22 octobre 2026 |

Ecrit par le 22 octobre 2026

Les pommes Juliet résistent aux canicules et font pousser la solidarité en Vaucluse

Née d’expérimentations menées dans le Vaucluse, la pomme Juliet a fait de l’agriculture biologique son identité. Près de 25 ans après ses premiers vergers, cette variété exclusivement cultivée en France fédère près de 190 producteurs et prévoit 23 000 tonnes pour la récolte 2026. Cet automne, elle prolonge son engagement avec un conte solidaire destiné à soutenir les enfants hospitalisés.

L’histoire de Juliet commence, en Vaucluse, par une rencontre entre un pépiniériste passionné et un technicien agricole, convaincus du potentiel d’une pomme naturellement résistante à certaines maladies.

25 ans plus tard
Près de 25 ans plus tard, cette aventure arboricole a pris une dimension nationale. Cultivée exclusivement en agriculture biologique et en France, Juliet réunit près de 190 producteurs autour d’un même cahier des charges. Pour la campagne 2026, la filière table sur 23 000 tonnes malgré un été caniculaire, éprouvant pour les vergers. Et la pomme va même jusqu’à pousser le pépin un peu plus loin avec l’association Clowns Z’hôpitaux, en créant une histoire pour enfants en un soutien concret aux jeunes patients hospitalisés.

Jean-Noël Carles, arboriculteur, Président des Amis de Juliet Copyright Les amis de Juliet

Le Vaucluse, berceau d’une pomme pas comme les autres
Tout commence en 1998. Benoît Escande, pépiniériste, et Guilhem Sévérac, technicien en arboriculture à la Chambre d’agriculture de Vaucluse, se rencontrent autour d’expérimentations qui font émerger une variété singulière : une pomme ferme, sucrée, juteuse et naturellement résistante à plusieurs maladies du pommier. Les qualités de la Co-op 43 (son nom variétal) ouvrent la voie à une culture biologique exigeante, sans pesticides chimiques de synthèse. Jean-Noël Carles, arboriculteur, et Jean-Paul Touchard, commercial, rejoignent l’aventure. Ensemble, les quatre hommes posent les bases d’un projet qui dépasse rapidement la simple mise en culture d’une nouvelle variété. Les premiers vergers sont implantés en 2001, dans le Sud-Est. Les premières Juliet arrivent sur le marché en 2002. En 2005, les producteurs se structurent au sein de l’association Les Amis de Juliet, qui fédère aujourd’hui près de 190 exploitants dans les principales régions arboricoles françaises. Le Vaucluse reste ainsi au cœur de l’histoire de cette pomme, dont le développement repose sur une qualité gustative avérée, un savoir-faire agricole et le respect du vivant.

Une récolte qui résiste aux fortes chaleurs
Après un été 2026 marqué par des épisodes de chaleur intense, la filière prévoit une récolte de 23 000 tonnes, un volume comparable à celui des années précédentes. Son principal atout tient notamment à son calendrier. Variété tardive, Juliet est moins exposée que les pommes précoces aux pics de chaleur du cœur de l’été. Sa résistance naturelle à certaines maladies constitue également un avantage pour les producteurs engagés en agriculture biologique. La récolte a débuté le 5 octobre dans les bassins les plus précoces. Depuis le 16 octobre, les fruits de la nouvelle campagne rejoignent progressivement les étals. Sur les 23 000 tonnes attendues, 16 000 sont destinées au marché du frais. La France et l’Europe doivent en absorber 10 000 tonnes, tandis que les 6 000 tonnes restantes sont prévues pour l’export maritime, notamment vers l’Asie, où Juliet est commercialisée dans des pays comme le Vietnam, la Malaisie, Singapour et Taïwan. Si la résistance de la variété ne constitue pas une protection absolue contre les effets du changement climatique. Elle illustre néanmoins l’intérêt de variétés adaptées à des conditions de production plus contraignantes. Pour les arboriculteurs, préserver les volumes et la qualité devient une condition essentielle à la pérennité des exploitations.

Le bio à l’épreuve du pouvoir d’achat ?
Le combat reste la viabilité économique de l’agriculture biologique. La hausse des coûts de production, les arbitrages des ménages et les incertitudes commerciales continuent de peser sur les producteurs, même si le marché bio montre des signes de reprise. En 2025, les achats alimentaires biologiques ont atteint 13 milliards d’euros en 2025, soit une progression de 3,6 % sur un an. Cette évolution redonne des perspectives à une filière qui a traversé plusieurs années difficiles. Pour Juliet, il s’agira de préserver son modèle sans renoncer à son développement. Les nouvelles plantations restent prudentes, car les arboriculteurs doivent pouvoir compter sur des débouchés suffisamment solides pour investir sur le long terme. La marque diversifie également ses produits : jus, purées, pétillant sans alcool, cidre et vinaigre de cidre complètent l’offre de pommes fraîches. Le fruit est valorisé sous toutes ses formes pour consolider une filière à la production 100 % biologique et française.

Juliet au Royaume du Soleil, un conte écrit et illustré par Christine Cecchi Copyright Christine Cecchi

Un conte pour semer des sourires à l’hôpital
Avec ‘Une pomme pour un sourire’ : Juliet au Royaume du Soleil, un conte écrit et illustré par Christine Cecchi, la marque s’associe à Clowns Z’hôpitaux pour soutenir les enfants hospitalisés. L’histoire entraîne le lecteur dans un royaume privé de lumière. Élio, un jeune prince, part à la recherche du soleil et rencontre Juliet, une petite fille qui semble en avoir conservé une étincelle au fond du cœur. Au fil du voyage, cette fable met en scène le partage, l’entraide et la capacité des petits gestes à faire renaître la joie. Le partenariat se traduit également par un engagement financier précis : 3€ sont reversés à Clowns Z’hôpitaux pour chaque livre vendu, au prix de 15€. Le dispositif prévoit également un don de 10 centimes pour chacun des 100 000 premiers kilos de pommes Juliet commercialisés. Le conte est disponible sur la boutique en ligne de Juliet. Il s’adresse aux familles, mais sa portée dépasse le plaisir de la lecture : chaque achat contribue à financer des interventions auprès d’enfants confrontés à l’hospitalisation.

Quand les clowns entrent dans les services de soins
Depuis plus de 20, Clowns Z’hôpitaux intervient dans les hôpitaux, les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes et les structures médico-sociales. Ses vingt comédiens clowns professionnels travaillent en lien avec les équipes soignantes pour créer des moments de rencontre adaptés aux personnes accompagnées. L’association œuvre plus de 300 demi-journées d’intervention par an et près de 4 000 personnes rencontrées dans une vingtaine d’établissements partenaires. Son action repose sur le jeu, l’imaginaire et la relation humaine au cœur du soin.

Une autre façon de faire vivre la récolte
La solidarité n’est pas nouvelle chez Les Amis de Juliet, avec 3 194 unités de denrées distribuées via l’aide alimentaire en 2024, en comptabilisant les pommes et les produits transformés. Un fonds mutualisé, alimenté par les ventes, contribue aussi aux actions collectives et à la prise en charge de certains coûts de commercialisation.
Mireille Hurlin


Le ban des vendanges de Visan de retour après deux ans de report

La 6ème édition du ban des vendanges de Visan aura lieu ce samedi 3 septembre. Après deux reports à cause de la crise sanitaire, l’événement qui marque le début de la récolte du raisin pour les vignerons va enfin pour être célébré.

Les festivités débuteront à 17h avec un concert à l’église avec l’Orchestre de Chambre de Lyon, dirigé par Vincent Balse. S’ensuivra le traditionnel défilé des membres de la confrérie Saint-Vincent de Visan, qui est l’une des plus vieilles confréries bachiques de France, créée en 1475, à partir de 18h45. Le cortège se rendra sur la place du Jeu de paume pour l’intronisation des personnalités, qui devront s’initier au foulage, une technique qui consiste à faire éclater les baies de raisin avec ses pieds. Pour finir, un buffet sera servi à la cour de l’Hôtel de Pellissier à 20h. Un repas qui sera, bien évidemment, accompagné des vins de l’AOC Côtes du Rhône Villages Visan.

Il est possible de n’assister qu’au concert pour 20€. Même tarif pour le buffet accompagné des vins. En revanche, ceux qui souhaitent assister au ban des vendanges du début à la fin ne devront débourser que 30€. Les réservations se font par téléphone au 04 90 41 97 25.

Samedi 3 septembre. À partir de 17h. Visan.

V.A.


Les vendanges débutent plus tôt qu’en 2021 en Vallée du Rhône

Les premières récoltes de raisin débutent aujourd’hui, le lundi 22 août, pour les vignerons de la Vallée du Rhône, soit plus tôt qu’en 2021. Malgré la sécheresse persistante de ces derniers mois, les vignes ont su se montrer résistantes. Le millésime 2022 est donc précoce, mais promet d’être d’une grande qualité, au vu de l’état sanitaire des vignes.

L’année dernière, le 30 août avait signé le début des vendanges en Vallée du Rhône, soit huit jours plus tard que cette année. Si certains vignerons ont débuté les vendanges des blancs et des rosés dès le 11 août dans certains secteurs, notamment dans le Gard, beaucoup débutent aujourd’hui, le 22 août. Cette année, la vigne a souffert du manque de précipitation mais a su montrer son côté coriace. Le vignoble montre un état sanitaire parfait. La saison des vendanges est donc ouverte pour les vignerons et négociants du deuxième plus grand vignoble d’AOC français.

La sécheresse affecte fortement les appellations de la vallée du Rhône et les températures élevées ont, cette année, engendré une avance de maturité d’une vingtaine de jours par rapport à l’année dernière. L’année 2022 a été marquée par un territoire en déficit pluviométrique (de -53% à -97%), par un record de température au mois de mai, ainsi qu’un épisode orageux au début de l’été. La vigne n’a donc pas été épargnée, et pourtant, elle semble prometteuse.

La précocité de ce millésime 2022, appairée à l’état sanitaire parfait du vignoble avec l’absence de maladie dans les vignes, promet un vin riche, avec de la concentration et de belles couleurs. Malgré un poids moyen de raisin inférieur à la normale, la qualité de la vendange devrait être au rendez-vous, notamment grâce aux pluies plus ou moins intenses de la semaine dernière qui ont eu un effet bénéfique sur le raisin.

La Vallée du Rhône en 2021 en quelques chiffres

Pour rappel, les vins de la Vallée du Rhône sont produits sur 3 régions : l’Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, et l’Occitanie.

L’année dernière, en Vallée du Rhône, ce sont 66 402 hectares de vigne qui ont été récoltés afin de produire 1,6 millions d’hectolitres de vin. Il y a eu, en tout, 1 564 unités de productions, dont 1 473 caves et 94 coopératives, et 429 maison de négoces. Le bio a représenté 12% en volume 13% en surface de la récolte du vignoble.

340 millions de bouteilles de vin ont été commercialisées en 2021. Les vins de la Vallée du Rhône ont été consommés dans 193 destinations du monde. Et chaque seconde, ce sont 11 bouteilles de vins de la Vallée du Rhône qui sont dégustées.

V.A.


Récolte solidaire : Avignon s’engage pour les plus démunis

Dans le cadre de l’opération ‘Légumes solidaires’, la ville d’Avignon organise un ramassage de pommes de terre le vendredi 5 août à 9h sur le site de l’association Semailles. Ces pommes de terre seront offertes aux associations caritatives avignonnaises, présentes sur place pour le ramassage, afin de les redistribuer aux plus démunis.

Lancée l’an dernier, l’opération ‘Légumes solidaires’, se déploie sur trois sites (lycée François Pétrarque, Pépinière municipale et Semaille) et mobilise lycéens, enseignants, bénévoles de la réserve citoyenne et associations. Une action qui s’inscrit dans le cadre des engagements solidaires portés par la ville d’Avignon et qui porte ses fruits. Ainsi, en 2021, ont été récoltés : 500 kg de courgettes à la Pépinière, 800kg de courgettes au lycée Pétrarque et 900 kg de pommes de terre ainsi que 70 courges à Semailles.

Vendredi 5 août, la ville d’Avignon renouvelle l’expérience et organise le ramassage de pommes de terre sur le site de l’association Semailles. Ces pommes de terre seront offertes aux associations caritatives avignonnaises, présentes sur place pour le ramassage, afin de les redistribuer aux plus démunis.

Dans le même esprit que les ‘Légumes solidaires’, la ville d’Avignon confie chaque année à une classe de primaire le soin de planter à la Pépinière municipale des courges destinées aux cantines avignonnaises. Là encore, le succès était au rendez-vous l’an dernier puisque 2 tonnes ont été collectées, soit l’équivalent de 12 000 repas.  

J.R.


Gel d’avril, Le sénateur Lucien Stanzione soutient les agriculteurs du Haut Vaucluse

Le premier bilan des vendanges et des récoltes 2021 vient de tomber. La récolte en viticulture accuse une baisse de 50% à 80% ; 96% pour les pêches et 60% pour les pommes de terre. Résultat ? Les récoltes atteindraient à peine 20% de rendement en Haut Vaucluse.

Comment Lucien Stanzione a-t-il obtenu ces chiffres ? En se rendant sur place, à Sarrians, à la rencontre des agriculteurs. C’est ainsi qu’il a rencontré Marie Aymard du Domaine du Chant des loups à Vacqueyras ; Jérémy Onde du domaine Les Ondines à Sarrians et Chloé Dhallenne arboricultrice et maraîchère pour Lou jardin d’Yvette à Vacqueras.

Sur le terrain

Lucien Stanzione, sénateur de Vaucluse, avait rencontré les viticulteurs, les arboriculteurs et les maraîchers à Sarrians tout de suite après que soit intervenu, en avril dernier, un surprenant épisode de gel brûlant les végétaux de parcelles entières.

Des agriculteurs aux abois

Las, les agriculteurs du Haut Vaucluse, comme ils l’avaient craint, observent une perte très importante de production de leurs récoltes allant de 50 à 96% selon la nature des végétaux. Le sénateur a donc une nouvelle fois alerté les pouvoirs publics pour demander une aide exceptionnelle, sur plusieurs années, dévolue à soutenir la viabilité des exploitations agricoles obligées de replanter leurs végétaux et immobilisées par de futurs rendements minorés par les jeunes plants. Lucien Stanzione promet de suivre l’évolution de la situation auprès des professionnels qu’il s’est engagé à revoir en janvier prochain et à porter leur voix auprès du Ministère de l’agriculture.

Rencontre avec les agriculteurs à Sarrians

Vins : la récolte 2021 s’annonce comme la pire du siècle

Alors que les vendange démarrent ce mois-ci, la récolte 2021 s’annonce d’ores et déjà comme la pire du siècle actuel, et voire même du siècle dernier. Selon ses dernières estimations publiées en septembre, l’Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, prévoit une chute de 29 % de la production viticole française en 2021, à 33 millions d’hectolitres. Par rapport à la moyenne des récoltes des vingt dernières années, cela correspond à une diminution de 31 %. Comme l’explique l’Agreste, le gel printanier et les maladies de la vigne cet été ont amputé une bonne partie de la production française, qui sera historiquement faible en 2021, avec un volume de production inférieur aux niveaux de 1991 et de 2017.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

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