2 octobre 2026 |

Ecrit par le 2 octobre 2026

‘La couleur du temps’, de l’artiste peintre Jean-Christophe Olivier, investit l’ancien siège du Crédit Agricole

À Avignon, l’ancien siège du Crédit Agricole de la rue Joseph-Vernet rouvrira exceptionnellement ses portes en octobre. Le groupe Histoire & Patrimoine y accueillera, durant trois semaines, une exposition de Jean-Christophe Olivier, architecte devenu peintre, autour d’une vingtaine d’œuvres et d’une installation mêlant peinture, mouvement et musique.

Depuis 15 ans, le rez-de-chaussée du bâtiment emblématique du Crédit Agricole, au 81 de la rue Joseph-Vernet, demeurait fermé. Son ancienne salle d’accueil retrouvera pourtant, le temps d’une exposition inaugurale, une présence artistique et un public.

Jean-Christophe Olivier Copyright Mireille Hurlin

Le groupe Histoire et patrimoine
Le groupe Histoire & Patrimoine, nouveau propriétaire des lieux, a choisi de mettre cet espace à la disposition de Jean-Christophe Olivier. Une manière sensible d’amorcer la renaissance de cette portion de la rue Joseph-Vernet, avant l’opération immobilière qui doit lui redonner vie. L’exposition, privée, sera accessible exceptionnellement pendant trois semaines, en octobre.

De l’architecture à la peinture
Avignonnais de naissance, également attaché à Villeneuve-lès-Avignon par son histoire familiale, Jean-Christophe Olivier a consacré près de 40 ans à l’architecture. Après des études à Marseille, il a exercé à Avignon et dans la région, principalement dans le domaine des bâtiments publics, d’abord en construction neuve, puis dans la réhabilitation de bâtiments existants.

Copyright Mireille Hurlin

Mais le dessin et la peinture ne l’ont jamais quitté
« La maison moderne dans laquelle j’ai grandi m’a probablement donné le goût de l’architecture », nous confiait-il en 2022 lors d’une précédente exposition à la Galerie avignonnaise Ducastel. Le dessin, l’espace et la création formaient déjà, pour lui, une évidence. Au terme d’une belle trajectoire professionnelle, il a pu se consacrer plus pleinement à la peinture, dans un atelier de 30m2 conçu et construit par ses soins, baigné de la lumière créative du nord.

Une peinture entre maîtrise et liberté
Jean-Christophe Olivier peint principalement à l’acrylique, sur toile, papier, carton ou bois. Il travaille souvent au sol, sans esquisse préalable, dans une gestuelle physique qui engage tout le corps.Ses œuvres naissent de séries et de recherches successives. Certaines s’inscrivent dans une veine figurative, attentive aux attitudes et aux signes de la vie sociale. D’autres s’aventurent vers l’abstraction, autour de l’espace, de la lumière et de la couleur.

Copyright Anne Pujol Olivier

Nouvelles œuvres
Dans ses compositions récentes, une croix tracée sur les quatre bords du support fait naître l’œuvre. À l’intérieur, des formes libres se déploient, s’imbriquent, franchissent parfois les limites du tableau. Une dizaine de couches de peinture peuvent être nécessaires pour parvenir à l’équilibre recherché.La matière compte autant que le motif. Le carton absorbe, se déforme, résiste. Il faut le renforcer, le maintenir, le peindre sur ses deux faces. Les œuvres restent ensuite brutes, sans vernis, afin de préserver leur présence immédiate.

La couleur comme vibration
Intitulée La couleur du temps, l’exposition prolonge une série présentée en 2024 à la galerie Ducastel, où l’artiste avignonnais a déjà exposé à deux reprises.La couleur y prend une place nouvelle. Rouges intenses, verts profonds, noirs, teintes pastel et nuances dorées se confrontent ou s’apaisent. « La couleur exprime la diversité », explique le peintre, qui la considère moins comme une science que comme une matière à éprouver.

Copyright Mireille Hurlin

L’œil et le ressenti
Ses influences sont multiples : impressionnisme, fauvisme, expressionnisme abstrait, peinture figurative moderne. Il cite notamment Joan Mitchell et Elizabeth Peyton, tout en revendiquant une curiosité qui l’empêche de s’enfermer dans un style unique. Pour lui, chaque œuvre accomplie devient une nouvelle limite à dépasser. Cette tension nourrit une peinture mouvante, parfois contemplative, parfois plus abrupte.

Une œuvre à écouter autant qu’à regarder
L’exposition ne se limitera pas aux tableaux. Jean-Christophe Olivier y présentera également une œuvre secrète très élaborée, faisant appels à de nombreux sens. Le visiteur sera invité à changer de point de vue, à regarder autrement et à entendre différemment. Une dizaine de pièces ont été réalisées selon ce principe. Certaines seront présentées pour la première fois dans cet ancien espace d’accueil, où la hauteur et le volume permettront à l’installation de prendre toute son ampleur. Près d’une vingtaine de tableaux de grands formats complèteront l’ensemble. Une exposition conçue comme une traversée : celle d’un lieu longtemps silencieux, mais aussi celle d’un artiste qui n’a cessé de déplacer les frontières entre architecture, peinture, espace et musique.

Les infos pratiques
La couleur du temps. Exposition du peintre avignonnais Jean-Christophe Olivier du 10 au 30 Octobre 2026, visible du mardi au samedi de 14h à 18h. Ancien siège du Crédit Agricole. 81, rue Joseph Vernet à Avignon.
Mireille Hurlin 


Apt, Nouvelle exposition du peintre et céramiste William Ruller

À travers une sélection d’œuvres sur papier, William Ruller, peintre et céramiste, explore les liens entre mémoire, espace, spiritualité et abandon. Cette exposition questionne la rencontre entre modernité et religion, tout en invitant le spectateur à une réflexion sur la manière dont ces deux forces façonnent notre rapport aux lieux et aux espaces.

Né à Gloversville (New York), William Ruller développe, depuis 2012, une œuvre centrée sur la mémoire des lieux en déclin. Son langage visuel est nourri par les paysages de son enfance : usines désaffectées, tanneries abandonnées, zones oubliées, qu’elles soient urbaines ou rurales. Ces espaces, marqués par l’histoire industrielle et l’abandon, deviennent le terreau de compositions abstraites et sensibles.

La poésie surgie du désordre
À travers des teintes gris rouille, des textures brutes et une gestuelle expressive, William Ruller construit un univers plastique où l’entropie devient poésie. Le spectateur est ainsi invité à projeter sa propre lecture de ces lieux chargés d’histoire et de mémoire.

En savoir plus
Après ses études, Ruller s’installe en Oregon où il travaille comme potier et enseignant en céramique. Son travail a été exposé à travers les États-Unis et l’Europe, dans des expositions individuelles et collectives. Ses œuvres ont été présentées dans des publications telles que « Friend of the Artist », « Whitewall Art » et « New American Paintings ». Ses pièces font partie de collections privées, notamment à l’hôtel Hyatt Andaz, au Savannah College of Art and Design et au Museo Riso.

Une enfance newyorkaise
L’enfance de Ruller, passée dans l’État de New York, a influencé son utilisation de la couleur et du ton dans ses œuvres. Ses peintures reflètent un environnement contaminé par l’homme et explorent les thèmes de la nature, de la détérioration et des cycles de dégradation et de régénération. Les bâtiments abandonnés et leurs impacts sur l’environnement sont des éléments clés de son travail.

La relation de l’homme à son environnement
Les œuvres de Ruller invitent à une réflexion sur la relation entre l’humain et son environnement, mettant en lumière la fragilité de l’existence et la façon dont la nature peut reprendre ses droits. Son travail est une méditation sur le temps qui passe, la dégradation et la résilience, offrant une perspective unique sur le monde qui nous entoure.

Les infos pratiques
Exposition William Ruller jusqu’au 30 juin. Entrée libre. Le vernissage aura lieu le vendredi 25 avril 2025, de 18h à 20h à l’Atelier William Ruller, situé au 63 rue de la République, 84400 Apt.

Copyright Atelier William Ruller

Derniers jours pour découvrir une exposition originale sur Pablo Picasso à Saint-Rémy-de-Provence

Un Picasso très intime à découvrir jusqu’au 23 juin à l’Hôtel de Lagoy de Saint-Rémy-de-Provence.

Lors de cette exposition originale, on pourra survoler les étapes essentielles de la vie de Picasso : de sa naissance à Malaga jusqu’aux portes du cubisme.

100 lettres imaginaires sonnant incroyablement vrai, écrites par David Lawrence, dont 12 lues par le conteur Jean-Paul Lucet, au timbre de voix unique, dans la cour de l’Hôtel de Lagoy.
180 photographies et reproductions d’œuvres de Pablo Picasso et d’autres grands peintres du XVIIᵉ à nos jours.
Reconstitution de la Chapelle des Arènes de Malaga et d’une table du Lapin agile.
Projection de deux documentaires : L’Affaire Picasso et Jeune Picasso.

Pour découvrir tous les détails sur l’exposition, cliquez ici.

Jusqu’au 23 juin 2024. 10 à 15€. Ouvert du vendredi au dimanche de 10h30 à 18h30. Hôtel de Lagoy. 11 Bd Marceau. Saint-Rémy-de-Provence.


Le Baiser de Gustav Klimt exposé sur grand écran au cinéma Capitole

Ce mardi 7 novembre, le cinéma Capitole MyCinewest propose une séance unique d’exposition sur grand écran ‘Klimt et le baiser’. Le Baiser du peintre Gustav Klimt est l’un des tableaux les plus connus et les plus reproduits au monde.

Dans un documentaire d’1h30, découvrez ce qui se cache derrière le charme de cette œuvre et qui était l’artiste qui l’a créée. L’occasion d’explorer l’or, les arts décoratifs, le symbolisme et l’érotisme latent de ce tableau avec une étude minutieuse qui emmènera le public dans le Vienne du tournant du XXe siècle, lorsque l’ancien monde luttait contre l’émergence d’une nouvelle ère.

Des cadeaux seront à gagner en avant-programme de cette séance unique.

Pour réserver votre séance, cliquez ici.
Mardi 7 novembre. 19h30. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

V.A.


Les Baux : (re)découvrez les intégrales des Carrières des lumières

De juillet à décembre 2022, les Carrières des Lumières aux Baux-de-Provence, proposent une nouvelle saison de soirées rétrospectives avec 14 nocturnes exceptionnelles pour voir ou revoir les expositions numériques immersives qui ont animé les saisons précédentes.

Alors que cette saison est consacrée à Venise, la Sérénissime et à Yves Klein, les Carrières des Lumières aux Baux-de-Provence vous embarquent pour un nouveau voyage onirique si particulier, davantage submersif qu’immersif . Une séance de rattrapage, dans la fraîcheur (entre 14°C et 16°C) de cette ancienne carrière offrant désormais des spectacles de projections à 360°, avec la reprise en nocturne des précédentes expositions de 2017, 2020 et 2021.

Lire aussi : ‘Pourquoi l’expérience des Carrières de lumières nous marque’

Ainsi durant 14 soirées, s’étalant du 20 juillet au 28 décembre prochain, Culturespaces, qui gère le lieu depuis 2012 (ndlr : auparavant le site s’appelait la cathédrale d’image depuis 1977), propose une rétrospective sur l’architecte Gaudi ainsi que sur les peintres Cézanne, Bosch, Brueghel et Arcimboldo.

Le programme des expositions numériques immersives présentées
‘Bosch, Brueghel, Arcimboldo, fantastique et merveilleux’, déjà au programme en 2017, invite à explorer le monde foisonnant peint par 3 artistes du XVIe siècle à l’imagination débridée : des triptyques de Bosch les plus emblématiques aux étonnantes compositions végétales d’Arcimboldo sans oublier les fêtes villageoises de la dynastie Brueghel.‘Gaudí, architecte de l’imaginaire’, exposition de 2020, offre un voyage entre rêve et réalité à travers les réalisations de Gaudí aujourd’hui classées au Patrimoine Mondial de l’Unesco, du Parc Güell à la Casa Batlló en passant par la Casa Milà et la Sagrada Família.

‘Cézanne, le maître de la Provence’, présenté l’année dernière, retrace les chefs-d’œuvre les plus significatifs de l’artiste aixois, tels que ses natures mortes aux pommes, ‘Les joueurs de cartes’ (1890-95) et ‘Les grandes baigneuses’ (vers 1906), suivant le fil rouge de la nature vers la Provence et la Sainte-Victoire.

Informations pratiques
Carrières des Lumières : Route de Maillane – 13520 Les Baux-de-Provence
Dates et horaires : 20 et 27 juillet à 20h30 / 3, 10, 17 et 24 août à 20h30 / 10, 17 et 24 septembre à 20h30 / 26 et 27 octobre à 20h30 / 2 et 3 novembre à 19h / 28 décembre à 19h
Durée : 2h avec entracte
Tarif : 25€ / Intégrales + Dîner : 44€
Dîner (sur réservation) Menu : Lingot fondant de légumes d’été au basilic et légère crème de chèvre, verdurette au balsamique, effeuillé de jambon sec / Vitello tonatto, riz rouge de camargue aux herbes / Fromage / Pêches pochées à la verveine, sablé aux amandes.
Dîner à déguster dans le Café des Carrières, accessible 1h avant le début de la projection.


Un peu de Carpentras dans le bureau ovale à la Maison blanche

A l’occasion du changement de président des Etats-Unis, Joe Biden vient de profiter pour revoir la décoration du bureau ovale à la Maison blanche à Washington. Ainsi, après avoir fait disparaître le bouton à soda de son prédécesseur mais aussi le buste de Winston Churchill le nouveau chef du ‘monde libre’ a replacé le portrait de Benjamin Franklin. Une œuvre réalisée en 1778 par le peintre carpentrassien Joseph Duplessis. Il s’agit d’ailleurs de la représentation préférée de l’un des rédacteurs de la constitution américaine. Ce dernier, qui devînt après le 1er ambassadeur des Etats-Unis en France, refusera d’ailleurs par la suite de poser pour tout autre portrait.

« Le maire de Carpentras invite officiellement le président des Etats-Unis. »

Depuis 1928, ce même portrait orne également les billets de 100 dollars. Une estampe de cette œuvre appartient toujours à l’Inguimbertine, ainsi qu’une collection de plus d’une dizaine d’œuvres du même artiste qui figureront en bonne place lorsque le musée ouvrira ses portes.

Particulièrement fier de ce retour Comtadin au cœur du pouvoir Outre-Atlantique, le maire de Carpentras vient d’ailleurs d’inviter officiellement le nouveau président des Etats-Unis d’Amérique à venir admirer les autres œuvres du même artiste présentes dans les collections de l’Inguimbertine.

« Un regard extérieur pourrait penser ce sujet de décoration un peu superficiel, mais pour le 46e président il s’agit là de montrer sa volonté de ‘respecter la science’, précise la mairie de Carpentras. En effet Franklin, en plus d’être l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, fut aussi un scientifique renommé. On lui attribue notamment l’invention du paratonnerre et des lunettes bi-focales. »


(vidéo) Découvrez la dernière fresque de l’artiste avignonnais Pablito Zago

L’artiste avignonnais Pablito Zago vient de réaliser les fresques de la gare routière d’Orléans. Commandé par le Conseil régional Centre-Val de Loire, cette œuvre s’inscrit dans le cadre de la rénovation complète de ce lieu fréquentée par plus de 5 000 voyageurs par jour.

Le travail de Pablito Zago, retenu parmi les 20 candidatures reçues suite à un appel à projet, s’inspire de différents éléments historiques, architecturaux, géographiques de la région : les méandres de la Loire, les constructions en colombages, Jeanne d’Arc, la Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans…

Le plasticien vauclusien est un habitué de ce type d’œuvres puisqu’il est déjà notamment intervenu sur la devanture de ‘l’Autre Scène’ à Vedène, sur le bâtiment du Crous d’Aix-en-Provence, la façade de l’immeuble du siège hexagonal de Microsoft à Issy-les-Moulineaux mais aussi sur plusieurs murs à travers le monde en Norvège, en Allemagne, au Mexique, au Maroc, au Myanmar on bien encore aux Etats-Unis à l’occasion des 300 ans de la Nouvelle-Orléans.

L’artiste, qui ouvre régulièrement aux visiteurs son atelier de la cité des papes, a également collaboré avec l’entreprise avignonnaise Win’ovatio et la société bretonne Quali-Cité à la conception et au design d’une nouvelle gamme d’aire de jeux pour enfant dont un premier site a été installé l’été dernier à Morières-lès-Avignon.

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«De mes toiles surgissent des moments particuliers, des lieux que j’ai fréquentés, des atmosphères que j’ai traversées.» Brigitte Mika, peintre.

Brigitte Mika, artiste-peintre installée à Villeneuve-lès-Avignon, capte l’énergie des lieux qu’elle traverse pour les restituer puissamment sur ses toiles, le plus souvent, en grand format. Ce qui interpelle ? Les ambiances qui s’en dégagent comme si l’on ouvrait une fenêtre sur un ‘ailleurs’ bien réel et vibrant d’énergie.

«Il y a quelque chose qui dit : ‘C’est le moment’. Alors je m’engouffre dans mon atelier, m’y enferme et m’isole du monde. Devant moi une toile vierge, mes couteaux, pinceaux et mes peintures acryliques. Le temps est compté pour créer : mon corps tout entier est en tension et devient l’outil de cet impératif. En une journée l’essentiel est apparu et doit être fidèle à ce que j’en ai vu et perçu au tout début, avant même que le pinceau n’ait touché la toile. Puis j’y reviendrai jour après jour, par touches jusqu’à ce que le résultat final soit fidèle à ce que j’avais vu, au tout début. C’est la raison pour laquelle j’ai du mal à prendre des rendez-vous. Parce qu’ignorer ces moments inspirants c’est renoncer à une toile et parce que je crains, lorsque je ne réponds pas à cet ‘appel’ de déshonorer une parole donnée.»

Sublimer la douleur

«Endeuillée par la mort d’une amie très chère, elle a continué à porter leur dialogue avec mille faisceaux de couleurs bientôt inscrits sur toiles… Puis sa peinture s’est ouverte à son cheminement personnel, des impressions de voyage autour du globe avec cet ‘aspect’ éthéré qui lui confère une réelle signature.

«Lors de ma vie professionnelle j’ai fréquenté de nombreux salons professionnels, de décoration et de luminaires. J’étais interpellée par le design et les œuvres qui ponctuaient ces lieux dédiés à l’avant-garde de la création et à l’intuition des futures tendances. Mon inspiration s’est tout d’abord portée sur des fleurs puis des papillons pour passer à la densité de l’urbain et, maintenant, aux paysages. Je peins ce que j’ai vu, ressenti. De mes toiles surgissent des moments particuliers, des lieux que j’ai fréquentés, des atmosphères que j’ai traversées. Des instants restés très précisément en mémoire.»

Un signal, comme un appel

«Je ne sais jamais ce qui va se passer, ni quand, ni comment. Puis quelque chose survient donnant le signal. C’est très physique. Tout mon corps se penche sur la toile installée à la verticale et un enseignement discret, comme celui de la transparence se fait réalité. Mon art évolue au creux de moi à chaque appel. Si je ne réponds pas à cette injonction ? Il n’y aura pas l’œuvre que je devais mettre au jour. Je ne pourrai pas ‘retrouver’ ce qui aurait pu être. J’organise de nombreuses expositions, notamment chez les restaurateurs.»

La vente

«Ce qui m’interpelle ? Je vends souvent après mes expositions. Les gens regardent, déambulent pour, ensuite, me contacter, revoir le tableau puis l’acquérir. Je peins beaucoup, sur 40 dernières toiles exécutées 12 sont déjà parties et d’autres sont en commande pour ‘coller’ au lieu du futur propriétaire. Comment je travaille ? En écoutant de la musique. Elle se révèle le plus souvent, très rythmée, cubaine, particulièrement lorsque je m’attaque à un tableau ’urbain’, elle se lie à l’ambiance ‘classique’ lorsque je fais du ‘paysage’, mais le plus souvent elle se fait jazz, surfant sur la voix de Norah Jones… »

Brigitte Mika 06 12 47 16 65

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