31 octobre 2026 |

Ecrit par le 31 octobre 2026

Logement social : la demande reste insatisfaite en Vaucluse

Alors que les prix immobiliers et la précarité fragilisent l’accès au logement, le parc social ne répond qu’imparfaitement aux besoins des ménages. Selon une étude de l’Insee, publiée ce mois, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 287 200 ménages logés dans le parc social, soit 12,3 % des ménages. Les attributions restent rares, les délais d’attente s’allongent et les petits logements manquent particulièrement. En Vaucluse, où la pauvreté est plus prégnante que dans les Bouches-du-Rhône, la question demeure : Comment loger durablement ceux qui ne peuvent accéder au marché privé ?

Le logement social, pour nombre de ménages modestes, la condition d’un parcours résidentiel stable, dans un département où les situations de précarité rendent parfois l’accès au parc privé difficile, malgré des loyers plus abordables que sur le littoral régional. Cette étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) met en évidence un paradoxe vauclusien. La pauvreté y est plus présente que dans les Bouches-du-Rhône, mais la part des ménages logés dans le parc social y est inférieure. Les différences de prix immobiliers, le degré d’urbanisation et les obligations imposées aux communes par la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) contribuent à expliquer ces écarts.

Programme Grand delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

En Vaucluse, des besoins que le marché ne suffit pas à satisfaire
Le Vaucluse compte environ 37 334 logements sociaux en Vaucluse au 1er janvier 2025. Le parc est très majoritairement composé d’appartements : environ 84 % des logements sociaux relèvent du collectif, contre 16 % de maisons individuelles. Grand Delta habitat est l’acteur majeur du Vaucluse qui gère plus de 42 000 logements sur l’ensemble de ses territoires d’intervention. Près de 15 000 foyers vauclusiens attendraient un logement social dans le département et le délai moyen d’attribution avoisinerait 12 mois. Le décalage est d’autant plus significatif qu’environ 70 % de la population vauclusienne serait éligible à un logement HLM.

Copyright Insee étude n° 162 Octobre 2026

Le Vaucluse cumule deux fragilités
Le Vaucluse cumule deux fragilités : 19,9 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté, le taux le plus élevé de la région, alors que les logements sociaux représentent 12,6 % du parc de résidences principales. Cette proportion dépasse légèrement la moyenne régionale, mais ne suffit pas à répondre aux besoins d’un territoire particulièrement exposé à la précarité. Avec 12,6 % de logements sociaux, le Vaucluse se situe au-dessus de la moyenne de Provence-Alpes-Côte d’Azur (12,3 %). Il reste toutefois loin des Bouches-du-Rhône, où cette part atteint 16,3 %. Ce département affiche un taux de pauvreté de 18,5 %, inférieur de 1,4 point à celui du Vaucluse. Ailleurs dans la région, les écarts sont également révélateurs. Les Alpes-de-Haute-Provence comptent 8,2 % de logements sociaux pour un taux de pauvreté de 17,1 %. Dans le Var, ces proportions s’établissent respectivement à 9,3 % et 15,6 %. Les Hautes-Alpes présentent le taux de pauvreté le plus faible de la région (14,7 %), avec 10,2 % de logements sociaux. Dans le Vaucluse, où près d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, la pression sur le logement abordable constitue un enjeu majeur.

Programme Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

Des disparités entre communes
L’offre est également inégalement répartie sur le territoire. Avignon figure parmi les communes les mieux dotées, avec un taux de logements HLM estimé à 19,24 %. Le défi consiste donc à construire de nouveaux logements là où la demande est forte, tout en mobilisant le parc existant et en favorisant une répartition plus équilibrée entre les communes. .

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, un parc insuffisant face aux besoins
En Paca, 287 200 ménages, représentant 675 200 personnes, occupaient un logement social au 1er janvier 2022. Cela correspond à 12,3% des ménages, contre 15,4% en France métropolitaine. La région se classe ainsi parmi celles où le parc social occupe une place relativement faible, alors même que les difficultés d’accès au logement y sont particulièrement marquées. Les prix immobiliers, parmi les plus élevés de France hors Île-de-France, pèsent lourdement sur les possibilités d’installation. La présence importante de résidences secondaires contribue également à limiter l’offre disponible pour les habitants permanents. À cela s’ajoute un taux de pauvreté supérieur de deux points à la moyenne métropolitaine. La répartition du logement social demeure très inégale entre les départements. Les Bouches-du-Rhône affichent la proportion la plus élevée de la région, avec 16 % des ménages concernés. À l’autre extrémité, les Alpes-de-Haute-Provence se situent à 8 %. Le Vaucluse se trouve entre ces deux niveaux, sans que sa situation sociale se traduise par une présence équivalente de logements à loyers modérés. Cette géographie rappelle que les besoins ne se répartissent pas uniformément. Les grands pôles urbains concentrent une partie des tensions, mais les territoires moins denses peuvent eux aussi connaître des difficultés, notamment lorsque l’offre disponible est éloignée des emplois ou des équipements indispensables.

Copyright Insee octobre 2026

Un logement pour 8 demandes : le goulot d’étranglement des attributions
Un logement pour huit demandes, voilà l’ampleur du problème. En 2022, la région enregistrait plus de 206 000 demandes actives de logement social. Parmi elles, 151 000 émanaient de ménages qui ne résidaient pas déjà dans le parc social. Pour ces demandeurs, une attribution seulement intervenait pour huit demandes, contre une pour cinq en moyenne nationale. Le délai moyen d’attente atteignait 22 mois, contre 16 mois en France métropolitaine. Derrière ces chiffres ? Une séparation qui oblige à trouver rapidement un nouveau logement, une perte d’emploi qui réduit les ressources, une famille qui s’agrandit ou une personne âgée qui ne peut plus vivre dans un appartement devenu inadapté. La pression se révèle encore plus forte pour les petites surfaces. En 2022, on comptait une attribution pour 18 demandes de studios et de T1, et une pour 9 demandes de T2. Les personnes seules représentaient 43 % des demandeurs, les couples sans enfant 21 %. Ces chiffres mettent au jour un décalage entre la composition des ménages et les logements auxquels ils peuvent prétendre. Le manque de petites surfaces ne constitue donc pas un problème secondaire. Il conditionne l’accès au logement des jeunes adultes, des personnes seules, des ménages séparés et de nombreux seniors. Pour une population vieillissante, la disponibilité d’appartements de taille modeste, accessibles et bien situés devient le graal.

Réhabilitation Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

Des locataires plus âgés, des familles davantage exposées à la pauvreté
Le parc social accueille des ménages dont les profils diffèrent nettement de ceux du secteur locatif privé. Le revenu constitue l’un des premiers marqueurs de cette distinction. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la moitié des ménages locataires du parc social disposent d’un niveau de vie inférieur à 1 300€/mois et par unité de consommation. Cette mesure tient compte de la composition du foyer et permet de comparer les ressources de ménages de tailles différentes. À titre de comparaison, le niveau de vie médian atteint 1 600€ dans le parc locatif privé et 2 200€ chez les propriétaires occupants. La pauvreté touche ainsi 37 % des ménages du parc social, contre 24 % des locataires du privé. Les familles monoparentales sont particulièrement concernées. Elles représentent 21 % des ménages du parc social, contre 13 % dans le parc locatif privé. Parmi celles qui vivent dans un logement social, 42 % sont pauvres. Les couples avec enfants sont eux aussi plus présents dans le parc social que dans le parc privé : ils représentent respectivement 22 % et 15 % des ménages. Les familles de trois enfants ou plus y sont également surreprésentées. Le parc social remplit donc une fonction essentielle de protection pour des foyers qui doivent assumer seuls un loyer, les dépenses courantes et, parfois, la garde des enfants. Mais les ménages modestes ne sont pas les seuls à y vivre. Les personnes âgées y occupent une place importante, ce qui pose d’autres questions : adaptation du logement, proximité des soins et maintien de l’autonomie. L’âge médian de la personne de référence du ménage atteint 56 ans dans le parc social régional, contre 48 ans dans le parc locatif privé. Les ménages dont la personne de référence a 65 ans ou plus représentent 41 % des occupants du parc social, contre 30 % dans le privé. À l’inverse, les moins de 40 ans y sont moins nombreux : 18 %, contre 36 %.

Réhabilitation de Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

Quand les locataires restent, les logements tournent moins
Le logement social a une particularité : on le quitte moins souvent que le parc privé. En 2022, 93 % des ménages qui y vivaient occupaient déjà le même logement un an auparavant. Dans le secteur locatif privé, cette proportion tombait à 83 %. La stabilité constitue une qualité indéniable. Elle permet aux familles de conserver leurs repères, aux enfants de rester dans leur établissement scolaire et aux locataires de préserver leurs liens de proximité. Mais elle réduit aussi le nombre de logements remis sur le marché chaque année, alors que les demandes continuent d’affluer. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 35 % des ménages du parc social occupaient leur logement depuis plus de dix ans. Dans le parc privé, cette ancienneté ne concernait que 12 % des ménages. Les évolutions familiales ne se traduisent pas nécessairement par un déménagement : des enfants quittent le foyer, un couple se sépare ou un conjoint décède, tandis que le logement demeure inchangé. Cette situation favorise la sous-occupation. Ainsi, 46 % des personnes seules et 70 % des couples sans enfant vivant dans le parc social occupaient un logement de trois pièces ou plus. Dans le parc privé, ces proportions étaient respectivement de 25 % et 49 %. Il ne s’agit pas pour autant d’une mauvaise répartition des logements. Certains locataires âgés souhaitent demeurer dans un quartier où ils ont leurs habitudes ; d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre supplémentaire pour accueillir leurs proches ou faire face à une perte d’autonomie. Le défi consiste à proposer des logements plus adaptés sans contraindre les habitants à renoncer à leur cadre de vie.

Copyright Insee octobre 2026


Changer de logement sans quitter le parc social

La mobilité interne offre une partie de la réponse. Elle permet à un ménage déjà logé dans le parc social de déménager vers un appartement mieux adapté à sa situation : plus petit après le départ des enfants, plus grand à l’arrivée d’un nouvel enfant, plus proche d’un emploi ou doté d’un ascenseur lorsque les déplacements deviennent difficiles. Ces changements représentent plus d’un tiers des mouvements observés dans le parc social régional. Ils peuvent libérer des logements familiaux pour des ménages qui en ont besoin, tout en permettant à d’autres locataires de conserver un loyer compatible avec leurs ressources. Les entrées dans le parc social répondent souvent à une rupture. La moitié des nouveaux occupants avaient connu une baisse de leur niveau de vie au cours de l’année précédant leur emménagement. Leur âge médian était de 40 ans, et les familles monoparentales représentaient 26 % des entrants, contre 21 % de l’ensemble des locataires déjà installés. À l’inverse, les sorties restent relativement rares. Lorsqu’un ménage quitte le parc social, il accède fréquemment à la propriété : c’était le cas de 41 % des sortants en 2022. Leur niveau de vie médian atteignait alors 2 000€ par mois, contre 1 300€ pour les ménages qui demeuraient dans le parc social. Le logement social joue donc aussi un rôle de tremplin pour certains foyers dont la situation financière s’améliore.

Programme Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin


Construire davantage, mais surtout construire juste

L’étude de l’Insee met en évidence une difficulté à ‘plusieurs tiroirs’. Le nombre de logements disponibles ne suffit pas à expliquer les tensions : leur taille, leur localisation, leur accessibilité et la faible rotation du parc pèsent également sur les possibilités d’attribution. En Vaucluse comme en Paca, la réponse ne peut donc se limiter à augmenter le nombre de logements sociaux, ceux-ci devant avant tout à mieux faire correspondre l’offre dans la diversité des besoins : petits appartements accessibles aux séniors pour les personnes seules, logements familiaux pour les foyers avec enfants et solutions proches des transports et des bassins d’emploi. Les données publiées en octobre 2026 portent sur la situation de 2022. Elles ne mesurent pas, à elles seules, l’évolution récente de la demande vauclusienne mais dessinent cependant, un constat durable : dans une région où la pauvreté et les prix immobiliers se conjuguent, le logement social reste une ressource indispensable, mais trop rare pour répondre à l’ensemble des besoins. Il est désormais désormais nécessaire de construire une offre plus abondante, mieux adaptée et réellement accessible.
Source : Etude Insee de Benjamin Méreau ‘Dans le parc social, les ménages âgés et les familles sont les plus nombreux. Analyses Paca N°162 parue le 13 10 26. La totalité de l’étude ici.

En résumé
Globalement, en Paca, d’après l’étude de Benjamin Méreau de l’Insee : Immobilier aux prix élevés et pauvreté accentuent les besoins en logement social. Près de 12% des ménages vivent dans un logement social. La pauvreté est plus présente dans le parc social. Le profil des habitants traduit la vocation sociale de ces logements. Le parc social accueille des ménages plus âgés que le parc privé. La faible rotation du parc social favorise la sous-occupation des logements. Un tiers des mobilités sont internes au parc social. Peu de demandes sont satisfaites et les petits logements sont très recherchés.
Mireille Hurlin


Michelin joue à fond la carte de l’innovation avec ‘La France des savoir-faire’

En partenariat avec Entreprise et Découverte, 350 sites à visiter sont proposés dans cette carte-papier pliable, claire, facile d’utilisation. Pour Philippe Sablayrolles, Directeur de la cartographie chez Michelin, « c’est l’association de la passion du Made in France, de l’attachement au territoire, un gros plan sur les métiers d’art et d’avenir de notre patrimoine. »

Chacune des 13 régions de France est passée au crible, ses pépites mises en valeur. 54 adresses pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme le 2CV Mehari-Club de Cassis, la Chocolaterie de Puyricard, la parfumerie Fragonard à Grasse, la Verrerie de Biot, le Moulin à huile d’olive Castelas aux Baux-de-Provence, l’Occitane et ses produits de beauté à Manosque, les santons Fouque à Aix-en-Provence, la savonnerie Marius-Fabre à Salon-de-Provence, la société du Canal de Provence au Tholonet, ou encore la Maison de la pistache à Valensole,

Dans le Vaucluse, vous pouvez visiter la Centrale hydro-électrique de Bollène, la Filaventure Brun de Vian-Tiran à l’Isle-sur-la-Sorgue, la Maison André Boyer à Sault, ou la Chocolaterie Castelain à Châteauneuf-du- Pape.

Dans tous ces lieux chargés d’histoire et d’excellence, vous pourrez rencontrer des femmes et des hommes passionnés, qui font rayonner l’art de vivre à la française. Dans les secteurs de l’artisanat, de l’agroalimentaire, du textile, de la mode, de la cosmétique, de l’énergie et de l’industrie et du vin.

Michelin qui, depuis 1889 innove, avec le 1er pneu en caoutchouc, le 1er radial et le 1er increvable sans air, les bornes et panneaux de signalisation en lave émaillée, les cartes routières, le guide rouge, qui, à partir de 1900 distingue les meilleurs chefs-gastronomes de France et de la planète, les cartes touristiques des églises, châteaux, grottes, des sites où on peut pratiquer le ski ou le camping.

Avec Bibendum et son logo iconique, Michelin qui a gagné les plus grandes compétitions de F 1, de 4×4, de rallyes, de poids-lourds, de motos Grand Prix, qui a commercialisé le plus gros pneu du monde de 2,32m de diamètre qui équipe les tracteurs, qui a aussi enlevé le marché pour la voiture blindée du Pape comme pour l’avion de chasse français Rafale, développe aussi des pneus issus de végétaux. La fime clermontoise prend en permanence le virage de l’innovation et compte bien faire la course en tête pendant encore de longues décennies.

Contact : 8,95€ – editions.michelin.com


Vaucluse : Quand le défi du grand âge devient une chance collective

Dans une région Provence-Alpes-Côte d’Azur toujours attractive, la dynamique démographique se transforme. Vieillissement accéléré, natalité en recul mais espérance de vie en hausse : loin d’un constat alarmiste, ces évolutions dessinent pour le Vaucluse un horizon de transformation économique, sociale et territoriale, où le vieillissement devient un moteur d’innovations et d’emplois.

Avec 5,24 millions d’habitants au 1er janvier 2025, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur confirme son attractivité, affichant une croissance démographique annuelle de +0,5%, supérieure à la moyenne nationale (+0,3%). Mais derrière cette progression, la structure de la population évolue en profondeur.

Une région qui continue de croître… autrement
La natalité recule, atteignant en 2024 un niveau historiquement bas, inédit depuis 1983, avec un indice de fécondité de 1,67 enfant par femme, contre plus de 2 il y a une décennie. Ce ralentissement, plus marqué qu’au niveau national, accentue un phénomène déjà engagé : le solde naturel -différence entre naissances et décès- est désormais négatif pour la cinquième année consécutive. Dans le même temps, la région retrouve une dynamique positive en matière d’espérance de vie. Après l’épisode brutal de la crise sanitaire, celle-ci dépasse à nouveau son niveau d’avant 2020, traduisant les progrès sanitaires et une amélioration globale des conditions de vie.

Le Vaucluse en première ligne du vieillissement
Au cœur de ces transformations, le Vaucluse se distingue par une accélération marquée du vieillissement. Selon les projections de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) , le département comptera près de 192 000 habitants âgés de 60 ans ou plus d’ici 2030, contre 152 000 en 2015. Les plus de 75 ans atteindraient, quant à eux, 82 000 personnes. Ce basculement démographique s’explique par plusieurs facteurs : baisse durable de la natalité, allongement de la durée de vie, mais aussi attractivité résidentielle du territoire pour les retraités. Résultat : la part des 65 ans ou plus figure parmi les plus élevées de France, plaçant le Vaucluse au cœur des enjeux nationaux liés au grand âge.

Une transition qui appelle des réponses nouvelles
Cette évolution n’est pas sans conséquences. En 2015 déjà, près de 13 100 seniors en perte d’autonomie étaient recensés dans le département. D’ici 2030, les besoins d’accompagnement devraient fortement croître, nécessitant environ 8 100 emplois supplémentaires en équivalent temps plein dans les secteurs médico-sociaux, selon l’Insee. Finalement, c’est toute l’organisation du territoire qui est concernée : adaptation du parc de logements, développement des services à domicile, structuration de filières économiques dédiées à la ‘silver économie’. L’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (Aurav) souligne d’ailleurs que cette mutation impose de repenser les politiques publiques à l’échelle locale, en croisant urbanisme, santé et cohésion sociale.

Le vieillissement, levier d’innovation territoriale
Pour autant, cette transition démographique ouvre aussi des perspectives. Elle stimule la création d’emplois non délocalisables, favorise l’émergence de solutions technologiques et sociales, et invite à repenser les solidarités intergénérationnelles. En Vaucluse où le niveau de vie médian des seniors –de 20 470€ annuels- reste inférieur aux moyennes régionale et nationale, l’enjeu est également celui de l’inclusion : garantir à chacun un vieillissement digne, accessible et accompagné. Ainsi, le Vaucluse incarne une réalité française en devenir : celle d’un territoire qui, confronté au vieillissement, choisit d’en faire un moteur de transformation plutôt qu’une contrainte. Une évolution structurante qui redessine les contours de l’action publique et de l’économie locale.
Sources Insee et Aurav
Mireille Hurlin


Cosmoprof 2026 : la cosmétique provençale à la conquête du monde

Du 26 au 28 mars prochains, la Région Sud s’affichera au salon international Cosmoprof de Bologne avec une délégation de 17 entreprises sélectionnées, dont l’Avignonnaise Kaera France. Elles seront accompagnées par Rising sud, la Région Sud, Business France et Cosmed. Une première pour l’agence d’attractivité régionale, qui entend promouvoir à l’international une filière cosmétique d’excellence pesant plus de 4 milliards d’euros et 18 000 emplois.

Rendez-vous incontournable de l’industrie mondiale de la beauté, Cosmoprof Worldwide Bologna réunira du 26 au 28 mars prochains des milliers de marques, distributeurs, acheteurs et experts venus découvrir les dernières tendances en matière de soins, parfums, produits naturels et packaging.

Une première délégation régionale à Cosmoprof
Pour cette édition 2026, la Région Sud franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’internationalisation. Pour la première fois, l’agence d’attractivité Rising sud, avec le soutien de la Région Sud, de Business France et du réseau professionnel Cosmed, accompagnera une délégation de 17 entreprises régionales sélectionnées pour représenter le dynamisme de la filière cosmétique provençale. 

Des entreprises réunies avant leur départ
La liste des entreprises retenues a été dévoilée par Bernard Kleynhoff, conseiller régional et président de Rising sud, et Audrey Brun Rabuel, directrice générale de l’agence, à l’occasion d’une séance collective de préparation réunissant les dirigeants avant leur départ pour l’Italie. Ces entreprises bénéficieront de la visibilité offerte par le Pavillon France, orchestré par Business France, vitrine du savoir-faire national où se nouent chaque année des centaines de rencontres commerciales.

Une filière stratégique pour l’économie régionale
La présence collective de ces entreprises illustre le poids considérable de la cosmétique dans l’économie régionale. La Provence-Alpes-Côte d’Azur constitue aujourd’hui la première région française pour la composition de parfums et de cosmétiques et le premier hub national de production de plantes aromatiques et médicinales.

Copyright Rising Sud Cosmoprof

1 214 entreprises et plus de 18 000 emplois
Selon les données de la filière, elle rassemble 1 214 entreprises et plus de 18 000 emplois, pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 4 milliards d’euros. Près de 80 espèces de plantes aromatiques y sont cultivées, alimentant une chaîne de valeur complète allant des producteurs d’ingrédients aux laboratoires de recherche, en passant par les façonniers et les marques de cosmétiques. 

Des entreprises du sud déjà internationalement connues
Des groupes mondialement reconnus : L’Occitane en Provence, Robertet, Jean Niel, Fragonard ou encore Aroma-Zone, cohabitent ainsi avec un tissu dense de PME (Petites et moyennes entreprises) innovantes qui perpétuent et renouvellent un savoir-faire historique.

Des PME innovantes pour incarner l’excellence régionale
La délégation sélectionnée reflète toute la diversité de cet écosystème. Elle rassemble notamment Alphanova Santé (Le Pradet), spécialiste des cosmétiques naturels et des soins solaires, Pulpe de Vie (Marseille), pionnière des cosmétiques bio issus de fruits invendus, ou encore Alyscamps (Arles), qui valorise les actifs naturels de Camargue et des Alpilles.

Des ailes pour de nouvelles entreprises
À leurs côtés figurent Kaera France à Avignon, avec ses soins à base de beurre de karité brut, La Savonnerie des Alpilles à Cabannes et ses cosmétiques solides écoresponsables, ou encore Famille Grasse Parfums, héritière de la tradition parfumée de Grasse, capitale mondiale du parfum.

Innovation, intelligence artificielle, accélérateur de start-up
D’autres entreprises illustrent l’innovation technologique et industrielle du secteur, comme Optivalue.ai, solution d’intelligence artificielle dédiée à la conformité réglementaire, Cadentia, spécialisée dans le développement de produits en marque blanche, ou encore Villa Blu by Robertet, accélérateur de start-up porté par le groupe grassois.

Copyright Rising sud Cosmoprof

Une vitrine internationale pour les savoir-faire provençaux
Pour Rising sud, cette opération constitue bien davantage qu’une simple présence sur un salon professionnel. Elle s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’attractivité économique de la région et à soutenir l’internationalisation des PME (Petites et moyennes entreprises).

La cosmétique, identité du territoire sud
« La cosmétique est un secteur d’excellence historique de la région Sud. Nous avons les matières premières, les savoir-faire, la capacité d’innovation et une ouverture naturelle vers le monde », souligne Bernard Kleynhoff. « En accompagnant pour la première fois des entreprises régionales au salon Cosmoprof, Rising sud se mobilise pour les aider à se développer sur leurs marchés et valoriser les atouts de la région auprès des investisseurs internationaux. » 

Le Sud au cœur du marché mondial de la beauté
Dans un marché mondial de la beauté estimé à plus de 500 milliards de dollars, en forte croissance notamment sur les segments naturels et durables, la Provence espère ainsi transformer cette vitrine internationale en opportunités commerciales concrètes. Salon Cosmoprof Worldwide Bologna. Du 26 au 28 mars 2026. Bologna Fiere à Bologne, en Italie. Accès réservé aux professionnels.

Les 17 entreprises à l’ambition internationale
Alphanova santé ; Alyscamps ; Belys Paris ; Pulpe de vie ; Cadentia ; Du monde à la Provence ; Famille Grasse parfums ; Kaera France ; La savonnerie des Alpilles ; Pacifique Sud Distribution ; Jean d’Aigle ; Phasilab – Instant Cosmétique ; Si Creative – Comme avant ; Optivalue.ai ; Vegemedica ; Versailles Beauté ; Villa Blu by Robertet ;
Mireille Hurlin


3 cheffes d’entreprises vauclusiennes vont bénéficier du programme ‘Femmes Entrepreneuses’ d’Orange

Pour la 8e édition du programme d’accélération ‘Femmes Entrepreneuses’ d’Orange en régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, neuf fondatrices d’entreprises, dont trois vauclusiennes, ont été sélectionnées.

Depuis 7 ans, le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ a accompagné de nombreuses femmes créatrices d’entreprises, notamment dans le secteur de la tech, dans lequel 9% des startups seulement son dirigées par des femmes.

Ce programme permet donc aux femmes sélectionnées de se préparer à relever les défis majeurs grâce à des ateliers de développement, du mentoring, et de la visibilité. « Leur détermination est remarquable, et je suis très fière de pouvoir accompagner les lauréates de l’édition 2026 dans cette aventure passionnante », a déclaré Sophie Peurière, responsable du programme ‘Femmes Entrepreneuses’ Sud PACA & Corse.

100 entrepreneuses par an

Chaque année, ce sont 100 femmes en France et Outre-Mer qui sont choisies pour bénéficier du programme afin de développer leur projet entrepreneurial grâce à un suivi personnalisé sur un an. Ainsi, 700 femmes ont participé au programme depuis sa création en 2018, dont 70 en PACA et Corse.

Le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ permet aux fondatrices d’entreprises d’avoir un mentor, qui s’assure du suivi et leur permet d’accéder à un large réseau de décideurs internes et de partenaires du groupe.Ils permet également aux lauréates de trouver des solutions à diverses difficultés autour de la finance, du juridique, du commerce, de la fiscalité, de la communication, etc.

Les lauréates 2026

En PACA et Corse, on dénombre donc neuf lauréates du programme cette année, dont trois vauclusiennes :

  • Myrtille Chekhar, fondatrice de Pépins, première marque française de cosmétiques naturels centrée sur les pépins et les noyaux de fruits, basée à Avignon.
  • Nour Ounissi, fondatrice de Savistas, une intelligence artificielle qui développe un écosystème pédagogique intelligent qui s’adapte aux profils cognitifs, y compris neuroatypiques, basée à Avignon.
  • Virginie Personne, fondatrice de Piver, une solution SaaS (Software as a Service) dédiée aux plateformes de vente, de services et d’échange entre particuliers qui les accompagne dans la compréhension et la gestion de leurs enjeux de confiance, à la croisée de l’identité, des usages et de la sécurité, basée à Cavaillon.
  • Svetlana Cranga, fondatrice de Natixar, une plateforme conçue pour l’industrie afin de transformer les données dispersées, telles que celles issues de la production, de l’énergie ou de la supply chain, en indicateurs fiables, auditables et exploitables, basée à Marseille.
  • Camille Gerbier, fondatrice de Neova, une entreprise qui conçoit des systèmes d’intelligence artificielle éthiques, fiables et simples d’utilisation, basée à Aix-en-Provence.
  • Soraya Lucas, fondatrice d’Ed’Up Business School, une école en ligne spécialisée dans les métiers du commerce, du marketing et du management, basée à Aix-en-Provence.
  • Marinda Scaramanga, fondatrice d’Anthesté, une maison de soins née de la richesse des plantes grecques rares et de rituels sensoriels, basée à Nice.
  • Marina Dorat, fondatrice de Marina Dorat Coaching, qui accompagne artistes, sportifs, étudiants et entrepreneurs en proposant un coaching immersif via l’application développée PNxr, basée à Chorges.
  • Audrey Royer, fondatrice de Sonance, une entreprise qui conçoit et produit des podcasts sur mesure, accompagne et forme des créateurs à devenir autonomes, et anime une communauté engagée autour du partage et de la montée en compétences, basée à Ajaccio.

PACA et Corse sont les régions les plus sportives de France

En 2025, on dénombre le plus grand nombre de sportifs en PACA et en Corse avec 81% de pratiquants mais aussi ceux qui y consacrent le plus de temps. Le sport y est d’ailleurs considéré comme un enjeu politique local important.

Selon le dernier Baromètre Sport-Santé 2025 de la Fédération Française d’Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire (FFEPGV), les habitants des régions PACA et Corse se démarquent par leur pratique sportive élevée : plus de 4 personnes sur 5 pratiquent une activité sportive (81%, vs 72% en moyenne). Ce sont tout simplement les régions où on fait le plus de sport en France ! 

De plus, la pratique sportive n’a jamais été aussi élevée dans ces régions. Ainsi, le nombre de sportifs a connu une augmentation importante depuis l’année dernière (+7 points), pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2017. 

Au-delà du nombre de sportifs, c’est également l’intensité de la pratique sportive qu’il faut remarquer. En régions PACA et Corse, les sportifs déclarent en moyenne 4h54 d’activité par semaine (contre 4h12 à l’échelle de la France). Ce sont là encore, les plus sportifs à l’échelle du territoire.

La pratique outdoor y est dominante. Plus encore qu’au niveau national, la pratique sportive individuelle et en extérieur est plébiscitée : 75% font du sport seul (vs 61%), 73% pratiquent en extérieur (vs 61%). 

Dans ces 2 régions, les conditions météorologiques influencent fortement la motivation et la pratique des sportifs. 3 sportifs sur 4 prolongent leurs séances ou ajoutent des sorties en extérieur par beau temps (75% vs 71% au national), tandis que 65% voient leur motivation diminuer en cas de conditions météorologiques défavorables. Ils sont aussi nombreux à faire preuve d’ingéniosité pour maintenir le même niveau d’activité en cas de mauvaise météo : le plus fréquemment, ils décalent les horaires de leurs séances (66%), ou ajustent le lieu ou le type de pratique (66%).

En région PACA et Corse, le lien entre sport, santé (physique ou mentale) et lien social, est très largement perçu

Les sportifs des régions PACA et Corse pratiquent avant tout pour préserver leur santé et leur bien-être, des motivations identiques à celles observées chez l’ensemble des Français. Garder la forme est leur première motivation, citée par 56% d’entre eux (vs 55% en France), suivi par le fait de se sentir bien (51%, vs 53%). Ce podium est complété par la volonté de se maintenir en bonne santé, de ne pas tomber malade (49%, vs 44%).

De plus, la pratique sportive est aussi largement reconnue pour ses bienfaits sur la santé mentale. C’est même dans cette région que les sportifs en sont les plus convaincus. Pour 95% des habitants des régions PACA et Corse, la pratique d’une activité physique a un impact positif sur le bien-être mental. Ils sont même plus d’1 sur 2 à considérer que l’impact positif est « très important » (56%, vs 46%), soit le score le plus haut parmi les 13 régions françaises. 

Aussi, lorsqu’ils doivent réduire leur niveau de pratique sportive, les effets nocifs s’accumulent :85% des sportifs de PACA et Corse rapportent au moins un impact négatif lorsqu’ils ne peuvent pas faire autant de sport qu’ils le souhaitent (vs 86% au niveau national). Les conséquences sont multiples, sur leur bien-être physique (78%, vs 73% pour la France), sur leur état de forme général (67%, vs 66% pour la France), ainsi que sur leur bien-être mental (61%, vs 63% pour la France).

Les bénéfices du sport sont aussi sociaux : la pratique sportive permet de créer et de renforcer des liens avec d’autres personnes. C’est un facteur de motivation central pour les sportifs des régions PACA et Corse. Ainsi, 76% considèrent que pratiquer une activité sportive permet de partager une passion (vs 72% au niveau national), 71% de pouvoir bénéficier d’entraide (vs 67%) et 68% de créer des liens d’amitié durables (vs 67%).

La place centrale du médecin pour inciter à faire davantage de sport

Pour encourager les habitants de PACA-Corse à être (plus) actifs, le médecin se démarque comme l’interlocuteur le plus écouté et dont les recommandations sont les plus efficaces, une tendance qui est homogène sur le territoire. Ainsi, 84% des personnes vivant en PACA et Corse pratiqueraient plus d’activité physique si leur médecin leur recommandait pour leur santé physique (vs 79% au niveau national), 82% pour leur santé mentale (vs 74%). Un autre levier important qui différencie ces deux régions du reste de la France est celui du témoignage d’un proche partageant se sentir mieux mentalement grâce à sa pratique sportive (73%, vs 63%). 

La population PACA-Corse apparait donc particulièrement réceptive aux recommandations, qu’elles viennent du corps médical ou de l’entourage. Un terrain fertile pour les politiques de prévention.

Des habitants qui se montrent plus satisfaits que la moyenne des Français quant à l’offre d’activités sportives près de chez eux

Trois quarts des habitants de ces deux régions se déclarent satisfaits de l’offre d’activités sportives présente dans leur commune (75%), 72% concernant les équipements sportifs, un niveau de satisfaction parmi les plus élevés. On notera que près de 4 habitants sur 5 considèrent que les infrastructures sportives sont proches de leur domicile (79%), un résultat en hausse de 13 points depuis 2018 et là encore parmi les plus élevés sur le territoire. La satisfaction à l’égard de cette offre explique probablement en partie le fort niveau de pratique mesuré sur ces deux territoires. 

Cette satisfaction ne doit cependant pas occulter la persistance de nombreux freins à la pratique sportive dans leur commune : 2/3 des habitants de PACA et Corse en citent au moins un (68%, équivalent à la moyenne nationale). Le coût de la pratique sportive se démarque nettement comme le premier frein rencontré (31%). Viennent ensuite les obstacles liés à l’offre sportive : l’incompatibilité des horaires (18%), le manque d’infrastructures (17%), l’inadaptation de l’offre sportive locale (15%) ou encore l’éloignement des infrastructures (14%).

Interrogés sur les élections municipales de mars 2026, 65% des habitants de PACA et Corse déclarent que le sport est un enjeu qui influencera leur choix de vote (vs 64% en moyenne). Plus d’un quart considèrent même que le sport aura un impact « très important » dans leur vote (26%), le résultat le plus haut observé parmi l’ensemble des régions. Ainsi, le sport s’affirme comme un enjeu transversal, illustrant les enjeux de santé publique, de cohésion sociale et de bien-être. 


Enedis prévoit 245 embauches en 2026 en PACA

Après avoir recruté 203 personnes en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2025, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis poursuit dans cette dynamique et prévoit 245 embauches en 2026, dont 139 en CDI et 106 en alternance.

Le développement du réseau et sa modernisation, le raccordement des énergies renouvelables et l’essor des nouveaux usages électriques permettent à Enedis de maintenir un haut niveau de recrutements en 2026 avec près de 250 embauches prévues rien qu’en région PACA. De plus, l’entreprise annonce viser 30% de femmes dans ses recrutements d’ici 2030.

De nombreux postes sont donc à pourvoir dès à présent sur les 55 sites de la région, notamment en Vaucluse. 139 de ces emplois seront en CDI. Enedis, qui compte déjà 2 900 salariés sur le territoire régional, recherche des techniciens supérieurs, des électrotechniciens, des ingénieurs et experts des technologies de l’information, ou encore du personnel dans les métiers de la relation client et des fonctions support.

Les jeunes aussi sont concernés par cette vague de recrutement puisque 106 postes seront dédiés à l’alternance, dont 85% dans
les métiers techniques opérationnels et dans les technologies de l’information. Enedis vise près de 40% d’embauches en provenance de l’alternance et des stages et a d’ailleurs été classé 2e au palmarès HappyIndex®Trainees France, un classement basé sur l’expérience des stagiaires et alternants au sein des entreprises où ils évoluent.

Pour accéder aux offres d’emploi d’Enedis, cliquez ici.


Saint-Valentin : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les couples ont passé le plus de temps à table

sunday, leader des solutions de paiement au restaurant, sort ce matin une étude réalisée sur l’ensemble des repas pris dans ses restaurants partenaires pour le dîner de la Saint-Valentin. Avec 2h13 passées à table et des notes moyennes de 4,8 sur 5, les couples de la région PACA affichent la plus longue soirée et la plus grande satisfaction de France.

Le dîner en amoureux de la Saint-Valentin, c’est un peu un incontournable du 14 février. Pour célébrer leur amour, cette année encore, les couples étaient de sortie au restaurant. En moyenne, ils ont dépensé 49 euros par personne, confirmant que cette soirée reste un moment particulier où l’on accepte plus facilement de se faire plaisir. C’était 54 € l’an dernier et c’est 41€ en moyenne pour une table de deux un soir ordinaire. Certaines tables ont vu les choses en grand : une addition record de 1 872 € a été enregistrée lors de cette soirée.

Contrairement aux habitudes observées le reste de l’année, seulement 21 % des couples ont partagé l’addition, contre un tiers habituellement. Le dîner de la Saint-Valentin reste donc un moment où l’on invite plus volontiers l’autre. La générosité s’est aussi exprimée envers les équipes en salle : 43 % des tables ont laissé un pourboire, avec un record de 56 euros.

Des disparités régionales marquées

Au jeu des comparaisons régionales, l’Auvergne-Rhône-Alpes affiche la dépense moyenne la plus élevée, avec 91 € par personne À l’opposé, la Bretagne affiche le panier moyen le plus bas (41€). La plus grosse addition a été enregistrée en Île-de-France, avec un montant culminant à 1 872€. À l’autre bout du spectre, la Bretagne affiche une addition record de 249 €, bien en deçà du pic francilien. Les couples de Nouvelle-Aquitaine ont le plus partagé l’addition (33%). À l’inverse, le partage a été le moins fréquent en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est (19%), où le repas a été plus souvent réglé par une seule personne qui a choisi plus volontiers d’inviter l’autre. Les restaurateurs d’Île-de-France ont le plus souvent reçu un pourboire (48% des additions). En Provence-Alpes-Côte d’Azur, en revanche, seuls 34% des tables ont laissé un pourboire. Les couples ont passé près de deux heures à table en moyenne (1h55). Les soirées ont été particulièrement longues en Provence-Alpes-Côte d’Azur (2h13), alors qu’elles ont été plus rapides dans les Hauts-de-France (59 minutes). Enfin, côté satisfaction, les notes restent élevées dans l’ensemble, avec une moyenne nationale de 4,5 / 5, et un pic à 4,8 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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Déchets : le Vaucluse montre la voie

Alors que la réduction des déchets s’impose comme un défi environnemental majeur, les vauclusiens se distinguent par des pratiques déjà bien ancrées. Le dernier baromètre Suez Odoxa révèle une dynamique encourageante en Provence-Alpes-Côte d’Azur, malgré des fragilités persistantes dans l’engagement individuel.

Boire l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille, donner ses vêtements, acheter en circuit court ou encore limiter l’usage du plastique, en Vaucluse, ces gestes ne relèvent plus de l’exception. Selon le baromètre Suez-Odoxa, 66% des habitants du département estiment qu’il est facile de réduire ses déchets, chiffre qui constitue déjà un record régional. Plus de trois quarts des habitants du département déclarent adopter régulièrement des écogestes, signe d’une prise de conscience désormais bien installée.

Des gestes du quotidien devenus réflexes
Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large. En France, la production de déchets ménagers reste élevée avec près de 580 kg par habitant et par an, mais les comportements évoluent lentement, portés par une meilleure information et par l’action des collectivités locales.

Une région globalement satisfaite de la gestion des déchets
À l’échelle de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le constat est globalement positif. Près de 8 habitants sur 10 jugent la collecte des déchets efficace dans leur commune et deux tiers se disent satisfaits de la propreté de leur ville. Cette appréciation traduit le rôle central joué par les collectivités dans l’organisation du tri, la modernisation des déchèteries et la multiplication des points de collecte.

Un tri des déchets pas si simple
Pour autant, si le tri est désormais perçu comme un geste simple par 77% des habitants, car réduire la quantité de déchets produits reste plus complexe : seuls 60 % estiment y parvenir facilement. Une différence révélatrice d’un plafond de verre entre bonne volonté et changements plus profonds des modes de consommation. Certains flux de déchets continuent de poser problème.

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Les déchets complexes, angle mort de la transition
Les biodéchets arrivent en tête des difficultés, suivis des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) et des équipements de la maison. Pourtant, la région affiche des progrès notables : plus d’un habitant sur deux déclare avoir déjà déposé un appareil électrique usagé en déchèterie, en magasin ou via une collecte solidaire. Les DEEE, riches en métaux rares mais aussi en substances polluantes, nécessitent des filières spécifiques encore mal identifiées par le grand public. D’où un besoin accru de pédagogie, alors que plus d’un tiers des habitants de la région reconnaissent ne pas maîtriser pleinement les consignes de tri.

Un engagement qui s’effrite, mais qui résiste mieux qu’ailleurs
Si les écogestes se maintiennent, l’engagement individuel recule légèrement en région Sud, à l’image du reste du pays. Seuls 36% des habitants estiment que leur entourage cherche réellement à limiter ses déchets. Néanmoins, certaines pratiques progressent, comme la revente de seconde main, tandis que le tri des biodéchets se stabilise, là où il recule dans d’autres régions. Les freins sont connus : manque de temps, complexité des consignes, difficulté à renoncer à certains conforts. Autant d’obstacles qui appellent des réponses concrètes et adaptées aux réalités locales.

Consolider les acquis et raviver l’élan
Le Vaucluse et, plus largement, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur disposent d’atouts solides pour réussir la transition vers une réduction durable des déchets. Les habitudes sont là, la confiance envers les services publics demeure élevée, et les citoyens se montrent majoritairement réceptifs. Reste désormais à transformer ces pratiques installées en un engagement plus profond et collectif. Car au-delà du tri, c’est bien la réduction à la source qui constitue le prochain cap, celui d’une sobriété choisie plutôt que subie.
Source : Suez-Odoxa ici.
Mireille Hurlin

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