3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

L’entreprise Merio basée à Saint-Paul-Trois-Châteaux tombe dans l’escarcelle de Theon International. Le groupe chypriote s’est en effet porté acquéreur de 80% du capital de la société provençale spécialisée dans l’optronique de défense dont l’actionnaire unique était jusqu’alors RPL Développement.

Fondée en 2014 par Rémi Plenet, Merio propose notamment des tourelles gyrostabilisées légères adaptées aux vecteurs aériens, terrestres et maritimes dans le cadre d’une chaîne d’approvisionnement quasi européenne et Itar free (c’est-à-dire affranchie des contraintes d’autorisation d’exportation lié à la réglementation américaine Itar). A ce titre, elle est pleinement partie prenante dans de nombreux programme de l’armée française.



Avec son cardans gyrostabilisés compacts Milvus 16, Merio offre des images stables et de haute précision avec un zoom optique allant jusqu’à 41 kilomètres. Crédit : Linkedin Merio/DR

Avec sa quarantaine d’ingénieurs hautement qualifiés elle est aussi en pointe des technologies désormais nécessaire pour équiper les munitions rôdeuses, les drones, les systèmes de lutte anti-drones ou bien encore les véhicules terrestres ou navals sans pilote intégrant des capacités de traitement vidéo pilotées par l’IA.

Fondée en 2014, l’entreprise Merio propose notamment des solutions techniques afin d’équiper les drones militaires aériens, navals ou terrestres. Crédit : Merio/DR

« Nous sommes ravis de rejoindre Theon et de contribuer à sa croissance, explique Rémi Plenet qui conserve la direction de l’entreprise et dont les principaux collaborateurs resteront en place. Nous anticipons une forte expansion de nos exportations, soutenue par leurs excellentes capacités de développement commercial et leur présence industrielle mondiale. En rapprochant nos deux départements de R&D, nous prévoyons d’accélérer le développement de nouveaux produits. Nous nous réjouissons également d’internaliser l’approvisionnement en composants critiques, renforçant ainsi notre chaîne d’approvisionnement et notre avance technologique. »
Pour l’exercice 2026, Merio devrait générer un chiffre d’affaires supérieur à 15M€ et un EBIT (Earnings before interest and taxes soit le bénéfice avant intérêts et impôts) prévisionnel supérieur à 3,5M€. Une dynamique qui permet à l’entreprise de recruter pour poursuivre sa croissance (voir encadré en fin d’article).

Actuellement, Merio emploie une quarantaine d’ingénieurs. Crédit : Merio/DR

« En rapprochant nos deux départements de R&D, nous prévoyons d’accélérer le développement de nouveaux produits. »

Rémi Plenet, directeur et fondateur de Merio

Objectif pour Theon : i milliard d’euros de CA d’ici 2029
« L’intégration de Merio renforcera considérablement notre capacité à répondre aux besoins en électro-optique des plateformes aériennes légères, complète Dimitrios Mandridis, directeur technique de Theon. Les cardans stabilisés de Merio élargissent efficacement notre gamme de produits, traditionnellement axée sur les systèmes électro-optiques de grande taille ou terrestres. De plus, le groupe peut fournir à Merio des composants permettant de réaliser des économies et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement. »

Christian Hadjiminas est fondateur et PDG de Theon. Il a aussi obtenu le prix d’entrepreneur international à forte croissance de l’année 2023 EY (Ernst & Young et associés) Grèce. Crédit : Theon/DR

« Cette transaction accélérera la diversification de nos revenus et nous permettra d’atteindre notre objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2029. »

Christian Hadjiminas, fondateur et PDG de Theon

« Nous sommes heureux d’annoncer la prochaine étape de l’expansion de Theon sur le segment des plateformes, avec l’acquisition d’une entreprise qui partage notre ADN : un modèle économique allégé en actifs, des capacités de personnalisation complètes, des marges de rentabilité élevées et un fort esprit d’entreprise, déclare pour sa part Christian Hadjiminas, fondateur et PDG de Theon. Cette transaction accélérera la diversification de nos revenus et nous permettra d’atteindre notre objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2029. Elle témoigne également de notre intérêt et de notre engagement envers la France, l’un des plus importants marchés de la défense en Europe, avec pour ambition de faire de Theon un acteur majeur de l’exportation française. »

Laurent Garcia

Les profils recherchés :
– Responsable offres et projets
– Technicien support vente/après-vente
– Comptable
– Commercial export
– Ingénieurs développement logiciel

Renseignements : contact@merio.fr


Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

Une rencontre à l’origine d’une carrière. En 1986, au sortir de son service militaire Jean-Marc Gialis fait la connaissance de Roger Pellenc, le créateur de la société éponyme. Ce dernier embauche le jeune technicien diplômé en construction mécanique, qui rejoint le bureau d’étude de Pellenc. Pendant 38 ans, Jean-Marc Gialis a été de tous les projets et les développements du groupe. Aujourd’hui, cet ancien directeur général a fait un pas de côté. Tout en restant au COMEX de Pellenc, Il met à profit son expérience pour accompagner des entreprises dans le domaine de la R&D. Rencontre.

« Entre les beaux-arts et la mécanique, j’ai choisi les deux », s’amuse à dire Jean-Marc Gialis, qui revendique à la fois un bon coup de crayon et une certaine habilité manuelle. « La mécanique a toujours été ma passion et je la dois sans doute à mon père qui était carrossier » confie-t-il. BTS de construction mécanique en poche et obligations militaires effectuées, Jean-Marc Gialis fait la rencontre en 1986 de Roger Pellenc, un autre passionné de mécanique.

« La mécanique a toujours été ma passion et je la dois sans doute à mon père qui était carrossier »

Ce dernier, qui avait mis au point ses premiers outils mécaniques dans le hangar de ses parents à Pertuis en 1973, cherchait à étoffer l’équipe de son bureau d’études.  Rapidement embauché, le jeune Jean-Marc a d’abord travaillé sur les « petits » outils de la marque. Ensuite en 1992, il a été de ceux qui ont œuvré à la conception de la fameuse machine à vendanger à l’origine du développement et de la diversification du groupe. Un groupe qui compte aujourd’hui 21 sociétés, 2 000 collaborateurs, pour un CA de 345 M€ (chiffres 2022). D’abord dessinateur au bureau d’étude,  Jean-Marc Gialis a gravi tous les échelons de la société en devenant successivement responsable du bureau d’étude en 2002, directeur R&D en 2007, directeur général adjoint en 2013 et directeur général (tout en conservant la R&D) en 2017.

La passion avant tout

Jean-Marc Gialis se définit avant tout comme un passionné. « Quand je suis rentré chez Pellenc, à l’époque on ne parlais pas tellement d’argent, j’ai découvert le montant de mon salaire à ma première paie » confit- il. Mais cette passion n’est pas uniquement le plaisir de concevoir de nouveaux produits ou de trouver des solutions techniques innovantes, s’est aussi une aventure humaine. Pour lui cette dimension est indissociable à toutes les réussites. Il revendique d’ailleurs fièrement d’être à l’origine de la création du comité d’entreprise de Pellenc et de l’avoir dirigé plusieurs années.

« Les grosses structures sont parfois engluées dans leurs processus de décisions, mon regard extérieur peut les aider »

Après avoir quitté Pellenc, Jean-Marc Gialis a créé en janvier 2025 sa société, Act for talents. Il se propose d’accompagner les entreprises dans leurs fonction de recherche et développement. Qu’il s’agisse de start-up, de PME ou de grosses structures, Jean-Marc se propose de les accompagner et de mettre à profit son expérience. « Je les aide à faire émerger leur produits, à pousser plus loin leurs processus d’industrialisation ou plus simplement les assister dans leurs réflexions et leurs organisations ». « Les grosses structures sont parfois engluées dans leurs organisations et leurs processus de décisions, mon regard extérieur peut les aider » explique Jean-Marc Gialis.

Il estime d’ailleurs qu’aujourd’hui « on manage d’avantage qu’on dirige ». Comprenez par-là que les processus de décision sont devenus parfois si complexes que la création et la réactivité peuvent en pâtir.

« inventer c’est risqué, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros »

« Il faut être un inventeur pour durer, le marketing ça ne suffit pas… surtout dans le domaine des biens de production comme la machine-outil » avance Jean-Marc Gialis. « La R&D travaille sur le temps long. Ce qui est imaginé aujourd’hui prendra corps dans 3 ou 4 ans. Ce temps long est aujourd’hui difficile à intégrer pour les entreprises où les échéances et les préoccupations à court terme prédominent » , « comment imaginer la machine du futur si vous ne savez même ce qu’il adviendra dans quels mois,  l’instabilité n’est pas bonne pour la R&D » affirme Jean-Marc Gialis . « Pour remettre en route la machine qui est aujourd’hui grippée il faut redonner envie et pour cela il faut avoir des projets, c’est essentiel » . Et de conclure « inventer c’est risqué, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros ». La success-story de Pellenc en est la plus belle démonstration.

Act for talents
Jean-Marc Gialis
06 15 43 77 70
jm.gialis84@gmail.com


Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

Pour la seconde année consécutive notre confrère Les Echos vient de dévoiler son palmarès des 200 entreprises françaises leaders de l’innovation en 2024 établi en partenariat avec Statista. Parmi ces sociétés bien établies, ces ETI (Entreprise de taille intermédiaire, ces start-ups et autres licornes, figurent 3 entreprises vauclusiennes.

Ainsi, l’avignonnais KP1, qui figurait déjà sur le podium de l’année précédente (3e), se classe en 83e position de ce classement destiné à établir les contours « de l’innovation made in France pour mieux en sentir les lignes de force, les secteurs et entreprises championnes de la R&D, de la créativité technologique ou servicielle. »
Le spécialiste français de la préfabrication et la poutrelle en béton précontraint, qui a inauguré l’an dernier son nouveau siège social dans le quartier de Saint-Chamand, apparaît en 5e position au niveau régional. L’entreprise, qui a vu le jour il y a plus de 60 ans à Pujaut, consacre entre 2% et 3% de son chiffre d’affaires annuel à la R&D (Recherche et développement).

Particulièrement mobilisée pour décarboner sa production, KP1, dirigé depuis 2021 par Vincent Linchet, a notamment déposé près d’une centaine de brevets dans les domaines de la résistance mécanique, de la conformité aux réglementations sismiques et thermiques, des grandes portées…
En 2022, la société, qui regroupe 1 700 collaborateurs répartis dans une quarantaine de sites en France a réalisé un chiffre d’affaires de 330M€.

L’avignonnais KP1 est le spécialiste français de la préfabrication et la poutrelle en béton précontraint. ©DR/KP1

Dans ce classement national dominé par l’éditeur de logiciel Lex persona basé dans l’Yonne, la seconde entreprise vauclusienne à apparaître est Eurenco (99e position nationale et 7e position régonale). Implantée à Sorgues, elle a, elle-aussi, inauguré son siège social l’an dernier après l’avoir transféré dans le département depuis Massy en région parisienne. Leader européen des poudres et explosifs, le groupe dirigé par Thierry Francou est spécialisé dans la fabrication d’explosifs et d’additifs pour carburants destinés aux marchés civils et de la défense. La société intervient notamment dans la production des obus destinés aux canons Caesar qui s’illustrent actuellement aux mains des artilleurs ukrainiens dans le conflit avec la Russie.

Le groupe, qui recrute activement, s’est également associé à la CCI de Vaucluse afin d’ouvrir depuis novembre dernier une formation pyrotechnie sur le campus consulaire d’Avignon.
Installée aussi à Bergerac, en Belgique et en Suède, Eurenco emploie plus de 1 200 personnes pour un chiffre d’affaires en hausse de +30% en 2022 et espère atteindre 600M€ d’ici 2025.

Le site de production de Sorgues du leader européen des poudres et explosifs. ©Eurenco

Enfin, c’est l’entreprise avignonnaise Berto, leader français de la location de véhicules industriels avec conducteurs, qui clôture cet excellent millésime 2024 pour l’innovation en Vaucluse. Le groupe implanté dans la zone de Courtine est classé 165e au niveau national (9e en Paca) du palmarès Les Echos.

Aujourd’hui dirigé par Adrien Berto, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale en devenant président du directoire de Berto depuis l’automne dernier, la société créée en 1963 vient de célébrer son 60e anniversaire. Le nouveau dirigeant, qui représente la 3e génération de la famille, a d’ailleurs été aussi désigné lauréat 2023 du prestigieux classement ‘Choiseul Sud’ de l’Institut Choiseul distinguant « les jeunes leaders économiques qui contribuent activement au dynamisme et à l’attractivité de la région sud de la France ».

Berto compte  5 100 collaborateurs, dont 4 100 conducteurs, et dispose de 15 000 véhicules proposé dans 82 implantations à travers le monde. L’entreprise avignonnaise devrait réaliser un chiffre d’affaires prévisionnel 2023 de l’ordre de 510M€.

Le groupe avignonnais Berto dispose d’un parc de 15 000 véhicules disponibles dans ses 82 agences. ©DR/Berto

Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

C’est juste à côté de Food’in, le futur pôle de la filière agroalimentaire de la région Sud, que Durance va implanter son nouveau centre d’excellence et de Recherche et développement dans la zone d’Agroparc à Avignon. Ainsi, tout naturellement, Durance se rapproche de la Durance.

La maison Durance est une entreprise familiale de parfumerie et cosmétique née en 1997 en Drôme Provençale, tout près de l’imposant Château de Grignan, cher à la Marquise de Sévigné… Depuis une trentaine d’années, cette entreprise conjugue à la fois des collections de parfums pour la maison et des fragrances pour soi, des produits cosmétiques raffinés aux ingrédients 100% nature.

Présent dans une cinquantaine de pays
Cette maison familiale lovée entre chênes truffiers, vignes et lavandes offre toute une déclinaison de parfums (coquelicot, vanille, monoï, fleur de coton et d’oranger, mangue, ambre, mandarine, camélia, bois d’olivier, verveine, citron-menthe, cèdre bleu, figue) à base d’ingrédients naturels à 96% et développées avec des maîtres-parfumeurs de Grasse.
Et la gamme des produits, elle aussi s’élargit au fil des ans : bougies parfumées, diffuseurs, savons, gels pour la douche, crème pour le corps et les mains, shampooings, eaux de toilette. Dernières créations, une ‘Bougie ciel poudré’ aux notes boisées, ambrées et vanillées qui embaument et une ‘Fleur parfumée’ aux écorces d’érable, santal et tonka aux effluves d’amande, de caramel et de cacao. Durance exporte dans une cinquantaine de pays, 500 références au catalogue et 3 600 points de vente.

Nicolas Ruth, Président de DURANCE, Première Maison Française Familiale de Senteur d’Intérieur ©DR

Un centre d’excellence de 1 000m2 pour la R&D de Durance
Ce vendredi 10 novembre était donc organisée, dans la zone d’Agroparc, la cérémonie de pose de la 1re pierre… En fait le chantier a débuté le 6 septembre et le rez-de-chaussée est déjà construit.
Nicolas Ruth, le PDG de l’entreprise familiale provençale depuis 2005, explique : « Quand on s’appelle ‘Durance’ on se rapproche de la Durance. En plus, Avignon est une ville-phare de la Provence, elle offre un environnement végétal, des paysages, un cadre de vie, c’est pourquoi nous l’avons choisie pour implanter ce centre d’excellence qui marque un moment historique pour nous. Il témoigne de la croissance exceptionnelle et de l’engagement de ‘Durance’ envers l’innovation en parfumerie et cosmétiques ».

Le PDG de Durance (avec le casque) pose la première pierre du futur centre d’excellence et de R&D de l’entreprise de parfumerie et de cosmétique.

Ce site offrira près de 1000m2 destinés à accueillir les 25 salariés qui y travailleront. Conçu par l’agence Benjamin Bellay de Valence (Drôme), il a été imaginé comme une maison dans laquelle on se sent bien, avec une arche, un patio, une grande cuisine, des façades vêtues de bois, des ombrières en fibre de coco. Tous les bureaux à larges baies donnent sur un parc arboré de 2 500m2.

« L’excellence aura ici son temple. »

Nicolas Ruth, PDG de Durance

Une dizaine de postes encore à pourvoir
Avant de poser la traditionnelle première pierre, en fait un parpaing, le PDG, Nicolas Ruth a insisté : « Depuis 25 ans, ma famille a une double mission, embellir les intérieurs et promouvoir la beauté naturelle tout en respectant la planète. L’excellence aura ici son temple, ce n’est pas qu’un bâtiment de pierre, de bois et de verre. C’est le cœur battant de notre vision commune et le symbole de notre sens de l’innovation et de la durabilité ».
Un lieu épuré, chaleureux, lumineux, fonctionnel, qui, d’ici quelques mois accueillera des salariés dans un écrin de verdure. Une dizaine de postes en marketing et recherche et développement sont encore à pourvoir.


Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

Selon les données récemment publiées par l’Office européen des brevets (OEB), les entreprises et instituts de recherche français ont déposé plus de demandes de brevets en 2020 qu’en 2019. Comme le rapporte Les Échos, les technologies médicales, la pharmacie et les biotechnologies sont les domaines dans lesquels les inventeurs français ont été les plus actifs l’année dernière, avec des acteurs comme l’Inserm et Sanofi parmi les plus prolifiques. Comme le montre notre graphique, l’organisme public et l’entreprise tricolore font partie des acteurs ayant déposé le plus de brevets européens dans le domaine de la pharmacie et des biotechnologies, avec respectivement 190 et 134 demandes enregistrées en 2020. Les autres leaders de l’innovation dans ce secteur en Europe sont les groupes suisses Hoffmann-La Roche (263 brevets) et Novartis (144).

D’un point de vue plus global, la France est toujours le deuxième pays européen pourvoyeur de demandes de brevets (10 554), après l’Allemagne (25 954) et devant la Suisse (8 112). Mais comme en témoigne l’activité des acteurs américains en la matière, avec par exemple Johnson & Johnson ou Merck & Co. dans le secteur pharmaceutique et biotechnologique, les États-Unis restent les plus grands demandeurs de brevets européens (44 293 dépôts en 2020). Les pays asiatiques sont également des pourvoyeurs importants, avec des pays comme le Japon, la Chine et la Corée du Sud particulièrement prolifiques dans les domaines de l’électronique et de l’informatique.

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Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/rd/   1/1