23 septembre 2026 |

Ecrit par le 23 septembre 2026

Canicule : l’Enclave des Papes passe en vigilance orange

Grillon, Richerenches, Valréas et Visan seront placées en vigilance orange canicule ce vendredi 4 septembre à partir de midi. Les températures pourraient atteindre 38 °C dans la journée et rester supérieures à 20 °C durant la nuit.

Une nouvelle poussée d’air chaud venue du Maghreb touche le sud de la France. La Drôme passant en vigilance orange, les quatre communes vauclusiennes de l’Enclave des Papes sont également concernées : Grillon, Richerenches, Valréas et Visan.

Face à ces fortes chaleurs, la préfecture recommande de boire régulièrement, de maintenir son logement au frais, d’éviter les sorties et les activités physiques aux heures les plus chaudes et de prendre régulièrement des nouvelles des personnes fragiles.

Une hausse des températures dues au phénomène naturel El Niño, l lié au réchauffement anormal des eaux du pacifique équatorial qui a débuté en juin et se renforce. Météo France estime qu’il pourrait devenir l’un des épisodes les plus puissants observés depuis 1950 et contribuer à élever encore la température moyenne de la planète en 2026-2027, en s’ajoutant au réchauffement climatique. Il n’est toutefois pas responsable de l’actuel épisode de chaleur en France : son influence sur le climat européen reste plus indirecte et généralement plus marquée en hiver.
Source : Préfecture de Vaucluse et Météo France.
Mireille Hurlin


Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution

Le Vaucluse, comme l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, connaît ce vendredi 28 août un épisode de pollution aux particules fines PM10 (particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres). En cause ? Des poussières désertiques transportées par le vent de sud puis rabattues au sol. Le niveau ‘information-recommandations’ est activé par la Préfecture de Vaucluse. L’arrivée d’un vent d’ouest samedi devrait améliorer la situation.

Depuis plusieurs jours, un vent de sud transporte une masse d’air chargée en particules désertiques en altitude. En retombant au sol, celles-ci ont fait grimper les concentrations de PM10, jusqu’au dépassement du seuil réglementaire d’information et de recommandations. AtmoSud, l’organisme agréé par l’État chargé de surveiller la qualité de l’air en Région Sud, confirme cet épisode de pollution aux particules désertiques. La qualité de l’air est considérée comme mauvaise sur l’ensemble de la région. Le vent d’ouest attendu samedi 29 août doit renouveler la masse d’air et repousser les poussières hors de la région. Le risque de pollution devrait alors nettement diminuer.

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Les personnes sensibles appelées à la prudence
Les personnes vulnérables ou sensibles à la pollution, comme notamment les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes asthmatiques ou souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires sont invitées à limiter les efforts physiques intenses et à éviter, autant que possible, les zones très circulées. L’ARS (l’Agence régionale de santé) rappelle que lors d’un épisode de pollution aux particules, les personnes sensibles doivent privilégier les activités physiques modérées, tandis que la population générale est invitée à réduire ou reporter les efforts sportifs intenses. AtmoSud recommande également de privilégier les déplacements les moins émissifs, une conduite souple et l’éloignement des grands axes routiers aux heures de pointe pour les personnes sensibles.

Des contrôles renforcés dans le département
Le préfet de Vaucluse renforce parallèlement les contrôles, le respect des limitations de vitesse, les contrôles antipollution des véhicules et les contrôles techniques obligatoires. Les cyclomoteurs feront également l’objet d’une surveillance particulière concernant d’éventuels dispositifs de débridage. Les contrôles seront renforcés sur les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), ainsi que sur le respect de l’interdiction du brûlage à l’air libre des déchets verts. L’évolution de l’épisode de pollution est disponible sur le site d’AtmoSud.
Source : Préfecture de Vaucluse.
Mireille Hurlin

Prévision Atmosud pour demain 29 aout 2026 Copyright Atmosud

Sécheresse : les agriculteurs du Vaucluse réclament de l’eau, pas seulement des aides

Face à une sécheresse qui s’installe et à la répétition des épisodes de canicule, la FDSEA de Vaucluse (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et les Jeunes Agriculteurs demandent des réponses structurelles. Après une réunion avec le préfet Thierry Suquet, le 17 août, ils alertent sur la fragilité croissante des exploitations et placent l’accès à l’eau au cœur de l’avenir agricole du département.

En Vaucluse, département habitué aux fortes chaleurs, les agriculteurs composent depuis longtemps avec les caprices du climat. Cette année encore, la succession des épisodes de chaleur et l’absence de précipitations suffisantes mettent les cultures à rude épreuve. La situation hydrologique s’est d’ailleurs nettement dégradée au cours de l’été. Au 24 août, le préfet a placé la Durance et la Nesque en alerte renforcée, tandis que le Calavon amont et le Sud-Luberon demeurent à ce niveau de restriction. Les bassins du Calavon médian et des Sorgues sont, eux, en alerte.

Pour la FDSEA 84 et les JA 84 (Jeunes agriculteurs de Vaucluse), : «Sans eau, il n’y a pas de production, sans production, il n’y a pas d’argent pour faire vivre une exploitation», résument-ils.

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Des aides mais pas de stratégie
Les mesures de soutien sont évidemment les bienvenues pour les exploitants les plus durement touchés. Mais elles ne sauraient constituer une réponse durable à des aléas climatiques appelés à se répéter.Les syndicats expliquent : « Indemniser les pertes après chaque épisode de sécheresse ne suffira pas si les exploitations restent insuffisamment équipées pour y faire face. » Ils réclament un accompagnement spécifique pour les exploitations fragiles, celles déjà confrontées à d’autres crises, et les jeunes installés, notamment à travers des exonérations ou des abattements permettant de ne pas aggraver leurs difficultés de trésorerie.

Mieux s’équiper pour continuer d’exister
La demande porte aussi sur les équipements, comme un accès plus simple aux dispositifs permettant de développer le goutte-à-goutte et la micro-aspersion, avec des règles suffisamment souples pour ne pas écarter certains territoires ou certaines exploitations.

Le paradoxe d’un département agricole et irrigué
Le Vaucluse n’est pourtant pas dépourvu de réseaux d’irrigation puisque l’histoire agricole du département a accompagné le développement de l’arboriculture et du maraîchage. L’irrigation gravitaire traditionnelle a progressivement laissé place, notamment depuis les années 1960, à des réseaux sous pression et à des techniques d’irrigation localisée, permettant de mieux maîtriser les apports. Aujourd’hui, les agriculteurs estiment que cet héritage doit être adapté aux nouvelles réalités climatiques. Ils pointent notamment la lenteur de certains projets d’aménagement et la complexité des démarches nécessaires pour sécuriser l’irrigation.

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La position de l’Etat
L’État rappelle de son côté que les prélèvements agricoles sont soumis à une gestion collective : en Vaucluse, la Chambre d’agriculture agit comme organisme unique de gestion collective pour les prélèvements destinés à l’irrigation. Derrière la bataille de l’eau se joue aussi celle du maintien d’une agriculture locale. Vergers, maraîchage, cultures spécialisées : ces productions font vivre des exploitations, mais également tout un tissu économique lié à la transformation, au transport et au commerce.

Les propositions des agriculteurs
C’est pourquoi la FDSEA et les JA proposent des prélèvements encadrés, l’accès à des réseaux performants et à des équipements économes pour concilier production et sobriété. Le risque, à leurs yeux, serait de laisser disparaître progressivement les exploitations qui ne disposent pas d’un accès suffisamment sécurisé à l’eau. Avec, à terme, une dépendance accrue aux importations de produits agricoles, alors même que ceux-ci peuvent être cultivés dans des conditions et avec des normes différentes. Pour les agriculteurs vauclusiens, l’urgence n’est donc plus seulement de réparer les dégâts mais à préparer les exploitations à un climat qui change et un accès à l’eau dont dépend la survie des exploitations
Sources : Préfecture de Vaucluse, situation sécheresse 2026 ; Irrigation 84 ; Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse.
Mireille Hurlin


Orages : trois cours d’eau en vigilance jaune

Le Vaucluse passe sous surveillance ce lundi 24 août. Depuis 10 heures, l’Aygues, l’Ouvèze et le Calavon-Coulon sont placés en vigilance crue jaune. Un épisode pluvio-orageux est attendu dès 18 heures, jusqu’au milieu de la nuit, avec un risque de fortes précipitations localisées.

Le service de prévision des crues Grand Delta a déclenché la vigilance jaune sur ces trois bassins, particulièrement réactifs aux pluies intenses. Cette décision intervient après les précipitations observées la semaine dernière, qui pourraient favoriser une réaction rapide des cours d’eau.

Vigilance jaune
Météo-France a également placé le Vaucluse en vigilance jaune pour pluie-inondation et orages à compter de 18 heures. L’épisode devrait concerner la quasi-totalité des bassins et se poursuivre jusqu’en milieu de nuit. Si la situation reste habituelle pour la saison, certains orages pourraient être localement forts.

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Attention aux ruissellements
La vigilance concerne aussi les petits affluents, qui peuvent connaître des montées soudaines sans être directement suivis par le service de prévision des crues. Des ruissellements et débordements très localisés sont donc possibles. La préfecture appelle les habitants proches des cours d’eau ou situés en zone inondable à la prudence. Il est notamment impératif de ne jamais s’engager sur une route immergée, même partiellement, et de respecter la signalisation. La situation est à suivre au fil de la soirée sur Météo-France et Vigicrues, ainsi que sur Ici Vaucluse FM. https://vigilance.meteofrance.fr/fr ;
Source : Préfecture de Vaucluse
Mireille Hurlin


Ouvèze et Aygues : vigilance jaune face aux orages

Après plusieurs semaines de chaleur et de sécheresse, les cours d’eau du Vaucluse passent sous surveillance. Depuis ce jeudi 20 août à 10 heures, l’Ouvèze et l’Aygues sont placées en vigilance jaune pour risque de crue rapide. Des montées soudaines des eaux sont possibles dans les prochaines 24 heures.

Le service de prévision des crues Grand Delta prévoit une succession de salves pluvio-orageuses susceptibles de générer des cumuls localement importants. Sous les plus fortes intensités, le niveau des rivières pourrait grimper de plusieurs dizaines de centimètres par heure, avant de redescendre. La situation appelle donc à la prudence, notamment aux abords des cours d’eau et dans les secteurs habituellement inondables. L’Ouvèze, dont le bassin présente plusieurs zones particulièrement vulnérables, peut connaître des réactions très rapides lors d’épisodes orageux intenses.

Les activités de plein air à éviter
Canyoning, canoë-kayak, camping ou simple promenade au bord de l’eau sont directement concernés. La préfecture de Vaucluse rappelle de ne jamais s’engager sur une route immergée, même partiellement, et respecter strictement la signalisation.

Montée des eaux
La vigilance jaune ne signifie pas qu’une inondation généralisée est annoncée, mais qu’une montée rapide et localisée des eaux peut survenir. Vigicrues confirme que des débordements ponctuels et des difficultés de circulation sont possibles. La situation est à suivre régulièrement sur Météo-France et vigilance météo France, et Vigicrues, tandis que les autorités invitent chacun à rester particulièrement attentif à proximité des rivières.
Source : Préfecture de Vaucluse
Mireille Hurlin

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Vaucluse : sur la route, les mauvaises habitudes coûtent cher

Le Vaucluse a enregistré 576 accidents corporels en 2025, faisant 35 morts et 736 blessés. Une accalmie par rapport à 2024, mais pas de quoi relâcher la vigilance. Le défaut d’attention, notamment lié au téléphone, intervient dans 19 % des accidents. En Paca, 293 personnes ont perdu la vie sur les routes en 2025. Et si les statistiques détaillées des infractions 2025 ne seront publiées par l’ONISR qu’en septembre, les dernières données disponibles donnent déjà une idée des comportements qui continuent de peser lourd.

La courbe s’est infléchie. En 2025, le Vaucluse a comptabilisé 576 accidents corporels, 35 morts et 736 blessés, contre 606 accidents, 41 morts et 781 blessés en 2024. La baisse atteint ainsi environ 5 % pour les accidents et 6 % pour les blessés, tandis que le nombre de décès recule de près de 15 %. Une amélioration bienvenue, donc. Mais certainement pas une raison de remiser les radars, les contrôles ou les campagnes de prévention. Car certains comportements restent solidement ancrés.

Le Vaucluse respire un peu mieux, mais reste sous surveillance
Le plus révélateur est peut-être celui qui tient dans la paume de la main. Le téléphone s’invite dans près d’un accident sur cinq. En Vaucluse, le défaut d’attention -inattention ou usage du téléphone au volant- a été relevé dans 19 % des accidents survenus en 2025. Presque un accident sur cinq. La préfecture rappelle que tenir son téléphone en main multiplie par trois le risque de provoquer un accident. Lire un message en conduisant le multiplie, lui, par 23. Face à cette banalisation, le Vaucluse a franchi un nouveau cap en 2026. Depuis la mi-mai, le préfet peut prononcer une suspension administrative du permis pouvant aller jusqu’à six mois lorsqu’un conducteur utilise un téléphone tenu en main ou porte à l’oreille un dispositif émettant du son, dans les conditions prévues par le dispositif. L’amende reste de 135€ et le retrait de trois points.

La vitesse demeure l’ennemi numéro un
Le téléphone n’efface pas pour autant le poids de la vitesse. À l’échelle nationale, les dernières données complètes sur les infractions, celles de 2024, montrent que 53% de l’ensemble des infractions relevées concernaient la vitesse, soit 14,6 millions de faits. Au total, l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) a comptabilisé 27,6 millions d’infractions routières en 2024, dont 26,5 millions de contraventions et 1,1 million de délits. Les points retirés se sont élevés à 11,7 millions.

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Les motards vauclusiens et la vitesse
La vitesse demeure, selon la préfecture en 2025, la 1re cause de mortalité pour les usagers de deux-roues motorisés. Dans 67% des accidents mortels impliquent un deux-roues motorisé, celui-ci étant, par ailleurs, considéré comme présumé responsable. Les motards représentent toujours une part disproportionnée des victimes. Le phénomène est d’autant plus frappant que les deux-roues motorisés ne représentent qu’environ 2% du trafic départemental. Pourtant, ils pèsent lourd dans les statistiques de mortalité. En 2025, ils représentaient 35% des personnes tuées dans les accidents mortels en Vaucluse, contre 37% en 2024. Sur l’ensemble de 2025, 96 accidents corporels impliquant un deux-roues motorisé ont été enregistrés, contre 104 en 2024. Ils ont provoqué 59 blessés légers, 43 blessés hospitalisés et 10 décès. Les chiffres restent supérieurs, pour plusieurs indicateurs, à la moyenne de la période 2022-2024.

La géographie des accidents de deux roues
Les accidents de deux roues surviennent majoritairement hors agglomération. Et les victimes sont très majoritairement masculines : 91% des victimes d’accidents corporels de moto sont des hommes, une proportion qui atteint 100% pour les accidents mortels recensés par la préfecture.

Paca reste l’une des régions les plus exposées
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 293 personnes sont mortes sur les routes en 2025. Le bilan représente une légère amélioration par rapport à 2024, avec 1,3% de décès en moins. La mortalité régionale demeure néanmoins élevée : rapportée à la population, la Paca compte 54 tués par million d’habitants en 2025, contre 48 en moyenne en France métropolitaine sur l’année.

2025, une année noire au plan national
Près de 3 263 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaine en 2025, soit 70 de plus qu’en 2024 (+2,2 %). Le nombre de blessés est estimé à 247 000, dont près de 16 800 blessés graves, en hausse respectivement de 4,9 % et 5,2 %. Les routes situées hors agglomération concentrent toujours le plus grand nombre de victimes : 1 973 décès en 2025, soit 60 % de la mortalité routière. Les autoroutes, elles, ont enregistré 259 décès, en hausse de 8,4 %. Le Vaucluse améliore ses indicateurs quand la France métropolitaine voit sa mortalité routière repartir à la hausse.

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Le chiffre des infractions 2025 attendra septembre
En 2024, 27,6 millions d’infractions avaient été enregistrées en France. Parmi elles, 14,6 millions concernaient la vitesse. Les dispositifs de contrôle automatisé avaient envoyé 14,2 millions d’avis de contravention, dont 13,9 millions pour des excès de vitesse.

Et puis il y a les infractions que l’on oublie
Une voiture surchargée avant le départ en vacances, un chien qui se promène librement sur la banquette, une paire de tongs aux pieds ou un porte-vélos qui dissimule la plaque : autant de situations que les automobilistes ne considèrent pas forcément comme des infractions. Pourtant, certaines peuvent être sanctionnées.

Conduire en tongs ou pieds nus
Conduire en tongs ou pieds nus n’est pas interdit en soi. Le Code de la route impose en revanche au conducteur de rester constamment en mesure d’effectuer les manœuvres nécessaires ‘commodément et sans délai’. Une chaussure susceptible de se coincer sous une pédale peut donc poser problème. Il vous en coûtera une contravention de deuxième classe de 35€ en cas de défaut de maîtrise.

Même vigilance pour le chargement
Dépasser le PTAC (Poids total autorisé en charge) inscrit sur la carte grise expose à une contravention de quatrième classe, tandis qu’un dépassement de 5% peut conduire à l’immobilisation du véhicule.

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Sur l’autoroute, les petites libertés n’en sont pas
La bande d’arrêt d’urgence n’est pas une aire de repos improvisée. Elle doit rester disponible pour les situations de nécessité absolue : panne, problème médical ou perte de chargement. Un arrêt injustifié peut être sanctionné et, dans certaines circonstances, conduire à l’immobilisation ou à la mise en fourrière du véhicule.

Les distances de sécurité
Les distances de sécurité ne relèvent pas davantage du simple conseil. À 90 km/h, il faut conserver 50 mètres avec le véhicule qui précède. Leur non-respect est passible de 135€ d’amende et de trois points retirés.

Le porte-vélos
Quant au porte-vélos, il ne doit pas masquer la plaque d’immatriculation. En cas de non-respect, le conducteur s’expose à une amende de 135€.

Les très grands excès de vitesse
Depuis le 29 décembre 2025, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée constitue un délit dès la 1re infraction. Il était auparavant traité comme une contravention, sauf notamment en cas de récidive. Le nouveau délit est passible de trois mois d’emprisonnement et 3 750€ d’amende, avec inscription au casier judiciaire.

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En résumé
576 accidents, 35 morts et 736 blessés en Vaucluse en 2025. 19% des accidents associés à un défaut d’attention. 293 morts à l’échelle de la Paca. Et, depuis quelques mois, des sanctions qui se durcissent pour le téléphone comme pour les très grands excès de vitesse. Si, sur les routes vauclusiennes, la tendance a bien conduire s’est améliorée, l’attention de tous les instants au volant reste la règle.
Sources : Préfecture de Vaucluse Document général d’orientations 2023-2027 et Onisr (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) Vaucluse et Paca..
Mireille Hurlin


Trottinettes : déjà 178 amendes pour défaut de casque en Vaucluse

Depuis l’entrée en vigueur de l’obligation du port du casque pour les EDPM (Engin de déplacement personnel motorisé), le 1er juillet dernier, les forces de l’ordre ont dressé 178 verbalisations en Vaucluse. Cette mesure, unique en France à l’échelle d’un département, vise à enrayer la hausse des accidents impliquant ces engins, dont les trottinettes électriques. Les contrevenants s’exposent à une amende de 35€. La vitesse maximale tolérée en ville est de 25km/h et jusqu’à 50km sur route.

Un peu plus d’un mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral imposant le casque aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), 178 usagers ont été verbalisés entre le 1er juillet et le 5 août. En cause ? L’essor des Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes ou encore hoverboards qui s’accompagne d’une augmentation des accidents. « Le casque doit être homologué et correctement attaché pendant toute la durée de la circulation », rappelle la préfecture. En cas de contrôle, son absence est sanctionnée par une contravention de deuxième classe, soit 35€.

Les comportements à risque
Si le casque n’était jusqu’alors obligatoire qu’en dehors des agglomérations pour les cyclistes de moins de 12 ans, la préfecture de Vaucluse a choisi d’aller plus loin pour les utilisateurs de trottinettes électriques. L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), évoque couramment des traumatismes crâniens et des blessures au visage lors d’accidents impliquant des EDPM. Les comportements à risque sont également pointés du doigt comme la circulation sur les trottoirs, la vitesse excessive, l’utilisation du téléphone portable, le port d’écouteurs, le transport d’un passager, ou encore, la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants.

Qu’en est-il du vélo ?
Le vélo, classique ou à assistance électrique ne fait pas partie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés). Il dispose de sa propre catégorie juridique dans le code de la route, distincte de celle des trottinettes électriques, gyropodes ou monoroues.

La règlementation, en détail
L’usage des EDPM est réservé aux personnes de 14 ans et plus, à raison d’un seul utilisateur par engin. La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants est interdite, tout comme l’usage d’un téléphone tenu en main ou d’écouteurs. Les EDPM doivent être assurés, circuler sur les pistes cyclables lorsqu’elles existent, ou à défaut sur les routes limitées à 50 km/h en agglomération, tandis que les trottoirs leur sont interdits, sauf lorsqu’ils sont poussés à la main. Hors agglomération, ils ne peuvent emprunter que les voies vertes et les pistes cyclables, et doivent être stationnés dans les espaces prévus à cet effet.

La Ville d’Avignon à la manoeuvre
Dans l’onglet ‘Actualités’ de la Ville d’Avignon ici, Il est précisé qu’il s’agit de « protéger les piétons et sécuriser les déplacements dans les secteurs les plus fréquentés de la ville, particulièrement le centre-ville caractérisé par des rues étroites, une forte fréquentation piétonne, une grande attractivité touristique et des commerces. »  » Il est également précisé l’obligation pour l’utilisateur de mettre le pied à terre toute l’année dans ce périmètre défini ici. » voir carte ci-dessus
Source : Préfecture de Vaucluse ici.
Mireille Hurlin


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Au début du mois de juillet, Suez et la préfecture de Vaucluse ont inauguré à Entraigues-sur-la-Sorgue un dispositif inédit en France visant à sécuriser le traitement des bouteilles de protoxyde d’azote pour lutter davantage contre leur usage détourné.

L’usage détourné du protoxyde d’azote est un phénomène identifié depuis plusieurs décennies, notamment dans le milieu festif. Ce « gaz hilarant », vendu sous forme de cartouches ou de bonbonnes et souvent utilisé en cuisine, est inhalé par le biais d’un ballon, notamment par les adolescents et jeunes adultes cherchant l’effet rapide, euphorisant et les distorsions sensorielles provoqués par ce produit.

Mais ils le font souvent sans prendre compte des risques que présente ce gaz, comme l’asphyxie par manque d’oxygène, la perte de connaissance, la brûlure par le froid du gaz expulsé, la désorientation, les vertiges, ou encore les chutes, et plus gravement les troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques.

Le Vaucluse lutte activement contre l’usage détourné de ce gaz

Si cet engouement pour les effets du protoxyde d’azote ne date pas d’hier, la France a tout de même observé une recrudescence de ce phénomène ces dernières années. Le Vaucluse, lui, n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi, l’année dernière, le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a pris un arrêté préfectoral publié le 21 novembre 2025 interdisant sur l’ensemble du département, de 19h à 7h, la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives détournées. Une première mesure qui était applicable jusqu’au 15 mai 2026.

Les restrictions ont finalement été renouvelées au travers d’un nouvel arrêté préfectoral pour la période du 1er mai 2026 au 31 octobre, qui, cette fois-ci, interdit la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives détournées 24h/24. Le Vaucluse fait parti des premiers départements où la préfecture a pris de tels engagements et agit désormais activement dans la lutte contre l’usage détourné de ce produit. Cette lutte s’ajoute à la loi du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d’azote.

Un nouveau dispositif pour sécuriser le traitement des bouteilles de protoxyde d’azote

Ainsi, le Vaucluse fait finalement figure de pionnier en terme de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote avec l’expérimentation d’un nouveau dispositif industriel, inédit en France. Et c’est à Entraigues-sur-la-Sorgue que ce dispositif combinant intelligence artificielle, solutions technologiques avancées et actions de sensibilisation a été lancé par la préfecture de Vaucluse et Suez.

« La consommation détournée du protoxyde d’azote engendre de nombreux défis de santé publique et environnementaux et fait peser un risque sur les collectivités et les opérateurs de tri et de valorisation, confrontés à des incidents techniques croissants liés à ces déchets. »

Xavier Girre, directeur général de Suez

Ce premier pilote industriel est destiné à la prise en charge et au traitement des bonbonnes de « gaz hilarant. » Au sein du territoire départemental, ce sont déjà plus de 3 000 bonbonnes qui ont été récupérées, mettant en évidence l’urgence d’apporter une réponse industrielle pour le traitement de ces déchets. Un projet déjà en route depuis mars 2025 lorsque la préfecture et Suez se sont réunis avec les collectivités locales et les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire du département pour apporter une réponse globale à ce phénomène considéré comme « un fléau sanitaire, sécuritaire et environnemental. »

©Suez

Un procédé d’extraction de gaz

C’est donc au cœur de l’Écopôle Suez, dans la zone d’activité du pont à Entraigues-sur-la-Sorgue que sont désormais traitées les bouteilles de protoxyde d’azote, plutôt que d’être jetées dans la nature ou dans les ordures ménagères. Ainsi, la nouvelle unité industrielle est basée sur la technologie de l’entreprise Medclair, une entreprise suédoise spécialisée dans la capture, la mesure et la destruction catalytique du protoxyde d’azote.

Cette technologie permet donc d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles et le décomposer en N2 (diazote) et O2 (dioxygène), deux gaz naturellement présents dans l’air. Ces gaz sont ensuite relâchés dans l’atmosphère de manière contrôlée. Cette transformation permet ainsi d’éviter l’émission du protoxyde d’azote dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre près de 300 fois plus réchauffant que le CO2. Enfin, les matériaux qui composent la bouteille (plastique, laiton, alliages de métaux) sont orientés vers les filières de recyclage dédiées, afin que la bouteille soit entièrement revalorisée.

Une première en France

Ce dispositif innovant et à la pointe de la technologie est une première en France. L’objectif est donc de le déployer au niveau national, afin de répondre durablement à l’augmentation des flux collectés par les services de l’État et les collectivités territoriales. En 2025, 30 000 bouteilles de protoxyde d’azote sont arrivées via les ordures ménagères à l’Unité de Valorisation Energétique de Novalie à Vedène.

À noter que dans les unités de valorisation énergétique, ces bouteilles peuvent provoquer des explosions et des arrêts d’exploitation. À l’échelle nationale, ces incidents représentent un surcoût estimé entre 35 et 40M€ en 2025 pour les exploitants et les collectivités. Ainsi, le succès de l’unité vauclusienne « ouvrirait la voie à une solution pérenne, sécurisée et vertueuse, pleinement inscrite dans une démarche d’économie circulaire », indique Suez.

©Suez

Du recyclage et de la prévention

Au-delà des aspects budgétaire et environnemental, le lancement de ce nouveau dispositif en Vaucluse permettrait de faire de la prévention. Suez déploie donc des solutions de détection par intelligence artificielle Qualiwaste pour identifier les bouteilles lors des collectes de déchets pour améliorer la caractérisation de ces derniers, équipe les bennes à ordures ménagères de caméras
connectées à une intelligence artificielle de vision par ordinateur.

Au fil de la collecte, l’algorithme détecte et géolocalise automatiquement chaque bouteille de protoxyde d’azote par reconnaissance d’image. Ces informations permettent de géolocaliser des poubelles contenant des bouteilles de protoxyde d’azote, permettant d’identifier les zones à risque et de mettre en place des actions concrètes de sensibilisation. Une sensibilisation dans laquelle Suez est déjà engagé, via son centre de recherche LyRE, avec une centaine d’entretiens sur le terrain qui ont été menés auprès de jeunes consommateurs et de diverses parties prenantes (forces de l’ordre, épiciers de nuit, structures médico-sociales), pour comprendre finement les usages et les dynamiques locales.

Un projet vauclusien qui a donc vocation à s’étendre dans le reste France…


Ozone : le Vaucluse passe en alerte de niveau 1

Avec la canicule qui s’installe, la qualité de l’air se dégrade. Le préfet de Vaucluse déclenche, pour ce vendredi 31 juillet, le niveau d’alerte 1 à l’ozone. Au programme : 20 km/h de moins sur les routes, restrictions pour certaines activités polluantes et appel à la vigilance, notamment pour les personnes les plus fragiles.

Les fortes chaleurs, l’ensoleillement intense et la faiblesse du vent créent des conditions idéales à l’accumulation d’ozone dans les basses couches de l’atmosphère. Ce polluant dit ‘secondaire’ se forme sous l’effet du rayonnement solaire à partir des oxydes d’azote et des composés organiques volatils, principalement issus du trafic routier, de l’industrie et de certaines activités agricoles. Selon les prévisions d‘AtmoSud, la qualité de l’air franchira ce vendredi le seuil d’alerte fixé par la réglementation, conduisant le préfet à activer le niveau d’alerte 1 dans l’ensemble du département.

Des restrictions immédiates
Parmi les principales mesures figure l’abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées sur l’ensemble du réseau routier, sans descendre sous les 70 km/h. Les installations industrielles classées devront appliquer leurs prescriptions spécifiques, tandis que plusieurs activités génératrices de pollution sont temporairement limitées : report des travaux utilisant des moteurs thermiques ou des solvants, suspension des brûlages de végétaux et de l’écobuage, limitation des groupes électrogènes ou encore report des épandages agricoles.

Les effets sur la santé
L’ozone est un gaz irritant pour les voies respiratoires. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires y sont les plus sensibles. Les autorités sanitaires recommandent de limiter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes, de privilégier les déplacements doux lorsque cela est possible et d’éviter toute activité susceptible d’aggraver les émissions polluantes.
Source Préfecture de Vaucluse
Mireille Hurlin

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