16 août 2026 |

Ecrit par le 16 août 2026

Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

Avec 24 spectacles à l’affiche, 10 000 spectateurs accueillis la saison dernière, un taux de remplissage de 85%, 9 représentations à guichets fermés et une programmation scolaire ayant touché 86 établissements, dont 33 collèges, l’Auditorium de Vaucluse, au Thor, confirme son rayonnement dans le paysage culturel départemental. La billetterie de la saison 2026-2027 ouvrira le 1er septembre, avec une affiche qui mêle têtes d’affiche nationales, créations, danse, théâtre, humour et spectacles familiaux. Toute la programmation ici.


En quelques années, l’Auditorium de Vaucluse s’est imposé comme l’un des équipements culturels majeurs du département. Les chiffres de la saison écoulée en témoignent : 10 000 spectateurs, 85% de taux de remplissage, neuf spectacles complets et une activité qui dépasse désormais largement les seules représentations artistiques.

Une scène qui a trouvé son public
L’équilibre économique confirme cette dynamique. Avec 280 000€ consacrés à l’achat des spectacles pour environ 300 000€ de recettes, la programmation parvient à conjuguer ambition artistique et maîtrise budgétaire.

Une salle de plus en plus sollicitée
Autre indicateur encourageant : la salle est de plus en plus sollicitée en dehors de sa programmation culturelle. Assemblées générales, cérémonies, trophées sportifs ou réunions associatives remplissent désormais son calendrier, faisant de l’Auditorium un véritable lieu de vie pour le territoire.

Pop The Opera Copyright Philippe Gromelle

Une programmation pensée pour tous les publics
La saison 2026-2027 poursuit cette même philosophie : proposer des spectacles capables de réunir plusieurs générations sans renoncer à l’exigence artistique. Humour, théâtre, danse, musique classique, chanson française, ballets, spectacles jeune public et comédies musicales se côtoient dans une programmation volontairement éclectique.

1er lever de rideau
Le lever de rideau sera assuré le 4 octobre par une création originale de l’Orchestre national Avignon-Provence, associant Beethoven à une performance de street art en direct de l’artiste vauclusienne Maddam. Une manière d’annoncer la couleur : faire dialoguer les disciplines et surprendre le public.

Des têtes d’affiche et des créations
« La programmation fait alterner figures populaires et créations contemporaines, souligne Sophie Duffaut, responsable de la programmation de l’auditorium. Le public retrouvera notamment Jeanne Cherhal, Muriel Robin, Pablo Mira, Paul de Saint Sernin, Hiba Tawaji accompagnée d’Ibrahim Maalouf, mais aussi François Berléand et Max Boublil dans ‘L’Expérience théâtrale’, la nouvelle pièce de Laurent Ruquier. »

The loop
Le théâtre occupera une place importante avec ‘The Loop’, récompensé du Molière de la meilleure comédie, Le Cercle des poètes disparus, couronné de deux Molières, ou encore ‘Potiche’, portée par Clémentine Célarié. La danse ne sera pas en reste avec le Ballet Preljocaj, le Grand Ballet de Kiev ou encore le Ballet Julien Lestel. Les familles disposeront également d’une offre particulièrement étoffée avec ‘Robin des Bois’, ‘Pocahontas’, ‘La Belle au bois dormant’, ‘Sibella’ et les ‘Super-Héros’ ou encore ‘Pop the Opera’ qui ne se produit plus au théatre d’Orange.

Max Boublil et François Berléand Copyright Bertrand Exetier

Les jeunes au cœur du projet
L’Auditorium de Vaucluse poursuit son travail d’éducation artistique. La saison précédente a accueilli 86 établissements scolaires, dont 33 collèges, mais aussi des crèches, écoles maternelles et primaires, des enfants travaillant à domicile… Une politique culturelle qui fait écho aux missions de démocratisation de l’accès au spectacle vivant portées par le Département de Vaucluse.

Repérer les talents avant les autres
Si les grands noms attirent naturellement le public, la programmation résulte d’un travail de veille permanent. Les équipes de l’Auditorium sillonnent les festivals, au premier rang desquels le Festival Off d’Avignon, observent les propositions relayées sur les réseaux sociaux, échangent avec producteurs, tourneurs et autres salles de spectacles pour repérer les artistes qui feront l’actualité de demain. Cette stratégie permet de construire une affiche où les découvertes côtoient les valeurs sûres, tout en renouvelant régulièrement les publics.

Geoffrey Secco, la surprise de la saison
Parmi les succès inattendus de l’année écoulée, le concert sous hypnose de Geoffrey Secco restera l’un des temps forts. L’artiste a attiré un public venu parfois de très loin, offrant à l’Auditorium une fréquentation nouvelle. Une démonstration qu’une programmation audacieuse peut encore créer l’événement et séduire des spectateurs qui ne fréquentaient pas habituellement la salle.

En bref
6 spectacles familiaux, preuve de la volonté d’attirer toutes les générations. Une programmation où se côtoient Molières, grands ballets internationaux, artistes millionnaires sur les réseaux sociaux, chanson française, humour, théâtre et musique classique. Plusieurs créations originales ou adaptations inédites (Beethoven avec live painting, L’Expérience théâtrale, Cendrillon, Robin des Bois…).  Une forte présence d’artistes ayant un rayonnement international comme Angelin Preljocaj, Ibrahim Maalouf, Jeanne Cherhal, le Grand Ballet de Kiev). Enfin, un équilibre assumé entre têtes d’affiche populaires comme Muriel Robin, François Berléand, Clémentine Célarié et les nouveaux talents tels Moguiz, Paul de Saint Sernin, Robin Goupil, ce qui offre à cette saison une identité à la fois ambitieuse et accessible.

Infos pratiques
La saison 2026-2027 de l’Auditorium de Vaucluse propose 24 spectacles tout public d’octobre à juin. L’ouverture de la billetterie est fixée au mardi 1er septembre ici. L’Auditorium est situé au Thor et accueille également une importante programmation scolaire tout au long de l’année. Auditorium de Vaucluse. 971, chemin des Estourans au Thor. 04 90 33 97 32
Mireille Hurlin

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Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

Certes il y a du Brecht, du Pessoa et du Pagnol mais aussi des créations contemporaines jusqu’au 25 juillet chez Danielle et Gérard Vantaggioli au Théâtre du Chien qui fume.

‘Marius’ mis en scène par l’un des fidèles du couple, Jean-Philippe Daguerre joué la troupe du Babouchka Théâtre du Ranelagh à 9h50. À 12h05 ‘Le cercle de craie caucasien’ où hui comédiens interprètent une cinquantaine de personnages.

À 14h10, Tom Novembre et Guilhem Fabre dans ‘L’accord des dissonances’ de Jean Marsan avec des lumières somptueuses de Jacques Rouveyrollis. Il a travaillé pour Barbara, Léo Ferré, Michel Sardou, Jean-Michel Jarre et Johnny Halliday et vient au Chien par pure amitié ! À 16h10 ‘Vagabond’, création de Gérard Vantaggioli. La vie ou plutôt la survie d’un couple de SDF qui luttent dans la rue contre la faim, le froid, la soif et s’en sortent grâce à la poésie et l’humanisme.

Suivra à 18h05 une habituée des lieux, Clémentine Célarié, autrice et actrice de ‘Mon cow-boy’, « ou comment l’imaginaire nous sauve du pire, le mental nous éloigne du toxique. » Où le mot « cancer » n’est jamais prononcé. À 20h05, ‘La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob’, 2e proposition de Jean-Philippe Daguerre, d’après une histoire vraie. Celle de Danielle Cravenne, épouse de Georges Cravenne, le producteur de cinéma qui a notamment créé les César. En plein conflit israélo-palestinien en 1973, elle trouve que c’est une très mauvaise idée de sortir ce film de Gérard Oury avec Louis de Funès. Et elle tente de détourner le vol Paris-Nice pour obtenir l’annulation de sa sortie. Elle sera abattue par la police. Enfin à 22h, ‘Jesus & Jesus’, une comédie avec l’inoxydable Jean-Paul Farré, un prédicateur épuisé par 30 ans de prêche qui se retrouve face à un concurrent, un nouvel évangéliste branché et charismatique qui fait vibrer les foules. 

Le Théâtre Le Petit Chien

Voilà pour la programmation côté Chien qui fume, 75 Rue des Teinturiers. Dans l’autre salle, celle du Petit Chien, 76 Rue Guillaume Puy, 1er spectacle à 10h, celui de l’humoriste Jean-Jacques Vanier qui a son rond de serviette chez les Vantaggioli. ‘À la recherche’, Prix Humour 2025 de la SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques), part à la … recherche de Marcel Proust.

A 11h40 ‘Chienne de vie’ du regretté Claude Duneton, amoureux des mots, chroniqueur au Figaro littéraire, il a aussi signé nombre de chroniques dans L’Humanité, Le comédien Aladin Reibel a adapté et joue ce texte. En pleine guerre de 14, entre père farfelu et mère acariâtre, un gamin survit grâce à sa petite chienne Rita, qui fait office de « petite soeur. » À 13h05, ‘L’intranquillité’ du Portugais Fernando Pessoa dont certains disent qu’il n’est pas un auteur mais une bibliothèque à lui tout seul. Dans ce texte, il observe le monde entre poésie, humour et vertige intérieur.

À l’affiche à 14h50 une création de la Cie Clin d’Oeil, ‘Aux marges du Palais’, d’après Marcus Malte. Tour à tour farce, pamphlet, satire politique sur le pouvoir et le contre-pouvoir, adapté et mis en scène par Aurélie Audas. À 16h50, ‘L’oiseau vert’ d’après Carlo Gozzi avec hui comédiens sur scène pour une pièce facétieuse et jubilatoire. Suivra à 18h50 ‘Elia, généalogie d’un faussaire’ de Jean-Loup Horowitz. Sur les traces d’un faussaire qui a compris que c’est plus lucratif que vendre ses propres oeuvres. Enfin, à 20h45 ‘L’Homme et le Pêcheur’ par le Teatro Picaro et le duo irrésistible formé par Ciro Cesarano et Paolo Crocco. »Entre la Coupe du monde de foot et la canicule on a une sérieuse concurrence. Alors, faites-nous confiance, venez nous voir ! »


Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

Au Théâtre du Chêne Noir, la programmation a déjà séduit 20 000 spectateurs qui ont réservé leur place avant que débute la nouvelle édition du Festival Off.

Et le patriarche, Gérard Gélas, qui fêtera ses 79 ans le 7 juillet prochain, reprend ‘Zadig’ de Voltaire à 14h50. « La philo, c’est mon socle, d’ailleurs j’avais eu 19,5/20 au baccalauréat, la meilleure note de France, moi qui étais élève au Lycée Mistral. On l’a vu avec le Bataclan, la tolérance, la lutte contre tous les fanatismes sont toujours d’actualité. Le ciselé de ce conte voltairien, drôle, décapant, sa profondeur m’ont convaincu de le ré-écrire, de le mettre en scène pour en faire une pièce de sorte que la jeunesse d’aujourd’hui puisse se rafraîchir à une pensée que n’asserviront jamais les algorithmes dans les portables. Eteignons-les, levons la tête et que le spectacle commence. »

Son fils Julien Gélas, qui lui a succédé, a alors présenté un à un les spectacles de cette 59e édition du Festival Off. « C’est émouvant de vous voir ici, dans cette ancienne chapelle. Même si la création en France est malmenée, si les subventions se raréfient, vous nous faites confiance les yeux fermés, déjà 20 000 billets prévendus, merci. La culture, ce n’est pas un luxe, c’est vital, c’est une liberté, c’est le bien-être de la société française. »

La programmation

‘Walt, la folie Disney’ est programmé à 10h Salle John Coltrane. « Ce génie était prêt à se mettre sur la paille pour vivre son art. Il a mis 4 ans pour sortir Blanche Neige au terme d’un long processus créatif à la fois douloureux et laborieux. À 12h15, ‘Tout le bleu du ciel’ de Mélissa Da Costa (best-seller aux 10 millions de lecteurs) sera mis en scène par Mikaël Chirinian dont le papa, ancien adjoint de Marie-Josée Roig était dans la salle lors de la conférence de presse.

Suivra à 14h15, ‘Ubu Roi’ d’après Alfred Jarry mis en scène par Jean-Marie Galey. « Avec sa casquette MAGA, il sature les réseaux sociaux de sa sottise sans limite et sa méchanceté décomplexée. Il sature l’égoût de l’information en continu, draine dans son sillage des millions de gogos écervelés et extasiés. » A 16h 15, ‘Carnets d’Ukraine’ de Michel Hazavanicius mis en scène par Julien Gélas. Portraits de femmes et d’hommes qui se battent pour leur liberté, leur terre, leur famille. L’art face à l’obscurantisme. 

Place à ‘Antigone’ à 18h, le chef d’oeuvre de Jean Anouilh mis en scène par Andréa Bescond, auteure des ‘Chatouilles’ qui se se lève et se bat contre le patriarcat de Créon. A 20h, ‘L’harmonie des genres’ de Noémie Delattre. Entre hommes à la masculinité bienveillante et femmes fortes et épanouies.

Dans la Salle Léo Ferré, à 10h15, une fidèle du Chêne, Frédérique Lazarini metta en scène ‘L’école des femmes’. A 12h30, ‘Un conte d’hiver’ de Shakespeare, suivra à 17h, ‘L’avare’ repensé par Tigran Mekhitarian avec 8 comédiens. Puis place à la danse avec ‘Islands’ sur une chorégraphie de Carolyn Carlson à 19h 20. A 21h 15, ‘Intra Muros’ d’Alexis Mickalik.

Du 16 au 25 juillet, Thierry Lhermitte viendra pour ‘La rencontre’ de Charles Pépin à 19h 30, Andréa Bescond les 6 & 13 juillet pour ‘Les chatouilles ou la danse de la colère’, récompensées par le Molière 2016 du seul en scène et par deux César au cinéma. Enfin le 20 juillet Francis Huster célèbrera ‘Un cancre au paradis’.

Entre artistes et spectateurs, le Théâtre du Chêne Noir, et son équipe qui fêtera ses 60 ans en 2027, reste viscéralement un lieu de création et de dialogue malgré les fanatiques en tous genres, jusqu’à Poutine et Trump.

Gérard Gelas. DR

Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

« Nous avons souhaité partager des questions avec le public pour transformer ce 80e Festival d’Avignon en une grande fête des questions. »

Tiago Rodrigues a créé ainsi la surprise lors de la conférence de presse présentant la programmation du 80e Festival d’Avignon. Le public étant au centre du festival , c’est celui-ci qui était invité sur scène pour présenter cette 80e édition en 80 questions. Un groupe de 80 volontaires, hommes et femmes, fidèles du festival ou pas, jeunes ou seniors qui se sont interrogés face aux propositions artistiques. Le premier questionnement est venu de l’affiche qui représente un point d’interrogation noir qui tape du poing sur une table. Elle résume à elle seule ce que sera le 80e festival d’Avignon : une grande fête de questions posées par les artistes, des questionnements où des réponses ne seront pas forcément attendues. Le deuil, la transmission, les fantômes, l’amour, la mémoire, la place de la poésie, le devenir des corps….autant de thèmes qui nous laisseront cheminer dans un dédale de questions aux réponses diverses. Monstratif ? démonstratif ? En 2026 le spectacle vivant  sera aussi interrogatif !

Les chiffres en questions

Si ce 80e Festival d’Avignon se veut une Foire aux questions sans réponses unanimes, les chiffres cependant témoignent d’une certitude : pendant 22 jours, Avignon accueillera l’une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain.

Plus de 750 salariés mobilisés, 47 spectacles dont 30 créations qui représentent 64% de la programmation, près de 300 rendez-vous incluant spectacles, rencontres, lectures, débats et projections associant une dizaine d’acteurs culturels, 2 expositions, un spectacle itinérant dans 14 communes, 40 lieux investis… Pour 2026, les productions du Festival continueront de rayonner avec près de 165 représentations dans 12 pays et 40 lieux.

Quelques certitudes au-delà des chiffres

Si on se pose la question de la parité, elle est largement respectée, les femmes représentant 55% des artistes. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen est la langue invitée. Le théâtre est toujours la première discipline. Le programme ‘Première fois’, permettant la découverte aussi bien logistique qu’artistique du festival est reconduit et la fidélisation de ce nouveau public est également envisagée pour 2027. Les territoires cinématographiques accueilleront au cinéma Utopia des réalisateurs et réalisatrices coréens. La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues succède à Mathilde Monnier pour mettre en œuvre le programme ‘Transmission impossible’ qui permet à de jeunes artistes, étudiantes et étudiants en arts vivants post-diplômés, une immersion totale dans le Festival. Le Café des idées est reconduit chaque jour du Festival au Cloître Saint-Louis afin de « donner la parole aux questions » et d’engager des débats et conversations avec artistes ou personnalités telles que Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024 ou Edwy Plenel ou d’accueillir des rencontres comme Foi et Culture avec le diocèse d’Avignon, Et bien sûr, le Festival poursuit et améliore ses engagements envers l’accessibilité pour tous, la mobilité durable et la réduction des déchets.

Deux spectacles investiront La Carrière de Boulbon

Une fois n’est pas coutume, la Carrière de Boulbon accueillera 2 spectacles. ‘Silence’, un concert chorégraphié de Lucie Antunes et  Mathilde Monnier et ‘1, 2, 3 Poquelin’ du collectif flamand Tg Stan qui nous apprendra tout sur Molière avec humour.

Dans la Cour d’honneur

Julien Gosselin ouvrira la foire aux questions avec ‘Maldoror’, un étrange mix de  Lautréamont et de l’écriture de Roberto Bolaño ou comment peut on être fasciné par le Mal. Avec ‘Oiseau’, Julie Deliquet , Isabelle Huppert et Hyeyoung Lee proposent une lecture-adaptation franco-coréenne d’un extrait du dernier roman de Han Kangva, Impossibles adieux. Pour ceux qui n’ont pas découvert Benjamin Clémentine dans le métro parisien, il sera en concert unique le 19 juillet. Le cirque sera – enfin- présent dans la Cour d’honneur grâce au Collectif XY qui interroge notre rapport au vivant et la solidarité dans ‘Le Pas du monde’.

Le Coréen, langue invitée

Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen une langue « faite de résistance et de résilience » se conjuguera à travers le théâtre, la gastronomie, le cinéma, la danse et la littérature. Si on connaît la culture coréenne par les séries k-drama, la K- pop ou la gastronomie coréenne, le festival va être l’occasion de découvrir le pansori, récit chanté, dans ‘Neige, neige, neige’ avec la chanteuse Lee Jaram. ‘Island Story’ de Kyung-Sung Lee rappellera la lutte des Coréens contre les Japonais en 1948. Jaha Koo présentera trois  de ses spectacles : ‘Cuckoo’, ‘The History of Korean Western Theatre’ et ‘Haribo Kimchi’. On parlera écologie avec la chorégraphe Sung Im Her avec 1 Degree Celsius et on s’immergera en apnée avec les plongeusese de Muljil.

Il sera aussi question de…

En danse, Boris Charmatz , Mathilde Monnier  Madeleine Fournier, Trajal Harrell et Katerina Andreou offriront leurs dernières créations. Tiphaine Raffier, programmée pour la première fois au Festival présentera le premier spectacle de la FabricA, ‘Hors présence’, un huis clos sur la mort et la fin de vie. On se réjouit plus de vingt ans après du retour du circassien Johann Le Guillerm avec ‘Terces’ qui aura l’écrin de la Plaine de l’Abbaye de Villeneuve-lès-Avignon pour nous étonner de son inventivité. On retrouvera Rebecca Chaillon (Carte Noire en 2023) dans ‘La parabole du Seum’ qui interroge la peur, un Hamlet itinérant de Thibaud Perrenoud. Valérie Dréville se produira dans une seule en scène ‘Thésée, sa vie nouvelle’. Le spectacle long qu’affectionnent les fidèles du festival sera celui de Carolina Bianchi et Cara de Cavalo pour une performance marathon forcément bouleversante et dérangeante de 10h à l’Opéra Grand Avignon.

La soirée de clôture devient un matin lumineux

Le Festival se clôturera par L’Aube des questions, lors de laquelle 80 questions seront formulées par des dizaines de personnalités artistiques, culturelles, politiques, associatives, de la société civile… dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Habituellement le Festival se clôture à minuit. En 2026, de 5h à 7h du matin, la lumière naissante préfigurera l’édition anniversaire de 2027. 

Billetterie ouverte à toutes et tous sur festival-avignon.com et fnacspectacles.com
À partir du 20 juin, par téléphone et au guichet. Du mardi au samedi de 9h30 à 14h puis de 16h à 18h30.
Tous les jours aux mêmes horaires, dès le 1er juillet. 20 rue du Portail Boquier. Avignon. 04 90 14 14 14


Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

C’est ce qu’a dit en introduction l’un des deux coprésidents des Musicales du Luberon, Patrick Canac, l’autre Laure Kaltenbach étant retenue à Paris. « Nous espérons que l’espoir revive et invente un monde entre rêve et renaissance. Plus qu’une destination, un ailleurs imaginaire, mystérieux et onirique. Ce festival s’étirera du 24 mai au 27 juillet mais n’oublions pas que les Musicales se déroulent tout au long de l’année, sur quatre saisons et que le nombre de sites concernés est désormais de sept : Apt, Lacoste, Les Taillades, Ménerbes, Bonnieux, Beaumes-de-Venise et Bédoin. »

Coup d’envoi ce dimanche 24 mai, avec ‘Abracadabra, le piano magique’ de Béatrice Berrut, un concerto de Liszt et le fameux ‘Adagietto’ de la 5e Symphonie de Mahler, devenu un tube depuis ‘Mort à Venise’ porté à l’écran par Luchino Visconti. Mais aussi ‘La danse macabre’ de ‘L’apprenti sorcier’ de Paul Dukas. 18h Eglise Saint-Luc à Ménerbes.

Le 6 juin, au SCAD de Lacoste, un duo Marina Viotti – Théo Oul. Une mezzo-soprano et un accordéoniste qui mêleront des partitions de Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, mais aussi des chansons de Barbara, Brel, Nougaro et Ferré. Elle est franco-suisse et Victoire de la Musqiue Classique en 2023, lui a grandi à Marseille et fréquenté le Conservatoire Pierre Barbizet et prouve que l’accordéon n’est pas réservé aux bals musette. Le 27 juin, au Domaine de Coyeux, pour changer de ‘Vissi d’arte’, ‘Je veux vivre d’amour’ avec les grands airs d’opéras de Bellini, Mozart, Gounod et Smetana avec le duo Lada Bockova (soprano) et Daniel Kfelir (baryton) à 20h 30.

Le 11 juillet, hommage à Debora Waldman, fidèle depuis 6 ans aux Musicales, aux Taillades à 21h 30, avec la Symphonie ‘Ecossaise’ de Mendelssohn et l’un des concerti pour violon de Brahms interprété par Eva Zavaro. Selon le grand interprète Ivry Gitlis, « elle joue avec le cœur. »

Un concert novateur ‘Musiques en bleu’, le 17 juillet au Théâtre de la Fondation Blachère à Bonnieux à quatre mains, avec les pianistes Maha Zahid et Bruno Fontaine. Des improvisations sur ‘Rapsody in blue’ de Gerschwin bien sûr, mais aussi des partitions de Debussy Fauré, Smetana. Et comme Jean-Paul Blachère était viscéralement attaché à l’Afrique, des musiques de compositeurs nés sur ce continent seront jouées, celles d’Aya Bankole, Nabil Benabdeljalli et Fred Onovwerosuoke.

A Bédoin le 18 juillet, place aux ‘Grands quintettes pour piano et cordes’ avec le Trio Karenine, renfrocé par la violoniste Alexandra Soumm et l’altiste Manuel Vioque-Judde pour deux oeuvre, une de Dvorak l’autre de Franck.

‘Un vent d’est’ soufflera sur le Domaine de la Citadelle à Ménerbes le lendemain avec le même Trio Karenine qui interprètera des oeuvres de Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky, Dvorak et du pianiste Jean-Claude Pennetier.

Changement de climat le 22 juillet, ‘Viva les suds, viva Espana’ avec tous les standards de Falla, Granados, Ravel, Fauré, Sarasat à Ménerbes (19h) avec la pianiste Laura Cholé et la pianiste Elise Bertrand qui proposera l’une de ses compositions. Elle a aussi été distinguée comme Révélation soliste lors des Victoires de la Musique 2024.

Le 27 juillet, les Musicales du Luberon vous invitent à ‘Une soirée chez les Schumann’, aux Taillades avec Julie Depardieu qui liera des journaux intimes de Clara et Robert Schumann, la mezzo Delphine Haidan et le pianiste Jean-Frédéric Neuburger qui interprèteront leurs oeuvres.

Dès septembre débutera le Festival d’Automne avec tour à tour, le pianiste Geoffroy Couteau le 11 septembre à Bonnieux, ‘Un humour de Prouste’ avec Denis Podalydès et Jen-Philippe Collard le 3 octobre à Apt, ‘Le voyage d’hiver’ de Schubert le 10 octobre.

Des conférences et causeries sont également prévues le 12 juin avec Raymond Duffaud et le 3 octobre avec la cheffe de l’Orchestre National Avignon-Provence, Debora Waldmann sur ‘Aïda’.

La cheffe d’orchestre Debora Waldmann entourée de Victorine et Patrick Canac. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Depuis 1989 qu’existent Les Musicales du Luberon, ont été invités notamment James Bowman, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Didier Lockwood, Dame Felicity Lott, Laurence Equilbey, Jean-Claude Malgoire, Nicolas Angelich, Cyprien Katsaris, Jean-François Zygel et Cyril Diederich qui était là au début de l’aventure humaine et artistique de ces Musicales. 


Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

« Nous voulons remettre le vin dans la vie, accompagner les consommateurs là où ils sont, festivals, concerts, expositions, lieux de partage, de fête et de gastronomie, annonce Sophie Lescure, directrice de l’évènementiel à Inter Rhône. Notre socle doit s’élargir aux jeunes, répondre à leurs attentes, leur présenter le vin comme un moment, une ambiance, une émotion, notamment avec des cocktails. Il ne s’agit pas de rafraîchir l’image du vin artificiellement mais de leur faire découvrir la richesse des appellations à travers la diversité des cépages et des terroirs ».

Et cet été va vivre au rythme des propositions en Vaucluse, dans les départements voisins, en France comme à l’international. À Avignon, la capitale des Côtes du Rhône, la saison débute le samedi 30 mai avec le Live des Côtes du Rhône. Pour cette 5e édition, sur la place emblématique du Palais des Papes, une centaine d’exposants, des stands de dégustations et de restauration, une nouveauté, un container rutilant pour les cocktails et, bien sûr, de la musique. De leur côté, les Compagnons des Côtes du Rhône organiseront leur Balade Gourmande à travers des lieux insolites de la Cité des Papes le 6 juin. Le Bar à vins, pendant le 80e Festival In d’Avignon sera ouvert entre le 3 et le 25 juillet avec chaque soir des vignobles et des domaines invités, une sélection de cuvées et un sommelier pour parler des cépages et assemblages.

Dans le Vaucluse, des soirées sont prévues à Sablet le 13 juillet, mais aussi Vaison Voit/Boit rouge le 21 juillet, Valréas qui propose avec ses Côtes du Rhône Villages un moment Pink & White avec food trucks et restaurateurs locaux le 23 juillet, et le lendemain, fiesta à Visan. En août, ce sera Sainte-Cécile qui prendra la suite le 2 avec en plus un marché d’artisans. Et notez sur votre agenda que le Ban des Vendanges est programmé le 29 août dans le Jardin des Doms totalement rénové avec de nouvelles plantations, le bassin réaménagé et une aire de jeux pour les enfants. Enfin, le 27 septembre aura lieu le Marathon d’Avignon. Les anciens se souviennent du Marathon dans les Vignes qui finalement avait disparu du calendrier des festivités.

Et des événements en dehors du Vaucluse

Dans le Gard Rhôdanien, les Escapades de Signargues les 2 et 3 juillet. Chez nos voisins de la Drôme, Nyons mettra en lumière son AOP le 25 juillet à Piégon avec un DJ en prime pour l’ambiance musicale, Suze-la-Rousse fêtera les 10 ans de son AOC le 30 juillet et du 10 au 13 septembre est prévu le Valence Gastronomie Festival, une expérience gustative avec une sélection de vins en accord avec les recettes des chefs étoilés.

De son côté, dans le Rhône du 10 au 14 juin, le Lyon Street Food Festival offrira sur un espace de 600m² des moments de dégustations mais aussi des ateliers de composition oenologique. Les Côtes du Rhône ne perdent pas le nord, elles seront présentes à Arras pour le Mainsquare Festival à Arras, un nouveau partenariat pour faire connaître le savoir-faire de nos vignerons dans le Pas-de-Calais. Autre site, celui d’Aix-les-Bains pour le Festival Musilac sur les rives du Lac du Bourget, entre le 9 et le 12 juillet, une manifestation qui chaque été attire environ 100 000 spectateurs.

Jazz à Vienne, un rapprochement initié à l’époque par Michel Chapoutier, ancien Président d’Inter Rhône, se poursuivra entre le 25 juin et le 11 juillet pour cet évènement musical créé il y a 45 ans et qui fidélise plus de 200 000 amateurs. Suivra Rhone in White à Lyon le 7 septembre.

Enfin, les Côtes-du-Rhône s’exportent et se montrent à l’international, en Belgique le 8 juin à Gand, au Royaume-Uni les 31 mai-1er juin à Edimbourg, à Londres du 17 au 21 juin. Fin août en Allemagne à Düsseldorf (28-30) et à Brême (27-30). Aux USA, à Houston (26-27 septembre), avec le Wine Festival où 4 500 festivaliers sont attendus. Nos Côtes-du-Rhône seront aussi en tournée au Canada, le 17 juin à Montréal et concluront leur périple en Asie, en Chine du 12 au 14 septembre pour le Festival Ooh La La.

Lors de la présentation de cette saison à la Maison des vins, un duo de mixologues venus de Montpellier a fait un démonstration de composition de cocktails avec les trois couleurs des Côtes du Rhône, mêlées à des sirops, de la lavande, des pétales de fleurs et du gingembre pour surprendre les papilles. « La bonne dose », c’est leur nom, de quoi séduire aussi les jeunes consommateurs avides de nouvelles sensations dans leurs dégustation.

Les cocktails réalisés avec les vins des Côtes du Rhône. ©Syndicat des CDR

Contact : www.cotesurhone.com


Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

Décidément, on frôle l’anorexie aux Chorégies. Quand on jette un coup d’oeil dans le rétro, on se rappelle par exemple, en 2011, pour les 40 ans du plus ancien festival d’art lyrique de France (créé en 1869), qu’étaient programmés non seulement Aida avec Indra Thomas dans le rôle-titre, dirigée par Tugan Sokhiev, avec une chorégraphie de Jean-Charles Gil, une mise en scène de Charles Roubaud et une scénographie d’Emmanuelle Favre. Mais aussi Rigoletto avec Leo Nucci, Patrizia Ciofi, Vittorio Grigolo et  Marie-Ange Todorovitch, l’Orchestre National de France et une floppée de choristes des opéras d’Avignon, Marseille et Toulon. Sans oublier la IXe Symphonie de Beethoven avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et 4 solistes dont Nathalie Stuzmann.

En 2016, toujours deux opéras à l’affiche. Madama Butterfly avec Ermonela Jaho, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et les choeurs des trois opéras de la Région Sud. La Traviata avec, tenez-vous bien, Placido Domingo, mais aussi Le Requiem de Verdi avec notamment Ekaterina Gruberova et Joseph Calleja. Et également un concert Bernstein-Gerschwin avec Julie Fuchs et Benjamin Bernheim.

Il y a 3 ans, en 2023, la rock star du piano, Khatia Buniatishvili qui avait dû attendre la fin d’un terrible orage d’été pour entamer le Concerto N°1 de Tchaikowsky, mais aussi Carmen avec Marie-Nicole Lemieux et Jean-François Barras, un récital du pianiste Evgueny Kissin et enfin un Gala Verdi avec le couple le plus en vue du monde, à la ville comme à la scène, Anna Netrebko et Yusif Eyvazov. 

En 2024, le programme avait déja réduit avec le chanteur Mika pour un concert symphonique, « Les saisons » de Vivaldi et Guido avec le Malandain Ballet de Biarritz et un seul opéra à l’affiche, « Tosca » en version concert, sans décor ni mise en scène mais heureusement avec l’enfant chéri des Chorégies, Roberto Alagna. 

La programmation 2026

Cet été, contrairement à ce qui était prévu, pour Traviata de Verdi, le rôle-titre ne sera pas chanté par Nadine Sierra. Quand elle a découvert qu’il n’y aurait qu’une version « concert », c’est-à-dire allégée, elle s’est retirée de la distribution. Elle sera donc remplacée par la soprano Jessica Pratt. Mais elle viendra quand même chanter au Théâtre Antique le 27 juin des partitions des grands airs d’opéra. Ce soir-là étaient prévues les Black Legends dont la tournée européenne a été annulée. Autre modification, le violoniste Renaud Capuçon a changé la liste des musiques de films qu’il interprétera le 18 juillet. Sont prévus notamment Le dernier métro de Georges Delerue, Love Story de Francis Lai, Les Moulins de Mon Coeur (Affaire Thomas Crown) de Michel Legrand. Il a quand même conservé Les choses de la vie et Rabi Jacob.

Avec tous ces changements, ce programme allégé et bientôt le départ du directeur des Chorégies dont c’est la dernière programmation ultra-light pour des raisons budgétaires, certains se demandent si elles ont encore un avenir dans le domaine si apprécié du lyrique qui, il y a peu de temps, grâce à la richesse de leurs propositions chaque été, des stars qui y participaient — chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, solistes de renommée internationale — attiraient deux fois plus de spectateurs au cœur du Théâtre Antique d’Orange.


Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

La Ville d’Orange dévoile sa programmation pour la belle saison, qui commencera le 1er mai. Festivals, concerts et gastronomie sont prévus.

La saison 2026 débutera dès le 1er mai avec L’Odyssée sonore, expérience immersive multi-sensorielle sur l’histoire deux fois millénaire du Théâtre Antique, une douzaine de soirées sont prévues. Candlelight, entre le 15 mai et le 13 juin, moments éclairés par des milliers de bougies avec les musiques du compositeur Hans Zimmer (Dune, Wonder Woman, Gladiator).

Suivront la Fête de la Famille (9 mai), le Conservatoire en Fête (29 mai), la Java du cochon (fin-mai-1er juin). Vincent Fuchs et les 2 000 choristes de Spectacul’Art seront les 5 et 6 juin au Théâtre Antique pour chanter les tubes de Michel Berger. Le concert de la Musique de l’Air et de l’Espace de la Base Aérienne 115 est programmé le 12 juin. Le 21 juin, la Fête de la Musique avec une soirée spéciale retransmise en direct du Théâtre antique sur France-TV qui attire entre 2,5 et 3 millions de téléspectateurs chaque année.

Entre le 25 et le 28 juin, Jazz Orange Festival sur la Place Clémenceau où viendront chanter le 3 juillet la Vauclusienne Michèle Torr et le 10 François Valéry. Le 27 juin au Théâtre Antique, Black Legend avec le Harlem Gospel Choir qui interprètera les chansons légendaires du label Motown créé par Quincey Jones et rejoint par Stevie Wonder, Diana Ross et les Supremes ou Marvin Gaye.

Samedi 4 juillet, ouverture des Chorégies avec La Traviata de Verdi mais en mise en espace — économies obligent — dirigée par Paolo Arrivabeni et avec dans le rôle-titre Nadine Sierra. Suivra l’iconoclaste Philippe Katerine le 7 juillet, puis le ballet Cendrillon le 13, le concert cinéma du violoniste Renaud Capuçon le 18 juillet avec les partitions mythiques du Parrain, Rabbi Jacob, Out of Africa, Cinema Paradiso, Les choses de la vie.

À l’affiche du Théâtre Antique aussi le 23 juillet, Génération Céline en hommage à l’icône canadienne, le lendemain, le gitan Kendji Girac, le dimanche 26, Véronique Sanson et enfin, la tournée de la Star Academy le 28 juillet. 

Août commencera fort avec Kool & the Gang, le groupe pop-rock-disco, le 1er, puis combats de MMA retransmis dans plus de 150 pays (les 7 et 8 août), Rock Fest (les 8 et 9), le Positiv Festival (14-16), le rappeur américain Macklemore (le 29) et enfin le Gardois Julien Doré le 5 septembre.

L’été dernier, Orange, son Théâtre Antique, ses places et ses jardins publics avaient accueilli 270 000 spectateurs. En 2026, on en escompte 300 000 avec cette programmation riche, éclectique, pour tous les âges et tous les publics.


Le Thor, Quand l’Auditorium de Vaucluse voit grand

Musique, théâtre, expo, la semaine du lundi 3 au dimanche 9 novembre au Chêne Noir s’annonce riche et variée, sous le signe de la convivialité.

Dès le jeudi 6 novembre, attentive aux artistes locaux, l’équipe du Chêne noir nous propose l’exposition de deux artistes avignonnais, Benjamin Creusot et Guillaume Niemetzky. Le lendemain place au rire avec un vaudeville de Georges Feydeau, ‘Le Dindon’ par la Compagnie Viva, bien connue du public du Festival Off. La venue du quartet du saxophoniste David Murray pour une soirée d’exception le dimanche sera l’apothéose.

‘Hors Champs’, une plongée dans l’ univers passionnants de deux artistes avignonnais

A partir du vendredi 7 novembre et ce jusqu’au 10 avril 2026, nous pourrons découvrir le travail de deux photographes talentueux, Benjamin Creusot & Guillaume Niemetzky, profondément ancrés dans le territoire vauclusien. ‘Hors Champs’, des clichés entre souffle urbain et regards intimes : quand les premiers saisissent l’énergie des rues trépidantes d’un New York contemporain, les seconds nous transportent dans l’univers du spectacle et dans l’intimité des boudoirs.

Du 7 novembre 2025 au 10 avril 2026. Entrée libre. Théâtre du Chêne Noir.

Le Dindon, un classique toujours aussi savoureux mis en scène par Anthony Magnier

Créé en 1896, Le Dindon une des pièces les plus emblématiques de Feydeau est un tourbillon de situations absurdes, de portes qui claquent et de quiproquos amoureux. Au grand dam du séducteur Pontagnac, Lucienne Vatelin ne sera jamais infidèle à son mari… sauf si celui-ci la trompe. Pontagnac va mettre tout en œuvre pour arriver à ses fins. Derrière le rire, Feydeau y déploie toute sa finesse pour dénoncer l’hypocrisie du couple et le jeu des apparences. « Le Dindon est une pièce qui confronte le désir au couple, qui amène sur le champ des possibles de l’aventure amoureuse, de l’infidélité. Tous les personnages en sont là, certains sans aucun scrupule, et d’autres s’interrogeant, tentés, hésitants », s’en explique le metteur en scène Anthony Magnier de la Compagnie Viva. A redécouvrir sans modération  en famille à partir de 12 ans.

Vendredi 7 novembre. 20h. 10 à 27€.

Le dimanche à 18h, direction New York avec le saxophoniste David Murray

Il fait humide, il fait nuit, une pause jazzy auprès du grand maître du saxophone s’impose non pas dans la salle John Coltrane la bien nommée, trop petite pour accueillir ce géant du jazz, mais dans la grande salle Léo Ferré du Théâtre du Chêne Noir. Ce concert co-réalisé avec le club de jazz avignonnais (AJMI) s’annonce exceptionnel car le dernier de la tournée. Le quartet va donner le meilleur d’eux mêmes en présentant leur dernière création Birdly Serenade avec en bonus la venue sur scène de la poétesse Francesca Cinelli, inspiratrice de l’album.

Dimanche 9 novembre. 18h. 10 à 27€. Théâtre du Chêne Noir.

Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine . Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr

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