29 mars 2026 |

Ecrit par le 29 mars 2026

Nous avons tous gagné !

A les entendre tous les partis politiques ont une excellente raison de se satisfaire des scores de leurs candidats aux dernières élections municipales. Toutes tendances confondues ils ont tous gagné. Même les éconduits, ils ont été incompris et feront mieux la prochaine fois, c’est certain. Au terme de cette séquence, présentée comme un avant-goût de l’échéance présidentielle de l’année prochaine, la lisibilité politique n’est pas des plus claire…

Les français se sont-ils passionnés pour ces élections municipales. Oui et non. Les alliances qu’elles soient de gauche ou de droite ont-elles été de bonnes ou mauvaises stratégies ? Oui et non. Les partis situés aux extrémités de l’échiquier politique ont-ils progressé ? Oui et non. Y-a-t-il eu du dégagisme à l’endroit de certains élus ? Oui et non. Y voit-on plus clair pour l’élection présidentielle d’avril 2027 ? Là au moins on est sûr que non.

Cette séquence des élections municipales 2026 aura été un vrai moment de démocratie

Une autre chose est certaine, cette élection qui a mis au cœur de l’actualité nos préoccupations locales, a permis de mettre en parenthèses pour quelques jours les folies « trumpistes ». Même si la participation dans les urnes a été historiquement faible, les réunions politiques ont été nombreuses et souvent très fréquentées, les médias locaux (presse, radios et TV là où il y en a) ont organisés des débats. Les réseaux sociaux ont été particulièrement utilisés… Les chaînes de télévision nationales, et pas seulement les chaînes d’information, se sont mobilisées comme jamais. Bref, cette séquence des élections municipales 2026 aura été un vrai moment de démocratie. Elle a eu pour mérite de rappeler que dans notre pays nous avons la liberté de nous exprimer et de choisir ceux qui nous représentent dans les mairies, dans les Conseils Départementaux, dans les Conseils Régionaux, à l’Assemblée Nationale, au Sénat (indirectement) et enfin à la Présidence de la République. Notre plus belle victoire est bien là.


Nous avons tous gagné !

Avec la décision d’attaquer l’Iran pour en changer le régime et stopper la menace nucléaire, Donald Trump a allumé des feux de tout part. Au-delà de toutes prévisions et de ses intentions premières. D’abord, le régime des mollahs n’est pas tombé, il s’est d’avantage radicalisé. La promesse de Trump de « régler les choses » avec quelques bombardements s’éloigne chaque jour un peu plus. Même la destruction de tous les sites nucléaires n’est pas certaine…

Le pire c’est que l’Iran contre-attaque et frappe durement les pays de golfe et bloque le détroit d’Ormuz, histoire de créer un nouveau choc pétrolier et de mettre à mal l’économie mondiale. Rien que cela. Ça c’était pas prévu non plus. Le pire du pire c’est que le régime des mollahs n’a pas besoin de porte-avions ou d’avions de chasse, de « simples drones à 30 000 € » ou de petites embarcations ultra rapides suffisent.

Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde

Cette guerre contre l’Iran rouvre également d’autres fronts. On s’en serait bien passé. En premier, celui entre Israël et le Hezbollah qui a forcé à l’exode (et à ce jour) plus de 800 000 personnes du sud Liban. Maintenant, c’est la capitale libanaise qui fait l’objet de bombardements. Ensuite sur le front de l’Est, c’est Poutine qui se frotte les mains. Le boycott du pétrole et du gaz russe va être assoupli pour approvisionner les marchés. Ce qui va donner des moyens supplémentaires à l’armée russe pour intensifier sa guerre contre l’Ukraine. Le tableau ne serait pas complet si on y ajoutais pas qu’il existe un vrai risque d’internationalisation de cette guerre lancée contre le régime des mollahs. Les troupes françaises ont été victime d’attaques de drones en Irak, faisant un mort et plusieurs blessés. Devrons-nous en rester là ? Bravo Trump. Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde. Même si on entend que les décisions du président des États-Unis sont prises sous influence, qu’il s’agisse de Benyamin Netanyahou ou d’intérêts industriels et financiers, elles lui sont directement redevables. Il a toujours la possibilité de ne pas les prendre.

Si on devait tirer des enseignements à tout cela, il apparaît comme urgent de changer le mode de gouvernance de nos destins, à défaut de pouvoir changer la nature de hommes. Le pouvoir rend fou. Aujourd’hui, on ne serait laisser autant de pouvoirs à si peu d’hommes. Les risques sont trop importants. Le pouvoir doit être partagé. S’il était vraiment partagé nombre de régimes, à commencer par le celui des mollahs n’existerait pas.


Nous avons tous gagné !

Vladimir Poutine fête aujourd’hui les 25 ans de son arrivée au pouvoir : il est élu président de la fédération de Russie le 26 mars 2000, après avoir occupé le poste de président par intérim après la démission de son prédécesseur Boris Eltsine, lors d’une élection considérée comme la dernière élection présidentielle véritablement compétitive en Russie à ce jour. En poste depuis un quart de siècle – comme président et premier ministre – Poutine a passé au total 9 355 jours à la tête du pays au moment où nous écrivons ces lignes. Réélu l’année dernière pour un mandat de six ans (soit environ 2 190 jours), il devrait battre le record de longévité au pouvoir en Russie depuis le début du vingtième siècle, détenu par Joseph Staline (10 636 jours).

À la fin de la présidence de Dmitri Medvedev, en 2012, la loi russe avait été modifiée pour prolonger le mandat présidentiel de quatre à six ans. Une décennie plus tard, en 2021, Poutine avait signé une autre loi fixant la limite à deux mandats présidentiels (consécutifs ou non), mais sans que soient pris en compte les mandats précédents ou en cours, notamment les siens.

Liberté, corruption, démocratie : le mauvais bilan russe
Sans surprise (voir graphique ci-dessus), la Russie est mal classée en matière de transparence, de corruption ou encore de démocratie dans de nombreux indices internationaux. Les chercheurs de The Economist l’ont par exemple placée au 150e rang sur 167 dans le cadre de son indice de démocratie l’année dernière, critiquant particulièrement l’absence de diversité politique du pays, ainsi que la fréquente manipulation de ses élections. La Russie a également obtenu un score inquiétant en matière de corruption dans le plus récent rapport annuel de l’ONG Transparency International : elle se classe 154e sur 180.

La répression et la censure journalistique du régime du Kremlin sont aussi mises en évidence par son classement en matière de liberté de la presse, puisque Reporters Sans Frontière plaçait la Russie au 183e rang sur 208 l’année dernière, un score peu surprenant, car la Russie emprisonne encore régulièrement des journalistes, par exemple sous prétexte d’« espionnage ». Le gouvernement limite également l’accès à Internet et au contenu critique en ligne.

De Valentine Fourreau pour Statista

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