23 mars 2026 |

Ecrit par le 23 mars 2026

Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

À Avignon, le Musée Angladon, Collection Jacques Doucet célèbre le printemps en deux temps : une mise en lumière délicate des aquarelles florales de Madeleine Lemaire dès le 21 mars, puis une lecture habitée de Jeanne Heuclin d’un texte de Louis Aragon, le 24 mars, dans le cadre du Printemps des poètes. Entre grâce picturale et mémoire historique, une programmation qui tisse un dialogue sensible entre art et histoire.

C’est une figure aujourd’hui discrète mais autrefois centrale de la vie artistique que le Musée Angladon remet en lumière. Madeleine Lemaire (1845-1928), aquarelliste renommée de la Belle Époque, fut bien plus qu’une peintre de fleurs : une femme d’influence, au cœur des cercles littéraires et mondains de son temps.

Une peintre au cœur du Tout-Paris
Dans son salon de la rue de Monceau, se croisent alors écrivains, artistes et figures politiques, de Sarah Bernhardt à Robert de Montesquiou, jusqu’à un jeune Marcel Proust, profondément marqué par ces rencontres. Elle illustrera d’ailleurs son premier ouvrage, Les Plaisirs et les Jours, en 1896, et inspirera certains traits du personnage de Madame Verdurin dans ‘À la recherche du temps perdu’.

© Fabrice Lepeltier 

Des œuvres en don au musée
«Nous avons choisi cette artiste avec une thématique printanière, autour de compositions florales», explique Alexandra Siffredi, médiatrice du musée. Les deux œuvres présentées, issues d’un don des frères Dominique et Philippe Tailleur, offrent un aperçu rare de ce travail délicat, rarement montré au public. Dans ces aquarelles, une corbeille d’œillets se déploie dans une composition à la fois riche et aérienne, où l’on devine un héritage rococo revisité à l’aube du XXᵉ siècle. « Il y a quelque chose de très décoratif, mais aussi une atmosphère qui compte beaucoup », précise-t-elle.

Une redécouverte au fil du temps
Longtemps éclipsée, Madeleine Lemaire connaît aujourd’hui un regain d’intérêt. Après avoir été célébrée en son temps, notamment lors de l’Exposition universelle de 1900 et jusque sur la scène internationale, aux États-Unis, son œuvre a progressivement disparu des radars avant d’être redécouverte au début du XXIᵉ siècle, dans le sillage d’expositions consacrées aux femmes artistes de la Belle Époque.

Aragon, ou la mémoire à vif
À cette douceur printanière répond, quelques jours plus tard, une tout autre intensité. Le 24 mars, le musée accueille la comédienne Jeanne Heuclin pour une lecture du poème Le Médecin de Villeneuve, de Louis Aragon. Écrit dans le contexte tragique de l’Occupation, ce texte, interdit sous le régime de Vichy, évoque les rafles de Juifs en Provence, notamment à Villeneuve-lez-Avignon. «C’est un poème comme un petit film tragique, qui nous parle du toujours, du maintenant», confie Jeanne Heuclin. Une œuvre qui ne s’inscrit pas seulement dans l’histoire, mais dans une mémoire encore vive.

Jeanne Heuclin Copyright MMH

En face de la maison d’Elsa Triolet et de Louis Aragon
La comédienne, formée au Conservatoire de Paris et cofondatrice de la compagnie Houdart-Heuclin, entretient un lien intime avec ce territoire : elle a vécu face à la maison où Aragon et Elsa Triolet trouvèrent refuge pendant la guerre. « Villeneuve faisait partie d’un chemin de résistance, entre Paris et le Sud, où se sont cachés de nombreux résistants », rappelle-t-elle. Son interprétation, annoncée en deux registres, voix portée et voix chuchotée, promet une expérience immersive, où le texte se fait à la fois cri et confidence.

Entre poésie et engagement
La lecture est proposée dans le cadre du Printemps des poètes 2026, placé sous le thème de «La liberté, force vive déployée ». Un choix qui résonne particulièrement avec ce texte d’Aragon, écrit à la suite d’une rafle en 1942, et longtemps empêché de circuler. Jeanne Heuclin souligne d’ailleurs l’importance de faire entendre ces œuvres censurées : « Il nous a semblé essentiel de rappeler des textes qu’on a empêchés d’être lus. » Un travail de transmission qui trouve ici un écho contemporain, alors que les questions de mémoire et de liberté étreignent les peuples et les territoires. En réunissant ces deux propositions, le Musée Angladon compose une programmation subtile, où la légèreté florale de Madeleine Lemaire dialogue avec la gravité d’Aragon. Deux façons, en somme, d’explorer ce que l’art peut dire du monde : sa beauté fragile, mais aussi ses blessures.

Les infos pratiques
Accrochage de saison Madeleine Lemaire, compositions florales à l’aquarelle. À partir du samedi 21 mars 2026 (du mardi au samedi, 13h-18h). Entrée du musée : 8€ / 6,50€ / 5€ (Avignonnais) / 3€. Lecture, Le Médecin de Villeneuve de Louis Aragon, par Jeanne Heuclin. Mardi 24 mars 2026 à 19h. Musée Angladon-Collection Jacques Doucet, Avignon. Tarif unique : 12€ (réservation obligatoire). Jauge de 20 personnes dans la bibliothèque. Musée Angladon-Collection Jacques Doucet. 5, rue Laboureur à Avignon. Réservation : accueil@angladon.com – +33 (0)4 90 82 29 03.
Mireille Hurlin


Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Un ciel blanchâtre dû aux incendies sévissant au Canada voilait le Ventoux, invisible depuis l’accueil de la Bibliothèque-Musée Inguimbertine. L’accueil de ce merveilleux édifice est normalement aux premières loges pour admirer le ‘Géant de Provence’. Qu’importe, les journalistes locaux et parisiens étaient spécialement présents pour admirer en avant-première les œuvres d’un autre géant, souvent dénommé ‘le Van Dyck de la France’ : le portraitiste JS Duplessis, né à Carpentras en 1725.

La première bibliothèque-musée de France
En donnant un destin artistique à l’Ancien Hôtel Dieu,la mairie de Carpentras avait fait un choix audacieux. Comme le précise Serge Andrieu, maire de Carpentras « nous aurions pu transférer des services administratifs, nous avons choisi malgré le coût de donner une deuxième vie à cet Hôtel Dieu en le transformant en Musée-Bibliothèque, en transférant les trésors de l’Inguimbertine. C’est ainsi que ce lieu a été inauguré en 2024, fierté de Carpentras pour les joyaux qu’il recèle sur les 1 800m2 du bâtiment. Un effort amplement récompensé puisque Xavier Salmon, directeur des arts graphiques au musée du Louvre ne s’est point fait prier pour accepter d’être le commissaire scientifique de cette exposition inédite.

Crédit : DR

300e anniversaire de la naissance du ‘Van Dyck’ français
‘L’art de peindre la vie’ est la première exposition rétrospective sur le portraitiste Joseph-Siffred Duplessis à l’occasion du 300e anniversaire de sa naissance à Carpentras. Cet événement temporaire est la première exposition rétrospective sur le portraitiste Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) avec 60 œuvres pour la plupart inédites. Le commissaire de l’exposition, Xavier Salmon est intarissable quand il parle de ce qui est sa spécialité, l’Art au XVIIIe siècle. On sent toute la passion et l’excitation du chercheur, de l’artiste, du commissaire scientifique à ‘traquer’ les œuvres de Duplessis à travers les collections privées et les musées nationaux et internationaux et à valider les différentes versions – à l’époque on dupliquait les tableaux. Le musée de Carpentras était propriétaire d’une vingtaine d’œuvres. De surprises en découvertes, au final, après 3 ans de recherches, c’est près de 60 tableaux qui sont exposés. L’exposition est conçue comme une déambulation selon les temps forts de la carrière de l’artiste, l’actualité du moment (la révolution française), les cercles qu’il fréquente, Paris ou la Province et bien sûr l’époque de sa consécration quand il devient le portraitiste officiel du roi Louis XVI.

Crédit : DR

Il force l’admiration de Diderot
Après sa période comtadine consacrée plutôt à des thèmes religieux ou à la mythologie antique, Duplessis part à Lyon en 1751 puis débarque à Paris en 1752. Inconnu des cercles parisiens jusqu’ alors, il force l’admiration de Diderot à la grande exposition du Salon en 1769 et devient indétrônable pendant près de 20 ans. Portraitiste du roi Louis XVI, il peint un majestueux portrait du monarque, de Marie-Antoinette -cependant difficile à contenter-, de Benjamin Franklin parmi les plus renommés. Le buste de Benjamin Franklin par Duplessis est sur les billets de cent dollars américains depuis 1928 !

« Le buste de Benjamin Franklin par Duplessis est sur les billets de cent dollars américains depuis 1928 ! »

Au cours de l’exposition on pourra également jouer au jeu des 7 erreurs avec les 3 tableaux représentant le médecin Joseph Marie François de Lassone, découvrir le couple Necker sans concession et sourire de quelques notables joufflus de province.
On peut admirer cette façon de traduire la matière, pas seulement dans le rendu des tissus ou des accessoires mais la carnation de ses sujets, la chair et ses reflets et même leursimperfections. On pourra apprécier lors de l’exposition le confort de la visite, happé par un regard narquois ou bienveillant, étonné de tant de beauté au-delà de celle du sujet, frappé par la perfection qui semble se dégager.

Le petit plus
Pour accéder à l’exposition temporaire, il faut traverser les galeries du musée, l’occasion de déambuler parmi ses trésors artistiques, les manuscrits anciens, les incunables, les œuvres d’art emblématiques. Quand on arrive à l’exposition de Duplessis, on a déjà les sens en éveil, la curiosité émoussée. Celle-ci démarre par un autoportrait comme une invitation à percer le mystère de ce talentueux portraitiste et se termine sur un autre auto-portrait où la sérénité affichée ne masque pas pour autant le poids des ans.

Exposition ‘L’Art de peindre la vie’. Du 14 juin au 28 septembre. 10h à 18h. Fermé le lundi. L’Inguimbertine. 180, Place Aristide Briand. Carpentras.


Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Dans le cadre d’Avignon, Terre de culture et de la semaine japonaise au théâtre Golovine, l’artiste plasticienne avignonnaise, Louise Cara, de retour du Japon et inspirée depuis toujours par son esthétique picturale présente ‘Le paravent des deux mondes’ dans son atelier. Le paravent des deux mondes interviendra également dans le spectacle de Kana, Kitty, danseuse butô pour ‘Sacred rythms-awaken with a sense of loss’, (Les rythmes sacrés perdus) au théâtre Golovine. 

Retour de voyage au Japon
Louise Cara présentera, dans son atelier, le paravent des deux mondes, œuvre inspirée par les paravents japonais, ainsi que d’autres œuvres les jeudi 15 mai de 18h30 à 19h30 et samedi 17 mai de 14h à 17h. 
Ateliers de la Manutention. Cour Maria Casarès, à côté du Cinéma Utopia, après les Jardins UrbainV. 4, rue des Escaliers Sainte Anne. Louise Cara 06 08 34 47 37

Théâtre Golovine
Le paravent des deux mondes’ interviendra dans l’oeuvre de Kana Kitty, danseuse Butô lors de son spectacle ‘Sacred rythms, awaken with a sense of loss’, ‘Les rythmes sacrés perdus’ vendredi 16 mai, au théâtre Golovine. 1, rue Sainte-Catherine à Avignon. La semaine d’Art japonais du 14 au 17 mai 2025.

Copyright Kan Kitty

Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Patrick Armengau, commissaire-priseur de l’hôtel des ventes d’Avignon propose la vente de tableaux modernes, mobilier design et collections particulières ce samedi 29 mars à 10h et 14h15. Tous les lots ici à partir du 169.

Tout d’abord on voyage avec Claude Firmin (1864-1944) avec ce chantier naval à Marseille, une huile sur panneau datée de 1900 à partir de 1 000€. Et puis il y a ces deux tableaux d’une Provence paisible où le temps est doux et où l’on se promène au gré des lavandes. Deux Othion Coubine (1883-1969) l’un nous donnant à voir le village de Simiane la Rotonde et l’autre un champ de lavande. Deux huiles sur toile, le village à partir de 5 000€ et les lavandes à partir de 3 000€.

Des paysages qui bruissent de la douceur du printemps
On est attiré par le temps suspendu capturé par Armand Guillaumin (1841-1927) de cette femme brodant dans le jardin vers 1900, à partir de 8 000€. On aime l’immensité de cette étendue d’eau comme un paysage liquide paisible et immuable qui invite à la méditation. Une œuvre sans titre de Francis Picabia (1879-1953) à partir de 3 000€. On a un coup de cœur pour la beauté, la force et la jeunesse qui se dégagent de ce buste en bronze à patine vert antique numéroté et son socle en pierre blanche nommé ‘Persée’ d’Igor Mitoraj (1944-2014) à partir de 3 000€. 

D’après Andy Warhol Flowers Sérigraphies sur papier 90x90cm à partir de 80€ Lots depuis 175 à 179. Copyright Hôtel des ventes d’Avignon

Des mobiliers à l’élégance intemporelle
On trouve tout doux ce siège appelé ‘pilot’ tapissé de cuir ‘beurre frais’ d’Arne Norell (1917-1971) à partir de 300€. On aime ces 4 chaises légères comme presque immatérielles signées Roberto Lazzeroni pour Ceccoti Collezioni dont les assises sont garnies de cuir noir mises à prix à partir de 400€. On a remarqué la jolie ligne de cette paire de fauteuils en cuir fauve et aux accotoirs et piétements en chêne signée Circa en 1950 et proposée à partir de 1 200€.

Un conférence pour les collectionneurs de montres
Patrick Armengau recevra Geoffroy Ader, expert en montres et horlogerie de collection pour une conférence sur le thème ‘Collectionner et se constituer un patrimoine ce jeudi 27 mars à 18h. Les personnes intéressées sont invitées à téléphoner auparavant pour en connaître les modalités auparavant au 04 90 86 35 35 ou à écrire un courriel à contact@avignon-encheres.com

Les infos pratiques
Vente aux enchères. Samedi 29 mars à 10h  et 14h15. Expositions jeudi 27 mars de 14h à 18h ainsi que le matin de la vente. Hôtel des ventes d’Avignon. Maître Patrick Armengau, commissaire-priseur. 2, rue mère Teresa. 04 90 86 35 35. www.avignon-encheres.com & contact@avignon-encheres.com. Tous les lots de la vente ici.

‘La Communion’ Sébastien dit Gabriel Simonet (1909-1990) Sculpture formant coupe. Copyright Hôtel des ventes Lot 340

Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Le Figuier Pourpre, maison de la poésie d’Avignon, invite la poétesse Angèle Paoli et la peintre Caroline François-Rubino pour une lecture rencontre autour du Mont Ventoux ce vendredi 11 octobre.

Ce projet à deux voix s’est structuré dans l’échange et le partage de l’amour du Ventoux. Il s’est concrétisé par un très beau livre paru aux éditions Voix d’Encre, illustré par les saisissantes peintures de Caroline François-Rubino et accompagné des poèmes d’Angèle Paoli.  

Hommage au géant de Provence

Ces trente-six vues et variations sur le mont Ventoux constituent une lignée de témoignages et de documents qui rend hommage au mont « en faisant le seul et unique motif, représenté par la peintre toujours du (presque) même point de vue, les multiples variations étant essentiellement celles de la distance, d’un changement discret de l’angle du regard, ou l’emploi des couleurs et leur application sur le papier. »

Un beau livre d’artistes mis en voix

Angèle Paoli nous rappelle, dès les premières pages du livre, que la première ascension documentée du mont jusqu’à son sommet serait l’œuvre, le 26 avril 1336, du poète Pétrarque depuis Malaucène sur le versant nord. Les 58 poèmes écrits par Angèle Paoli sont autant de vues et de cheminements possibles pour une approche infinie du mont qui a fasciné tant de poètes, de Pétrarque à René Char, Philippe Jaccottet et Pierre-Albert Jourdan par exemple. Une ascension littéraire qui nous offre tous les itinéraires et les explorations qu’un tel mont recèle avec ses secrets et ses surprises. 

Vendredi 11 octobre. 20h30. Entrée et participation libre. Figuier pourpre. 6 rue Figuière. Avignon.


Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

La Société d’histoire et d’archéologie de Saint-Rémy-de-Provence (SHASRP) propose aujourd’hui une conférence sur le thème ‘Van Gogh en Provence’. Elle sera animée par Carole Gallas, licenciée en histoire de l’art, guide-conférencière, médiatrice du patrimoine et vice-présidente de la SHASRP.

Cette dernière, titulaire d’une licence en archéologie et histoire de l’art, mettra plus particulièrement l’accent sur les années 1888 à 1890, durant lesquelles Van Gogh vécut à Arles et à Saint-Rémy-de-Provence. Une période durant laquelle l’artiste mondialement connu à qui l’on doit plus de 2000 toiles et dessins a été particulièrement marquée par une production très intensive de l’homme à ‘l’oreille coupée’.

Un génie créatif hors du commun
« Originaire de la Provence, je suis fascinée depuis très longtemps par cet artiste reconnu dans le monde, explique Carole Gallas. Je veux mettre en lumière les deux années où Vincent Van Gogh découvre Arles et Saint-Rémy-de-Provence. Il y peint sans relâche son Japon provençal dans une période très féconde. Grâce à ses nombreuses lettres et ses tableaux, nous possédons une œuvre complète d’un génie créatif hors du commun. Mais qui connaît vraiment Vincent Van Gogh ? Venez découvrir ‘mon’ Vincent Van Gogh. »

 
Carole Gallas lors d’une de ses visites commentées à l’hôpital Saint-Paul-de-Mausole de Saint-Rémy-de-Provence où Vincent Van Gogh a séjourné pendant un peu plus d’un an, juste avant sa mort. Crédit : DR

Promouvoir l’histoire de Saint-Rémy
Créé fondée en 1996, la SHASRP aujourd’hui présidée par Bernard Cerveau s’attache à promouvoir l’histoire de Saint-Rémy-de-Provence, de sa culture et de ses traditions. Dans ce cadre organise des conférences, des visites, des voyages… Elle élabore également des publications sur l’histoire locale et s’est aussi engagée dans la restauration du patrimoine.

Jeudi 26 sept. 2024 à 18h30. Ciné-Palace. 4, avenue Fauconnet. Saint-Rémy-de-Provence
Participation aux frais : 5€ (3€ pour les adhérents). www.histoirearcheologie-saintremy.fr. shasaintremy@gmail.com


Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Pour célébrer les 100 ans de l’existence de la cave coopérative vauclusienne, un concours d’art multidisciplinaire est mis en place par le Cellier des Princes qui sera ouvert à tous. Les participants ont jusqu’au 30 octobre pour soumettre leur candidature, les gagnants verront leurs œuvres exposées durant une durée minimale de trois mois. 

100 ans de passion et de tradition vinicole. C’est ce qui s’apprête à être célébré par la cave Cellier des Princes qui se trouve à Courthézon à l’occasion de ses 100 ans d’existence. Pour partager ce moment avec le maximum de personnes, la structure vauclusienne a fait le choix d’organiser un concours d’art et ouvert aux artistes de tous horizons afin qu’ils participent à travers leurs œuvres à l’héritage de Cellier des Princes. 

Ce concours est pluridisciplinaire et invite des artistes de plusieurs domaines à s’inscrire. Peinture, photographie, dessin, vidéo, film, 3D, sculpture, poésie, littérature, philosophie, il y en aura pour tous les goûts. Ouvert depuis fin avril, le concours reste ouvert aux candidatures jusqu’au 30 octobre 2024. Dès le mois de novembre, la pré-sélection des œuvres débutera. Les gagnants du concours seront exposés dès le premier jour du mois de décembre. 

Une exposition d’un an en récompense ultime

Les 1ers prix de chaque catégorie artistique se verra remettre une somme de 300€ en guise de récompense ainsi qu’un magnum de Châteauneuf-du-Pape.  Au-delà de l’aspect financier, c’est surtout la possibilité d’exposer durant plus d’un an pour les artistes vainqueurs qui constitue la véritable récompense de ce concours avec trois mois supplémentaires en 2025 ou 2026. Certaines œuvres présélectionnées pourront même être mises en vente au bénéfice exclusif des artistes à la fin de l’année 2025.

Toutes les informations concernant le concours sont disponibles en cliquant sur ce lien


Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Exposée depuis début juin au sein de la Fondation Van Gogh à Arles, la toile « la nuit étoilée » de Vincent Van Gogh est encore exposée jusqu’au lundi 26 aout 2024, 18h. Il reste donc que quelques jours pour admirer cette toile iconique de l’artiste peintre néerlandais, très attaché à la ville du sud de la France. 

L’exposition « Van Gogh et les étoiles » offre l’occasion de concevoir une exposition mettant en perspective les sources dans lesquelles puisa l’artiste pour réaliser cette œuvre mais aussi l’influence qu’elle a eue. À travers différentes approches, scientifiques, historiques ou poétiques, les travaux d’artistes anciens et contemporains apportent un éclairage nouveau sur l’œuvre de Van Gogh afin d’en souligner l’héritage et la force inébranlable. 

Le chef d’œuvre rejoindra ensuite la National Gallery à Londres pour l’exposition « Van Gogh : poètes et amants » qui débutera dès le 14 septembre 2024. 

Infos pratiques : Exposition « Van Gogh et les étoiles ». Accessible tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au lundi 26 août 2024, 18h. Fondation Vincent Van Gogh, 35 rue du Docteur Fanton, 13200 Arles. Tickets disponibles ici


Quand le musée Angladon fait naitre le printemps entre fleurs et mémoire

Depuis le 15 juin, le centre culturel Dora Maar qui accueille régulièrement des résidences d’artistes internationaux, a mis en place à l’hôtel particulier de Tingry une exposition de dessins, peintures et sculptures intitulée « Fantômes » de l’artiste américain Joseph Havel. 

En place jusqu’au 24 novembre dans la commune vauclusienne de Ménerbes, cette exposition met en avant le travail d’exploration du quotidien de Joseph Havel et son gout prononcé pour la transformation d’objets ordinaires pour amener à une réflexion sur la construction de l’identité. Nommée « Fantômes », cette présentation explore les processus liés au souvenir, à l’archivage, à la classification des histoires et des cultures aussi bien qu’à la négligence et le rejet de ces cultures. 

« Pour cette exposition intitulée Fantômes à l’Hôtel de Tingry, monument historique français à Ménerbes, lieu d’une riche activité artistique et littéraire, Joseph Havel explore la manière dont on se souvient, on catégorise, on enregistre, et parfois on néglige ou on rejette, les histoires et les cultures. » a déclaré Jérôme Sans, critique d’art reconnu. 

“Les œuvres exposées reprennent un motif cher à Havel, à savoir le livre, qui fait partie intégrante de sa vie quotidienne. Il apparait comme outil de connaissance, comme objet singulier qui occupe une place dans l’espace, mais aussi comme symbole d’un champ de savoir et d’expérience, et comme signe possible de distinction sociale. Pour composer ses sculptures, il arrange des livres en piles, voire en piliers, toujours savamment composés et dont l’équilibre parait souvent délicat, précaire. Dans le contexte de l’Hôtel de Tingry, ces œuvres font écho, par leur caractère « architectonique », à l’architecture environnante, tout en évoquant l’art de la nature morte, dans une veine à mi-chemin entre l’illusionnisme et l’abstraction. 

Crédit Photo : MacKenzie Mercurio et Centre Culturel Dora

Les dessins exposés font partie d’une série d’œuvres sur papier commencée par Havel au printemps 2022 et initialement conçue autour de l’idée de l’autodafé de livres. Ces dessins stylistiquement très libres et vigoureux, mêlent la mine de plomb, le crayon gras, la peinture acrylique, le poivron fumé et, pour évoquer le feu, la noix de cayenne et le safran. » A pour sa part ajouté Édouard Kopp, conservateur d’art français. 

Infos pratiques : Exposition « Fantômes » de Joseph Havel. Du 15 juin 2024 au 24 novembre 2024. Le mercredi et le samedi de 13h à 18h, entrée libre. Hôtel de Tingry, rue Cornille, 84560, Ménerbes. 

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