Seul candidat à la présidence de l’Agglomération, Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, a été élu ce mardi, ainsi que ses 14 vice-présidents et les membres du bureau communautaire, lors du conseil d’installation qui a eu lieu à Monteux.
Il succède donc à Christian Gros, ancien maire de Monteux, à la tête des Sorgues du Comtat qui regroupent les communes de Bédarrides, Sorgues, Althen-des-Paluds, Monteux et Pernes-les-Fontaines.
Le président et les vice-présidents Président – Stéphane Garcia (Sorgues) 1er vice-président – Thierry Lagneau (Sorgues) 2e vice-président – Didier Carle (Pernes-les-Fontaines) 3e vice-président – Michel Terrisse (Althen-des-Paluds) 4e vice-président – Patrice De Camaret (Monteux) 5e vice-président – Guillaume Taddio (Bédarrides) 6e vice-président – Sylviane Ferraro (Sorgues) 7e vice-président – Philippe Morel (Monteux) 8e vice-président – Laurent Comtat (Pernes-les-Fontaines) 9e vice-président – Fanny Lauzen (Bédarrides) 10e vice-président – Marc Mossé (Althen-des-Paluds) 11e vice-président – Cyrille Gaillard (Sorgues) 12e vice-président – Cathy Benhamou (Monteux) 13e vice-président – Gérôme Viau (Pernes-les-Fontaines) 14e vice-président – Emmanuelle Roca (Sorgues)
Les membres du bureau 1er – Stéphane Puig (Sorgues) 2e – Bernard Rigeade (Sorgues) 3e – Aurélie Vernhes (Pernes-les-Fontaines) 4e – Valérie Bouriquet-Tellene (Monteux) 5e – Jean-Claude Ober (Monteux)
Un mandat avec trois axes
Pour les prochaine années, le nouveau président, qui a souligné le travail du président sortant, souhaite articuler l’action de l’Agglomération autour de trois piliers :
L’exemplarité, dans la gestion des ressources humaines, financières et dans l’action publique, avec une exigence de transparence et de responsabilité.
La création de valeurs, à la fois économique, environnementale et sociale : développement des zones d’activités, attractivité, transition écologique, mobilité, logement ou encore gestion des déchets.
Le renforcement du rôle de l’Agglomération qui entend affirmer sa place à l’échelle locale et auprès de ses partenaires, en s’appuyant sur la complémentarité de ses cinq communes.
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
« Je me souviens, pour ma 1re Assemblée Générale, en 2013, on était vingt, aujourd’hui, vous êtes des centaines dans cette magnifique salle », confie le président sortant des Vignerons Indépendants de Vaucluse (VI 84) à la Boiserie à Mazan. Une entité de 350 adhérents représentant 400 vignobles, 11 000 hectares, une production moyenne de 450 000 hl, 30 millions de bouteilles et 47 appellations dans 82 communes sur les 151 que compte le département.
Pendant 14 ans, Thierry Vaute a constitué un binôme « fusionnel » avec son directeur, venu de la grande distribution qui a réussi — contre toute attente — à fédérer le monde syndical vigneron. D’ailleurs, Pierre Saysset l’a confirmé sur scène : « En tout, mis bout à bout nous avons tous les deux passé plus de 1 000 journées de réunions, commissions, échanges. Nous sommes passés de 264 millions de capsules à 400 millions. Ensemble, nous avons fédéré, développé de nouveaux services aux vignerons, nous les avons aidés à monter des dossiers techniques, à faire la promotion de leurs cuvées, organisé des salons pour les visibiliser, réduit les coûts grâce aux achats et assurances groupés, élargi le cercle de nos partenaires. Nous avons restreint le bureau pour limiter les charges. Bref, nous n’arrêtons pas de nous réinventer pour traverser au mieux la crise. »
Une nouvelle présidente
Après le vote, a été entérinée l’élection de Céline Barnier comme présidente de la fédération de Vaucluse. « Cette vigneronne de Sarrians, déjà administratrice nationale, sait gérer l’humain, elle connaît bien ce monde, son administration, elle est bien armée pour continuer en douceur », a ajouté le directeur des VI 84.
« Nous devons faire face à une pression économique, à un marché en mutation, à des incertitudes à l’export. »
Céline Barnier
Émue, elle a alors pris la parole, entourée de ceux qui l’ont précédée à la présidence, notamment Paul Coulon et Thierry Montagne pour remercier ceux qui lui font confiance désormais. « C’est un honneur d’être votre présidente, mais surtout une responsabilité que je mesure pleinement. Pendant 14 ans, Thierry a œuvré avec constance et énergie au service des adhérents. Il me transmet une fédération solide et je souhaite y apporter ma personnalité et ma détermination. Nous devons faire face à une pression économique, à un marché en mutation, à des incertitudes à l’export. Notre force réside en nos leviers, créer plus de valeur ajoutée, renforcer nos liens avec les consommateurs à travers l’œnotourisme, les salons et foires aux vins et sécuriser nos débouchés. »
Plusieurs acteurs de la filière vini-viticole ont rendu hommage à Thierry Vaute. Damien Gilles, le président du Syndicat des Côtes-du-Rhône et de l’ODG, Joël Reynaud venu de Venasque, le président du Syndicat l’IGP 84, ex -VDQS, les Vins de Pays de Qualité Supérieure. Christian Mounier, qui représentait la Présidente du Conseil Départemental. Un invité-surprise par visio de Lille, l’ancien préfet Bertrand Gaume qui a appelé Thierry Vaute pour le remercier de son action et lui souhaiter bonne chance. Des messages également de ceux qui ne pouvaient assister à la réunion mais qui ont témoigné en sa faveur, Bénédicte Martin et Franck Alexandre. Des photos d’archives ont défilé avec notamment celles de l’ancienne Préfète, Violaine Démaret sur grand écran.
La filière viti-vinicole représentée à l’Assemblée Nationale
C’est ensuite le député RN de la 3e circonscription de Vaucluse, Hervé de Lépinau, qui a pris la parole, lui qui à l’Assemblée Nationale, co-préside le Groupe d’Études Vigne, Vin et Œnologie. « Le combat est rude, avec ce tunnel budgétaire qui n’en finit pas depuis des semaines. Un confrère neurasthénique et buveur de tisane de quinoa a tout fait pour que soit fermée la buvette du Palais Bourbon. Mais c’est là que je prends, comme tous les autres parlementaires mon petit-déjeuner, que je mange à midi et le soir, voire la nuit, selon les séances et que je bois un verre de vin. Pareil pour ceux qui veulent supprimer l’utilisation du cuivre dans le traitement des vignes, c’est pourtant une molécule naturelle. »
« Un tiers d’entre eux n’ont pas de solution de reprise ni de transmission de leur ferme. »
Hervé de Lépinau
Hervé de Lépinau a d’ailleurs déposé une propostion de loi relative à la souveraineté alimentaire. « La filière agricole souffre, les familles de paysans aussi. En 1970, la France comptait plus d’un million et demi d’exploitations. En 50 ans, elle enregistre une baisse de 80%. La part de l’agriculture est tombée à 2,7% de l’emploi total. La moitié des agriculteurs partiront à la retraite dans les 10 ans. Un tiers d’entre eux n’ont pas de solution de reprise ni de transmission de leur ferme. Ce qui fragilise nos capacités de production agricole, donc de dépendance accrue d’importations et surtout de perte de souveraineté alimentaire. Nous devons l’inscrire dans la Constitution. »
Une crise qui fragilise la filière
Thierry Vaute lui a succédé pour dresser le ‘Rapport moral’ de la fédération. « Nous sommes lucides. La crise est une réalité qui nous fatigue psychologiquement, qui nous donne un sentiment d’abandon. Elle n’est ni passagère, ni conjoncturelle. Elle est durable, structurelle et mondiale. Elle fragilise notre modèle socio-économique et à terme, elle modifiera les paysages dont nous sommes si fiers et qui sont un atout majeur du tourisme vauclusien et de son attractivité internationale. »
« Stop à l’écologie culpabilisante. »
Thierry Vaute
Il a tour à tour évoqué la baisse de la consommation de vin, les attentes environnementales, la concurrence internationale accrue, l’explosion du coût de l’énergie et des matières premières, le carcan administratif avec la sur-réglementation française qui s’ajoute aux normes mondiales. « Derrière chaque domaine, il y a des hommes, des femmes, des familles qui souffrent et parfois vivent des drames. Des investissements et des remboursements sont reportés. Certains accords commerciaux nous fragilisent face à des vignerons qui, dans d’autres pays, ne sont pas obligés de respecter les mêmes règles sociales, sanitaires et environnementales que nous. La transition écologique, nous la mettons en oeuvre depuis des années, la preuve, 70% de nos vignobles sont labellisés bio ou HVE. Stop à l’écologie culpabilisante. »
Un dernier hommage au président sortant
Après le président national des Vignerons Indépendants, Jean-Marie Fabre qui a dressé un long panégyrique devant les adhérents, Thierry Vaute a prononcé son dernier discours. Et, entre deux sanglots, rendu hommage à sa famille, ses 3 enfants, Johanna, Alicia et Dimitri, qu’il n’a pas forcément vus grandir, pris qu’il était pris par ses mandats, ses obligations, ses déplacements loin du Domaine de la Pigeade à Baumes-de-Venise. « Heureusement, ma chère et douce épouse, Marina, avec force et discrétion, a géré les vignes. Elle n’a jamais parlé de sacrifice. »
C’est enfin au Préfet de Vaucluse qu’est venu le tour de conclure cette assemblée générale hommage au président sortant. Non sans humour, Thierry Suquet a déclaré : « Un préfet ça va, mais trois, bonjour les dégâts ! » Il a évoqué les qualités de Thierry Vaute, engagé, pédagogue, enthousiaste et lucide. Le représentant de l’État l’a reconnu : « L’administration a une part de responsabilité dans la crise, mais une part seulement. Les règles ont été bâties ensemble, les décisions ont été co-gérées par la profession. » Et s’adressant directement au député de Carpentras, il a insisté : « Tout ce que nous souhaitons faire pour aider la filière agricole à s’en sortir est bloqué puisque vous, les députés de Vaucluse, n’avez pas voté le budget. » Ce à quoi le parlementaire courroucé, a répondu : « Évidemment, on n’a pas eu à le voter puisque vous avez eu recours au 49-3 », et il a immédiatement quitté la salle.
Au terme de cette assemblée générale qui a duré trois heures, les invités ont levé leur verre à la santé de l’ancien et de la nouvelle présidente. Mais Thierry Vaute continuera à exercer une partie de ses nombreux mandats (à la Chambre d’Agriculture, au Syndicat des Côtes-du-Rhône, à l’Aire Agricole de Résilience Climatique et comme vice-président des Vignerons Indépendants de France). Du coup, au domaine familial de La Pigeade, son épouse dévouée, Marina, n’a pas fini de veiller au grain… de raisin.
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
Sauveur Cavataio a été élu président du Comité régional des Groupements d’Entreprises pour l’Insertion et la Qualification (Geiq). Il succède à Christophe Drone, élu président de la Fédération française des Geiq.
Christophe Drone, président depuis la création du Comité régional des Geiq en 2018, a contribué au développement de ces derniers, passés de 12 au nombre de 18 en Région Sud. Aujourd’hui, le collectif régional fédère 502 entreprises adhérentes et a accompagné près de 1 000 salariés en insertion en 2024. Désormais, Christophe Drone prend la présidence de la Fédération française des Geiq et il laisse sa place au comité régional à Sauveur Cavataio.
Engagé depuis plus d’un an au sein du Comité régional en tant que représentant du Geiq BTP Méditerranée, qu’il a présidé pendant 6 ans, Sauveur Cavataio est reconnu pour son dynamisme et sa force créative.
Avec 25 ans de direction d’entreprises, et 35 ans d’expertise juridique en droit de la construction et de l’urbanisme, il va désormais pouvoir mettre son expérience au service des entreprises, des collectivités et des structures publiques. Au sein du Comité régional des Geiq, ses objectifs seront d’accompagner les Geiq, renforcer les coopérations et amplifier l’action collective.
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
Cette soirée de fin d’année au Château La Tour Vaucros de Sorgues, en présence de Sabine Roussely, Secrétaire Générale de la Préfecture, et de Bénédicte Martin, Vice-Présidente de la Région Sud a permis de faire le bilan de l’année écoulée et de rappeler les valeurs cardinales de l’association : engagement, bénévolat, bienveillance, solidarité, confiance, gratuité. Ça a aussi été l’occasion de saluer l’arrivée des deux nouveaux coprésidents Véronique Constantin et Olivier Coupaye.
« L’humain est au cœur du Réseau Entreprendre et c’est la force du collectif qui nous guide. Ensemble, on va plus loin, plus vite, on est plus fort », a résumé le président sortant. Quand à Brigitte Borel, elle l’a remercié d’avoir mis en œuvre ces 4 piliers : attirer, fidéliser, s’investir, s’engager. Elle a rappelé que l’an dernier, 12 lauréats avaient été accompagnés, pour 9 créations d’entreprises et 4 reprises. En tout, 300K€ de prêts d’honneur à taux zéro ont été accordés et 72 emplois créés et pérennisés en 3 ans.
Les entrepreneurs accompagnés par le Réseau Entreprendre
Parmi les lauréats qui ont bénéficié de cet accompagnement hors-pair, Fleur Masson au Thor pour ses biscuits bio et riches en fibres et la réinsertion de personnes en transition professionnelle, Thomas Fattore et Guilain Yvon pour Lium, une start-up qui a créé un ballon dirigeable novateur qui peut surveiller dans les airs les sites gaziers ou nucléaires, les feux de forêt, l’état des ponts. Laurent Martel, patron du karaoké Yaka Chanter au Pontet, Jean-Baptiste Pétricoul qui a créé un casque intégral de protection pour ceux qui roulent à vélo, moto et trotinette. Déjà 5 000 ont été vendus. Egalement mis en valeur, Sébastien Tamagno pour Kaukani, un sirop au gingembre et au citron sans aucun conservateur et enfin le couple Catherine et Edouard Baccar, à la tête de deux agences BestDrive spécialisées dans les pneumatiques, à Arles et Saint-Martin-de-Crau.
Chaque lauréat a remercié celui ou celle qui l’a accompagné dans ses galères, ses hauts et ses bas, sa solitude, avant de trouver un chemin après la création ou la reprise d’une entreprise. Ensemble, ils ont ensuite entonné la chanson de Michel Delpech, Le chasseur, façon karaoké en modifiant les paroles et salué « le patron sans camouflage qui nous invite au partage et à nous le décollage. »
En attendant 2026 et le nouveau duo présidentiel, des mentions spéciales ont été créées, pour l’assiduité, la ponctualité, l’accompagnement. Et c’est Guy Pons qui a été félicité pour la qualité de son engagement depuis des années, auprès de jeunes entrepreneurs.
Contact : 04 0 86 45 59
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
Patrice Brun vient d’être réélu, à l’unanimité, à la tête de la Safer PACA. Ce sera donc le dernier mandat pour cet agriculteur à Reillanne (04) qui entend poursuivre les efforts de la Safer durant les quatre prochaines années tout en apportant de l’innovation. « La période est difficile, elle appelle à un renforcement de notre action », a-t-il déclaré.
La réélection de Patrice Brun s’est accompagnée de la nomination de Jérémy Lieutier, jeune agriculteur installé entre Moustiers-Sainte-Marie et Sisteron, au poste de vice-président. De son côté, il souhaite renforcer l’ouverture, améliorer la pédagogie autour des missions de la Safer, et assurer une meilleure diffusion des informations afin de favoriser l’adhésion de tous les porteurs de projets.
Le président a aussi renouvelé sa confiance au directeur général délégué Laurent Vinciguerra, nommé en 2022 mais au sein de la Safer PACA depuis 2008, soulignant la qualité de son engagement et de son pilotage opérationnel.
Parmi les priorités de la Safer PACA, il y a la poursuite du Projet Pluriannuel d’Activité Stratégique 2022-2028, qui se concentre notamment sur la transmission des exploitations, le repérage et la remise en cultures de friches, ainsi que la lutte contre les détournements d’usage des terres agricoles, mais aussi le pilotage économique affiné en temps de crise.
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
Philippe Lechat vient d’être nommé à la présidence de la Fondation Angladon – Dubrujeaud où Il succède à Maître Alain Graugnard, avocat. Avignonnais depuis 1988, Philippe Lechat a 66 ans. Après avoir cédé un important cabinet d’audit et de conseil -en expertise comptable et commissariat aux comptes- , il a toujours été fortement impliqué dans la vie associative du départemetn et de la région. Ce passionné de jazz a aussi publié trois romans policiers. Grand amateur d’art, et de peinture en particulier, il arpente régulièrement expositions et musées français et européens. Deux nouveaux membres intègrent le Conseil d’Administration de la Fondation : Marie-Pierre Granier, Alexandre Audemard et Gilles Muller. La Fondation Angladon – Dubrujeaud est reconnue d’utilité publique. Elle a en charge la gestion et le rayonnement du Musée Angladon – Collection Jacques Doucet.
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
Laurence Lelouvier, qui a rejoint l’équipe dirigeante de l’entreprise bucco-rhôdanienne de bâtiment et de travaux publics NGE en tant que directrice des Ressources Humaines en 2024, prendra également la présidence de ‘Plate Forme’, l’école de formation du groupe, dès le 1ᵉʳ janvier 2024.
Premier centre de formation d’apprentis (CFA) d’entreprise depuis septembre 2019, ‘Plate Forme’ est présente en France et au Maroc à travers 8 plateaux permanents. Chaque année, l’école de formation de NGE accueille plus de 7 000 collaborateurs en formation dans les métiers du bâtiment et des travaux publics.
Et ce centre de formation sera, dès le 1ᵉʳ janvier prochain, sous la présidence de Laurence Lelouvier, DRH du groupe NGE depuis quelques mois. Diplômée en management et développement des RH (IGS) et en finances et commerce (ESCP), Laurence Lelouvier a évolué ces 25 dernières années dans les secteurs du service tant à des postes de DRH qu’à des positions de cadre dirigeant opérationnel.
Elle a pris les commandes des ressources humaines de NGE, 4ᵉ groupe français de BTP basé à Saint-Étienne-du-Grès, à un moment où l’entreprise était en plein développement avec l’annonce d’un nouveau business plan 2024-2028 qui devrait porter le groupe en 2028 à plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30 000 collaborateurs dans une vingtaine de pays.
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
Après avoir contribué au triplé olympique français cet été en tant que président du BMX Club Sarrians, où Stéphane Garcia œuvre depuis 2016 et qui a accueilli les entraînements de l’équipe française pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, le Vauclusien ajoute une nouvelle corde à son arc.
Les acteurs du cyclisme se sont donnés rendez-vous le samedi 21 décembre au Château de Saint-Martin à Taradeau dans le Var. Stéphane Garcia y a été élu président du Comité régional Sud de la Fédération française de Cyclisme. Seul candidat en lice avec sa liste ‘Unis pour le Cyclisme en Région Sud FFC’, il a récolté 92% des voix. Il succède donc à Christian Lazarini, qui était en poste depuis 2017.
En 2024, le Comité régional Sud a affiché de très bon résultats. « Cette année, notre Comité a confirmé sa place tenue depuis quatre ans sur le Podium du Championnat de France des Comités Régionaux en s’inscrivant en haut de toutes les affiches Nationales, Européennes et Internationales », a affirmé le président sortant. Son successeur, quant à lui, est plus que prêt et motivé à prendre la suite. « Place au travail ! », a-t-il conclu.
Dans le même temps… Le samedi 14 décembre dernier, Michel Callot a été réélu président de la Fédération française de Cyclisme pour un troisième mandat. Il a été réélu, face à Téodoro Bartuccio, avec 69,55% des voix
Stéphane Garcia, adjoint au maire de Sorgues, est le nouveau président des Sorgues du Comtat
C’était un grand jour ce samedi 7 décembre : Frédéric Gaillanne, créateur de la fondation éponyme a laissé la présidence de l’association qu’il a créée à sa fille Fanny à l’issue du conseil d’administration.
« Ça fait 20 ans que je m’occupe de cette école, je ne suis pas attaché au pouvoir, la passation va se faire en douceur avec ma fille qui travaillera dans la continuité avec toute l’équipe, mais je resterai dans les parages pour m’occuper du bénévolat », explique Frédéric Gaillanne.
Certains l’ont connu il y a plus de 30 ans quand il habitait Place Saint-Didier à Avignon, qu’il avait une galerie d’art Rue des Teinturiers et qu’il avait créé le Parcours de l’Art. « En 2004, je me trouvais à Villeurbanne et à côté, il y avait un collège avec des élèves déficients visuels qui se déplaçaient avec leur canne blanche. L’idée m’est venue d’un chien qui soit leurs yeux, c’est ainsi qu’a débuté l’aventure de notre école, qu’a été éduquée une caniche royal prénommée Victoire, tout un symbole. Elle a été attribuée à Marlène qui avait 14 ans et ça a changé sa vie et la nôtre. »
La première école de formation de chiots en France
Frédéric Gaillanne s’est aperçu que le Canada nous avait devancés avec l’association Mira qui éduquait des Saint-Pierre. Une race issue du croisement entre un Labrador et un Bouvier bernois, un chien intelligent, calme, sociable, agréable à former, apte à comprendre et à rapidement analyser les situations.
Il poursuit : « J’ai pris mon bâton de pèlerin, j’ai cherché s’il existait une structure ad hoc, mais en France, il n’y avait pas d’école de formation de chiots. Seulement des instructeurs en locomotion qui enseignaient aux déficients visuels à se débrouiller pour leurs déplacements avec une canne blanche. Comme je suis natif de L’Isle-sur-la-Sorgue, j’ai réfléchi et imaginé un chenil avec un parcours des sens. Un ami architecte l’a mis en forme et on a construit cette Fondation Gaillanne sur 7 500 m² de la propriété familiale. »
Un chien pour sortir de la solitude
À ce jour, 185 chiens-guides ont été offerts à des enfants et des ados de 12 à 18 ans, pas seulement de jeunes Français, mais aussi des Italiens, Espagnols, Portugais, Belges, Luxembourgeois. « Ce n’est pas une fierté pour moi, c’est du bonheur, une façon d’enrichir leur vie, de leur apporter une autonomie, une liberté de déplacement. Grâce à leur compagnon à quatre pattes, ils ne sont plus jamais seuls pour affronter l’avenir et les obstacles de la rue et de la vie. D’ailleurs le regard qu’on pose sur eux est différent, c’est plutôt de l’admiration que de la compassion ou de la pitié », ajoute Frédéric Gaillanne qui a, à ses pieds, son fidèle Jazz. « Mon chien, c’est mon trait d’union social, il me sort de la solitude, de l’obscurité. »
Pour financer la fondation, Frédéric Gaillanne a fait de la com, auprès de 30 Millions d’Amis, de la télé et de la radio locales, mais aussi du Crédit Agricole Alpes-Provence, des Transports Lieutaud, de McCormick France, de Blachère Illumination, de L’Occitane, des Transports Berto, et il a aussi obtenu des dons du monde de la téléphonie et du BTP. Et ça a marché puisque l’éducation d’un chien qui dure 2 ans entre sa socialisation au cœur d’une famille d’accueil, puis la formation à son métier de chien-guide, qui doit s’habituer au bruit de la circulation, aux klaxons, aux feux tricolores, aux passages pour piétons, aux trottinettes électriques, aux rollers à l’étroitesse des trottoirs, aux chantiers qui obligent à trouver un autre chemin pour se déplacer, à son alimentation, sa santé… Bref, tout cela a un coût : 25 000€ par animal. Le budget est de 1,6M€ par an avec une seule subvention, celle du Conseil Départemental et elle est symbolique (5 000€).
Une nouvelle présidente pour la Fondation
La nouvelle présidente de la Fondation, Fanny Gaillanne, vit dans ce milieu depuis toujours. « Mes deux parents sont déficients visuels. J’ai été sensibilisée toute petite. Je les ai vus longtemps se déplacer avec une canne, je les guidais en leur tenant la main. Et quand mon père a pu disposer de son 1ᵉʳ chien guide, c’était une femelle, Hydra, notre vie a totalement changé, il est devenu autonome. Il pouvait venir me chercher à l’école, au Conservatoire de musique de la Place du Palais des Papes. Depuis, il a eu Shaft, Stanley et maintenant Jazz, que du bonheur ! »
Elle poursuit : « Ce n’est pas le titre de présidente qui m’intéresse, c’est comment réparer une injustice, puisque ce monde est pensé par des valides, que les problèmes d’accessibilité persistent malgré les Jeux Olympiques et Paralympiques. Nous ne devons pas imaginer à leur place, c’est à eux de nous dire. D’ailleurs, sur 17 salariés, nous en avons deux qui sont des déficients visuels, Laetitia et Alban. Et ce sont les enfants qui sont au cœur de notre mission, à nous de mettre à leur disposition des chiens formés, qui sont leur outil d’émancipation, leur béquille pour aller et venir. »
Fanny Gaillanne est institutrice dans une ZEP (Zone d’éducation prioritaire) à Paris et suit la pédagogie Freinet, basée sur une démarche éducative centrée sur l’enfant. Elle a une classe double ‘Cours élémentaires 1 et 2’ où les grands expliquent aux plus petits. Elle a aussi intégré la Fédération Française des Chiens Guides d’Aveugles il y a deux ans, elle a appris, elle connaît les dossiers et le réseau, puisque la Fondation Gaillanne a essaimé un peu partout dans l’Hexagone (avec des délégations en Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Pyrénées, Nord, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Dauphiné et Provence-Alpes-Côte d’Azur). Et elle passe toutes les vacances scolaires et nombre de week-ends dans le Vaucluse au contact des chiens, des formateurs, des familles d’accueil.
Un nouveau chenil va être édifié à Velorgues, avec huit boxes supplémentaires donc des bénéficiaires en plus dans les années qui viennent. « Le moment le plus émouvant, c’est quand on remet le chien à l’enfant, qu’il le caresse, on a tous les larmes aux yeux, des larmes de joie, signes d’une vie nouvelle, d’un avenir souriant », ajoute Frédéric Gaillanne.
Cette fondation, c’est une grande famille de bénévoles, de soutiens, de mécènes, de parrains et d’ambassadeurs. Le 12 décembre aura lieu au Palais des Papes un dîner étoilé dans le noir concocté par des grands chefs comme Glen Viel (Oustau de Baumanière), Xavier Mathieu (Le Phébus à Joucas), Mathieu Desmarest (Pollen), Edouard Loubet, Florent Pietravalle (La Mirande), Pascal Auger (Hôtel d’Europe). Des maillots de l’équipe de France et du Real Madrid seront offerts par Kylian Mbappé ainsi que le manuscrit du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain par le réalisateur Jean-Pierre Jeunet. Les inscriptions sont closes, mais si vous aussi voulez participer à un grand moment, retenez cette date : le 28 septembre 2025, c’est celle de la prochaine remise de chiens-guides. Ils s’appellent Velcros et Vanina (ce qui fera sans doute plaisir au chanteur Dave, qui est aussi voisin et parrain de la Fondation). Et comme il est écrit sur un cadre posé sur le piano de la Fondation : « De l’obscurité à la lumière, il n’y a que quatre pattes. »