Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Jusqu’à présent on avait beaucoup parlé d’elle, mais elle s’était peu exprimée dans les médias. Nouvelle adjointe déléguée à l’innovation et à la création de valeur territoriale de la ville d’Avignon, Anaïs Hausmann est désormais en plein lumière. En effet, la compagne d’Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon, briguera l’un des trois sièges de sénateur lors des élections qui se dérouleront le dimanche 27 septembre prochain. Elle le fera sous l’étiquette ‘Le bon sens des territoires’, le mouvement que vient de lancer Olivier Galzi afin d’essaimer au niveau national. Entretien avec la candidate désormais déclarée.
Pour quelle raison êtes-vous candidate aux prochaines élections sénatoriales en Vaucluse ? « Depuis plusieurs mois, au contact des élus locaux, des habitants, des acteurs associatifs et économiques, j’ai constaté une même attente : être davantage écoutés, considérés et surtout retrouver du bon sens dans la manière de faire de la politique. Aujourd’hui, beaucoup de Français ont le sentiment d’une politique déconnectée et ils ont raison. Je crois au contraire à une politique de proximité, enracinée dans son territoire, capable d’écouter le terrain avant de décider – c’est à dire une politique qui part du territoire plutôt que des partis ou de l’idéologie. Le Sénat, comme plus largement notre appareil politique, a besoin de profils différents, des entrepreneurs je le crois. Mon engagement s’inscrit pleinement dans cette volonté de faire de la politique autrement : moins dans les logiques d’appareils, plus ancré dans le territoire et avec plus de lien humain. J’ai financé mes études seule, j’ai construit mon parcours sans filet. Je sais ce que c’est quand le système ne vous aide pas. Et quand le système ne vous aide pas, il faut trouvez une autre porte. C’est exactement ce que je viens faire au Sénat, trouver d’autres portes pour les élus vauclusiens qui sont bloqués par un système complexe. »
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« Se présenter aux sénatoriales, c’est proposer une vision – pas déclarer une guerre. »
Comment voyez-vous votre rôle de sénatrice et comment l’inscrivez-vous dans la continuité de la dynamique de l’élection d’Olivier Galzi à la mairie d’Avignon ? « Le rôle d’un sénateur, c’est d’être le trait d’union entre le terrain et la loi. Et un sénateur efficace pour un territoire comprend à la fois les réalités locales et les mécanismes du Sénat. Il doit défendre les équilibres locaux, faire remonter les besoins réels du terrain dans la fabrication de la loi et faire avancer les dossiers qui bloquent au niveau national. Je vois ce rôle avec une approche très simple : être proche et à l’écoute des élus et porter leurs combats. Je veux être une sénatrice sur le terrain ainsi qu’une sénatrice à temps plein (voir encadré : ‘Cumul des mandats’). Je veux me battre pour nos élus fidèlement et sincèrement. Tout ceci s’inscrit naturellement dans la dynamique que nous portons ensemble avec Olivier Galzi et toute l’équipe qui l’a emporté lors des dernières municipales à Avignon (voir encadré : ‘Du bon sens près de chez vous au bon sens loin de chez vous ?’). La logique est la même : partir du quotidien, des réalités locales et du bon sens. En redonnant davantage de poids au terrain et aux élus qui agissent concrètement au quotidien pour faire avancer le Vaucluse. »
Parcours Anaïs Hausmann, 44 ans, est conseil en stratégie de marque. Elle intervient ainsi notamment avec sa société de conseil Les Trois Grâces auprès de clients prestigieux comme LVMH, Boucheron, BNP Paribas, Porsche, Arte ou bien encore M6… Diplômée d’un master 1 en Commerce et Affaires internationales à l’Idrac Business School Paris-Courbevoie, ainsi que d’un master 2 en Marketing et Communication de Luxe à l’Institut Supérieur d’Études du Management de Marne-la-Vallée, elle est aussi responsable stratégie, développement et innovation de la société Justplay. Enfin, elle intervient également dans la production de projets musicaux en tant qu’indépendante.
Les sénatoriales, c’est vraiment l’élection des élus du territoire, tout particulièrement les élus ruraux qui sont une majorité en Vaucluse. Comment entendez-vous porter leurs aspirations ? « Comme je l’ai déjà dit ces derniers mois, j’ai rencontré de nombreux maires et élus locaux. Et ce qu’ils disent revient souvent : on leur donne toujours plus de responsabilités, mais avec toujours moins de moyens, moins de liberté et des contraintes administratives de plus en plus lourdes. Beaucoup d’élus ruraux ont aujourd’hui le sentiment de devoir se battre en permanence pour maintenir des services essentiels, faire avancer un projet, préserver une école, gérer l’eau, les infrastructures ou simplement garder leur commune vivante. Je crois profondément que ces élus méritent toute notre considération. Ce sont eux qui tiennent le territoire au quotidien, souvent avec très peu de moyens mais avec un engagement immense. Ma réponse, c’est un mandat construit autour des besoins réels des communes : simplification administrative, défense de la liberté des maires, meilleure gestion locale de l’eau, accompagnement du désenclavement, accès aux services publics, soutien aux projets locaux et défense des capacités d’investissement des collectivités. Les élus ruraux n’ont pas besoin d’un sénateur qui parle d’eux depuis Paris. Ils ont besoin de quelqu’un qui connaît leurs réalités, qui les écoute et qui se bat concrètement pour eux au Sénat. C’est ce que je veux faire. »
« Les élus locaux ont toujours plus de responsabilités mais moins de moyens. »
Cumul des mandats : « je me consacrerai entièrement au mandat sénatorial. » Concernant le cumul des mandats, Anaïs Hausmann est catégorique : « Si je suis élue, je me consacrerai entièrement au mandat sénatorial. Je quitterai mon activité de conseil dans le privé mais aussi mes fonctions d’adjointe à la Ville. Pas parce qu’on me le demande, mais parce qu’il faut un sénateur à temps plein, pas un sénateur entre deux agendas. » En revanche, si initialement elle nous avait précisé qu’elle abandonnerait ses autres mandats elle restera finalement conseillère municipale et également conseillère communautaire du Grand Avignon afin de « rester au contact de la réalité du quotidien des élus de terrain. »
Dans cette logique quels sont les projets et les thèmes locaux que vous souhaiteriez porter auprès de la chambre haute du parlement ? « Le premier enjeu, c’est la simplification administrative. Aujourd’hui, beaucoup de maires et d’élus locaux passent davantage de temps à gérer des contraintes réglementaires qu’à faire avancer leurs projets. Il faut redonner de l’air aux communes, simplifier les procédures et faire davantage confiance aux élus de terrain. » « Deuxième enjeu, la décentralisation – pas un transfert de compétences sur le papier, mais un vrai retour du pouvoir aux élus locaux. Aujourd’hui, les maires ont les responsabilités sans les leviers. Il faut leur rendre la liberté de décider, d’agir et d’innover sur leur propre territoire. Je veux aussi défendre une approche plus pragmatique du foncier économique. Trop de projets sont ralentis voire bloqués par des normes devenues excessivement rigides. Bien sûr, il faut préserver nos équilibres environnementaux, mais il faut aussi permettre à nos communes de se développer, d’accueillir des entreprises, de créer de l’emploi et de maintenir une activité économique locale. Le ZAN (Zéro artificialisation nette) est une bonne intention mal calibrée car appliqué uniformément, il condamne les villages qui ont besoin de construire pour survivre. Un village de 300 habitants dans le Luberon n’a pas le même rapport au foncier qu’une ville moyenne. Ma position au Sénat : différencier l’application du ZAN selon la réalité des territoires, donner aux maires ruraux des dérogations ciblées pour le logement principal et les équipements publics, et arrêter de traiter une commune de 400 habitants comme une zone urbaine dense. » « Je souhaite également soutenir les infrastructures essentielles pour notre territoire, comme la LEO, pour le désenclavement, la mobilité, l’attractivité économique et la qualité de vie des habitants. Trop de projets avancent aujourd’hui avec des lenteurs incompréhensibles alors qu’ils sont attendus depuis des années par les élus et les habitants. La question de l’eau sera également centrale. Dans notre département, l’eau est une ressource sous pression. Nous devons mieux la protéger, mais aussi permettre une gestion plus locale, plus adaptée aux réalités du terrain et aux enjeux climatiques de demain. Tous les chantiers que je souhaite porter ont un fil conducteur : rendre aux élus la liberté d’agir sur leur propre territoire. »
« Rendre aux élus la liberté d’agir sur leur propre territoire. »
Que répondez-vous à ceux qui doutent de votre légitimité à vous présenter à cette élection. Notamment, sur le fait que vous ne connaissais pas le Vaucluse depuis longtemps et qui mettent en avant votre inexpérience politique tout en rappelant que vous êtes la compagne d’Olivier Galzi ? « D’abord, le Vaucluse, je ne le découvre pas. J’ai grandi à Valence, dans la Drôme dans cette culture du Rhône, avec des réalités territoriales, agricoles et rurales très proches de celles du Vaucluse. Les agriculteurs qui irriguent dans la Drôme et ceux qui irriguent en Vaucluse ont les mêmes problèmes d’accès à l’eau, les mêmes inquiétudes face à la sécheresse, les mêmes enjeux de transmission. Ce sont des territoires cousins, géographiquement et culturellement. Le Ventoux se voit depuis les routes drômoises. Quand on compare Grignan ou Mirmande à Gordes ou Venasque, on retrouve la même pierre, la même lumière, le même mistral. Et au-delà de cela, j’ai aussi une histoire personnelle avec le Vaucluse. Étudiante, j’ai travaillé plusieurs saisons en restauration à Pernes-les-Fontaines. J’ai passé beaucoup de temps à Saint-Saturnin-lès-Avignon et à Carpentras… et puis désormais j’ai une deuxième vie ici à Avignon avec Olivier. »
Anaïs Hausmann, ne s’en cache pas. Elle est la compagne d’Olivier Galzi (ici lors de la présentation en meeting de la liste du nouveau maire d’Avignon). Pour autant, elle revendique un engagement personnel et autonome.Crédit : DR
« Apporter une culture de projet, de responsabilité et de résultats. »
« Concernant l’inexpérience politique, je crois justement que c’est ma force. Je viens avec un autre parcours. Celui de quelqu’un qui a entrepris, pris des risques, connu des réussites mais aussi des échecs d’entreprise. Je connais les difficultés du terrain, les lourdeurs administratives, les dossiers bloqués, les réalités concrètes vécues par ceux qui créent, investissent et essaient d’avancer. Beaucoup de responsables politiques ont passé toute leur vie dans les appareils. Moi, je viens avec une culture de projet, de responsabilité et de résultats. Et puis, j’apporte aussi une forme de liberté. Quand on a grandi dans un système politique local pendant 20 ans, il peut exister des réseaux, des fidélités, des oppositions anciennes qui compliquent parfois l’action et le cadre. Moi, j’arrive avec un regard neuf, sans dettes politiques, sans logique de clan, avec une seule priorité : défendre le territoire. Enfin, concernant Olivier : oui, nous partageons une vision commune pour notre territoire. Une vision fondée sur le bon sens, la proximité et le refus des logiques d’appareils. Mais mon engagement est personnel et autonome. »
En présentant une liste face aux sénateurs sortants, est-ce un coup de force politique ? Une sorte d’opposition entre ‘sénateur des champs’ et ‘sénateur des villes’ ? Où s’agit-il de redonner tout son poids au chef-lieu du département dans l’échiquier politique du département ? « Rien de tout cela. Se présenter aux sénatoriales, c’est proposer une vision – pas déclarer une guerre. Il n’y a pas de sénateur des champs contre sénateur des villes dans mon projet, il y a un territoire qui a besoin d’être représenté dans sa globalité – ses communes rurales, son agriculture, sa ville centre, ses villages perchés. Et ce n’est pas un coup de force : c’est une démocratie qui fonctionne. Et si coup de force il y a eu, c’est celui imposé par des logiques partisanes qui idéologise le débat et l’éloigne du bon sens qui, lui, n’appartient à personne et certainement pas à un parti. »
Anaïs Haussmann ne votera pas Blanc Si un temps, l’idée d’une fusion des listes sénatoriales avec le parti LR (Les républicains) a été au cœur de tractations en Vaucluse, Anaïs Hausmann coupe court à tout rapprochement désormais. Notamment avec le LR Jean-Baptiste Blanc, sénateur de Vaucluse depuis 2020 également conseiller départemental rapporteur du budget. « A priori nous allons partir sur des listes distinctes, mais pas concurrentes, insiste-t-elle. Nous souhaitons vraiment représenter le mouvement que nous sommes en train de mettre en place. Dans ces conditions c’est donc compliqué de fusionner. Il y a 3 sièges à pourvoir. Jean-Baptiste Blanc est sénateur sortant, il a la confiance des grands électeurs et je ne doute pas qu’il soit réélu. Je me bats donc plutôt pour le siège suivant. »
En cas d’élection, dans quel groupe entendez-vous siéger au sénat ? « Je défends une position de liberté pour nos élus et le territoire. Ce qui m’importe, c’est de siéger dans un groupe qui me laisse libre de voter selon les intérêts du Vaucluse. Pas selon une ligne de parti. Deux groupes semblent cocher cette case à mes yeux : l’union centriste (59 sièges actuellement) et le groupe LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires – 20 sièges). »
Quels sont les autres candidats présents sur votre liste des sénatoriales ? « Notre liste est en cours de finalisation. Je ne souhaite pas communiquer de noms avant qu’elle soit officiellement déposée car nous sommes encore en train de la construire. Ce que je peux dire, c’est que nous bâtissons une liste cohérente avec notre démarche : des profils de terrain avec une vraie connaissance des réalités vauclusiennes et représentant des communes de tailles différentes ainsi que les quatre points cardinaux du département. Tout cela prend du temps parce qu’il faut échanger avec chacun pour s’accorder sur la vision de notre démarche. »
Enfin, cette présences à ces élections sénatoriales préfigurent-elles d’autres candidatures d’élus du mouvement du ‘Bon sens des territoires’dans les élections à venir : législatives, départementales régionales… ? « Le mouvement initié par Olivier et toute l’ équipe du ‘Bon Sens des Territoires’ a vocation à s’inscrire dans la durée. Il répond à une vraie demande des Français qui en ont assez des appareils politiques. Donc oui, notre mouvement entend bien porter la voix du bon sens des territoires lors des prochaines échéances électorales. Mais aujourd’hui, je suis focalisée sur une seule chose : les sénatoriales. »
Propos recueillis par Laurent Garcia
Du bon sens près de chez vous au bon sens loin de chez vous ? Fort de sa victoire aux dernières municipales à Avignon ainsi que de son élection dans la foulée à la présidence de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, Olivier Galzi vient d’annoncer, ce mercredi, la création du ‘Bon sens des territoires’. Ce mouvement, dont l’acte de naissance a été signé par les 55 colistiers du nouveau maire de la cité des papes, est destiné à accueillir tous ceux qui pensent que l’appartenance à un territoire doit primer sur toute appartenance partisane. « Et parce que ‘le bon sens’ ne s’arrête pas à Avignon », Olivier Galzi dont ce slogan a été l’un de ses mantras lors des municipales de mars, entend rallier les « sans étiquettes » afin de faire entendre cette « majorité silencieuse ». « En mars, nous avons démontré que notre ville ‘capitale’ pouvait déjouer les pronostics en rassemblant des forces vives et constructives, pour reprendre en main notre destin, explique l’ancien journaliste. Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain. Un chemin porteur de solutions locales et concrètes, plutôt que de colères nationales et de jeux d’appareils. » L’ambition est donc désormais d’exporter ce ‘bons sens avignonnais’ vers le reste du pays. Première étape : « reprendre notre destin en main, partout où nous devons le défendre : au Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », annonce Olivier Galzi qui poussait la candidature d’Anaïs Hausmann, sa compagne, depuis plusieurs semaines.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Ce dimanche 26 avril, la chaîne télévisée France 3 Provence-Alpes reviendra sur les résultats des élections municipales, qui se sont tenues les 15 et 22 mars derniers, dans son émission Dimanche en politique.
Un mois après les résultats des Municipales, Thierry Bezer, spécialiste de la vie politique, animera l’émission hebdomadaire Dimanche en politique sur le sujet. Il sera entouré de trois journalistes de la presse écrite régionale :
Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise ;
Ensemble, ils dévoileront une analyse de la situation politique en Vaucluse, dans les Bouches-du-Rhône et dans le Var sur France 3 Provence-Alpes.
Dimanche 26 avril. 11h30. France 3 Provence-Alpes.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
A les entendre tous les partis politiques ont une excellente raison de se satisfaire des scores de leurs candidats aux dernières élections municipales. Toutes tendances confondues ils ont tous gagné. Même les éconduits, ils ont été incompris et feront mieux la prochaine fois, c’est certain. Au terme de cette séquence, présentée comme un avant-goût de l’échéance présidentielle de l’année prochaine, la lisibilité politique n’est pas des plus claire…
Les français se sont-ils passionnés pour ces élections municipales. Oui et non. Les alliances qu’elles soient de gauche ou de droite ont-elles été de bonnes ou mauvaises stratégies ? Oui et non. Les partis situés aux extrémités de l’échiquier politique ont-ils progressé ? Oui et non. Y-a-t-il eu du dégagisme à l’endroit de certains élus ? Oui et non. Y voit-on plus clair pour l’élection présidentielle d’avril 2027 ? Là au moins on est sûr que non.
Cette séquence des élections municipales 2026 aura été un vrai moment de démocratie
Une autre chose est certaine, cette élection qui a mis au cœur de l’actualité nos préoccupations locales, a permis de mettre en parenthèses pour quelques jours les folies « trumpistes ». Même si la participation dans les urnes a été historiquement faible, les réunions politiques ont été nombreuses et souvent très fréquentées, les médias locaux (presse, radios et TV là où il y en a) ont organisés des débats. Les réseaux sociaux ont été particulièrement utilisés… Les chaînes de télévision nationales, et pas seulement les chaînes d’information, se sont mobilisées comme jamais. Bref, cette séquence des élections municipales 2026 aura été un vrai moment de démocratie. Elle a eu pour mérite de rappeler que dans notre pays nous avons la liberté de nous exprimer et de choisir ceux qui nous représentent dans les mairies, dans les Conseils Départementaux, dans les Conseils Régionaux, à l’Assemblée Nationale, au Sénat (indirectement) et enfin à la Présidence de la République. Notre plus belle victoire est bien là.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Avec une participation de 57,35%, en progression par rapport à 2020 (42%) quand le second tour avait eu lieu en juin à cause du confinement consécutif au Covid, le Vaucluse a sensiblement fait bouger les lignes du paysage politique ce 22 mars.
À commencer par Avignon où après 3 mandats de la chiraquienne Marie-Josée Roig et 2 mandats de la socialiste Cécile Helle, c’est Olivier Galzi qui a ravi la mairie avec 40,62%. L’Avignonnais, qui a entamé sa campagne fin-août lors du Ban des Vendanges et qui a été qualifié de « parachuté », réfute ce terme, comme celui de « divers droite » que lui a accolé la préfecture, mais qui a accepté le soutien de l’UDI et d’Horizons. « Cette victoire m’honore et m’oblige. Elle a été portée avec sincérité, conviction et liberté, déclarait-il hier soir après la proclamation des résultats. Je n’ai aucun état-major derrière moi, alors que mes adversaires, eux, sont installés depuis longtemps ici, avec leurs réseaux. Avignon a décidé de prendre son destin en main, elle a envie de changement, loin des alliances politiciennes et partisanes. » Jeudi soir, il avait réuni plusieurs centaines de militants sur le parvis de la Mairie dénonçant « la fusion de la honte » entre le PS et LFI. « J’accuse David Fournier d’avoir trahi l’histoire et les valeurs d’Avignon en acceptant de s’allier avec un parti qui justifie la violence en politique et à une candidate soutenue par un député condamné pour violence en réunion, celui qui a créé la Jeune Garde. »
Le nouveau maire a rappelé que tous les quartiers d’Avignon, même les plus populaires de l’extra-muros ont voté pour lui. « De Montfavet à La Barthelasse , ils ont senti que nous allons répondre à leurs attentes et je promets d’être le maire de tous les Avignonnais, même ceux qui n’ont pas voté pour moi, j’ai envie de les réconcilier. Je souhaite ajouter un nouveau chapitre à la belle et riche histoire d’Avignon ». D’ailleurs, dans sa permanence de la Rue du Vieux Sextier, les sympathisants étaient sur un petit nuage. « On a gagné », « avec lui on ira loin, il a su nous fédérer, nous amener à la victoire », et « ensemble, nous allons redonner un sens à la ville, nous voulons qu’elle brille », ont commenté ses supporters.
Olivier Galzi devance l’alliance PS-LFI et le RN
Face à lui, l’union de la gauche a totalisé 38,01% des suffrages. Accusé d’être soumis aux insoumis, David Fournier (PS) s’est allié à la LFI Mathilde Louvain entre les deux tours et a refusé de participer à trois débats pour défendre ses arguments. À l’occasion de ces revirements, à Avignon comme ailleurs en France, Manuel Valls, ancien Premier Ministre socialiste n’a pas mâché ses mots : « Cette gauche PS qui prête allégeance à un parti dont le leader s’adonne aux outrances, aux saillies provocatrices, au racisme, à la violence politique pour un plat de lentilles, c’est à vomir. »
Abasourdi par le résultat de ce second tour, David Fournier s’est déclaré déçu. « Je pensais à une autre issue. Les votes des quartiers populaires ont été insuffisants, la droite a siphonné les voix du RN. Mais on va avoir 10 élus au Conseil Municipal et avec Mathilde Louvain, nous allons nous battre pour plus de justice sociale à Avignon. » De son côté, Mathilde Louvain a dénoncé « le vrai visage du nouveau maire, présenté comme apolitique, sans étiquette mais qui, au fil de la campagne, a dérivé de plus en plus vers la droite. »
Quant à Anne-Sophie Rigault, 3e de cette triangulaire avec 21,37% des voix, (qui a gagné plus de 1000 voix depuis 2020 quand elle était un duel face à Cécile Helle) elle a expliqué sa défaite. « Le vote utile s’est porté sur Olivier Galzi, mais demain les Avignonnais vont ouvrir les yeux. La gauche, elle, a perdu la face et surtout la confiance des vrais gens de gauche. Elle voit bien que LFI a fait énormément de mal dans cette ville depuis deux ans, depuis les législatives. » Faisant allusion au député LFI qui n’a été vu ni à Avignon ni à l’Assemblée Nationale depuis la mort du jeune Quentin à Lyon.
Le RN à Orange et Carpentras
Autre temps fort de ce second tour où seulement 21 villes étaient concernées en Vaucluse, Orange. Fief des Bompard père et fils depuis 1995, les clés de la mairie ont été remises au RN Jean-Dominique Artaud, un ancien adjoint, qui a devancé Jacques Bompard avec 35,76% des suffrages contre 32,47%. « Notre politique de porte à porte, de proximité avec les Orangeois a payé. L’ancien maire a vieilli, peut-être a-t-il péché par un excès de confiance. Nous allons continuer à rester à l’écoute des habitants, améliorer la sécurité notamment », a conclu Jean-Dominique Artaud.
Victoire également du RN dans la 2e ville du département, Carpentras. Là où avait débuté la carrière de Marion Maréchal, benjamine de l’Assemblée Nationale en 2012, quand son suppléant était l’avocat Hervé de Lépinau. Et c’est lui, qui fait partie des quatre députés frontistes du département, qui enlève la mairie, face à deux gauches irréconciliables avec un score de 50,78%. Il a bénéficié des voix de l’ex zemmouriste Bertrand de la Chesnais et de celles de l’extrême droite Christian Richaud-Simoni. « En fait la dynamique était là, l’alignement des planètes aussi, l’alliance du trio était donc naturelle face à la guerre fratricide de la gauche. Après 18 ans de gauche, le balancier penche de notre côté, nous allons faire un audit pour voir ce qui se cache dans les placards et agir au quotidien au service de tous les Carpentrassiens. »
De l’autre côté de l’échiquier politique, l’ancien maire, condamné pour violence conjugale, le divers gauche Francis Adolphe, qui s’est maintenu au second tour, a totalisé 24,70% quand un autre DVG, le maire sortant Serge Andrieu, le suit de 22 voix avec un taux de 24,52%. Les deux frères ennemis comptent bien siéger dans l’opposition au Conseil Municipal comme à la CoVe.
Des maires qui repartent pour un tour
À Cavaillon, le DVD Gérard Daudet a eu chaud. Il garde la mairie pour une poignée de voix, 47 exactement et 45,73% des suffrages. « Ouf, je suis soulagée », insiste Bénédicte Martin, conseillère régionale. Il y a eu une vraie mobilisation des forces modérées pour rester dans la république. » Une victoire sur le fil. Du coup Bénédicte Auzanot, la députée RN arrivée derrière (45,22%) compte déposer un recours, vu le mince écart de voix et conclut : « Un vent d’espoir s’est soulevé mais n’a pas abouti. » De son côté le DVG Patrick Blanès qui s’est maintenu a récolté moins de 10% des voix.
Un autre maire qui a eu des sueurs froides, hier soir, Pierre Gonzalvez à L’Isle-sur-la-Sorgue. Il a du attendre les derniers dépouillements pour constater sa victoire (44,80%) avec 212, voix d’avance sur le DIV Romain Dufaud (42,55%) et le RN Christian Montagard (12,65%). Il peut donc enchaîner sur un 4e mandat. Victoire serrée également à Apt, dans une quadrangulaire, pour le DVD Jean Aillaud (29,29%), pas maire sortant mais ancien 1er adjoint de Dominique Santoni avec seulement 16 voix d’écart avec le RN Patrick Bonnet (28,92%), 3e le DVG Christophe Carminati (26,64%) et dernière Céline Celce DVG (15,16%).
À Monteux, où Christian Gros ne briguait pas de 7e mandat mais était présent sur la liste de Carine Blanc qui s’est retirée entre les deux tours, c’est également un RN qui a été élu, Patrice de Camaret (56,72%) devant le Divers Centre Christophe Mourgeon (34,19%) et le DVG Michel Mus (9,09%). À Jonquières, où Louis Biscarrat ne se représentait pas non plus, victoire du DVD Sébastien Orivelle (43,69%) devant la DVD Claudine Maffre (41,38%) et Émile Cavasino le frontiste crédité de 15,03% des suffrages. Et à Piolenc, où le doyen des maires de Vaucluse, Louis Driey ne se représentait pas non plus, c’est l’un des trois DVD en lice, Sébastien Payan qui l’a emporté (53,45%) devant Olivier Prouteau (26,13%) etBrigitte Machard (20, 42%).
Dans le Sud-Est du Vaucluse, défaite du DVD Roger Pellenc, le créateur du groupe éponyme leader de machinisme agricole, battu par le Divers Centre Aurélien Auclair, 57,17% contre 26,64%, 3e le DVG Eric Banon (16,19%). Autre échec à Sarrians pour la maire sortante Anne-Marie Bardet DVD (33,06%) qui laisse sa place au DVD Alexandre Kormanyos élu avec un score de 66,94%.
À Mazan, arrivée à la mairie du DVC Stéphane Claudon (49,74%) devant le DVD Louis Bonnet (41,30%). Saint-Saturnin-les-Avignon a vu gagner la DIV Chantal Bonnefoux (52,46%) face à un autre DVD, Sylvain Penalva (47,54%). À Lauris, le nouveau maire DIV s’appelle Eric Fontanarava (53,91%) qui a battu la DVD Dominique Colombo (46,07%). À Mornas, c’est une femme qui a été élue, Katy Ricard (39,19%). À Violès Christophe Menu avec 439 voix, soit 4 de plus queJérome Gaucher (435). À Lourmarin, arrivée à la mairie d’Olivier Vollaire (55,87) qui a devancé Jean-Pierre Pettavino (44,13%). Enfin, Alain Gabert, l’ancien maire de Monieux, a choisi Sault pour se présenter et il a été élu avec 410 voix contre Christian Roucher 406 votes… Là aussi le score le plus étriqué du département avec 4 voix, comme à Violès.
À suivre, les élections pour les intercommunalités et les sénatoriales
3e tour, les élections au sein des communautés de communes, puis, en Vaucluse, les sénatoriales en septembre. Et avec le peu de communes estampillées LR (Cavaillon, Sorgues, Apt, Vaison, Valréas, etc), la perte d’Avignon et de Carpentras par la gauche et la percée du RN (Le Pontet, Morières, Camaret au 1er tour, Aubignan, Carpentras, Monteux, Orange, Bédarrides au second), les sénateurs sortants (deux LR et un PS) vont vraiment devoir mettre les bouchées doubles pour séduire les grands électeurs afin de retrouver leur fauteuil de velours rouge au Palais du Luxembourg. Mais les cartes risquent, à coup sûr, d’être rebattues de fond en comble.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Qui pour succéder à Joël Guin, le président sortant ? Si le résultat d’Avignon sera déterminant afin de désigner le futur ‘patron’ de l’agglomération de la cité des papes, on y voit plus clair depuis le 1er tour de ces municipales 2026. En effet, on connaît déjà le nombre de représentants pour 14 des 16 communes membres de l’intercommunalité.
Président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon , Joël Guin, maire de Vedène, avait déjà annoncé depuis quelques mois qu’il ne briguerait pas un nouveau mandant à la tête de l’intercommunalité. Réélu dimanche dernier dès le 1er tour avec 52,36% des suffrages exprimés, il se consacrera donc principalement à sa commune comme il l’avait promis. Sa succession est donc ouverte.
14 communes sur 16 S’il est encore trop tôt pour connaître l’identité du futur président ou présidente de cette agglomération de près de 200 000 habitants, les résultats du premier tour des élections municipales de mars 2026 permettent déjà toutefois de dresser les profils potentiels du futur patron de l’agglo. En effet, on connaît déjà la répartition des conseillers communautaires dans 14 des 16 communes membres constituant le territoire du Grand Avignon. Seules manquent à l’appel les villes d’Avignon et Saint-Saturnin-lès-Avignon qui revoteront dimanche prochain pour élire leur maire, mais surtout leurs représentants au sein du Grand Avignon.
37 conseillers communautaires déjà élus A ce jour donc, 37 conseillers, sur les 73 que comptent le futur conseil communautaire du Grand Avignon, ont déjà été désignés. Cela représente plus de la majorité des élus de l’agglomération : 6 pour Le Pontet, 4 pour Villeneuve-lès-Avignon et Vedène, 3 pour Entraigues-sur-la-Sorgue, Les Angles, Morières-lès-Avignon et Rochefort-du-Gard, 2 pour Caumont-sur-Durance, Pujaut, Roquemaure et Velleron ainsi que 1 pour Jonquerettes, Sauveterre et Saze. Par ailleurs, dans les communes où plusieurs listes se sont présentées, le quota des conseillers communautaires intègre les élus d’opposition ayant réalisé les meilleures scores. C’est le cas au Pontet où la majorité RN du maire sortant Joris Hébrard recueille 5 des 6 sièges, le dernier siège étant attribué à la liste de Jean-Firmin Bardisa (DIV). Même cas de figure à Morières-lès-Avignon (2 sièges pour la liste RN de Grégoire Souque et 1 pour son opposante la DVG Annick Dubois) et Vedène avec 3 sièges pour la majorité de Joël Guin (DVD) et 1 pour la liste RN. Pour les autres villes, la liste arrivée en tête rafle la totalité des sièges attribués à la commune.
Quels clefs de répartition pour l’agglomération ? A l’instant ‘T’ (voir tableau ci-dessous), si l’on se réfère à la couleur politique des élus de l’agglomération, l’assemblée communautaire est constituée de 13 représentants divers droite (DVD), 8 RN (Rassemblement national), 6 divers gauche (DVG), 5 divers (DIV) ainsi que 5 sans étiquette (SE). Si l’on prend en compte les frontières administratives, le Grand Avignon dispose déjà de 17 élus provenant de communes vauclusiennes et 15 issus des villes gardoises. Pour ces dernières, ce nombre n’augmentera plus puisque les deux seules communes ‘manquantes’ sont vauclusiennes.
A Saint-Saturnin-lès-Avignon, le retrait de Josiane Coste (DIV) et son ralliement à la liste de Sylvain Penalva (DIV) arrivée en tête au 1er tour avec 40,63% des voix, décante cette triangulaire. Quoi qu’il arrive de toute façon dans ce duel avec Chantal Bonnefoux (45,60% des suffrages dimanche dernier), la commune de plus de 5 200 habitants ne disposera que 2 sièges à l’agglomération. Cela pourrait toutefois être déterminant si le scrutin pour la présidence du Grand Avignon s’avérait particulièrement serré. Sans faire injure à ‘Saint-Sat’ cependant, c’est plutôt du côté d’Avignon que se jouera le sort de cette élection intercommunale que l’on qualifie souvent de ‘3e tour des municipales’. Et ce d’autant plus que les 3 candidats encore en lice dans la cité des papes avaient confirmé lors du débat de 1er tour de nos confrères de La Provence, qu’ils ambitionnaient tous de briguer la présidence de l’agglomération.
Combien d’élus communautaires pour les oppositions ? Dans la cité des papes plusieurs scénarii sont envisageables concernant la répartition des futurs conseillers communautaires. En effet, celui qui remportera la triangulaire de dimanche prochain se verra automatiquement attribuer 17 des 34 sièges de la ville au sein du Grand Avignon. Ensuite, selon l’article L262 du code des collectivités territoriales, « les autres sièges sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne ». Par exemple, si l’on prend pour base les résultats du sondage Ifop pour La Provence en partenariat avec Ici Vaucluse et L’Echo du mardi que nous avions publié dans nos colonnes le 20 février dernier pour calculer cette répartition, avec 39% la liste Fournier-Louvain obtiendrait 7 sièges supplémentaires, celle d’Olivier Galzi (créditée de 35%) aurait 5 ou 6 sièges et celle de la RN Anne-Sophie-Rigault 4 ou 5 sièges.
La cité des papes isolée ou faiseur de roi ? Dans tous les cas, la future majorité municipale pourrait tabler sur 24 sièges au sein du Grand Avignon alors que ses opposants compteraient 5 élus environ chacun. Une répartition qui pourrait légèrement fluctuer dans un sens ou dans l’autre si les résultats sont plus ou moins serrés.
Premier cas de figure : si Anne-Sophie-Rigault est élu, le RN pourrait potentiellement mobiliser ses 24 élus avignonnais ainsi que les 8 conseillers Rassemblement national déjà élus. Avec 32 élus, cela ne serait pas suffisant pour prendre la présidence mais le parti de Marine Le Pen constituerait tout de même la première force politique de l’agglomération.
Deuxième cas de figure : le duo du Socialiste David Fournier et de la LFI Mathilde Louvain l’emporte. Même si le contingent des 24 conseillers communautaires avignonnais représentera un tiers de l’assemblée intercommunale, la majorité de gauche devrait avoir du mal à rallier la totalité des 6 élus divers gauche ainsi qu’une frange de la dizaine de maires et d’élus sans étiquette ou divers. Comme en 2020, où le ‘tout sauf Cécile Helle’ l’avait emporté, prouvant que cette élection se joue davantage dans l’opposition ‘ville centre vs ruralité’ que sur les étiquettes politiques, le rejet de la conflictualisation permanente voulue par LFI devrait renforcer encore se fossé avec les communes périphériques.
Troisième cas de figure : victoire du divers droite Olivier Galzi. Avec 24 élus au Grand Avignon, c’est certainement lui qui disposerait du plus grand potentiel concernant un éventuel soutien avec les 13 élus DVD déjà désigné. Ni extrême droite, ni extrême gauche, il pourrait également séduire d’autres élus sans étiquette ou divers. Dans tous les cas, c’est assurément lui qui a le plus de chance de remettre Avignon au centre de l’agglomération.
Pas sûr que cela soit néanmoins suffisant. En effet, comme nous l’écrivions plus haut cette élection intercommunale échappe bien souvent au logique politique. Pour preuve, c’est d’un DVD qu’est venu l’une des attaques les plus virulentes contre l’ancien journaliste-candidat. Comme le relate Jean-François Garcin dans les colonnes de Vaucluse Matin, Joël Guin venu soutenir David Fournier la semaine dernière lors du meeting du candidat socialiste, aurait fait part de sa volonté de s’opposer à Olivier Galzi s’il devenait maire d’Avignon. Suffisamment pour revenir sur sa parole et tenter reprendre les rênes de l’agglomération ? L’idée ne semble pas exclue confirme également notre confrère Florent de Corbier du quotidien La Marseillaise dans son édition du 12 mars.
Qui pour succéder à Joël Guin à la présidente de l’agglomération ? Crédit : Grand Avignon
Les outsiders Parmi 14 maires déjà élus, personne ne s’est encore ouvertement positionné : c’est ‘wait and see’ en attendant la fumée blanche qui s’élèvera de l’hôtel de ville d’Avignon dès dimanche soir prochain pour savoir qu’elles sont les chances que la cité des papes reprenne le Grand Avignon. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si Joël Guin repartira pour un tour. Le tour de trop ? Peut-être qu’après Jean-Marc Roubaud, c’est du côté du Gard qu’il faudra se tourner à nouveau pour désigner le nouveau patron de l’agglo, ou plutôt une patronne ? Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et présidente du Scot du bassin de vie, est évoquée mais là-encore, pas sûr qu’elle fasse le plein de voix y compris côté gardois. A moins que ce ne soit un maire consensuel, tout aussi efficace que discret, qui sans faire campagne s’impose pour prendre les rênes de ce territoire où se joue notamment notre avenir en termes de mobilité (avec Tecelys dont la gestion est actuellement passée au crible par la chambre régionale des comptes), de développement économique et d’emploi, de gestion et de ramassage des déchets, d’environnement ou bien encore de politique de la ville et de logement. Pour beaucoup, un tel profil existerait dans le Grand Avignon. Philippe Armengol, le très apprécié maire de Velleron ?
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Avec la décision d’attaquer l’Iran pour en changer le régime et stopper la menace nucléaire, Donald Trump a allumé des feux de tout part. Au-delà de toutes prévisions et de ses intentions premières. D’abord, le régime des mollahs n’est pas tombé, il s’est d’avantage radicalisé. La promesse de Trump de « régler les choses » avec quelques bombardements s’éloigne chaque jour un peu plus. Même la destruction de tous les sites nucléaires n’est pas certaine…
Le pire c’est que l’Iran contre-attaque et frappe durement les pays de golfe et bloque le détroit d’Ormuz, histoire de créer un nouveau choc pétrolier et de mettre à mal l’économie mondiale. Rien que cela. Ça c’était pas prévu non plus. Le pire du pire c’est que le régime des mollahs n’a pas besoin de porte-avions ou d’avions de chasse, de « simples drones à 30 000 € » ou de petites embarcations ultra rapides suffisent.
Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde
Cette guerre contre l’Iran rouvre également d’autres fronts. On s’en serait bien passé. En premier, celui entre Israël et le Hezbollah qui a forcé à l’exode (et à ce jour) plus de 800 000 personnes du sud Liban. Maintenant, c’est la capitale libanaise qui fait l’objet de bombardements. Ensuite sur le front de l’Est, c’est Poutine qui se frotte les mains. Le boycott du pétrole et du gaz russe va être assoupli pour approvisionner les marchés. Ce qui va donner des moyens supplémentaires à l’armée russe pour intensifier sa guerre contre l’Ukraine. Le tableau ne serait pas complet si on y ajoutais pas qu’il existe un vrai risque d’internationalisation de cette guerre lancée contre le régime des mollahs. Les troupes françaises ont été victime d’attaques de drones en Irak, faisant un mort et plusieurs blessés. Devrons-nous en rester là ? Bravo Trump. Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde. Même si on entend que les décisions du président des États-Unis sont prises sous influence, qu’il s’agisse de Benyamin Netanyahou ou d’intérêts industriels et financiers, elles lui sont directement redevables. Il a toujours la possibilité de ne pas les prendre.
Si on devait tirer des enseignements à tout cela, il apparaît comme urgent de changer le mode de gouvernance de nos destins, à défaut de pouvoir changer la nature de hommes. Le pouvoir rend fou. Aujourd’hui, on ne serait laisser autant de pouvoirs à si peu d’hommes. Les risques sont trop importants. Le pouvoir doit être partagé. S’il était vraiment partagé nombre de régimes, à commencer par le celui des mollahs n’existerait pas.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Les bureaux de vote ont accueilli les Vauclusiens ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales de 2026. Au total, le département comptabilise 427 000 électeurs (source : Insee, Répertoire électoral unique, données au 11 février 2026).
Au terme de la journée, la préfecture a annoncé un taux de participation de 58,46%, contre 45,69% en 2020 et 68,04% en 2014.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
En Vaucluse, 67 communes ne comptaient qu’une seule liste inscrite pour les élections municipales 2026. Découvrez les maires élus au premier tour ce dimanche 15 mars et le taux de participation de ces communes dans cette liste actualisée tout au long de la soirée.
Ansouis
Géraud de Sabran Ponteves a été élu maire d’Ansouis avec sa liste ‘Ansouis notre village’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 37,24% de participation. Le candidat, qui est à la tête de la mairie depuis 1995, entame donc son 6e mandat consécutif.
Auribeau
Roland Cicero a été élu maire d’Auribeau avec sa liste ‘Auribeau : un village qui nous unit’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 49,32% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Beaumettes
Claire Aragones a été élue maire des Beaumettes avec sa liste ‘Ensemble pour les Beaumettes’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 68,83% de participation. La candidate est à la tête de la mairie depuis 2014.
Beaumont-du-Ventoux
Alain Bremond a été élu maire de Beaumont-du-Ventoux avec sa liste ‘Unis pour Beaumont-du-Ventoux’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 60,59% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Blauvac
Max Raspail a été élu maire de Blauvac avec sa liste ‘Ensemble pour Blauvac, aujourd’hui et demain’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 57,05% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 1995.
Bonnieux
Pascal Ragot a été élu maire de Bonnieux avec sa liste ‘Bonnieux Avançons ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 43,53% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2014.
Brantes
Gérard Thelcide a été élu maire de Brantes avec sa liste ‘Brantes ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 60,92% de participation. Le candidat succède à Roland Ruegg, maire depuis 2008.
Buoux
Patrice Hivert a été élu maire de Buoux avec sa liste ‘Vivre à Buoux et faire vivre Buoux’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 45,10% de participation. Le candidat succède à Roland Ruegg, maire depuis 2008.
Cabrières d’Aigues
Rémy Franceschi a été élu maire de Cabrières d’Aigues avec sa liste ‘Cabrières ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 52,96% de participation. Le candidat succède à Geneviève Jean, maire depuis 2011.
Cabrières d’Avignon
Delphine Cresp a été élue maire de Cabrières d’Avignon avec sa liste ‘Bien vivre à Cabrières d’Avignon’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 53,80% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
Cairanne
Roger Rossin a été élu maire de Cairanne avec sa liste ‘Cairanne, continuons ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 67,15% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2014.
Caseneuve
Gilles Ripert a été élu maire de Caseneuve avec sa liste ‘Caseneuve’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 50,63% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2008.
Castellet-en-Luberon
Roger Isnard a été élu maire de Castellet-en-Luberon avec sa liste ‘Les Castellans’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 64,81% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Châteauneuf-du-Pape
Claude Avril a été élu maire de Châteauneuf-du-Pape avec sa liste ‘Châteauneuf-du-Pape au cœur de nos valeurs’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 49,90% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2014.
Crestet
Florence Bertrand (sans étiquette) a été élue maire de Crestet avec sa liste ‘Liste d’Union républicaine et d’intérêt local’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 58,94% de participation. La candidate est à la tête de la mairie depuis 2014.
Crillon-le-Brave
Guy Girard a été élu maire de Crillon-le-Brave avec sa liste ‘Agir pour Crillon’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 56,33% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2008.
Entrechaux
Alexandre Roux (divers gauche) a été élu maire d’Entrechaux avec sa liste ‘Ensemble, gardons le cap !’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 58,30% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Faucon
Corinne Gonny (sans étiquette) a été élue maire de Faucon avec sa liste ‘Faucon passion’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 59,45% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
Flassan
Michel Jouve a été élu maire de Flassan avec sa liste ‘Flassan ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 53,08% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2001.
Gignac
Christophe Mezard (sans étiquette) a été élu maire de Gignac avec sa liste ‘Expérience et renouveau pour bien vivre à Gignac’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 63,51% de participation. Le candidat succède à Sylvie Pasquini, maire depuis 2014.
Gigondas
Eric Ughetto (sans étiquette) a été élu maire de Gigondas avec sa liste ‘Respecter hier, construire demain’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 48,52% de participation. Le candidat a déjà été maire de la commune de 2014 à 2020.
Gordes
Richard Kitaeff (sans étiquette) a été élu maire de Gordes avec sa liste ‘Pour l’avenir de Gordes’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 65,90% de participation. Le candidat a déjà été maire de la commune de 2015 à 2018, et depuis 2020.
Joucas
Lucien Aubert (sans étiquette) a été élu maire de Joucas avec sa liste ‘Vivre à Joucas’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 56,09% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2001.
La Bastide des Jourdans
Séverine Maugan-Curnier a été élue maire de La Bastide des Jourdans avec sa liste ‘Unis pour la Bastide 2026’, seule liste inscrite aux Municipales 2026 de la commune, à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 44,76% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
La Bastidonne
Emma Léon a été élue maire de La Bastidonne avec sa liste ‘La Bastidonne Dynamique’, seule liste inscrite aux Municipales 2026 de la commune, à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 54,87% de participation. La candidate était déjà à la tête de la mairie depuis février 2024 suite à des élections partielles.
La Roque-Alric
José Linhares a été élu maire de La Roque-Alric avec sa liste ‘Vous et nous pour La Roque’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 56,67% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Lacoste
Bruno Pitot a été élu maire de Lacoste avec sa liste ‘Une histoire, un avenir : unis pour construire demain’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 67% de participation. Le candidat succède à Mathias Hauptmann.
Lafare
Philippe Soard a été élu maire de Lafare avec sa liste ‘Parce que Lafare’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 76,60% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Lagarde-d’Apt
Maryse Bonnet a été élue maire de Lagarde-d’Apt avec sa liste ‘Pour Lagarde’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 42,11% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
Lagarde-Paréol
Jean-Marc Pradinas a été élue maire de Lagarde-Paréol avec sa liste ‘Union et avenir pour Lagarde-Paréol’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 59,86% de participation. Le candidat succède à Fabrice Leaune, maire depuis 2001.
Lamotte-du-Rhône
Juan Garcia a été élu maire de Lamotte-du-Rhône avec sa liste ‘La dynamique au cœur de nos actions’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 46,58% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Lapalud
Hervé Flaugère (divers gauche) a été élu maire de Lapalud avec sa liste ‘Lapalud, dynamisme et ambition’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 45,63% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Le Barroux
Marc Lartigue a été élu maire du Barroux avec sa liste ‘Unis pour le Barroux’, seule liste inscrite aux Municipales 2026 de la commune, à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 47,83% de participation. Le candidat succède à Bernard Monnet, maire depuis 2008, dont il était le 1er adjoint.
Le Beaucet
François Ille a été élu maire du Beaucet avec sa liste ‘Le Beaucet au coeur 2026’, seule liste inscrite aux Municipales 2026 de la commune, à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 45,13% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2014.
Lioux
Patrice Fournier a été élu maire de Lioux avec sa liste ‘Ensemble pour Lioux’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 62,30% de participation. Le candidat est devenu maire de la commune en 2025 suite au décès de Francis Farge.
Malemort-du-Comtat
Ghislain Roux a été élu maire de Malemort-du-Comtat avec sa liste ‘Malemort pour tous’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 41,96% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 1995.
Ménerbes
Patrick Merle a été élu maire de Ménerbes avec sa liste ‘Ménerbes 2033’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 46,80% de participation. Le candidat succède à Christian Ruffinatto, qui était maire depuis 2014.
Méthamis
Jean-Marc Teste a été élu maire de Méthamis avec sa liste ‘Méthamis autrement, maintenant’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 48,67% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Modène
Marie-Hélène Enrietto a été élue maire de Modène avec sa liste ‘Bien vive à Modène’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 57,14% de participation. La candidate succède à Norbert Lepatre, qui était maire depuis 2020.
Monieux
Gérard Ughetto a été élu maire de Monieux avec sa liste ‘Une équipe engagée pour Monieux’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 58,37% de participation. Le candidat succède à Alain Gabert, maire depuis 2001.
Murs
Alexandre Bergodaa a été élu maire de Murs avec sa liste ‘Tous pour Murs’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 47,37% de participation. Le candidat succède à Xavier Arena, maire depuis 2008.
Oppède
Jean-Pierre Gerault a été élu maire d’Oppède avec sa liste ‘Une équipe, un village, un avenir’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 41,98% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Peypin-d’Aigues
Karine Mouret a été élue maire de Peypin-d’Aigues avec sa liste ‘Uni(e)s pour Peypin-d’Aigues’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 51,94% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
Puyméras
Roger Trappo a été élu maire de Puyméras avec sa liste ‘Pour Puyméras, encore et toujours’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 61,16% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2008.
Puyvert
Sylvie Grégoire a été élue maire de Puyvert avec sa liste ‘Puyvert à cœur’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 52,36% de participation. La candidate est à la tête de la mairie depuis 2017.
Rasteau
Laurent Robert a été élu maire de Rasteau avec sa liste ‘Rasteau, un village, un avenir’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 53,48% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Roaix
Laurent Durand a été élu maire de Roaix avec sa liste ‘Roaix, poursuivons ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 61,43% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Saignon
Jean-Pierre Boyer a été élu maire de Saignon avec sa liste ‘Un engagement fort pour Saignon’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 48,50% de participation. Le candidat succède à Jean-Pierre Haucourt, maire depuis 2014.
Saint-Christol
Henri Bonnefoy a été élu maire de Saint-Cristol avec sa liste ‘Ensemble, pour Saint-Cristol d’Albion’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 41,87% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2001.
Saint-Hippolyte-le-Graveyron
André Aiello a été élu maire de Saint-Hippolyte-le-Graveyron avec sa liste ‘Pour une qualité de vie’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 60,84% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 1996.
Saint-Léger-du-Ventoux
Eric Massot a été élu maire de Saint-Léger-du-Ventoux avec sa liste ‘Vivre à Saint-Léger’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 72,73% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2008.
Saint-Marcellin-lès-Vaison
Gérard Raineri a été élu maire de Saint-Marcellin-lès-Vaison avec sa liste ‘Saint-Marcellin, aujourd’hui et demain’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 58,98% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Saint-Martin-de-Castillon
Charlotte Carbonnel a été élue maire de Saint-Martin-de-Castillon avec sa liste ‘Unis pour Saint-Martin’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 49,52% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
Saint-Pantaléon
Luc Mille a été élu maire de Saint-Pantaléon avec sa liste ‘Liste citoyenne pour les intérêts de la commune de Saint-Pantaléon’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 64,85% de participation. Le candidat est à la tête de le mairie depuis 2008
Saint-Roman-de-Malegarde
Marie-Claire Michel a été élue maire de Saint-Roman-de-Malegarde avec sa liste ‘Bien vivre à Saint-Roman’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 51,28% de participation. La candidate est à la tête de le mairie depuis 2010.
Saint-Saturnin-lès-Apt
Christian Bellot a été élu maire de Saint-Saturnin-lès-Apt avec sa liste ‘Avançons ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 49,64% de participation. Le candidat est à la tête de le mairie depuis 2008.
Sainte-Cécile-les-Vignes
Vincent Faure a été élu maire de Sainte-Cécile-les-Vignes avec sa liste ‘Notre village à 100%’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 52,28% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Saumane-de-Vaucluse
Laurence Chabaud-Geva a été élue maire de Saumane-de-Vaucluse avec sa liste ‘Saumane Passionnément’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 43,13% de participation. La candidate est à la tête de le mairie depuis 2014.
Savoillan
Thierry Thibaud a été élu maire de Savoillan avec sa liste ‘Ensemble pour Savoillan’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 73,81% de participation. Le candidat est à la tête de le mairie depuis 2001.
Sivergues
Jean-Claude Chopin a été élu maire de Sivergues avec sa liste ‘Continuons pour Sivergues’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 66,67% de participation. Le candidat succède à Martine Calas, maire depuis 2020.
Suzette
Patricia Olivero a été élue maire de Suzette avec sa liste ‘Ensemble pour Suzette’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 60% de participation. La candidate est à la tête de la mairie depuis 2014.
Taillades
Sonia Haquet a été élue maire de Taillades avec sa liste ‘Unis pour les Taillades’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 48,14% de participation. La candidate succède à Nicole Girard, maire depuis 2014.
Vacqueyras
Philippe Bouteiller a été élu maire de Vacqueyras avec sa liste ‘Cultivons l’esprit Village’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 52,85% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Velleron
Philippe Armengol a été élu maire de Velleron avec sa liste ‘Velleron ensemble’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 45,76% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Venasque
Dominique Plancher a été élue maire de Venasque avec sa liste ‘Venasque ensemble vers demain’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 50,93% de participation. La candidate entame donc son 2nd mandat.
Villedieu
Joël Bouffies a été élu maire de Villedieu avec sa liste ‘Villedieu au cœur’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 52,19% de participation. Le candidat entame donc son 2nd mandat.
Villes-sur-Auzon
Frédéric Rouet a été élu maire de Villes-sur-Auzon avec sa liste ‘Villes avant tout’ à l’issue du premier tour ce dimanche 15 mars avec 56,95% de participation. Le candidat est à la tête de la mairie depuis 2014.
Anaïs Hausmann sera bien candidate aux sénatoriales en Vaucluse
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, vient de prendre la décision d’interdire l’accès au parlement à Jacques-Elie Favrot. Ce dernier est l’un des quatre collaborateurs parlementaires de Raphaël Arnault, député LFI de la 1re circonscription de Vaucluse.
La mesure prise par la présidente de l’Assemblée fait suite à l’agression mortelle, vendredi dernier, du jeune militant nationaliste Quentin Deranque en marge d’une manifestation du collectif identitaire Némésis contre la tenue d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.
Trouble à l’ordre public ? Yaël Braun-Pivet justifie sa décision dans un communiqué : « Le nom de Monsieur Jacques-Elie Favrot (…) est aujourd’hui cité par plusieurs témoins. Sa présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l’ordre public ». Elle a donc décidé « de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, les droits d’accès de ce dernier. Toute autre mesure susceptible d’être prise ne peut l’être que par son député-employeur. »
Pour sa part, Me Bertrand Sayn, l’avocat de l’assistant parlementaire, assure à nos confrères du Progrès que son client « nie formellement être responsable de ce drame ». Dans un communiqué, Jacques-Elie Favrot explique également se retirer « de ses fonctions d’assistant parlementaire le temps de l’enquête » car il est « menacé de mort par l’extrême droite dans tout le pays et en Europe, il ne peut donc assurer ses fonctions correctement ».
« J’adresse mes condoléances à la famille de ce jeune homme et je souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame », a publié sur son compte X, Raphaël Arnault qui a aussi fait part de son « horreur » et de son « dégoût » suite au décès de Quentin Deranque. Militant actif de la Jeune garde antifasciste, c’est là, au sein de ce groupuscule d’extrême gauche lyonnais, que Jacques-Elie Favrot a rencontré Raphaël Arnault, co-fondateur de ce mouvement créé en 2018. Bien que dissoute en juin dernier, ce sont les membres de la Jeune garde qui sont accusés d’être les instigateurs de ce lynchage.
Enquête pour homicide volontaire A cette heure, si aucun individu n’a été interpellé, le procureur de Lyon, Thierry Dran, a expliqué cet après-midi en conférence de presse qu’au moins six individus ont frappé Quentin Deplanque. L’enquête est désormais ouverte pour ‘homicide volontaire’ : un crime qui peut être puni jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.