé au Cinéma du Pontet.

Réalisé par Studio One, producteur et distributeur de films et documentaires basé à Carpentras, ce film documentaire de 1h26min suit les petites mains qui préservent notre patrimoine : tailleurs de pierre, doreurs, électriciens, maîtres-verriers, archéologues… L’artisanat et la passion s’entremêlent dans cette restauration monumentale pour sauver un joyau du territoire.

Les cloches, les dorures, les vitraux ou encore les fresques… Les spectateurs découvriront tous les détails qui subliment la cathédrale de Cavaillon, mais aussi des témoignages et interviews de ceux qui ont participer, de près ou de loin, à la restauration de l’édifice.

Réservation en ligne ou achat des billets sur place.
Dimanche 28 décembre. 16h. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

https://www.echodumardi.com/tag/patrimoine/   1/1